QUAND MADAME BENIGNE RURAHINDA N'EN PEUT PLUS
LES FEMMES DES GENERAUX ESPIONNENT LEURS MARIS
‘Quand Madame RURAHINDA Bénigne n’en peut plus’
On aurait dû croire qu’au cercle des décideurs du CNDD-FDD tout se passe à la merveille n’eut été les révélations des femmes de certains Généraux de notre cher Président NKURUNZIZA. Nous sommes au début de ce mois d’octobre, l’an 2010. Madame RURAHINDA Bénigne, femme du Général NSHIMIRIMANA Adolphe décide d’organiser une rencontre entre cinq femmes des Généraux Hutu très influents autour du Président de la République. Elle avait voulu que Madame Denise NKURUNZIZA prenne part à cette rencontre mais la Première dame du pays a décliné l’invitation. Malgré son refus, les autres cinq femmes ont réussi à se réunir pour discuter de leur avenir face aux actes irresponsables de leurs maris respectifs aux côtés de NKURUNZIZA. C’est par chance que Madame NKURUNZIZA a senti les attaques de ces femmes et décidé de ne pas s’y présenter car elles attendaient des explications de sa part concernant son Mari. La suite est accablante, vu le contenu des documents secrets qu’elle avait sur elle:
1. Tout a commencé avec les temps forts et glorieux de l’ancien homme fort du CNDD-FDD, Hussein RADJABU. Les six femmes avaient alors décidé de créer un cercle fermé visant à aider leurs époux à contourner l’autorité de RADJABU tout en renforçant le pouvoir de NKURUNZIZA.
2. Deux d’entre elles avaient alors reçu la mission d’enfermer Hussein RADJABU dans l’utopie, le laissant croire que les décisions concernant la gestion du pays lui revenait et à lui seul. Au même moment, RADJABU fut entouré de deux femmes espionnes et a été dépouillé de tous ses secrets face à la belle forme physique de ces dernières. Lesquelles informations étaient rapidement acheminées vers le Président NKURUNZIZA. De ses réseaux des féticheurs en passant par ses réseaux financiers, Hussein RADJABU fut mis à nu.
3. C’est alors que les Généraux NIYOYANKANA Germain et GAHIRO Samuel, respectivement Ministre de la Défense Nationale et Chef d’Etat Major des FDN entrent en jeu en faveur de ce plan de détruire RADJABU. (Et pour rappel, Hussein RADJABU avait personnellement négocié auprès du Président sud-africain MBEKI pour amadouer le Général NIYOYANKANA Germain en vue de gagner sa confiance dans le projet du CNDD-FDD de mettre à genoux les Officiers Tutsi de Bururi. Ce qui lui a permis d’empocher quelques centaines de milliers de dollars américains comme enveloppe d’encouragement.)
4. Les deux Généraux créèrent alors un imaginaire plan de déstabilisation du pouvoir CNDD-FDD dans le but de faire peur à RADJABU et l’amener à s’occuper plus des ennemis fantômes de son pouvoir que de contrôler NKURUNZIZA.
5. Le Colonel MAREGEREGE sera interpellé et interrogé dans les bureaux des Services de Renseignements. Il sera relâché après avoir convaincu RADJABU que le dossier comporte de gros poissons et que continuer sur ces pistes risquerait de fragiliser son pouvoir non encore solide.
6. Pendant ce temps, le Président NKURUNZIZA n’est pas informé du revirement et demande pourquoi le plan n’aboutit pas. Les deux Généraux le tranquillisèrent en jurant qu’un autre plan est en cours.
7. Les jours suivants, les deux Généraux poussèrent Hussein RADJABU à entrer en conflit avec certains Hauts Officiers de l’armée comme, alors Colonels, NIYONGABO Anicet, NTIRANYIBAGIRA Jérémie et NIYONGABO Prime. Mais la soupe ne tiendra pas pour pouvoir les arrêter.
8. C’est ainsi que les deux Généraux décidèrent d’impliquer directement le Colonel KIZIBA Léonidas, second au Général NSHIMIRIMANA Adolphe à la Documentation Nationale. Parti comme un chien sans cerveau, il prit cette affaire en mains avec le concours direct de Willy NYAMITWE mis à la disposition par le Président NKURUNZIZA et quelques garçons de course dans les services de renseignement. Le Président ignorait toujours comment ce plan était organisé puisque il avait tout orienté vers RADJABU, président du CNDD-FDD. Et ce dernier croyait tout à la lettre au moment où le Président de la République savait très bien que c’était un pur montage pour se débarrasser de son ami devenu trop encombrant.
9. La machine fut mise en marche et des personnalités du pays furent arrêtées, les autres partiront en clandestinité sans oublier le Président BUYOYA visé personnellement par le Général NIYONYANKANA Germain. L’équipe impliquée dans ces montages cherchait chacun de son côté d’impliquer telle ou telle autre personnalité suivant des raisons obscures pour le reste de l’équipe : NIYOYANKANA voulait la tête de BUYOYA et KADEGE ; KIZIBA voulait la mort imminente de NIYONZIMA Déo et RUFYIKIRI ; Hussein RADJABU voulait la tête de MUGABARABONA Alain, du Colonel NIYONGABO Anicet, du Colonel Jérémie NTIRANYIBAGIRA et du Colonel Prime NIYONGABO etc.
10. Le Président NKURUNZIZA sera surpris d’entendre certains noms apparaître dans les médias comme celui de MUGABARABONA (son ami personnel) ; BUYOYA (son conseiller particulier), le Rwanda et l’Ouganda (ses protecteurs). Il sera vite ramené à la raison en lui demanda de ne pas interférer dans l’affaire s’il veut la tête de RADJABU. La raison du pouvoir prima sur ses liens amicaux avec MUGABARABONA mais demanda à ce qu’il ne subisse aucun mauvais traitement dans les cachots des services de renseignements. Ce qui fut respecté malgré la main forte de RADJABU.
11. La coordination des intérêts des uns et des autres n’arriva pas à arrêter moins encore à tuer ces burundais pressentis comme gênants pour le pouvoir RADJABU comme programmé à l’avance. Avec tous les rapports acheminés chez RADJABU, il crut qu’il venait de déjouer un coup d’Etat.
12. Se présentant comme innocent, le Président NKURUNZIZA prendra les devants avec ses proches Généraux pour anéantir Hussein RADJABU victime de son arrogance et sa stupidité. Le Président NKURUNZIZA sortira vainqueur de ce plan macabre et enterra son mentor RADJABU.
13. Vint alors le tour du Général NSHIMIRIMANA devenu absent pendant toutes les opérations de ce montage. Le Président NKURUNZIZA lui demanda alors de se débarrasser de tous ceux qui savent quelque chose dans l’organisation de ce fameux coup d’Etat. Ce qui fut fait. Le Colonel KIZIBA Léonidas et les autres petits pions dans l’affaire seront chassés, renvoyés pour d’autres services ou tout simplement assassinés. Et l’affaire fut classée politiquement et Madame Marie Ancilla NTAKABURIMVO fut chargée de la classer juridiquement.
14. Le moment de récolter les fruits de tous leurs efforts aux côtés de leurs maris ne s’est pas fait attendre même si ces femmes refusent de parler des abus commis par le cercle autour de notre Président dans le but de s’enrichir comme le voulait pour lui seul Hussein RADJABU.
Pourquoi alors ces femmes des Généraux s’inquiètent ?
15. Elles considèrent que le Président NKURUNZIZA et sa femme ne devraient pas être mieux servis par rapport à eux. Elles jugent qu’ils empochent beaucoup sans partager avec leurs maris pourtant plus méritants.
16. Madame NSHIMIRIMANA Adolphe se plaint surtout du fait que le Président de la République soit personnellement responsable du rendez-vous raté d’être Présidente de l’Assemblée Nationale alors que c’était dans l’accord conclu avec les Généraux.
17. Les femmes de ces cinq Généraux se plaignent que le Président NKURUNZIZA et sa femme favorisent uniquement des femmes Tutsi ou des femmes Hutu qui n’ont pas eu à souffrir comme elles durant les années de la lutte du CNDD-FDD.
Quel secret plus brûlant que Madame RURAHINDA Bénigne a révélé aux autres femmes ?
18. On le sait depuis longtemps que Hussein RADJABU est Tanzanien (sa mère est rwandaise de la même famille que Madame Jeannette NYIRAMONGI, Madame Paul KAGAME, mais son père est Tanzanien) mais personne n’avait su que notre pays est dirigé par des Rwandais. Le président NKURUNZIZA est Rwandais, un Hutu oui, mais Rwandais.
19. Au lendemain de la défaite de RADJABU, le Président NKURUNZIZA avait affirmé haut et fort que les relations privilégiées existantes entre KAGAME et RADJABU auraient pu créer un jour du mal pour les hutus Burundais. Mais les jours qui ont suivi ont étonné plus d’un dans ses relations intimes avec KAGAME. Présenté comme dupe, NKURUNZIZA a su doubler ses ennemis internes au CNDD-FDD et écarter tout le monde au fil des jours.
20. Les planificateurs du faux coup d’Etat avaient mal calculé en impliquant Kigali et Kampala aux côtés de MUGABARABONA. Quelques jours après sa condamnation à 20 ans de prison par Madame Marie Ancilla NTAKABURIMVO, KAGAME est intervenu personnellement en faveur de MUGABARABONA en demandant au Président NKURUNZIZA de rendre ce jugement nul. Chose difficile puisque notre Président avait oublié de manipuler la situation à temps en faveur de son ami.
Pourquoi le Président KAGAME aux côtés de MUGABARABONA ?
21. Toujours des mains de Madame RURAHINDA Bénigne, un accord secret fut passé entre notre Président et le Président rwandais Paul KAGAME pour protéger MUGABARABONA. Ce document révéla beaucoup de non-dits sur nos dirigeants ou futurs dirigeants. En effet, ce MUGABARABONA n’est pas Burundais comme beaucoup de Burundais comme moi l’ont cru pendant des années et des années. C’est un Rwandais et pas n’importe lequel, un Tutsi Rwandais. Du clan des BASINGA, l’arrière-grand-père de MUGABARABONA était le petit frère du Roi Rwandais MUSINGA. Les Tutsi Rwandais eux l’ont su à temps et KAGAME sait toujours protéger et placer les siens pour des plans futurs.
22. Certains documents attestent bien que son nom d’origine n’est pas MUGABARABONA mais plutôt MURENZI. Sa famille l’a changé par la suite parce qu’il sonnait trop rwandais.
23. C’est aussi le Dr MINANI Jean qui a confirmé cette vraie identité de MUGABARABONA dans les milieux CNDD-FDD, en affirmant que le FRODEBU avait mené ses propres enquêtes après avoir appris de la part de certains milieux diplomatiques, combien MUGABARABONA est proche de KIGALI. C’est dans cette logique que Dr MINANI Jean a contacté RWASA pour le mettre au courant de cet intrus dans la rébellion Hutu. Au moment où RWASA se préparait pour le radier des rangs du PALIPEHUTU-FNL, MUGABARABONA l’a su à l’avance par ses propres canaux et a divorcé avec RWASA avant que son identité ne soit révélée.
24. C’est par le canal de certains milieux du Front Patriotique Rwandais qu’on apprendra que MUGABARABONA s’est rendu à plusieurs reprises dans le Camp de réfugiés de RUKINGA en Ouganda entre 1988 et 1990 (ce camp avait été ouvert en 1959 pour accueillir les Tutsi Rwandais dont KAGAME Paul, RWIGEMA et d’autres hauts dignitaires qui règnent sur le Rwanda), question de rendre visite à sa famille et consolider son clan des BASINGA.
Le non dit selon toujours Madame NSHIMIRIMANA Adolphe
25. Après avoir refusé que MUGABARABONA soit torturé comme ses codétenus, notre Président ira loin pour le protéger en lui remettant à KAGAME dans la discrétion totale. En effet, Madame NSHIMIRIMANA se plaint que son mari se soit sacrifié pour arrêter MUGABARABONA pendant sa progression vers le Rwanda mais qu’une partie des cadres des services de renseignement, sous les ordres directement du Chef de l’Etat, ont manipulé les informations en rendant son Mari inutile dans sa mission. Lesquelles informations ont désorienté l’armée et la police qui étaient déployées pour le capturer.
26. Pour camoufler son jeu avec KAGAME, notre Président accepta que nos services de renseignement dépensent énormément d’argent à la recherche de MUGABARABONA alors qu’il vit luxueusement dans une Villa apprêtée par les services secrets Rwandais, précisément dans KIYOVU non loin de la Banque Nationale du Rwanda.
27. C’est plus tard que NKURUNZIZA donnera des ordres clairs au Mari de Bénigne, le Général NSHIMIRIMANA Adolphe pour que de ses caisses, transfère mensuellement 3,000 dollars américains à MUGABARABONA via un certain homme fort de l’ambassade du Rwanda au Burundi, monsieur Désiré NYARUHIRIRI. Ce dernier est le fils d’une des familles les plus riches du Rwanda et proche de KAGAME.
28. Madame RURAHINDA Bénigne ne se réserve pas devant ces autres femmes. Elle affirme que son mari s’est finalement rendu compte que ce Désiré rencontre régulièrement Madame MUGABARABONA et sans aucune inquiétude de la part de notre gouvernement puisque le Président NKURUNZIZA à intimer l’ordre à NSHIMIRIMANA de ne jamais déranger la famille MUGABARABONA.
29. Elle a affirmé également que Madame MUGABARABONA fut l’invitée d’honneur du Couple NKURUNZIZA dans les dernières manifestations de prière organisées à BUYE en province de NGOZI. Cette information a été confirmée par un Officier de la Garde Présidentielle qui m’a dit d’ailleurs que Madame MUGABARABONA est souvent avec Madame NKURUNZIZA et se parlent directement et régulièrement au téléphone sans passer par des secrétaires. Ce qui confirme les propos de Madame Bénigne.
30. Contrairement aux autres prisonniers politiques, MUGABARABONA avait toujours bénéficié des traitements spéciaux que tous ses codétenus ne comprenaient pas. Informations confirmées par Elysée NTIRANYIBAGIRA, ancien patron de l’OTB mais aussi par le groupe des présumés assassins du Dr Cassy MALAN.
Que vise Madame RURAHINDA Bénigne en s’attaquant au couple présidentiel ?
31. Ce sont des femmes puissantes parmi d’autres femmes burundaises mais elles ont peur pour leur avenir une fois le plan du trio KAGAME-MUGABARABONA et NKURUNZIZA aboutisse.
32. Elles ont été surtout choquées par la défense que notre Président a prise pour protéger BUYOYA et ses Officiers qui ont massacrés des milliers de Hutu Burundais au Congo. Ce qui prouve bien qu’il agisse en mercenaire du Rwanda comme Rwandais. D’après les documents qu’avait Madame NSHIMIRIMANA, MUGABARABONA fut le premier à appeler notre Président pour lui conseiller de nier toute implication de BUYOYA dans tous les malheurs qu’ont connu nos compatriotes au CONGO. Les rumeurs qui faisaient état d’une solide amitié entre BUYOYA et MUGABARABONA ont été ainsi confirmées.
33. En revenant sur les tricheries survenues pendant les élections communales, Madame Bénigne est revenue sur le silence qui entoure le parti de MUGABARABONA, le FNL-ICANZO. Pas de communiqué y relatif, pourtant les cadres de ce parti se réunissent tous les samedis à la permanence de leur parti sis à MUTANGA-NORD, avenue NYANZUKI. Tous ces éléments montrent au clair que ces Rwandais-Burundais ont des plans communs pour nous entrainer dans la gueule du loup. « J’ai appris que même l’entreprise sud-africaine qui nous a aidé à fabriquer des cartes ‘truquées’ pour les élections a été contacté par MUGABARABONA à partir de KIGALI. Le patron de cette entreprise est un ami proche du Président Jacob ZUMA », a-t-elle révélé. Pourquoi MUGABARABONA aurait-il aidé le CNDD-FDD si ce n’est que pour le détruire avec la complicité de son frère Président ?
34. Selon toujours Madame Bénigne, leurs maris ont c’est vrai de quoi manger, mais ce sont des miettes par rapport à la richesse du couple présidentiel alors qu’il ne fait rien pour mériter toute cette richesse.
Que dire de ces révélations accablantes ?
35. La femme qui a décidé d’ouvrir sa bouche pour nous révéler tous ces secrets est du moins la plus mécontente de toutes les femmes des Généraux. Elle affirme que son mari n’en bénéficie pas autant que ses collègues Généraux. Mais des sources sûres, il est dit plutôt que son mari entretiendrait plusieurs foyers à la fois.
36. Le couple présidentiel ne rassure plus, surtout après les enjeux financiers qui ont entouré la période des élections. Au retrait des élections par les autres partis politiques, la campagne électorale du CNDD-FDD n’engageait plus beaucoup de fonds puisque la caisse du CNDD-FDD a été rapidement remplacée par les caisses de l’Etat et le cercle des Généraux avait demandé au Président NKURUNZIZA, gestionnaire unique de ces fonds, de mettre sur la table le reste des fonds pour se partager équitablement. Ce que le Président refusa en leur répliquant que les candidats de chacun des Généraux ont été élus et que c’est le prix à payer étant donné qu’il n’a présenté aucun candidat.
37. Pour le moment, le Président n’est plus sûr de lui-même malgré son contrôle total de notre parti CNDD-FDD.
38. Des Hauts dignitaires de notre parti s’entretiennent régulièrement avec RWASA Agathon pour trouver ensemble un accord de principe pour pouvoir travailler ensemble dans le but de chasser ce Rwandais.
39. Le plan de notre Président est d’utiliser la dose de la corruption pour noyer les grands ténors de notre parti et ainsi le détruire. Cette situation ramènerait BUYOYA et son UPRONA aux devants de la scène en s’appuyant sur MUGABARABONA qui, à son tour, protègera son frère Rwandais NKURUNZIZA. Et adieux les rêves de se débarrasser des régimes oppresseurs.
40. C’est pour l’honneur de tous ces combattants qui ont perdu leurs vies au nom de la lutte pour la démocratie, que je demande à chacun d’entre vous d’ouvrir ses yeux et bien voir le danger que nous réserve l’axe du mal partant de KIGALI. BUYOYA ne peut pas rester impuni du génocide qu’il a commis au CONGO contre les Hutu sans oublier les camps de concentration qui ont emporté les nôtres.
Par Major NDIKUMANA Jean Paul
Démobilisé des FDD
e-mail : jeanpaul_ndikumana@yahoo.fr
Jean Paul NDIKUMANA



















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