QUAND MADAME BENIGNE RURAHINDA N'EN PEUT PLUS

23-10-2010

LES FEMMES DES GENERAUX ESPIONNENT LEURS MARIS
‘Quand Madame RURAHINDA Bénigne n’en peut plus’
On aurait dû croire qu’au cercle des décideurs du CNDD-FDD tout se passe à la merveille n’eut été les révélations des femmes de certains Généraux de notre cher Président NKURUNZIZA. Nous sommes au début de ce mois d’octobre, l’an 2010. Madame RURAHINDA Bénigne, femme du Général NSHIMIRIMANA Adolphe décide d’organiser une rencontre entre cinq femmes des Généraux Hutu très influents autour du Président de la République. Elle avait voulu que Madame Denise NKURUNZIZA prenne part à cette rencontre mais la Première dame du pays a décliné l’invitation. Malgré son refus, les autres cinq femmes ont réussi à se réunir pour discuter de leur avenir face aux actes irresponsables de leurs maris respectifs aux côtés de NKURUNZIZA. C’est par chance que Madame NKURUNZIZA a senti les attaques de ces femmes et décidé de ne pas s’y présenter car elles attendaient des explications de sa part concernant son Mari. La suite est accablante, vu le contenu des documents secrets qu’elle avait sur elle:
1. Tout a commencé avec les temps forts et glorieux de l’ancien homme fort du CNDD-FDD, Hussein RADJABU. Les six femmes avaient alors décidé de créer un cercle fermé visant à aider leurs époux à contourner l’autorité de RADJABU tout en renforçant le pouvoir de NKURUNZIZA.
2. Deux d’entre elles avaient alors reçu la mission d’enfermer Hussein RADJABU dans l’utopie, le laissant croire que les décisions concernant la gestion du pays lui revenait et à lui seul. Au même moment, RADJABU fut entouré de deux femmes espionnes et a été dépouillé de tous ses secrets face à la belle forme physique de ces dernières. Lesquelles informations étaient rapidement acheminées vers le Président NKURUNZIZA. De ses réseaux des féticheurs en passant par ses réseaux financiers, Hussein RADJABU fut mis à nu.
3. C’est alors que les Généraux NIYOYANKANA Germain et GAHIRO Samuel, respectivement Ministre de la Défense Nationale et Chef d’Etat Major des FDN entrent en jeu en faveur de ce plan de détruire RADJABU. (Et pour rappel, Hussein RADJABU avait personnellement négocié auprès du Président sud-africain MBEKI pour amadouer le Général NIYOYANKANA Germain en vue de gagner sa confiance dans le projet du CNDD-FDD de mettre à genoux les Officiers Tutsi de Bururi. Ce qui lui a permis d’empocher quelques centaines de milliers de dollars américains comme enveloppe d’encouragement.)
4. Les deux Généraux créèrent alors un imaginaire plan de déstabilisation du pouvoir CNDD-FDD dans le but de faire peur à RADJABU et l’amener à s’occuper plus des ennemis fantômes de son pouvoir que de contrôler NKURUNZIZA.
5. Le Colonel MAREGEREGE sera interpellé et interrogé dans les bureaux des Services de Renseignements. Il sera relâché après avoir convaincu RADJABU que le dossier comporte de gros poissons et que continuer sur ces pistes risquerait de fragiliser son pouvoir non encore solide.
6. Pendant ce temps, le Président NKURUNZIZA n’est pas informé du revirement et demande pourquoi le plan n’aboutit pas. Les deux Généraux le tranquillisèrent en jurant qu’un autre plan est en cours.
7. Les jours suivants, les deux Généraux poussèrent Hussein RADJABU à entrer en conflit avec certains Hauts Officiers de l’armée comme, alors Colonels, NIYONGABO Anicet, NTIRANYIBAGIRA Jérémie et NIYONGABO Prime. Mais la soupe ne tiendra pas pour pouvoir les arrêter.
8. C’est ainsi que les deux Généraux décidèrent d’impliquer directement le Colonel KIZIBA Léonidas, second au Général NSHIMIRIMANA Adolphe à la Documentation Nationale. Parti comme un chien sans cerveau, il prit cette affaire en mains avec le concours direct de Willy NYAMITWE mis à la disposition par le Président NKURUNZIZA et quelques garçons de course dans les services de renseignement. Le Président ignorait toujours comment ce plan était organisé puisque il avait tout orienté vers RADJABU, président du CNDD-FDD. Et ce dernier croyait tout à la lettre au moment où le Président de la République savait très bien que c’était un pur montage pour se débarrasser de son ami devenu trop encombrant.
9. La machine fut mise en marche et des personnalités du pays furent arrêtées, les autres partiront en clandestinité sans oublier le Président BUYOYA visé personnellement par le Général NIYONYANKANA Germain. L’équipe impliquée dans ces montages cherchait chacun de son côté d’impliquer telle ou telle autre personnalité suivant des raisons obscures pour le reste de l’équipe : NIYOYANKANA voulait la tête de BUYOYA et KADEGE ; KIZIBA voulait la mort imminente de NIYONZIMA Déo et RUFYIKIRI ; Hussein RADJABU voulait la tête de MUGABARABONA Alain, du Colonel NIYONGABO Anicet, du Colonel Jérémie NTIRANYIBAGIRA et du Colonel Prime NIYONGABO etc.
10. Le Président NKURUNZIZA sera surpris d’entendre certains noms apparaître dans les médias comme celui de MUGABARABONA (son ami personnel) ; BUYOYA (son conseiller particulier), le Rwanda et l’Ouganda (ses protecteurs). Il sera vite ramené à la raison en lui demanda de ne pas interférer dans l’affaire s’il veut la tête de RADJABU. La raison du pouvoir prima sur ses liens amicaux avec MUGABARABONA mais demanda à ce qu’il ne subisse aucun mauvais traitement dans les cachots des services de renseignements. Ce qui fut respecté malgré la main forte de RADJABU.
11. La coordination des intérêts des uns et des autres n’arriva pas à arrêter moins encore à tuer ces burundais pressentis comme gênants pour le pouvoir RADJABU comme programmé à l’avance. Avec tous les rapports acheminés chez RADJABU, il crut qu’il venait de déjouer un coup d’Etat.
12. Se présentant comme innocent, le Président NKURUNZIZA prendra les devants avec ses proches Généraux pour anéantir Hussein RADJABU victime de son arrogance et sa stupidité. Le Président NKURUNZIZA sortira vainqueur de ce plan macabre et enterra son mentor RADJABU.
13. Vint alors le tour du Général NSHIMIRIMANA devenu absent pendant toutes les opérations de ce montage. Le Président NKURUNZIZA lui demanda alors de se débarrasser de tous ceux qui savent quelque chose dans l’organisation de ce fameux coup d’Etat. Ce qui fut fait. Le Colonel KIZIBA Léonidas et les autres petits pions dans l’affaire seront chassés, renvoyés pour d’autres services ou tout simplement assassinés. Et l’affaire fut classée politiquement et Madame Marie Ancilla NTAKABURIMVO fut chargée de la classer juridiquement.
14. Le moment de récolter les fruits de tous leurs efforts aux côtés de leurs maris ne s’est pas fait attendre même si ces femmes refusent de parler des abus commis par le cercle autour de notre Président dans le but de s’enrichir comme le voulait pour lui seul Hussein RADJABU.
Pourquoi alors ces femmes des Généraux s’inquiètent ?
15. Elles considèrent que le Président NKURUNZIZA et sa femme ne devraient pas être mieux servis par rapport à eux. Elles jugent qu’ils empochent beaucoup sans partager avec leurs maris pourtant plus méritants.
16. Madame NSHIMIRIMANA Adolphe se plaint surtout du fait que le Président de la République soit personnellement responsable du rendez-vous raté d’être Présidente de l’Assemblée Nationale alors que c’était dans l’accord conclu avec les Généraux.
17. Les femmes de ces cinq Généraux se plaignent que le Président NKURUNZIZA et sa femme favorisent uniquement des femmes Tutsi ou des femmes Hutu qui n’ont pas eu à souffrir comme elles durant les années de la lutte du CNDD-FDD.
Quel secret plus brûlant que Madame RURAHINDA Bénigne a révélé aux autres femmes ?
18. On le sait depuis longtemps que Hussein RADJABU est Tanzanien (sa mère est rwandaise de la même famille que Madame Jeannette NYIRAMONGI, Madame Paul KAGAME, mais son père est Tanzanien) mais personne n’avait su que notre pays est dirigé par des Rwandais. Le président NKURUNZIZA est Rwandais, un Hutu oui, mais Rwandais.
19. Au lendemain de la défaite de RADJABU, le Président NKURUNZIZA avait affirmé haut et fort que les relations privilégiées existantes entre KAGAME et RADJABU auraient pu créer un jour du mal pour les hutus Burundais. Mais les jours qui ont suivi ont étonné plus d’un dans ses relations intimes avec KAGAME. Présenté comme dupe, NKURUNZIZA a su doubler ses ennemis internes au CNDD-FDD et écarter tout le monde au fil des jours.
20. Les planificateurs du faux coup d’Etat avaient mal calculé en impliquant Kigali et Kampala aux côtés de MUGABARABONA. Quelques jours après sa condamnation à 20 ans de prison par Madame Marie Ancilla NTAKABURIMVO, KAGAME est intervenu personnellement en faveur de MUGABARABONA en demandant au Président NKURUNZIZA de rendre ce jugement nul. Chose difficile puisque notre Président avait oublié de manipuler la situation à temps en faveur de son ami.
Pourquoi le Président KAGAME aux côtés de MUGABARABONA ?
21. Toujours des mains de Madame RURAHINDA Bénigne, un accord secret fut passé entre notre Président et le Président rwandais Paul KAGAME pour protéger MUGABARABONA. Ce document révéla beaucoup de non-dits sur nos dirigeants ou futurs dirigeants. En effet, ce MUGABARABONA n’est pas Burundais comme beaucoup de Burundais comme moi l’ont cru pendant des années et des années. C’est un Rwandais et pas n’importe lequel, un Tutsi Rwandais. Du clan des BASINGA, l’arrière-grand-père de MUGABARABONA était le petit frère du Roi Rwandais MUSINGA. Les Tutsi Rwandais eux l’ont su à temps et KAGAME sait toujours protéger et placer les siens pour des plans futurs.
22. Certains documents attestent bien que son nom d’origine n’est pas MUGABARABONA mais plutôt MURENZI. Sa famille l’a changé par la suite parce qu’il sonnait trop rwandais.
23. C’est aussi le Dr MINANI Jean qui a confirmé cette vraie identité de MUGABARABONA dans les milieux CNDD-FDD, en affirmant que le FRODEBU avait mené ses propres enquêtes après avoir appris de la part de certains milieux diplomatiques, combien MUGABARABONA est proche de KIGALI. C’est dans cette logique que Dr MINANI Jean a contacté RWASA pour le mettre au courant de cet intrus dans la rébellion Hutu. Au moment où RWASA se préparait pour le radier des rangs du PALIPEHUTU-FNL, MUGABARABONA l’a su à l’avance par ses propres canaux et a divorcé avec RWASA avant que son identité ne soit révélée.
24. C’est par le canal de certains milieux du Front Patriotique Rwandais qu’on apprendra que MUGABARABONA s’est rendu à plusieurs reprises dans le Camp de réfugiés de RUKINGA en Ouganda entre 1988 et 1990 (ce camp avait été ouvert en 1959 pour accueillir les Tutsi Rwandais dont KAGAME Paul, RWIGEMA et d’autres hauts dignitaires qui règnent sur le Rwanda), question de rendre visite à sa famille et consolider son clan des BASINGA.
Le non dit selon toujours Madame NSHIMIRIMANA Adolphe
25. Après avoir refusé que MUGABARABONA soit torturé comme ses codétenus, notre Président ira loin pour le protéger en lui remettant à KAGAME dans la discrétion totale. En effet, Madame NSHIMIRIMANA se plaint que son mari se soit sacrifié pour arrêter MUGABARABONA pendant sa progression vers le Rwanda mais qu’une partie des cadres des services de renseignement, sous les ordres directement du Chef de l’Etat, ont manipulé les informations en rendant son Mari inutile dans sa mission. Lesquelles informations ont désorienté l’armée et la police qui étaient déployées pour le capturer.
26. Pour camoufler son jeu avec KAGAME, notre Président accepta que nos services de renseignement dépensent énormément d’argent à la recherche de MUGABARABONA alors qu’il vit luxueusement dans une Villa apprêtée par les services secrets Rwandais, précisément dans KIYOVU non loin de la Banque Nationale du Rwanda.
27. C’est plus tard que NKURUNZIZA donnera des ordres clairs au Mari de Bénigne, le Général NSHIMIRIMANA Adolphe pour que de ses caisses, transfère mensuellement 3,000 dollars américains à MUGABARABONA via un certain homme fort de l’ambassade du Rwanda au Burundi, monsieur Désiré NYARUHIRIRI. Ce dernier est le fils d’une des familles les plus riches du Rwanda et proche de KAGAME.
28. Madame RURAHINDA Bénigne ne se réserve pas devant ces autres femmes. Elle affirme que son mari s’est finalement rendu compte que ce Désiré rencontre régulièrement Madame MUGABARABONA et sans aucune inquiétude de la part de notre gouvernement puisque le Président NKURUNZIZA à intimer l’ordre à NSHIMIRIMANA de ne jamais déranger la famille MUGABARABONA.
29. Elle a affirmé également que Madame MUGABARABONA fut l’invitée d’honneur du Couple NKURUNZIZA dans les dernières manifestations de prière organisées à BUYE en province de NGOZI. Cette information a été confirmée par un Officier de la Garde Présidentielle qui m’a dit d’ailleurs que Madame MUGABARABONA est souvent avec Madame NKURUNZIZA et se parlent directement et régulièrement au téléphone sans passer par des secrétaires. Ce qui confirme les propos de Madame Bénigne.
30. Contrairement aux autres prisonniers politiques, MUGABARABONA avait toujours bénéficié des traitements spéciaux que tous ses codétenus ne comprenaient pas. Informations confirmées par Elysée NTIRANYIBAGIRA, ancien patron de l’OTB mais aussi par le groupe des présumés assassins du Dr Cassy MALAN.
Que vise Madame RURAHINDA Bénigne en s’attaquant au couple présidentiel ?
31. Ce sont des femmes puissantes parmi d’autres femmes burundaises mais elles ont peur pour leur avenir une fois le plan du trio KAGAME-MUGABARABONA et NKURUNZIZA aboutisse.
32. Elles ont été surtout choquées par la défense que notre Président a prise pour protéger BUYOYA et ses Officiers qui ont massacrés des milliers de Hutu Burundais au Congo. Ce qui prouve bien qu’il agisse en mercenaire du Rwanda comme Rwandais. D’après les documents qu’avait Madame NSHIMIRIMANA, MUGABARABONA fut le premier à appeler notre Président pour lui conseiller de nier toute implication de BUYOYA dans tous les malheurs qu’ont connu nos compatriotes au CONGO. Les rumeurs qui faisaient état d’une solide amitié entre BUYOYA et MUGABARABONA ont été ainsi confirmées.
33. En revenant sur les tricheries survenues pendant les élections communales, Madame Bénigne est revenue sur le silence qui entoure le parti de MUGABARABONA, le FNL-ICANZO. Pas de communiqué y relatif, pourtant les cadres de ce parti se réunissent tous les samedis à la permanence de leur parti sis à MUTANGA-NORD, avenue NYANZUKI. Tous ces éléments montrent au clair que ces Rwandais-Burundais ont des plans communs pour nous entrainer dans la gueule du loup. « J’ai appris que même l’entreprise sud-africaine qui nous a aidé à fabriquer des cartes ‘truquées’ pour les élections a été contacté par MUGABARABONA à partir de KIGALI. Le patron de cette entreprise est un ami proche du Président Jacob ZUMA », a-t-elle révélé. Pourquoi MUGABARABONA aurait-il aidé le CNDD-FDD si ce n’est que pour le détruire avec la complicité de son frère Président ?
34. Selon toujours Madame Bénigne, leurs maris ont c’est vrai de quoi manger, mais ce sont des miettes par rapport à la richesse du couple présidentiel alors qu’il ne fait rien pour mériter toute cette richesse.
Que dire de ces révélations accablantes ?
35. La femme qui a décidé d’ouvrir sa bouche pour nous révéler tous ces secrets est du moins la plus mécontente de toutes les femmes des Généraux. Elle affirme que son mari n’en bénéficie pas autant que ses collègues Généraux. Mais des sources sûres, il est dit plutôt que son mari entretiendrait plusieurs foyers à la fois.
36. Le couple présidentiel ne rassure plus, surtout après les enjeux financiers qui ont entouré la période des élections. Au retrait des élections par les autres partis politiques, la campagne électorale du CNDD-FDD n’engageait plus beaucoup de fonds puisque la caisse du CNDD-FDD a été rapidement remplacée par les caisses de l’Etat et le cercle des Généraux avait demandé au Président NKURUNZIZA, gestionnaire unique de ces fonds, de mettre sur la table le reste des fonds pour se partager équitablement. Ce que le Président refusa en leur répliquant que les candidats de chacun des Généraux ont été élus et que c’est le prix à payer étant donné qu’il n’a présenté aucun candidat.
37. Pour le moment, le Président n’est plus sûr de lui-même malgré son contrôle total de notre parti CNDD-FDD.
38. Des Hauts dignitaires de notre parti s’entretiennent régulièrement avec RWASA Agathon pour trouver ensemble un accord de principe pour pouvoir travailler ensemble dans le but de chasser ce Rwandais.
39. Le plan de notre Président est d’utiliser la dose de la corruption pour noyer les grands ténors de notre parti et ainsi le détruire. Cette situation ramènerait BUYOYA et son UPRONA aux devants de la scène en s’appuyant sur MUGABARABONA qui, à son tour, protègera son frère Rwandais NKURUNZIZA. Et adieux les rêves de se débarrasser des régimes oppresseurs.
40. C’est pour l’honneur de tous ces combattants qui ont perdu leurs vies au nom de la lutte pour la démocratie, que je demande à chacun d’entre vous d’ouvrir ses yeux et bien voir le danger que nous réserve l’axe du mal partant de KIGALI. BUYOYA ne peut pas rester impuni du génocide qu’il a commis au CONGO contre les Hutu sans oublier les camps de concentration qui ont emporté les nôtres.
Par Major NDIKUMANA Jean Paul
Démobilisé des FDD
e-mail : jeanpaul_ndikumana@yahoo.fr

Jean Paul NDIKUMANA

A Bruxelles, Ndayizeye a convaincu

27-09-2009

La conférence organisée ce samedi à Bruxelles par la section du Parti Sahwanya FRODEBU en Belgique fut un succès. L’orateur du jour avait été choisi avec soin : Ndayizeye Domitien, ancien Président de la République et candidat du parti de Ndadaye aux élections présidentielles de 2010

Sous le thème « La préparation, enjeux et perspectives d’avenir des élections générales de 2010 au Burundi », il a passé en revue toutes les étapes franchies, non sans mal, soit dit en passant.

« La préparation des élections est une obligation. Le Burundi s’est résolument engagé sur le mode de désignation de ses dirigeants par élection. Que ce soit la mise en place de la CENI, du Code électoral, il s’agit des textes de compromis », a-t-il fait entendre.

Il a plaidé pour une réelle indépendance (surtout financière) de la CENI et s’insurge contre la volonté du ministre de l’intérieur de vouloir créer un département en son ministère chargé des élections. « Je suis contre ces doublons, qui n’ont d’autres visées que de phagocyter la CENI et faire du chipotage » a-t-il martelé.

L’enjeu majeur de ces élections est de préparer les changements nécessaires qui conduiront le Burundi vers une vraie démocratie respectueuse de la loi et des droits humains.

« Il est inacceptable a-t-il poursuivi que des groupes de jeunes du parti CNDD-FDD se livrent à des entrainements para militaires, au vu et au su de tout le monde, intimident les citoyens, sans que personne ne lève le petit doigt. Les imbonerakura doivent cesser ces manœuvres, sinon ils porteront la lourde responsabilité des conséquences que cela pourrait engendrer ».

La jeunesse, a-t’il poursuivi avec un flegme dont seul les anglais ont le secret, tous les partis en ont……»

Aujourd’hui, a-t-il dit, nos amis au pouvoir voudraient se comporter en un régime présidentiel alors que notre Constitution a clairement opté pour un régime parlementaire. Ils le comprendront quand ils ne seront plus là !

Enfin, les perspectives d’avenir passeront, selon Ndayizeye, par toute une série de réformes, qui sont nécessaires: c’est notamment le secteur énergétique.
« Il est illusoire, et même démagogique de croire que l’on pourrait extraire du nickel, avec l’état actuel de l’énergie au Burundi» fera t-il remarquer.

Une réforme agraire s’impose au Burundi, vue le morcellement des terres et l’accroissement de la population, revoir le système fiscal burundais pour juguler la corruption, renforcer la commune comme pôle de développement, promouvoir le tourisme, etc…constituent des pistes pour un véritable « plan Marchal » pour le Burundi, sans oublier l’amélioration de l’éducation et les soins de santé, a-t-il conclu.

Le décor était planté. Suivirent les questions des participants que nous vous proposons dans notre prochaine livraison.

La rédaction

Le PNUD va financer les élections au Burund

24-09-2009

UNDP to support Burundi elections
Source: United Nations Development Programme (UNDP)

Date: 23 Sep 2009





Bujumbura, 23 September - UNDP is to manage a USD44 million basket fund to support Burundi's 2010 election process, sealing the country's transition to peace.

Next year will mark the first time that an electoral cycle will have run its full course in Burundi. In 2005, following years of civil conflict, a new constitution was approved with over 90% of the popular vote and separate ballots were held throughout the country for the parliament and presidency.

In the 2010 elections, Burundians will vote for local representatives, members of parliament and the president.

The project will help to manage the programme of technical assistance for the election. It will assist the Independent Electoral Commission (CENI) in organizing the polls. It will also promote civic education, human rights, media coverage and women's participation in the election while ensuring that the votes are held peacefully and securely.

The project document was signed on 18 September by Augustin Nsanze, the Foreign Minister of Burundi and Gustavo Gonzalez, the UNDP Country Director. During the ceremony, Nsanze emphasized the importance of electoral transparency. Meanwhile, Gonzalez pointed out that Burundi's national institutions have stronger capacities than in 2005. However, he stressed that the project would require strong co-ordination from all development partners, including NGOs.

Several donors, including France, Germany, the Netherlands, the United Kingdom, Sweden, China, South Africa, Canada, Denmark and Japan are expected to provide USD26 million for the project. UNDP, Norway, Belgium, the European Commission and Switzerland have already provided USD18 million.

The Government of Burundi has already earmarked USD 6 million for the project and requested that the African Union (AU) deploy observers to follow the electoral process up to its conclusion.

Since 2004, important progress has been made in consolidating peace in Burundi, with the demobilisation of more than 60,000 ex-combatants, the return of over 400,000 refugees, and recently, the establishment of CENI. The project is expected to further these advances.

La rédaction

Ndayizeye s'entretiendra avec la diaspora

18-09-2009

Dans le cadre du débat citoyen sur les élections générales de 2010 au Burundi


La Section Belgique du Parti Sahwanya - FRODEBU organise

CONFERENCE PUBLIQUE

Le Président NDAYIZEYE Domitien, candidat officiel du Parti Sahwanya -FRODEBU aux élections présidentielles de 2010 animera un conférence publique,

Samedi 26 Septembre 2009, à 14h30’


Venez nombreux échanger avec le Président autour du thème:

“La préparation, enjeux et perspectives d’avenir, des élections générales de 2010 au Burundi”

Auditoire n° 4
des Facultés Universitaires Saint-Louis (FUSL)
Boulevard du Jardin botanique 43
1000 Bruxelles
Accès : Métro Rogier, Botanique ou Gare du Nord




Personnes de contact:
Gilbert Nibigirwe 0479 833 702 ou 02 520 74 39, Joseph Kayogera 0478 399 592, Jean Berchmans Ndahabonimana 0485 177 485, Melissa Kibare 0496 765 175

Document annexe : 1253279610_Conference publique Ndayizeye 26092009 invitation.doc.docx

La rédaction

Kenese Jacques, nouveau patron du FNL?

18-09-2009

DECLARATION DU COMITE DE COORDINATION POUR LA PREPARATION ET LA TENUE
D´UN CONGRES EXTRAORDINAIRE DU PARTI FNL
Préambule : Les membres du parti FNL ont l`immense privilège de remercier tous ceux qui ont accompagne le processus de paix dans notre pays, particulièrement les Chefs d´Etats de la Région et
l`Afrique du Sud, l´Union Européenne et la Communauté Internationale.
Nous membres du parti FNL sommes partisans d´une paix durable pour notre pays.
Nous exhortons tous les burundais de nous atteler au développement intégral et équitable.


Etant donné que le parti FNL ait accepté de signer un accord de paix et qu’il a été agréé le 21.04.2009 comme Parti politique ;
Constatant la dérive dictatoriale de Mr. Agathon Rwasa président du parti FNL notamment
• Par la suspension des instances des sections de la diaspora pour avoir osé demander la convocation d’un congrès national du parti ;
• En décrétant que les membres des dites sections demandent une nouvelle adhésion au parti
• par le refus de convoquer un congrès national ordinaire selon les statuts du Parti qui préconise un congrès national tous les 3 ans. Le dernier congrès ayant eu lieu en avril 2004 à Kigoma; de ce fait Monsieur Agathon RWASA n´a plus de légitimité depuis le 12 avril 2007 date de la fin de son mandat de trois ans ;
• par la violation des textes réglementaires du Parti qui stipule que les organes du parti doivent être confirmés par le congrès national;
• en modifiant les textes réglementaires du parti sans l’approbation du congrès dûment convoqué ;
• le changement des cartes de « membre » sans que un congres ne soit saisi ;
• la référence au fondateur du parti feu Remi Gahutu a été rayée du vocabulaire de Mr Agathon RWASA ;
• en remplacant les statuts en vigueur depuis fevrier 2001 par ceux du 18 janvier 2009 sans l´aval d´un Congres National ;
• par l’exclusion des membres susceptibles d’avoir une vision autre que la sienne comme notamment
o Mr. Nikobamye alias Pasteur Habimana, Porte-parole du Parti depuis de longue date
o Mr. Jacques Kenese, secrétaire national aux relations extérieures et président de plusieurs commssions au cours des différentes négociations de Dar es salaam
o Mr. Nyotori Willy, président de la section BENELUX
• Par sa décision d’exclure le Colonel Sixtbert Musavyi pourtant membre des FDN a semé la confusion dans l’opinion publique nationale et internationale quant à la séparation réelle entre la branche armée et la branche politique des FNL pourtant posé comme préalable pour l’agrément de notre Parti ;
• Par le renouvellement des membres des instances des différents organes du parti sans aucune consultation préalable pourtant prescrite dans les textes réglementaires du parti;
• La transformation du mouvement arme en un parti politique reconnu dans le pays
Etant donné que Mr. Agathon Rwasa president du parti FNL a privilégié seulement ses propres intérêts en abandonnant la direction du Parti au profit des postes subalternes;
Etant donné que le parti FNL, depuis son agreement comme parti politique, est tenu de se conformer aux lois en vigueur au Burundi et à ses textes réglementaires;
Nous membres de FNL avons décidé de mettre en place un comité de coordination pour
• Porter plainte contre Mr Agathon Rwasa president du parti FNL pour ses décisions abusives et non conformes à la loi et aux textes réglementaires du parti ;
• convoquer et organiser un congrès national extraordinaire pour l’élection de la direction du Parti.

Les membres du comité de coordination déclarons que les décisions de Mr. Agathon Rwasa relatives à l’exclusion des membres sont illégales et les considérons comme nulles et non avenues. Les membres cités dans cette décision sont et restent membres du parti FNL jusqu’à la décision de la justice.
Mr. Agathon Rwasa n’a aucune prérogative d’exclure un membre du parti.
Par souci de transparence, ce congrès national extraordinaire sera organisé par une équipe mixte dont la moitié proviendrait du comité de coordination et l’autre moitié sera constituée par l’équipe provisoire de Mr. Agathon Rwasa.
Nous demandons à toute personne éprise de démocratie d’user de son influence auprès de l’équipe provisoire de Mr. Agathon Rwasa pour se soumettre à la décision des membres du Parti, les seuls détenteurs du Parti.



Fait à Bujumbura, le 15 septembre 2009

Pour le Comité de Coordination pour la préparation du Congrès national extraordinaire du parti FNL,

Jacques Kenese .

La rédaction

L'implosion du FNL

16-09-2009

Pasteur Habimana décidé à mettre les bâtons dans les roues des Fnl.


Bujumbura, le 15 septembre 2009 (Net Press).L’ancien porte – parole des Fnl, Pasteur Habimana, de son vrai nom Methusela Nikobamye, a fait ce matin, une sortie médiatique à l’hôtel Source du Nil, pour annoncer son combat contre le patron des Fnl, Agathon Rwasa qui avait décidé, il y a de cela quelques jours, à le mettre à la porte du parti. On rappellera que lorsque le patron des Fnl avait décidé de chasser l’ancien porte – parole de ce parti, accusé de rouler pour les intérêts du parti au pouvoir, Pasteur Habimana avait déclaré sans plus, qu’il prend acte de la décision qui venait d’être prise. Aujourd’hui, l’ancien porte – parole des Fnl et deux proches à lui, déclarent à qui veulent les entendre qu’ils ont été démis injustement de ce formation politique. Aussi, comptent – ils s’en remettre au ministère de la justice pour que les choses rentrent dans l’ordre. De même, ils envisagent réunir pour bientôt les militants des Fnl pour mettre sur pied de nouveaux organes dirigeants du parti.


Certains observateurs voient derrière cet agissement tardif de l’ancien porte – parole des Fnl, une main invisible du pouvoir visant à diviser les Fnl, un parti politique rival au Cndd – Fdd, en deux ailes. Cette probabilité n’est pas à exclure quand on sait que l’ancien porte – parole de l’ancien mouvement rebelle était depuis longtemps, si l’on en croit le patron de ce parti, à la solde de la documentation nationale. De même, à l’occasion de cette sortie médiatique de cet avant – midi, Pasteur Habimana s’était entouré d’autres anciens militants des Fnl, preuve que son action n’est pas un cas isolé.


Au cas où donc l’ancien porte – parole aurait choisi de remettre à Agathon Rwasa la monnaie de sa pièce ou au mieux à diviser le parti en deux, le moment est bien choisi quand on se souvient que le processus de démobilisation des anciens combattants des Fnl n’a laissé dans leur cœur que déception et malaise. Tous les arguments sont donc bons à Pasteur Habimana pour détrôner Agathon Rwasa, surtout qu’au sein de son parti, nombreux sont des mécontents qui ont été jetés dans la rue sans pécule de démobilisation, au moment où il perçoit quant à lui au moins plus d’un million de Fbu par mois en tant que patron à l’institut national de sécurité sociale (Inss). Cependant, Agathon Rwasa a toujours eu, tout au fil du temps, à gérer des dissidences créées et entretenues par le parti au pouvoir. Instruit par le passé, rien n’exclut que le patron des Fnl, puisse mettre hors d’état de nuire Pasteur Habimana comme ce fut le cas pour d’autres dissidents.


Mais dans l’entre-temps, le tonitruant Habimana risque de perdre sur tous les terrains à l’instar de Jean Minani ou de Jean de Dieu Mutabazi qui, voulant détruire le Frodebu de Léonce Ngendakumana, celui-là même laissé par Melchior Ndadaye, se sont retrouvés comme des poules mouillées sans considération sociale ni travail rémunérateur de la part du parti présidentiel.

La rédaction

2010, année des élections

16-09-2009

Rwanda: la prochaine élection présidentielle fixée au 9 août 2010


Mis en ligne le 16/09/2009 à 10h14



La prochaine élection présidentielle au Rwanda, deuxième scrutin présidentiel depuis le génocide de 1994, aura lieu le 9 août 2010, a-t-on annoncé mercredi de source officielle. Réuni mardi en séance extraordinaire sous la direction du président Paul Kagame, le conseil des ministres a "fixé au 9 août 2010 la prochaine élection du président de la République", indique un communiqué officiel lu sur les antennes de Radio Rwanda. La campagne électorale pour ce scrutin se déroulera du 20 juillet au 8 août 2010, a ajouté ce communiqué en langue rwandaise. La première élection présidentielle organisée au Rwanda après le génocide de 1994 qui a fait, selon l'ONU, près de 800.000 tués, essentiellement d'ethnie tutsie, avait eu lieu en 2003. Elle avait été largement remportée par M. Kagame, président du Front patriotique rwandais (FPR), l'ex-rébellion tutsie qui a mis fin au génocide en juillet 1994.

(GFR)

La rédaction

Ndayizeye en tournée européenne

09-09-2009

L'ancien président du Burundi et candidat aux élections présidentielles de 2010, Ndayizeye Domitien,a entammé ce lundi une tournée européenne qui le conduira repectivement en Italie, Allemagne, Royaume-Uni, Pays-Bas et Belgique.

Au cours de ses différentes entretiens avec les autorités hôtes et burundais vivant dans ces pays, il aura l'occasion d'évoquer la situation politique qui prévaut au Burundi, et plus particulièrement la douloureuse préparation des élections qui semble s'enlisser avec l'adoption du nouveau code électorale.

En Belgique, il animera une conférence publique en date du 26 Septembre. Les détails de la conférence suivront ultérieurement sur les différents sites d'information.

La rédaction

Le code électoral à la CNDD-FDD!

01-09-2009

Burundi

Le pouvoir veut son co de électoral

Marie-France Cros, La Libre Belgique

Mis en ligne le 01/09/2009

Le parlement burundais a ouvert un débat ce lundi sur le futur code électoral. Le parti présidentiel se retrouve seul face à tous les autres partis. Tension.
L’assemblée nationale burundaise, réunie en session plénière, a commencé lundi à Bujumbura un débat sur le code électoral devant régir les scrutins de 2010 - année d’élections présidentielle, législatives et locales.

Il y a quelques semaines, les Nations unies, qui organisent des réunions entre partis burundais, avaient obtenu une rencontre pour dégager un consensus sur le code électoral à soumettre à l’assemblée nationale, en vue de la prochaine année électorale. Un consensus s’était dégagé jusqu’à ce que la classe politique découvre que le CNDD-FDD, parti présidentiel et grand vainqueur des élections générales de 2005, présentait un autre projet de code après que ses représentants à la réunion onusienne eurent marqué leur accord sur le texte commun.


Les principales divergences entre les deux projets sont trois.

D’abord l’ordre des scrutins. La version consensuelle propose que, comme en 2005, la présidentielle intervienne en dernier lieu; le CNDD-FDD veut commencer par cette dernière. En jeu : si ce second schéma était adopté, il est à craindre que, comme ailleurs en Afrique, une fois annoncé le nom du vainqueur au premier tour de la présidentielle, tout le monde vole au secours de la victoire en ralliant le camp du vainqueur, vidant de leur substance les autres élections. Le système, privé de ses équilibres entre pouvoir et contrôle des autres pouvoirs, ne serait qu’une démocratie de façade.

Autre divergence : les bulletins de vote. Le projet consensuel le veut unique (comme en Belgique), ce qui empêcherait toute intimidation de l’électeur telle qu’elle a été couramment pratiquée jusqu’ici au Burundi grâce au système des bulletins multiples et qui consiste à exiger du citoyen qu’il ramène à celui qui le harcèle tous les "mauvais" bulletins de vote, afin de prouver qu’il a bien voté pour le candidat qu’on veut lui imposer par la peur. Le CNDD-FDD, en revanche, veut s’en tenir aux bulletins multiples - une position qui ravive les craintes de nombreux citoyens du Burundi, où a fait grand bruit, en juillet, la révélation d’un document proposé à la discussion de l’Union européenne et évoquant la dérive "autoritaire" du CNDD-FDD.

Enfin, il y a désaccord sur les cautions exigées pour pouvoir présenter une candidature. Les partis politiques sont favorables à des sommes équivalentes à celles pratiquées en 2005 (ex : 3 millions de FBu (1900 euros) pour se présenter à la présidentielle); le CNDD-FDD veut les accroître considérablement, avec 15 millions pour la présidentielle. "Pour se présenter à la présidentielle et aux législatives, un parti devrait ainsi débourser quelque 50 millions de FBu", s’indigne Gilbert Nibigirwe, le représentant en Europe du Frodebu, principal parti d’opposition. "Seuls 2 ou 3 partis, dans notre pays, sont capables de réunir une telle somme. La population craint qu’on en revienne aux partis qui veulent passer en force".

La tension est en tout cas sensible dans le pays et les ambassadeurs des principaux pays partenaires du Burundi ont fait le week-end dernier une démarche commune auprès des partis représentés à l’Assemblée nationale de Bujumbura pour exprimer leur "inquiétude au sujet de ce qui semble être un tournant regrettable des événements" et appeler les formations à "renouer le dialogue".


Le Burundi a connu en 2005 ses premières élections démocratiques après la guerre civile qui avait éclaté à la suite de l’assassinat, fin 1993, du président Melchior Ndadayé (Frodebu) - premier chef d’Etat hutu du pays, élu au suffrage universel. Les scrutins de 2005 s’étaient traduits par une nette victoire de l’ex-guérilla du CNDD-FDD qui avait battu le Frodebu; les deux formations recrutent dans le même électorat essentiellement hutu. Après une première année encourageante, le pouvoir, dirigé par le président Pierre Nkurunziza - qui pense être l’élu de Dieu plutôt que des partisans du CNDD-FDD - s’est engagé dans une dérive autoritaire : non-respect de certains points de la Constitution; dissensions internes et longue paralysie de l’assemblée nationale avec radiations de députés; attentats politiques; tentatives de justice populaire; tentatives de musellement de la presse.

Points positifs de cette législature : d’abord le pouvoir a fini par s’entendre avec la dernière guérilla hutue encore en activité, le FNL, qui s’est officiellement transformé en parti politique (comme le CNDD-FDD avant lui); mais on ignore encore si elle ira aux élections. Ensuite la confrontation ethnique qui a si longtemps menacé le pays a disparu au profit de confrontations politiques - potentiellement moins meurtrières.

La rédaction

Elections interdites aux pauvres....

25-08-2009

Burundi – Elections.


Seuls les riches seront admis à la table à concourir.


Bujumbura, le 24 août 2009 (Net Press). L’optimisme aura duré le week-end. Vers la fin de la semaine dernière en effet, les informations diffusées par certains médias laissaient entendre que le Cndd-Fdd aurait assoupli certaines de ses positions à propos du scrutin de l’an prochain. C’est ainsi que le calendrier ne serait plus inversé et que le vote par le biais des bulletins multiples aurait été abandonné. Certes, il serait prématuré de crier la victoire dès maintenant, tant que l’assemblée nationale, dominée par les élus du Cndd-Fdd, tout comme le sénat qu’il est un peu moins, ne se sont pas encore prononcés.


En attendant, c’est le montant de la caution pour la présidentielle et les législatives qui n’a pas été modifié, qui est toujours dénoncé par certaines formations politiques de l’opposition. Ce week-end, c’était autour de l’Upd-Zigamibanga et du Frodebu, dont les porte-parole sont montés au créneau pour dénoncer les montants qui sont très exorbitants. Pour la présidentielle, les candidats qui voudront disputer la place à Pierre Nkurunziza devront réunir pas moins de 15 millions de francs bu, alors que ce montant n’était que de 3 millions en 2005. Si l’on peut comprendre que c’est dans le but de décourager des candidatures fantaisistes à la Masitura, du pseudonyme de la personne taxée de malade mental dans l’opinion et qui se présenta contre Ntibantunganya en 1994, 500% de plus par rapport à la caution de 2005 constituent ni moins ni plus un montant abyssal comme l’a déclaré M. Pancrace Cimpaye.


Le porte-parole du Frodebu a ironisé sur les justifications présentées par le Cndd-Fdd, en affirmant qu’au parti au pouvoir qui ose présenter l’inflation comme la cause de cette augmentation, alors que c’est bien lui-même le responsable de cette inflation de par sa mauvaise politique économique, devrait tout simplement trouver un autre argumentaire moins ridicule. Quant aux élections législatives, les calculs du porte-parole du Frodebu aboutissent à un montant faramineux de 47 millions de nos francs, ce qui, aux yeux de l’Upd, est une manière déguisée d’écarter les autres partis de la compétition. En d’autres termes, seuls les riches seront invités à la table du festin électoral l’an prochain. Quant aux formations politiques sans moyens, dont le Cndd-Fdd disait récemment qu’elles n’ont pas droit de cité dans ce pays, elles n’ont qu’à aller se faire foutre ailleurs.

La rédaction

L'UA assure le suivi du processus de paix

20-08-2009

Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine a tenu sa 199e session le 17 août dernier pour faire le point sur l'évolution du processus de paix au Burundi. Cette réunion devait être la première présidée par le Gabon mais en raison des festivités officielles de la fête de l'indépendance, l'intérim a dû être assuré par l'ambassadeur du Gabon auprès de l'UA, Baudelaire Ndong Ella.
La 199e réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine s'est tenue le 17 août dernier au siège de l'organisation panafricaine à Addis-Abeba, en Ethiopie, placée pour la première fois sous la présidence du Gabon.

En raison des festivités officielles de la fête de l'Indépendance au Gabon, ni le chef de l'Etat, ni le vice-président de la République n'ont pu faire le déplacement. La présidence de la réunion a dû être assurée par l'ambassadeur du Gabon auprès de l'UA, Baudelaire Ndong Ella.

Au terme des communications des représentants permanents du Burundi auprès de l'UA, les participants ont salué la «mise en œuvre des Accords de paix conclus à Dar-es-Salaam en juin et septembre 2006 entre le gouvernement de la République du Burundi et le PALIPEHUTU/ FNL, ainsi que du désarmement, de la démobilisation et de la réintégration (DDR) du Front national de libération (FNL)».

Ils ont à cet effet salué les «parties burundaises au processus de paix pour la volonté politique dont elles ont fait preuve et pour les compromis courageux qui leur ont permis de parvenir à la paix».

«A cet égard, le Conseil s’est réjoui du changement de nom du PALIPEHUTU/FNL en FNL, conformément aux dispositions de la Constitution, ce qui lui a valu son agrément en qualité de parti politique, le 21 avril 2009», ajoute le communiqué.

Face au bon déroulement de la mise en oeuvre des accords de paix, le Conseil a également «rappelé la contribution de la Mission africaine au Burundi (MIAB), composée de contingents éthiopien, mozambicain et sud-africain et déployée de 2003 à 2004 en appui à la mise en œuvre des Accords conclus en octobre et décembre 2002 entre le Gouvernement de transition du Burundi et certains des mouvements politiques armés burundais».

Pour garantir le suivi du processus de paix, le Conseil de paix et de sécurité de l'UA a demandé à la communauté internationale de ne pas relâcher son soutien au Burundi pour la consolidation de la paix, la promotion de la réconciliation nationale et l'aide à l’intégration socio-économique des ex-combattants.

Ce processus de paix a d'ores et déjà permis de mettre en place un «Partenariat pour la paix au Burundi», dont le mandat est de suivre la situation, de promouvoir une paix durable et de contribuer à la création d’un environnement propice pour la période conduisant aux élections, ainsi que d’une «Commission électorale nationale indépendante (CENI)».

Ces organes doivent permettre de mettre en place «les conditions propices à l’organisation d’élections pacifiques, régulières et transparentes dans un environnement de paix, de sécurité et de stabilité».

Dans cette perspective, le Conseil devrait déployer sur le terrain «une mission d’observation de toutes les phases des élections de 2010», dès le processus enclenché.

Dans le cadre de la reconstruction post-conflit dans ce pays, le Conseil a enfin sollicité l'envoi d'une «mission multidisciplinaire d’évaluation de la situation socio-économique».

Source: http://www.gaboneco.com/show_article.php

La rédaction

Nkurunziza et son parti isolés

16-08-2009

Le débat sur la chronologie des élections de 2010 au Burundi n’est pas encore terminé. Aujourd’hui, on est loin du forcing du président que les burundais redoutaient tant. Le code électoral qui devrait être présenté pour adoption à l’Assemblée Nationale n’a toujours pas été transmis.

Non seulement il avait été adopté en Conseil des ministres sans les ministres issus du FRODEBU (voir leur déclaration du 09 juillet sur notre site), mais toute la classe politique burundaise, excepté le CNDD-FDD, toute la société civile l’avaient combattu. Il n’aurait jamais pu être voté en l’état actuel, à l’Assemblée Nationale, tellement les parlementaires étaient aussi divisés.

L’UPRONA « unifié », (qui vient d’élire son nouveau Président, Bonaventure Niyoyankana, le frère du Ministre de la défense) avait mis une pression énorme sur son premier vice président de la République pour qu’il prenne ses responsabilités. Ce dernier a voulu agir en silence. Ainsi, il aurait exigé et obtenu que le nouveau code électoral soit revu par ses services. Normal, car cela rentre dans ses attributions.

Le porte parole du CNDD-FDD enfonce le clou en épousant les positions majoritaires des autres partis : les premiers mandats qui arrivent à échéance sont les premiers à être remplacés. Ici les élections communales d’abord et les présidentielles en dernier lieu.

Le CNDD-FDD aurait-il finalement compris que jouer cavalier seul ne pourrait que le desservir?

Cette marche arrière étonne et traduit en même temps le malaise ambiant au sein de cette formation.

Ainsi, d’autres revendications des partis de l’opposition, notamment le bulletin unique, seraient sur le point d’être rencontrées, dans le nouveau projet de code, made in Sahinguvu, sauf l’exigence de 15.000.000 de BIF de caution, cher à Monsieur le Président.

Oui, le CNDD-FDD n’est plus ce parti du petit peuple. « Un parti qui n’est pas capable de collecter 15.000.000 BIF de caution n’est pas un parti », dixit le secrétaire général du CNDD-FDD. Nous sommes loin des discours de campagne. Vous l’aurez compris : les pauvres ne sont plus les bienvenus dans ce parti. Cinq ans de pouvoir te remplissent les poches de nos chers dirigeants. Amnésie politique, quand tu nous tiens !

A la cacophonie à la tête du parti, se joint une absence de communication avec le cabinet du président de la République. Et cette situation est loin d’être terminée. Bientôt, une nouvelle guéguerre interne verra le jour lors de la confection des listes des candidats parlementaires. C’est ce qu’un des membres influents de ce parti me disait à ce propos : « Je serai candidat, n’en déplaise à Jérémie ». Pour rappel, Jérémie est le président du Parti présidentiel.

GN

Les doutes de Nkurunziza

09-08-2009

Burundi: ENTRE ELECTIONS ET COMPLOTS, IL FAUT CHOISIR.

Le mandant du Président P. NKURUNZIZA court jusque 2010. Il a été caractérisé par des complots. Tout citoyen et surtout celui que certains politiciens arrogants qualifient d'analphabètes juste à l’approche des élections ne peut que faire ce constat.

1. Près de six mois après son élection en 2005, le Président P. Nkurunziza dénonce un complot contre lui. De Mwakiro, il affirma détenir des preuves irréfutables, des noms et le nombre des auteurs. Une stupeur indescriptible s'empara de la population qui venait pourtant de l'élire afin de goûter à la paix à peine retrouvée.

Dans un premier temps, le service de renseignement de l'armée démentit les propos du Président. Le peuple retint son souffle. Mais, sans pouvoir le prouver, le peuple a retenu que cette annonce du Président ne pouvait émaner que de sa seule source d'information: la Documentation ou la police politique présidentielle.

Dans un second temps, le procès des "conjurés de Mwakiro", dans une justice pourtant réputée inféodée au régime CNDD-FDD, a contredit aussi le Président. Via les médias, le peuple a bien suivi ce procès qui lui a permis de fonder que le dénonciateur du complot était le comploteur (cfr vrai faux complot dans les médias).

Le Président ne se remettra jamais de ce camouflet lui infligé par sa propre justice. Car, entretemps, le mal était déjà fait: des personnalités innocentes dont l'ancien Président de la République NDAYIZEYE et son ancien Vice-Président ont été arrêtées, torturées, humiliées par cette police politique et jetées en prison. Des leaders des partis politiques dont le Président du CNDD l'échapperont bel mais néanmoins poussés à un nouvel exil. Des journalistes subiront le même sort. Des élus du peuple à tous échelons se sont réveillés placés sur écoute comme de simples criminels voire, avec des grenades dans leurs enclos. Des populations sans défense ont été massacrées à Muyinga, à Kinama, Karuzi etc... sans que le Président lève le petit doigt pour dénoncer cela. Comme explication, le parti CNDD-FDD avait chaque fois un bouc émissaire: le mouvement palipehutu-fnl.

En réaction le Président eut l'ingénieuse idée de semer la zizanie d'abord au sein de son propre parti, ensuite au sein des autres formations politiques et même au sein dudit mouvement rebelle. Les conséquences néfastes sont innombrables: adieu le programme de paix et de la réconciliation nationale (rejet des Accords d'Arusha et violations systématiques de la Constitution par le CNDD-FDD), atteintes graves aux libertés fondamentales (cfr ordonnance Kamana), paralysie des institutions élues comme le Parlement et l'administration communale, prolifération de petits partis politiques dont l'agréation devait répondre à la volonté du CNDD-FDD qu'ils seront ses satellites le moment venu.
2. Près de six mois avant les élections de 2010 et à peine leur préparation commencée (cfr nomination de la CENI), le même service de renseignement murmure à l'oreille du Président que lui et son parti seraient sévèrement battus si les élections libres et démocratiques ont lieu en 2010. Ce constat va confirmer la dérive autoritaire du CNDD-FDD. En réaction à cette banalité, plutôt que se tourner vers son parti pour tenter de redresser la barre, le Président du conseil des sages du parti et Président de la République retomba dans ses travers de complots. Des leaders de partis politiques et de la société civile, des journalistes sont ciblés comme étant la cause principale de cet éventuel échec du CNDD-FDD et de sa descente aux enfers. La sentence est sans appel: ils doivent être éliminés physiquement alors que le parlement vient de voter la Loi abolissant la peine de mort
Jusqu'a preuve du contraire, l'assassinat du Vice-Président de l'OLUCOME, Ernest MANIRUMVA est à épingler dans l'absurdité de cette sentence. Etrangement, son assassinat ressemble à celui du Premier Ministre Mr. P. NGANDANDUMWE en 1965.

3. Pour annoncer les suites de ce rapport d'enquêtes et sa sentence, le Président ne veut plus s'exposer comme en 2005. Il confia la manœuvre au Secrétariat Général de son parti qu'il a installé après le congrès de Kayanza et sa cellule de communication s'exprimant dans le médium du parti sous le pseudonyme' d'Anonymous.
Cette cellule rivalisa d'ingéniosité dans l'art de masquer ce rapport d'enquête et la sentence y afférant, de désinformer, de semer la zizanie en lançant des attaques contre des cibles ethniques (cfr survit Banguka wanted) puis contre des leaders politiques et de la société civile par une technique de communication avilissante, animalisant, haineuse et censée inaccessible à la compréhension du commun des mortels. Anonymous plongea ainsi son lecteur dans le cauchemar de la période du parti unique et de ses mouvements inféodés: la J.R.R. des années 65 et les Sans -Echecs des années 95.

Dans un premier temps et sous des titres ronronnant, Anonymous commença par déshabiller le Président de la République lui-même: "Et si on décortiquait le Discours du Président".

Dans le second, Anonymous se mit à crier haro sur ses victimes. Quel citoyen aurait-il pu s'imagier que sous le titre "Votre mise au point sur votre opinion à propos des élections de 2005", il allait lire: "On aura sûrement le temps d'épingler cet ancien Chef d'Etat le moment venu..." Le verbe "épingler" signifie ici tendre un piège pour capturer et éliminer physiquement un animal. "Votre mise au point " réfère rapport d'enquête et à la sentence dont Anonymous a été mise au parfum. Epinglons encore: "les membres dissidents de l'aile du parti Sahwanya-Frodebu et du FNL"; " de faux opposants et leurs satellites", des "électeurs minorisés" (il n'y a pas encore eu d’élections mais le CNDD-FDD est déjà mécontent des ses satellites); "des groupes de saboteurs" (cfr son palais de Gitega); "des vieux ayant une vision du tout ou rien" (bonjour à la pensée unique chère au parti unique); "tomber dans le panneau des ennemis des deux partis politiques"...

Le terme "ennemi" signifie umumenja en kirundi (ennemis=abamenja). Ce terme est apparu en politique pour désigner les présumés assassins de L. Rwagasore avant leur exécution par pendaison au stade de Gitega. Comme par hasard, ce terme est réapparu dans le communiqué du CNDD-FDD sanctionnant son congrès de Bururi tout juste avant les arrestations des "conjurés de Mwakiro" en 2006.

4. Persuadé que personne ne pigeait ses circonlocutions, Anonymous ira même jusqu'à se prendre pour dirigeants du Parti Sahwanya-Frodebu en niant d'abord l'élection à l'interne de l'Honorable D. NDAYIZEYE à la candidature de son Parti aux Présidentielles de 2010. Que signifie "Essayons de voir clair dans le tourbillon à la tête du Parti Sahwanya-Frodebu" sinon un délit de dédoublements de la personnalité agissant sous la fausse identité d'Anonymous pour porter des atteintes graves à la personne de l'Hon. D. NDAYIZEYE et à la personnalité juridique du Parti Sahwanya-Frodebu.

Il a suffi à l'Hon. D. Ndayizeye et au Parti Sahwanya - Frodebu de se saisir de tous ces délits d'initiés d'Anonymous pour fonder la dénonciation du second complot dont ils sont victimes et ce, en période électorale. Maintenant, le citoyen burundais a le sentiment que cette dénonciation faite par les victimes est salutaire pour la suite de la vie nationale. Car, le second complot du régime cndd-fdd a été démasqué.

En réaction, Anonymous s'est mis à semer à tout vent qu'en réalité c'est le Président du Parti Sahwanya-Frodebu qui voulait éliminer sans candidat à la présidentielle. Soit. Mais, ces délits de mensonge et de prendre la victime pour auteur constituent des aveux qu'il y avait complot. Qui plus est, ce nouveau complot n'a-t-il fait des victimes.

5. Dans la foulée, la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) est devenue "CNI". Anonymous l'a amputée de son contenu électoral et le gouvernement, des moyens financiers. Le concept mandat (présidentiel) est devenu "règne" qui exclut, par définition l'élection présidentielle.
Ces circonlocutions d'Anonymous étant devenues convulsives pour le CNDD-FDD, le Président de la République s'est voulu rassurant envers la polpulation dans son discours du 1er juillet 2009: "celui qui perturbera le bon déroulement des élections de 2010 sera considéré comme l'ennemi de la paix, de la démocratie de l'indépendance et du pays "(umumenja). Or, au moment de ce discours, cette perturbation était déjà consommée. Son cabinet civil s'était déjà substitué au Parlement et à la CENI (délit de dédoublements de la personnalité) et déjà" à pied d'œuvre" pour légiférer et organiser le règne. La preuve est venue du conseil des ministres du 9 Juillet 2009. Qui plus est, l'un des auteurs du projet de la Loi communale et du code électoral "adopté" en ce Conseil amputé de ministres avait été recalé par le Sénat pour faire partie de la CENI.

Cet extrait du discours du 1er Juillet 2009 ressemble à s'y méprendre à celui que le Roi Mwambutsa a tenu à l'égard de la famille royale rivale suspectée de l'assassinat de son fils. Le Mwami voulait préserver son règne dynastique à tout prix.

Plutôt que se nourrir l'idée qu'il va régner sur un territoire " le nouveau Burundi" (cfr les Afriques magazine: nouveau Burundi plein d'arbres fruitiers, deux stades olympiques, deux aéroports internationaux mais sans avion et amputé déjà de 4 Km2 probablement à cause des avocatiers), le Président P. NKURUNZIZA serait mieux inspiré en faisant un choix entre mandat et règne, élections et complots.

Pour ce faire, il ne lui serait pas inutile de mieux consulter son conseiller spirituel dont il applique le plan, Mr Arthémon Simbananiye et son conseiller politique, juridique et diplomatique Mr Gabriel Mpozagara pour savoir que, par sa perturbation des élections communales et son non-respect des résultats des législatives de mai 1965 (refus de nommer Gervais Nyangoma comme Premier Ministre) le Mwami Mwambutsa a choisi de faire un pas de côté.

kayogera Joseph

L'avocatier du Burundi

04-08-2009

Nous vous livrons dans les lignes qui suivent un article de notre correspondant à Paris, Arcade Bigirimana.

On ne le présente plus, tellement ses analyses sont pointues et fouillées, ce qui laisse très peu de place à la polémique.

D'emblée, il se pose la question de savoir si l'avocatier du Burundi est un produit d’exportation ou support de communication ?

Le décor est planté.

Après une analyse chiffrée sur les possibilités réelles d'exportation de l'avocatier, l'auteur en conclut que la culture de l'avocatier ressemble bien à une campagne déguisée:

"Je ne le dirais pas assez : M. Nkurunziza, c’est quelqu’un qui a compris le rôle de la communication dans la politique. Il fait assidûment un travail de terrain, un peu comme la publicité. Ca risque de payer. Rappelez-vous de la campagne de Jacques CHIRAC en 1995 : le slogan un peu saugrenu qui lui a ouvert les portes du Plais de l’Elysées était « Mangeons les pommes ». Le chef du CNND-FDD le reprend le même et propose : « Burundais, Burundaise, mangeons les avocats ». Je vous assure que ça peut faire mouche ! Les bons projets, les bons bilans, les bonnes idées exprimées dans un kirundi académique ne suffisent pas pour gagner une consultation populaire : il faut des accroches c’est-à-dire des slogans mobilisateurs, des mots percutants. Nicolas SARKOZY y est arrivé avec son « travailler plus pour gagner plus ».

Moralité?

La fin justifie les moyens. L’équipe Nkurunziza nous vend des rêves : l’idée de vendre des avocats burundais aux Européens n’est qu’un moyen comme tant d’autres pour mener quotidiennement une campagne électorale pour son candidat en toute illégalité.

Lire l'intégralité de l'article et en version imprimable

Document annexe : 1249416431_L avocatier du Burundi[1].doc

La rédaction

Ce que je crois

25-07-2009

Parler d’autre chose que les élections burundaises de 2010 ne serait pas
“ tendance”.
Comme l’énigme de savoir qui de l’oeuf ou de la poule vient en premier lieu, nos hommes (et femmes) politiques ricanent, se chicanent et ne parviennent pas à s’entendre sur l’ordre de ces élections: de la base au sommet ou vice versa?

Homme de Loi, je suis parfaitement conscient que la Loi ne brille pas toujours par sa clarté. La preuve en est que chacun y va de son commentaire et son interprétation personnelle!

Mais alors, pourquoi bon sang nous entêter, lorsque le bon sens et la logique nous dictent l’ordre à suivre.

Au commencement (en 2005), il y avait d’abord les élections communales! Le mandat est de 5 ans! Je crois qu’au commencement (en 2010) il devrait y avoir les élections communales. Et on n’en parle plus!

Oui, je sais que rien n’est logique au Burundi. Oui, je sais que tout doit s’arracher au forceps. Oui je sais que pour certains, c’est leur survie politique qui est en jeu! Tout compte fait, doit- on être si nombriliste et perdre toute raison au risque d’hypothéquer l’avenir “démocratique” du Burundi?

En 1993, Buyoya s’est entêté et a exigé du jeune FRODEBU de commencer les élections par la présidentielle. La suite? Il a été battu et son Parti a perdu les élections parlementaires qui ont suivi.

Je crois que, tout en reconnaissant que 1993 n’est pas 2010, les mêmes causes produisent en général les mêmes effets.

Autrement, comment expliquer cette peur du Président de la République et de son Parti? Le CNDD-FDD est divisé. Il doute! Il improvise. Il ne peut que miser sur la popularité “présumée” du Président de la République…. C’est quite ou double!

Faut – il encore hiberner la population - on lui refuse notamment le vote au bulletin unique parce que soit disant elle est analphabête- et sciemment oublier que le sort du Président est intimement lié à celui de son Parti? Que le bilan du CNDD-FDD est à l’actif (ou au passif) du Président? Que c’est lui le chef de file du CNDD-FDD! A moins qu’il ait quitté ce parti! Ce n’est pas impossible. Et là, ce sont les Bagumyabanga qui ne seraient pas contents (…)

Je m’insurge aussi contre tous ces aveuglés du pouvoir qui ne veulent pas voir la réalité en face. Et je condamne leurs discours et écrits quelque peu respectueux de leurs adversaires.

Ils cherchent les boucs émissaires partout. Shut! Le coupable est déjà désigné: il s’appelle le Parti Sahwanya FRODEBU! Tout ce qui tourne pas rond au Burundi, c’est à cause du FRODEBU. Le soleil ne brille pas assez à Bujumbura, c’est encore le FRODEBU. Les médecins et infirmiers sont en grève, c’est toujours le FRODEBU, un immeuble s’effondre, c’est sûrement les vaudous du FRODEBU, etc etc….

Peut-on encore considérer aujourd’hui, que l’action du FRODEBU est isolée, quand 13 partis politiques adressent une lettre conjointe au Secrétaire Général des Nations Unies pour dénoncer le forcing du Parti au pouvoir? Peut -on encore prétendre qu’il n y a pas de crise politique, quand des ministres claquent la porte du conseil des ministres, quand les 4 partis politiques (FRODEBU, UPRONA, CNDD, MRC) sur cinq représentés au Parlement animent une conférence de presse conjointe pour s’opposer farouchement à la façon dont le gouvernement et le CNDD-FDD sont en train de préparer les élections à leur aise? Peut-on encore faire fi des revendications de la population dans sa majorité quand la presse, la société civile et dans une moindre mesure la communauté internationale, lancent des appels au dialogue entre tous les partenaires?

Et la CENI dans tout cela?

Je crois que la CENI ne sera jamais indépendante sans une indépendance financière. Et les maîtres de Bujumbura ont compris le jeu. Ils trainent les pieds, quand il s’agit de lui trouver des moyens financiers autonomes et préfèrent qu’elle soit directement financée par la présidence. “ Tu me tiens, je te tiens par la barbichette”

La solution?

La sagesse (tiens, le président de la République est en même temps Président du Conseil des sages du CNDD-FDD) impliquerait que ce soit les résultats du dialogue interpartites qui soient mis en application. C’est à cette seule condition que la victoire des partis en lisse ne souffrirait d’aucune contestation…Sinon, bonjour les dégâts! Et cette fois, le vrai responsable est connu.

GN

Fronde des partis politiques parlementaires

23-07-2009

CONFERENCE DE PRESSE ANIMEE CONJOINTEMENT PAR LES PARTIS POLITIQUES PARLEMENTAIRES SUR LE CADRE LEGAL DES ELECTIONS



Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Distingués Invités,

Mesdames, Messieurs,


Pour la toute première fois, nous animons ensemble cette conférence de presse comme partis politiques parlementaires pour des raisons que nous voudrions mettre en exergue dès l’entrée du jeu.

Premièrement, il est une question ces derniers jours qui domine les débats aussi bien dans la rue comme dans les média de tous ordres, mais surtout qui reste préoccupante pour nous en tant qu’acteurs politiques : il s’agit du projet du cadre légal des élections en particulier le code électoral qui oppose le parti au pouvoir et les autres partis politiques.

Deuxièmement, la volonté du gouvernement de faire cavalier seul dans un processus électoral qui appelle la participation de tous les citoyens répartis dans les partis politiques agréés au Burundi ne peut manquer d’inquiéter.

Mesdames Messieurs les Journalistes,

Distingués Invités,

Mesdames, Messieurs,

Vous vous en souviendrez que tous les partenaires nationaux et internationaux, y compris les Nations Unies, le Gouvernement du Burundi, la Société civile burundaise ainsi que les partis politiques, avaient organisé ensemble au cours de ces derniers mois, de vastes consultations à travers notamment le Projet « Cadre de dialogue » dont les Nations Unies et le Burundi sont partenaires. C’est ainsi qu’une table ronde regroupant tous les Partis politiques, y compris le parti au pouvoir, la société civile, le clergé, les anciens Chefs d’Etat, les experts nationaux et internationaux sur le thème de la transparence et de l’intégrité du processus électoral, a été organisée récemment à Bujumbura.

A l’issue de toutes ces consultations de haut niveau, des recommandations convergentes ont été faites et ont abouti à la confection d’un document synthèse qui donne les principales orientations de ce que devrait être le contenu du code électoral burundais pour les élections prochaines. Tous ces partenaires avaient exprimé une grande satisfaction à l’endroit de ces conclusions.

A la grande surprise de tous ces partenaires nationaux et internationaux, le projet de code électoral, qui vient d’être présenté au Conseil des Ministres en date du jeudi 09 juillet 2009 par le Président de la République du Burundi s’écarte complètement de l’esprit et de la lettre du document produit au terme de la table ronde susmentionnée.

Pour ne mentionner que quelques-uns, ces écarts préjudiciables touchent notamment dans les dispositions suivantes : Articles 55, 96, 103.

1. Contrairement à ce que prévoit la Constitution de la République du Burundi dans ses articles 96 et 103 qui fixent les mandats des Institutions électives de la République et déterminant de facto les périodes électorales de ces Institutions, le Projet de code électoral présenté au Conseil des Ministres déclare dans son exposé des motifs que l’ordre des élections est inversé par rapport à ce qu’avait prévu la Constitution. Au terme de cette proposition du Président de la République du Burundi et de son parti politique le CNDD-FDD, les prochaines élections au Burundi devraient commencer par les élections présidentielles, quitte à ce que les autres scrutins suivent.

Sur cette question, nous rappelons que nous légiférons non pas sur base des élucubrations et des intérêts politiques d’un parti politique, mais sur base des intérêts de tout un peuple, et dans le strict respect de la loi fondamentale du Burundi. Autrement dit, chercher à changer l’ordre des scrutins relève d’une volonté coupable d’imposer aux Burundais un point de vue visant à chambarder et détourner le processus électoral au profit du seul Parti au pouvoir. Nous rappelons que les mandats vont se terminer dans l’ordre suivant :

Les conseillers communaux ;

Les députés ;

Le sénat ;

Le Président de la République.

Par conséquent, c’est dans cet ordre que les institutions de la République doivent être pourvues et non l’inverse.

Il n’existe donc aucune justification valable de changer cet ordre en dehors de la volonté du Parti au pouvoir d’imposer le cadre de direction du pays du sommet à la base.

2. Quant au type de bulletin, ledit projet de loi en son article 55 réintroduit l’usage des bulletins de vote multiples alors que tous les acteurs politiques, la société civile ainsi que la communauté internationale ont clairement recommandé l’usage d’un bulletin de vote unique pour mettre fin à l’usage du terrorisme et de la force sur les électeurs qui ont été constatés au cours des élections de 2005.

Nous revenons avec insistance à cette question d’autant plus que sur terrain nous constatons que les opérateurs à la solde du parti au pouvoir donnent déjà des consignes aux citoyens de rentrer des isoloirs électoraux avec les bulletins de vote des autres partis pour montrer que les électeurs ont bel et bien voté CNDD-FDD.

Si nous avons utilisé les symboles des partis en 1961 lorsque nous avions moins d’instruits il devrait être plus aisé de les utiliser en 2010. De même, si au KENYA, au CONGO, en AFRIQUE DU SUD et ailleurs, l’on utilise le bulletin unique, pour quoi ne pas utiliser au Burundi où le taux d’alphabétisation rivaliser avec les pays sus-mentionnés.

De surcroît, le bulletin unique reste économique, exige moins de manœuvres pour l’électeur et occasionne moins de fraudes. Autant l’on ne se trompe pas avec les billets de banque qui ne sont que signes autant l’on ne saurait se tromper avec des symboles de leurs partis politiques qui vont leur être enseignés.

3. Revenant sur l’arbitrage des élections, l’article 3 du même texte propose que les missions, la composition, le mandat, l’organisation et le fonctionnement de la Commission Electorale Nationale Indépendante soient déterminés par un décret présidentiel alors que la table ronde et tous les autres partenaires politiques susmentionnés avaient recommandé que cette importante Commission soit gérée par une loi pour éviter que la commission soit à la merci des pressions diverses du Gouvernement au pouvoir.

4. Le même projet de code électoral introduit une majoration de 500% de la caution des candidats présidents de la République. Celle-ci passe de trois millions à quinze millions de francs burundais. Cette majoration n’a jamais été évoquée nulle part au cours de ces nombreuses consultations ; elle cache mal une démarche d’exclusion des candidats potentiels, compte tenu de l’état de délabrement de l’économie nationale et de l’amenuisement des revenus des contribuables n’ayant pas puisé impunément des caisses de l’Etat.

Aussi, ce projet de code électoral introduit-il de nouvelles règles de répartition de sièges des Députés et de cooptation qui visiblement s’écartent de l’esprit inclusif prôné par l’Accord d’Arusha.

C’est pourquoi nous dénonçons publiquement ces manœuvres frauduleuses et cette violation systématique de la constitution, en même temps qu’il choisit délibérément de passer outre la volonté du peuple et des partenaires tant nationaux qu’internationaux clairement exprimés à travers les consultations susmentionnées.

Convaincus que les prochaines échéances électorales constituent une étape décisive dans la consolidation de la démocratie, la stabilisation des institutions, de la paix et la sécurité dans le pays, nous en appelons à toutes les forces vives de ce pays à ne pas tolérer pareille escroquerie, mais à rester vigilantes, dans le calme et sérénité, et à refuser énergiquement ce diktat du parti au pouvoir.

Au gouvernement du Burundi, et au parti au pouvoir, principalement à l’endroit du Chef de l’Etat garant du respect des lois en générale et de la constitution en premier lieu, nous disons que le moment n’est pas au bricolage des lois, et qu’ils seront les seuls comptables à tout désordre pré ou post électoral qui en résulterait.

A la communauté internationale, spécialement aux pays et institutions qui ont accompagné notre cher pays dans sa difficile et longue sortie de crise, nous réitérons nos remerciements et les exhortons à donner des signes clairs au gouvernement du Burundi contre cette dérive, et à redoubler de soutien à l’endroit des forces politiques et de la société civile déterminées à refuser que le parti au pouvoir replonge le Burundi dans l’instabilité et le chaos politique.

Enfin, aux militants et sympathisants de nos partis politiques respectifs, nous adressons nos vifs remerciements pour la détermination, l’esprit de concorde national et participation citoyenne dont ils ne cessent de faire, et les exhortons à travailler de concert face aux usurpateurs des acquis démocratiques.

En conclusion, nous, partis politiques parlementaires, déclarons que nous sommes farouchement opposés à un projet de loi si biaisé, si truqué et qui, de toute évidence, va replonger le pays dans l’insécurité et l’instabilité politique, dans l’anarchie et le chaos hypothéquant ainsi ce que les burundais ont construit, avec le concours de la Communauté Internationale quinze ans durant.




Fait à Bujumbura, le 22 Juillet 2009


Les partis animateurs de la conférence


Pour le parti Sahwanya-FRODEBU :


Pour le parti UPRONA :


Pour le parti CNDD :


Pour le parti MRC RURENZANGEMERO :

La rédaction

STOP A LA DICTATURE CNDD-FDD!

22-07-2009

Arrêter l’escalade autocratique du pouvoir de Nkurunziza et du CNDD-FDD .

Source: burundirealités

Frantz BUNTU







Le Burundi reste un pays politiquement très fragile. Les armes se sont tues il y a à peine quelques mois, et des centaines de milliers d’armes restent en circulation hors de tout contrôle(1).

De nombreux ex-combattants sont désœuvrés et vivent dans un dénouement total.

Si les tensions ethniques ne sont plus aiguës, il ne faut pas croire qu’elles sont complètement éteintes. A cela il faut ajouter un régionalisme rampant entretenu savamment par des politiciens en mal d’arguments objectifs pour écarter leurs concurrents.

Le contexte géopolitique est on ne peut plus fragile avec une guerre larvée à l’Est de la République du Congo et une Somalie atomisée par des chefs de guerre innombrables.



C’est dans ce contexte que le pouvoir de Nkurunziza se livre à un jeu suicidaire pour la paix relative, péniblement retrouvée dans notre pays, après environ quinze années de guerre civile et des décennies de génocides et massacres interethniques.



Un travail de sape contre la Démocratie par le pouvoir CNDD-FDD/ Nkurunziza.



Le CNDD-FDD avait certes pris le pouvoir au décours des élections marquées par des irrégularités, des assassinats et des menaces de mort à l’endroit des électeurs, mais nombreux sont les burundais qui avaient salué la fin de la guerre et l’arrivée au pouvoir d’une nouvelle classe politique.

A l’étranger, la sympathie à l’égard des jeunes dirigeants était importante.

Mais la déception fut grande : la corruption, la concussion mais surtout la répression furent érigées en méthode de gouvernement.

Le pouvoir du CNDD-FDD s’est illustré par une grande volonté d’écraser toute opposition et d’annihiler tous les contre-pouvoirs même institutionnels.

Au départ mis sur le compte d’Hussein RADJABU, l’escalade autocratique s’est poursuivie même après la mise à l’écart de ce dernier. C’est dire que les habitudes du maquis- la loi du plus fort et du plus féroce- sont fortement ancrées dans le système politique du CNDD-FDD.

Ainsi, Nkurunziza n’hésita pas à „ tordre le bras « à la Cours Constitutionnelle qui en violation de la Constitution et du code électoral sortit le fameux arrêt RCCB 213.

Cet arrêt qui restera dans les annales les plus sombres de cette institution, permit au CNDD-FDD de se débarrasser de ses 22 députés frondeurs.

Par cet acte, le Président Nkurunziza et son parti venaient d’asséner d’une pierre trois coups quasi-mortels à la loi fondamentale et à deux importantes institutions de la République : l’Assemblée Nationale et la Cours Constitutionnelle.

Le harcèlement des opposants et de la société civile ne vont plus jamais faiblir : emprisonnements, filatures, interdiction des réunions, convocations répétées par les autorités judiciaires, assassinats, furent le lot de tous ceux qui osaient émettre une opinion contraire à celle des tenants du pouvoir(2).

Le récent assassinat du vice-président de l’Organisation de Lutte Contre les Malversations Economiques (OLUCOME) en Avril passé, crime jusque là non élucidé, vise-t-il à lancer un avertissement ultime à tous les opposants ?



Après avoir tenté de mettre en place une Commission Electorale Nationale Indépendante à ses ordres, la pression conjuguée des forces vives et de la Communauté Internationale a poussé le Président Nkurunziza à revoir sa copie.

Mais le „ projet de loi portant modification du code électoral « adopté par le Conseil de Ministres du 9 juillet 09 en l’absence des ministres issus du parti FRODEBU, montre que le CNDD-FDD tient à organiser les élections de 2010 pour lui , par lui et contre le peuple.

En effet le projet de loi dépouille la Commission Electorale de tous ses pouvoirs et il ne reste qu’une coquille vide : „ l’article 3 de la loi propose que les missions, la composition, le mandat, l’organisation et le fonctionnement soient déterminés par un décret présidentiel «. Et encore une fois, la constitution n’a pas été épargnée, parce que le projet de loi va à l’ encontre de la loi fondamentale dans ses articles 96 et 103.(3)



Ainsi, après avoir violé la Constitution, affaibli l’Assemblée Nationale, humilié la Cours Constitutionnelle, le Président Nkurunziza et son parti voudraient ridiculiser la Commission Nationale Electorale Indépendante.

Le diagnostic de l’International Crisis Group se révèle avoir été d’une lucidité fascinante. Analysant la persécution des opposants et des membres de la société civile, cette organisation écrivait en Août 2008 : „ tout ceci illustre une volonté qui grandit au sein du parti au pouvoir de gouverner sans partage et à l’occasion, sans même préserver les apparences de l’Etat de droit. La mise sous tutelle de la Cour constitutionnelle n’est pas un acte isolé mais s’intègre dans une stratégie visant l’ensemble des contre-pouvoirs de l’exécutif «(4)

Et de conclure : „ Deux ans à peine avant l’organisation des scrutins qui doivent conduire à l’élection du président de la République au suffrage universel, la situation politique reste confuse et dangereuse. Pour régler la crise politique, le CNDD-FDD a choisi de violer la Constitution et travaille à l’affaiblissement des différents contre-pouvoirs à son autorité. «(4)



Nécessité urgente et absolue d’une large coalition contre la destruction de la démocratie.



La volonté du pouvoir CNDD-FDD d’instaurer une dictature est évidente ; et comme toute dictature ce pouvoir se veut pérenne .

Comme la plupart des dictatures actuelles, la façade se veut démocratique pour faire plaisir aux bailleurs de fonds.

Le Président Nkurunziza et ses acolytes veulent un simulacre d’élections, un parlement aux ordres, une justice apprivoisée, et un peuple docile au service des „ princes du CNDD-FDD «.

Au delà des intérêts partisans, c’est la naissante et très fragile Démocratie, et la timide réconciliation nationale qui sont en danger.

Les acquis démocratiques, arrachés de haute lutte par le peuple burundais, sont entrain d’être confisqués par un groupe de quelques personnes.

Tous les démocrates, tous les patriotes et tous les citoyens épris de paix et de justice devons nous retrouver au sein des partis, des organisations de la Société Civile, des Confessions religieuses pour ensemble former une large coalition pour nous opposer à la destruction méthodique et progressive de notre démocratie naissante.

La Communauté Internationale qui a joué un rôle important dans le processus qui a permis un début de paix et l’arrivée de cette démocratie naissante, ne doit pas nous abandonner.

Elle devrait nous assister avec force, maintenant plus que jamais, pour mettre debout des institutions démocratiques fortes et durables.

Seule un régime véritablement démocratique peut garantir la paix pour tous, et est à même d’offrir des espaces de discussions, afin de régler les conflits de manière pacifique et de rechercher des solutions aux nombreux problèmes qui assaillent le peuple burundais tels la pauvreté, la faim, la démographie galopante, le sida, etc.









20 Juillet 2009.

























(1) Le dernier mouvement rebelle le FNL, ne s’est mué en parti politique qu’en Janvier 2009.

(2) Violences et répression politiques : Instruments de maintien ou d’accès au pouvoir au Burundi, par Human Rights Watch, 3 Juin 2009.

(3) Lettre adressée au Secrétaire Général des NU par treize partis de l’opposition en date le 14 juillet 09.

(4) Burundi : renouer le dialogue politique , par ICG, Briefing Afrique n° 53 du 19 août

La rédaction

13 partis écrivent à Ban Ki -Moon

19-07-2009

République du Burundi
Partis Politiques



Bujumbura, le 14 Juillet 2009





Transmis Copie Pour Information à :

Son Excellence Pierre NKURUNZIZA, Président de la République du Burundi ;

Son Excellence Yoweli KAGUTA MUSEVENI, Président de l’Initiative de la Paix sur le Burundi et Président de la République de l’Ouganda

Son Excellence Mouamar Kaddafi, le Guide de la révolution Libienne et Président en exercice de l’Union Africaine

Son Excellence Jakaya Mrisho KIKWETE, Président de la République Unie de la Tanzanie et Président en exercice de l’Union Africaine

Son Excellence Jacob ZUMA, Président de la République Sud Africaine ;

Son Excellence Paul KAGAME, Président de la République Rwandaise ;

Son Excellence Mwayi Kibaki, Président de la République du Kenya ;

Son Excellence Jean PING, Président de la Commission de l’Union Africaine ;

Son Excellence le Secrétaire Général de l’Union Interparlementaire ;

Avec les assurances de nos plus hautes considérations.


A son Excellence Ban Ki-Moon,
Secrétaire Général des Nations Unies
à
New-York.


Objet : Menaces graves
sur le Processus électoral
au Burundi.



Excellence Monsieur le Secrétaire Général,

Nous, Partis politiques signataires de la présente, avons l’insigne honneur de nous adresser à Votre haute autorité pour vous faire part de nos profondes préoccupations suite aux sérieux dérapages observés ces derniers jours dans le processus électoral qui est en train d’être préparé dans notre pays, et Vous demander d’agir en urgence pour éviter que le ce processus ne tombe pas dans les mêmes travers qu’ont connu le Zimbabwe et le Kenya.
Aussi ; a-t-il été constaté qu’au Burundi des élections mal organisées et non inclusives ont été toujours à l’origine de la désintégration de notre société dont les conséquences se sont entendues sur toutes la Région.

En effet, Excellence Monsieur le Secrétaire Général, au moment où nous Vous adressons cette correspondance, une crise ouverte vient de se manifester au sein des Institutions de la République suite aux gaves mésententes sur le Projet de code électoral que le Président de la République et son Parti le CNDD-FDD veulent imposer par tous les moyens à tous les autres partis politiques.


Il sied, Excellence, de rappeler que tous les partenaires nationaux et internationaux, y compris les Nations Unies, le Gouvernement du Burundi, la Société civile burundaise ainsi que les partis politiques, avaient organisé ensemble au cours de ces derniers mois, de vastes consultations à travers notamment le Projet « Cadre de dialogue » dont les nations Unies et le Burundi sont partenaires. C’est ainsi qu’une table ronde regroupant tous les Partis politiques, la société civile, le clergé, les anciens Chefs d’Etat, les experts nationaux et internationaux sur le thème de la transparence et l’intégrité du processus électoral a été organisée récemment à Bujumbura.

A l’issue de toutes ces consultations de haut niveau, des recommandations convergentes ont été faites et ont abouti à la confection d’un document synthèse qui donne les principales orientations de ce que devrait être le contenu du Code électoral burundais pour les élections prochaines. Tous ces partenaires avaient exprimé une grande satisfaction à l’endroit de ces conclusions.

A la grande surprise de tous ces partenaires nationaux et internationaux, le projet de code électoral, qui vient d’être présenté au Conseil des Ministres en date du jeudi 09 juillet 2009 par le Président de la République du Burundi s’écarte complètement de l’esprit et la lettre du document produit au terme de la Table ronde susmentionnée.


Sans être exhaustif, ces écarts préjudiciables se remarquent notamment dans les dispositions suivantes :

1. Contrairement à ce que prévoit la Constitution de la République du Burundi dans ses articles 96 et 103 qui fixent les mandats des Institutions électives de la République et déterminant de facto les périodes électorales de ces Institutions, le Projet de Code électoral présenté au Conseil des Ministres déclare dans son exposé des motifs que l’ordre des élections soit inversé par rapport à ce qu’avait prévu la Constitution. Au terme de cette proposition du Président de la République du Burundi et son parti politique le CNDD-FDD, les prochaines élections au Burundi devraient commencer par les élections présidentielles, quitte à ce que les autres scrutins suivent après.

2. Le projet de loi en son article 55 réintroduit l’usage des bulletins de vote multiples alors que tous les acteurs politiques, la société civile ainsi que la communauté internationale ont clairement recommandé l’usage d’un bulletin de vote unique pour mettre fin à l’usage du terrorisme ou de la force sur les électeurs qui a été constaté au cours des élections de 2005.

3. L’article 3 du même texte propose que les missions, la composition, le mandat, l’organisation et le fonctionnement de la Commission Electorale Nationale Indépendante soient déterminés par un décret présidentiel alors que la table ronde et tous les autres partenaires politiques susvisés avaient recommandé que cette importante Commission soit gérée par une loi pour éviter qu’elle soit à la merci des pressions diverses du Gouvernement , des partis politiques et divers candidats parties prenantes aux élections.


4. Le même projet de code électoral introduit une majoration de 500% de la caution des candidats présidents de la République. Celle-ci passe de trois millions à quinze millions de francs burundais. Cette majoration qui n’a jamais été évoquée nulle part au cours de ces nombreuses consultations, cache mal une démarche d’exclusion pour les candidats potentiels compte tenu de l’Etat délétère de l’économie nationale et de l’amenuisement des revenus des contribuables n’ayant pas puisé impunément des caisses de l’Etat.

Excellence Monsieur le Secrétaire Général,

Les Partis politiques signataires de la présente constatent qu’à travers ce comportement du Président de la République et son Parti politique le CNDD-FDD se manifeste une volonté ferme de négation d’un « Burundi dirigé par le dialogue » pourtant initié par le Chef de l’Etat lui-même et les Nations Unies à travers le projet « Cadre de dialogue », pour se maintenir dans le diktat et la force. Les membres du Gouvernement qui ont essayé d’appeler le Président de la République à consulter ses partenaires n’ont eu droit qu’à un refus humiliant. Face à cela, ils n’avaient d’autre choix que la sortie de ce Conseil des Ministres qui a consacré ce projet de Code électoral qui ne prend en compte que les seules volontés du Président de la République et son parti le CNDD-FDD.

Par ces faits Il sied de constater donc que le Président et le Parti au pouvoir fort du silence complice et de l’inaction de la Communauté internationale face aux violations de la loi et aux différents crimes de violation grave des droits de l’homme vont user des mêmes méthodes de diktat et de forcing pour le faire passer au parlement.

Excellence Monsieur le Secrétaire Général,


Les partis politiques ainsi que la société civile burundais ont été amenés à plusieurs reprises à vous faire part de leurs observations sur les dérives autoritaires des décideurs burundais. Ceci a été le cas notamment lors des graves violations répétitives des droits de l’homme dans notre pays, la formation du Gouvernement en violation flagrante de la Constitution, la radiation par force de 22 députés sur des bases tout à fait illégales, ainsi que bien d’autres graves faits qui ont été toujours portés à votre connaissance notamment des attaques aux grenades des parlementaires alors que vous aviez été alerté bien avant dans la lettre du 12/02/2007 dont l’objet était la demande de protection des Députés et des autres personnalités menacées d’assassinat.

Dans ce contexte, la Communauté Internationale cordonnée principalement par les Nations Unies a accompagné sans relâche la recherche des solutions durables au conflit burundais à travers le consensus, et investi des ressources énormes dans la restauration de la paix et de la démocratie dans notre pays. Dans le même ordre d’idée, elle a tenu à soutenir la consolidation de la paix, le renforcement de la démocratie chèrement acquise et le fonctionnement des Institutions qui sont l’expression de cette légitimité retrouvée.

Excellence Monsieur le Secrétaire Général,

Ayant investi énormément dans le processus de paix au Burundi ainsi que dans le processus de consolidation de la Paix et de la démocratie, des élections apaisées, libres, équitables et transparentes devraient être un couronnement heureux pour toute la Communauté nationale et internationale pour tous les efforts consentis.

C’est pour toutes ces nombreuses raisons que nous nous adressons une fois de plus à Votre haute autorité pour que, en collaboration avec toute la communauté nationale et internationale, vous puissiez faire intervenir en urgence vos mécanismes de prévention et d’appui auprès des autorités burundaises et ses partenaires, afin que tous acceptent le retour au respect du dialogue, du consensus, et rejettent définitivement l’usage de la force, du diktat dans la gestion de la vie politique et sociale du Burundi en général et du processus électoral en particulier.


A travers cette lettre, nous voudrions insister encore une fois auprès de Vous pour que le mandat du BINUB soit renforcé de manière qu’il puisse s’impliquer dans la préparation, l’observation et la sécurisation des prochaines élections au Burundi prévues en 2010. Sinon, le risque est grand qu’il n’y ait pas d’élections libres et apaisées au Burundi en 2010. Nous voudrions vous demander également d’alerter l’Initiative Régionale pour la Paix au Burundi et les garants de l’Accord d’Arusha d’organiser un sommet en urgence pour évaluer la situation politique et institutionnelle en l’occurrence la préparation des prochaines élections.


A travers ce message, nous voudrions aussi insister une fois de plus auprès de la Communauté Internationale représentée à travers l’Union Européenne, l’Initiative de la Sous-Région pour le Burundi, tous les pays ayant des représentations diplomatiques au Burundi, de joindre leurs efforts en vue d’encourager les Partenaires burundais dans la voie du dialogue sous l’égide des Nations Unies en vue de mettre un terme au silence et à la complaisance qui les caractérisent.

Nous invitons les bailleurs de fonds à poursuivre les contacts avec le Burundi, afin d’arriver rapidement à des compromis qui permettront de financer un processus électoral légitimé par tous les partenaires politiques.

Malgré les nombreuses dérives du pouvoir en place dont nous sommes souvent victimes, nous restons disposés et disponibles pour participer de façon constructive au dialogue que nous réclamons en vue de conjurer le retour de la dictature, sauver la démocratie dans notre pays et ramener définitivement le Burundi sur la voie de la paix et de la réconciliation, de la paix et de la sécurité, de la stabilité politique et la relance du développement économique et du bien être social.

Ne doutant point que Vous allez nous prêter une oreille attentive et que notre demande sera exaucée, nous Vous prions d’agréer, Excellence Monsieur le Secrétaire Général, l’assurance de notre très haute considération.


Les Partis politiques signataires


Copie Pour Information à :

- Son Excellence Monsieur le Représentant
du Secrétaire Général des Nations Unies au Burundi
- Son Excellence Monsieur le Représentant
du Président de la Commission de l’U.A au Burundi
- Monseigneur le Nonce Apostolique au Burundi
- Madame l’Ambassadeur des USA au Burundi
- Monsieur l’Ambassadeur de la République
Populaire de Chine au Burundi
- Monsieur l’Ambassadeur de France au Burundi
- Monsieur l’Ambassadeur de Belgique au Burundi
- Monsieur l’Ambassadeur d’Allemagne au Burundi
- Monsieur l’Ambassadeur de la Grande
Bretagne au Burundi
- Monsieur l’Ambassadeur de Suisse au Burundi
- Monsieur l’Ambassadeur de la République
Unie de Tanzanie au Burundi
- Monsieur l’Ambassadeur de la République
Sud Africaine au Burundi
- Monsieur l’Ambassadeur d’Egypte au Burundi
- Monsieur l’Ambassadeur de la République
du Rwanda au Burundi
- Monsieur l’Ambassadeur du Kenya au Burundi
- Monsieur l’Ambassadeur des Pays Bas au Burundi
- Monsieur le Chef de Délégation de la Commission
de l’Union Européenne au Burundi
- Haut Commissariat des Nations Unies pour
les Droits de l’Homme
- Amnistie International
- Human Right Watch
- International Crisis Group
- Initiatives et Changement International













Les Partis signataires

1. SAHWANYA-FRODEBU : Frédéric BAMVUGINYUMVIRA, vice président

2. CNDD : Léonard NYANGOMA, président

3. MSD : Odette NTAHIRAJA, secrétaire général

4. UPRONA : Aloys RUBUKA, président

5. FNL : Jean Bosco HAVYARIMANA, porte parole

6. PPDRR-ABAVANDIMWE : Aloys BARICAKO, président

7. PARENA : Claver BUTOYI, secrétaire national permanent

8. ADR : Alice NZOMUKUNDA, présidente

9. PML ABANYAMWETE

10. RADEBU : hon.Jean de Dieu MUTABAZI, président

11. FROLINA-ABANYAMURYANGO : Adrien NDAYIRAGIJE, secrétaire général

12. MRC-RURENZANGEMERO, Prof Juvénal NGORWANUBUSA, porte parole

13. ANADDE : Antoine BUTOYI, président

La rédaction

Parlons élections.

16-07-2009

Burundi: Fallait-il amender ou non la Constitution post-transition, la Loi communale et la Loi électorale avant les élections de 2010?

Amender la Constitution, la Loi commune et la Loi(code) électorale c'est, par principe, tirer la leçon du fonctionnement chaotique des institutions issues des élections de 2005 pour améliorer le fonctionnement de celles qui sortiront des élections de 2010. C'est faciliter le travail d'organisation par la CENI en lui fournissant des instruments juridiques adéquats(par le législateur) et en lui dotant des moyens matériels et financiers indispensables pour cette organisation (par l'exécutif). Dans cette optique, amender la constitution post-transition, la loi communale et le code électoral ne pouvait qu'avoir des effets bénéfiques.

1. Qui est habilité à amender la Constitution, la Loi communale et le code électoral?

Cette question est d'importance dans la mesure où amender un ou des articles de la constitution, la loi communale et le code électoral c'est légiférer. Et, ne légifère qui veut. Fut-il le Président de la République. En règle générale, c'est le peuple et à travers lui ses représentants qui légifère. Dans un régime parlementaire, le Parlement est la seule institution habilitée à légiférer, à réviser ou non la Loi fondamentale et/ou les lois connexes.
Pratiquement:

1. Des" groupes techniques mis sur pied et qui seraient déjà à pied d'oeuvre", comme l'a laissé entendre le Président de la République dans son dialogue avec la population le 20 juin 2009, peuvent-ils légiférer?
Nenni. Ce serait une façon de contourner le Parlement. En la matière, le Président ne dispose que du droit de^promulguer la loi amendée par le Parlement. Si le Président persistait et passait en force les textes de ses groupes techniques, il doit impérativement:
1°. soit organiser un Référendum (akamarampaka) afin que le peuple approuve ou pas les propositions de ses groupes. La Constitution qui a présidé aux élections de 1993 et 2005 est passée par cette voie.
2°. soit le gouvernement se porte garant du travail de ces groupes et transforme leurs conclusions en projets du gouvernement qu'il soumet au Parlement pour amendement. Par cette voie, le Président et son Gouvernement témoigneraient de leur respect de la séparation des pouvoirs.

2. Et, le cadre stratégique de concertation et de dialogue? C'est une association de fait née des suites du fameux congrès de Ngozi du parti cndd-fdd du 7 février 2007. Il n'a ni compétence, ni statut juridique officiel reconnu. Ce serait même une mozaïque mise sur pied pour pallier au Parlement alors mis en débandade par ledit congrès.

3. Pourquoi les partis politiques n'amenderaient pas la constitution, tant qu'on y est? A lire leurs critiques sous cette législature, ils l'auraient déjà fait.Mais, ils savent plus que quiconque qu'ils ne disposent pas du droit de légiférer. Tout au plus, ont-ils le droit de suggestion à leurs élus des sujets qu'ils voudraient voir amender.

4. Contrairement aux idées reçues, la CENI n'a pas non plus le droit de légiférer. Son droit est d'organiser, de rendre opérationnels les textes juridiques du Législateur. Ainsi, proposer un calendrier électoral, constituer des équipes au niveau provincial, communal, etc... relève des actes de la CENI.

C'est pour cette raison que le projet de calendrier électoral et de la loi communale présentés en conseil des ministres ce 9 juillet 2009 par le Ministre cndd-fdd de l'intérieur ont été rejetés illico par ses collègues ministres, par les partis politique et la société civile. Qui plus est, ces projets n'émanaient que d'un seul parti politique cndd-fdd qualifié le 20 juin 09 de "groupes techniques par le Président de la République.
Le Ministre cndd-fdd de l'intérieur a commis une double usurpation de pouvoir. Il a légiféré sur la Loi communale en lieu et place du Parlement; il a organisé le calendrier électoral en lieu et place dela CENI. En la matière, il avait le seul droit de fournir à ladite CENI les moyens matériels et financiers. Il ne l'a pas fait, à en croire le Président de la CENI en sa communication à la presse fin juin.

2. Ne pas amender la Constitution post-transition, c'est prolonger la transition.

Il suffit de placer sur la ligne des temps les Accords de paix et de réconciliation d'Arusha et la constitution de transition et post-transition qui en sont issues pour comprendre que les élections de 2005 ont ouvert une nouvelle période de transition que l'on peut qualifier de transition démocratique. Nous avons en mémoire que la deuxième tranche de la première période de transition avait été prolongée à cause des difficultés rencontrées à conclure et à appliquer les accords de cessez-le-feu entre le gouvernement de transition (endeux tranches) et les mouvements rebelles: le cndd-fdd et le Palipehutu - FNL. Les élections de 2010 devaient se tenir dans de meilleures conditions car sans mouvement rebelle en guerre et devaient mettre fin à cette période de transition par l'organisations de élections au suffrage universel direct à tous les niveaux. C'est ce type de suffrage qui en plus exigeait la révision de la constitution post-transition.

La constitution qui a présidé aux élections de 2005 est qualifiée"post-transition parce que les élections de 2005 n'ont pas supprimé la transition mais l'ont allongée. Et du moment que cette même constitution préside aux élections de 2010, cette transition est prolongée de facto d'encore 5 ans. Cette prolongation n'est pas un mal en soi eu égard au retard pris dans l'applications des accords de cessez-le-feuentre le gouvernement Nkurunziza et les FNL; eu égard au fait que certains membres du parti cndd-fdd commencent, bien que timidement, à se rendre compte que leur parti a commis une erreur politique grave en rejetant de façon ostentatoire les Accords d'Arusha dès sa victoire électorale de 2005.

Qui ne se souvient pas des slogans tels que:" la transition c'est fini";" les Accords d'Arusha avec ses quota ethniques, c'est un torchon à jeter dans la poubelle"; "nous sommes un pays souverain , les forces de maintien de la paix peuvent déguérpir", etc...

Ce rejet des Accords d'Arusha par le cndd-fdd avait entraîné les violations systématiques de la Constitution, les dysfonctionnements au niveau du Gouvernement, du Parlement, de l'administration publique et communale.

L'on a en mémoire la requête en inconstitutionnalitédu Parti Sahwanya-Frodebu contre le premier gouvernement Nkurunziza, du non respect de l'immunité parlementaire; du muselage deslibertés publiques(ordonnance Kamana); es admnistrateurs démissionnés à près de 5°% pour des raisons obscures mais directement liées à une mauvaise loi communale.

3. Le Parlement n'amenderait que la Loi communale et le code électoral.

D'une part, cela témoignerait de son souci de privilégier la forme actuelle de la transition et, d'autre part, d'assurer les meilleures conditions d'organisation des élections 2010 et du meilleur fonctionnement de institutions qui en seraient issues. Dès, lors, rien n'empêche la CENI de se mettre au travail d'autant plus rapidement que la constitution post-transition a prévu l'élection présidentielle au suffrage universel direct.
Cette particularité a sans oute joué un tour pendable au législateur tenant de la révision de la Constitution. Mais, quel allait être le mode d'élection des Sénateurs? Par contre elle donne à la CENI la lattitude de jour plainement son rôle notamment dans l'élaboration du projet de calendrier électoral ouvert à tous les compétiteurs politiques. Beaucoup de ceux-ci ont déjà exprimé leur désidérata sur ce sujet , sauf... le parti cndd-fdd.
L'on peut se demander pourquoi? Simple. D'une part, comme dirait l'autre, les élections ce n'est pas son truc. Dans sa gouvernance interne, l'accès à la place de dirigeant du mouvement et du parti s'est fait via des coups d'état. D'autre part, depuis sa victoire de 2005, ce parti s'est embourbé dans sa quête de devenir parti unique ou parti-Etat. Il est même content qu'on l'appelle "parti au pouvoir". Or, d'expérience, tout citoyen burundais sait que pour que sa quête soit satisfaite, le cndd-fdd n'a pas d'autre choix que recourir au coup d'Etat avec son lot d'hécatombes humaines et de misères. Il fera donc tout pour que les élections n'aient lieu.

4. Bref aperçu historique de la constitution du Burundi.

En réalité, le Burundi a connu trois constitutions écrites. La première constitution date de 1961. Elle a présidé aux élections de septembre 1961 et à l'indépendance du pays le 1.7.1962. Elle fut rédigé par le conseil de la couronne et ce, après une Table Ronde tenue en Belgique qui consacra l'autonomie du Burundi de 1958 à 1962 comme période de transition vers l'indépendance. Le Burundi allait être indépendant sous le statut de Royaume et de monarchie constitutionnelle (comme la Belgique). Il n'y eut pas Référendum pour valider le projet de consitution promulguée par le Roi Mwambutsa contrairement au Rwanda qui était République. La constitution prévoyait un Parlement à deux Chambres : l'Assemblée Nationale et le Sénat plus cooptations. Le Gouvernement de la période d'autonomie présidé par le Premier Ministre Mr J. CIMPAYE s'appellait gouvernement intérimaire ou provisoire. Cette Constituion fut partiellement retouchéeen 1965 pour présider aux élections législatives etcommunales de 1965. C'est cette constitution qui a été suspendue par le Capitaine M. MICOMBERO lors de son coup d'Etat militaire de novembre 1966. Faute de presse écrite(il y avait Ndongozi en kirundi et Temps Nouveaux en français)
peu de Burundais connaissent son contenu.

Le 2ème constitution est celle qui a présidé aux élections de 1993. Un commision ad hoc a été officiellement institué pour en rédiger le projet. Ce projet est passé par la voie du Référendum pour être validé parce qu'entretemps le Burundi était devenu une République mais sans parlement au sens juridique du mot depuis 1966. C'est le Parti unique Uprona qui faisait office de parlement.
C'est le président P. BUYOYA qui l'a promulguée. Elle prévoyait une Chambre unique: l'Assemblée Nationale. Les élections était au suffrage universel direct à tous les niveaux (pas de cooptations). Cette constitution avait pour but de mettre dfn à trente ans de la dictature militaire et de parti unique et d'instaurer un Burundi à gouvernance démocratique. C'est ce Burundi Démocratique que Feu Gervais NYANGOMA dans son discours d'anniversaire d'indépendance en 1965 'après les élections du 12 mai 65) et feu M. NDADAYE dans le Programme électorale du Parti Sahwanya-Frodebu en 1993 apppellait le BURUNDI NOUVEAU. Il convient de signaler que cette constitution a été simplement abandonnée mais n'a jamais été suspendue par les putschistes de 1993 et 1996.

La 3ème Constitution est celle de transition et post-transition aujourd'hui en vigueur et élaborée suite aux Pourparlers et aux Accords d'Arusha d'août 2000. Ceux-ci avait pour but de mettre fin à la guerre provoquée par le coup d'Etat d'octobre 1993 contre toutes les institutions démocratiquement élues. Comme en 1965, elle prévoyait un Parlement à deux Chambres avec deux modes d'élections différents: suffrage universel direct pour les députés et les conseillers communaux et indirect pour les Sénateurs plus cooptations et les Admninistrateurs communaux. Pour l'élection prédidentielle, le suffrage était indirect en 2005 et devra être direct en 2010.
Cet aperçu historique permet d'obsever qu'en plus des objectifs dévolus à chacune des Constitutions, hormoniser les modes d'élection imposait la révision de la Constitution.

4. Droit de vie et de mort, drame du parti cndd-fdd.

Nous venons de voir qu'avant d'être parti unique, le parti Uprona avait remporté les élections législatives de 1965. Il a aussitô sombré dans des querelles de leadership en son sein (assassinats, exil de P. Mirerekano...), intrigues à la Cour royale, non respect des résultes des urnes, culture de la peur et de la haine ethnique(Monronvia-Casablanca), montages des complots dans le but d'éliminer physiquement les leaders des autres formations politiques et de la société civiles et d'empêcher l'organisationsdes élections commulaes. Effectivement celles-ci n'ont eu lieu en 1965. La suite fut l'hécatombe humaine d'octobre 1965 et 1969, prélude du génocide hutu de 1972. L'uprona devint ainsi parti unique et règna en maître sur des fosses communes et sous une dictature militaire férocependant plus de trois décenies.

Le drame actuel du parti cndd-fdd réside dans le fait que depuis sa victoire de 2005, ce parti n'a fait que reproduire exactement les mêmes faits et gestes que l'Uprona quarente ans auparavant. Le cheminement évident ne peut être que celui de devenir un parti-Etat.
La 1ère Constitution ayant présidé à la victoire de l'Urpona en 1965 était identique à celleayant présidé à la victoire du cndd-fdd en 2005. Chacune portait une période de transition censée permettre au parti vainqueur de créer des conditions favorables à l'édification d'un Burundi à gouvernance démocratique en passant par la préparation des élections démocratiques au suffrage universel direct.
Force est de constaterqu'à l'instar de l'Uprona en 1965, le cndd-fdd s'est acharné à enrayer toute les conditions de bonne gouvernance, à mettre à genou toutes les institutions de transision par ses luttes internes de leadership (Radjabu-Basabose; coup d'Etat contre Radjabu/ P. Nkurunziza) suivi de la destabilisation du Parlement et des communes; de montanges de complots destinés à éliminer physiquementles leaders des autres formations politiques et civiles. C'est le Présidentlui-même qui, de Mwakiro annonça ces montages en moins de 6 mois au poivoir. On assista aux arrestations de Mugabarabona, Nyangoma(plus exil), D.Ndayizeye, Kadege, etc... et de mise à l''écoute de tous les élus comme de simples criminels. Il est manifeste que le but inavou de ces actes est l'espoir du cndd-fdd de se voir un jour régner en maître sur d'autres fosses communes à l'instar de l'UPRONA en 1965. Il a déjà creusé celles de Muyinga, Kinama, Gitega, etc...

Au jourd'hui, il est normal que tout le monde, à l'intérieur comme à l'extérieur du pays, parle des élections comme un événement uimportant. Ne voilà-pas que le cndd-fdd se singularise en limitant les libertés publiques, en faisant de nouveaux montages de complots; de la culture d'un climat de peur comme l'Uprona en 1965: "Pour un politicien, c'est donc normal d'avoir peur"..., vient de déclarer le Secrétaire Général (S.G.) à un journal national.

Etrangément, ce S.G. traite les autres partis politiques comme déjà "battus" alors que la compétititon électorale n'a pas encore eu lieu.Cela n'est en tout une guerre psychologique propre à une campagne électorale puisque celle-ci n'a pas encore commncé. Au contraire, c'est une autre façon à lui d'affirmer que sous son règne les élections n'auront pas lieu.

Pire, le parti cndd-fdd s'est créé l'illusion (jurant par la barbe de ses encêtres) qu'il détient le droit de vie et de mort des citoyens et des leaders des partis politiques et civiles. La recente interview du Colonel Gélase NDABIRABE, S.G. du cndd-fdd dans le journal IWACU sur les tentatives de son parti d'éliminer physiquement l'Honorable Domitien NDAYIZEYE, élu candidant du parti Sahwanya- Frodebu aux présidentielles de 2010, est à ce point élocante et à la fois hallucinante quand, dans un état de total mépris et d'extrême nervosité, le S.G. martèle: : " On aura sûrement le temps d'épingler cet ancien Chef de l'Etat le moment venu...(mais) Domitien doit rester en vie. Sa peau ne coûte rien. Nous le voulons plutôt vivant. Nous allons avertir tout le monde que Domitien soit protégé. Les membres du Frodebu vont manger les fruits des arbres (amanazi) que nous sommes en train de planter...."

Même le Mwami (Roi) Mwambutsa dont on nous disait qu'il détenait ce droit de vie et de mort de ses sujets jusqu'à le symboliser par le sorgho(vie) et le tambour Karyenda(mort) sur le drapeau national a été dans l'incapacité intellectuelle et humaine de s'exprimer de cette manière.

Joseph Kayogera.

La rédaction

Nos condoléances les plus attristées

11-07-2009

Une quizaine de personnes viennent de trouver la mort dans l'effrodrement d'un immeuble en construction en province de Gitega.

C'est un tragédie pour les familles des disparus,les habitants de Gitega, mais aussi pour tout le pays.

L'heure est au recueillement!

La rédaction de www.frodebu.be se joint à l'ensemble de la population burundaise pour présenter ses condoléances les plus émues aux familles éprouvées.

La rédaction

Vers une nème crise institutionnelle au Bur

09-07-2009

DECLARATION DES MEMBRES DU GOUVERNEMENT DU BURUNDI ISSUS DU PARTI SAHWANYA - FRODEBU


Ce jeudi 09 juillet 2009, un projet de code électoral a été présenté dans le Conseil des Ministres pour analyse. A l’issu de la lecture du dit projet de code, nous, soussignés, Membres du Gouvernement du Burundi issus du Parti Sahwanya-FRODEBU, avons constaté de graves distorsions dans son contenu, notamment :

1. Alors que l’exposé des motifs prétend que les orientations qui ont été données par les Partis politiques et la société civile dans les différents cadres de concertation et de dialogue ont permis de confectionner ce projet, nous constatons que plusieurs parties importantes de ce projet s’en écartent totalement.
2. Le projet de code électoral déclare que l’ordre des élections a été inversé par rapport à l’année 2005, alors que ce point sensible n’a jamais fait objet d’orientation commune entre les différents partenaires. Par ailleurs plusieurs participants à ces cadres avaient formellement rappelé que la succession des élections a été arrêtée par les mandats en cours conformément au prescrit de la Constitution et du code électoral.
3. De plus, le projet de code électoral tente sournoisement de céder au Président de la République les pouvoirs impartis à la CENI de fixer le calendrier électoral. Ceci est bien visible dans l’article 11 du Projet de code où il est prévu un décret présidentiel qui préciserait la chronologie des séquences des scrutins.
4. Le projet de code électoral semble indiquer que le premier scrutin sera celui du Président de la République, alors que cela est contradictoire aux articles 96 et 103 de la Constitution qui précisent le mandat et les délais impartis pour l’élection du Président de la République.
5. Le projet de code introduit aussi une majoration extrême de la caution des candidats Président de la République qui n’a jamais fait objet de débat au sein des différents cadres de concertation qui se sont souvent réunis sur ce thème de processus électoral.
6. Le projet de code électoral veut consacrer l’usage des bulletins de vote multiples, alors que plusieurs partenaires au cours des concertations organisées à ce sujet avaient opté pour le bulletin unique.
7. Enfin, le projet de code électoral contient plusieurs modifications importantes qui n’ont jamais été évoquées ni dans ces différents cadres de concertation et de dialogue, ni dans l’exposé des motifs, et ce d’une façon sournoise, comme pour cacher le contenu, rendant ainsi le projet de code illisible.

Au cours de la réunion du Conseil des Ministres, nous avons attiré l’attention de l'autorité compétente en l’occurrence Son Excellence Monsieur le Président de la République sur ces faits graves pour lui demander de renvoyer le dossier dans les cadres de concertation politiques pour une meilleure entente, afin d’éviter une autre grave crise politique qui se profile à l’horizon.

Remarquant avec grand regret que notre appel n’a pas été entendu, nous avons décidé unanimement de ne pas participer aux délibérations de ce dit projet de code électoral aussi longtemps qu’il ne sera pas le fruit d’une entente harmonieuse entre les partenaires politiques concernés.

Nous réitérons notre demande à Son Excellence Monsieur le Président de la République de privilégier le dialogue et la concertation pour résoudre ce grave conflit tel que cela avait été fait pour la mise en place de la CENI.



Fait à Bujumbura le


Les membres du Gouvernement du Burundi issus du Parti Sahwanya- FRODEBU


1. BIGIRIMANA Euphrasie


2. KANYENKIKO Anatole


3. NDUWAYO Rose


4. BAKEVYUMUSAYA Vénérand


5. NDERAGAKURA Ferdinand

La rédaction

Rappel: BBQ géant, ce 11 Juillet 09 !

08-07-2009

Sortie en famille

Samedi 11 juillet 2009 à partir de 12h30
Adresse du jour:
Installations sportives du ROYAL OTTIGNIES STIMONT Football club.
Boulevard de Lauzelle, 1340 Ottignies Louvain la neuve.

Vous avez aimé notre souper exotique du mois de décembre 2008, Vous avez adoré notre super souper du O4 avril 2009 ; certainement que le barbecue du 29 juin 2008 était génial…. Eh bien ce 11 juillet, l’ambiance sera au rendez-vous et ce sera super génial !

Matchs de foot sur terrain synthétique. Merci de prévoir des chaussures appropriées. Equipe locale contre une équipe" sélection nationale" de Belgique (entre 16 ans et 30 ans)
Match d’ouverture : entre 35 ans et 70 ans……

Mais aussi et surtout, barbecue et boissons à des prix très démocratiques toute l'après midi et musique à gogo, un DJ des Pays des Grands Lacs d’Afrique sera parmi nous
Nous avons commandé le soleil pour ce jour!

Contacts:
Gilbert Nibigirwe au 0479 833 702, Jean Berchmans Ndahabonimana au 0485 177 485 ; Jean Bosco Sebigo au 0478821778 ; Melissa Kibare au 0496 765 175 ; Joseph Kayogera au 0478399 592 ; Déo Nshimirimana au 0478410734.

Document annexe : 1247074674_sortie en famille 2009.doc

La rédaction

Déclarations des partis politiques

08-07-2009



Les partis politiques signataires de la présente déclaration, après avoir analysé la situation politique qui prévaut au pays en cette période préélectorale spécialement aux chapitres des libertés politiques, de la tolérance politique et du respect des droits de la personne humaine, ont décidé de rendre publique la déclaration suivante :

1. Le Ministre de l’Intérieur Monsieur Edouard NDUWIMANA vient de dévoiler que face aux enjeux électoraux il refuse d’être au-dessus des partis politiques préférant plutôt se comporter comme un simple militant du CNDD-FDD. A ce titre sa déclaration de ce dimanche 05 juillet qui justifiait la tenue d’un meeting du CNDD-FDD au Stade de Bubanza, activité interdite aux autres partis politiques, s’inscrit dans cette logique malgré les différentes assurances au cours des rencontres avec les responsables des partis politiques.

2. Malheureusement, au même moment d’autres partis politiques endurent un calvaire inouï pour tenir une simple réunion. Cela se manifeste par des actes d’intolérance qui, au delà de l’interdiction des réunions vont jusqu’à la destruction des insignes des autres partis politiques comme les drapeaux, les permanences, l’emprisonnement des militants et des leaders de ces partis et va jusqu’à la suppression des vies humaines. Ces partis politiques se heurtent à un comportement partisan de certains administratifs et certains policiers manipulés par le parti CNDD-FDD. Le comble de malheur est que le même ministre Edouard NDUWIMANA s’est inscrit dans cette même logique ce 9 juin 2009 en proférant des menaces, qui frisent la persécution, contre ces mêmes formations politiques ;

3. Ce refus de libertés politiques aux autres formations politiques n’a d’autres visées que de replonger le Burundi dans un monopartisme de fait ; cette démarche qui tend à mettre un trait à la démocratie est dictée par la peur de perdre les élections de l’année prochaine. En outre les partis signataires de cette déclaration dénoncent avec beaucoup d’énergies l’usage des moyens de l’Etat par le Parti CNDD-FDD sous l’œil complice du Ministère de l’Intérieur et l’exploitation malhonnête des travaux communautaires ;

De tout ce qui précède, les partis signataires de la présente demandent :

1. Au Ministre de l’Intérieur d’être au dessus de la mêlée dans la gestion des partis politiques. Cette attitude lui épargnera le deux poids, deux mesures qui caractérise de plus en plus son action. Dès lors les libertés politiques doivent être exercées pleinement par tous les partis politiques ;

2. Au pouvoir du CNDD-FDD d’établir les responsabilités dans les crimes crapuleux qui ne cessent d’endeuiller le peuple burundais ;

3. A la CENI de s’impliquer davantage dans l’organisation des élections en fixant le calendrier des échéances électorales ;

4. A la classe politique burundaise et à la société civile de constituer un front de refus du retour au monopartisme, un front commun pour des élections justes, prospères et démocratiques, garantes d’une stabilité qui a tant manqué au peuple burundais ;

5. Au peuple burundais de rester calme et serein et de voter pour le changement démocratique en 2010 ;

6. A la Communauté Internationale en générale et aux Nation Unies en particulier de braquer un coup de projecteur sur les élections du Burundi en 2010 afin qu’elles ne soient pas la source d’un nouveau conflit. Pour atteindre pleinement cet objectif noble un cadre permanent de consultation entre les différents acteurs politiques, de la société civile, des bailleurs de fonds et de la Commission Electorale nationale Indépendante devrait être institué ;

7. Aux différents bailleurs de fonds d’appuyer rapidement la CENI afin qu’elle mette en route dans les délais la machine électorale.



Fait à Bujumbura, le 08/07/2009

Pour les partis signataires :

CNDD

MSD

Sahwanya FRODEBU







La rédaction

Ce que je crois

28-06-2009

1. Le Burundi se prépare à célébrer le 47è anniversaire de son indépendance. Partout dans le pays et à l’étranger, ce sera une occasion de se rappeler les exploits de nos illustres combattants de la liberté, en tête desquels le Prince Louis Rwagasore. A Bruxelles, pour la deuxième année consécutive, les cérémonies auront lieu le 04 juillet, au BOZAR. Placé sous le thème, « Burundi cœur d’Afrique au Cœur de l’Europe », cette manifestation se veut un moment de rencontre et de découverte de la culture burundaise dans toute sa diversité. « Le Burundi a la forme d’un cœur, hasard de la nature, oui, mais il se trouve aussi au cœur de l’Afrique. Bruxelles se trouve au cœur de la Belgique et est capitale de l’Europe » commentait un des organisateurs de la fête !

2. Je crois que la sérénité et la confiance qui animent les organisateurs de cet événement devraient inspirer les autorités burundaises, plus spécialement pendant cette période pré-électorale. Hélas non ! La dernière actualité relatait l’existence d’un plan d’assassinat de Ndayizeye Domitien, plan qui serait ourdi par le CNDD-FDD et les Services Nationaux de Renseignement. Ndayizeye affirme lui-même en détenir des preuves (….) Et certains défenseurs zélés du pouvoir et du CNDD-FDD y vont de leur petit commentaire, allant jusqu’à incriminer le Président du Parti Sahwanya-FRODEBU, qu’il serait un des instigateurs de ce plan macabre. Quel délire !

3. Peut-on encore aujourd’hui prendre à la légère ce genre d’information, quand nous avons déjà vu les exploits dont sont capables les maîtres de Bujumbura, allant jusqu’à sacrifier leurs propres compagnons de lutte, et des pauvres paysans sans défense ? (….) Ndayizeye a été emprisonné par ce même pouvoir, pour rien. Ndayizeye est aujourd’hui un challenger sérieux du pouvoir pour les élections de 2010. Il gène, beaucoup.

4. Je crois que le Burundi a choisi une voie irréversible vers la démocratisation de la vie politique, même si nous assistons, ces derniers temps, à des grands sauts, en arrière. Cela étant, qui prêche la violence récolte la violence. N’est-il pas grand temps de faire plutôt confronter les programmes ? A ce titre, le FRODEBU a plus d’arguments.

GN

Le gouverneur de Kayanza perd ses moyens.

24-06-2009

REPUBLIQUE DU BURUNDI KAYANZA, LE 24/6/2009
MINISTERE DE L’INTERIEUR
PROVINCE KAYANZA
CABINET DU COUVERNEUR

No :531.08/21/2009 T.P.C.I .A:
Son Excellence Monsieur le Ministre de l’Intérieur
A BUJUMBURA



Objet : vos correspondances no : A Monsieur le Président de la Fédération
de Kayanza du parti Sahwanya-Frodebu
050/N.E/S.F/FKYZA/2009 A KAYANZA
et 052/N.E/S.F/FKYZA/2009
portant déclaration des réunions
organisées respectivement en commune
Rango et au chef lieu de la province

Monsieur le Président,


J’accuse réception de vos correspondances reprises en marge et profite de cette occasion pour porter à votre connaissance que ces réunions n’auront pas avoir lieu.

En effet,Monsieur le Président, tenant compte des observations faites lors des réunions antérieurement organisées par le parti que vous avez eu l’honneur de représenter en province Kayanza, il est grand temps qu’un cadre de dialogue soit organisé entre votre parti et l’administration, afin que ça soit une occasion d’être encore une fois informé des textes qui réglementent les activités des partis,pour enfin obtenir l’autorisation de continuer vos activités politiques, dans le strict respect de la loi y relative.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma considération distinguée.


T.P.C.I. LE GOUVERNEUR DE PROVINCE
- Monsieur le Commissaire provincial Sennel NDUWIMANA
de la police à Kayanza
-Madame, Monsieur l’Administrateur communal (tous)











Lors des descentes que le Gouverneur de province vient d’effectuer dans différentes communes de la province Kayanza, certains représentants communaux du parti Sahwanya-Frodebu sont pointés du doigt par les administratifs à la base et la population, surtout en ce qui concerne les enseignements subversifs et la distribution des cartes portant photo de Monsieur Ndayizeye Domitien (Candidat président de ce parti pour les élections de 2010)

A titre d’exemple, en commune Gahombo, le représentant communal de ce parti enseigne qu’il ne faut pas faire les travaux de développement communautaire et qu’en outre, il ne faut participer aux différents réunions organisées par les administratifs.

En commune Rango,la distribution des cartes du candidat Ndayizeye est une triste réalité.
En commune Muhanga, le Président communal implante des drapeaux là où ce parti n’a pas de permanences.

Pire encore, en dates des 20 et 21/06/2009, lors des réunions tenues par ce parti dans les communes de Gatara et Matongo, des enseignements qui dénigrent le pouvoir se sont faits entendre.
Concrètement, en date du 20/06/2009 à Mbirizi (commune Gatara), Monsieur Ndayizeye Domitien a dit que le Gouvernement n’a rien fait pour la population en dénigrant en meme temps son Excellence Monsieur le Président de la République en ces termes : « Ahanda abanyagihugu ngo ariko aratera amavoka kadi bishwe n’inzara. »

En date du 21/06/2009, une autre descente a été effectuée en commune Matongo, précvisement à Bandaga et Burarana.
A cette occasion, Monsieur Ndayizeye a prononcé ces mots : « Leta irabahenda ntanakimwe irakora,ahubwo iguma ibiba. Harya abana biga ku buntu,bakavurwa ku buntuabakenyezi bakibaruka ku buntu,nimwe muhindukira mukabiriha kuko vyose birihwa kumafaranga leta yadugije ku biciro vy’inzoga n’isukari »

Le président du Frodebu (Léonce Ngendakumana)enseigne le régionalisme en disant :
« Uwu nawe si uwanyu,mushakako tubazanira ya ntwaro y’abanyabururi. Ni nde atazotora Domitien ngo agarukire intara ya Kayanza ? »
Signalons que cette question a été adressée à la population après la distribution des cartes portant la photo de Monsieur Ndayizeye et dont voici une.(ici il annexé la photo du candidat )
Quant au representant de la jeunesse du Frodebu : Leta ikoresha aba démobilisés ba CNDD-FDD. Jeho sinzi kurasa ? Raba kurutoke,umuntu atinya ingwe ntatinya iyimwinjiranye. »

Excellence Monsieur le Ministre, notons que toutes ces réunions ne se sont pas déroulées dans des salles de réunions et qu’on avait même installé des haut-parleurs, pour dire qu’ils ne s’adressaient pas seulement aux militants du Frodebu mais à tous les passants.
Conséquemment, un incident allait se produire quand Ndayizeye Domitien disait qu’il faut supprimer la gratuité des soins de santé et de scolarité. En effet, ceux qui ne sont pas de ce parti se sont agités.
De ce qui précède,on constate que ce parti viole les textes qui réglementent les activités des partis politiques et qu’alors des mesures doivent être prises pour bannir ce genre de comportement.

Permettez-moi de vous dire, Excellence Monsieur le Ministre qu’en date du 22/06/2009 vers 19h30, les permanences du parti CNDD-FDD construites sur les collines Kibimba et
Masama I ont été incendiées par des malfaiteurs non encore identifiés






La rédaction

Un week-end riche pour le FRODEBU (suite)

22-06-2009

La province de Kayanza était à l’honneur ce week-end. Ainsi, à tout seigneur tout honneur dirait-on, la première descente a eu lieu Samedi 20 juin, sur la colline Bubezi, colline natal de Domitien NDAYIZEYE candidat officiel du FRODEBU. Le président NDAYIZEYE était accompagné par le président du Parti l’honorable Léonce NGENDAKUMANA et les autres hauts cadres du Parti. La population était venue en nombre pour accueillir l’enfant du pays. Selon les estimations, plus de trois mille personnes avaient répondu présent à cette invitation.

Quel message cette délégation apportait-elle?

Aujourd’hui, il apparaît de plus en plus qu’une grande partie de la classe politique, la société civile et la presse n’hésitent plus à prôner le changement de mode de gouvernance, le changement dans le mode de gestion de l’Etat. Une nouvelle ère réellement démocratique et soucieuse de la protection des droits humains de la population, la sécurité des personnes et leurs biens, la lutte contre la corruption et l’assainissement des finances de l’Etat, se dessine à l’horizon. Voilà en résumé la teneur des discours qui ont été prononcés ce jour là.

Et comment acquérir ce changement ?

Par le vote massif en 2010, en faveur du FRODEBU et ses candidats depuis la colline jusqu’au sommet du de l’Etat.

En effet, le parti Sahwanya-FRODEBU œuvre pour la démocratie, le respect des droits humains et le partage équitable des biens du pays. C’est le parti Sahwanya-FRODEBU qui a pu mettre fin aux atrocités de la guerre civile qui déchirait le pays en signant et en appliquant les différents accords de paix et de cessez-le-feu.

Le Parti Sahwanya-FRODEBU est et restera toujours du côté des nombreux « va nu pieds » a-t-il lancé NDAYIZEYE. C’est cet amour patriotique qui a caractérisé les dirigeants du pays issus du FRODEBU pendant la période de transition qui a fait que les négociations puissent aboutir. C’est cet élan patriotique qui devra continuer à les caractériser pour un développement durable et intégral du pays après la victoire de 2010.

Le président du Parti, de même que le Président NDAYIZEYE ont prodigué de sages conseils aux Inziraguhemuka et à la population qui étaient sur les lieux surtout pendant cette période où les actes d’intimidation et provocation perpétrés par certains membres du CNDD-FDD se multiplient et davantage dirigés contre les membres des partis de l’opposition.

Ils leur ont demandé de la retenue et la solidarité pour vaincre ces actes indignes d’un Etat démocratique pour lequel le FRODEBU s’est toujours battu.

La victoire du FRODEBU passera d’abord par son programme généreux et par sa capacité à rassembler les hommes et les femmes soucieux d’un changement, ont-ils conclu.

Après Bubezi, le marathon s’est poursuivi en zone de Mbirizi de la commune Gatara. Le même message a été livré aux Inziraguhemuka de cette localité.

Dimanche, ce fut le tour des zones Bandaga et Burarana de la commune Matongo de la province Kayanza. Une fois de plus, la population est au rendez-vous. La preuve que le message du FRODEBU passe de plus en plus fort. A la clé de nombreux nouveaux adhérents se font enregistrés sur les longues listes des Inziraguhemuka.

La longue marche vers la victoire en 2010 s’organise, dès aujourd’hui.
Et il n’est pas trop tôt. En effet, le chemin sera parsemé d’embûches et de pièges. Cependant, il est plus que jamais permis d’y croire.

Cette descente de Kayanza n’était pas choisie au hasard. Outre qu’il s’agissait de la visite de l’enfant du pays dans son fief, il était question surtout de couper cours à toutes spéculations après la sortie médiatique manquée du secrétaire général du parti CNDD-FDD qui affirmait, sans honte que la mère (80 ans) de NDAYIZEYE et son frère (décédé) auraient adhéré au CNDD-FDD !

JB Niyongabo

Un week-end riche pour le FRODEBU.

22-06-2009

C'est désormais une habitude. Tous les week ends, les drapeaux vert-blanc du FRODEBU sont sortis à travers tout le pays.

Les inziraguhemuka (du nom des membres du Parti Sahwanya FRODEBU)sont déterminés à faire changer les choses en 2010.

Malgré les interdictions(injustes et illégales) de l'autorité administrative, incarnée par le plus zélé Ministre de l'Intérieur,ils bravent l'interdit et se réunissent paisiblement. Les réunions politiques, c'est une des libertés constitutionnelles.

La CJD (Centrale des Jeunes Démocrates)se réunissait ce samedi en Commune urbaine de Musaga. Pour rappel, l'administrateur communal de cette même commune leur avait interdit la réunion une semaine auparavant, avant de se raviser(....)

Au programme, accueil de 300 jeunes en provenance du moribond FRODEBU Nyakuri.

Le lendemain, c'est à Bubanza que plusieurs membres du FNL ont décidé (déjà!)de troquer leur treillis militaire contre l'uniforme de paix et d'espoir, le vert-blanc.

Le fait marquant fut sans conteste la descente de la délégation, conduite par le candidat officiel aux élections présidentielles de 2010, le Président Ndayizeye, dans sa province natale, Kayanza.

Nous y reviendrons dans notre édition ultérieure.

En tout, les responsables du Parti estiment qu'au moins 3000 nouveaux membres ont intégré le Parti de Ndadaye ce week end, lors des réunions qui étaient organisées à travers tout le pays.

Tous les nouveaux arrivants nous confiaient qu'ils sont séduits par le fonctionnement démocratique interne du FRODEBU et l'idée de rassemblement que ce dernier incarne.

Bienvenue à tous!

La rédaction

CNDD-FDD, les raisons de son échec.

19-06-2009

LES RAISONS DE LA DEFAITE DU CANDIDAT DU CNDD-FDD, LE DR PIERRE NKURUNZIZA

Aux termes du dernier congrès du CNDD-FDD à Kayanza le 29/03/2009 tout le monde a compris que le candidat du CNDD-FDD aux élections présidentielles de 2010 sera l’actuel chef de l’Etat, l’honorable Pierre NKURUNZIZA. Cependant, ce choix ne rencontre pas l’approbation de certains ténors du Parti présidentiel. Au CNDD-FDD on ne le dit pas à haute voix mais le malaise est perceptible.

Mais alors pourquoi cette grogne interne au CNDD-FDD n’a-t-elle pas accueilli de gaieté de cœur la candidature de l’actuel commandant suprême ? A huit mois des élections, cette opinion pense, pour des raisons objectives ou subjectives, que le Président NKURUNZIZA ne peut pas mener le parti à la victoire en 2010. Probablement que cette opinion est mue par des élans de rivalité internes au CNDD-FDD. « Ces sont des ambitieux du parti qui soutiennent cette thèse, dira un fidèle au Président NKURUNZIZA ! » Acceptons cette lecture ! Admettons que l’appréciation négative interne au CNDD-FDD est subjective !

Qu’en est-il au juste ? Le parti Sahwanya-FRODEBU qui s’investi corps et âme dans les élections de 2010 est pertinemment convaincu que le Président NKURUNZIZA est facile à battre aux élections de 2010. Pourquoi ? Parce que ce candidat affiche des failles qui constituent une entrave à sa marche vers la reconduction. Quelles sont ces failles ? Appelez-les failles, faiblesses ou les raisons de sa défaite ! L’énoncé de cette liste établi par le parti de Melchior NDADAYE est le suivant :

1. La candidature de l’ancien Président NDAYIZEYE au même poste
• le nom de NDAYIZEYE reste bien gravé dans la mémoire collective des burundais. Ces derniers se souviennent et reconnaissent que c’est grâce au génie de ce fils de Kayanza que l’intégration des ex-rebelles du CNDD-FDD à l’armée régulière s’est faite sans heurts. Le Burundi devenant ainsi un modèle d’une intégration réussie. L’intégration réussie qui est synonyme de la paix retrouvée a touché le cœur des burundais meurtris par tant d’années de guerre ;
• Malheureusement aujourd’hui, les burundais réalisent avec amertume que la réforme des corps de défense et de sécurité est presque au point mort. Certains éléments du corps vous diront que le brassage initialement attendu reste une juxtaposition de deux forces. L’actuelle configuration donne d’un côté les anciens éléments de l’armée régulière qui maîtrisent tous les rouages du corps pendant que les nouveaux venus (ex-rebelles) ont l’impression de se retrouver dans une jungle où tout est nouveau. Les victimes de cette méconnaissance sont réduits à de simples spectateurs ;
• Au tableau des réformes à imprimer tel que prescrit par l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation, le secteur de la Justice occupait une place de choix. NDAYIZEYE Domitien avait effectué un rapatriement des jeunes hutu, diplômés ou supposés diplômés en droit. Malheureusement force est de constater qu’actuellement le gras de cette catégorie de nouveaux venus est utilisé pour servir le parti CNDD-FDD et non le corps de la justice. C’est dommage de constater que la grande partie de cette génération est instrumentalisé, hypothéquant ainsi l’esprit et la lettre de l’Accord d’Arusha en la matière. Bien plus ces jeunes magistrats sont fragilisés par cette manipulation et qui condamnés les réduit à de simples militants du CNDD-FDD alors que leurs mission était de redorer le blason du corps. A ce titre nous devons nous en convaincre, le pays a fait une marche en arrière dans ce secteur ;
• En matière économique presque tous les opérateurs économiques le répètent : au temps de NDAYIZEYE Domitien, bien qu’on était en guerre les affaires marchaient relativement bien. Aujourd’hui tous les indicateurs sont presque au rouge. Le simple citoyen vit une misère devenue chronique. A ce titre des femmes bien portantes ont inventé un phénomène de mendicité à travers laquelle elles louent des enfants à présenter comme des orphelins dans la rue pour forcer la charité des passants ! Une première ! un indicateur qui ne trompe pas ! cette situation traduit un malaise social qui est loin d’honorer les gestionnaires de la cité.

2. Hussein RADJABU

L’ancien homme fort qui dirigeait des mains de maître le parti présidentiel jusqu’au 7 février 2007 a été emprisonné pour des mobiles de rivalité le 27 avril 2007. Depuis son arrestation une fissure énorme a éclaté au sein du parti CNDD-FDD. Ce divorce a été consommé par le geste des tombeurs d’Hussein RADJABU de chasser illégalement 22 députés qui sont restés fidèles à ce mentor. Le fossé est encore creusé quand la justice, téléguidée par les mêmes tombeurs a condamné Hussein RADJABU à rester en prison pendant 13 ans, une période qui correspondrait, jour pour jour à la fin de la troisième législature.

En écartant Hussein RADJABU par ce biais de la justice injuste, le parti présidentiel s’est privé d’un capital important indispensable dans les consultations populaires de 2010. A ce titre le camp de cet ancien président du CNDD-FDD renferme de grands propagandistes, des mobilisateurs chevronnés. Il paraît que même un bon nombre d’écrits qui nourrissaient les outils de communication du parti étaient rédigés par les mêmes hommes qui sont sur la touche, en l’occurrence le député MPAWENAYO Pasteur. Au-delà de cette capacité de mobilisation, les fidèles d’Hussein RADJABU se sont convertis au parti UPD-zigamibanga. Ce parti en expansion donne du fil à retordre au camp présidentiel. D’où les nombreuses tracasseries gauches qui lui sont infligés par le pouvoir dans le but de freiner cet essor, un mouvement qui correspond à une hémorragie au CNDD-FDD.

En tout état de cause le CNDD-FDD sans Hussein RADJABU est loin de réunir le score des 58% obtenu lors des élections de 2005. A ce propos une gymnastique mathématique à l’Assemblée Nationale donne l’idée du poids de ce prisonnier. En effet avec les élections de 2005, le CNDD-FDD avait eu 64 députés sur 118. Or 22 sont avec RADJABU. 22 députés sur 64 équivaut à au moins 34%. Avec ce seul déficit le CNDD-FDD procéderait par une magie pour avoir 51% aux élections de 2010. Or un autre déficit est à signaler : une friction dans le camp présidentiel.

3. L’hémorragie interne

L’histoire contemporaine de la gestion politique nous apprend que quand un parti est aux commandes d’un pays, le peuple attend beaucoup de lui et surtout les militant de ce même parti. Ainsi au CNDD-FDD avec le départ d’Hussein RADJABU qui était présenté comme la source de tous les maux qui s’abattaient sur le parti, un bon nombre de membres du parti avaient espéré un saut qualificatif.

Malheureusement, la réalité vécue au quotidien démontre que la descente aux enfers s’accélère. Et cette mauvaise note est attribuée au Président de la République. A ce titre le chef de l’Etat est taxé d’être entouré par des conseillers inconnus au bataillon CNDD-FDD. Les plus cyniques déclarent que cette galaxie du Chef de l’Etat ignore même la signification du CNDD-FDD en toute lettre.

C’est le cas de certains hommes qui sont autour du président de la République alors qu’au début de la négociation politique intérieure qui était conduite par Eugène NINDORERA et Térence NAHIMANA, ils juraient par tous les diables qu’il est hors de question de négocier avec les génocidaires, entendez le CNDD-FDD. La question qui se pose dans ces cercles du CNDD-FDD est de savoir si ces hommes « convertis » roulent pour le parti ou pour un autre maître qui se cache ailleurs avec des mobiles de couler l’organisation.

L’autre cas qui irrite cette opinion c’est le cas d’un certain homme d’affaire d’origine Rwandaise Silas MAJAMBERE qui est entrain de s’installer sur la rive du Lac Tanganyika (depuis le Cercle Nautique de Bujumbura à Resha, dans la commune de Rumonge, Bururi). Cet homme qui est présenté comme un troisième Vice-président de la République a de plus en plus un pouvoir qui dépasse les limites acceptables dans une nation indépendante depuis 47 ans. Le geste le plus révoltant aura été la remise comme cadeau, au Président Somalien d’une lance et d’un tambour en présence du Ministre de l’Intérieur burundais à Resha. Ces objets, symboles du pouvoir au Burundi ne devaient pas être donné par un étranger à un visiteur chef d’Etat en présence d’un représentant d’un ministère de Souveraineté comme le ministre Edouard NDUWIMANA. Cet affront a eu lieu jeudi le 12 mars 2009. Mais à côté de cet impair, des sources concordantes déplorent que cet homme d’affaire spéciale, qui a une garde de la police burundaise, est tellement habitué au bureau de la Présidence de la république qu’il est arrivé à un stade où il veut foncer directement dans le bureau du chef de l’Etat sans passer par les services du protocole. Ce troisième Vice-président qui ne rate aucune occasion de s’afficher devant les caméras de la presse aux côtés du Président de la République, fait irruption dans les cabinets de certains ministères avec le même réflexe d’entrer directement sans faire antichambre.

Face à une telle situation, une série de questions hantent les esprits sceptiques du parti présidentiel : qui est Silas MAJAMBERE ? Pour qui roule-t-il ? Comment a-t-il atterri à la présidence de la République du Burundi au moment où les portes se fermeraient à lui dans les capitales de la sous région ??? Quelle que soit sa mission officielle, les gestes déplacés et l’importance démesurée qu’il possède sèment le trouble. Ceci risque de discréditer le système CNDD-FDD.

En effet, cette influence des nouveaux venus qui gravitent autour du Président du conseil des sages, avec des missions pas très claires, des missions qui ne riment pas toujours avec la performance poussent des militant du CNDD-FDD à remettre en question la reconduction du Président NKURUNZIZA en 2010.

A côté de ce courant il faut inscrire un autre camp qui estime que le chef de l’Etat passe beaucoup de temps en dehors des bureaux de la présidence. Une absence ce qui affecterait l’aura du parti. C’est à cette catégorie que le message peu tendre de Kayanza du Chef de l’Etat était destiné. Ce jour du dernier congrès du parti présidentiel, le président NKURUNZIZA a tenu à déclarer haut et fort que « la récréation est terminé. » Ce rappel à l’ordre était sans équivoque : c’était une mise en garde très sévère qui a heurté les concernés. On l’a vu pendant le congrès, à la sortie du congrès, même aujourd’hui les concernés ont toujours un visage renfrogné ; un sentiment de déception et d’incertitude se lit sur leur visage.

Tout compte fait des nuages envahissants planent au CNDD-FDD. Des camps se dessinent. Ceux-ci sont fondés sur une déception par rapport à la gestion du pouvoir pendant 4 ans de règne. L’heure du bilan interne a sonné. Le résultat est de loin inférieure aux efforts consentis rappelons-le qui sont allés jusqu’au sacrifice des fils et filles du Burundi. Ce résultat sera négativement sanctionné.

A côté de ces deux groupes, il y a un troisième camp. Celui des privilégies qui sentent qu’ils vont être éjectés. C’est le cas des élus qui réalisent qu’ils ne vont pas se retrouver sur les listes bloquées du parti ou qui ne seront pas en position utile. Et le slogan gagne du terrain « pas question de 2 Yebo Yebo » Yebo Yebo étant la Jeep Nissan que possèdent presque tous les élus députés et sénateurs. Cette philosophie réfute donc l’idée de reconduire sur les listes électorales les élus de 2005. Ici il est important de préciser que contrairement au FRODEBU où on passe par des élections primaires de base au sommet, pour se retrouver sur une liste, au CNDD-FDD les listes sont établies par quelques individus influents du parti.

Dans ce cas, cette éjection programmée fait peur à certains députés et sénateurs. Ainsi certains sont entrain de quitter le navire CNDD-FDD pour émigrer vers d’autres partis qui offrent plus de chances.

En tout état de cause, cette hémorragie interne ne milite pas en faveur d’une mobilisation des militants derrière le candidat Pierre NKURUNZIZA, Président de la République.

4. La mauvaise gestion des médecins

La question de la grève des médecins a été mal gérée. Dans sa gestion, surtout vers la fin de la grève on a perçu un ton de menace qui a dominé les débats. C’est ainsi que le Porte parole du Gouvernement dans ses dernières sorties n’a brandi que la Chicotte.
Bien entendu sa menace comparée à celle du chef de l’Etat à Karuzi, elle est bénigne. En effet, le discours du Chef de l’Etat de Karuzi qui mettait fin de façon unilatérale et brusque le dialogue entre les médecins et le Gouvernement a surpris. De la part du Chef du Gouvernement en même temps probable candidat à sa propre succession le message de Karuzi aurait pu avoir un autre ton et un autre contenu. Ce message a causé un grand préjudice à l’amour propre des médecins et à l’image du Chef du Gouvernement.

C’est dire que le Quartier Général du Président NKURUNZIZA aux élections de 2010 ainsi que son bureau charge de communication ont pêché. En effet, les deux entités ont oublié qu’un médecin peut soigner plus de 50 malades par jour. Il peut donc recevoir ou rencontrer plus de 50 électeurs par jour. Une capacité de contact que même les membres du Gouvernement ne possède pas. Autant dire que la communication de Karuzi qui divorçait presque avec ce corps de médecins en grève était une grosse erreur de la part de cette équipe technique qui a décidé de mettre tous ces médecins sur le dos du Chef de l’Etat. Le Président de la République n’avait pas besoin de l’ouverture de ce front.

5. Population déçue par les promesses non tenues

Dans ce discours de Karuzi contre les médecins en grève, le Chef de l’Etat NKURUNZIZA a déclaré qu’il ne pouvait pas faire des promesses qu’il ne tiendra pas comme c’était le cas au Gouvernement de Transition.

Mais les burundais n’ont pas la mémoire courte. Ils se souviennent que le Président NKURUNZIZA a promis à partir de la province de Makamba qu’il allait construire 5 barrages électriques pendant cette législature. Il avait promis un aéroport international à Bujumbura, plusieurs Stades Olympiques. Mais force est de constater que ces promesses qui se faisaient par annonce radio ne sont pas encore réalisées à une année de son mandat.

S’il est vrai que ces cadeaux promis gracieusement par le Chef de l’Etat ne rentraient pas dans les priorités du paysan il est aussi vrai que même « le léger mieux » promis en campagne électorale de 2005 n’est pas là. Aujourd’hui les électeurs qui ont cru que les hommes en armes hutues au pouvoir signifiaient progrès, développement, richesse, justice, équité sont désillusionnés. Ils se rendent compte qu’ils ont été abusés. En effet, ces électeurs n’auraient jamais pensé que des combattants de la liberté pouvaient décimer les gens à Muyinga et à Kinama. Ils n’avaient jamais envisagées qu’ils pouvaient manipuler la justice jusqu’à emprisonner et torturer un ancien Chef de l’Etat qui leur a remis le bâton de commandement avec une élégance jamais égalée. Ces électeurs ne comprennent pas que ceux-là même qui présentaient hier, la justice comme étant monoethnique Tutsi la manipule aujourd’hui jusqu’à emprisonner un frère d’armes comme Hussein RADJABU.

Ces désillusionnés le disent tout haut : « en 2005, le CNDD-FDD avait un masquée. Le masque est tombé : ils sont comme les autres ou même pire. »

6. La guerre contre la société civile

La déclaration faite par le patron de la police présidentielle le Général Major Adolphe NSHIMIRIMANA ce mercredi 3 juin 2009 contre la société civile vient de confirmer que la société civile reste dans la ligne de mire du pouvoir.

Rappelons à ce propos que le cas de l’assassinat d’Ernest MANIRUMVA vice-président de l’OLUCOME n’est pas encore élucidé deux mois après. Pourtant le journal « IWACU » dans sa parution du vendredi 5 juin 2009, révèle que certains assassins d’Ernest MANIRUMVA ont été recrutés parmi les hommes des forces de défense et de sécurité burundaise. C’est le cas du capitaine Pacifique NDIKURIYO qui faisait partie de la garde présidentielle. Toujours selon ce même journal « on lui avait demandé d’aller avec son unité pour accomplir cette sale besogne. Mais il a refusé. Ce refus lui a coûté sa vie ». Le comble de malheur est que le pouvoir du CNDD-FDD refuse catégoriquement à la société civile de faire une marche manifestation contre la criminalité qui devient de plus en plus inquiétante. Une décision qui laisse comprendre que la société civile, qui doit être la voix des sans voix est plié de se taire. A ce titre certains membres de la société civile comme Pacifique Président du FORSC reçoivent des menaces de mort.

Malheureusement la guerre contre la société civile risque de ne pas être payant pour le parti présidentiel. La police présidentielle devrait le comprendre !

7. La guerre contre la Presse

Le CNDD-FDD a remporté les élections en 2005. La presse y a contribué énormément. La promesse faite mais non tenue était de promouvoir la liberté de la presse en se refusant d’emprisonner les chevaliers du micro et de la plume. Mais Jean Claude KAVUMBAGU, Directeur de NET PRESS vient de séjourner à la prison centrale de Mpimba pendant plus de 6 mois. Trois ans avant, d’autres confrères avaient été arrêtés ou contraints à l’exil.

Au demeurant des hommes des media, tout comme ceux de la société civile sont considérés comme des ennemis du pouvoir. Il n’est pas rare d’entendre certains responsables du pouvoir taxer la presse d’être à la solde de l’opposition et qu’elle doit être traitée comme tel. Un responsable d’une de police du pays a même confié à un confrère qu’il tentait de retourner qu’à l’approche des élections les journalistes qui auront refusé de changer leur ligne éditorial en faveur du CNDD-FDD se retrouveront dans de très mauvais draps. Autant dire que dans cette perspective un autre front contre la presse doit être ouvert.

Au bout du rouleau l’équation CNDD-FDD = VICTOIRE EN 2010 procéderait d’une chimère. Une illusion optique. Au regard des fronts que le CNDD-FDD lui même a ouvert volontairement il serait illusoire de croire un seul instant que le CNDD-FDD peut garder les 58% qu’il a eu en 2005. Ainsi la situation réelle de la force du CNDD-FDD se présente comme suit :

Situation 1 :
CNDD-FDD- Hussein RADJABU = ?
CNDD-FDD- Les déçus (hémorragie interne = ?
CNDD-FDD- Alice NZOMUKUNDA= ?

Situation 2 :
Un CNDD-FDD amputé de ces 3 ailes, confronté à une candidature redoutable de l’ancien président NDAYIZEYE= ?

Situation 3 :
Un CNDD-FDD amputé de 3 ailes confronté à NDAYIZEYE avec 3 fronts dont un contre les médecins, un deuxième contre la société civile, un troisième contre la presse= ?

Situation 4 :
Un CNDD-FDD amputé de 3 ailes confronté à NDAYIZEYE, avec 3 fronts dont celui des médecins de la société civile et de la presse couronné par un électoral désillusionné = ?

Ce calcul que même un enfant de l’école maternel peut effectuer donne un résultat de loin inférieur à 50%. De ce tableau nous déduisons que la défaite du CNDD-FDD est assurée. Voilà pourquoi des lieutenants de ce parti s’investissent dans des actes d’intolérance allant jusqu’à tuer des militants du FRODEBU comme à Mwaro, Kinama et Kamenge. Tous ces actes d’intolérance rentrent dans une tentative désespérée de remonter le score qui s’annonce faible.

NDIMURUVUGO A.


Aube de la Démocratie n° 126

Ndayizeye doit mourir!

17-06-2009

ASSASSINATS CIBLES : NDAYIZEYE DOMITIEN DANS LA LIGNE DE MIRE…

Depuis un certain temps l’élimination physique ciblée des hommes politiques est une stratégie qui fait son chemin. Cette option a été adoptée sous un prétexte fallacieux de freiner une montée fulgurante du cercle politique qui réclame le changement démocratique en 2010. Le même projet frappe de plein fouet la société civile, elle qui plaide pour une bonne gouvernance.

Ainsi, ce plan macabre a déjà endeuillé le Parti Sahwanya-FRODEBU à plusieurs reprises. Le décompte des militants du FRODEBU assassinés dans cette philosophie est de 7. Au sein de la société civile, l’OLUCOME a perdu son vice-président, Ernest MANIRUMVA. Une mort qui a entraîné une autre, celle d’un officier subalterne, le capitaine Pacifique NDIKURIYO. Dans la famille de la société civile, le Mouvement d’Action Catholique/Scout vient lui aussi de perdre un élève dans la province de Makamba, en commune Kayogoro. Nous analyserons cas par cas ces assassinats qui sont considérés comme des ballons d’essaie qui devraient ramener à l’ordre les esprits qui dérangent la quiétude du système qui gouverne le pays.

Et comme si ces morts ne suffisaient pas, comme s’ils ne pesaient pas lourdement sur la conscience des auteurs et des commanditaires, un autre plan macabre dénommé « canon sans recul est actionné » cette fois-ci on a décidé de frapper fort.

Ce samedi 30 mai 2009, un laboratoire qui réunissait certains officiers supérieures et généraux à Bujumbura a décidé de tuer purement et simplement l’ancien Président Domitien NDAYIZEYE qui est le candidat du parti Sahwanya-FRODEBU aux élections présidentielles de 2010. Dans cette réunion, un officier général qui tenait le crachoir a conclu la réunion en disant : « le problème de notre victoire ce n’est pas le FRODEBU. Mais c’est bel et bien NDAYIZEYE Domitien. Aussi longtemps qu’il sera vivant, donc candidat du FRODEBU, beaucoup de burundais vont voter pour lui. Il n’y a donc pas milles solutions, si nous voulons survivre à 2010 : il faut le tuer avant les échéances électorales. Et je m’en charge (« arugupfa narapfuye ») je n’ai plus rien à sauver ! » Pour mener à bien cette opération il a été décidé qu’on allait changer la garde de l’ancien Président NDAYIZEYE Domitien en y intégrant des éléments nouveaux à la solde de ce laboratoire. Bien plus, on promettait 10 millions de francs burundais à tout chauffeur de NDAYIZEYE qui accepterait de rentrer dans l’opération ; cependant ils reconnaissent que le retournement de ces chauffeurs n’est pas une tâche facile.

A côté de cette perspective d’abattre le candidat du FRODEBU, il avait été envisagé initialement d’arrêter Léonce NGENDAKUMANA, le président du FRODEBU. Le scénario était de déployer des hommes en uniforme militaire qui devaient simuler une attaque rebelle. Cette simulation devant se terminer par l’arrestation de tous ces hommes en uniforme.

Dans ce montage, la substance de l’interrogatoire de ces pseudo-rebels devrait désigner le Président du FRODEBU comme étant le patron de cette rébellion. Ces aveux des « rebelles » qui allaient être considérés comme un cas de flagrant délit, autorisaient le pouvoir d’arrêter directement le député Léonce NGENDAKUMANA sans s’embarrasser des procédures de lever d’immunité.

L’incarcération du Président du FRODEBU aurait pour conséquence de casser les reins à son candidat aux présidentielles de l’année prochaine. A cet effet, ce noyau en mal d’inspiration estime que l’absence de Léonce NGENDAKUMANA affecterait le parti et en conséquence NDAYIZEYE Domitien. Mais ce plan A a été réfuté par le Général susmentionné qui estime que tant que NDAYIZEYE Domitien est vivant et candidat du FRODEBU, il est impossible de lui barrer la route de la victoire en 2010. En conséquence : il faut adopter le plan B, celui de l’éliminer physiquement.

Mais quelle sera la conséquence de cet acte ignoble. Ce projet irréfléchi a été rapporté par une source autorisée, un patriote qui estime à juste titre que l’assassinat du Président Domitien NDAYIZEYE serait un acte suicidaire et lourd de conséquences. Rien que l’idée d’un tel drame donne la chair de poule ! Mais dans une République où un administrateur de Kayogoro donne l’ordre de tirer sur des élèves scouts mobilisés par terre, le crime devient banal. Donc tout est permis ! Dans une République où cet administrateur de Kayogoro est réconforté par un député, élu du peuple, Révérien NDIKURIYO, qui minimisant le drame parle d’incident, tout peut arriver ! Dans une République où on n’a pas peur d’abattre un capitaine du nom de Pacifique NDIKURIYO, en sachant que le défunt a un grand frère, député du CNDD-FDD qui préside la commission parlementaire de la « défense et sécurité », il n’y a plus d’interdit ! Dans une République où on n’a pas peur d’assassiner un géant de la société civile comme Ernest MANIRUMVA, qui était le Vice-président de l’OLUCOME, tout peut arriver !

Pour les deux derniers cas, d’Ernest MANIRUMVA et du capitaine Pacifique NDIKURIYO, on a retrouvé leurs relations parentales au CNDD-FDD. « Ce sont les nôtres qui ont assassiné les deux disparus ! » Dès lors qu’on n’hésite pas à endeuiller un compagnon de lutte, il n’y a pas de clémence pour un étranger à l’organisation ; à fortiori s’il appartient à un parti politique concurrent comme le FRODEBU. Pour ce faire le Président NDAYIZEYE Domitien qui est dans l’œil du cyclone doit faire attention. Il ne bénéficiera pas d’un traitement de faveur. C’est clair ! Il constitue une menace de la victoire des vainqueurs de 2005. Voilà pourquoi la réunion de ce samedi 30 mai l’a mis dans la ligne de mire.

Ce mardi 09 juin 2009, le Ministre de l’Intérieur Edouard NDUWIMANA a sorti ses griffes contre quatre partis qui ne sont que des menaces de la victoire du CNDD-FDD. Il a dans sa communication pris à partie le parti FRODEBU, UPD-Zigamibanga, le CNDD et le MSD. Le ton qu’il a utilisé laisse penser qu’il a décidé d’aller jusqu’à la suppression ou la suspension de ces partis qui barrent la route à son parti CNDD-FDD.

Signalons à toutes fins utiles que d’une source de la police nationale, nous apprenons que les actes de vandalisme contre les sociétés d’assurances bouclés par le show de chez SOCAR étaient téléguidés dans le seul but d’arrêter les opposants qui gênent. Ainsi dans ce montage Alexis SINDUHIJE Président du MSD ainsi que Pancrace CIMPAYE, notre Directeur des publications et en même porte parole du FRODEBU devaient être désignés comme les commanditaires de ces actes de vandalisme d’un autre âge.

Tout compte fait il est navrant de réaliser qu’en cette période préélectorale le recours à l’intimidation, aux assassinats, aux arrestations arbitraires ait été adopté comme un moyen de s’assurer la victoire en 2010. De toute évidence ces actes déplacés ne font plutôt que jeter un discrédit sur leurs auteurs et partant conduisent à un échec patent. Ce n’est donc pas l’élimination physique ou l’emprisonnement arbitraire des hommes politiques qui va monter la cote de popularité du CNDD-FDD. De même la suspension ou l’interdiction des partis politiques loin de séduire l’électoral ces actes condamnent le CNDD-FDD à une marginalisation qui va plutôt renforcer le bloc de l’opposition.


NDEKATUBANE


Aube de la Démocratie n° 126

Aube de la Démocratie n° 126

15-06-2009

EDITORIAL

L’INTOLERANCE OU LA PEUR DE PERDRE

L’intolérance devient de plus en plus une habitude chez certains de nos gouvernants. Ce phénomène prend aujourd’hui une dimension inquiétante puisqu’elle a atteint le stade de tuer. Ainsi à Kamenge et à Kinama 3 militants du FRODEBU ont été tués parce qu’ils avaient quitté les rangs du CNDD-FDD.
Il s’agit de :
- Monsieur Frédéric MISAGO Alias MWARABU qui a été assassiné par des hommes armés le 26 janvier 2009 ;
- Madame NSHIMIRIMANA Faïda et Monsieur NTAKARUTIMANA Jacques assassinés à Kinama le 20 février 2009.

A côté de ce sang versé, les partis comme le FRODEBU, l’UPD–Zigamibanga, le CNDD et le MSD vivent presque au quotidien des tracasseries de l’administration inféodée au CNDD-FDD, des tracasseries des éléments de la police. Ainsi des réunions de ces organisations sont interdites. Leurs drapeaux sont baissés ou déchirés ; à Makamba on est allé jusqu’à brûler les insignes du parti FRODEBU en présence du Gouverneur Moïse BUCUMI. A ce chapelet de misères, il faut ajouter les emprisonnements arbitraires des militants ou des responsables à la base. Au MSD on a tout simplement arrêté le leader du parti, Monsieur Alexis SINDUHIJE. Il a passé 4 mois à la prison centrale de Mpimba.

Aujourd’hui un plan d’arrêter les responsables de ces partis est entrain d’être peaufiné. Bien plus le Ministre de l’Intérieur Monsieur Edouard NDUWIMANA a lui aussi un plan de suspendre certains de ces partis. Il l’a clairement annoncé à Kirundo. Ce jour-là, au cours d’une réunion il ne s’est pas gêné de déclarer qu’il pouvait suspendre le FRODEBU. Le même responsable vient de proférer des menaces ce 9 juin 2009 contre les mêmes partis politiques. Une menace qui laisse planer la perspective d’interdire le fonctionnement de certains partis politiques.

Ces élans de monopartisme sont à pleurer ! C’est effectivement pénible de découvrir que le porte flambeau de la lutte pour la Défense de la Démocratie d’hier devient presque le fossoyeur de la Démocratie. En effet pour le Ministre de l’Intérieur, un nouveau venu au CNDD-FDD, il est important de rappeler la signification en toute lettre du CNDD-FDD. En effet cette abréviation veut dire « Conseil National pour la Défense de la Démocratie –Forces pour la Défense de la Démocratie » Avec cette mission de militer pour la Démocratie, qui aurait pensé que ce parti pouvait briller par le rétablissement des réflexes de monopartisme d’un autre âge ?

La raison de cette négation est à chercher dans la peur de perdre le pouvoir. Un pouvoir qui, tout au long de cette législature aura été caractérisé par un manque de finesse, un manque de magnanimité et de générosité. A la place de ces vertus on a assisté à une exclusion arrogante, à des crimes de sang et économique. Pendant tout ce temps, le peuple burundais assiste à un refus de réconcilier le peuple burundais avec lui-même, le peuple burundais assiste à une descente aux enfers.

A l’aube de 2010, l’heure du bilan est arrivée ! L’heure d’une sanction populaire approche ! Pour le CNDD-FDD le risque est grand que cette heure ne soit pas celle de la gloire ! Le glas risque de sonner pour ces combattants de la restauration de la Démocratie. C’est cette perspective de perdre, d’être sanctionné sévèrement qui dicte ces actes anachroniques et déplorables d’intolérance. Ce refus de supporter les autres citoyens burundais, cette passion presque féroce qui porte à haïr les autres compatriotes qui évoluent dans les autres formations politiques condamne déjà le CNDD-FDD à la défaite.

La déception est grande ! Car le peuple burundais attendait du CNDD-FDD, un Burundi-paradis, un Burundi havre de paix. La mission première du CNDD-FDD n’était pas de persécuter la Démocratie, elle n’était pas celle d’instrumentaliser la justice et la police ; elle n’était pas non plus celle d’accroître la paupérisation du peuple burundais. Sa mission n’a jamais été celle de ligoter la presse et la société civile.

Face à ce tableau peu reluisant, le pouvoir du CNDD-FDD au lieu de verser dans l’intolérance qui ne fait que le couler davantage, il devrait plutôt négocier en douceur sa sortie en 2010. Il devrait plutôt s’atteler à négocier le pardon.

A bon entendeur salut !

Pancrace CIMPAYE.

La rédaction

Sortie en famille le 11 juillet

13-06-2009

Samedi 11 juillet 2009 à partir de 12h30

Adresse du jour:

Installations sportives du ROYAL OTTIGNIES STIMONT Football club.
Boulevard de Lauzelle, 1340 Ottignies Louvain la neuve.

Vous avez aimé notre souper exotique du mois de décembre 2008, Vous avez adoré notre super souper du O4 avril 2009 ; certainement que le barbecue du 29 juin 2008 était génial…. Eh bien ce 11 juillet, l’ambiance sera au rendez-vous et ce sera super génial !

Matchs de foot sur terrain synthétique. Merci de prévoir des chaussures appropriées. Equipe locale contre une équipe" sélection nationale" de Belgique (entre 16 ans et 30 ans)
Match d’ouverture : entre 35 ans et 70 ans……

Mais aussi et surtout, barbecue et boissons à des prix très démocratiques toute l'après midi et musique à gogo, un DJ des Pays des Grands Lacs d’Afrique sera parmi nous
Nous avons commandé le soleil pour ce jour!

Contacts:

Gilbert Nibigirwe au 0479 833 702, Jean Berchmans Ndahabonimana au 0485 177 485 ; Jean Bosco Sebigo au 0478821778 ; Melissa Kibare au 0496 765 175 ; Joseph Kayogera au 0478399 592 ; Déo Nshimirimana au 0478410734.

Version imprimable de l'invitation sous le lien suivant:

Document annexe : 1244888531_sortie en famille 2009.doc

La rédaction

Le Conseil de sécurité s'exprime

11-06-2009

DÉCLARATION À LA PRESSE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR LE BURUNDI



On trouvera ci-après le texte de la déclaration faite à la presse par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de juin, M. Baki İlkin (Turquie), sur Le Burundi:



Les membres du Conseil de sécurité saluent les avancées réalisées dans le processus de paix au Burundi, en particulier le désarmement des Forces nationales de libération (FNL), leur accréditation comme parti politique, leur intégration dans les institutions nationales et la libération des enfants qui leur sont associés. Les membres du Conseil engagent toutes les parties burundaises, avec l’appui des partenaires régionaux et internationaux, à poursuivre leurs efforts en vue de régler les problèmes non résolus, et en particulier de mener à terme l’opération de désarmement, de démobilisation et de réintégration.



Les membres du Conseil expriment leur satisfaction et leur appui constant à l’Afrique du Sud en sa qualité de facilitateur, à l’Initiative régionale, à l’Union africaine, au Directoire politique, au BINUB et aux autres partenaires internationaux pour leur engagement soutenu en faveur de la consolidation de la paix au Burundi. Ils se félicitent de la création du partenariat pour la paix au Burundi et encouragent ses membres à maintenir leur engagement à aider les parties à mener le processus de paix à bonne fin.



Les membres du Conseil se félicitent de la nomination de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et invitent le Gouvernement, la CENI et tous les partis et acteurs politiques à préparer le terrain pour la tenue d’élections pacifiques, libres et équitables en 2010 dans l’esprit de réconciliation et de dialogue consigné dans la Constitution burundaise; ils se réjouissent de ce que l’Organisation des Nations Unies soit disposée à prêter son concours à cette fin, à la demande du Gouvernement burundais.



Les membres du Conseil souscrivent aux recommandations de la mission d’évaluation technique multidisciplinaire, telles que présentées dans le rapport du Secrétaire général.



Les membres du Conseil invitent le Gouvernement burundais à poursuivre ses efforts pour surmonter les difficultés auxquelles se heurte la consolidation de la paix, en particulier en ce qui concerne la gouvernance démocratique, le développement social et économique, la justice et la réforme du secteur de la sécurité, et à continuer à prendre les mesures voulues pour respecter pleinement les droits civils et politiques, pour améliorer la situation des droits de l’homme, notamment en luttant contre l’impunité et la violence sexiste et en mettant en place une commission nationale indépendante des droits de l’homme en ayant à l’esprit les principes de Paris, et pour accélérer la tenue de consultations élargies sur la création de mécanismes de justice transitionnelle.



Les membres du Conseil se félicitent de l’engagement de la Commission de la consolidation de la paix et l’invitent à continuer d’aider le Gouvernement burundais à jeter les bases d’un développement durable au Burundi et à mobiliser l’appui nécessaire à la consolidation de la paix et de la sécurité, en particulier en vue de la réintégration socioéconomique des anciens combattants, des rapatriés et d’autres groupes et de la tenue des prochaines élections.

La rédaction

Que se passe -t-il au FNL?

04-06-2009

La mise en application des accords de cessez-le-feu entre le FNL et le Gouvernement burundais tant attendue est entrain de prendre une vitesse de croisière.

Après le changement de nom de l'ex-mouvement rebelle PALIPEHUTU-FNL en un parti politique FNL

Après la démobilisation, il est vrai, chaotique de ses combattants,

C'est le tour des anciens rebelles d'entrer dans les institutions de la République.

La première figure de proue à avoir été nommée est l'emblématique porte parole du FNL, l'infatiguable Pasteur Habimana, Méthusélah sous son vrai nom. Il vient d'être "promu" 2è conseiller d'Ambassade à New Dheli, une ambassade qui n'est pas encore ouverte....

De source autorisée, c'est autour de Rwasa Agathon d'être remercié pour sa docilité au pouvoir de Bujumbura.Il aurait été nommé Directeur Général de l'INSS.

Le Général Jonas NSHIMIRIMANA,actuel Sercrétaire Général du Parti aurait lui été nommé Conseiller principal à la présidence chargé des questions militaires.

Enfin, Jacquess Bigirimana actuel conseiller politique du FNL, hériterait du moribond société de gestion de thé,l'OTB.

Ajouter à cela certains délégués du mouvement au sein du MCVS qui auraient déjà pris la décision de retourner dans leur 2è patrie d'accueil, la Belgique notamment.

Vous vous souviendrez qu'il avait qualifié la proposition du gouvernement de lui offrir 33 postes de "provocation enfantine"

Que des paroles, diront certains. Tout ça pour ça? Diront d'autres.

Les responsables du FNL auraient-elles abandonné leur parti et renoncer du coup à la compétition de 2010? Pour quelles raisons? Au profit de qui?

Seul l'avenir nous le dira.

La rédaction

Déclaration du Parti Sahwanya-FRODEBU

01-06-2009

MESSAGE DU PARTI SAHWANYA-FRODEBU A L’OCCASION DU 16ème ANNIVERSAIRE DE LA VICTOIRE DE LA DEMOCRATIE AU BURUNDI : 1 JUIN 2009

Excellences,
Honorables Parlementaires,
Messieurs les représentants des missions diplomatiques et consulaires,
Mesdames, Messieurs les Représentants des Organisations Internationales,
Messieurs les Représentants de la Société Civile,
Messieurs les Représentants des partis Politiques,
Distingués invités,

Chers Inziraguhemuka,
Mesdames, Messieurs,

Ce lundi, 1er juin 2009, le peuple burundais commémore le 16ème anniversaire de la victoire de la Démocratie dans une phase spéciale du processus de paix et de réconciliation au Burundi :

• spéciale parce que beaucoup de défis continuent à menacer les acquis de la démocratie encore fragiles ;
• spéciale parce que les burundais se préparent aux élections de 2010 en vue de consolider la Démocratie au Burundi ;
• spéciale parce que le dernier mouvement Politique armé vient d’intégrer les institutions du pays et les corps de défense et de sécurité, mettant ainsi un terme au conflit armé qui a duré plus de 15 ans dans notre pays.

Nous tenons à vous remercier, vous tous qui êtes venus vous joindre à nous et soutenir le Peuple burundais dans sa longue marche pour l’instauration d’un Etat de droit, d’un Etat démocratique, d’une société juste et équitable basée sur la Vérité, la tolérance, l’ouverture politique et le compromis. A tous ceux qui l’ont souhaité mais qui n’ont pas pu être physiquement avec nous, nous disons également merci.

Excellences,
Mesdames, Messieurs,
Distingués invités,

La célébration de ce 16ème anniversaire sous le thème ″ Ensemble pour le Changement et le Renforcement de la Démocratie″ nous rappelle 16 ans de souffrance, 16 ans d’expérience, 16 ans d’école pour le Peuple burundais, 16 ans de passage du mensonge à la Vérité.

Ce que le Peuple burundais a vu, ce que le Peuple burundais a vécu, ce que le peuple burundais a compris serviront de leçon aux générations futures pour ne plus retomber dans les travers du mensonge, pour ne plus retomber dans les pratiques d’exclusion, de violence, de terrorisme et de corruption. Le peuple burundais veut connaître la vérité sur son douloureux passé, sur celui qui le défend réellement ses droits fondamentaux, ses libertés et ses intérêts. Le peuple burundais veut comprendre et savoir dans toutes les nuances, les causes profondes, les véritables mobiles des conflits qu’on observe au sein des institutions, au sein des partis politiques et très grave au sein même des Eglises.

Le peuple burundais est fatigué de cette guerre fratricide et insensée. Le peuple burundais aspire à la Paix, à la démocratie, à sa liberté et à son développement intégral. Il est prêt à rompre avec les chaînes du passé, mais l’Homme avide du pouvoir, l’Homme orgueilleux et menteur le bloque. Heureusement, le Peuple a déjà compris où se trouve ses intérêts, qui le défend et l’éclaire dans sa vie collective et privée.

Il reste néanmoins prisonnier de la misère qui le frappe. Certains en profitent pour le malmener, pour le contraindre à une vie de mendicité, à des demi-mesures et des solutions virtuelles, à adhérer aux promesses qui ne restent que lettre morte.

L’homme qui le malmène, qui le traumatise c’est le Politicien, c’est le dirigeant qui n’a rien compris de l’objet de son appartenance à un Parti politique, de l’objet de son élection ou de sa nomination à un poste de responsabilité. Cet homme se comporte comme l’Autruche qui court et cache sa tête dans le sable et croit à tort que personne ne le voit. Cet Homme oublie que l’Homme satisfait de lui-même régresse et que l’orgueil a poussé à la destruction de l’Humanité. Malgré sa désolation et sa déception, le peuple burundais est convaincu qu’on s’achemine vers la fin des illusions.

La Communauté internationale, la sous région et la médiation s’interrogent sur l’incapacité des Burundais à gérer convenablement leur pays malgré les appuis multiples et une attention particulière que le Burundi bénéficie.

Excellences,
Honorables,
Distingués invités,

L’heure n’est ni de dresser des bilans certainement négatifs encore moins d’être satisfaits de nous-même, mais de nous prodiguer des conseils mutuellement.

Le Burundi, en 2005, vers la fin de la période de transition traverse la zone de turbulence et devient un modèle de la Démocratie et de résolution pacifique des conflits dans la région des Grands Lacs. Il bénéficie à cet effet, la remise d’une partie de sa dette extérieure et est sélectionné par les Nations Unies parmi deux pays africains qui bénéficient d’un appui pour la consolidation de la paix en période post conflit.
Alors que les burundais s’attendaient à ce que cette image se consolide effectivement, ils se réveillent encore une fois dans la zone de turbulence :


• des menaces politiques et même sociales;
• le refus d’un dialogue franc et sincère et des compromis ;
• l’ingérence des pouvoirs publics dans l’organisation et le fonctionnement des partis politiques ;
• la manipulation du processus électoral ;
• des emprisonnements des leaders politiques, des journalistes et des syndicalistes ;
• des assassinats et des tueries sélectifs ;
• la création et l’entretien des milices dites « IMBONERAKURE » et le réarmement des démobilisés ;
• le refus de procéder au désarmement de la population civile et des milices ;
• la politisation et l’instrumentalisation de la police nationale et du Service National des Renseignements.

Malgré la prolifération des cadres nationaux de dialogue, des Eglises et des croisades dans le pays, malgré le nombre de burundais qui s’adonnent à la prière de manière ininterrompue, le Tout Puissant, Dieu Miséricordieux risque de se voir obligé de maudire le Burundi comme il l’a fait à l’époque de Noé. De peur que le Burundi ne soit un foyer de tension et d’insécurité dans cette région des Grands Lacs et dans la Communauté Est-Africaine, chaque pays voisin risque de prendre des mesures énergiques pour la protection de ses frontières et adieu le Burundi.

Pour prévenir que notre pays ne soit maudit par le Tout Puissant à cause de notre mensonge et de notre irresponsabilité, afin d’éviter que nos voisins ne prennent de telles mesures, afin de minimiser les risques de retour dans des cycles de violence, le Parti Sahwanya-FRODEBU s’engage à œuvrer pour rassurer tous ceux et toutes celles qui ont peur de lui en vue d’une nouvelle dynamique plus porteuse d’espoir et de paix.

Il faut rassurer pour donner au pays la chance de préparer et d’organiser des élections apaisées, libres, transparentes et démocratiques. Il faut rassurer pour espérer une alternance pacifique et une situation post-électorale apaisée. Il faut rassurer parce que les relations entre les principales forces politiques, appelées à se succéder alternativement au pouvoir, sont caractérisées par des attaques verbales et physiques, des emprisonnements, des crocs-en-jambes des assassinats ciblés et exécutions sommaires qui restent impunis, leurs auteurs n’ayant jamais été formellement identifiés.

Il faut rassurer parce que cette situation risque d’aller s’aggravant au fur et à mesure qu’on s’approche des élections, lesquelles peuvent être hypothéquées en cas de situation politique, sécuritaire et sociale violente. Il faut enfin rassurer parce qu’en l’absence d’une situation pré-électorale et électorale apaisée, il y a risque de ne pas tenir des élections, de l’arrêt du processus de paix et la mise au placard de tout le système démocratique que nous avons construit depuis plus de 15 ans.

A cet effet, le Parti Sahwanya-FRODEBU demande :

a. Au Gouvernement :

• de préparer d’urgence les projets d’amendement du code électoral et de la loi communale tout en évitant une réforme générale de ces instruments juridiques encore en expérimentation;
• de régler, de manière concertée, la question de la neutralité de l’administration territoriale et des corps de défense et de sécurité ;
• de procéder au désarment de la population civile et des milices ;
• de bien maîtriser la question du FNL et des démobilisés ;
• de décourager l’impunité dans ce pays ;
• de laisser la société civile et les médias fonctionner en toute liberté et indépendance.

b. Au Parlement de :

• Initier une proposition d’amendement du code électoral et de la loi communale au cas où le Gouvernement ne se serait pas acquitté de ce devoir avant la fin du mois de Juin 2009 ;
• De représenter valablement la population dans toutes les étapes du processus électoral.

c. A la CENI de :

• mettre en application intégralement et effectivement l’article 91 de la Constitution en promulguant les arrangements, le code de conduite et les détails techniques sur les élections;
• prendre des mesures concrètes pour rendre non violentes les campagnes électorales et faire respecter la Constitution et la loi électorale;
• disponibiliser un calendrier électoral conforme à la Constitution et au code électoral ;
• de s’impliquer de manière effective dans la distribution de la carte nationale d’identité et de disponibiliser le Fichier électoral à temps;
• améliorer les modalités pratiques de règlement du contentieux électoral ;
• mettre en place un cadre politique de consultation et de suivi du processus électoral, regroupant, la CENI, les bailleurs de fonds, les Partis politiques, la société civile, les médias et l’administration.

d. Aux Partis Politiques de :

• Faire fonctionner le Forum permanent des partis politiques de manière que les relations entre ces forces politiques soient rassurantes
• Contribuer à l’amélioration du cadre légal des élections dans des délais raisonnables ;
• Débattre toutes les questions relatives à la sécurité des élections ;
• Promouvoir entre eux un climat de confiance, un climat de tolérance, un climat d’ouverture et de compromis.

e. A la Communauté Internationale :

• de s’impliquer politiquement, financièrement et matériellement pour le succès et la réussite des élections de 2010 ;
• d’envoyer des observateurs étrangers en nombre suffisant, à raison d’au moins un par bureau de vote ;
• de doter la CENI des moyens suffisants afin de garantir sa neutralité.

f. A la population :

 De veiller à ce que l’avenir du Burundi et de la démocratie ne soit pas hypothéqué par des demi- mesures et des solutions virtuelles, par les actes d’intimidation et de corruption.

Excellences,
Honorables,
Distingués invités,
Mesdames, Messieurs,

On peut constater aisément que le Gouvernement ne semble pas être pressé pour la préparation et l’organisation des prochaines élections. Le Gouvernement serait entrain de procéder à la révision du cadre légal des élections avec l’appui d’un partenaire bilatéral en dehors de toute consultation avec les forces politiques et sociales de notre pays. Une telle lenteur et cette démarche solitaire du Gouvernement ne sont pas de nature à garantir les élections apaisées, libres, transparentes et démocratiques. C’est pourquoi le Parti Sahwanya-FRODEBU demande au Gouvernement de sortir de son silence et de prendre une position claire et responsable sur le cadre légal et la sécurité des élections.

Le Parti Sahwanya-FRODEBU reconnait que deux pas importants ont été déjà franchis dans le cadre du processus électoral. Il s’agit de la mise en place d’une Commission Electorale Nationale Indépendante qui rassure tous les partenaires du processus et de l’application de l’Accord signé entre le Gouvernement et le FNL.

Nous ne saurions terminer notre propos sans exprimer nos vifs remerciements à tous ceux et toutes celles qui ont contribué de près ou de loin à la résolution du conflit politique et armé au Burundi et au retour progressif sur le chemin de la Démocratie. Nous pensons particulièrement à la Région, à la Médiation, à l’ONU, à l’Union Africaine et à l’Union Européenne.

Que vive la Démocratie ;
Que vive le dialogue au Burundi.

La rédaction

1er juin 1993: Victoire de NDADAYE

01-06-2009

ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT ET LE RENFORCEMENT DE LA DEMOCRATIE

Dans le cadre de la célébration du 16e Anniversaire de la victoire de la démocratie, le Parti Sahwanya-FRODEBU organisait ce samedi 30/06/2009 un match de football de souvenir. Le match opposait les jeunes de la Fédération FRODEBU de Bujumbura-Mairie (en photo) et ceux de la Fédération Kayanza. Le match a eu lieu sur le terrain du COTEBU. Score : un but à zéro, en faveur de la Fédération Bujumbura- Mairie.

Ce match était rehaussé par les grandes personnalités du Parti dont le Président du Parti l’honorable Léonce NGANDAKUMANA, le candidat Président du FRODEBU le sénateur Domitien NDAYIZEYE et autres cadres du Parti.

Après le match, une réception fût organisée à la permanence nationale du Parti à Mutanga Nord.

Les différentes autorités du Parti se sont succédé pour prononcer différents discours. Elles ont remercié d’abord les joueurs qui ont prouvé l’esprit de rassembler au tour du jeu et pour enfin rassembler au sein du FRODEBU. C’est un des moyens qu’il faudra désormais utiliser afin d’arriver au changement et au renforcement de la démocratie que les burundais désirent tant.

Elles ont remercié en second lieu les organisateurs de ce match notamment la CJD (Centrale des Jeunes Démocrates) car disaient-elles, le jeu permet la rencontre des gens, le dialogue, afin qu’ils puissent se connaître. Par exemple, un Inziraguhemuka de KAYANZA ne peut plus avoir peur de se rendre à BUJUMBURA parce qu’il n’a pas où se loger et vice versa. Elles ont encouragé ces jeux et elles souhaitent que ces différents jeux s’organisent entre les fédérations jusque même au niveau des sections.

Rappelons que le thème de ce 16e anniversaire est ‘Ensemble pour le changement et le renforcement de la Démocratie.’ C’est le même thème de changement qui avait permis à NDADAYE de remporter les élections de 1993. Que son exemple soit suivi des mêmes résultats en 2010…..
Au rythme où vont les choses à Bujumbura, ce n’est pas une mission impossible.


En attaché, nous publions une interview (en Kirundi) que le Président Ndadaye avait accordée à un journaliste, quelques temps avant sa victoire.

Document annexe : 1243847129_INTW NDADAYE MERIKIYORO 1993[1].doc

JB Niyongabo

Parlons élections de 2010

25-05-2009


*/Bujumbura, le 23 mai 2009 (Net Press)./*Les auditeurs de la Radio
Bonesha ont été bien servis ce matin à l’occasion d’une émission «
Inkuru y’imvaho » régulièrement animée chaque samedi matin en langue
nationale et dimanche en langue française sous le titre « tribune
Bonesha ». Le sujet de ce samedi était relatif aux manœuvres, pour le
moins louches, empruntées par le Cndd – Fdd dans le but de ne pas perdre
les élections de 2010. A cette émission avaient été conviés le député
Léonard Nyangoma président du Cndd, Aloys Rubuka, président du parti
Uprona, le porte – parole du Frodebu, Pancrace Cimpaye ainsi que le
porte – parole de la coalition de la société civile pour le monitoring
des élections (Cosome) Mohammed Nibaruta. Le Cndd – Fdd qui avait été
également convié à cette émission, a opté pour la chaise vide.

Presque tous ces invités à cette émission ont reconnu à l’unanimité que
le parti au pouvoir recourt à des intimidations pour faire taire ses
opposants. D’après Léonard Nyangoma, des intimidations ont toujours eu
lieu chaque fois que le Burundi a organisé des élections notamment en
1961, 1965, en 1993 et même en 2005, ce qui n’a pas été sans
conséquences fâcheuses à l’issue de ces scrutins. Le député Nyangoma
demande à tous les partenaires politiques de veiller à ce que ces
élections se déroulent dans le calme et la sérénité et surtout pas dans
la précipitation.

Mais ce que Léonard Nyangoma n’a pas dit explicitement est que toutes
les élections organisées au Burundi depuis 1961 ont été remportées par
des opposants et il y a lieu de se demander si le Cndd – Fdd,
gestionnaire du pouvoir actuel échappera à cette règle qui veut que la
société burundaise soit toujours dynamique et prompte au changement. Le
député Nyangoma demande aux hommes au pouvoir de consulter l’ancien
président Pierre Buyoya, très expérimenté en matière d’élections, pour
les avoir organisées en 1993 avant de les perdre avec fracas en juin de
cette même année et puis pour avoir été recyclé comme consultant de
renommée internationale en matière de supervision des élections. De
même, le député Nyangoma recommande à la Ceni et au parti au pouvoir de
consulter également Térence Sinunguruza, président de la commission
nationale électorale indépendante en 1993.

Mais l’intervenant à cette émission qui aura démontré combien le Cndd –
Fdd a peur des élections de 2010, est sans conteste le porte – parole du
Frodebu, Pancrace Cimpaye. Celui – ci a souligné combien de fois les
militants du parti de Melchior Ndadaye ont été malmenés par le parti au
pouvoir allant même jusqu’à liquider 4 d’entre eux qui venaient de lui
tourner le dos pour embrasser le Frodebu. De même le porte – parole du
Frodebu estime qu’il est inacceptable que le parti au pouvoir procède à
des exclusions au niveau des services de l’Etat. C’est notamment au
niveau de la 2^ème présidence de la République où un haut cadre a réuni
dernière les fonctionnaires de cette présidence pour les informer que
quiconque n’est pas membre du Cndd – Fdd, n’y a pas droit de cité.

A noter enfin que le porte – parole du Frodebu croit fermement à
l’éventualité de la victoire de son parti sur le Cndd – Fdd en 2010.
Cette assurance, M. Cimpaye l’a exprimée clairement lorsqu’un confrère
animateur de l’émission lui a demandé si en cas de défaite, le Frodebu
va se soumettre au sort des Urnes. Et M. Cimpaye de s’étonner : pourquoi
la défaite ? D’après lui, il aurait été concevable que notre confrère
lui demande comment le Frodebu compte diriger le Burundi après sa
victoire de 2010, estimant que tout est en train d’être mis en œuvre
pour que les élections se déroulent dans la transparence.

La rédaction

Ce que je crois

21-05-2009

1. Le camouflet que les chefs d’Etats de la EAC (East African Community) viennent d’infliger au Président Nkurunziza est une honte, non seulement pour Lui, mais aussi pour tous les burundais. En effet, ils viennent de décider de prolonger le mandat de la présidence tournante de l’EAC de Paul Kagame qui arrivait à terme, alors que c’était le tour du Président Nkurunziza. A ce titre, personne ne peut s’en réjouir.

Je salue du coup tous nos confrères qui se sont exprimés à ce sujet et désapprouvent cet état de fait.

Cela étant, cette décision, pour le moins injuste pour le Burundi démontre à suffisance le peu de confiance dont jouissent les autorités burundaises actuelles. Et les raisons ne manquent pas (….)

C’est un clin d’œil aussi pour les dirigeants de demain. Quand on n’a pas toute l’expertise pour accomplir une mission quelconque, on se fait aider. On cherche partout les perles rares pour relever les défis. Et au Burundi, il y a en. Il suffit tout simplement de penser au-delà de sa propre formation politique. Je crois que l’ouverture n’aurait pas été un mot de trop.

Je ne pense donc pas que cette décision ait été dictée seulement par un problème de langue. Ce ne serait pas la première fois que le Burundi participe aux fora où la langue de travail est la langue de Shakespeare.

Les raisons sont à chercher ailleurs ; ce qui est plus grave encore.

Et sur ce point, je crois qu’une clarification des autorités burundaises s’impose, afin de couper court à toute surenchère ou récupération politique. Les spéculations iront bon train tant que les concernés ne se seront exprimés. Nous avons tous le droit de savoir.


2. Le Burundi s’est résolument engagé sur la voie de la démocratie. Et, contrairement aux inquiétudes de certains, les élections de 2010 auront bien lieu, et probablement dans les meilleures conditions que ceux de 2005.

Cela étant, ce n’est pas un chèque en blanc qui est donné aux maîtres de Bujumbura. Ceux qui sont chargés de les organiser et /ou les encadrer : le gouvernement, la CENI, les forces de l’ordre, les partis politiques, la presse et la société civile, bref la population burundaise dans son ensemble, à laquelle, il faut ajouter la « communauté internationale » et les bailleurs de fonds doivent jouer pleinement leur jeu ! Un seul mot d’ordre : la responsabilité !

En effet, le Burundi sera ce que nous en ferons. Et au Burundi, il y a des responsables, et des autres. Il y a des bons et des autres.

Les autres, ce sont ces parvenus, ces égoïstes, ces « ventriotes », ces criminels, qui feraient tout pour protéger leur éphémère situation au détriment de l’intérêt général, qui seraient prêts à s’opposer à la volonté de changement de la population peu importe les conséquences, ces bouffons qui refusent de voir la vérité en face et préfèrent encenser le chef pour des promesses sans lendemain, ce sont ces affairistes qui pillent les deniers publics à un rythme effréné.

Le CNDD-FDD, s’il en a la palme d’or, il n’en a pas le monopole. Ces arrivistes, existent partout. Nous n’en voulons plus. Et c’est à ceux-là que nous devons nous opposer.

Gilbert Nibigirwe

De la milice privée du CNDD-FDD!

10-05-2009

A propos de la milice armée du parti cndd-fdd.

Après la conférence de presse tenue le 5.5.09 par le Président du Parti Sahwanya - Frodebu, des dirigeants du Cndd-fdd ont pas réussi à infirmer l'entretien d'une milice privée par leur parti.

En effet, 2 jours après cette conférence, le Secrétaire Général (SG) du Cndd-fdd n'a pas démenti les accusations graves portées contre son parti (cfr www.frodebu.be, AFP, burundi tribune, arib.info) . Il s'est contenté de nier, minimiser et justifier l'existence de cette milice: " Le cndd-fdd n'a pas une milice. Nous avons une organisation de jeunes qui fait partie intégrante du parti et qui a ses règles."(Afp). Entendez: cette organisation a ses propres règles différentes de celles du parti.

Historien de formation, le Colonel NDABIRABE Gélase a la pertinence de savoir que nier la vérité c'est mentir; nier des faits officiellement dénoncés revient à les rendre plus réels.Historien, le S.G. du Cndd-fdd a préféré opter pour l'adage "qui ne dit mot consent" pour ce qui concerne toutes les autres accusations portées contre son parti et résumées par cette phrase: "La machine politico-militaire du parti présidentiel se perd dans des menaces politiques(...), des assassinats et des tueries sélectifs, la création et l'entretien d'une milice dite imbonerakure(ligue des jeunes du parti CNDD-FDD) et le réarmement de leurs anciens combattants."(AFP)

Historien, le SG du parti au pouvoir ne peut ignorer que l'une des accusations ayant conduit à Mpimba son ancien Président, Honorable H. RADJABU, était entre autre sa constitution d' une milice privée. Elle était même signalée en mouvement dans trois provinces du Nord. Se serait-elle évaporée ou récupérée?

Se croyant le plus autorisé à mieux démentir son SG, Mr J-Claude MUBISHARUKANYWA, alias RWIBUKA Israël, s'est perdu, dans le médium du parti et en de termes irrespectueux et qui déshonorent , et sa personne et son parti, dans des menaces politiques contre le Président du Parti Sahwanya-Frodebu (menaces justement dénoncées par le Président)et dans des revendications de cette milice: "Les imbonerakure ne sont pas une milice. Ils existent depuis des années... comme jeunesse du mouvement puis du parti à l'instar de l'alliance des jeunes démocrates (AJD) du parti Sahwanya Nyakuri..." Il est allé plus loin dans ses justifications en comparant la milice de son parti aux "fameux interahamwe" dont il éprouverait un petit béguin.

Le SG et Israël, ignoreraient-ils que la population burundaise et la communauté internationale se souviennent qu'en 2005, les candidats du cndd-fdd aux éléctions législatives et présidentielles avaient d'abord rendu leurs armes et préalablement démobilisés. Le FNL vient de faire de même pour 2010.

Face à ces aveux des dirigeants de son parti et dans le souci d'"assurer des élections libres et démocratiques en 2010", il serait souhaitable que le Président des Sages et Président de la République se prononce clairement sur cette milice de son parti, avant qu'il ne pose sa candidatuture à la candidature de son parti aux élections présidentielles de 2010.

Ce qui est sûr, la population burundaise a déjà ouvert les jeux. Elle ne se laissera plus intimider, comme ce fût le cas en 2010.

J. Kayogera

Conférence de presse du FRODEU

05-05-2009

MOT LIMINAIRE D’UNE CONFERENCE DE PRESSE ORGANISEE PAR L’HONORABLE LEONCE NGENDAKUMANA, PRESIDENT DU PARTI SAHWANYA-FRODEBU, BUJUMBURA, LE 05 MAI 2009.

Thème : Contribution du Parti Sahwanya-FRODEBU pour la préparation et l’organisation des élections apaisées, libres, transparentes et démocratiques de 2010.

De 1966 à 1993, le Burundi est gouverné par des régimes militaires dictatoriaux avec comme mode de Gouvernement l’intimidation l’exclusion et le clientélisme ethinico-régional.

En 1992, le Peuple burundais adopte courageusement, par référendum, une constitution qui consacre la démocratie multipartite au Burundi. En octobre 1993, les ennemis de la démocratie tente de remettre en cause cet idéal mais le Peuple refuse et résiste.

En Août 2000, le Peuple burundais a, par le biais de l’Assemblée Nationale, adopté l’Accord d’Arusha comme loi suprême de la République du Burundi.

Cet Accord consacre :

- l’éradication des causes réelles de la violence au Burundi que sont l’instabilité politique, l’exclusion et le génocide qui handicapent le développement socio-économique et la justice dans notre pays ;
- la démocratie et la bonne gouvernance comme fondements de tout gouvernement du Burundi ;
- la formation des corps de défense et de sécurité, républicains, loyaux et professionnels ;
- la réhabilitation dans leurs droits de toutes les victimes des différentes tragédies que le Burundi a connues.

Ces principes moteurs ont dissuadé tous les Mouvements Politiques Armés à conclure des accords de cessez-le-feu et leur intégration dans les institutions de l’Etat ainsi que leur réinsertion dans la vie socio-professionnelle. Des élections ont pu être préparées et organisées en 2005 sans grandes difficultés sur presque la totalité du territoire national.

Alors que le Peuple burundais s’attendait à la préparation et l’organisation des élections apaisées, libres, transparentes et démocratiques en 2010, la machine politico-administrative du Parti Présidentiel se perd dans :

 Des menaces politiques ;
 Le refus d’un dialogue franc et sincère et des compromis ;
 L’ingérence de l’organisation et de fonctionnement des partis politiques ;
 La manipulation du processus électoral ;
 Des emprisonnements des leaders politiques, des journalistes et des syndicalistes ;
 Des assassinats et des tueries sélectifs ;
 La création et l’entretien des milices dites « IMBONERAKURE » et le réarmement des démobilisés ;
 Le refus de procéder au désarmement de la population civile et des milices ;
 La politisation et l’instrumentalisation de la police nationale et du Service National des Renseignements.

Face à une situation si explosive et pour éviter que le pays ne replonge dans le cycle des violences, le Parti Sahwanya-FRODEBU propose des stratégies pour la bonne organisation des élections apaisées.

A. Sur le cadre légal des élections

1. Au niveau de la Constitution

 L’amendement de la Constitution avant les élections de 2010 n’est pas indispensable dans la mesure où toutes les questions évoquées concernent globalement les compromis d’Arusha et qu’il y a risque de nourrir un débat interminable.

2. Au niveau du Code Electoral

 Amender le Code Electoral de manière à introduire le bulletin de vote unique à la place des bulletins multiples ;
 Améliorer les modalités pratiques de règlement du contentieux électoral (révision de certaines dispositions relatives au régime des sanctions).

3. Au niveau de la Loi Communale

 Réduire le nombre de Conseillers Communaux ;
 Aligner le nombre des Conseillers communaux en fonction des moyens dont dispose la commune et de l’importance de sa population ;
 Déterminer le régime des incompatibilités des fonctions des personnels communaux avec celles des organes délibérants, de gestion et consultatifs ;
Notons que le système électoral utilisé pour les élections au Burundi assure la représentation de tous les groupes ethniques et de genre, garanti un vote libre et universel et un Gouvernement de coalition. Le système prévoit également la possibilité de corriger les déséquilibres ethniques et de genres au niveau des institutions représentatives. C’est un système qui exclut la dictature d’un Parti politique dans la prise des décisions et qui règle de jure la question d’exclusion ayant caractérisé les régimes passés, à la seule condition que les règles du jeu soient appliquées et respectées : la loi, le dialogue te la concertation.

B. Sur la sécurisation des élections.

Le Parti Sahwanya-FRODEBU propose que le processus électoral soit assuré d’une façon concertée et sans précipitation. A cet effet, il demande :

a. A la CENI de :
 mettre en application intégralement et effectivement l’article 91 de la Constitution en promulguant les arrangements, le code de conduite et les détails techniques sur les élections (art. 91, al. d) ;
 prendre des mesures concrètes pour rendre non violentes les campagnes électorales et faire respecter la Constitution et la loi électorale (art.91, al. f) ;
 disponibiliser un calendrier électoral conforme à la Constitution et au code électoral ; le parti Sahwanya-FRODEBU propose qu’on commence par les élections communales suivies des élections législatives, suivies des élections présidentielles et terminées par les élections collinaires selon les termes de mandat de chaque institution ;
 s’impliquer de manière effective dans la distribution de la carte nationale d’identité et disponibiliser le Fichier électoral à temps au moins deux mois avant le début du 1er scrutin ;
 améliorer les modalités pratiques de règlement du contentieux électoral ;
 mettre en place un cadre politique de concertation et de suivi du processus électoral, regroupant, la CENI, les bailleurs de fonds, les Partis politiques, la société civile, les médias et l’administration.
b. Au Gouvernement :
 de préparer d’urgence les projets d’amendement du code électoral et de la loi communale tout en évitant une réforme générale de ces instruments juridiques encore en expérimentation;
 de régler, de manière concertée, la question de la neutralité de l’administration territoriale et des corps de défense et de sécurité ;
 de procéder au désarment de la population civile et des milices ;
 de bien maîtriser la question du FNL et des démobilisés ;
 de décourager l’impunité dans ce pays ;
 de laisser la société civile et les médias fonctionner en toute liberté et indépendance.

c. A la Communauté Internationale :
• de s’impliquer politiquement, financièrement et matériellement pour le succès et la réussite des élections de 2010 ;
• d’envoyer des observateurs étrangers en nombre suffisant, à raison d’au moins un par bureau de vote ;
• de doter la CENI des moyens suffisants afin de garantir sa neutralité.

d. A la population :
 de chercher à temps la carte nationale d’identité ;
 de se faire enrôler au rôle, de consulter le Fichier électoral et de dénoncer les irrégularités constatées à la CECI ;
 de se lever très tôt le matin le jour de chaque élection pour aller voter et aider dans la surveillance des opérations de vote en vue de décourager les cas d’intimidation et de tricherie ;
 de veiller à ce que l’avenir du Burundi et de la démocratie ne soit pas hypothéqué par des demi- mesures et des solutions virtuelles, par les actes d’intimidations et de corruption.

Le Parti Sahwanya-FRODEBU recommande une présence remarquable de la société civile, de la presse et des observateurs nationaux et étrangers dans toutes les activités d’avant, pendant et après le vote.

Mesdames, Messieurs les journalistes,
Dans un pays où la démocratie se cherche encore, où l’alternance politique n’est pas encore entrée dans les mœurs, les acteurs politiques, sociaux et moraux ont intérêt à se mettre ensembles pour la préparation et l’organisation des élections apaisées et pour la sauvegarde de l’harmonie sociale.

Telle est, mesdames, messieurs les journalistes, Distingués invités, la contribution du Parti Sahwanya-FRODEBU pour la préparation et l’organisation des élections apaisées, libres, transparentes et démocratiques au Burundi en 2010.

La rédaction

Adieu le FRODEBU NYAKURI !

04-05-2009

C’est devenu une coutume pour le Parti Sahwanya-FRODEBU d’accueillir de nouveaux adhérents. Chaque samedi et dimanche, on compte un nombre variant entre 50 à 100 de nouveaux adhérents pendant les différentes descentes que le Parti effectue dans plusieurs coins du pays. Ces nouveaux adhérents viennent des différents partis politiques notamment le CNDD-FDD. Ils se disent ne plus se sentir concernés ou intéressés par le discours et la politique menés par ces derniers.

Mais, fait nouveau ces derniers jours, ce sont ces gens qui se déclarent avoir été détournés de l’idéologie et des principes du héros National de la démocratie et ils décident de retourner au Parti Père de la démocratie au Burundi, le Parti Sahwanya-FRODEBU.

Il y a deux semaines seulement, plus de 150 jeunes ont quittés le FRODEBU NYAKURI, pour retrouver le Parti de Melchior NDADAYE. Et ce samedi 02 Mai, d’autres jeunes et moins jeunes s’étaient donnés rendez-vous à la permanence nationale du FRODEBU dans un seul but de remettre les cartes de membre du FRODEBU NYAKURI et prendre celles du Parti Sahwanya-FRODEBU.

Ceux avec qui nous avons pu parler nous ont dit : "Lisez même sur ces cartes qu’ils nous ont données ; ils n’ont pas pu respecter la devise du Parti qui est : la Démocratie, le Travail et l’équité. Et ils osaient dire qu’ils ont formé un FRODEBU NYAKURI (le vrai FRODEBU) ». Nous avons été aveuglés, poursuivent-ils. Mais nos yeux se sont ouverts maintenant et nous allons réveiller ceux qui sont toujours endormis sous ce mensonge pour y mettre enfin à terme, concluent-ils.

Voilà, ce qui est de bons augures à la veille des élections de 2010.

Niyongabo J B

Des promesses oubliées

01-05-2009

En 2010, si le président Nkurunziza le veut bien, les burundais iront aux urnes. Avant cela il y aura eu une campagne: rencontre d’amour ou de désamour entre les burundais et ceux qui aspirent à les représenter. Et beaucoup, avec raison voudrons exprimer leur mépris de l’action des politiques, souvent synonyme de corruption. J’avoue des membres de tous les tendances politiques, ayant connues le pouvoir, ont un jour goûté à ce gâteau succulent. D’ailleurs le Cndd-fdd est un model du genre, il a mangé ou plus tôt il s’est goinfré : affaire des haricots, falcon 50, pétrole nigérian et j’en passe. Il y a de quoi écœuré le peuple burundais.
Alors le Frodebu, en quête de légitimité, prend son bâton de pèlerin. Tous les week-ends des inziraguhémuka rencontrent leurs leaders venus de Bujumbura, au point d’énerver le ministre de l’intérieur. Donc le parti de Ndadaye reprend contact avec le burundais lambada, un oubli de l’ère Minani ! Est-ce que cela suffit ? Je ne le pense pas, la direction non plus. Le parti s’organise méthodiquement, des commissions pour préparer les élections prennent forme, comme celui de l’élaboration du programme de 2010. Avec comme objectif : incarner le changement, tâche difficile mais pas impossible.
Le programme est un élément important, si on veut gagner. Mais c’est aussi ce qui cause une défaite, pour promesses oubliées. Je me rappelle des propos démagogiques tenus en 2005. Les anciens rebelles nous promettaient la sécurité. A la place, on a eu droit à l’insécurité, pour ne pas dire, la terreur: tueries (Kinama, Muyinga, pour les plus connues), attentats contre les membres de l’opposition, assassinats à la pèle. La paix fut une illusion pour le peuple. Mais une illusion gravée dans la mémoire. Les promesses, sans lendemain, il y en aura encore. Le tout c’est de ne pas y succomber. « Utora nabi ugatwarwa nabi, watora uko ubonye, ugatwarwa uko ubonye, watora neza ugatwarwa neza ». Aux burundais de bien jouer.

Komera I

Comment va le FRODEBU

27-04-2009

Bujumbura

Une telle question serait anodine, si l'on n'était pas au Burundi. En effet, 2010 approche à grands pas, et beaucoup de burundais aspirent de plus en plus au changement de leadership de leur pays. Et le FRODEBU dans tout ça? Il devient de plus en plus précis, qu'il faudra désormais compter sur lui.

Nous avons voulu en savoir plus. Nous nous sommes rendus à la Permanence du pays, plutôt du parti plusieurs fois. Pendant la journée, il y règne un calme de cathédrale. Mais dans un instant, l'atmosphère et la température vont monter. En effet, l'activité va commencer.

Plusieurs réunions sont prévues ce soir, après les heures de service.

A l'étage, c'est la fédération de Bururi qui prépare la descente du candidat président Ndayizeye Domitien de ce week end, dans le Mugamba. Dans un autre salle, c'est Cibitoke qui s'y est donnée rendez vous. Dans l'autre aile de la permanence, la CJD discute. Et dans la grande salle du rez -de- chaussée, le groupe des parlementaires et sénateurs FRODEBU peaufine ses dernières stratégies pour la plénière de demain. Et dans les bureaux, la direction reçoit. La secrétaire générale est au four et au moulin. Après une longue journée en conseil de ministres, et les questions au Parlement, la voilà dans son petit bureau, téléphone collé à l'oreille. Elle s'enquiert de la situation de son parti. Le Président du Parti, Léonce Ngendakumana rentre d'une longue journée dans les montagnes de Bujumbura rural. Il est sollicité de toute part, mais n'as pas le temps de souffler que tel journaliste l'appelle pour une nième interview.

La Permanence ressemble à une fourmilière.

Et qui veille, pendant la journée?
Trois personnes, trois jeunes qui se sont dévoués pour le FRODEBU: Hatungimana Moise et Banzizubusa Salvator, Secrétaires, ainsi que Sinzinkayo Alexis, alias Ca Suffit, Secrétaire et Cadre d'Appui de la CJD.

Ils se livrent à nous à cœur ouvert:

"Umugambwe uhagaze neza", le Parti se porte bien disent ils. Le FRODEBU fait peur aux autorités du pays, sinon, comment expliquer qu'elles cherchent à tout prix à nous embêter (kudutoteza)? ajoutent -ils.

Nous les jeunes, nous nous donnons à fond, et en réponse aux imbonerakure du CNDD-FDD qui sont en perte de vitesse, nous nous appelons maintenant "Intakangwa" (ceux qu' on effraie pas). Mais nous restons bien disciplinés, renchérit Alexis

Nous allons travailler et faire tout ce qui est de notre possible pour que le FRODEBU gagne! Le plus important, c'est qu'il ait un changement, afin que tous ces assassinats et ces vols organisés soient bannis, concluent ils. Quant à la CJD, le mot de la fin est l'espoir. L'espoir qui est revenu avec la nomination de la CENI, qui est le fruit d'une concertation.

Ainsi va le FRODEBU. Une grande machine, aujourd'hui bien huilée, malgré le chômage que les nouveaux maîtres du pays ont imposé à ses nombreux cadres.

Courage à tous

La rédaction

Le FRODEBU salue l'agrément du FNL

24-04-2009



Bujumbura, le 24/04/2009
Réf. N°5/CP/PSF/2009


A Monsieur Agathon RWASA, Président du Front National de Libération (FNL)
à
Bujumbura.
Objet : Message de félicitation


Monsieur le Président,

L’agrément du Front National de Libération (FNL) ce 21 Avril 2009 comme Parti Politique m’offre l’heureuse opportunité de vous féliciter au nom de tous les membres du Parti Sahwanya-FRODEBU et en mon nom propre.

Je souhaite la bienvenue au FNL au sein des autres Partis reconnus par la loi et salue son agrément comme une étape importante et un tournant historique qui marquent l’accomplissement total du processus de paix et la fin d’une longue guerre qui a endeuillé notre pays depuis plusieurs décennies.

Je fonde beaucoup d’espoirs que la lutte pour le renforcement de la paix, de la démocratie et de la stabilité sera renforcée par le FNL qui apportera une contribution appréciable à la poursuite du renforcement des valeurs positives de paix, de démocratie, de dialogue, de réconciliation nationale et d’égalité de chances ; valeurs sur lesquelles se fonde l’Etat de droit.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, les assurances de ma considération très distinguée.

Pour le Parti Sahwanya-FRODEBU

Honorable Léonce NGENDAKUMANA

Président.

La rédaction

Le FNL a rendez-vous avec l'Histoire!

21-04-2009

Bujumbura,

C'est ce mardi à 15H, heure de Bujumbura, sauf circonstances exceptionnelles, que la direction du mouvement FNL est invitée au Ministère de l'Intérieur, pour se faire signifier officiellement l'agrément du FNL (ancien Palipehutu FNL, comme 43eme Parti.

Cet agrément intervient cependant sur fond de polémique entre les démobilisés, anciens combattants de ce mouvement.

En effet, sur une effectif de 21.000 combattants que le mouvement avait déclarés, seuls 3500 vont être intégrés dans les Forces nationales de défense et de sécurité. 5000, dont le Président Agathon Rwasa vont être démobilisés, et le reste est prié de retourné sur sa colline....avec un soutien financier de 100.000 BIF (60€)qui leur sera versé fin juin! Et c'est dans cette dernière catégorie que les choses risquent de se compliquer. Ils déclarent ignorer les critères de selection et menacent ouvertement de se faire entendre (.....)

Nous souhaitons plein succès à ce nouveau parti, qui espérons le viendra enrichir le débat, démocratiquement.

Et pendant ce temps au FRODEBU, plus de 150 jeunes qui avaient rejoint la formation politique de Jean MINANI viennent de re-entrer au FRODEBU. C'était lors des cérémonies d'accueil de ce dimanche à la permanence du parti.
" Le plus grave n'est pas de se tromper, mais plutôt, de persévérer dans l'erreur".

La rédaction

le chef de la rébellion renonce à la

20-04-2009

RUBIRA, Burundi (AFP) — Le chef de la rébellion burundaise des Forces nationales de libération (FNL), Agathon Rwasa, a annoncé samedi renoncer à "la lutte armée" au cours d'une cérémonie symbolique de "démobilisation" après plus de 13 ans de guerre civile, a constaté un correspondant de l'AFP.

"Je viens d'être démobilisé comme le stipulent les accords que nous avons signés avec le gouvernement (...) c'est la conclusion des négociations et du processus de paix", a déclaré à la presse Agathon Rwasa à la fin de la cérémonie, organisée dans un camp de rassemblement de ses combattants à Rubira, à une vingtaine de kilomètres de la capitale Bujumbura.

"Cette cérémonie signifie qu'on renonce à la lutte armée et qu'on va se consacrer à la lutte politique (...) les Burundais peuvent être tranquilles, nous n'allons pas reprendre la guerre", a lancé le chef des FNL, devant des représentants de la médiation sud-africaine, de l'ONU, de l'Union africaine (UA), du corps diplomatique et plus de 4.000 rebelles rassemblés depuis quelques semaines dans ce site.

Agathon Rwasa, jusqu'ici commandant en chef des FNL, a symboliquement remis son arme - un fusil d'assaut kalachnikov - à un soldat sud-africain, avant de subir un examen médical, puis d'être enregistré et de recevoir "carte de combattant démobilisé".

"Nous sommes satisfaits, car c'est un grand symbole si le chef de guerre accepte de déposer les armes, cela signifie que la guerre est finie", s'est réjoui le chef de cabinet militaire du président burundais Pierre Nkurunziza et représentant du gouvernement dans les discussions avec les FNL, le général Evariste Ndayishimiye.

La démobilisation du chef des FNL ouvre une semaine "cruciale" pour le processus de paix entre le gouvernement du Burundi et ce mouvement, selon la médiation sud-africaine.

"Les combattants du FNL seront désarmés par la Force spéciale de protection de l'UA (...) mardi le 21 avril, après le désarmement des combattants, le gouvernement procédera à l'agrément du FNL comme parti politique", a annoncé le général sud-africain Derrick Mgwebi. L'Afrique du Sud dirige une médiation pour mettre fin au conflit.

Des élections présidentielle, législatives et sénatoriales sont prévues en 2010 au Burundi.

Le Burundi tente de sortir depuis 2006 de 13 ans de guerre civile qui ont opposé l'armée, alors dominée par la minorité tutsie, à plusieurs mouvements rebelles hutus. Cette guerre civile a fait au moins 300.000 morts.

Depuis 2005, ce pays est dirigé par un pouvoir hutu élu. L'armée et la police sont désormais paritaires entre les deux ethnies et seule la rébellion des FNL n'avait pas encore déposé définitivement les armes.

Le gouvernement et les FNL avaient accepté le 4 décembre de lever les ultimes obstacles qui empêchaient la mise en oeuvre d'un accord de cessez-le-feu signé en septembre 2006.

En vertu d'un nouvel accord convenu la semaine dernière en Afrique du sud, 3.500 combattants rebelles vont être intégrés à l'armée et à la police et environ 5.000 autres seront démobilisés d'ici au 15 mai, les autres membres des FNL devant rentrer chez eux avec une petite somme d'argent.

"Je peux dire que cette fois nous sommes confiants (sur le fait) que ce plan va marcher (...) Après une longue période de conflit, j'ai espoir que le Burundi va sortir de la guerre et devenir stable", a déclaré le général sud-africain.

source : AFP

Ndayizeye parle aux étudiants

13-04-2009

Samedi le 11/4/2009, à la permanence nationale du Parti SAHWANYA-FRODEBU. Ils sont trois cents. Ils, ce sont les étudiants NZIRAGUHEMUKA de toutes les universités de Bujumbura particulièrement ceux de l’université du BURUNDI qui s’étaient donnés rendez-vous afin d’échanger sur la vie du pays en général et du parti avec le candidat du parti SAHWANYA-FRODEBU aux présidentielles de 2010. Cet échange intervient au moment où ces étudiants s’apprêtent à rentrer pour les vacances de Pâques.

Le candidat du FRODEBU son excellence Domitien NDAYIZEYE leur a demandé de ne pas aller dormir sur leurs collines respectives mais plutôt d’aller rassembler tous les INZIRAGUHEMUKA et leur donner le message du FRODEBU. Ce message est clair : « travailler pour changer la vie politico-socio-économique et sécuritaire du pays qui se détériore jour après jour sous le pouvoir CNDD-FDD. Et comment les burundais pourront-ils accéder à ce changement ? En s’unissant pour voter pour le programme et les candidats que le FRODEBU mettra en avant à commencer par son candidat président.

Sur ce point, le président NDAYIZEYE leur a fait revisiter l’histoire des œuvres du FRODEBU lors des élections générales de 1993 afin que le pays se dote d’un pouvoir démocratique. Les actes à son actif et à celui du FRODEBU pour que le pays retrouve la paix et la démocratique en 2005, ce qui devrait servir de base pour la population s’opérer le changement lors des élections de 2010, avec le FRODEBU.

Les étudiants ont à leur suggéré au candidat du parti et particulièrement au parti de bien élaborer un programme sécurisant et garantissant toutes les couches de la population burundaise et surtout de le présenter pour que la population ne se trompe plus de leadership comme cela a été le cas le cas en 2005. Ils ont aussi exprimé leur inquiétude due aux différents cas d’assassinat ciblés, d’insécurité, de vols, de malversation, de grèves… qui s’observent dans le pays ces derniers jours et qui ont tendance à se généraliser.

Le combat du FRODEBU est de lutter contre tous ces maux et personne ne doute plus de son expérience car même avant 1993, on observait les mêmes scénarii mais le FRODEBU a franchi tous ses obstacles et pourquoi ne le ferait il pas en 2010 maintenant que la majorité de burundais ont compris et différencient le bon du mauvais pouvoir, leur a-t-il lancé? Le FRODEBU compte un bon nombre d’hommes et femmes avec toutes les compétences requises dans la bonne gestion des affaires de l’Etat, a t’il conclu, tout en précisant que la période que le FRODEBU vient de passer à l’opposition lui a permis de se poser des questions et revenir sur certaines erreurs du passé.

Une chose est sûre : la jeunesse universitaire est déterminée à porter l’étendard du changement qui se profile à l’horizon, doucement mais sûrement. Ne sont ils pas les futurs dirigeants du Burundi.

Rappelons que cet échange avait débuté par l’accueil de nouveaux adhérents qui jurent partager le chemin vers la démocratie avec les autres NZIRAGUHEMUKA.

JB Niyongabo

Tout ça pour ça?

09-04-2009

CONGRES DU CNDD-FDD TENU A KAYANZA LE 29 MARS 2OO9

Le congrès de Kayanza aura été cette montagne qui a accouché d’une souris.

Le congrès de Kayanza du parti au pouvoir, le CNDD-FDD est un remake de celui de Ngozi, tant sur le fond que sur la forme: un grand show mystico-religieux rien que pour proroger le mandat du président du parti qui était déjà périmé depuis le 9 février 2009, non sans lui avoir ôter tout son pouvoir.

Le congrès de Ngozi était consacré à l'intronisation de M. Jérémie Ngandakumana au trône délaissé par El Hadj H. Radjabu et à l'instauration de la règle d'incompatibilité entre le mandat de dirigeant du parti et le mandat national de député. Des députés furent exclus du parti et automatiquement exclus du Parlement. Cette double exclusion a causé une paralysie sans précédent de la jeune institution parlementaire.

A Kayanza, bis repetita. Le Président des Sages et en meme temps président de la République (et la Constitution !) a prorogé le mandant de l'Hon. Jérémie Ngendakuma et nommé les dirigeants de ce parti et ce, par décret présidentiel assorti de l'injonction à ces dirigeants nommés de ne plus siéger au Parlement. Parmi ces dirigeants, l'Hon. Jérémie Ngendakumana et Hon. SINDOKOTSE sont automatiquement exclus de siéger à l'Assemblée Nationale et sont priés d'aller prier et travailler en priant (programme du parti). Le congrès de Kayanza a donc rendu absolue la règle de l'incompatibilité du mandat de dirigeant du cndd-fdd avec le mandat nationale qui, lui, est électif.

Ce congrès de Kayanza , sous les grands renfort des moyens de l’Etat, était censé désigner le candidat du parti au pouvoir aux élections présidentielles de 2010. Il n'en fut rien. Les membres de ce parti devront attendre un autre décret présidentiel du Président des Sages et de la République s’’autoproclamer candidat président. Or, au vu de la logique de cette règle d'incompatibité, il aurait fallu que S.E. Honorable P. Nkurunziza commençât par s'octroyer aussi l'injonction de ne plus exercer le mandat national de Président de la République.

Car, parole d'un Sage du cndd-fdd, ancien ministre de l'intérieur et actuel Chef de Cabinet militaire du Président de la République, le Général fdd Evariste Ndayishimiye, livrée le 22.08.2008 dans l'hebdo Arc-en-Ciel n°215: "Aujourd'hui, je constate qu'il est difficile de gouverner un pays sans expérience démocratique".

Un décret présidentiel pour choisir ses dirigeants n'étant pas une expérience démocratique, beaucoup de Barundi ont bien compris ce message de sagesse, ce clein d'oeil d'un Sage: OTORA NABI, UGATWAGWA NABI. Ejo, UZOTORA NABI, UKAZOTWAGWA NABI.

A bon entendeur, Salut

Kayogera Joseph

Commémoration de Ntaryamira à Bruxel

06-04-2009

La section Belgiique du Parti Sahwanya FRODEBU avait convié les burundais de Belgique à la commémoration du 15è anniversaire de l'assassinat du Président Ntaryamira.Une veillée de prière a été animée par le père Daniel.

Voici le discours qui a été prononcé à cette occasion par le président de la Section.

Commémoration du 15 anniversaire de l’assassinat de SE Cyprien NTARYAMIRA
06 Avril 1994- 6 avril 2009

Basilique de Koekelberg, Bruxelles


Mesdames, Messieurs, chers enfants de la famille Ntaryamira,
Honorable député,
Madame Ndadaye,
Bonsoir!

Quinze ans jour pour jour que le Président NTARYAMIRA périssait dans l’attentat contre l’avion de son homologue, le Président HABYARIMANA du Rwanda.

Cet attentat a déclenché une barbarie humaine sans nom. Le génocide rwandais qui en a résulté, a occulté et relégué au second plan l’assassinat de Ntaryamira.

Pourtant, le temps n’a pas réussi à éroder le souvenir. Le souvenir d’un père de famille avant tout, qui a laissé dernière lui, une veuve et 3 enfants, le souvenir d’un homme juste et intègre, le souvenir d’un grand travailleur, sacrifié sur l’autel de la paix.

En effet, Ntaryamira est mort, au retour d’une mission de paix, à Arusha.

Le chagrin et la colère sont toujours présents dans nos coeurs. Chagrin pour la perte d’un être cher, colère pour le flou qui continue à envelopper la vérité sur sa mort.

Votre présence parmi nous ce soir dans cette veillée de prière et de souvenir en est le témoignage vivant. Dans cet attentat, périront aussi les ministres burundais SIMBIZI Cyriaque et CIZA Bernard.

Je vous invite tous à observer une minute de silence, en leur mémoire.

Mesdames, Messieurs,

Aujourd’hui, partout dans le pays (Burundi) des cérémonies officielles de commémoration de ce triste anniversaire ont été organisées. Le 06 avril est un jour férié au Burundi. NTARYAMIRA a été tué dans l’exercice de ses fonctions de Président de la République.

Nous regrettons qu’une telle journée ne soit pas officiellement organisée par notre Ambassade ici à Bruxelles. Le seul manque de moyens financiers ne pourrait expliquer cela. Osons espérer que notre appel sera entendu, pour les années à venir.

Cela étant la Section Belgique du Parti Sahwanya FRODEBU a pris ses responsabilités en organisant cette veillée. Elle est cependant consciente que NTARYAMIRA était chef d’Etat et qu’à ce titre, aucun Parti ne peut s’approprier son appartenance, y compris le FRODEBU dont il était issu. Nous devons continuer à l’élever au rang qui était le sien (….)

Aujourd’hui, la fièvre électorale gagne la classe politique burundaise. A ce titre, nous voudrions interpeller solenellement les dirigeants qui sortiront des urnes demain, pour que la vérité sur l’assassinat de NTARYAMIRA soit connue et la justice rendue. Notre devoir, en tant que ses héritiers est d’entretenir cette flamme pour que l’on n’oublie jamais. Cela durera sans doute quelques années encore, il nous faudra beaucoup de détermination et d’abnégation. Mais, la vérité finira par triompher!



Mesdame, Messieurs,

Je m’en voudrais de terminer ce discours sans remercier vous tous qui êtes présents. Votre soutien à la famille est fort apprécié. Nous saluons votre fidélité aux idéaux de paix et de démocratie dont NTARYAMIRA était le grand défenseur. Malgré votre emploi du temps surchargé, vous avez accepté de vous associer à nous dans la prière. C’est aussi un devoir citoyen, un devoir patriotique de péréniser la mémoire de nos illustres disparus que vous avez décidé d’accomplir. Nous remercions plus particulièrement le Père Daniel, pour sa disponibilité spontanée, le chorale qui a gentimment agrémenté cette prière et les membres et sympathisants de notre Parti qui se sont coupés en quatre pour organiser cette commémoration.

Je vous remercie.

Gilbert Nibigirwe

La rédaction

6 avril 1994 - 6 avril 2009

28-03-2009

Commémoration du 15ème anniversaire de l’assassinat de S.E Cyprien NTARYAMIRA


La communauté burundaise et le monde entier se souviennent…

Exactement 15 ans, jour pour jour, que Son Excellence Cyprien NTARYAMIRA, Président de la République du Burundi était tué dans un attentat perpétré contre l’avion de son homologue rwandais, le Président HABYARIMANA Juvénal.

Pour commémorer ce triste anniversaire, la Section Belgique du Parti Sahwanya-FRODEBU organise et vous convie à une prière de souvenir en la mémoire de feu NTARYAMIRA Cyprien.


QUAND : Lundi, le 06 avril 2009 à 17H 30 min

OÙ : Basilique de Koekelberg (Bruxelles)

Salle MIMOSA


Votre présence et votre soutien honoreront sa mémoire.

Nous demanderons à chacun une participation au frais, selon ses moyens !


Pour le comité de section FRODEBU- Belgique
Gilbert Nibigirwe, Président

Document annexe : 1238236473_Commemoration Ntaryamira 2009[1].doc

www.frodebu.be

Ce que je crois.

23-03-2009

Le communiqué de presse du 17 mars que le ministre de l’intérieur vient de rendre public, qui met en garde certains partis politiques, le FRODEBU en tête, d’organiser des campagnes prématurément, ressemble comme deux gouttes d’eau à celui que le pouvoir de Buyoya des années 90 avait adressé au même parti.

Deux poids, deux mesures dans la mesure où le Parti UPRONA de l’époque, tout lui était permis. Résultat: afflux massif de la population dans ce parti qui osait défier le pouvoir en place!

Aujourd’hui, les vieux démons rennaissent de leurs cendres! Alors que le CNDD-FDD est en campagne permanente depuis 2005, le ministre de l’intérieur vient de déclarer que ce n’est pas parce que quelqu’un est en faute que les autres doivent aussi fauter!

Bravo! Il reconnait explicitement que le CNDD-FDD est en faute. Sauf que tous les autres partis demandent au préalable l’autorisation des autorités locales pour tenir leurs réunions. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, cette mise en garde teintée d’intimidation risque de se retourner contre ses auteurs!


Et si la clé de réussite des élections de 2010 résidait dans le comportement de la police?


Vous vous souvenez du comportement de l’armée lors du montage de coup d’Etat et qui avait débouché sur l’emprisonnement de Domitien NDAYIZEYE et Alphonse KADEGE. Sa neutralité et son objectivité “exceptionnelles” ont été saluées par tous les analystes et acteurs politiques burundais.

La police nationale, longtemps décriée, commence à emboîter le pas à l’armée!

Hier c’était à Kamenge, lorsqu’une foule d’anciens combattants ont rejoint les rangs du FRODEBU. Les hommes en uniformes qui étaient dépêchés sur les lieux pour encadrer le bon déroulement des cérémonies ont tout simplement résisté aux appels malveillant de ceux qui les incitaient à empêcher la tenue de la réunion. Pas plus tard que ce dimanche, en commune Gitobe, province de Kirundo, NDAYIZEYE effectuait une descente sur terrain. Le chef de corps de l’unité dépêchée sur place a refusé d’obtempérer à l’ordre “manifestement” illegal de l’administrateur communal qui l’enjoignait de ne pas laisser la réunion se tenir. Au retour de Kirundo, en province Ngozi, l’administrateur de la commune Kiremba essuyera le même refus de la police. Et les exemples se multiplient partout dans le pays!

La police aurait-elle, enfin compris qu’aucun Parti ne peut s’approprier ses services? Le long chemin vers la démocratie se fera avec toutes les forces de l’ordre et jamais contre elles! N’en déplaise à ceux qui voudraient les instrumentaliser en leur bouclier.

Je crois que tous les hommes politiques devraient encourager ce comportement (nouveau) de la police. La réussite des élections de 2010 passe par un discours rassembleur et rassurant tous les Burundais.
NDAYIZEYE l’aurait- il compris? C’est ce que je crois!



GN

Mpimba se vide? Pas si sûr.....

20-03-2009

PRISON DE MPIMBA : NDAYIZEYE DOMITIEN, HUSSEIN RADJABU, ALEXIS SINDUHIJE,… A QUI LE PROCHAIN TOUR ?

Les dossiers judiciaires préfabriqués par une main du pouvoir en vue de mettre sur la touche les hommes politiques qui gênent deviennent le lot quotidien au Burundi. Il suffit d’assister à l’audience des procès d’Alexis SINDUHIJE, d’Hussein RADJABU pour appréhender ce phénomène ; il suffit de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur et scruter l’année 2006, cette année-là on tombe sur le tristement célèbre coup d’Etat préfabriqué qui mettait en cause l’ancien Président NDAYIZEYE.

L’esprit et la lettre de ces dossiers ont un seul et même contenu : comment se débarrasser des hommes politiques encombrants ? Comment détruire les hommes qui font ombrage au système politique du CNDD-FDD ? Tout homme qui menace l’intérêt de ce club doit être exécuté ou conduit à la prison centrale de Mpimba.

Ce biais ne donne malheureusement pas un billet définitif pour la gloire. Il est limité dans le temps et dans l’espace. En effet on peut tuer ou emprisonner les hommes qui gênent le pouvoir, mais on ne peut pas tuer ou emprisonner tous les hommes qui ne plaisent pas le pouvoir. Le héros de la Démocratie, S.E Melchior NDADAYE l’avait pourtant clairement déclaré : « ils tueront NDADAYE, mais ils ne tueront pas tous les NDADAYE ». Ces hommes poussent comme des champignons. La meilleure façon de les contenir, c’est de faire du bien au peuple dirigé ! Sinon brimer, torturer, tuer, emprisonner est un exercice vain qui conduit à un éternel recommencent. Tenez, la rumeur circule que le torchon brûle au sein du parti présidentiel. On ne connaît pas encore le rejeton qui naîtra de cette tempête. Mais d’une source proche de ce parti le congrès initialement prévu pour le 7 février 2009, puis fixé au 28 février 2009, déplacé désespérément au 7 mars 2009, vient d’être reportée sine die. La raison majeure de ce gel serait que des coups de coude, des crocs en jambe qui minent ce qui reste des vainqueurs des élections de 2005, hypothéquerait à priori l’issue de ce congrès.

Dès lors, une expédition punitive devrait logiquement tomber. Dans un proche avenir El HADJ Hussein RADJABU peut avoir un autre colocataire. A qui le tour ? Manifestement les camps en présence, que je refuse de nommer sous peine de les renforcer, qui se regardent en chiens de faïence ont dit-on, la même force de nuisance. Difficile donc de prédire qui se retrouvera sur le tapis le premier.

Dans ce tourbillon, on apprend qu’il y a un camp qui commencerait à regretter l’absence d’Hussein RADJABU. Certaines sources confient d’ailleurs que ce dernier aurait été approché pour qu’il soit libéré moyennant quelques conditions. La contrepartie serait que le député Hussein RADJABU consente de réintégrer le CNDD-FDD sans prétendre à la Direction de celui-ci avant 2010. Bien entendu cette offre aurait été rejetée par le locataire de Mpimba. En effet Hussein RADJABU devenu encombrant même sous les verrous ne peut pas sortir par cette petite porte. Il est conscient du malaise qui ruine le club de ses tombeurs. Bien plus tout observateur avisé, témoin du dispositif de la police qui est chaque fois mis en place autour du palais de justice dès 6 h30 du matin quand RADJABU comparait, comprend aisément que celui-ci fait peur au pouvoir. Effectivement, au regard des fidèles qui inondent les parages du palais de justice, ce fils de Muyinga garde une assise à travers le pays. A cet effet, il sied de rappeler qu’à une telle occasion même ses adeptes de l’intérieur du pays venaient au palais de justice. Mais à un certain moment la police a été obligée de casser le mouvement en bloquant les axes qui entrent dans la mairie de Bujumbura. Au-delà de cette solidarité autour du palais de justice, les sources concordantes nous informent que le parti UPD ZIGAMIBANGA est très proche d’El HADJ Hussein RADJABU ; une relation qui expliquerait l’expansion du parti à travers tous les coins du pays. Cette montée fulgurante de l’UPD irrite le pouvoir et déchaîne le courroux de la police et de l’administration territoriale qui ne ménagent aucun effort pour entraver cette marche qui trouble le CNDD-FDD en perte de popularité.

Ce lundi 2 Mars vers 10h00 du matin, l’ancien président NDAYIZEYE est venu jeter le pavé dans la mare au palais de justice. En effet, il est allé assister à l’audience d’Hussein RADJABU. Par hasard le siège a tardé à entrer dans la salle. Ainsi les deux hommes ont eu un entretien de plus de 45 minutes. L’entretien était à voix feutrée. La police qui était à l’entrée de la salle a été très perturbée par cette présence et surtout par cet entretien. Ce détachement de la police a vite informé l’hiérarchie. Des coups de fil fusaient de partout. Ainsi vers 11heures 30 minutes, l’homme fort de la première région, le colonel David NIKIZA est venu au parquet. Malheureusement NDAYIZEYE Domitien venait de quitter la salle 10 minutes plutôt. Il est ainsi vite reparti à bord d’une jeep d’un homme d’affaires, pétrolier Monsieur Nestor GAHOMERA Alias TAPIE. La nervosité lisible sur le visage du colonel David NIKIZA prouve une fois de plus que RADJABU est de plus en plus un casse tête. Cette relation entre NDAYIZEYE et RADJABU que le pouvoir CNDD-FDD n’arrive pas encore à décrypter vient ajouter le drame au drame.

Présentement, à vrai dire, Hussein RADJABU est plus à l’aise que ses tombeurs. Certes, il est incarcéré à la prison centrale de Mpimba, un bâtiment solide, mais ses tombeurs eux sont incarcérés à la prison centrale du système CNDD-FDD qui menace de s’effondrer. La guerre de leadership à l’intérieur de cette bâtisse qui s’écroule nous réserve des surprises ! Certains occupants risquent d’être éjectés à coups de montages de dossiers judiciaires. Ces derniers n’auront d’autres destinations que la prison centrale de Mpimba. A qui donc le prochain tour ?






Pancrace CIMPAYE

Comme une odeur d'intimidation!

18-03-2009

REPUBLIQUE DU BURUNDI
MINISTERE DE L’INTERIEUR
CABINET DU MINISTRE

COMMUNIQUE DE PRESSE.
Dans l’optique d’une bonne préparation des élections de 2010, le Ministre ayant l’Intérieur dans ses attributions,organise depuis un certain temps des réunions mensuelles avec les partis politiques agréés.

Le Ministre de ‘Intérieur félicite les responsables des Partis Politiques qui ne cessent d’apporter leurs contributions à travers ces rencontres pour que les échéances qui approchent arrivent dans un climat de paix et de sérénité.

Le Ministre de l’Intérieur rappelle toutefois à tous les responsables des partis politiques que la campagne électorale n’a pas encore débuté. Il leur est demandé d’éviter tout comportgement ou attitude de nature à empêcher la population de vaquer à ses occupations quotidiennes. En outre, il leur est vivement recommandé de couper court avec des propos diffamatoires et injurieux à l’égard de leurs adversaires politiques. Cet appel est lancé particulièrement aux responsables du Parti SAHWANYA FRODEBU consécutivement à la situation qui a prévalu dans les Communes BUTIHINDA et MUYINGA au cours du week end du 14 au 15 courant sur les places publiques de RUGARI et BUTIHINDA .

En effet, des meetings en bonne et due forme ont été organisés par certains des hauts responsables de ce parti en compagnie de l’ex-Président de la République Domitien NDAYIZEYE dont le discours invitait la population à voter pour son Parti. A cette même occasion des photos de Campagne du Candidat Présidentiel, ont été distribuées à la population qui était sur les lieux.

Le Ministre de l’Intérieur recommande tous les Gouverneurs de Provinces et les Administrateurs Communaux de suivre de près cette situation et de prendre toutes les mesures qui s’imposent en vue d’éviter que la population ne soit pas désorientée.

Le Ministre de l’Intérieur informe les Gouverneurs de Province, les Administrateurs Communaux ainsi que les responsables des Partis Politiques à tous les niveaux que l’autorisation de tenir une réunion d’un Parti n’est pas synonyme d’une permission d’organiser un meeting ou une marche manifestation comme fût le cas à MUYINGA.

Le Ministre de l’Interieur demande à tous les dirigeantgs des Partis Politgiques agréés ainsi qu’à toute l’administration territoriale de conjuguer tous les efforts en vue de consolider les acquis de la paix et de la sécurité retrouvées après plus d’une décennie de crise.

Bujumbura, le 17/3/2009

LE MINISTRE DE L’INTERIEUR,

Edouard NDUWIMANA.

La rédaction

Homosexualité: enjeux électoraliste

16-03-2009

L’HOMOSEXUALITE AU CNDD-FDD, UNE EPINE DANS LA BOTTE DU PARTI PRESIDENTIEL

La question « de la pénalisation de l’homosexualité » est sur toutes les lèvres au parlement. Tout le monde en parle. Depuis que l’Assemblée Nationale a introduit un amendement de pénalisation de l’homosexualité dans le nouveau projet de loi du code pénal, ce sujet nourri le débat des élus. La genèse de cette nouvelle disposition est à chercher dans l’un des axes du combat du chef de l’Etat burundais Monsieur Pierre NKURUNZIZA. Un axe qui repose sur la croyance religieuse. Ainsi dans un cercle restreint de fidèles, le numéro un burundais a déclaré que les malheurs que connaît le Burundi procèdent en partie de la dépravation des mœurs. Dans ce registre disait-il l’homosexualité est le paroxysme de cette déviance. Pour cela une disposition légale doit être mise en place dans le code pénal pour sévir et décourager ce phénomène d’homosexualité. Ce mot d’ordre est donné à partir d’une des provinces du Nord du pays.

Effectivement à l’Assemblée Nationale l’esprit et la lettre de cette volonté du Chef de l’Etat a été intégré dans le nouveau projet du code pénal. C’était le….

Dans l’entre-temps les défenseurs des droits de l’homme ont remué ciel et terre pour combattre cette pénalisation. C’est ainsi qu’ils ont exercé une pression conséquente à la chambre haute pour qu’elle rejette l’amendement de l’Assemblée Nationale.

C’est ici alors qu’on assiste à la résurgence de la rivalité entre Jérémie NGENDAKUMANA Président du parti CNDD-FDD et le chef de l’Etat. Dans nos parutions antérieures (Voir Aube N°…) nous avions révélé un malaise qui couvait entre les deux hautes personnalités. Mais le député Jérémie NGENDAKUMANA avait démenti formellement l’existence de cette friction. Mais comme il n’y a pas de fumée sans feu, le feu est là : Ce dossier d’homosexualité. A ce titre Jérémie NGENDAKUMANA est sorti de sa réserve. Il a plutôt brandi un carton rouge contre le Chef de l’Etat.

Ainsi contrairement au mot d’ordre qui avait été donné aux sénateurs par la présidence de la République, l’honorable Jérémie NGENDAKUMANA a donné l’ordre de rejeter l’amendement soutenu mordicus par le commandant Suprême. En un mot le président du CNDD-FDD, appuyé par celui du Sénat ont réuni les sénateurs du CNDD-FDD et leur ont ordonné de se rebeller contre le Chef de l’Etat. Il semblerait que même le Ministre de la Justice et garde des sceaux Monsieur Jean Bosco NDIKUMANA, aurait goûté à ce plat servi aux sénateurs. Les journalistes qui lui ont tendu le micro à la sortie de la séance du sénat auront compris que sa position était nuancée alors qu’initialement cette position était tranchée, il avait au départ le point de vue du chef du Gouvernement. Position normale !

L’issue de la délibération au Sénat est connue, l’amendement a été rejeté. Le camp de Jérémie NGENDAKUMANA et RUFYIKIRI Gervais venait de remporter la première manche. Mais la partie n’est pas gagnée définitivement. Le cours de ce projet de code pénal doit retourner à l’Assemblée Nationale. Dans l’hémicycle de Kigobe, Jérémie NGENDAKUMANA est le véritable patron à deux titres : il fait partie de la plénière et par le passé il a démontré que c’est lui qui donne les ordres au Président de cette institution, Pie NTAVYOHANYUMA ; le cas le plus frappant fut le renvoie des 22 députés. Nantis de ces deux atouts le patron du CNDD-FDD risque de ravir une fois de plus la vedette au Président du Conseil des Sages, le Président Pierre NKURUNZIZA. D’une source proche de la présidence, le numéro un burundais aurait envisagé cette victoire de Jérémie NGENDAKUMANA. Mais il aurait promis que si tel était le cas, il ne promulguerait pas cette loi. En tout cas pas avant les consultations populaires de 2010. Signalons que ce conflit aurait paralysé la prestigieuse cérémonie de présentation des vœux des corps constitués au Chef d’Etat. Une tradition qui s’observe à travers le monde entier au début de chaque année. Le protocole redoute probablement la teneur du message de RUFYIKIRI, de plus en plus perçu comme l’alternative au sommet de l’Etat en 2010.

A coté de cette cérémonie traditionnelle, il est intéressant de noter la descente du CNDD-FDD ce vendredi 6 Mars 2008 dans les rues de la Capitale Bujumbura et à l’Hôtel Novotel. L’épine « homosexualité » a mis à nu le mal qui ronge le CNDD-FDD. En effet une partie du CNDD-FDD conduite par le Commissaire Général à la communication Mr Gélase NDABIRABE. On faisait une marche manifestation contre l’homosexualité et au même moment le Président du même parti, le Député Jérémie NGENDAKUMANA épaulé par le porte parole du parti Onésime NDUWIMANA tenait une conférence de presse sur le même sujet à l’Hôtel NOVOTEL. L’insolite vient du fait que les 2 activités ont été organisées séparément ; chaque camp ignorait ce que préparait l’autre.

Voici comment notre rédaction a su que les deux camps ne s’étaient pas concertés. Alors que la Radio Publique Africaine avait organisait un enregistrement d’une émission le même Vendredi 06/03/2009 à 9 heures, Onésime NDUWIMANA, un des invités appelle l’animateur à 8h30 pour lui signifier qu’il était dans l’impossibilité de participer à l’émission. La raison étant qu’il anime avec le président du parti une conférence de presse à 10 heures au NOVOTEL. Le journaliste habitué à l’absence du porte parole, se rabat à Gélase NDABIRABE qui fait souvent office d’Adjoint du porte parole. Quand on lui communique la raison de l’absence d’Onésime NDUWIMANA, il a déclaré qu’il n’était pas au courant de cette conférence de presse mais qu’il était au courant d’une marche manifestation de 11 heures. En conséquence il ne pouvait pas participer à cette réunion. Le lendemain le Porte parole, Onésime NDUWIMANA devait lui aussi reconnaître qu’il n’était pas au courant de la marche manifestation.

A la lumière de cette dichotomie qui trahit un bicéphalisme du sommet du CNDD-FDD, il est facile de comprendre que la sortie médiatique de Jérémie NGENDAKUMANA était dictée par un autre impératif. En effet au cours de l’étude du projet de code pénal du Sénat, il avait œuvré activement en complicité avec RUFYIKIRI dans le sens de rejeter le fameux mandement qui criminalise l’homosexualité ce vendredi 6 Mars 2009, le retournement de la veste a un mobile. La pression du Chef de l’Etat a pesé lourdement. Jérémie NGENDAKUMANA redouterait la colère du Commandant Suprême qui peut être sans pitié au cours du congrès qui tarde à être fixé définitivement. Il faut donc sauver… ce qui reste à sauver !

Au regard de ces faits et gestes, on est en droit de confirmer que le torchon brûle entre le Président du parti présidentiel et le président de la République en personne. En substance, aujourd’hui tous les bagumyabanga (membres du CNDD-FDD) savent que le report à maintes reprises du congrès du parti tient de cette rivalité. La dernière mauvaise nouvelle est bien entendu celle qui annonce que le congrès tant attendu par les militants pour ce 07 mars 2009 a été reporté sine die. Et pourtant le prescrit de la loi interne au CNDD-FDD exigerait un congrès tous les deux ans pour désigner un Président du parti. Or, le dernier en date est celui du 7 Février 2007, un rendez-vous de Ngozi qui a destitué l’ancien président du parti El Hadj HUSSEIN RADJABU et qui a investi Jérémie NGENDAKUMANA.

En tout état de cause, le ministre de l’intérieur qui tenait sa réunion des partis politiques ce jeudi 05 mars 2009 à Bukeye (fief de Jérémie NGENDAKUMANA) devrait comprendre que le mandat du président du CNDD-FDD a pris fin le 07 février 2009. En conséquence si la loi était la même pour tous les partis politiques, le CNDD-FDD serait considéré comme un parti sans président légitime.

Cette vacance de poste doit être dure pour un parti présidentiel à la veille des élections générales du pays. Est-ce à cause de cette panne technique au CNDD-FDD que les partis politiques qui clament le changement démocratique en 2010 sont persécutés ? Est-ce à cause de cette guerre intestine au CNDD-FDD que l’on hésite plus à éliminer physiquement les hommes de l’opposition qui gênent?





CUBAHIRO Chimène

Aube de la Démocratie n° 125

Aube de la Démocratie n° 125

13-03-2009

EDITORIAL

POURQUOI LE CNDD-FDD VIENT-IL DE DURER LE TEMPS DE LA ROSEE?

Au diable le peuple ! Tel est le credo des combattants de la liberté du CNDD-FDD. Bien installés dans le confort d’un pouvoir éphémère, les privilégiés du CNDD-FDD ont déjà tout oublié ! « Le peuple en armes », leur cheval de bataille reste un lointain souvenir. Hier, ils soutenaient dans tous les fora que le peuple burundais a décidé de prendre les armes pour changer la mauvaise gouvernance qui avait caractérisé les régimes qui s’étaient succédé au pays. Le mot « peuple » était sur toutes les lèvres du leadership de ce mouvement. Il fallait libérer ce peuple meurtri par une dictature d’une oligarchie militaro putschiste TUTSI. Dans cette démarche de libération le CNDD-FDD promettait d’imprimer des réformes dans tous les secteurs clés comme la justice, les corps de Dépense et de sécurité, l’éducation, la santé…

Aujourd’hui force est de constater qu’au niveau des réformes, le Burundi n’a pas avancé. L’ordre nouveau qui a coûté d’énormes sacrifices n’est pas encore là. Au contraire dans certains secteurs comme la justice, les droits de l’homme, les libertés politiques, le Burundi a régressé. Normal. Et pour cause le moteur qui devait imprimer ces réformes est en panne. Ce qui fâche est que cette défectuosité, l’usure de l’appareil CNDD-FDD éclate à la ligne de départ, au strarting block ! Une première dans l’histoire des mouvements de libération. Jamais on n’avait eu un mouvement de libération qui a eu une aussi courte durée. Juste le temps de la rosée. En effet le CNDD-FDD est venu au pouvoir en Août 2005.En Février 2007, 18 mois après, il était en décomposition. Quelle performance !

Pourquoi cette décadence a-t-elle été aussi rapide ? La raison majeur est à chercher dans la qualité du leadership. A ce titre le CNDD-FDD manque cruellement des hommes d’une stature de Nelson Mandela ou de Mwalimu Julius NYERERE. Ces deux figures de proue du continent respirent l’humilité, la simplicité et la sobriété. Leur leitmotiv a toujours été le bonheur de leur peuple ! A ce titre le charisme de Mandela et de Mwalimu met avant tout l’amour du peuple. De ce fait l’abandon de soi pour servir d’abord l’intérêt de la communauté est une démarche qui a caractérisé ces deux leaders africains. De surplus l’unité de la nation a toujours été leur préoccupation majeure. C’est ainsi que la réconciliation du peuple avec lui-même a été érigée en mode de gouvernement. Tels sont quelques qualités fondamentales qu’on reconnaît à Nelson Mandela et à Mwalimu Julius NYERE. Ces qualités confèrent à ces deux hommes des galops d’hommes d’Etat. Ils ont pour toujours la place dans la cour des grands leaders africains. Inutile donc de décrire dans les moindres détails les raisons qui fondent l’effondrement du système CNDD-FDD. Allez dans le dictionnaire et notez le contraire des qualités qui ont caractérisé Mandela et NYERERE.

Le condensé de ce répertoire est simple : se servir d’abord. Au diable le peuple ! Cette philosophie conduit inexorablement vers les bavures que les burundais vivent au quotidien. Ainsi pour garder jalousement le butin, il faut éliminer, même physiquement, tout homme qui constitue une menace réelle, supposée ou potentielle de ces intérêts. Cela s’appelle l’autoprotection. C’est dans cette course effrénée vers l’autoprotection que le processus électoral est manipulé dès la mise en place du texte et des hommes devant diriger la Commission Electorale Nationale Indépendante. C’est pour le même agenda qu’une milice est en train d’être mise en place semant déjà la désolation à Kamenge et à Kinama. C’est pour le même objectif qu’on se rend compte que les représentants du CNDD-FDD dans les institutions se consacrent à une campagne électorale pendant toute la législature au lieu de réaliser le programme que le peuple burundais a choisi lors des élections de 2005. C’est le même sentiment qui prévalait quand ils ont décidé de chasser les députés Hussein RADJABU et Alice NZOMUKUNDA respectivement Président du CNDD-FDD et Vice-président de l’Assemblée Nationale. L’éjection de ces deux hommes produit le Parti ADR et renforcé fortement le Parti UPD. On ne doit pas faire partie des mathématiciens chevronnés pour répondre à l’interrogation suivante :
(CNDD-FDD)- (UPD+ADR)= ?
(CNDD-FDD)-(UPD+ADR)= ±0
La réponse est simple : le CNDD-FDD sans l’UPD, sans l’ADR sans les éléments qui rallient le FRODEBU et le FNL égal à plus ou moins zéro. Cette tendance vers zéro sera très prononcée quand le conflit qui couve entre le Président NKURUNZIZA et le Président du Parti Jérémie NGENDAKUMANA éclatera au grand jour.

En définitive, aujourd’hui l’heure du bilan a sonné. Le processus électoral est là ! Il est redouté par le parti de libération CNDD-FDD. Pourquoi ? La raison est simple. Face à un bilan largement négatif, les électeurs n’attendent que les urnes pour procéder à un vote-saction. Le glas va bientôt sonner pour le CNDD-FDD. La messe de requiem sera célébrée par les hommes et les femmes qui ont transformé le CNDD-FDD, le parti de libération en une machine d’oppression. Un rouleau compresseur contre le peuple burundais. L’oraison funèbre sera réservée au Président du parti.

Le mystère de la chute libre du CNDD-FDD, hier adulé par beaucoup de burundais et des pays étrangers, est à chercher au sein des privilégiés de ce système. Ces derniers devenus renégat ont trahi la cause de la lutte. Hier, le CNDD-FDD scandait les slogans des opprimés aujourd’hui il chante allégrement des airs des oppresseurs. Et quand l’opprimé d’hier devient oppresseur aujourd’hui, c’est la descente aux enfers ! Ils l’auront cherché !

Cimpaye Pancrace

Destination.....Mutaho

09-03-2009

Mutaho (Gitega), le 8 Mars 2009. Les Inziraguhemuka et la population de la Commune sont sur le qui vive. Et pour cause, ils accueillent, la Direction du Parti Sahwanya- FRODEBU. C’est devenu la coutume du week end ! Le Parti sur la colline, tel est le thème de l’année.

A la tête de la délégation, l’Honorable Léonce NGENDAKUMANA accompagné du Candidat du Frodebu NDAYIZEYE Domitien et son épouse. Une foule nombreuse s’amasse tout au long du cortège qui se dirige vers la paroisse de Gitongo. Une messe pour commencer la journée dans de bonnes dispositions. Après la messe, les fidèles se rassemblent autour de NDAYIZEYE. Ils veulent voir et toucher le candidat président. On échange des accolades et des mots de soutien et d’encouragement. « Tenez bon, Monsieur le Président, nous sommes derrières toi », scandent les badauds.

La destination de la délégation, le Chef-lieu de la Commune Mutaho.

A l’ordre du jour de la réunion, l’accueil de nouveaux membres. Ainsi, plus de 50 personnes vont officiellement entrer au Parti de Ndadaye.

Tous les discours du jour sont centrés sur l’espoir d’une paix durable et d’un changement démocratique au Burundi.

Le moment attendu était bien évidemment le discours du Président NDAYIZEYE. Il interpelle les Inziraguhemuka et tous les burundais qui étaient sur place à ne plus céder à la peur, à la provocation et autres obstacles que leur tendent ou leur tendrons nos adversaires politiques.

« Le parti Sahwanya-FRODEBU a combattu le monopartisme couplé à une dictature militaire, avec succès. Ce n’est pas maintenant qu’il serait intimidé » commente t’il. « Utora nabi ugatwarwa nabi, upfa uko utoye, ugapfa uko utwawe » (Tu votes mal et t’es mal gouverné, tu votes n’importe comment et t’es gouverné n’importe comment), leur lance t-il. Alors, en 2010, soyez vigilants, et ne vous trompez pas, conclut le Président. Applaudissements nourris de l’assistance.

Le rendez vous est pris pour le week-end prochain.

Niyongabo JB

Gabriel NTISEZERANA à Bruxelles

07-03-2009

Bruxelles,

A la tête d'une impressionante délégation(plus de 30 personnes), le deuxième Vice-président de la République, Gabriel NTISEZERANA, séjournera à Bruxelles, du 07 au 13 mars.

Il participera à plusieurs réunions organisées par la Chambre de Commerce Belgo-Luxembourgeoise. Il vient donc essayer de séduire de potentiels investisseurs belges au Burundi. Une mission qui s'avèrera délicate, vu la crise financière qui sécoue actuellement le Monde et la Belgique.

Nous lui souhaitons de bons résultats.

La rédaction

Le CNDD-FDD au bord de l’implosion

03-03-2009

Le congrès du CNDD-FDD qui devrait avoir lieu ce 07 mars 2009 à Kayanza vient d’être reporté sine die….à une date ultérieure. Et ce n’est pas la première fois. Il avait été initialement prévu le 28 février, mais, suite aux problèmes internes, les dinosaures de ce Parti n’avaient pas pu s’entendre sur son opportunité et son ordre du jour.

Rebelote ! Ce Congrès, qui soit disant avait pour but de défier le Candidat Officiel du Parti Sahwanya-FRODEBU aux élections présidentielles de 2010, le Président NDAYIZEYE dans sa province natale n’aura pas lieu !

La faute à qui ? La faute à l’ego du Président du Conseil des Sages et Président de la République (…..) Pierre NKURUNZIZA et son Président de Parti Jérémie NGENDAKUMANA, ainsi que leur « fun clubs » respectifs. Ils se disputent constamment le leadership du Parti et n’arrivent pas à s’entendre sur le futur candidat de leur Parti aux élections présidentielles de 2010.

A cela s’ajoute l’énervement dû à l’hémorragie que subit le CNDD-FDD suite au déferlement de ses membres vers les autres Partis, le FRODEBU en tête. Et la pression aussi des « Bagumyabanga », du nom des militants de ce Parti, furieux et indignés de cette guéguerre de chefs ne fait qu’ajouter le mal au mal.

Les malheurs de Jérémie ne font que commencer.

En effet, son mandat à la tête du Parti expirait déjà au mois de février. Ne va-t-il pas se voir refuser de convoquer un autre Congrès pour ce motif ? L’histoire du déchu Président Hussein Radjabu n’est pas si lointaine. Nous ne lui souhaitons pas le même sort. Cependant, rien n’est moins sûr!

Par ailleurs, le Président de la République a follement envie de se représenter en 2010, n’en déplaise à ceux qui souhaiteraient une compétition interne. Et, en tant que Président de la République, il a – par manque d’arguments, la force d’imposer ses vœux aux Bagumyabanga. Que pourra faire Jérémie ? Créer un CNDD-FDD Nyakuri !

La rédaction

Sortie en famille le 04 avril 2009

03-03-2009

Envie de passer une soirée conviviale et oublier un instant le froid qui perdure? Venez vous retrouver autour d’un souper “exotique” que la section FRODEBU Belgique, en collaboration avec le Café BUJA BAR, organise ce samedi 4 avril 2009 à partir de 18h30.
Une soirée dansante suivra le souper pour éliminer le trop plein de calories.
Lieu: « Le Cercle »
6, Rue du Doyen Boone
1040 Etterbeek
(Métro Mérode, ou Tram 81, arrêt St Pierre)

Participation aux frais: 15 EUR par personne de plus de 12 ans, 8 EUR pour les enfants de moins de 12 ans. Gratuit pour les moins de 4 ans.

Les boissons ne sont pas incluses dans le prix. Apéritif offert.

Merci de réserver vos places avant le 29 mars 2009 en versant le montant correspondant au nombre des places souhaitées sur le compte n° 210-0700787-14 En communication “sortie en famille”

15 x …. Personnes de plus de 12 ans =
7x …..Personnnes de moins de 12 ans =
………..Moins de 4 ans

Le produit du souper servira à financer un projet de développement au Burundi: “Un dollar pour deux”.



Pour plus d’informations, veuillez contacter Gilbert Nibigirwe, tel 0479 833 702 ou 02 520 74 39 après 18h, Mélissa Kibare au 0496 765 175, Kayogera Joseph au 0478 399 592 et Fabien (Buja Bar) au 0477 934 469

Document annexe : 1236103713_Souper 04 avril.doc

La rédaction

Lettre du FRODEBU à l'Union Africaine.

02-03-2009

Bujumbura, le 02/03/ 2009

Transmis copie pour information à :

Son Excellence Pierre NKURUNZIZA, Président de la République du BURUNDI à Bujumbura ;

Son Excellence BAN KI - MOON, Secrétaire Général des Nations Unies à New York;

Son Excellence Yoweri KAGUTA MUSEVENI, Président de l’Initiative Régionale sur le Burundi et Président de la République Ougandaise à Kampala ;

Son Excellence Jakaya Mrisho KIKWETE, Président de la République Unie de Tanzanie à Dar-es-salam ;

Son Excellence KGALEMA Motlanthe, Président de la République Sud-Africaine à Pretoria ;

Son Excellence Paul KAGAME, Président de la République Rwandaise à Kigali ;

Son Excellence Mwayi Kibaki, Président de la République du Kenya ;

Son Excellence Joseph KABIRA, Président de la République Démocratique du Congo.

Avec les assurances de nos plus hautes considérations,


A Son Excellence Jean PING, Président
de la Commission de l’Union Africaine

à Addis Abeba

Objet : Préoccupations sur le processus électoral

Nous avons l’honneur de nous adresser à Votre Haute Autorité pour attirer Votre attention sur le risque de dérapage du processus électoral en cours dans notre pays.

Excellence Monsieur le Président, avant d’entrer dans le vif du sujet, nous souhaiterions Vous exprimer nos remerciements les plus sincères pour tous les efforts fournis en vue du retour à la paix dans notre pays depuis la signature de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi jusqu’ à la signature du dernier Accord entre le Gouvernement et le Mouvement PALIPEHUTU – FNL.

Nous sommes aussi reconnaissants des dernières pressions sur l’autorité burundaise pour la mise en place d’une Commission Electorale Nationale Indépendante capable d’organiser les élections apaisées, libres, transparentes et démocratiques même si jusqu'à présent, le décret négocié organisant celle-ci et sa nomination ne sont pas encore signés.

Excellence,

L’Accord d’ARUSHA que vous avez daigné soutenir traçait non seulement la voie politico-socio- économique du Burundi d’alors mais également du Burundi d’avenir. Ainsi les Burundais se sont convenus que tout pouvoir à venir doit s’engager à :

 Rester déterminé à éradiquer les causes réelles de la violence que sont l’insécurité, l’instabilité politique, l’exclusion, le génocide qui handicapent le développement socio-économique et la justice sociale dans notre pays.

 Asseoir l’ordre politique et un système de gouvernement inspiré des réalités du pays fondées sur les valeurs de la justice, de la démocratie, de la bonne gouvernance, du pluralisme politique, le respect des droits fondamentaux et les libertés individuelles, l’unité, la solidarité, la compréhension mutuelle, la tolérance et la collaboration entre les groupes ethniques de notre société ;

 Former des corps de défense et de sécurité, républicains et professionnels qui garantissent la sécurité de tout un chacun.

Bref, faire fonctionner l’Etat Burundais de manière à éviter de recréer les causes historiques du conflit Burundais.

Malheureusement, alors que le Peuple burundais se prépare aux prochaines échéances électorales,
le Parti présidentiel se perd dans :

- des menaces politiques ;
- des assassinats sélectifs ;
- le refus des réunions et les couleurs des autres Partis Politiques ;
- des emprisonnements des opposants politiques, des journalistes et des syndicalistes ;
- des montages pour lyncher les opposants de taille ;
- la création des milices rappelant celles de triste mémoire qui ont joué un rôle macabre lors du génocide au RWANDA ;
- des manoeuvres à fabriquer la Commission Electorale Nationale Indépendante à sa taille ;
- des manœuvres à refuser au BINUB d’aider au bon déroulement des élections ;
- la politisation de la Police Nationale et du Service Nationale de Renseignement ;
- le refus de procéder au désarmement de la population civile et le réarmement de certains démobilisés ;
- l’alimentation des stocks d’armes non enregistrées à l’insu des responsables militaires ;
- le refus d’un dialogue franc et sincère sur l’ensemble de toutes ces questions.

Face à cette situation explosive et pour éviter que le pays ne replonge dans le cycle des violences, conscient de la gravité et des conséquences atroces de cet état de choses, demandons à l’Autorité de l’Union africaine d’aider à réussir les élections de 2010 à travers les actions ci-après :

 Le déploiement d’une force neutre pour la sécurisation du processus électoral ;
 Une pression sur le pouvoir en place pour créer un environnement favorable à
l’organisation des élections libres et transparentes notamment en engageant un dialogue franc et sincère avec les forces politiques, sociales et morales;
 La mobilisation des fonds nécessaires pour le processus électoral.

Persuadés et convaincus que notre demande sera exaucée, ne doutant point que Vous allez nous prêter une oreille attentive, nous Vous prions d’agréer, Excellence Monsieur le Président l’assurance de notre très haute considération.




Pour le Parti Sahwanya-FRODEBU

Léonce NGENDAKUMANA

Président


Copie pour Information à :

- Monsieur le Représentant du Secrétaire Général des Nations-Unies au Burundi ;
- Monsieur le Représentant du Président de la Commission de l’Union africaine au Burundi ;
- Monseigneur le Nonce Apostolique au Burundi ;
- Madame l’Ambassadeur des Etats-Unis au Burundi ;
- Monsieur l’Ambassadeur de France au Burundi ;
- Monsieur l’Ambassadeur de Belgique au Burundi ;
- Monsieur l’Ambassadeur de Chine au Burundi ;
- Monsieur l’Ambassadeur de Russie au Burundi ;
- Monsieur l’Ambassadeur de l’Afrique du Sud au Burundi ;
- Monsieur l’Ambassadeur de Tanzanie au Burundi ;
- Monsieur l’Ambassadeur du Rwanda au Burundi ;
- Monsieur l’Ambassadeur du KENYA au Burundi ;
- Monsieur l’Ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne au Burundi ;
- Monsieur l’Ambassadeur des Pays-Bas au Burundi ;
- Monsieur le Chef de délégation de l’Union Européenne au Burundi ;
- Monsieur le Représentant Résident du PNUD au Burundi ;
- Monsieur le Représentant Résident de la Banque Mondiale au Burundi.

La rédaction

Morts pour la paix.....Inclinons nous!

25-02-2009

22 février à Mogadiscio,

Douze militaires burundais viennent d'être sauvagement tués en mission de restauration de la paix en Somalie,

Douze familles et proches endeuillés par cet acte ignoble,

Et tout le pays pleure ses enfants.

Loin des polémiques sur l'opportunité de leur présence dans cet enfer terrestre,

Sans prétendre que nos mots pourront dissiper le chagrin et la colère qui animent les familles des vaillants disparus,

Votre site voudrait se joindre aux familles endeuillées pour leur présenter ses sincères condoléances les plus émues.

Que la terre leur soit légère.

La rédaction

Remaniement ministériel, pour quoi faire?

23-02-2009

7ème REMANIEMENT MINISTERIEL : UN SECTARISME PRIMAIRE AU SOMMET DE L’ETAT


Dans trois ans et 4 mois du pouvoir du CNDD-FDD, les burundais viennent de vivre le 7ème remaniement ministériel. Un record dans l’instabilité du Gouvernement qu’on n’a même pas connu du temps de la convention de Gouvernement (1994-1996). Un calcul mental donne la triste réalité d’un remaniement ministériel tous les six mois (40 mois : 7 ± 6).
Au moment où d’autre pays travaillent sur un plan quinquennal notre Gouvernement se contente d’un plan semestriel.

Avec une telle courte durée même un ministre nanti des capacités surnaturelles ne peut pas mener des réformes dans son département. Car à coté de cette tare liée au temps, il y a cette mauvaise habitude de changer de dénomination et d’attributions des départements ministériels en fonction de la sensibilité politique du locataire. Et dans cet exercice contre-productif la tendance est de réduire le champ d’action des ministres qui proviennent du FRODEBU. C’est le cas de :

1º KANYENKIKO Anatole qui avait dans le précédent Gouvernement en charge l’Aménagement du Territoire et l’Environnement. Logiquement « l’Eau » rentre dans ce département et constitue un élément capital dans ce secteur. Contre toute logique « l’Eau » avait été casée au ministère de l’Energie et les mines qui est entre les mains d’un membre du CNDD-FDD, Monsieur Samuel...
Dans le nouveau gouvernement, cette entité « EAU » est relogée au ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement parce que précisément ce département est aujourd’hui dirigé par un membre du CNDD-FDD, Monsieur Déo…

Mais dans la nouvelle structure le même Anatole KANYENKIKO qui a en charge les « Travaux Publics et Equipement » vient d’être dépouillé du volet « Urbanisme » qui a été transféré au ministère de « l’Eau, Aménagement du Territoire et de l’Environnement ».

2º Vénérand BAKEVYUMUSAYA qui avait dans le précédent Gouvernement en charge « l’Intégration régionale et la Communauté de l’Afrique de l’Est ». Ce ministre vient d’être purement et simplement muté dans un nouveau ministère qu’on a dû emputer de certaines prérogatives. Ainsi ce nouveau poste d’attache est le ministère de « l’Information, de la Communication et des relations avec le Parlement », le volet « porte parole du Gouvernement » naguère dévolu à ce ministère a été transféré au Secrétariat général du Gouvernement.

3º Le troisième ministère, était celui des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale. En effet avec le 6ème remaniement, Madame Antoinette BATUMUBWIRA avait été dépouillée des prérogatives de la coopération internationale. Ces attributions avaient été confiées au département de l’Economie et des Finances. Le personnel du ministère des Relations Extérieures avait été frustré par ce démembrement qui était à ses yeux irrationnel et moins efficient.

Les compétences de ce ministère auraient été diluées parce que Madame BATUMUBWIRA Antoinette n’avait pas toute la confiance des décideurs du CNDD-FDD qui mettaient en doute son adhésion totale aux idéaux du parti CNDD-FDD. Aujourd’hui le ministre a recouvré toutes ses attributions parce que l’Ambassadeur NSANZE Augustin bénéficie d’une confiance totale du vainqueur des élections de 2005.

De tout ce qui précède, il ressort que la formation du Gouvernement n’est pas guidé par l’intérêt supérieur de la nation mais par des intérêts sectaires liés aux individus. Une telle philosophie dénote un manque de vision nationaliste qui condamne le pays à faire une marche en arrière ou tout au plus une marche sur place. En tout état de cause ces ministères qui n’ont même pas le temps d’arrêter les politiques sectoriels à cause de cette instabilité ne peuvent pas avoir l’ambition de promouvoir leur secteur respectif.

C’est dommage qu’une telle instabilité soit conduite par une jeune génération en qui le peuple burundais avait placé toute sa confiance.
Le sang nouveau qui devait produire des merveilles a échoué. Et cet échec résulte de l’esprit revanchard et d’exclusion de ce leadership ; un esprit qui puise sa sève dans le manque de l’amour du prochain et de l »amour des dirigés. A ce titre pour réussir dans la gestion d’une nation, il faut aimer les hommes qu’on est appelé à diriger. Dans ce cas, tout marche comme sur des roulettes et on n’a pas besoin de changer le Gouvernement chaque semestre. Bien plus une gouvernance caractérisée par l’amour du prochain possède un atout extraordinaire, « celui de ne pas avoir peur du lendemain ».






NDEKATUBANE







Aube de la Démocratie n° 124

FRODEBU, un week end chargé!

18-02-2009

Samedi 14/2/2009 à la permanence nationale du Parti Sahwanya-FRODEBU , la Centrale des Jeunes Démocrates (CJD) tenait une réunion du Conseil des Délégués Nationaux( CDN ). But de la réunion : analyser la vie du pays en général et celle du Parti et de la CJD en particulier.

Le président de la CJD, Monsieur Patrick NKURUNZIZA a, dans son allocution souligné combien les œuvres de la CJD sont louables par le Parti Sahwanya-FRODEBU. En effet, la CJD enregistre pour le moment un nombre important des jeunes adhérents. Le dernier exemple en date est les récentes adhésions des démobilisés de Kamenge et Kinama.

La CJD s’est résolue à soutenir le parti et ses dirigeants pour arracher en 2010 la victoire à ceux qui ne croient qu’à la dictature, le monopartisme, le non respect des principes démocratiques. C’est dans cette même optique que ce CDN a adopté un nouveau nom : CJD-INTAKANGWA qu’on peut traduire « les intimidables », ceux qui ne peuvent jamais être effrayés.

Enfin, la CJD demande au Parti de continuer à être l’exemple des partis qui donnent une place méritée à la jeunesse. Celle-ci constitue le futur du pays.

Au même moment, la population de la commune Gihanga, en province Bubanza accueillait la délégation du Parti Sahwanya-FRODEBU dirigée par le secrétaire général de ce dernier, Madame Euphrasie Bigirimana. Ce déplacement des dirigeants du FRODEBU s’inscrit dans le cadre des descentes que le parti effectue chaque week end pour s’approcher davantage des Inziraguhemuka. Le but étant de leur témoigner le soutien nécessaire en ces périodes difficiles.

Tout au long de ces descentes, un message : l’espoir du changement. Et c’est possible. Yes we can !

Le candidat NDAYIZEYE Domitien avait fait le déplacement. Dans son discours, il a rappelé que ce que veut le peuple, Dieu aussi le veut, contrairement à cex qui disent qu’ils sont envoyés par Dieu. C’est pourquoi il leur a rappelé que quand le peuple vote pour un mauvais régime, il est mal gouverné « UTORA NABI UGATWARWA NABI » et quand on vote pour un bon régime, on est bien gouverné « WATORA NEZA, UGATWARWA NEZA ».

Le lendemain, c’était le tour de la commune Makebuko de la province de Gitega d’accueillir cette délégation. Les cérémonies avaient commencé par le partage d’une célébration eucharistique. Le message est toujours le même : se liguer derrière le FRODEBU et son candidat pour le grand rendez-vous de 2010. Bon vent au FRODEBU !

Niyongabo JB

Tous les moyens sont bons.....

16-02-2009

CNDD-FDD : UNE MILICE DE TOUS LES DANGERS EN PLACE

Le samedi 15 Novembre 2008 dans la commune de GIHANGA en province BUBANZA l’homme fort qui dirige le CNDD-FDD , le député Jérémie NGENDAKUMANA a décrété officiellement cette journée, journée du combattant du CNDD-FDD. Ce jour là, Jérémie NGENDAKUMANA a déclaré que le Parti présidentiel allait venir en aide les anciens combattants ou les familles des combattants tombés sur le champ de bataille.

Le lancement de cette journée avait à l’époque des faits suscité l’indignation des ex-combattants appartenant à d’autres familles politiques ou n’appartenant à aucun parti politique. Cette fausse note n’a pas ému outre mesure le parti présidentiel car d’une source proche de ces ex-combattants cette mobilisations autour de cette journée nationale du 15 Novembre a le « noble » objectif de réactiver le réseau de ces hommes afin de les ranger derrière le CNDD-FDD ; cette opération n’ayant d’autre mobile que celui d’exercer une pression sur les électeurs en 2010.
A ce titre il sied de rappeler qu’au lendemain de la démission de la deuxième vice-présidente de la république Madame Alice NZOMUKUNDA, elle avait révélé au peuple burundais qu’au cours des élections de 2005, le CNDD-FDD avait déployé 10 jeunes armés sur chaque colline pour terroriser les électeurs. Autant dire que cet appel de GIHANGA du 15 Novembre s’inscrit dans cette même logique.

Face à cette sollicitation beaucoup d’ex-combattants déçus par la mauvaise gouvernance du CNDD-FDD rallient les rangs du FRODEBU. Et cet enthousiasme a poussé la direction du Parti Sahwanya-FRODEBU a initié un programme de récupération de ces fils et files de la Nation. Ainsi le FRODEBU veut arracher des griffes de l’aigle du CNDD-FDD ces ex-combattants afin de les convertir en de citoyens ordinaires et non des outils de propagande du terrorisme ou des miliciens.

C’est dans cette ordre d’idée que Dimanche le 11 Janvier 2009 en plein air, le Parti Sahwanya-FRODEBU a organisé une séance d’adhésion solennelle de ces ex-combattants au parti dans la commune urbaine de Kamenge. Ces nouveaux adhérents étaient au nombre de 150. Autour des lieux et dans la foule nombreuse qui était là, on a noté la présence des « envoyés spéciaux » du CNDD-FDD qui étaient venus suivre de près l’événement afin de rapporter fidèlement les faits et gestes du jour.
C’est ainsi qu’un membre important de la ligue des Jeunes du CNDD-FDD, Monsieur Denis HAKIZIMANA chargé de la sécurité au sein de la ligue faisait partie de ces envoyés « Spéciaux » venus épiller le cours de la réunion. Le même Denis possède les mêmes attributions à l’Assemblée Nationale. Ce n’est donc pas n’importe qui, qui a été dépêché. L’enjeu est de taille !

Effectivement, les décideurs qui avaient dépêché Monsieur Denis HAKIZIMANA ont été furieux d’apprendre la substance des discours prononcés par ces nouveaux membres du FRODEBU. En effet les propos de ces reconvertis condamnaient en chœur la manipulation dont ils ont fait l’objet par le passé, les missions de tuer et de dévaliser qui leur été ponctuellement confiées. Et ce jour-là ils décidaient de mettre un trait sur ce passé sombre et condamnaient bien entendu les commanditaires de ces exactions. Ces déclarations étaient émouvantes et sévères contre certains décideurs du système qui gouvernent le pays.

La réaction de ces derniers ne s’est par fait attendre. Les meneurs de ce groupe de 150 ont été tous convoqués Dimanche le 25 Janvier 2008 dans l’après midi au Lycée Communal de Kamenge sis dans le quartier de GIKIZI. Pris de panique les intéressé n’ont pas répondu tous présents seuls deux se sont présentés à ce rendez-vous. La réunion était dirigée par un démobilisé du CNDD-FDD qui avait le grade de Colonel. Le message était clair : renoncer au FRODEBU et revenir au bercail pour exécuter certaines missions secrètes. Celles-la même qu’ils avaient dénoncé le Dimanche précédent. MISAGO Frédéric alias MWARABU, le leader des 150 qui s’était présenté à la réunion avec un chapeau du FRODEBU à la tête a catégoriquement réfuté l’offre et a réaffirmé son attachement aux idéaux du FRODEBU. Signalons que ce MISAGO Frédéric était un agent secret du Service National de Renseignement. Au terme de cette réunion douteuse caractérisée par un dialogue de sourd, MISAGO Frédéric a compris que sa vie était dorénavant en danger. C’est ainsi qu’il a confié à une organisation des droits de l’homme tous les dossiers noirs des missions qui lui ont été confiées par le Service National de Renseignement. Il devait ajouter que le même Service lui doit neuf millions pour des services bien précis qui ont été rendus.

Sa crainte était fondée car il fut assassiné lundi le 26 Janvier 2009 à 19 heures devant sa porte par deux hommes bien connus au CNDD-FDD. Il laisse une veuve avec quatre enfants. Le porte parole du CNDD-FDD, l’Honorable Onésime NDUWIMANA a déclaré que la police mène des investigations et que les auteurs allaient être démasqués.

Malheureusement deux semaines après, rien ne bouge. Au contraire le FRODEBU apprend que le même Colonel démobilisé qui circule à bord d’un véhicule du CNDD-FDD qui avait tenu la réunion du Lycée GIKIZI, celle-là qui a enclenché l’assassinat de Frédéric vient de réussir plus ou moins 40 démobilisés au Lycée communal de KINAMA ce mercredi 4 février 2009 de 19h à 20 heures du soir. L’objet de la réunion : traquer les démobilisés convertis au FRODEBU, les leaders du FRODEBU qui veulent barrer la route au CNDD-FDD dans les prochaines consultations populaires.
A ce titre il est important de signaler que Samedi le 31 janvier 2009, le Parti Sahwanya-FRODEBU avait organisé une réunion dans la même commune urbaine de Kinama à 15 heures pour intégrer plus 170 démobilisés. Cette réunion connue de l’Administrateur Communal et qui était présidée par l’Honorable Léonce NGENDAKUMANA, Président du FRODEBU, a été perturbée par la police. Celle-ci a dispersé les participants qui ont dû fuir dans tous les sens. Dans cette descente de la police, ce qui a surpris le FRODEBU est que ce détachement était conduit par un membre de la Direction du CNDD-FDD en Mairie de Bujumbura. Les tracasseries de la police ont poursuivi le Président du Parti jusque dans son retranchement à MUTANGA Nord. En effet Léonce NGENDAKUMANA accompagné par quelques membres de la Direction dont certains ministres et députés s’est dirigé a MUTANGA-Nord, dans un bistrot dénommé « CHEZ JUMBO » pour se désaltérer. Une demi heure après, le même détachement de la police qui venait d’interrompre la réunion à KINAMA a encerclé le bistrot jusqu’à 18h 30minutes. Manifestement ils étaient venus pour arrêter certains responsables du FRODEBU. Mais vers 18h30minutes cette police a vidé les lieux avec un sentiment de dégoût. A ce titre ils ont confié en privé à une dame députée qui était sur les lieux que l’hiérarchie leur donnait des missions illégales « badukoresha amafuti »

En définitive ces démobilisés sont entrain d’être mobilisés pour constituer une menace qui doit semer la désolation au sein des forces politiques qui constituent une entrave à une victoire hypothétique du CNDD-FDD. La première victime est là, MISAGO Frédéric alias MWARABU a été froidement assassiné à son domicile. Les réunions qui préparent cette sale besogne se tiennent dans les établissements des écoles secondaires publics, donc identifiés. La même constitution des milices est observée à Kirundo où des jeunes de la ligue des jeunes du CNDD-FDD font des entraînements nocturnes, gourdins à la main. Une scène qui rappelle un scénario de triste mémoire qu’on a vécu au Rwanda. A Makamba le même mouvement est en train de prendre forme, malheureusement sous l’oeil complaisant de l’administration.

Au demeurant la communauté Internationale, les organisations des droits de l’homme devraient aider le Burundi à arrêter cette constitution des milices qui ne peut que produire des crimes odieux. Fermer les yeux devant une telle menace est aussi coupable ! Un tel comportement équivaudrait à refuser d’assister une personne en danger de mort. Dès lors au nom de la solidarité internationale et de la mémoire vigilante préservez le Burundi des travers qui ont endeuillé la sous région depuis des décennies. Il faut donc agir très rapidement et avec énergie !


Source Aube de la Démocratie N° 124



NDEKATUBANE Alexis

Aube de la Démocratie n° 124

13-02-2009

Editorial

18EME ANNIVERSAIRE DE LA JOURNEE DE L’UNITE NATIONALE : DU L’ETHNISME AU SECTARISME

Depuis 1991, le 5 février a été érigé en une journée nationale de l’Unité. La commémoration de cette journée rappelle d’une part le passé sombre de l’histoire contemporaine du Burundi mais d’autre part il rappelle à la sous région et au monde entier que la question ethnique a été heureusement démystifié.
En effet ce prétexte ethnique qui a endeuillé le Burundi a plusieurs reprises n’est plus de mise au pays.

A ce titre, avec le règne du CNDD-FDD, depuis 2005, il est apparu clairement évident que la corde ethnique naguère manipulée pour justifier des atrocités n’était qu’un mensonge. Autant dire que le raccourci simpliste d’une complicité ethnique en tout temps et en tout lieu est une voie qu’aucun homme politique burundais ne peut emprunter pour assouvir ses intérêts.
N’en déplaise à cet officier Général qui est venu cette semaine du 2 au 7 février 2009 chercher au FRODEBU un ralliement Hutu autour du Chef de l’Etat. Et dans sa plaidoirie cet homme fort du système CNDD-FDD brandissait le spectre d’un péril Hutu qui est entrain d’être organisé par une oligarchie Tutsi. Pour cet émissaire donc, il faut cesser de combattre la candidature du Chef de l’Etat actuel en 2010 ; cette solidarité soudaine est la seule voie de parer à ce péril Hutu. Cette voie empruntée par cet éminent Général Major est aujourd’hui sans issu, elle est même anachronique. Et pour cause les stéréotypes des Tutsi qui sont maîtres dans la mauvaise gouvernance pendant que les Hutu sont des modèles de la bonne gouvernance sont résolus. En effet le panorama d’une vente illicite du jet présidentiel, des massacres de Muyinga et de Kinama, du coup d’Etat monté de juillet 2006, de 22 députés chassés du parlement, des attaques à la grenade contre des élus, de la manipulation de la mise en place de la commission Electorale Indépendante qui annonce des élections truquées, ce panorama est loin d’être beau. Un tel tableau fut-il peint par des Hutu ne mérite pas des applaudissements.

Il est cynique ce Général Major qui vient sur la terre brûlée du FRODEBU pour chanter complicité ethnique Hutu. Ce personnage d’un autre âge doit se rendre à l’évidence, le CNDD-FDD a le mérite d’avoir démontré que tous les hutus ne sont pas des anges. Dès lors l’ethnisme d’hier a été remplacé par un sectarisme primaire qui se réduit aux seuls intérêts des ténors du CNDD-FDD. Ainsi pour obtenir du travail, ce Général Major doit se rappeler qu’on ne demande pas une carte de visite Hutu, mais une carte du parti CNDD-FDD ! Pour avoir accès à l’aide d’urgence distribuée par l’administration, ce Général Major doit se rappeler qu’on exige une carte du parti CNDD-FDD même dans un secteur aussi technique et sensible comme l’enseignement, pour être responsable d’une entité administrative, ce Général Major doit se rappeler qu’on n’exige plus la qualification, mais la carte du CNDD-FDD.

Au demeurant en matière d’exclusion le Parti-Etat CNDD-FDD a rivalisé d’ardeur avec certains régimes qu’on a connus par le passé. C’est dommage pour une si jeune génération de tomber jusque aussi bas !

J’espère que vous n’êtes pas étonné quand je qualifie le CNDD-FDD de Parti-Etat ! Pour ceux d’entre vous qui serez sceptiques, lisez le contenu de cette notre verbale n°204.05/1826/RE/2008, du 9 octobre 2008 qui n’invite pas mais oblige les représentants des missions diplomatiques et consulaires ainsi que ceux des organisations internationales à se présenter à GITEGA pour un anniversaire du CNDD-FDD. (Document à scanner)

Cette mutation d’un parti normal à un parti Etat aura été la source de beaucoup de malheurs que vit le pays. Tantôt je parlais d’exclusion mais le phénomène d’intolérance qui mine ce parti –Etat suscite des interrogations.
A ce propos les scènes auxquels on assiste à l’aéroport international de Bujumbura font pitié. Ainsi au mois de septembre, au mois de Novembre 2008, 2 anciennes premières dames, Madame Aude NDAYIZEYE et Sophie BUYOYA ont été presque séquestrées par des agents de la Police de l’Air des Frontières et des Etrangers(PAFE). D’habitude ces personnalités ont droit non seulement au respect mais aussi et surtout aux honneurs dévolus par le rang que leur mari occupent. Cependant ces agents de la PAFE leur ont réservé un traitement humiliant allant jusqu’à exiger qu’elles présentent leur carte nationale d’identité (KARANGAMUNTU). Et pourtant elles avaient véritablement décliné leur identité croyant que cela faciliterait l’entrée. Au contraire un des agents devait lancer avec arrogance à l’endroit de Madame Aude NDAYIZEYE, c’était le 7 Septembre 2008, cette phrase : « Epouse de NDAYIZEYE…, Epouse de NDAYIZEYE… NDAYIZEYE c’est quoi ? » Untel comportement dans un lieu comme l’aéroport, considéré comme la vitrine d’une nation est déplorable et indigne des anciens combattants de la liberté. Dans ce registre de traitement dégradant, l’évêque de BURURI, Mgr Venant BACINONI a subi lui aussi les mêmes déboires au même endroit. La seule question qu’il a posée : « Pourquoi vous nous avez donné ce passeport diplomatique ? » Effectivement ce n’est pas la peine d’avoir un passeport diplomatique si on doit être traité sans égards !

En définitive, 18 ans après l’adoption de la charte de l’unité Nationale, il est heureux de constater que la marchandise ethnique n’a plus de clients sauf ce Général Major. En revanche avec le CNDD-FDD, les burundais ont appris qu’il n’y a pas une ethnie génétiquement bon ou mauvais gestionnaire de la Nation. Hier, la tentation était grande de croire que le Tutsi gère mal le pays et que le Hutu est un modèle. Malheureusement avec le CNDD-FDD, les burundais réalisent que des Hutu peuvent être aussi excellents dans l’Exclusion et dans l’INTOLÉRANCE. Cette mauvaise performance est donc à mettre sur le compte des individus et non sur celui d’une ethnie.
Cette découverte est une avancée significative dans le processus de remodeler le tissu social burundais déchiré par tant d’années d’ignorance de la nature du conflit burundais. Merci quand même au CNDD-FDD !

Cimpaye Pancrace

L'argent de Nkurunziza

09-02-2009

LA CAISSE PERSONNELLE DU PRESIDENT NKURUNZIZA.

Ce n’est plus un secret de Polichinelle, d’importants flux d’argent convergent vers la caisse personnelle du Président de la République du Burundi, M. Pierre NKURUNZIZA. L’histoire paraît invraisemblable et pourtant elle est vraie : elle se passe au grand jour sous le nez et la barbe des honorables députés, des sages magistrats, et des honnêtes hommes et femmes du peuple burundais.

Face à cette situation, la presse et les partis d’opposition ont beau crier au scandale, son excellence fait la sourde oreille. Les raisons qui poussent le Président à défier les hommes et les institutions qui l’ont porté au pouvoir, se résument en trois mots très simples : argent, pouvoir et gloire. Depuis qu’il est arrivé à la tête du pays, il gouverne sans partage, il adore voir sa photo à la télé et sur la couverture des journaux, et surtout, où il qu’il soit, on lui déroule un tapis de billets de banque. Deux questions se posent : d’où vient cet argent ? pourquoi le garde-t-il pour lui malgré les indignations de l’opinion publique?

A . D’où vient l’argent ?

Il existe peut-être des dizaines de sources d’approvisionnement, mais les plus connues sont :

1. Le pétrole nigérian.

Depuis le 1er mai 2005, le Burundi bénéficie d’un don mensuel de 15 000 barils de pétrole brut de la Nigerian National Petroleum Corporation. Ce précieux don est ensuite confié à la société MGG Energy pour le traitement et la vente sur place : après déduction des frais de transformation, MDC Energy verse 80 000 dollars US sur un compte de la République du Burundi dont seul M. Nkurunziza connaît le fonctionnement. Que l’on soit député, magistrat ou ministre, personne n’a le droit de regard sur ce compte trop bien garni. Un petit calcul permet d’avoir une idée plus précise sur les montants qui, jusqu’à présent, ont échappé au contrôle des institutions républicaines:
- de mai à décembre 2005 : 8 X 80 000 $ = 640 000 $ soit 7.761.280.000 FRBU.
- de janvier à décembre 2006 : 12 X 80 000 $= 960 000 $ soit 11.641.920.000 FRBU.
Ainsi, de mai 2005 à décembre 2008, le compte de M. Nkurunziza a été crédité de : 640 000$ + (960 000$ X 3) = soit 3 520 000 $ soit 4.312.176.171 FBU !!! (Taux : 1 USD = 1.225,05 BIF)

2. Les taxes et impôts sur les produits stratégiques.

Le budget 2009 voté en janvier 2009 s’élève à 800 millions de dollars (contre 500 millions de dollars l’année 2008), soit 970.160.000.000 FBU. Afin de pouvoir financer ce budget de fonctionnement, le gouvernement a fait grimper de 20 % les prix des produits stratégiques, en l’occurrence le carburant, la bière et le sucre : il espère ainsi récolter autour de 360 millions de dollars de recettes. Même pas la moitié du budget voté !! Il paraît que le trou de ce budget déficitaire devra être comblé par l’aide extérieure. Encore faut-il que tout cet argent (taxes et aides extérieure) rentre sain et sauf dans les caisses du Trésor public : l’on sait que, la corruption aidant, une partie disparaîtra dans les poches des dirigeants, une autre partie ira gonfler la caisse personnelles de son Excellence monsieur le Président de la République. Seules quelques miettes rescapées de ces vols organisés seront versées dans la Trésorerie publique.

3. L’argent des affaires douteuses

Le gouvernement CNDD accumule beaucoup de magouilles politiques et d’affaires de détournement de fonds publics. Sans être exhaustif, en voici quelques exemples-unes :
a. l’affaire de la vente du Falcon, l’avion présidentiel, par le biais d’un appel d’offre tronqué ;
b. Le douteux projet/contrat de cession du terrain du Palais présidentiel à une société libyenne ;
c. l’attribution du marché de fourniture de plaques d’immatriculation à une société ougandaise.
L’on sait tous que dans des affaires douteuses comme celles-là, d’énormes commissions sont versés aux intervenants des deux parties. Du côté burundais, c’est la présidence de la République qui a encaissé l’argent sale, jusqu’à preuve du contraire.

4. Les prélèvements obligatoires sur les salaires des fonctionnaires.

Du temps de la présidence du CNND–FDD par le célèbre M. Radjabu, il paraît qu’une somme forfaitaire était prélevé à la source sur tous les salaires des fonctionnaires. L’argent ainsi retenu était ensuite versé sur le compte du parti. Certes, l’homme qui a mis le système en place n’est plus aux commandes du parti, mais il est fort à parier que rien n’a ébranlé la pratique- ô combien juteuse ! L’argent servait à récompenser les bons serviteurs du CNDD qui, de l’avis de l’opinion publique, vivent au dessus de leurs moyens compte tenu de leurs revenus.

B. Pour quelles raisons (inavouées) le Président est-il si avide d’argent ?

L’écrivain français Alexandre Dumas disait : « L'argent est la seule puissance qu'on ne discute jamais ». Notre président adhère bien à cette idée et tous les moyens sont bons pour alimenter sa caisse. Celle-ci est archi-pleine depuis un certain temps et ça lui donne des ailes à notre président : pour affirmer sa toute puissance, il a essayé à plusieurs reprises d’imposer des décisions inspirées de la dictature pure et dure.

Souvenez-vous de ses relations avec les partis d’opposition : il a tenté de restreindre les libertés des partis ; il a essayé de torpiller le FRODEBU par l’intermédiaire d’un ancien cadre du parti, à savoir le Dr. Jean MINANI. Il a également usé de l’intimidation: vagues d’emprisonnements de personnalités publiques de gros calibre comme l’ancien président de la République, D. Ndayizeye, l’ancien vice-président A. Kagege, le journaliste J.C. Kavumbagu, le chef de parti A. Sinduhije, etc. Mais surtout, il a caressé l’idée d’imposer les membres de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) qui lui sont totalement acquis. On se souviendra aussi de ses courses à pieds ou à vélo lesquelles paralysent régulièrement la circulation automobile de la capitale : c’est une façon de dire que tout lui est permis et qu’il n’a de compte à rendre à personne. Quelle idée de faire du jogging aux heures de pointe !! Il pourrait courir ailleurs où son escorte ne gênerait personne.

Que nous réserve-t-il en 2010 à l’ouverture de la campagne électorale ? Sans aucun doute, des dizaines de véhicules 4X4 flambant neufs mis à la disposition de son parti, des sommes d’argent distribuées à chaque coin de rue et sur chaque colline de recensement pour acheter des électeurs, des bandes de hors-la loi à sa solde pour terroriser les concurrents et leurs supporters, des arrestations et des emprisonnements arbitraires pour casser la colonne vertébrale de l’opposition, etc. Que peut-on attendre de bon de M. Nkurunziza quand on voit ce qu’il fait actuellement ? L’horizon 2010 s’annonce plutôt sombre et très agité à cause d’un seul homme.

C. Le FRODEBU à la tête des forces du changement.

Un proverbe burundais dit, « Si une pierre se manifeste, elle cesse d’être dangereuse pour la houe ». Puisqu’on connaît désormais d’où et de qui viendront les problèmes, préparons-nous en conséquence.

D’ores et déjà, j’invite le FRODEBU à commencer à rassembler les moyens financiers, à organiser des rencontres festives (matches, kermesses, meetings, concerts avec des artistes locaux ou nationaux, etc.) où il fait des collectes d’argent à la manière de Barack Obama. Toute contribution à partir de 1 franc BU, est la bienvenue : c’est l’intention qui compte. Car, derrière le modeste montant, il y a une personne qui témoigne de sa sympathie ; il y a une voix, et une voix, ça n’a pas de prix.

Le FRODEBU doit travailler pour le rassemblement des forces démocratiques dès le premier tour des élections comme l’avait si bien fait M. Ndadaye. N’attendons pas le deuxième tour pour penser aux alliances. Il ne faut pas compter sur le deuxième avant d’avoir franchi le premier. Ce n’est pas parce le FRODEBU est qualifié de « principal parti d’opposition » qu’il a la garantie d’être présent au deuxième tour. Le Parti Socialiste français l’a appris à ses dépens lors des élections présidentielles de 2002 : rassurés par les sondages que le candidat PS rencontrerait obligatoirement Jacques Chirac en finale, beaucoup de militants socialistes sont partis en vacances avant le premier tour avec l’idée en tête de revenir voter massivement au second tour. Et patatras ! le candidat socialiste, M. Lionel Jospin, est arrivé troisième après J. Chirac et Jean Marie Le Pen et sa course à l’élection présidentielle s’est arrêté là.

Le FRODEBU a la lourde responsabilité de défendre et de préserver le trésor démocratique de 1993 que les fondateurs et les militants ont acquis au péril de leur vie. Par la suite, la jeune expérience démocratique a été décapitée, contestée et malmenée mais, après de nombreuses années de résistance et d’âpres négociations, des Accords permettant le retour progressif vers des pratiques démocratiques ont pu être signés sous la houlette du FRODEBU. Celui-ci n’a pas le droit de laisser filer ces acquis.

Conclusion :

Depuis son arrivée au pouvoir, le président Nkuruziza a mis en place une trésorerie personnelle: à l’heure qu’il est, celle-ci regorge d’argent dont il pourra se servir pour sa prochaine campagne électorale. Pour l’instant, il n’y touche pas car il a les moyens de l’Etat à sa disposition et il ne se fait pas supplier pour s’en servir à volonté. Ca fait des années qu’il sème la poudre aux yeux du peuple, bientôt il va récolter les cœurs qui n’ont pas su résister à son charme. Combien ? Nul ne sait.

En attendant, les forces du changement démocratique doivent se déployer sur le terrain et semer la bonne nouvelle. L’erreur à ne pas commettre, c’est de laisser le champs libre à l’équipe du président. Cela dit, il ne faut pas s’affoler car M. Nkurunziza est très mal conseillé : il va d’échec en échec depuis qu’il est aux affaires. Si l’opposition se mobilise, la victoire est à elle en 2010.

A. BIGIRIMANA (Paris, France)

On avance!

02-02-2009

Bujumbura 02 février 2009

Samedi 31 janvier
Quartier Kinama, l’assassinat de Frédéric Misago, une semaine auparavant est toujours dans les mémoires. Misago était le responsable des anciens démobilisés de Kamenge, qui avaient récemment accepté de troquer leur passé violent au service de la paix et de la démocratie, en adhérant au Parti Sahwanya FRODEBU. Le Président du Parti, Léonce Ngendakumana, en personne a fait le déplacement. La police aussi est présente en nombre. L’atmosphère est chaude ! « Non la réunion de ce jour n’aura pas lieu » lancent les hommes en uniforme. Ils menacent même d’user de la force si l’on n’obtempère pas. « Que si », leur rétorque la foule en liesse qui attend, dans une ambiance bon enfant. « Nous sommes les vrais détenteurs du pouvoir », scandent-ils.

Finalement, [et nous devons saluer le comportement conciliant de la police qui tranche avec celui de certains zélés membres du Parti au pouvoir], tout rentre dans l’ordre. La réunion aura bien lieu. A la clé, 140 nouveaux démobilisés viennent officiellement de se faire remettre le fanion bicolore (vert-blanc) du Parti Frodebu. Désormais, ce sont les combattants pacifistes de la démocratie. Karibu !(Bienvenue)

Dimanche 01 février,
Plus au nord du pays, le candidat Président Domitien Ndayizeye, accompagné du Vice-Président du Parti, Frédéric Bamvuginyumvira, sillonnent et arpentent les collines des provinces Muyinga et Ngozi.
Domitien sait que quelque chose l’attend dans sa province natale : Kayanza. En commune Kabarore, il assiste à la messe dominicale. Après l’eucharistie, il va retrouver le comité de Section du Parti : l’apothéose ! Plus de 1500 personnes acclament l’enfant du pays, tambours battant. Ce n’est que le début. Partout, sur la route qui mène à Bujumbura, des foulards et des drapeaux sont exhibés à ne jamais en finir. Ceux qui n’ont pas pu dénicher la perle rare, se servent de ce que la nature leur a offert gratuitement : les feuilles d’arbres : elles sont vertes n’est-ce pas ? Le vert, couleur de l’espoir. Couleur fétiche du FRODEBU.

Espoir, c’est le maître mot. Espoir que la démocratie s’installe au Burundi, espoir que la justice soit juste, espoir que le vent du changement souffle sur tout le pays.

En effet, l’objectif affiché des descentes sur terrain des responsables du Parti (en attendant les meetings de campagnes) est d’être à côté de la population. Cette population qui avait infligé une leçon de démocratie au FRODEBU lors des élections de 2005 semble aujourd’hui avoir renoué avec le Parti de NDADAYE et serait prête à lui confier les rennes du pouvoir en 2010.

« On avance ! Inzu ku nzu (ménage après ménage) comme dans les beaux vieux temps », nous confiait un responsable du Parti à Kayanza.

Le message du FRODEBU dans cette période charnière est de marquer sa présence et témoigner sa solidarité à la population. La formation idéologique et le comportement exemplaire que doit observer tout membre du Parti constituant la pierre angulaire de ces descentes !

On avance petit à petit, mais sûrement !

Niyongabo JB

Ce que je crois

29-01-2009

Une nouvelle année commence. C’est une année charnière, car les élections de 2010 pointent déjà à l’horizon.

Tout ce que je souhaite : qu’elle soit meilleure que celle que nous venons d’enterrer.

En effet, 2008 fut cauchemardesque spécialement sur le plan politico-judiciaire (notamment avec l’emprisonnement de Hussein Radjabu, Alexis Sinduhije, Jean Claude Kavumbagu etc….) et sécuritaire. Aucun jour ne se passait sans que soit rapporté dans les quatre coins du Burundi, des victimes innocentes de la violence due aux nombreuses armes détenues par la population, quand ce n’était pas les bavures des forces de l’ordre.
Côté bonne gouvernance, saviez - vous que le rapport « brouillon » de la commission parlementaire sur la vente illégale du Falcon 50 est toujours dans les tiroirs du président de l’AN ! Jusque quand ?

Je crois que certains signes devraient inspirer l’optimisme pour 2009. C’est notamment le changement de nom de l’ancien mouvement PALIPEHUTU-FNL, se conformant ainsi à la constitution, préalable à son agrément comme parti politique. Conséquence positive de ce geste « magnanime», le gouvernement a décidé de relaxer, il est vrai, dans la confusion, certains prisonniers se réclamant de ce mouvement. Pour le reste (agrément comme parti politique, entrée dans les institutions, désarmement, cantonnement, désarmement et démobilisation de ses combattants etc….), il faudra s’armer d’un peu de patience !

L’euphorie s’arrête là. Car, chasser le surnaturel, il revient au galop ! Les vieux démons n’ont pas totalement disparu.

Le dernier exemple en date est sans conteste la saga des membres de la future Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) qui viennent d’être rejetés, avec raison, par le Sénat. Rien d’exceptionnel vous me direz, les sénateurs n’ont fait que leur devoir démocratique…. Je le concède, mais c’est tellement rare pour nos chers honorables que cela mérite d’être souligné.

Le Président Nkurunziza vient d’essuyer un camouflet. Ce qui est plus important, je crois, est qu’il n’est pas trop tard pour rectifier le tir : le mal n’est pas de se tromper, mais plutôt de persévérer dans l’erreur.

Cela dit, le remaniement ministériel qui vient d’être opéré n’envisage apparemment rien de bon. La très contestée Ministre de la fonction publique, Madame Niragira Clotilde, qui était présentée pour être présidente de la CENI ne figure plus sur la photo des membres du gouvernement. Serait-elle déjà confirmée par le Président de la République à ce poste ? Le Président Nkurunziza serait-il résolu au forcing et à engager un bras de fer avec le Sénat et les partis politiques, le FRODEBU en tête, qui réclament sans cesse un dialogue pour vider cette question ? Rien n’est moins sûr.

Je crois que sa crédibilité, et celle des autres membres d’ailleurs est déjà entamée. On ne le dira jamais assez, engager les élections sur fond de contestations tant du monde politique, des acteurs sociaux, la presse et la communauté internationale n’inaugure rien de bon. Le président de la République doit en prendre ses responsabilités et se tenir prêt à assumer les conséquences qu’une telle démarche solitaire occasionnerait pour le Burundi.

N’est-ce pas là les fervents du changement qui se mettent à fermenter ? Les burundais ne sont pas dupes.

Gilbert Nibigirwe

Les exploits du porte - parole de Nkurunziza

27-01-2009

QUI EST LEONIDAS HATUNGIMANA, PORTE PAROLE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ?

Le mercredi 7 janvier 2009, le porte parole du Président de la République l’honorable Léonidas HATUNGIMANA a fait une sortie médiatique qui a surpris un bon nombre de journalistes et d’auditeurs qui ont suivi les prestations de ce jour-là. A la fin de ce point de presse qui tournait autour de la « manne pétrolière du Nigeria », un sentiment de confusion, de déception, de révolte était perceptible non seulement au sein de la classe politique burundaise mais aussi dans les rangs de la société civile. La teneur de ses propos a offusqué l’opinion.

En effet la grande révélation du jour, qui était révoltante fut cette confusion entre les affaires de l’Etat et les affaires familiales. A ce sujet la métaphore que Léonidas HATUNGIMANA a utilisé, celle de comparer le peuple burundais aux enfants d’une famille qui, selon la tradition n’ont pas le droit de regarder dans le plat d’un père qui est à table, cette image est non seulement fausse et anachronique mais elle est surtout désagréable. A ce titre, aujourd’hui beaucoup de pratiques traditionnelles sont révolues. Ainsi un père de famille, fut-il Président de la République, ne peut pas à table avaler un morceau sans convier les enfants. Par contre les enfants, en cas de pénurie par exemple, ils doivent se servir les premiers. Autant dire que cette référence utilisée par le porte parole du chef de l’Etat est inexacte ou tout simplement anachronique. Bien plus dans un Etat moderne qui doit promouvoir la bonne gouvernance, le cabinet du Président de la République n’a pas le droit de confondre la gestion de l’Etat burundais à une gestion parentale. La confusion des deux conduit inéluctablement à une dérivé inacceptable par les contribuables burundais et les bailleurs de fonds étrangers.

En tout état de cause cette révélation de l’honorable Léonidas HATUNGIMANA cause un grand préjudice au Gouvernement burundais. Elle jette un grand discrédit à cette institution dès lors qu’il confie au monde sans sourciller les yeux que la gestion parentale est le mode de gestion du Burundi. En conséquence le chef de l’exécutif burundais devrait remercier cet honorable élu de Cankuzo qui lui a prêté probablement de fausses intentions ; sa place ne devrait plus être au cabinet du Président de la République. L’opinion qui a été choqué par cette déclaration attend impatiemment la réaction du chef de l’Etat qui tarde à tomber; brûlée d’impatience cette opinion a rendu visite à notre rédaction, dépositaire de plusieurs dossiers pour savoir qui est cet homme qui ose déclarer que dans la gestion des affaires de l’Etat burundais, le contribuable n’a aucun droit de regard. Quel est son passé ? Quelle relation a-t-il toujours eu avec le commandant suprême burundais au maquis ?

Léonidas HATUNGIMANA est entré au maquis au CNDD vers la fin de l’année 1995. Avec l’assassinat du Président Melchior NDADAYE, en 1993, il venait de terminer les humanités. Il se préparait à entrer à l’université du Burundi. Malheureusement il fut obligé de prendre le chemin de l’exil.
Quand il a regagné le maquis, il s’est adapté et a monté d’échelon très rapidement. En deux ans il fut successivement commandant bataillon, commandant de la région Nord-ouest avec le grade de Major. Malheureusement cette ascension fulgurante fut arrêtée en 1997 par un accident. En effet, il eut une blessure grave. A ce titre il a reçu au cours d’un combat une balle qui a fracassé son bras. Dès lors il a subi des soins dans la région sans succès. C’est ainsi qu’il a été transféré en Italie en 1999 pour y subir un traitement adéquat. Le traitement fut interrompu par un comportement du malade qui n’a pas été apprécié par l’hôte. A la suite de cet incident il fut renvoyé dans la sous région avec le même handicap.

Devenu inapte au combat il a été muté au service de l’Etat Major. En 2001, Léonidas HATUNGIMANA se retrouve au cœur d’un complot contre Pierre NKURUNZIZA et Hussein RADJABU. La finalité du complot était de liquider les deux hommes restés sur terrain au Burundi au moment où le coordonnateur Jean Bosco NDAYIKENGURUKIYE se la coulait douce à Lubumbashi. Au cœur de ce complot il y avait un autre proche collaborateur du Président de la République NKURUNZIZA, Monsieur WAGARA Melchior, il est aujourd’hui le chef de cabinet du Président de la République. WAGARA Melchior fut arrêté et condamné à 150 coups de bâton par jour, en raison de 50 le matin, 50 midi, 50 le soir. Il garderait des séquelles de cette séquestration.

Quant à Léonidas HATUNGIMANA, il a été arrêté au Sud-Kivu par le fameux Vital BANGIRINAMA et fut condamné à la peine capitale et dégradé.

Au cours de son déplacement à UBWALI, NKURUNZIZA Pierre devenu Président du CNDD-FDD, a décidé de gracier HATUNGIMANA Léonidas. La troupe surexcitée a protesté. Mais le leader du CNDD-FDD a plaidé pour cette grâce. En substance il a du démontrer que le condamné était ressortissant de Cankuzo, une contrée qui avait peu de membres du CNDD-FDD. Il devait ajouter que trop de sang, interne au mouvement, avait coulé par le biais des exécutions sommaires. Il fallait donc mettre fin à cette tragédie et garder en vie cet oiseau rare de Cankuzo. Ce cap franchi Léonidas HATUNGIMANA devait garder un profil bas puisqu’il n’avait plus aucune grade au sein des combattants.

Quand le CNDD-FDD est rentré dans les institutions en 2003, HATUNGIMANA Léonidas a été nommé président du parti dans la province Cankuzo. Il ne sera député de la même circonscription qu’au terme des élections de 2005. Plus tard en 2007, dans les vicissitudes qui ont jalonné le départ d’El HADJ Hussein RADJABU à la tête du CNDD-FDD, cet élu de Cankuzo a été nommé porte parole du président de la République Pierre NKURUNZIZA. Ce porte parole sera rejoint plus tard par WAGARA Melchior, un autre homme qui avait reçu vingt sept milles dollars américains pour soulever les combattants FDD contre Pierre NKURUNZIZA et Hussein RADJABU.

Pourquoi ces deux hommes qui avaient participé dans un complot contre la vie de Monsieur Pierre NKURUNZIZA sont-ils aujourd’hui comme par hasard ses proches collaborateurs ? De l’avis de notre source, très proche du CNDD-FDD, il y a un courant qui a imposé au Président de la République ces 2 personnalités. La mission de ces dernières étant de suivre de près les faits et gestes qui sont posés par le commandant suprême. Ceci explique cela ! A la lumière de cette confidence l’opinion peut donc comprendre pourquoi Léonidas HATUNGIMANA peut faire aisément une déclaration qui compromet le chef de l’Etat sans être inquiété. En effet, cette déclaration du 7 janvier 2009 n’avait d’autre finalité que celle d’enfoncer le magistrat suprême. Et pour les compagnons de lutte de Léonidas HATUNGIMANA, quand celui-ci sort une déclaration intempestive, avec un ton aigu, mêlée d’une nervosité comme ce jour là, ça signifie qu’il n’a pas consulté le chef de l’Etat préalablement. La question pertinente qui reste sans réponse est celle de savoir pour qui il roule et pourquoi le chef de l’Etat ne peut pas le rappeler à l’ordre ?


CUBAHIRO Chimène


Aube de la démocratie n° 123

La CENI : la polémique s'enfle

25-01-2009

La CENI au Parlement, un camouflet pour le CNDD-FDD

Ce Mardi 20 janvier 2009 alors que le monde entier avait les yeux rivés sur le grand événement d’investiture du 44ème Président des Etats-Unis d’Amérique, le pouvoir du CNDD-FDD organisait une session extraordinaire du Sénat et de l’Assemblée Nationale. Pour le peuple Américain et le peuple burundais le 20 janvier 2009 a été un grand jour.
Ce fut le jour du changement ! Et pour cause un Noir est locataire de la Maison Blanche à WASHINGTON et à Bujumbura toutes les forces politiques se sont levé comme un seul homme au parlement pour refuser le dictat du CNDD-FDD. Une révolution.

Le Dr Jean MINANI entre par la petite porte au CNDD-FDD

Que s’est-il passé dans les deux chambres ? Dans la chambre basse les partis UPRONA et FRODEBU avaient déclaré la veille que les députés n’allaient pas participer à l’élection des membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante. La raison de ce boycott étant consécutive au forcing du CNDD-FDD qui avait décidé de nommer les membres de cette commission sans consulter les autres partenaires.

Dans la matinée de ce 20 janvier 2009, à coté de ces deux partis, le CNDD et le MRC ont eux aussi boycotté la séance. Dans l’hémicycle il ne restait que le seul CNDD-FDD et un certain Dr Jean MINANI qui devait confirmer qu’il conduit un club intégré au CNDD-FDD. Mais cette opportunité a été mal choisie parce qu’elle coïncidait à l’enterrement de la démocratie. Effectivement si cette liste de la CENI était entérinée par l’Assemblée Nationale cela équivaudrait pour le Burundi à un retour au monopartisme avec le risque de provoquer une déstabilisation de ce long processus de paix durement acquis. Autant dire que cette porte d’entrer au CNDD-FDD a été la mauvaise pour le Dr Jean MINANI.
Il est entré par la petite porte. C’est ainsi que même son ancien ami, le député MUTABAZI Jean de Dieu n’est pas entré dans l’hémicycle. Par contre il a supplié le député KIGANAHE Didace de convaincre MINANI Jean de sortir de la salle. Mais force fut d’apprendre de la bouche de KIGANAHE qu’il avait tout fait pour le convaincre de ne pas s’allier au CNDD-FDD, dans ce cas précis, sans succès. KIGANAHE devait conclure qu’aujourd’hui seuls les intérêts du Dr Jean MINANI qui sont sous la protection du CNDD-FDD comptent. C’est dire que le combat pour les vertus de la démocratie est aléatoire ou une distraction pour Jean MINANI.

Et pourtant ce 20 janvier malgré le soutien de Jean MINANI, le Président de l’Assemblée Nationale, le député Pie NTAVYOHANYUMA n’a pas pu réunir le quorum requis. Il n’a reçu que 66 députés au lieu de 79. La mort dans l’âme il a clôturé la session et renvoyé la question de la CENI sine die. C’était vers 13 heures.



Gervais RUFYIKIRI rappelle à l’ordre

Juste après cette clôture douloureuse, le Président du Sénat, l’Honorable Gervais RUFYIKIRI a ouvert la session au Sénat. Les 39 Sénateurs présents ont entamé la procédure de vote. Signalons que 7 Sénateurs absents avaient envoyé leur procuration. Après le dépouillement 28 sénateurs ont voté pour la liste de la CENI du Chef de l’Etat, 18 ont voté contre. La proposition du Chef de l’Etat venait d’être rejetée faute de 7 voix. Le Sénat venait d’infliger un camouflet au Chef de l’exécutif qui avait proposé cette CENI sans consulter d’autres partenaires. Et pourtant dans la matinée de ce mardi, le président du Sénat avait réuni les sénateurs du CNDD-FDD. Après un bref tour d’horizon ils ont réalisé qu’ils ne réunissaient pas les voix suffisantes pour adopter la liste du Chef de l’Etat. A la fin de la réunion la tendance était de recommander au président du sénat le report sine die de cette session. Pourquoi alors Gervais RUFYIKIRI a programmé un sujet qui avait toutes les chances d’être rejeté ? Probablement qu’il fait partie des hommes du CNDD-FDD qui refuse la candidature de la Ministre Clotilde NIRAGIRA.

Au CNDD-FDD ils ont reçu cette humiliation comme un coup de poignard dans le dos. Ils l’ont cherché ! Par ce geste, la chambre haute rappelait aussi à l’ordre le Président de la République, un sursaut qui rappelle la lettre de la même institution adressée au Chef de l’Etat en 2007. Le contenu de cette correspondance appelait le Président NKURUNZIZA à respecter le prescrit de la constitution dans la formation de l’équipe gouvernementale. Ce document qui fâchait n’aurait pas été apprécié. Il aurait même suscité des frictions entre le Président de la chambre haute et le commandant suprême.

Mais alors aujourd’hui quelle sera la réaction du pouvoir CNDD-FDD face à la présente impasse ? Le tout puissant Président du CNDD-FDD va-t-il une fois de plus demander à la cour constitutionnelle de violer la constitution et ainsi chasser les sénateurs qui refusent de cautionner des élections truquées ? La communauté internationale va-t-elle cautionner une fois de plus par son silence, un deuxième coup contre la loi fondamentale ?
Il semble que le CNDD-FDD a décidé de graisser la patte des sénateurs par une enveloppe de dix millions de francs burundais par personne.
Cette démarche malheureuse si elle devait aboutir elle produirait le même résultat : une CENI qui n’a pas l’aval politique des autres forces politiques. Et le problème reste entier, l’exclusion des autres forces politiques qui conduit sans nul doute à des élections non transparentes encore moins démocratiques. Ce cachet risque de compromettre dangereusement le processus de paix.


Le FNL peut claquer la porte

A ce titre il est intéressant de rappeler à la communauté internationale en générale et à la médiation en particulier que si la FNL est docile aujourd’hui en ce qui concerne le partage du pouvoir, c’est en partie parce qu’il escompte participer dans des élections de 2010 qui doivent être libres, transparentes et démocratiques. Or ce geste du Chef de l’Etat qui est probablement candidat à sa propre succession, d’imposer une CENI inféodée au CNDD-FDD révèle au grand jour une volonté manifeste d’organiser des élections taillées à la mesure du parti au pouvoir. Bien plus il faut rappeler le ballon d’essaie qui avait été lancé par le Ministre de l’Intérieur le 6 octobre 2008.
A travers une ordonnance du ministre KAMANA Venant. Le CNDD-FDD avait tenté de mettre fin aux libertés politiques des autres partis politiques. Cette ordonnance qui restera gravée dans les annales de l’histoire des partis politiques au Burundi trahissait la même volonté du pouvoir CNDD-FDD de rester le seul acteur autorisé à travailler pour le rendez-vous de 2010. Une menace qui n’est pas de nature à encourager RWASA Agathon à se donner corps et âme au processus de mise en application des clauses du cessez-le-feu.

Un front de refus

A coté du FNL, la démarche de monopoliser le dossier « élections 2010 » va se heurter à un front uni de tous les autres partis politiques qui diront avec force « NON aux élections truquées ». Le ton a été donné ce 20 janvier 2009 dans les deux chambres du parlement. Et si d’aventure le CNDD-FDD continuait à préparer en solo ces élections de 2010, il devra assumer les conséquences qui découleront de cette aventure solitaire. Le peuple burundais qui a soif de la paix et d’un Burundi réconcilié exige des élections libres, transparentes et démocratiques, seul gage d’une stabilité qui a tant maqué au Burundi.

Le Nations Unies qui consolident une paix fragile au Burundi doivent rappeler au pouvoir de Bujumbura qu’en 2010, les élections sont ouvertes à tous les burundais et à toutes les formations politiques ; les Nations Unies doivent rappeler au CNDD-FDD qu’en 2010 il y aura aussi dans la course le Parti Sahwanya- FRODEBU avec un candidat de taille à l’élection présidentielle, l’ancien Président NDAYIZEYE Domitien. Dès lors on doit jouer cartes sur table !





Pancrace CIMPAYE

Aube de la Démocratie n° 123

24-01-2009

EDITORIAL

LE BURUNDI SUR UNE PENTE RAIDE !

Depuis plus d’une décennie le Burundi vit une instabilité presque chronique. Hier, cette situation récurrente était due à la force des armes qui supplantait celle de la Démocratie. Après les élections de 2005, les burundais avaient poussé un soupir de soulagement croyant à tort que le calvaire de la dictature du canon était terminé.

En effet, l’avènement d’un pouvoir démocratiquement élu dominé par des combattants de la liberté d’un ex-mouvement rebel CNDD-FDD équivalait pour cette opinion à un oasis, un ELDORADO, un Burundi havre de paix.

Cet espoir n’aura duré que le temps de la rosée. De ce fait des violations massives des droits de l’homme caractérisées par les massacres de Muyinga et de Kinama, les emprisonnements arbitraires comme celui de l’ancien Président de la République Domitien NDAYIZEYE et son ancien Vice-président Alphonse Marie KADEGE ont été le signe évident qu’au lieu d’avancer le Burundi reculait. Aujourd’hui l’actualité brûlante réconforte cette option politique. Ainsi la détention des députés Hussein RADJABU, Pasteur MPAWENAYO, du Directeur de NET PRESS Jean Claude KAVUMBAGU, du Président du MSD Alexis SINDUHIJE prouve que la violation des droits de l’homme a été érigée comme moyen de faire taire toute opinion contraire à celle du CNDD-FDD. Dans ce registre la chasse aux syndicalistes prend une ampleur démesurée. C’est ainsi que RUDUDURA croupit à la prison centrale de Mpimba. Comme si cela ne suffisait pas, une élue du CNDD-FDD, Madame Nadine BARAMPAMA, responsable importante de l’organisation des femmes du CNDD-FDD vient de proférer des menaces de mort à l’endroit d’une autre figure emblématique du syndicat des enseignants, Madame Hilarie NIBIZI. Cette brave député a déclaré devant quelques centaine des membres du CNDD-FDD dont le Maire de la ville de Bujumbura que « Madame Hilarie NIBIZI devrait être rayée de la liste des habitants du Burundi et du Monde ! » En d’autres termes, elle devrait être tuée. Ce n’est pas très fort ! Mais c’est trop ! Mais au lieu de condamner et prendre des mesures qui s’imposent contre Madame BARAMPAMA Nadine, le porte parole du CNDD-FDD vient de déclarer ce jeudi 22 janvier 2009 que cet appel n’engage que son auteur et non son parti.

Drôle de logique ! Ce n’est pas drôle, mais insensé ! Ainsi marche le pouvoir de nos combattants de la liberté. Mais ils oublient une chose, l’engouement du peuple qui les a portés au pouvoir en 2005 tombe du jour au lendemain. Et un vote sanction est une perspective qui attend de pieds ferme le CNDD-FDD en 2010.

Voilà pourquoi le CNDD-FDD conscient de cette faible quote de popularité est en train de truquer les élections dès le stade préélectoral. Cette démarche aura présidé dans le choix de la ministre en fonction du CNDD-FDD, Madame Clotilde NIRAGIRA à la tête de la commission électorale Indépendante. Une proposition qui vient d’être rejetée, du revers de la main par la chambre haute du parlement burundais. A y regarder de près le parti au pouvoir est guidé par une volonté d’écarter tous les autres partenaires politiques dans la phase préélectorale, électorale et post électorale. Ce schéma simpliste est lourd de conséquences parce qu’il cache une tare grossière le « WIN OR DIE » « la victoire ou le chaos » ou « c’est moi ou rien. »

Face à un tel danger qui met le pays sur une pente raide, les burundais épris de paix et d’un changement démocratique en douceur en 2010 doivent conjuguer leurs efforts pour résister à des élections truquées, source de tous les dangers. La réaction du parlement burundais ce 20 janvier 2009 était un prélude de ce front. Il faut aller de l’avant. Quant à la communauté internationale, elle devrait demander au CNDD-FDD de nous éviter les élections à la Kényanne ou la Zimbabwéenne.

A bon entendeur salut !




Pancrcace CIMPAYE

Coup dur pour Nkurunziza

20-01-2009

C'est ce mardi 20 janvier que les parlementaires devraient se réunir sur demande dare dare du président de la République Pierre NKURUNZIZA. A l'ordre du jour figure l'approbation des noms (très controversés) qui composent la nouvelle commission électorale nationale (in)dépendante(CENI) récemment désignée par le chef de l'État.

Le président vient d’essuyer un sanglant camouflet. Seuls les parlementaires issus de son parti, le CNDD-FDD, et de son satellite, le parti de Minani Jean, sont entrés dans l’hémicycle de Kigobe. Tous les parlementaires du FRODEBU, de l’UPRONA, du CNDD et du MRC ont boudé la séance. Résultat, le quorum n’a pas été atteint et la délibération ne pouvait avoir lieu. Seulement 66 parlementaires sur 79 requis.

Au sénat, c’est plutôt un vote de rejet qui a eu lieu : 28 pour, 18 contre. Or le vote exigeait les ¾ des votes positifs. Nous sommes loin du compte.

Le président Nkurunziza vient de perdre la bataille, sans doute pas la guerre. Car, au rythme où va la politique burundaise, ce n’est pas sûr qu’il ne va pas s’entêter et faire le forcing, au moment où tous les acteurs politiques burundais (et même étrangers) prônent le dialogue à ce sujet.

En effet la CENI constitue un élément primordial dans le dispositif électoral qui se profile à l’horizon.

Ce qui est sûr, cet épisode est un signal fort à l’endroit du président Nkurunziza. Il est fort à parier que les autres partis politiques ne vont pas se laisser faire (…). Ils vont continuer à se battre pour leurs droits. Espérons que cela n’augure pas encore une autre période (de trop) de crise

Quant au président Nkurunziza, il n’est pas trop tard pour qu’il se rétracte…. Un tel geste l’agrandirait !



La Rédaction

A quoi sert la 1ère Vice-Présidence?

16-01-2009

A QUOI SERVENT CES VICE-PRESIDENTS DE LA REPUBLIQUE TUTSI ???

« Les vice-Présidents appartiennent à des groupes ethniques et des partis politiques différents.
…..dans leur nomination, il est tenu compte du caractère prédominant de leur appartenance ethnique au sein de leurs partis politiques respectifs », tel est le prescrit de la constitution du Burundi en son article 124.

A la lumière de cette disposition pertinente, le premier vice-Président de la République doit avoir une ethnie différente de celle du chef de l’Etat. Ainsi donc depuis l’investiture du Président NKURUNZIZA qui est HUTU, son premier collaborateur doit être de l’ethnie TUTSI. Voilà le verrou que les négociateurs d’Arusha ont inventé pour protéger les intérêts de principales composantes ethniques burundaises.

Mais quel est l’état des lieux sur terrain ? Au commencement de cette législature, l’heureux premier Vice -Président de la République fut un élu de la circonscription de BURUNDI, le Dr Martin NDUWIMANA. A l’œuvre il aurait pris goût aux délices du pouvoir et aurait oublié sa mission de veiller aux intérêts du peuple burundais dans toute sa diversité. Ainsi de l’avis de certains membres de l’UPRONA, son parti politique, il s’était presque converti au parti au pouvoir. C’est dans cette logique que cette haute personnalité de l’Exécutif rendait des visites nocturnes à l’ancien Président du C NDD-FDD, l’Honorable Hussein Radjabu. En principe, le protocole oblige, ce n’est pas un numéro deux de l’exécutif qui se fait recevoir par un président d’un parti politique mais l’inverse. Ces audiences nocturnes ont même troublé la garde rapprochée du Vice -Président Martin NDUWIMANA. Le temps aidant, l’on a découvert que Martin NDUWIMANA était devenu beaucoup plus proche du CNDD-FDD que de l’UPRONA. L’ancien Vice -Président de la république, Alphonse Marie KADEGE l’apprendra dans ses moments difficiles. En effet cet ancien Président de l’UPRONA, une figure de proue à l’UPRONA a été arrêté et torturé presque à mort sans que le représentant de l’UPRONA à l’exécutif n’ait levé le petit doigt pour l’aider. Dans sa détresse, KADEGE a crié au secours mais c’était dans le désert Martin NDUWIMANA n’a pas répondu. Et pourtant il semblerait que c’est le même KADEGE qui aurait pesé de son poids pour que la candidature de celui-ci soit présentée au président de la République. Le geste de renvoie de l’ascenseur n’a pas été posé.

Cet acte manqué et bien d’autres ont poussé certains ténors de l’UPRONA à retirer sa confiance en leur délégué. A la suite de cette perte de confiance une petite crise est même née au sein de l’UPRONA.

Au mois de Novembre 2007 l’UPRONA a présenté un autre député de MURAMVYA en remplacement du Dr Martin NDUWIMANA, le Docteur Yves SAHINGUVU. Ce dernier avait, 4 mois plutôt, été nommé Ministre de la Santé Publique mais comme la proposition n’émanait pas de l’UPRONA, il a refusé de participer à ce Gouvernement de Juillet 2007. C’est-à-dire que ce député était fidèle parmi les fidèles de l’UPRONA et méritait en conséquence la confiance du Parti. Mais sous d’autres cieux, un homme qui avait contrarié le formateur du Gouvernement 4 mois avant n’avait aucune chance d’être son premier collaborateur. Pour passer ce cap, le président du CNDD-FDD, l’Honorable Jérémie NGENDAKUMANA qui est un ami personnel de la famille Yves SAHINGUVU a pesé de tout son poids pour que la candidature soit recevable par le chef de l’Etat. L’UPRONA venait d’avoir un véritable représentant à l’exécutif contrairement au Vice –Président précédent.

Malheureusement aujourd’hui plus d’une année après l’investiture du Dr Yves SAHINGUVU force est de constater que Martin NDUWIMANA était finalement mieux. En effet les relations qui prévalent entre le Président de la République et son premier vice-président Yves SAHINGUVU sont froides. Est-ce parce qu’il a été presque imposé par Jérémie NGENDAKUMANA ? Est- ce parce qu’on a poussé Martin NDUWIMANA à la portée contre le gré du Président de la République ? De toutes les façons un problème de collaboration est bel et bien là ! De ce fait d’une source proche des deux personnalités, le Président de la République peut passer un trimestre sans avoir une seule rencontre avec SAHINGUVU; ils peuvent passer un mois sans se parler au téléphone. Dans ces conditions il est aisé de comprendre le comportement de certains ministres qui sont sous la responsabilité d’Yves SAHINGUVU. En effet pour des dossiers très importants ces ministres préfèrent ignorer purement et simplement le Vice -Président SAHINGUVU :

1° C’est ainsi que le Ministre de la Justice et Garde des Sceaux a refusé d’obtempérer aux injonctions du cabinet du premier Vice –Président sur le mouvement de grève du personnel non magistrat. Dans la gestion de ce dossier la vice Présidence recommandait le dialogue et la consultation et non la chasse aux sorcières. Malheureusement le Ministre a plutôt procédé au licenciement et à des mutations du personnel. Une insubordination qui dilue sensiblement l’autorité du Vice -Président de la République.

Autour de ce dossier chaud, le patron de la police présidentielle, le Général Major Adolphe NSHIMIRIMANA a vite écrit en date du 9 octobre 2008 une note de renseignement n°0481/A.G/2008 au Ministre de la Justice l’avertissement que l’UPRONA par le biais du Dr Yves SAHINGUVU aurait l’intention de le désavouer officiellement à cause de son insoumission. Dans cette note nous lisons à l’alinéa 7 :

« L’implication du 1er Vice –Président dans l’objectif de trouver une réponse adéquate aux revendications de cette catégorie de personnel attire sa sympathie et celle de son parti étant donné que l’actuel Ministre de la Justice et Garde des Sceaux et son prédécesseur, tous du parti CNDD-FDD n’auraient pas réussi à résoudre ce problème. Il faudrait donc limiter son intervention à faire l’arbitrage. »

Cette lettre qui a été malignement glissée à la presse était-elle une façon de mettre en garde le successeur de Martin NDUWIMANA ? Une chose est certaine, depuis lors le dossier des syndicalistes mutés ou licenciés a été classée sans suite.

2° Le deuxième dossier qui aurait dû alerter le Dr Yves SAHINGUVU est celui du fameux ordonnance du ministre de l’intérieur du 6 octobre 2008, une décision qui mettait fin aux libertés politiques et au multipartisme ; le ministre KAMANA n’a pas daigné en parler au premier vice-Président parce que dans ce genre de situation la référence n’est pas SAHINGUVU, c’est plutôt un autre laboratoire du système qui nous gouverne.

Une décision aussi grave qui mettait fin au fonctionnement des partis politiques y compris l’UPRONA de SAHINGUVU aurait suscité une réaction vive et prompte de cette haute personnalité représentant l’UPRONA.

3° Le choix des membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante qui suscite un débat houleux au sein de la classe politique burundaise, s’est fait à l’insu du numéro deux de l’Exécutif. La mise en place d’une institution aussi capitale pour les élections comme la Commission Electorale à l’insu du « premier collaborateur » du président n’augure rien de bon.

4° L’autre dossier qui a failli mettre la poudre au feu était la question de démobilisation qui avait été confisqué par le chef de cabinet du Président de la République. A l’époque la précipitation et le caractère ségrégationniste ont failli compromettre l’harmonie durement acquise au sein des forces de Défense et de sécurité. Dans le traitement de ce dossier sensible on avait une fois de plus mis à l’écart le Vice -Président de la République SAHINGUVU.

Cette brochette de faits saillants qui marquent l’exclusion du premier Vice -Président de la République dans la gestion de la cité est loin d’être exhaustive. Mais les faits sont éloquents, la place du numéro deux de l’exécutif se réduit à un rôle de figurant. Un traitement indigne d’une éminence grise comme celle du Dr SAHINGUVU Yves. Un homme qu’on avait présenté hier comme une force tranquille. L’heure du bilan sonne le constat est amer : le Dr Yves SAHINGUVU est une copie collée du Dr Martin NDUWIMANA.

Leur rôle rappelle encore la confession d’impuissance de l’ancien Premier Ministre Antoine NDUWAYO : « BARAMPENZE » « Ils m’ont roulé ». Cela ne le déchargeait pas par rapport à ses responsabilités. Mais la différence qu’il y a entre lui et les deux Vice- Présidents est qu’il a eu le courage de confesser publiquement qu’il s’est fait rouler dans la farine, qu’il a donc échoué. Pour les deux docteurs, ils gardent un silence complice. Leur calvaire, il ne le confie que dans des cercles informels et restreints. Mais personne n’ose envisager la démission quand il subi un traitement aussi dégradant.

Les négociateurs d’Arusha tenants du credo d’un tandem Président Hutu- Vice Président Tutsi et vice-versa doivent se mordre les doigts. En effet l’expérience des deux Vice -Présidents Tutsi vient de prouver que l’intérêt individuel passe avant tout autre spéculation ethnique. Un comportement qui vient réconforter la position des négociateurs burundais à Arusha qui, parlant de la nature du conflit burundais se sont convenus que la nature du conflit burundais est loin d’être ethnique. Il est avant tout politique, l’ethnie est manipulée à des fins politiques.

A ce titre le peuple burundais a le droit d’être fier : avec les deux vice-présidents Tutsi, il vient de faire un pas : le tabou « ethnie » n’était qu’un masque que les Dr Yves SAHINGUVU et Martin NDUWIMANA viennent de faire tomber. En effet qui se souvient encore que de part l’esprit et la lettre de l’Accord d’Arusha le poste de premier Vice- Président de la République revient à un Tutsi ? Quelle différence y a-t-il entre Yves SAHINGUVU et le deuxième Vice -Président NTISEZERANA Gabriel qui est un Hutu ? Et si NTISEZERANA Gabriel devenait premier Vice -Président de la République et Yves SAHINGUVU deuxième Vice -Président, quel est le Tutsi qui serait offusqué ? Du reste quand KADEGE était torturé Martin NDUWIMANA n’a pas présenté sa démission mais quand l’Avion présidentiel, le FALCON 50 a disparu, l’Honorable Alice NZOMUKUNDA qui était deuxième Vice -Présidente Hutu a tiré sa révérence ; mais Martin NDUWIMANA est resté. Ce jour-là l’opinion a nommé Alice NZOMUKUNDA…? Umushingantahe (notable) et Martin NDUWIMANA

Honnêtement qui ils représentent ces vices présidents Tutsi ? Représentent-ils leur parti politique ? Représentent-ils leur ethnie ? Représentent-ils leurs intérêts ? Représentent-ils la nation entière ? A vous de cocher sur la bonne réponse !




CUBAHIRO Chimène

Aube de la démocratie n° 122

Le pétrole nigérian: le point

14-01-2009

SOS MENACE D’INCENDIE: Un don de 15 000 barils de carburant par jour aux mains du Président NKURUNZIZA !


Le Nigeria, pays producteur du pétrole offre gracieusement du carburant à certains nécessiteux. C’est ainsi que les pays comme la CHINE, la République Unie de Tanzanie, l’Afrique du Sud, etc. bénéficient de ce don. HITIMANA Mathias à l’époque ministre de l’énergie et des mines avait découvert ce trésor avant sa disparution. Mais la conclusion de la transaction s’était heurtée à des impondérables qui ont bloqué l’opération. Un autre compatriote, le sportif KWIZERA Dieudonné bien introduit dans les milieux des affaires nigérians est tombé sur le dossier et a donné des orientations nécessaires au Gouvernement de Transition du Président NDAYIZEYE. Il a entreprit des démarches pour que le Burundi soit éligible à …

En date du 1er mars 2005, le NIGERIAN NATIONAL PETROLEUM CORPORATION (NNPC en sigle) basé à Abuja écrivait au ministre du commerce et de l’industrie une lettre qui confirmait que le Gouvernement du Burundi allait recevoir 15 000 barils de carburant par jour à partir du 1er mai 2005.

Mais comme cette quantité du carburant était énorme et nécessitaient une transformation, un traitement qui échappent aux compétences du Burundi, le Gouvernement NDAYIZEYE a décidé de confier le traitement et la vente sur place à une société dénommée MGG Energy. Et dans sa correspondance du 17 mars 2005 le ministre du commerce a dans sa correspondance adressée à NNPC a donné mandat à MGG Energy d’agir au nom du Gouvernement burundais. C’est cette société qui devait consentir tous les frais requis de la transformation à la vente. Le Burundi ne recevant que le reliquat d’un million de dollars américains par an soit plus de 80 000 dollars américains par mois. Le MGG doit verser tous les 45 jours ce montant. Et les payements sont versés à l’adresse suivante :

- Nom du bénéficiaire : Banque de la République du Burundi
- Banque : CITIBANK NEWYORK (CITIUS 33)
- Numéro du compte : 36047337
- SUIFT : BRBUBIBI
Contrairement aux allégations du porte-parole du Président de la République, Monsieur Léonidas qui affirmait que du temps de la Transition ces fonds n’avaient pas un compte connu, les premiers versements devaient avoir lieu au mois de septembre 2005. Et si la mémoire de Monsieur Léonidas HATUNGIMANA est bonne, en septembre 2005, la République du Burundi avait comme Chef d’Etat, Son Excellence Monsieur Pierre NKURUNZIZA et non Domitien NDAYIZEYE.

Ce dernier a seulement négocié avec son homologue OBASSANJO à SYRTHE et en Afrique du Sud le privilège à ce don. Initialement le Gouvernement de Transition voulait que ce fonds rentre directement dans le Trésor Public. Il n’avait jamais envisagé que la gestion de cet argent soit confié à la seule discrétion du Chef de l’Etat NKURUNZIZA et éventuellement à celle de ses Vice-Présidents. Pourquoi ?

L’on est en droit de se poser la question de savoir pourquoi le Président NKURUNZIZA a décidé de mettre ce fonds hors budget et entre ses mains ? D’une source digne de foi, à l’arrivée du CNDD-FDD au pouvoir, le Gouvernement a tenté d’annuler le contrat de MGG au bénéfice d’un autre homme d’affaire. Malheureusement on découvert que ce prétendant n’était qu’un cartier escroc. En outre le Président a eu peur d’un éventuel procès que la société MGG pouvait intenter contre l’Etat du Burundi.

Autant dire que la gestion de ces 15 000 barils de carburant par jour a suscité une grande convoitise. Mais la plus grade surprise est venu du Porte-parole du président NKURUNZIZA qui a appris au peuple burundais que les 80 000 dollars américains par mois sont gérés et servent à « l’appuie aux bonnes initiatives ». Quelles sont ces initiatives ? Est-ce celles relatives à la campagne électorale prématurée du Dr NKURUNZIZA qui distribue l’argent comme des bombons dans ses tournées à l’intérieur du pays ? Est-ce que ce geste qu’il a posé dans le Congrès du CNDD-FDD à Gitega en donnant au Parti 350 millions de francs burundais rentre-t-il dans le registre de « bonnes initiatives ? »

De toute évidence, la gestion de ce fonds nigérian donne la chair de poule. Les élus du peuple devraient rapatrier ce fonds dans les comptes du budget national et dirigenter une enquête relative à l’utilisation de ces fonds depuis septembre 2005.

Les Députés et Sénateurs n’ont pas le droit de garder 15 000 barils de carburant par jour enter les seuls mains du Présidents NKURUNZIZA. Une telle quantité de carburant avec la chaleur de Bujumbura risque d’exploser entre les mains du père de la nation. Il vaut mieux éviter l’incendie et loger le dossier au ministère des finances. C’est un SOS de l’Aube de l’Aube de la Démocratie.



BURAKEYE Juste

Aube de la démocratie n° 122

Aube de la Démocratie n° 122

11-01-2009

EDITORIAL

UN NOUVEL AN 2009 QUI DEBUTE AVEC DES MALHEURS !

La célébration des fêtes de fin d’année 2008 s’est faite dans une morosité totale. Un climat qui reflète l’étendu de la désolation ou du désarroi dans lequel est plongé le gros des burundais acculés par une pauvreté sans nom. Par le passé, même en période de guerre, la misère n’avait jamais été aussi prononcée et l’espoir d’un lendemain meilleur était toujours à l’horizon. Cette note n’a pas été ressentie cette année 2008. Au contraire c’est la peur du lendemain qui se lisait sur les visages des citadins de Bujumbura.

Dans cette torpeur, la grande majorité des chrétiens ont inondé les Eglises Catholiques dans la nuit du 31 décembre 2008. Ils ont choisi ce moment pour prier le Tout puissant car il est présentement le seul à pouvoir donner une solution heureuse. Même le Président du CNDD-FDD l’Honorable Jérémie NGENDAKUMANA a choisi cette nuit–là, de se consacrer à la prière au Foyer de Charité. Au même moment, le candidat du Parti Sahwanya -FRODEBU à l’élection présidentielle de 2010, l’ancien Président Domitien NDAYIZEYE était à l’Eglise Mont Sion pour louer le Très Haut et lui confier les vœux du changement démocratique que réclame le peuple burundais.

La voix du changement devient de plus en plus stridente car le désespoir naît de la mauvaise gouvernance du CNDD-FDD ne peut se résorber que par le truchement d’un ordre nouveau qui doit sortir des urnes en 2010. A la fin de cette année 2008, le peuple burundais attendait impatiemment un message qui trace une nouvelle orientation de nature à redonner l’espoir, ce peuple attendait une réponse aux grands défis qui se sont érigés sur le parcours de la gestion du CNDD-FDD, un message qui devait mettre en exergue les grands chantiers qui attendent le Gouvernement en 2009 et en 2010. La surprise fut grande ! En effet le message du chef de l’Etat n’a pas répondu aux attentes de cette opinion.

A ce titre il sied de rappeler que le message du Président de la République est resté muet sur les sujets importants comme celui de la Commission Electorale Nationale Indépendante, celui de la feuille de route des élections de 2010, celui du calendrier de la mise en application des accords conclus avec le PALIPEHUTU-FNL. Le silence qui entoure les questions vitales pour le Burundi ne manque pas de susciter des inquiétudes. Dès lors la préoccupation majeure devient celle de savoir si pour le pouvoir du CNDD-FDD la question des élections est une affaire nationale ou une propriété privée des vainqueurs des élections de 2005. Bien plus le calendrier de mise en application effective des accords conclus avec le PALIPEHUTU-FNL ne saurait être caché, si du moins il existe ; à ce titre nul n’ignore que, vider cette question est non seulement une priorité mais une condition sine qua non pour avoir un environnement favorable aux élections.

Dans le registre d’un environnement favorable aux élections il faut marquer le respect des libertés politiques. Ce secteur a été marqué par une tentative par une ordonnance du Ministre KAMANA de mettre fin au multipartisme ; il a été aussi particulièrement marqué par des emprisonnements arbitraires des hommes politiques comme Alexis SINDUHIJE , le député Pasteur MPAWENAYO, au journaliste KAVUMBAGU, du syndicaliste RUDUDURA. Ces emprisonnements auront retenu l’attention du monde entier sauf celui du chef de l’Etat burundais. Ce dernier pouvait prendre une décision politique de libérer tous les prisonniers d’opinion à l’occasion des fêtes de fin d’année. Avec une telle décision, il aurait marqué des points et attiré la sympathie des partenaires économiques qui sont gênés par ce phénomène de prisonniers d’opinion qui s’amplifie. Il parait qu’un laboratoire est à pieds d’œuvre pour monter un dossier contre l’ancien Président NDAYIZEYE.

Cette machine qui produit les prisonniers d’opinion politique n’est pas de nature à encourager ces partenaires à venir en aide le Gouvernement burundais. Un Gouvernement qui a grandement besoin d’une bouffée d’oxygène. Cet apport est subordonné au respect de certaines valeurs d’un Etat de droit. Or au lieu de forcer ou mériter cette sympathie de la communauté internationale, le pouvoir préfère brimer le peuple par une hausse des prix des produits de la seule brasserie du pays, la BRARUDI par une hausse des prix des produits pétroliers. Ce n’est un secret pour personne la fluctuation de ces prix à la hausse se répercute ipso facto sur les prix de première nécessité. Et de fil en aiguille ces prix influent sur le panier de la ménagère. Voilà un drôle de cadeau que les burundais reçoivent pour fêter le nouvel an 2009 : une augmentation par le pouvoir CNDD-FDD du coût du panier de la ménagère ! C’est douloureux pour un père Noël de donner une pierre à la place du pain !

Elle est aussi douloureuse surtout au nouvel an, cette contradiction entre le Président de la République et Madame la Ministre des Finances au sujet du prix du carburant à la pompe. En effet le 20 décembre 2008, le Président NKURUNZIZA avait déclaré à partir de KIBIMBA qu’avant la fin de l’année le prix du carburant à la pompe devait être revu à la baisse. Malheureusement la ministre des Finances s’était déjà convenu avec les autres partenaires économiques que pour que le Burundi accède au point d’achèvement, qui donne le droit de la remise de la lettre, le Gouvernement devait réunir au 31 janvier 2009 trente cinq milliards de francs burundais à partir des taxes des produits pétroliers. La logique de ce contrat implique sans nul doute la hausse du prix du carburant.
Comment est-ce que la Ministre des Finances a osé prendre cette initiative « malheureuse » à l’insu du chef de l’Etat ? Un tel déficit de communication entre la Présidence de la République et le ministère des Finances est malheureux ! Quel dommage de débuter l’année 2009 sur des malheurs !!!





Pancrace CIMPAYE

La Rédaction

Le Palipehutu FNL change de nom.

09-01-2009

Le Palipehutu FNL change de nom.
09-01-2009C'est fait!

La pression était devenue trop grande. Le Palipehutu FNL, la mort dans l'âme, vient de décider de changer de nom et devient: "FNL": Forces Nationales de Libération

C'est ce qui ressort de la déclaration signée par le patron même de ce mouvement-bientôt parti?-politique Agathon Rwasa, qui est parvenue à notre rédaction.

"Nous acceptons de nous faire violence et de tronçonner notre identité en changeant d'appelation de notre parti" peut-on lire dans cette déclaration. Et ce dans l'intérêt de la paix durable.

Ce changement de nom intervient après les conclusions du sommet des chefs d'Etats de l'initiative de paix au Burundi du 04 décembre 2008, qui avaient enjoint le mouvement à changer de nom, avant son agréement éventuel comme parti politique.

Est-ce que tout est réglé pour autant? On peut en douter.

Outre le rejet par le Palipehutu des propositions de postes dans les institutions de la République (Voir notre article du 11 décembre 2008, il reste la question de son agréement comme parti politique. Ce dernier le pressent déjà, car il demande qu'il soit agrée sans "aucune autre conditionnalité" et tient toute la communauté internationale à témoin.

Bis repetita(....),le cas du MSD est encore proche dans les mémoires de Burundais. La sécurité, tout comme la force, sont de l'ordre du pouvoir. Pourtant, le (CNDD)FDD, Forces de destruction, plûtot de défense de la démocratie existe. Vous avez dit deux poids deux mesures?

La balle est désormais dans le camp gouvernemental qui devrait aussi être plus "flexible"comme le demande Rwasa.

Attendons voir....

La Rédaction

Pour un changement de nom, mais.......

04-01-2009



Le 01 janvier 2009

SECTIONS : AMERIQUE DU NORD,
BENELUX,
SCANDINAVIE

RESOLUTION DE SOUTIEN AU PRESIDENT DU PALIPEHUTU-FNL AGATHON RWASA ET A L’EQUIPE EN NEGOCIATION A BUJUMBURA

Nous membres du PALIPEHUTU-FNL des Sections : Amérique du Nord, BENELUX et Scandinavie ;

• Après analyse de la situation actuelle sur le plan politique dans notre pays ;
• Compte tenu des déclarations de Pretoria et de Bujumbura du 01et du 04 décembre 2008;
• Convaincus que nul ne peut décider du changement d’appellation sans l’aval des membres militants ;

1. Soutenons le principe de concertation pour le changement d’appellation du PALIPEHUTU-FNL ;

2. Espérons vivement que les concertations en cours afin de répondre aux exigences de la Constitution seront couronnées de succès ; à cet effet, nous demandons à la médiation et au gouvernement de ne ménager aucun effort afin de soutenir cette démarche ;

3. Après consultation des militants, insistons sur la pertinence de la publication officielle de la nouvelle appellation par le PALIPEHUTU-FNL en concomitance avec l’agrément du parti comme parti politique par le gouvernement, afin de démontrer la bonne foi des deux Parties.

En outre, tous les points restés en suspens des accords signés, l’Accord Technique des Forces entre autres, la libération de tous les prisonniers politiques et de guerre, l’accueil des combattants dans les conditions de décence, doivent trouver réponse simultanément avec le changement de nom ;

4. Soutenons que, dans le but d’assurer avec le gouvernement, la mise en application des accords signés entre les deux parties, le PALIPEHUTU-FNL mérite mieux quant à sa représentativité au sein des institutions de la République ; par conséquent, les postes proposés doivent faire objet de négociation entre les deux Parties si on ne veut pas mettre en péril le processus de paix et hypothéquer les élections de 2010 ;

5. Constatons que le gouvernement du Burundi oppose la lettre et l’esprit de la Constitution à l’appellation « PALIPEHUTU-FNL », pendant que ce même gouvernement ne s’embarrasse pas de la fouler au pied quand les intérêts de certains sont contrariés ;

6. Rappelons que le nom « PALIPEHUTU-FNL » est une marque déposée, cela implique que nul ne peut à l’avenir se prévaloir de cette appellation ; le PALIPEHUTU-FNL renonce à son appellation pour l’intérêt supérieur de la nation, la paix n’a pas de prix;

7. Exhortons les militants du Parti et les FNL à privilégier l’objectif ultime à savoir la libération des Exclus ;

8. Sommes convaincus que le PALIPEHUTU-FNL a suffisamment démontré au peuple burundais et à la Communauté internationale son attachement et engagement pour la paix durable au Burundi ;


9. Sommes solidaires de ceux qui s’inquiètent du processus de la mise en place de la CENI(commission électorale nationale indépendante) . Si sa composition est biaisée, la transparence des élections risque d’être mise à mal.

10. Invitons le peuple burundais et la communauté internationale à soutenir le processus jusqu’aux élections de 2010, la vigilance est de mise;


Pour les Sections - Amérique du Nord : Thierry NTAKIRUTIMANA

- BENELUX : Ahmed NYOTORI

- Scandinavie : Roger B.

La Rédaction

Enfin libres! Qui?

02-01-2009

Le président de la République vient de décider, par décret de ce 30 décembre 2008,la relaxation provisoire,de plus ou moins 250 prisonniers supposés appartenir au Palipehutu-FNL.

Ce geste est censé donner un signal fort du gouvernement à la mise en application de la déclaration du 04 décembre 2008.

Pour rappel, cette déclaration prévoyait notamment la libération des prisonniers issus du Palipehutu FNL, l'intégrations des membres de ce mouvements dans les institutions de la République, le changement de nom du mouvement pour qu'il soit agrée comme parti politique et enfin da démobilisation de ses combattants.

Ce qui ressemblait à un geste fort risque bien d'être encore sujet à polémique. Un flou savamment orchestré entoure la préparation de leur libération.

En effet, les responsables du Palipehutu restent muets sur le sujet, quand ils ne déclarent pas qu'ils n'ont pas été mis au courant de cette libération et n'ont pas été consulté. Ces prisonniers n'auraient pas été présentés officiellement à leur mouvement, pour identification.

A ce stade, plusieurs questions se posent:

Où vont aller ces prisonniers? Vont-ils être directement démobilisés? Et si le Palipehutu FNL ne les reconnaît pas, puisqu'il estime qu'il n'a pas été consulté avant leur libération?

Toutes ces questions méritent d'être éclaircies.

Nous saluons malgré tout la libération de ces femmes et ces hommes, qui souvent sont incarcérés injustement.





La Rédaction

Clin d'oeil à Ndayizeye

28-12-2008

LE PORT DE BUJUMBURA : UNE PLATE-FORME LOGISTIQUE A MODERNISER .

On nous a toujours dit que le Burundi est un pays enclavé, sans accès direct à l’océan et que cela constitue un handicap sérieux pour son économie. C’est vrai, cette situation est un vrai problème car elle rend le pays tributaire de ses voisins. De plus, la longueur de la route à parcourir avant d’atteindre le port maritime le plus proche a des impacts sur l’importation et l’exportation de biens. En effet, comme les coûts logistiques sont généralement comprises entre 15 et 25% du prix du produit, au-delà de cette fourchette, les affaires se compliquent et marchent plutôt mal : les produits importés sont très chers, les produits exportés peu compétitifs sur le marché international.

Mais à chaque problème, il existe une solution, à condition d’accepter de faire un effort intellectuel : si on ne cherche pas, on ne risque pas de trouver !

Parmi les solutions au problème d’enclavement du Burundi, aux frais prohibitifs liés à l’acheminement , le port de Bujumbura est une piste sérieuse à explorer. Malheureusement, dans l’état actuel des choses, le port n’a pas les moyens nécessaires pour jouer pleinement son rôle de plate-forme logistique pour le pays et pour la sous région des Grands Lacs : on ne peut que déplorer la vétusté des équipements et du matériel, mal entretenus et peu renouvelés.

Avant d’aller plus loin, faisons un état des lieux sur le transport international du Burundi et sur le rôle du port de Bujumbura.

a) Transport routier

L’acheminement par voie routière constitue le principal mode de transport entre le Burundi et les ports maritimes internationaux à savoir Dar- Es-Salaam (Corridor central) et Mombasa (Corridor Nord).
- La route qui relie Dar-Es-Salaam à Bujumbura en passant par Dodoma ,Nzega ,et Muyinga est longue de 1600 km.
- La route reliant le port de Mobassa à Bujumbura en passant par Nairobi (Kenya), Kampala (Ouganda) et Kigali (Rwanda) est longue de 2073 km.
- La route Muyinga-Kobero-Dodoma-Dar es Salaam, est une voie alternative pour relier le port de Dar–es- Salaam.

b) Transport combiné

* Le rail-route : Mombasa --- > Eldoret --> Kampala par rail puis Kampala Bujumbura par route (longueur totale : 2215 km).
* Le rail-route : Dar- es- Salaam-->> Isaka (rail) puis Isaka Bujumbura (route) : 1500 km.
* Le rail-lac : Dar-es-Salaam --–> Kigoma (1253 km de rail) puis Kigoma- Bujumbura par bateau sur le lac Tanganyika.

Il faut noter que l’axe Bujumbura-Dar es Salaam, communément appelé le corridor central, est l'itinéraire utilisé entre 75 à 80 % pour les flux commerciaux du Burundi.

Si 80% des flux de marchandises emprunte l’axe tanzanien, ce n’est sûrement pas le fruit du hasard. C’est parce que les avantages de cet axe sont nombreux : c’est le chemin le plus court ; le mode de transport combiné rail-route est plus rapide, plus écologique et moins onéreux . Comme on le sait, la réduction des délais d’acheminement et des coûts logistiques est un élément essentiel dans les échanges commerciaux internationaux.

c) Pourquoi un projet de modernisation pour le port de Bujumbura ?
Le Port de Bujumbura constitue la principale voie d'entrée et de sortie des marchandises pour l'ensemble du pays, avec près de 88% du tonnage importé et 86% du tonnage exporté.
Trafic au Port de Bujumbura (en tonnes) ( )
Désignations 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004
Entrées 191 462 206 620 176 599 82 819 68 545 108 868 115 928 158 598 155 274 157 028 175 399 169 017
Sorties 13 374 20 076 19 918 13 010 32 393 32 768 28 107 26 783 20 938 19625 27 076 14 647
Total 204 836 226 696 196 517 95 829 100 938 141 636 144 035 185 381 176212 176653 202475 183664

Dans l’état actuel des choses, la Société Concessionnaire de l'Exploitation du Port de Bujumbura", E.P.B. en sigle , n’a ni les moyens financiers, ni les moyens matériels pour se doter d’une politique ambitieuse de développement : les grues de quai datent de 1959 et les usines qui les ont fabriquées ont fermé. Par conséquent, iI est difficile aujourd'hui d'obtenir des pièces de rechange parce que certaines d'entre elles doivent être fabriquées sur mesure et sur commande. Ces grues sont :
- Quatre grues "Titan" sur rail de 5T de capacité à 18m et de 2,5T à 36m de portée assurant presque la totalité des opérations de chargement et déchargements ;
- Une grue "Derrick" fixe de 50T de capacité pour les conteneurs et les colis lourds.
- Une grue mobile "Pinguely" de 81T de capacité pour manutention des conteneurs et des colis lourds.
- Deux élévateurs de 25 et 28T de capacité pour la manutention des conteneurs.
- Une dizaine de petits élévateurs de 4,5T de capacité.

Avec une réelle volonté politique, le port de Bujumbura pourrait devenir en mois de 10 ans une plate-forme logistique incontournable, un point de convergence des flux de marchandises de la sous-région. Son rayon d’action comprendrait le Rwanda, l’Est de la RDC (port de Kalemie et de Kalundu ) et la Zambie (port Mpulungu). Pour cela , il faut investir massivement dans un projet de modernisation du port pour augmenter ses capacités d’une part, et pour le rendre plus moderne et plus opérationnel, d’autre part.

Les raisons qui plaident en faveur de la modernisation du port de Bujumbura sont nombreuses :

- Le port de Bujumbura : une valeur sûre
Avec la crise mondiale actuelle, les meilleures économistes de renommée s’accordent à dire que l’investissement dans les infrastructures et dans certains secteurs de l’économie comme l’immobilier, l’automobile, reste le moyen le plus adéquat pour remettre l’économie sur les rail de la croissance à plus ou moins long terme. Il en est de même du Burundi : investir dans des infrastructures portuaires, ce serait un bon placement pour l’avenir.

- Projet moins onéreux :
Moderniser un port déjà existant est un projet qui est à la portée du Burundi. Il suffirait de lui doter d’un équipement neuf (grues et élévateurs), d’un terminal à conteneurs digne de son nom. Sans oublier de se doter de quelques barges portes-conteneurs : actuellement deux petits bateaux tanzaniens desservent le port de Bujumbura deux fois par semaine en passagers et en marchandises( ). En tout cas, la modernisation reviendrait moins cher que la construction d’une liaison ferroviaire entre Bujumbura et Kigoma, la ville terminus la plus proche du réseau ferré tanzanien.
Rappelons que, M. Melchior Ndadaye, comme tout leader charismatique, avait vu juste avant tout le monde: l’idée de connecter le Burundi au réseau ferré de la Tanzanie au niveau de Kigoma était l’un de ses projets phares.

- Projet viable et rentable :
L’autre avantage est que le port de Bujumbura pourrait constituer une source de rentrée financière pour le pays : étant donné le nombre de villes qui pourraient utiliser ce port comme point d’entrée et de sortie pour leurs marchandises, la rentabilité est assurée. Les flux physiques s'accompagnent forcément d'importants flux financiers : règlements de droits à l'importation et à l'exportation, règlements des prestations de service comme la manutention, le stockage, le conditionnement, le gardiennage, etc.

- Projet créateur d’emploi :
L’activité portuaire est génératrice d’emplois de compétences diverses : des manutentionnaires, des agents qualifiés pour manœuvrer les grues et les chariots, des employés de bureau et des cadres.

En conclusion, je peux dire que la situation d’enclavement du Burundi n’est pas une fatalité : une utilisation rationnelle de certains atouts du pays peut contribuer à façonner des lendemains qui chantent. On n’a pas d’or ni de pétrole, mais on a un lac profond et navigable ; on a un port qui est plutôt bien situé pour rayonner sur la sous région. A cet effet, il faut lui donner les moyens, il faut le moderniser. Ce qui est sûr, c’est que les vieilles grues des années 60 sont inadaptées. J’en appelle à notre Domitien Ndayizeye, candidat du parti FRODEBU, à réfléchir sur le devenir de ce bijoux dont certains ne voient pas l’éclat.

A. BIGIRIMANA (Paris, France)

La Rédaction

Mandat du BINUB prolongé....... de 12 mois

23-12-2008

Conseil de sécurité

6057e séance – matin



LE CONSEIL DE SÉCURITÉ PROROGE LE MANDAT DU BUREAU INTÉGRÉ DES NATIONS UNIES AU BURUNDI JUSQU'AU 31 DÉCEMBRE 2009



Le Conseil de sécurité a prorogé, ce matin, jusqu'au 31 décembre 2009 le mandat du Bureau intégré des Nations Unies au Burundi (BINUB), la mission de consolidation de la paix qui a succédé en 2007 à l'ONUB, mission de maintien de la paix.



Le Conseil, par la résolution 1858 (2008), adoptée à l'unanimité, « engage instamment le Gouvernement burundais et le Palipehutu-FNL à n'épargner aucun effort afin de mettre en œuvre, avant le 31 décembre 2008, les accords qu'ils ont conclus le 4 décembre 2008 », à Bujumbura, lors du Sommet des chefs d'État et de gouvernement des pays des Grands Lacs consacré au processus de paix au Burundi.



Le Conseil les exhorte également à « renoncer à toute action qui pourrait créer des tensions ou entraîner une reprise des hostilités ».



Il demande en outre instamment au Palipehutu-FNL de « collaborer avec le Gouvernement, le Mécanisme conjoint de vérification et de surveillance et tous les partenaires internationaux en vue d'engager tous ses combattants à se rendre sans conditions dans les zones de regroupement et de mettre pleinement en œuvre le processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion ».



Le Conseil engage enfin le Gouvernement burundais à « prendre toutes les dispositions nécessaires pour créer un climat propice à la tenue d'élections libres, régulières et pacifiques en 2010 ».



Le Conseil de sécurité a suivi la recommandation du Secrétaire général qui proposait une prorogation de 12 mois du mandat du BINUB, qui arrivera à expiration le 31 décembre 2008, « étant donné les problèmes persistants et les tâches inachevées ».



Dans son quatrième rapport sur le BINUB, le Secrétaire général estime en outre, « compte tenu de l'évolution de la situation sur le terrain », que le Conseil devrait « procéder à un examen de ce mandat au mois de juin 2009 au plus tard » en vue d'un transfert éventuel des responsabilités.



Le Conseil, dans sa résolution, prie donc le Secrétaire général de lui présenter, d'ici au mois de mai 2009, un « rapport sur l'exécution du mandat du BINUB, indiquant notamment les résultats de l'évaluation technique qu'il se propose de réaliser début 2009 », et d'y inclure « toute recommandation susceptible de l'aider à prendre une décision sur l'orientation future du BINUB ».



LA SITUATION AU BURUNDI



Texte du projet de résolution S/2008/802



Le Conseil de sécurité,



Rappelant ses résolutions et les déclarations de son président sur le Burundi, en particulier ses résolutions 1719 (2006) et 1791 (2007),



Réaffirmant son ferme attachement à la souveraineté, à l'indépendance, à l'intégrité territoriale et à l'unité du Burundi,



Accueillant avec satisfaction la Déclaration adoptée lors du Sommet des chefs d'État et de gouvernement des pays des Grands Lacs consacré au processus de paix au Burundi, qui s'est tenu à Bujumbura le 4 décembre 2008, et les accords conclus entre le Gouvernement burundais et le Palipehutu-FNL,



Rendant hommage à l'Initiative de paix régionale, à la Facilitation sud-africaine, à l'Union africaine et au Directoire politique pour leur appui résolu aux efforts de consolidation de la paix au Burundi en vue de promouvoir la pleine application de l'Accord général de cessez-le-feu signé le 7 septembre 2006 à Dar es-Salaam entre le Gouvernement burundais et le Palipehutu-FNL,



Appréciant les progrès accomplis par le Burundi dans des domaines clefs du processus de consolidation de la paix, et prenant acte des défis restants, qui consistent en particulier à mener à bien le processus de paix avec les Forces nationales de libération (Palipehutu-FNL), à consolider les institutions démocratiquement élues et la bonne gouvernance, à achever l'entreprise de désarmement, de démobilisation et de réinsertion et à faire avancer la réforme du secteur de la sécurité, notamment en veillant à ce que les forces de sécurité et les institutions judiciaires protègent effectivement les droits de l'homme et l'état de droit,



Accueillant avec satisfaction la création de la Commission électorale indépendante permanente, rappelant qu'il convient que la nomination de ses futurs membres se fasse en toute indépendance et sans exclusive, et réaffirmant qu'il importe que les élections prévues en 2010 soient préparées dans l'esprit de réconciliation et de dialogue consacré par la Constitution burundaise qui a conduit au succès de la transition,



Soulignant que le système des Nations Unies et la communauté internationale doivent continuer d'appuyer la consolidation de la paix et le développement à long terme au Burundi, se félicitant de l'engagement résolu de la Commission de la consolidation de la paix au Burundi et de la récente visite de la délégation dirigée par le Président de la formation Burundi de la Commission et prenant acte des résultats de l'examen semestriel des progrès réalisés dans la mise en œuvre du Cadre stratégique pour la consolidation de la paix au Burundi de juin 2008 et de l'exposé du Président de la formation Burundi de la Commission en date du 11 décembre 2008,



Conscient de l'importance de la justice transitionnelle dans la promotion d'une réconciliation durable entre toutes les populations du Burundi et se félicitant de l'état d'avancement des activités préparatoires concernant les consultations nationales sur la mise en place de mécanismes de justice transitionnelle, notamment de la création d'un comité technique de suivi et d'un forum de représentants de la société civile,



Préoccupé par la poursuite des violations des droits de l'homme et les entraves croissantes aux libertés publiques, notamment les arrestations d'opposants politiques et de représentants de la société civile, des médias et des organisations syndicales, et se félicitant de la décision prise par le Gouvernement d'annuler son ordonnance régissant la tenue de réunions et de manifestations par des partis politiques ou des associations,



Accueillant avec satisfaction les mesures prises par les autorités burundaises pour combattre l'impunité et, notamment, traduire en justice et faire condamner certains des auteurs du massacre de Muyinga,



Rappelant ses résolutions 1325 (2000) et 1820 (2008) sur les femmes, la paix et la sécurité, sa résolution 1674 (2006) sur la protection des civils en période de conflit armé et sa résolution 1612 (2005) sur les enfants et les conflits armés,

Ayant examiné le quatrième rapport (S/2008/745) du Secrétaire général sur le Bureau intégré des Nations Unies au Burundi (BINUB),



1. Décide de proroger jusqu'au 31 décembre 2009 le mandat du BINUB, tel qu'il est défini dans sa résolution 1719 (2006) et renouvelé dans sa résolution 1791 (2007);



2. Engage instamment le Gouvernement burundais et le Palipehutu-FNL à n'épargner aucun effort afin de mettre en œuvre, avant le 31 décembre 2008, les accords qu'ils ont conclus le 4 décembre 2008, de façon à mener à bien cette dernière phase du processus de paix, et exhorte les deux parties à renoncer à toute action qui pourrait créer des tensions ou entraîner une reprise des hostilités et à régler les questions en suspens par la concertation et dans un esprit de coopération;



3. Demande instamment au Palipehutu-FNL de collaborer avec le Gouvernement, le Mécanisme conjoint de vérification et de surveillance et tous les partenaires internationaux en vue d'engager tous ses combattants à se rendre sans conditions dans les zones de regroupement et de mettre pleinement en œuvre le processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion;



4. Engage les dirigeants de l'Initiative régionale, l'Union africaine, la Facilitation sud-africaine, le Directoire politique et les autres partenaires internationaux à renforcer leurs efforts pour aider les parties à mettre en œuvre la Déclaration du 4 décembre et à rester activement mobilisés sur le terrain afin de surveiller le processus et de veiller à sa viabilité;



5. Demande à nouveau que le Secrétaire général joue un rôle politique vigoureux, notamment par l'intermédiaire du BINUB, pour soutenir tous les aspects du processus de paix, en pleine coordination avec les partenaires sous-régionaux, régionaux et internationaux;



6. Engage le Gouvernement burundais à prendre toutes les dispositions nécessaires pour créer un climat propice à la tenue d'élections libres, régulières et pacifiques en 2010 et se félicite que l'ONU soit disposée à apporter une aide à cette fin;



7. Prie le Représentant exécutif du Secrétaire général de faciliter et de promouvoir le dialogue entre les parties prenantes, nationales et internationales, en particulier dans le contexte des prochaines élections, tout en continuant d'appuyer leurs efforts visant à renforcer la paix et la stabilité;



8. Engage le Gouvernement burundais à continuer de s'employer à régler les problèmes que pose la consolidation de la paix, s'agissant notamment de la gouvernance démocratique, de la justice, de la réforme du secteur de la sécurité et de la protection des droits de l'homme;



9. Engage également le Gouvernement burundais, la Commission de consolidation de la paix et ses partenaires nationaux et internationaux à honorer les engagements qu'ils ont pris en vertu du Cadre stratégique pour la consolidation de la paix et prie la Commission, avec l'appui du BINUB et de l'équipe de pays des Nations Unies, de continuer à aider le Gouvernement burundais à jeter au Burundi les bases d'une paix et d'une sécurité durables et celles du développement à long terme et à mobiliser les ressources nécessaires à la réalisation de ces objectifs, notamment en vue de la tenue prochaine des élections;



10. Souligne l'importance du processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion et engage instamment tous les partenaires internationaux, en particulier le BINUB, le PNUD et la Banque mondiale, à faire en sorte que les ressources et les compétences ne fassent pas défaut pendant la période de transition entre le Programme multinational de démobilisation et de réintégration et la mise en place du fonds d'affectation spéciale pour le Burundi;



11. Engage à cet égard le Gouvernement burundais, en collaboration avec tous les partenaires internationaux, à élaborer une stratégie de désarmement, démobilisation et réintégration et à jeter les bases de la réintégration socioéconomique durable des soldats démobilisés, des ex-combattants, des réfugiés, des personnes déplacées et des autres groupes vulnérables touchés par le conflit, en particulier les femmes et les enfants, conformément aux résolutions 1325 (2000), 1612 (2005), 1674 (2006) et 1820 (2008);



12. Engage également le Gouvernement burundais, avec l'appui du BINUB et d'autres partenaires, à faire en sorte que les consultations nationales sur la mise en place des mécanismes de justice transitionnelle démarrent aussitôt que possible, sans avoir à subir de nouveaux retards;



13. Engage en outre le Gouvernement burundais à poursuivre ses efforts en vue d'améliorer le respect et la protection des droits de l'homme, grâce notamment à la création d'une Commission nationale indépendante des droits de l'homme, compte tenu des Principes de Paris énoncés dans la résolution 48/134 de l'Assemblée générale, et l'invite à mettre fin à l'impunité et à prendre toutes les mesures voulues pour faire en sorte que ses citoyens jouissent de leurs droits civiques, politiques, socioéconomiques et culturels sans se sentir menacés ou être en butte à des actes d'intimidation, comme le prévoient la Constitution burundaise et les instruments internationaux relatifs aux droits de l'homme, y compris ceux ratifiés par le Burundi;



14. Se déclare préoccupé en particulier par la poursuite des violences sexuelles et sexistes, et demande instamment au Gouvernement de prendre les mesures nécessaires, notamment sur le plan législatif, pour empêcher de nouvelles violations et faire en sorte que leurs auteurs soient traduits en justice, conformément au droit international;



15. Exige que le Palipehutu-FNL et les autres groupes armés libèrent sans conditions et sans délai tous les enfants qui se trouvent dans leurs rangs et souligne qu'il faut que ceux-ci soient réintégrés et réinsérés de manière durable;



16. Engage instamment le BINUB à renforcer ses relations de coopération avec la Mission de l'Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC), dans les limites de leurs moyens respectifs et de leur mandat actuel;



17. Invite le Représentant exécutif du Secrétaire général à continuer de renforcer l'intégration et l'efficacité de l'action menée par l'ONU sur le terrain en vue d'aider à mettre en œuvre le Cadre stratégique pour la consolidation de la paix au Burundi et les priorités du Gouvernement et du peuple burundais en matière de relèvement et de développement;



18. Prie le Secrétaire général de lui présenter, d'ici au mois de mai 2009, un rapport sur l'exécution du mandat du BINUB, indiquant notamment les résultats de l'évaluation technique qu'il se propose de réaliser début 2009, et d'inclure dans son rapport toute recommandation susceptible de l'aider à prendre une décision sur l'orientation future du BINUB;



19. Décide de rester activement saisi de la question.



* *** *
Source: http://www.un.org/news/fr-press/docs/2008/cs9554.doc.htm

La Rédaction

Comme une odeur de dictature

21-12-2008

Vendredi soir, coup de théâtre en Belgique. Pour tous ceux qui suivent la politique local, ils ont eu droit à un journal télévisé spécial : la démission en direct du gouvernement.
Dans un rapport de 6 pages, le président de la Cours de Cassation accuse le gouvernement d'Yves Leterme d'avoir tenter d'influencer la justice dans ce qu’il faut désormais appeler "l'affaire Fortis". Ce qui remet en cause, le sacro saint principe de séparation des pouvoirs, premier fondement d'une démocratie digne de ce nom!

A la fin de cette édition spéciale, je me suis demandé combien de fois un gouvernement au Burundi aurait dû démissionner pour un tel motif? Combien de fois le Président Pierre Nkurunziza aurait du remettre son tablier avec les soupçons, que dis-je, les casseroles qu’il traine derrière lui ?

Loin de moi de vouloir faire une comparaison entre les deux pays. Cela serait peine perdue, tellement le Burundi s'écarte du long chemin de la démocratie tracé par nos illustres héros Louis Rwagasore et Melchior Ndadaye

L'affaire des tueries de Muyinga le montre, où certaines autorités locales viennent d'ailleurs d'être condamnées pour le massacre d'une trentaine de personnes. Dans ce dossier, le chef de l'état, de son propre aveu, est responsable de la fuite du principal accusé le Colonel Vital Bangirinama, en empêchant son arrestation.

Ou encore le nombre de cas, toujours croissants, de prisonniers politiques qui semble devenir le dernier jeu à la mode pour le régime de Bujumbura: Juvénal Rududura, secrétaire général adjoint du syndicat des travailleurs non magistrats du ministère de la justice, Jean Claude Kavumbagu, directeur de Net Press, et Alexis Sinduhije, président du MSD. Ca c'est pour les plus récents, même si Monsieur Kavumbagu totalise déjà plus de 100 jours d'emprisonnement. Mais on n'oublie pas les déchues du CNDD-FDD: le député Hussein Radjabu (je n'ose demander où en est la procédure judiciaire) et ses frères Honorables Pasteur Mpawenayo ou peut-être Jérémie Nkendakumana, qui sait !

A ce rythme il faudra que le Président- élu de Dieu pense à rebaptiser la prison centrale de Mpima "Enfer des opposants médiatiques", car apparemment ce lieu est devenu une pièce maîtresse dans son dispositif pour 2010.

Il y a ceux qui font des primaires pour préparer une élection et d'autres qui emprisonnent, chacun son style!! A vous de choisir.

J’ai comme l’impression que le vent de changement approche au Burundi, petit à petit, mais sûrement.

I.K

FRODEBU NYAKURI, est ce la fin?

19-12-2008

DIDACE KIGANAHE DIVORCE D’AVEC LE DR JEAN MINANI

On ne le dira jamais assez le club du Dr Jean MINANI qui avait fondé un pseudo parti politique dénommé SAHWANYA-NYAKURI n’avait pas d’autres visées que des intérêts immédiats. Loin d’eux donc l’idée de bâtir leur formation politique sur un fondement idéologique quelconque. La préoccupation majeure de ce club était de faire de beaux yeux au CNDD-FDD afin que celui-ci en retour accorde certains avantages ponctuels.

C’est donc tout à fait normal qu’une organisation pareille, bâtie sur du sable mouvant, ait la durée de la rosée. Ainsi dans notre dernière livraison, nous avions décrit un Sahwanya- Nyakuri en berne mais aujourd’hui force est de constater que ce pseudo parti est en décadence, un processus qui le mènera droit vers la disparition. Cette mort précipitée est aujourd’hui animée par les intérêts divergents des deux docteurs, Didace KIGANAHE et Jean MINANI. A l’heure actuelle, le Dr en droit estime que le gynécologue Jean MINANI l’a roulé dans la farine.

En effet dans le mémorandum d’entente conclu entre les deux députés, Didace KIGANAHE avait eu une promesse ferme que son poste de deuxième Vice-président de l’Assemblée Nationale allait rester sa chasse gardée. Avec cette promesse, KiGANAHE Didace a mobilisé une franche partie des élus TUTSI derrière Jean MINANI. Malheureusement la lune de miel fit de courte durée. Ainsi le CNDD-FDD, face à un blocage du bureau de l’Assemblée Nationale demande au Dr Didace KIGANAHE de présenter sa démission. Mais dans ce montage les décideurs ont promis au Vice-président démissionnaire qu’aussi tôt la question du genre réglé au bureau, il allait regagner son poste de deuxième Vice –Président.
Mensonge ! Didace KIGANAHE a démissionné mais au même moment le Dr Jean MINANI, son complice, négociait à la résidence du Président du CNDD-FDD, la promotion d’une élue de la circonscription de KIRUNDO, Madame Gloriose BARADANDIKANYA. En lieu et place de KIGANAHE. Ce dernier était fou furieux quand il a constaté qu’il avait conclu un marché de dupes.


Pour calmer sa colère, le Dr Jean MINANI lui a annoncé qu’il allait être propulsé au poste de deuxième Vice- Gouverneur de la Banque de la République du Burundi ; la rumeur a même circulé au sein de la Banque centrale. Mais le temps aidant, la colère a passé et on a mis une croix sur cette perspective de la Banque centrale. En attendant l’invention d’une autre promesse, on a accordé au député KIGANAHE Didace quelques missions à l’étranger. Une situation loin d’être aussi confortable que le poste de membre du bureau. Autant dire que le sentiment de déception, de trahison envahissait ce brillant avocat qui lâche du venin quand il n’est pas avec vous. Le Dr Jean MINANI sentant la colère de son ancien camarade est revenu avec une autre proposition ou plutôt une autre promesse, celle de l’accréditer au Nigeria avec comme poste d’ambassadeur plénipotentiel. Didace KIGANAHE n’a pas tardé à découvrir qu’il s’est fait avoir sur toute la ligne. Cette promesse ne tenait pas débout.
Le constant est amer mais très clair : « le Dr Jean MINANI m’a utilisé pour défendre ses intérêts qui tournent autour de son commerce ».
En effet nanti du soutien de cet avocat, qui s’était transformé en porte parole et avocat du bureau irrégulier de Pie NTAVYOHANYUMA, Jean MINANI était devenu un partenaire important aux yeux du CNDD-FDD. Cependant il a été égoïste et injuste envers son compagnon. Celui-ci se retrouve en position de dindon de la farce.

Aujourd’hui ce dindon de la farce irrité par cette trahison commence à rendre les coups. Ainsi à Genève devant l’Union Interparlementaire KIGANAHE a refusé de faire l’avocat du diable préférant laisser Jérémie NGENDAKUMANA se débattre seul. Bien plus, la semaine du 8 au 15 Novembre 2008, on a eu Didace KIGANAHE qui rappelait à l’ordre le Gouvernement par rapport à la brûlante actualité des libertés politiques. Il n’a pas mâché les mots, il a lâché des boulets rouges sur le Gouvernement qu’il adulait hier.

En tout état de cause le député Didace KIGANAHE ne peut plus faire bon ménage avec le Dr Jean MINANI. Le divorce est presque consommé. Ce député abusé envisagerait le retour au FRODEBU ou d’aller toquer à la porte du PALIPEHUTU-FNL. Dans ces conditions le départ de ce rotor du Sahwanya- Nyakuri correspond au décès instantané de ce pseudo parti. Le Dr Jean MINANI devrait entonner le requiem pour son organisation Sahwanya- Nyakuri.





NDEKATUBANE


Aube de la démocratie n° 121

NDAYIZEYE fait le plein à Rumonge

15-12-2008

Dimanche, sous un soleil radieux dont les reflets éclairaient davantage l'eau bleue du Lac Tanganyika, la haute direction du Parti Sahwanya FRODEBU a fait cap sur Rumonge.

Pourquoi Rumonge?

D'abord parce que c'est une ville qui vote traditionnellement FRODEBU. Il fallait donc aller remercier les habitants de cette commune pour leur indéfectible soutien au parti de Ndadaye. Et pour preuve, au moins 300 personnes ont rejoint les rangs du FRODEBU. Fait nouveau, beaucoup d'intellectuels. Et la majorité étaient ceux qui remettaient foulards et casquettes du CNDD-FDD. Normal!

Ensuite parce que ces derniers jours, le Conseil Communal de cette ville a été longuement malmené, les administrateurs communaux se quérellant sans fin les destinées de cette commune qui se classe parmi, sinon la plus riche du pays.

Enfin la politique de proximité que le FRODEBU s'est fixée pour s'enquérir des besoins réels de la population s'inscrivait dans cette descente. Désormais les descentes sur terrain ponctuent les week ends des Inziraguhemuka. Les erreurs de 2005 ont bien été assimilées.

Et sans surprise, une foule nombreuse attendait ces invités de marque.

Seul ombre au tableau, et il fallait s'y attendre, l'administrateur CNDD-FDD de cette commune leur a refusé la marche qui était prévue à l'ordre du jour. L'ordre de ce refus serait venu du Ministre de l'Education nationale qui était sur les lieux. La délégation du Parti Sahwanya FRODEBU a obtempéré pour ne pas céder à la provocation (une de plus) et s'est directement dirigée vers le lieu de la réunion.


Prenant la parole, le Président du Parti, l'Honorable Léonce Ngendakumana a passé en revue les grands défis nationaux du moment et à venir et a clairement fait savoir que le FRODEBU s'était bien préparé et était prêt à prendre ses responsabilités pour diriger le pays après les élections de 2010.

Il en a profité pour présenter à l'assemblée le président Ndayizeye,candidat officiel du Parti Sahwanya FRODEBU aux élections présidentielles de 2010. Une salve d'applaudissements.
Ce dernier, dans son discours, et dans un style dont il a lui seul le secret, a accepté la mission que le Parti lui a confiée. Il a rassuré que le changement était à la portée des Burundais. C'est leur avenir démocratique qui est en jeu. Il a donc demandé le soutien de tout le monde pour ce faire. "Aujourd'hui, ce n'est que l'échauffement avant le match qui va bientôt commencer" a t'il lancé.

Désormais, le compte a rebours a commencé. Signalons que c'était la première descente sur terrain(d'une longue série) qu'effectue Ndayizeye, après le succès de sa tournée européenne, depuis son élection comme candidat président.

La Rédaction

Les 33 postes dévolus au Palipehutu FNL

11-12-2008

Nous avions cru à un canular! Hélas non.
Voici la liste des 33 postes ayant fait l'object de l'accord signé entre Pierre Nkurunziza et Rwasa Agathon, devant un parterre de chefs d'Etat ce 04 décembre. S'il est vrai que les propositions du Palipehutu FNL d'il y a quelques mois étaient irréalistes, celles-ci le sont tout autant. Et c'est le gouvernement qui avait quelque chose à donner. C'est ça le prix de la paix. Autrement, tous les engagements pris n'auront été que poudre aux yeux.

A ce jeu de poker-menteur, l'apaisement tant espéré est encore loin. Comment le Palipehutu FNL fera t'il encore confiance à son interlocuteur? Et le peuple continuera à trinquer (......)

A vous de vous faire une opinion sur la liste qui suit:

Postes à allouer au PALIPEHUTU-FNL

Conseiller principal au cabinet chargé des questions de police et cabinet militaire : 2
Conseiller économique: 1
Conseiller social: 1
Conseiller principal à la 1ère et 2ème Vice Présidence : 2
2 gouverneurs de Province + 3 conseillers
Ambassades de Rome et Russie + 3 conseillers


Commissions nationales

Terres et autres biens: 3
Désarmement : 2
Conseil National de la Communication : 1
Service National de Législation: 2
DDRR: 1


Sociétés para-étatiques

8 cadres de direction dont 2 cadres dans deux Banques

La Rédaction

Le duel Nkurunziza-Ngendakumana continue

10-12-2008

Elections 2010 : Au parti CNDD-FDD, les forces se testent

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Écrit par Rédaction IWACU
10-12-2008

Des bruits circulent à Bujumbura comme quoi le torchon brûle au sein de ce parti. Certains ont même évoqué un probable limogeage de son président, l’honorable Jérémie Ngendakumana. Les choses sont plus compliquées. Jérémie Ngendakumana joue en finesse. L’expérience du Congrès de Ngozi est encore dans toutes les mémoires. Tout se jouera au prochain Congrès du parti de février où les différents courants vont s’affronter. Pour le moment, au sein du parti, les différentes forces se testent plutôt.

Au départ, un conflit structurel

Le Congrès de Ngozi a modifié certains articles du statut du parti. Il s’agit entre autres de celui stipulant qu’aucun membre du bureau national du parti ne peut cumuler cette fonction avec une autre ou mandat public,fut-il celui de siéger à l’Assemblée Nationale ou au Sénat. Le Congrès voulait certainement éviter l’expérience de l’ancien patron du CNDD-FDD, Hussein Radjabu, qui dirigeait le parti en parallèle avec la chambre basse du Parlement.
Le bureau exécutif du CNDD-FDD est composé de Jérémie Ngendakumana (président), Pascal Sesema (vice-président chargé des affaires politiques), Denise Sindokotse (vice-présidente chargée des affaires socio-économiques) et Lazare Mvuyekure (secrétaire exécutif) . Or, tous rentraient dans cette catégorie. Lors d’une rencontre à l’Hôtel Méridien après l’expulsion d’Hussein Radjabu avec les cadres du parti, le président Nkurunziza aurait rappelé au Bureau cette disposition adoptée. Et ils ont refusé ! Ainsi, Jérémie Ngendakumana et ses collègues ont continué à siéger. Première brouille.

Le président du Comité des Sages du parti, qui est aussi Président de la République, a proposé que des Comités des Sages soient organisés à tous les échelons (province, commune, zone, etc.)
Jérémie Ngendakumana a refusé : « On ne veut pas avoir une structure parallèle au parti. » Deuxième grand désaccord.
Fallait-il que le patron du CNDD-FDD continue à tenir tête à Pierre Nkurunziza ? Non. Pourquoi faut-il obtempérer ?

Enjeux du Congrès de février

Les ténors du CNDD-FDD lors du 3è anniversaire de la victoire de 2005Il est prévu un Congrès au mois de février dont l’objet principal est de renouveler la direction des organes du parti. C’est au cours de cette rencontre qu’il faudra évaluer le parti et établir le bilan. Les Congressistes auront à reconduire le comité exécutif ou à le remercier. Tout dépendra alors de l’orientation et de l’influence de la personne qui conduira le Congrès. Et c’est le président du Comité des Sages, Pierre Nkurunziza, qui conduira le bateau. Va-t-il plaider pour un récalcitrant ? Non. Il lui faudra composer avec une figure qui lui est favorable, un homme docile, « son dauphin. » Donc, si Jérémie Ngendakumana veut être reconduit, il doit fléchir, montrer la face d’un militant obéissant, subordonné et soumis à son chef. Selon des sources fiables, aujourd’hui, le président du CNDD-FDD affirme qu’ « il n’y a aucun problème entre lui et le Président Nkurunziza. »
Les dividendes sont considérables : une fois le président du parti élu, il va nommer une commission qui sera chargée de la campagne électorale, et partant va placer les candidats aux différents niveaux.

Pierre Nkurunziza, candidat indépendant ?

Et quand on doit satisfaire le Kirimiro et l’Imbo…

Quiconque sera élu à la direction du parti devra faire tout pour être en bons termes avec les poids lourds de Gitega et Bubanza. Ils occupent les grands postes de responsabilité.

Ainsi le Président du Sénat, la première vice-présidente de l’Assemblée Nationale, le chef de Cabinet militaire à la présidence, le patron de Service National des Renseignements, le chef de la Logistique militaire, le chef de Protocole à la présidence, le secrétaire exécutif du parti, le porte-parole du parti, la présidente de la Ligue des femmes, sont de Gitega.

Le deuxième vice-président de la République, le chef de cabinet civil à la présidence de la République, le secrétaire du Comité des Sages, le premier vice-président du parti et plus de 45 officiers sont de Bubanza. Ces deux forces détiennent le gouvernail du bateau CNDD-FDD. Le capitaine devra tenir compte de leurs intérêts.

Dernière mise à jour : ( 10-12-2008 )

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Accord de paix interburundais, vu de Belgique

09-12-2008

Burundi
Accord entre pouvoir et guérilla

Marie-France Cros

Mis en ligne le 06/12/2008

La dernière guérilla encore active dans ce pays va devenir un parti politique. En échange, les FNL-Palipehutu recevront 33 postes de responsabilité.
Est-ce la vraie fin de quinzeans de guerre civile au Burundi ? On l’espère depuis l’accord signé jeudi soir, à Bujumbura, à l’issue d’un sommet régional, par le président burundais, Pierre Nkurunziza, et le chef des FNL-Palipehutu, la dernière guérilla encore active au Burundi, Agathon Rwasa.

Cet accord est en réalité un addendum à l’accord de paix signé en septembre2006, non respecté depuis lors parce que certains points, non précisés dans le texte, donnaient lieu à des interprétations divergentes par les deux parties. En outre, le président Nkurunziza n’avait pas mis en œuvre sa promesse de libérer les prisonniers politiques et de guerre FNL.

Rivaux pour les Hutus

La rébellion et le parti vainqueur des élections, le CNDD-FDD - lui-même une ancienne guérilla - ont la même "clientèle" politique : les Hutus. Le FNL-Palipehutu réclamait "la moitié" des postes de pouvoir politique et au sein de l’armée et pensait que le temps jouait en sa faveur en raison du retour programmé de 300 000réfugiés burundais de Tanzanie, notoirement noyautés par le Palipehutu. Le CNDD-FDD - et plus particulièrement le président Nkurunziza, qui pense être l’élu de Dieu et refusait que le Parlement se mêle de la paix avec le FNL - n’entendait pas céder, jugeant que son écrasante victoire électorale le dispensait de faire des concessions.

Finalement, chacun des deux camps a transigé. Le FNL-Palipehutu a accepté de renoncer, d’ici au 31décembre, à son nom ("Parti de libération du peuple hutu"), la Constitution burundaise interdisant les noms de partis à connotation ethnique. En outre, selon le communiqué signé par Pierre Nkurunziza et Agathon Rwasa, le rassemblement, le désarmement et la démobilisation des rebelles débuteront "sans tarder".
De son côté, le gouvernement relâchera - enfin - les prisonniers politiques et de guerre issus de la rébellion. En outre, il cédera 33 postes à des cadres de celle-ci. Nous n’avons pas trouvé d’indication sur la nature de ces postes. Apparemment, il ne s’agira pas des postes de commandement qu’exigeait Agathon Rwasa. Nous ignorons, toutefois, si leur niveau de pouvoir est suffisamment précisé, dans l’accord, pour éviter toute dispute ultérieure sur ce qui est consenti.

Droits de l’homme

Si tout se passe bien, l’accord signé, jeudi soir, devrait mettre fin aux violences dans la province de Bujumbura rurale, principale zone d’activité des FNL-Palipehutu.

Il devrait, par conséquent, enlever au gouvernement son principal argument en faveur d’une répression souvent dénoncée par les organisations de défense des droits de l’homme. On peut ainsi saluer le fait que les élections générales prévues en 2010 et qui devraient être très disputées entre le CNDD-FDD et son principal rival pour l’électorat hutu, le Frodebu, ne seront pas troublées par des attaques armées et leur répression.

La Rédaction

Ce que je crois

06-12-2008

Enfin la paix totale au Burundi ? Tout le monde ose l’espérer après le sommet des chefs d’Etats de l’initiative régionale pour le Burundi qui vient de contraindre le gouvernement burundais et le PALIPEHUTU FNL à accélérer la mise en application des accords signés. Le prix de la paix : le PALIPEHUTU accepte de changer de nom et cantonner ses combattants avant d’être agrée comme parti politique et le gouvernement va lui octroyer 33 postes dans les institutions. -Tout ça pour ça- Et dans l’armée ? Et quel timing ?

Toute la classe politique burundaise et la population dans son ensemble ont salué l’accord dans une joie mesurée. Mesurée parce que ce n’est pas la première fois que les deux parties nous auront annoncé des avancées sans lendemains (…) Au nom du peuple burundais, que cette fois –ci soit la bonne.

Au même moment, le torchon brûle entre le Président de la République et le Président de son parti. Certains ont beau minimiser la cassure (la plus profonde) qui se profile au sein du Parti au pouvoir, mais les dés semblent déjà jetés. Avec la chute de Jérémie Ngendakumana, puisque c’est lui dont il s’agit, la chute de sa création, le FRODEBU Nyakuri.

Erreur pour ceux qui voudraient s’en réjouir, le limogeage de Jérémie risque de créer une nouvelle crise institutionnelle (et même des heurts violents, euphémisme !), qui, je crois le Burundi pourrait bien se passer pendant cette période.

La déstabilisation des partis n’aura jamais été la solution aux problèmes politiques burundais et si accord, soit-il oral, a eu lieu, entre Nkurunziza et Ngendakumana pour que le premier ne brigue qu’un seul mandat présidentiel, cet accord, je crois doit être respecté, afin de montrer l’exemple, « the tone of the top »

Pendant ce temps, à Génève, le Burundi passait l’examen périodique universel relatif aux droits humains. Les Etats ont salué la loi burundaise abolissant la peine de mort, loi qu’avait déjà proposée Ndadaye Melchior en 1993. Nous applaudissons des deux mains.

Cependant, beaucoup de préoccupations ont été soulevées notamment la problématique des violences faites aux femmes, les violations des libertés politiques et publiques, la liberté d’expression etc… Que du chemin à faire ! Le gouvernement va-t-il saisir cette chance?

Un cadre du CNDD-FDD me confiait (et je crois que c’est une opinion largement partagée par les membres de ce Parti) que Alexis Sinduhije, serait une création de l’occident comme Tsvangirai du Zimbabwe, et qu’il aurait voulu, volontiers, provoquer les autorités burundaises pour qu’elles le coffrent.

Et si c’était vrai, pourquoi ces dernières seraient tombées dans le panneau ? Quoi qu’il en soit, son cas n’est pas isolé et est condamnable.

Et si c’était vrai, le Président Nkurunziza serait lui aussi devenu le Mugabe burundais ?

A bon entendeur….Salut !

G N

Clotilde Niragira à la tête de la CEN

05-12-2008

De source digne de foi, nous venons d'apprendre que la liste des membres de la CENI ( Commission Electorale Nationale Indépendante)vient d'être déposée aux bureaux des deux chambres du législatif pour approbation. Et sans surprise, dirait-on, sa présidente est Madame Clotilde Niragira, actuelle ministre CNDD-FDD de la fonction publique. Vous avez dit commission indépendante?

Pour rappel, voiçi ce qu'écrivait l'Aube de la démocratie n° 121 à son sujet. Edifiant.

COMMISSION ELECTORALE NATIONALE INDEPENDANTE : ET SI LA MINISTRE CLOTILDE NIRAGIRA ETAIT LA PRESIDENTE… !<B/>

En date du….le Président de la République a décrété un texte portant organisation et fonctionnement de la Commission Electorale nationale Indépendante. Logiquement et c’est le prescrit de la loi, la mise en place de la Commission Electorale Nationale Indépendante devait suivre. Mais le constant est que plusieurs mois après, le peuple burundais ne connaît toujours pas les noms des hommes et femmes qui vont conduire cette opération électorale.

Le choix de cette équipe se fait dans l’ombre alors que sa mission nationale implique une large consultation avec les différents acteurs en présence au Burundi. A ce niveau il sied de rappeler que la Commission Electorale qui a mené à bien les élections de 2005 avait été une émanation d’une large consultation. En effet à l’époque de ce choix le cabinet du Président de la République envoyait des émissaires auprès de différents acteurs nationaux et étrangers afin de récolter des propositions ; après ce tour d’horizon il était plus aisé de dégager le nom d’un homme intègre, apolitique, neutre comme Paul NGARA MBE. A l’œuvre ce fonctionnaire de l’UNESCO a démontré qu’il était au dessus de la mêlée et qu’il avait à cœur le pari d’organiser des élections qui devaient honorer le Burundi et son peuple.

En revanche dans son équipe il y avait une dame, Maître Clotilde NIRAGIRA qui avait été choisie pour ses compétences en droit. En substance on croyait à tort que son profil signifiait la neutralité. Cette concordance n’eut pas lieu. En effet aujourd’hui, nous apprenons que ce juriste de formation s’était transformé en une envoyée spéciale du CNDD-FDD au sein de la commission électorale. C’est ainsi qu’elle rapportait régulièrement et fidèlement tous les faits et gestes posés au sein de la commission électorale. Bien plus le CNDD-FDD lui confiait des positions à défendre au sein de la CENI. C’est à ce titre qu’elle a défendu mordicus le rejet du nom de Frédéric NGENZEBUHORO sur la liste des députés à coopter. Le péché de ce dernier étant qu’il avait travaillé en parfaite harmonie avec le Président NDAYIZEYE Domitien quand il assumait les fonctions de Vice-président de la République.

En somme maître Clotilde NIRAGIRA s’est acquitté correctement de la mission que lui avait assignée le CNDD-FDD. C’est pour gratifier les services rendus qu’elle a été propulsée à la tête de l’appareil judiciaire en tant que Ministre de la justice et garde des Sceaux. En plus de ce ministère de souveraineté elle avait une prime de deux milles dollars américains par mois comme indemnité de logement. Cette prime a suscité des jaloux au sein du Gouvernement. En effet certains membres du Gouvernement indignés par ce traitement de faveur ont demandé les critères ou les raisons qui militent en faveur de ce favoritisme. Mais pour toute réponse les lamentations de ces ministres ont reçu un silence de mort de la part du pouvoir. A coté de ce traitement personnel spécial, Maître Clotilde NIRAGIRA qui est par hasard la sœur du député de KARUSI Evariste NSABIYUMVA, elle a vu son frère promu porte parole du CNDD-FDD. Sans doute que son frère a joué un rôle primordial dans le retournement de sa sœur ou dans sa conversion au CNDD-FDD.

Nantie de tous ces privilèges, on comprend facilement pourquoi elle s’est agitée fortement dans le dossier du putsch préfabriqué par le pouvoir. En effet elle s’est transformée en porte parole devant expliquer et convaincre que l’ancien Président NDAYIZEYE et son ancien Vice président Alphonse Marie KADEGE étaient au cœur d’un complot visant à renverser les institutions ; elle répétait à longueur de journée qu’elle était en possession de preuves irréfutables. La suite est connue : ce complot n’était qu’un montage grotesque et farfelu. Mais qu’à cela ne tienne, l’avocat avait fait la plaidoirie. Le contrat était rempli !

Mais toutes les roses ont des épinés. Ainsi dans le monde politique, il y a des hauts et des bas, il y a des coups bas, des crocs en jambes. C’est pour honorer ce principe qu’une dame très haut placée dans l’appareil judiciaire est allé donner la véritable identité de Clotilde NIRAGIRA auprès du président du CNDD-FDD, Jérémie NGENDAKUMANA. Elle a déballé les dossiers noirs à charge de cette protégée du système CNDD-FDD. Elle a convaincu. C’est ainsi que la rumeur de limoger la Ministre de la justice à circuler à la veille de la formation de l’actuelle équipe Gouvernementale, c’était vers le mois d’octobre 2007.
Quand Maître NIRAGIRA Clotilde a appris la démarche de sa destitution, affolée elle a toqué sur toutes les portes du système CNDD-FDD avec un air menaçant. Et dans sa plaidoirie presque en sanglots elle criait : « vous m’avez utilisé dans la CENI. Vous m’avez utilisé dans le dossier du putsch préfabriqué, maintenant vous me lâchez ! Vous voulez me jeter dans la rue à la merci de tout de ce monde que nous avons brimé… ».
A la fin de la plaidoirie, elle proférait des menaces : « Ecoutez, si vous me jetez dans la rue, je vais déballer tout sur les dossiers noirs dont celui du putsch NDAYIZEYE- KADEGE !». Manifestement sa stratégie a réussi et elle ne s’est pas retrouvé dans la rue, mais elle a été simplement mutée à la tête du ministère de la fonction publique. Elle s’est contentée de cette position avec des commentaires acerbes contre le CNDD-FDD.

Mais comme elle est dépositaire de certains dossiers secrets, le pouvoir a tout fait pour dissiper ce malaise. Les relations sont aujourd’hui au beau fixe. Et pour cause d’une source digne de foi, Maître Clotilde NIRAGIRA serait la personnalité qui aurait été choisie pour présider la Commission Electorale Nationale Indépendante.
Cependant le CNDD-FDD conscient que la carte de visite du Ministre NIRAGIRA est loin d’être neutre, il hésite à rendre public ce choix. En effet les ¾ requis à l’Assemblée Nationale et au Sénat sont loin d’être réunis en ce moment précis où le club du Dr jean MINANI est en train de voler en éclats. Mais le CNDD-FDD serait en train de mettre toutes les batteries en marche afin de forcer le passage de cette commission au niveau du parlement. Certains tenors de ce parti n’hésitent pas à déclarer que le CNDD-FDD fera tout pour corrompre les élus. Avec cette perspective, il revient aux partis politiques présents au parlement de prendre leur responsabilité.

Au delà de ce quitus du parlement, le choix d’un personnage comme Maître Clotilde NIRAGIRA, membre du CNDD-FDD, a la tête d’une commission aussi importante comme celle chargée des élections procèderait d’une provocation. Si tel était le cas, cela voudrait signifier que le pouvoir CNDD-FDD veut qu’un membre de son parti préside cette commission, une option qui ne présagerait rien de bon ; un tel postulat de base vouerait ipso facto les élections de 2010 à un échec cuisant. Une menace qui plongerait le pays dans un grand désarroi.




CUBAHIRO Chimène

La Rédaction

Lettre de partis politiques à Museveni

04-12-2008

République du Burundi Bujumbura le 02 décembre 2008
Partis Politiques



A Son Excellence Monsieur Yoweri Kaguta Museveni, Président de l’Initiative Régionale Pour la Paix au Burundi et Président de la République Ugandaise.
à
KAMPALA

Objet : Requête pour la relance
du Processus de Paix au Burundi


Excellence Monsieur le Président,


Nous, Partis politiques burundais, signataires de la présente, avons l’honneur de nous adresser à Votre Excellence, en Votre qualité de Président de l’Initiative Régionale Pour la Paix au Burundi , pour Vous demander de considérer sérieusement une relance du Processus de Paix au Burundi.

En effet, Excellence Monsieur le Président, au moment où Vous vous réunissez à Bujumbura avec vos collègues pour statuer sur le conflit qui oppose le Gouvernement de Bujumbura et le Mouvement Palipehutu-FNL, il est de notre devoir patriotique de vous informer que le processus de Paix que vous dirigez et qui s’appuie initialement sur l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi, est en train de s’effondrer si vous n’intervenez pas rapidement pour le remettre sur les rails.

Dans le contexte très conflictuel de la Région des Grands Lacs Africains, les organisations politiques burundaises, avec un appui massif de la Communauté internationale, sous l’encadrement serré des illustres fils de l’Afrique, à savoir Feu Mwalimu Julius Nyerere et le Président Nelson Mandela, avaient réussi à mettre le Burundi sur la voie de la réconciliation, la démocratisation et la Reconstruction Nationale après plusieurs décennies de guerres sociales profondément destructrices et meurtrières.
Après les multiples et louables efforts que la région a fournis pour ramener au Burundi la Paix et des Institutions démocratiques par l’intermédiaire de l’Accord d’Arusha et la Constitution burundaise qui en est dérivée, beaucoup d’espoirs étaient permis pour s’attendre à un climat politique serein et paisible dans notre pays. Les élections démocratiques ayant eu lieu en 2005 ont porté au pouvoir le Parti CNDD-FDD qui était supposé mettre en œuvre et renforcer les principes sacrés arrêtés dans les différents Accords signés.
Le constat actuel est plutôt amer. Depuis son arrivée au pouvoir, le régime actuel se caractérise par un viol systématique et délibéré des principes de paix, d’inclusion , de démocratie, de justice et de bonne gouvernance contenus dans les Accords que vous avez parrainés.

Nous avons maintes fois et ce depuis longtemps alerté la région sur ces graves écarts du régime actuel, mais avons souvent rencontré une incompréhension manifeste et dangereuse pour l’avenir du processus de Paix au Burundi.

Sans revenir sur tous les nombreux et graves écarts du régime actuel qu’une certaine opinion essayait de justifier en évoquant l’inexpérience du régime actuel, permettez-nous Excellence de rappeler quelques cas actuels commis délibérément et qui témoignent de la volonté manifeste de chercher à faire disparaître les obligations contenues dans l’Accord d’Arusha et les différents Accords de Paix signés, ainsi que la Constitution burundaise qui en est issue.

Il s’agit notamment de :

1) La radiation illégale des députés Léonard NYANGOMA et Mathias BASABOSE ; leur réhabilitation n’a été possible que par la pression de la communauté internationale.

2) La destitution illégale de l’Assemblée nationale de 22 députés anciens membres du CNDD-FDD, l’emprisonnement arbitraire des responsables des organisations politiques, des journalistes et des syndicalistes, dont Alexis Sinduhije, Radjabu Hussein, Kavumbagu Jean Claude et bien d’autres, sont une manifestation du caractère très violent du régime actuel qui veut absolument écraser sous le silence tous ceux qui ne se soumettent pas à son obédience politique.
3) Les massacres des populations de Muyinga et de Kinama, qui ont été l’œuvre des agents publics, l’emprisonnement et la torture des hauts dignitaires du Gouvernement de Transition en l’occurrence l’ancien Président Ndayizeye Domitien et l’ancien vice-Président Kadege Alphonse, ont constitué des signaux précurseurs de la volonté dictatoriale et oppressive du régime actuel.
4) La même démarche dictatoriale et exclusive prévaut actuellement en ce qui concerne la préparation des élections de 2010 dont notamment la mise en place de la Commission électorale ; le régime en place refuse tout dialogue ou tout compromis avec les organisations politiques et les associations de la société civile concernées.
Alors que ces dernières réclament que la préparation des textes régissant tout le processus électoral ainsi que la mise en place de tous les outils nécessaires aux élections se fassent de façon transparente, inclusive et consensuelle, le régime actuel semble se détourner complètement de toutes ces sollicitations pour concocter à l’ombre des méthodes qui lui permettront d’écarter totalement les partenaires dans ce processus par tous les moyens y compris même violents.
5) Les différentes et perpétuelles interdictions apparentes, directes ou indirectes, faites aux organisations politiques leur empêchant de fonctionner ou de tenir des réunions sont autant de manifestations d’une dictature qui ne l’annonce pas publiquement, mais le réalise.
6) L’incapacité notoire combinée d’une mauvaise volonté évidente de la part du pouvoir en place a conduit au blocage total du processus de Paix du fait d’un manque d’un terrain d’entente communément partagé et accepté entre le régime actuel et le mouvement Palipehutu-FNL dont les combattants sont potentiellement encore dans le maquis. Ceci fait peser une lourde et grave menace de reprise de la guerre au Burundi et ses conséquences destructrices et meurtrières.
7) Conspiration contre certaines formations politiques visant à les écarter de la course électorale de 2010, comme par exemple les allégations de natures à jeter le discrédit sur les Partis politiques tels que l’U.P.D-ZIGAMABANGA et le MSD et qui faisaient état d’organisation et d’entretien d’une rébellion dans la KIBIRA. Chose qui a été vite démenti par la force de Défense Nationale au terme d’une impartiale investigation.
Excellence Monsieur le Président,

Nous saluons les efforts que Vous êtes en train de fournir pour résoudre ce dernier défi. Cependant, il semble évident que tant que le Gouvernement actuel continuera à violer toutes les règles de bonne gouvernance comme l’indique les quelques éléments que nous venons de rappeler, tout le système politique burundais qui commençait à se consolider autour des accords signés va s’écrouler.

Nous regrettons fort que malgré nos nombreux appels leur lancés, la région et la communauté internationale aient laissé les mains libres au gouvernement burundais pour qu’il puisse violer délibérément tous les principes convenus dans l’Accord d’Arusha.

Cependant, sans perdre espoir, nous avons voulu profiter de la tenue de l’actuel sommet sur le Burundi à Bujumbura pour vous demander une fois de plus de vous réinvestir dans le suivi et la relance du processus démocratique qui est en panne actuellement, en posant notamment les actes suivants :

1) Envoyer au Burundi une forte mission régionale d’évaluation du processus de paix au Burundi et de la mise en application de l’Accord d’Arusha et des différents Accords signés.

2) Et entre temps, d’user de Votre influence pour amener le gouvernement burundais à respecter les droits et libertés individuelles et publiques, notamment en exigeant la réhabilitation dans leurs droits les 22 députés chassés illégalement de l’Assemblée Nationale, ainsi que la libération sans conditions de nombreux prisonniers politiques.
3) De tenir ultérieurement un sommet sur le Burundi à Bujumbura pour statuer sur le rapport de la mission régionale d’évaluation du processus de paix au Burundi et de la mise en application de l’Accord d’Arusha et des différents Accords signés.

Tout en osant encore une fois croire que notre appel sera entendu, nous vous prions d’agréer, Excellence Monsieur le Président, l’assurance de notre Plus haute considération.


CPI à :

&#61656; Son Excellence Pierre NKURUNZIZA, Président de la République Burundaise ;
&#61656; Son Excellence Murisho Jakaya KIKWETE, Président de la République Unie
de Tanzanie et Vice-président de l’Initiative Régionale Pour la Paix au Burundi ;
&#61656; Son Excellence Joseph Kabira, Président de la République Démocratique du Congo ;
&#61656; Son Excellence Paul KAGAME, Président de la République Rwandaise ;
&#61656; Son Excellence Mwayi KIBAKI, Président de la République Kenyane ;
&#61656; Son Excellence KGalema Motlante, Président de la République Sud Africaine
&#61656; Son Excellence l’Ambassadeur Youssef Mahmoud, Représentant Exécutif du Secrétaire Général des Nations Unies au Burundi ;
&#61656; Son Excellence Mamadou Ba, Représentant du Président de la Commission de l’Union Africaine ;
&#61656; Son Excellence Madame l’Ambassadeur des Etats Unis au Burundi;
&#61656; Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de France au Burundi ;
&#61656; Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de Belgique au Burundi;
&#61656; Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de Chine au Burundi;
&#61656; Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de Tanzanie au Burundi;
&#61656; Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur d’Allemagne au Burundi;
&#61656; Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur des Pays Bas au Burundi ;
&#61656; Monsieur le Chef de Délégation de la Commission de l’Union Européenne au Burundi ;
&#61656; Son Excellence Monsieur le Président du Directoire Politique sur le Processus de Paix au Burundi.

Partis signataires :

-SAHWANYA-Frodebu
-CNDD
-UPD-ZIGAMIBANGA
-MSD

La Rédaction

LE BURUNDI EXAMINE A GENEVE

03-12-2008

Voici le résumé de l'examen périodique des droits de l'homme au Burundi qui a eu lieu à Génève. Pour rappel, le Burundi est toujours à l'agenda des Nations Unies, notamment parce qu'il a été choisi pour le programme des Nations Unies de consolidation de la paix.
Que du chemin à faire.....


Burundi (2 December 2008, 10:00 - 13:00)

A number of States welcomed the announcement that Burundi has abolished the death penalty.
Members of the Working Group also encouraged the Government to establish its independent national human rights commission in accordance with the Paris Principles. The Government announced that it expects the commission to be functioning in early 2009
Many States expressed serious concerns about the prevalence of sexual violence, rape and other gender based violence. Several States also highlighted the continued use of torture. Members of the Working Group encouraged the Government to step up its efforts to investigate such crimes and hold perpetrators to account to ensure that there will be no impunity
States also expressed concerns about discrimination against women, including in relation to marriage and inheritance and recommended review of relevant laws
A number of States expressed concern about reports that Burundi plans to criminalise consensual same-sex relations in its new criminal code. The Government responded that it would give further consideration to this issue
Several States were concerned about restrictions on freedom of expression and association for members of the opposition, the media and civil society
In relation to transitional justice, members of the Working Group recommended that Burundi should establish without delay transitional justice mechanisms.

La Rédaction

Memorandum du Parti Sahwanya FRODEBU

01-12-2008

MEMORANDUM DU PARTI SAHWANYA- FRODEBU SUR LA SITUATION SOCIO-POLITIQUE QUI PREVAUT AU BURUNDI EN NOVEMBRE 2008<B/>


I. INTRODUCTION
1. Depuis sa création en 1986, le Parti Sahwanya- FRODEBU s’est engagé fermement et résolument à œuvrer pour l’instauration d’un Etat de droit, d’un Etat démocratique et d’une société juste et équitable au Burundi ;
2. Dans ce combat, le FRODEBU s’est fixé comme ligne directrice la Vérité, la Tolérance et le Compromis, fondements d’un dialogue franc et sincère ;
3. C’est ainsi que le FRODEBU a pu convaincre les partenaires politiques, sociaux et moraux, en particulier le Parti UPRONA à accepter l’instauration de la démocratie pluraliste au Burundi en 1992 ;
4. Suite aux exigences du FRODEBU et avec l’appui de la communauté internationale, des élections furent organisées en Juin 1993 et des institutions élues furent mises en place ;
5. Malheureusement en octobre 1993, le Président Melchior NDADAYE fut lâchement assassiné dans un putsch militaire sanglant et le pays sombre dans une crise politique, institutionnelle, sécuritaire et sociale sans précédent ;
6. Le FRODEBU, persuadé et convaincu que seuls le dialogue franc et sincère, la recherche du compromis pourra sortir le pays de ces impasses, mène des négociations sur plusieurs fronts : tantôt avec les forces politiques, les forces sociales et morales ; tantôt avec les mouvements politiques armés et même avec la communauté internationale ;
7. Ces négociations ont abouti à l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi qui se prolonge par la Constitution du Burundi. Ces deux instruments politique et juridique posent correctement la problématique du conflit burundais et proposent des solutions politiques, institutionnelles, sécuritaires et socio-économiques réalistes pendant et après la période de transition jusqu’à ce que le pays soit stable politiquement, économiquement et socialement ;
8. Malheureusement, nous constatons aujourd’hui que le Pouvoir CNDD-FDD s’écarte de ces références fondamentales pourtant parrainées par la communauté internationale, les Nations Unies et la Région en particulier, pour imposer aux Burundais, par force doublée d’incompétence et de manque de vision nationaliste, une gestion anarchique et chaotique ;
9. La négation de ces deux références fondamentales dans la conduite des affaires du pays sera de lourdes conséquences si des mesures et des actions urgentes de redressement n’étaient pas prises ;

II. CONSTATS
Dans le domaine Politique, des droits de la personne humaine et des libertés publiques

10. La violation répétitive de la constitution et des autres lois matérialisées notamment par la formation d’un Gouvernement anticonstitutionnelle au début de la législature en cours, l’exclusion de l’Assemblée Nationale de 22 Députés, le refus de promulguer certaines lois votées par le Parlement le refus du contrôle de l’action gouvernementale par le Parlement, la tentative de retour au monopartisme de fait, la préparation opaque des élections de 2010 ;
11. Les obstructions, les tracasseries et le harcèlement à l’endroit des partis politiques de l’opposition, de la société civile et des medias matérialisés par des arrestations arbitraires, des jugements et des emprisonnements abusifs (en violation de la constitution de la loi sur les partis politiques) , du droit international, des tueries massives de paisibles citoyens et la torture de hauts dignitaires du Gouvernement de transition en l’occurrence l’ancien Président NDAYIZEYE Domitien et l’ancien Vice- Président KADEGE Alphonse ;
Sont des épreuves irréfutables que le Burundi est retombé dans un régime militaire dictatorial ;

Dans le domaine de la paix et de la sécurité

12. L’absence des modalités pratiques de mise en application de l’Accord signé entre le dernier mouvement politique armé, le PALIPEHUTU-FNL de Agathon RWASA ; le manque d’une ligne directrice pour le désarmement de la population civile et des milices, le réarmement et l’encadrement des ex-combattants (démobilisés) par le Parti CNDD-FDD et la recrudescence des violences constituent des menaces potentielles qui pèsent sur le Burundi et la région des grands lacs ;


13. Par ailleurs, l’on assiste dans le pays à plusieurs attaques armées sur des biens et des personnes sous plusieurs formes : vols à mains armées accompagnées souvent de tueries des victimes, attaques à la grenade dans les bistrots accompagnées de morts, embuscades sur les routes, etc. Ces attaques dont plusieurs auteurs n’ont jamais été inquiétés s’observent actuellement sur l’ensemble du territoire ;

Dans le domaine économique

14. Alors qu’il était attendu du régime issu des élections de 2005 une relance de l’économie du pays par le biais de l’application des règles de Bonne gouvernance, le pays s’est retrouvé entraîné et ce, dès le départ du régime jusqu’à nos jours, dans un système de corruption, de détournements de fonds et de deniers publics, ainsi que de malversations économiques de toute sorte sous un couvert complice de tout l’appareil de l’Etat. Rappelons les graves cas encore pendant : la vente illicite de l’Avion Présidentiel le Falcone 50 dont les conclusions de la commission d’enquête parlementaire pointe du doigt le plus haut sommet de l’Etat et son entourage, le dossier Interpetrol, le marché des vivres pour la police, le dossier du Centre national de démobilisation (DDR), et bien d’autres ;

15. Plusieurs dossiers de corruption et malversation croulent sous les bureaux de la Cour anti-corruption sensée chargée de lutter contre ces crimes. Malheureusement, comme beaucoup d’autorités sont impliquées, les magistrats, le plus souvent au service de l’Exécutif, n’ont pas le courage ou la force de statuer dans le sens du droit ;

16. Il est manifeste que la pauvreté au lieu de diminuer continue à s’accentuer dans le pays, que ce soit en milieu urbain ou en milieu rural. Les quelques appuis venant des bailleurs de fonds arrivent timidement et à compte gouttes du fait notamment du manque de confiance des bailleurs de fonds dans un régime qui est gagné à la corruption. Les faibles performances de l’économie mondiale se répercutent sur le Burundi et ce de façon aggravante ;

Dans le domaine social

17. Des mesures populistes ont été annoncées notamment la gratuité de l’enseignement primaire et les soins médicaux pour les enfants de moins de cinq ans et les mères qui accouchent. Mais par manque de politique sectorielle et faute de mesures d’accompagnement bien pensées, ces mesures sont restées lettre morte et créent beaucoup de confusion et de difficultés dans les écoles, les hôpitaux, les dispensaires et les centres de santé ;
18. La population est frappée par des misères de toute sorte : famines et disettes dans certains coins du pays, manque de logement adéquat, impossibilité d’intégration de nombreux rapatriés et des sinistrés, multiplication des viols de toute sorte, incapacité d’accéder à des soins de santé suivi de l’affaiblissement physique de la population surtout en milieu rural, incapacité d’accès à un système scolaire adéquat pour les enfants, et bien d’autres insuffisances graves qui sont décriées régulièrement par la population ;

Au niveau de la Communauté Internationale

19. La communauté internationale qui a soutenu le processus de paix et de réconciliation inter burundais semble actuellement se résigner même dans des cas graves les plus flagrants que nous avons cités ci-dessus ;

20. Le détournement total de l’attention de la communauté internationale pour se consacrer davantage aux autres pays de la sous- région sous prétexte que le Burundi a plus ou moins fini de résoudre ses problèmes est une erreur gave, une vision erronée de la situation qui prévaut au Burundi , et risque d’anéantir tous les efforts louables qui avaient été consentis, avec des répercussions graves sur la région ;

21. Les pays de la sous- région, leaders de l’initiative de paix au Burundi semblent être actuellement dans une situation tout à fait embarrassante, ne permettant pas d’avoir une cohésion suffisante pour appuyer le Burundi dans le sens de l’Accord d’Arusha et des divers Accords de cessez-le-feu ;


III. CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

Envers le Président de la République et son Gouvernement

22. Le Président de la République doit :

• jouer pleinement son rôle constitutionnel de garant du fonctionnement normal et régulier des institutions ;
• promulguer sans tarder l’instrument de ratification du protocole facultatif relatif au Pacte International des droits civils et politiques des citoyens ainsi que la loi sur la privatisation des entreprises para- publiques ;
• libérer la justice afin qu’elle puisse fonctionner réellement de manière indépendante ;
• mettre un terme à la campagne électorale prématurée en utilisant les moyens de l’Etat et l’aide publique de la communauté internationale ;
• libérer sans conditions tous les prisonniers politiques et d’opinion ;
• faire fonctionner le gouvernement qui reste jusqu’ici paralysé par une structure qui n’est pas réglementée ;
• préparer de manière transparente les élections de 2010 notamment d’engager le débat sur la révision de la constitution, du code électorale de la loi communale et d’autres règlements régissant les élections au Burundi;
• créer un environnement favorable à l’application de l’accord signé entre Lui et le Mouvement PALIPEHUTU – FNL.

Envers le Parlement

23. D’exercer pleinement et souverainement son rôle de contrôle de l’action Gouvernementale et cesser d’être une caisse de résonance de l’Exécutif ;

24. D’exiger du Gouvernement la présentation de ses priorités pour l’année 2009 avant le vote du budget, exercice 2009 particulièrement les questions relatives à la sécurité et aux élections de 2010 ;


25. De rendre public le rapport de la commission d’enquête Parlementaire sur la vente illicite de l’avion Falcon 50 pour que les responsables de cette vente illicite soient traduits en justice ;

26. D’exiger la promulgation des lois votées par le Parlement ;

27. De réengager le débat en son sein sur la mise en place d’une commission chargée de suivre le respect et l’application de l’Accord de cessez-le-feu signé entre le Gouvernement et le PALIPEHUTU- FNL d’Agathon RWASA ;

Envers les Partis Politiques, les forces sociales et morales

28. De constituer un vaste rassemblement pour le changement de cette situation en 2010 ;

Envers l’initiative régionale de Paix sur le Burundi et la Communauté Internationale
29. De renoncer à la confusion entretenue sur le cas du Burundi par rapport aux autres pays de la sous - région et de garantir l’application et le strict respect des principes démocratiques et de bonne gouvernance qui ont été acquis dans l’Accord d’Arusha et qui ont guidé la transition par le régime en place, sans quoi tout l’édifice politique et social ne va pas tarder à s’écrouler ;
30. De s’impliquer davantage dans les préparatifs des élections de 2010, en disposant les outils et moyens humains et matériels nécessaires pour ces opérations et user de toute son influence pour dissuader tous les acteurs politiques de s’engager sur le terrain de la confrontation violente ;
31. D’user de son influence pour amener le gouvernement burundais à respecter les droits et libertés individuelles et publiques, notamment en exigeant la réhabilitation dans leurs droits les 22 députés chassés illégalement de l’Assemblée Nationale, ainsi que la libération sans conditions de nombreux prisonniers politiques et d’opinion ;
32. D’apporter un appui économique plus substantiel au Burundi, notamment en accélérant le processus de remise de la dette, tout en améliorant les mécanismes de suivi et de contrôle de la gestion de l’aide accordée au Burundi en vue de réduire au maximum les risques de mauvaise gestion et de corruption ;
33. De ne pas continuer à cautionner les cadres de dialogue « dits nationaux » dans lesquels le Pouvoir en place ne croit pas du tout. En effet, la participation du Gouvernement dans ces cadres de dialogue n’est pas manifeste ;
34. D’exiger du Président de la République et de son Gouvernement la mise en place des mécanismes de consultation et de concertation entre le divers partenaires pour la préparation et l’organisation des élections démocratiques, libres et transparentes ainsi que la sécurisation de ces dernières et de la population avant, pendant et après les élections.

Le Parti Sahwanya-FRODEBU reste engagé et déterminé à poursuivre la lutte qu’il a engagée jusqu’à l’instauration d’un Etat de droit, d’un Etat démocratique et d’une société juste et équitable. Il reste également disposé à tout dialogue franc et sincère visant à trouver des compromis aux questions encore en suspens.



Fait à Bujumbura, le 26/11/2008

Pour le Parti Sahwanya-FRODEBU

Honorable Léonce NGENDAKUNANA

Président.









La Rédaction

Jérémie Ngendakumana menacé..

01-12-2008

JEREMIE NGENDAKUMANA SUR LES TRACES D’HUSSEIN RADJABU

Ce vendredi 14 Novembre 2008, à l’Hôtel Source du Nil, le Président du CNDD-FDD, le député Jérémie NGENDAKUMANA a réuni les cadres de l’Etat issus du CNDD-FDD. A l’ordre du jour était inscrit l’emprisonnement d’Alexis SINDUHIJE et la gestion des effets collatéraux, les relations tumultueuses qui existeraient entre le chef de l’Etat et le Président du Parti.

Dans un silence de cathédrale le parterre des privilégiés de la République ont écouté attentivement le numéro un du CNDD-FDD qui expliquait le fondement de l’incarcération d’Alexis SINDUHIJE. Pour cet ancien officier Supérieur des FDD (Force de Défense de la Démocratie) Alexis SINDUHIJE n’est pas au dessus de la loi. C’est un citoyen ordinaire comme tant d’autres. Face à cette explication fantaisiste, les Bagumyabanga qui sont astreints au silence dans de telles circonstances, ont écarquillé les yeux. Probablement médusés par la simplicité ou la légèreté avec laquelle on traitait cette affaire qui avait pourtant suscité des remous au sein de la communauté tant nationale qu’internationale. Jérémie NGENDAKUMANA a perçu cette gêne.

C’est ainsi qu’il a déclaré sans ambages que toute tentative de revenir sur la décision d’arrêter Alexis SINDUHIJE condamnait le pouvoir CNDD-FDD. Pour lui, une telle décision allait laisser croire que le pouvoir du CNDD-FDD est faible. Par ailleurs devait-il renchérir, ce n’est pas la pression de la communauté internationale qui fait la loi au Burundi, « un Etat souverain », dirait Immaculé NAHAYO, la Ministre à la Solidarité. Dans cette ordre d’idée, un homme fort de ce régime Monsieur NZOPFABARUSHE Melchiade ancien chef de cabinet civil adjoint du Chef de l’Etat devait déclarer dans autre cadre après la déclaration des Etats-Unis, que les Etats n’ont pas le droit de faire la loi au Burundi et vice-versa. Pour ce patron de la Cour anticorruption, la communauté internationale n’existe que pour les Forts, or le pouvoir du CNDD-FDD est fort, très fort. A ce titre elle devra marcher à nos côtés et non du côté de ces politiciens malveillants en mal de popularité.

Au terme de ce monologue du Président du CNDD-FDD, un élu de Gitega, courageux, celui-là ou complice de Jérémie, a fait remarquer qu’il y avait eu plusieurs réactions de la communauté internationale. Pour ce faire devait-il poursuivre, la question mérite une attention particulière. Tout de suite la brave Ministre Immaculée NAHAYO défenseuse de la fierté Nationale et de la souveraineté a émis des gestes de protestations contre cette observation. Mais ce représentant du peuple a continué son analyse et a suggéré que la Direction du CNDD-FDD prenne le chemin du pèlerin pour aller expliquer aux partenaires traditionnels les raisons de l’incarcération de ce fils de Kamenge, Alexis SINDUHIJE. Une telle démarche devant déboucher sur une compréhension commune de la situation. Cette proposition de circuler à travers le monde entier pour expliquer les raisons de ses emprisonnements auraient été bien accueilli par le maître des cérémonies du jour. La deuxième question qui préoccupait le Président du CNDD-FDD était la rivalité entre lui et le Chef de l’Etat burundais, une rivalité qui aurait débouché sur le fait d’être chassé du palais présidentiel comme cela transparaissait dans le journal l’Aube de la Démocratie n°120. Jérémie NGENDAKUMANA a rejeté en bloc cette révélation du journal du parti Sahwanya-FRODEBU. Il devait préciser que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ; le climat entre le Chef de l’Etat et le président du CNDD-FDD est un climat bon enfant. Et pour preuve devait-il marteler, c’est le Chef de l’Etat lui-même qui m’a envoyé pour tenir cette réunion avec vous les cadres de l’Etat.

Ceci explique cela ! Il n’y a pas de fumée sans feu ! Qui s’explique s’accuse ! Cette sagesse contenue dans ces assertions françaises s’applique parfaitement et à juste titre au cas Jérémie NGENDAKUMANA. L’énergie qu’il a déployé pour persuader les cadres militants de son parti qu’il n’y a pas une déficience de confiance entre lui et le numéro un burundais prouve plutôt qu’un malaise existe entre les relations qui lient les deux personnalités. L’incident le plus parlant fut cette humiliation à la porte d’entrée dans le périmètre du palais présidentiel (lire Aube de la Démocratie n°120). Ce geste que nous pouvons considérer comme la fumée cache bien un foyer d’un feu qui consume lentement mais sûrement le pont qui liait les deux figures de prouve. Par ailleurs Jérémie NGENDAKUMANA est au courant qu’une pétition proposant sa destitution avait commencé à circuler dans trois provinces du Nord du pays. Ce document a semé la panique à tel point qu’un officier général a été mandaté pour arrêter cette démarche . au terme de ses tractions, cet officier devait déclarer que le compromis qu’il faut retenir est que le Président de la République sortant sera le candidat du parti aux présidentielles de 2010 pendant que Jérémie NGENDAKUMANA gardera son poste de Président du parti. Mais Jérémie NGENDAKUMANA et son camp ne sont pas dupes, ce compromis risque de durer le temps de la rosée. Par ailleurs si le Président du CNDD-FDD devait se contenter de ce compromis, il y a un plan B qui s’appelle Gervais RUFYIKIRI. A ce titre les proches du Président de la République présents à cette réunion du 14 Novembre ne cachent pas leur préoccupation. Ils devaient confier en privé ceci :

« Nous gardons un œil vigilant sur RUFYIKIRI. Nous le surveillons étroitement parce qu’ils (Jérémie et Consort) n’ont pas encore laissé tomber leur veilleités de gêner le Chef de l’Etat pour 2010 ».

Au demeurant l’honorable Jérémie NGENDAKUMANA devait cesser de jeter la poudre aux yeux à sa troupe. Dans cette situation précaire le souffle douleur ne doit pas être le Journal l’AUBE DE LA DEMOCRATIE, encore moins son Directeur des publications, Monsieur Pancrace CIMPAYE. En effet l’Aube de la Démocratie rapportant la guerre des chefs au sein du CNDD-FDD, ne fait que citer les récits des militants du CNDD-FDD qui vivent en direct ce rififi. Ces derniers, meurtris par un silence imposé au sein de leur parti, une pratique qui refuse toute critique et autocritique, préfèrent venir se confier à l’organe d’expression du FRODEBU.
C’est dans cet ordre d’idée que notre source qui sait pertinement que Jérémie NGENDAKUMANA les a mené en bateau ce Vendredi 14 Novembre 2008 alors que la situation est explosive propose ceci :

« Vous savez, si on a bien suivi la destitution de RADJABU, Jérémie chemine tout doucement vers la même sortie. Dès lors il devrait appeler à MPIMBA pour requérir une expertise auprès de RADJABU. Au cas contraire il risque d’être surpris par des événements désagréables qui le guettent à l’horizon. Ça serait quand même désagréable d’avoir deux anciens présidents du CNDD-FDD, locataires de la Prison Centrale de MPIMBA !».

En définitive l’Aube de la Démocratie n’est pas un prophète de malheur mais un souffleur du CNDD-FDD. A ce titre les participants à la réunion de ce Vendredi qui ont visiblement été bernés par l’orateur du jour doivent savoir que quand la pression et les mises en garde de la communauté internationale étaient intenses autour du dossier Alexis SINDUHIJE, l’honorable Ambassadeur Jérémie NGENDAKUMANA a confié à certaines chancelleries que le CNDD-FDD décline toute responsabilité dans l’arrestation d’Alexis SINDUHIJE. Il aurait chargé…… devinez qui partant le Gouvernement et la police présidentielle. Une telle démarche est loin de justifier qu’il n’y a pas le feu en la demeure. La rivalité est bel et bien là. Et la fureur du dragon peut se déchaîner sur les hommes qui dérangent. Et Burundi transparency de confirmer que trois personnalités du CNDD-FDD ont déjà été approchés pour remplacer Jérémie NGENDAKUMANA. Il s’agit de l’actuel Gouverneur de KARUZI, le député NDAYIZEYE Sylvestre, de l’ancien Gouverneur de MAKAMBA, le député Réverien NDIKURIYO et Mo&#1111;se BUCUMI, actuel Gouverneur de Ruyigi.

C’est paradoxal de déclarer que tout va très bien. Bien entendu à la veille du Congrès du 7 février 2007. Monsieur KABUTO avait la même rangène : il n’ y a pas de problème de CNDD-FDD. Tout va bien. Mais le volcan a éclaté et les éclats ne sont pas encore éteints. De même aujourd’hui le scénario Hussein RADJABU peut se répéter.






BURAKEYE Juste

Aube de la démocratie n° 121

C'est dans l'Aube de la Démocratie

30-11-2008

EDITORIAL : DIEU EST GRAND…. LE CNDD-FDD LE SAURA A SES DEPENS

Dans la livraison du 31 Juillet 2006, j’avais dans mon éditorial déclaré ceci : « Dieu est grand mais le CNDD-FDD n’est pas petit ! ». La force du CNDD-FDD annoncée dans ce titre n’était qu’un canular. Car tout le développement du texte démontrait que le pouvoir issu des élections de 2005 n’était que des Châteaux de Cartes. Dans le même texte je rapportais un entretien qu’un député avait eu en 1998 avec un ancien Chef d’Etat Major du temps du président BAGAZA. L’interrogation de ce député était celle de savoir comment le pouvoir du Colonel Jean Baptiste BAGAZA a été renversé. L’officier a répondu : « … à notre époque nous étions ivres du pouvoir. Nous étions rendus à une situation où nous pensions que nous pouvions même créer un homme. Seule la mise en place du système respiratoire nous faisait défaut. C’est ainsi que nous n’avions pas vu venir le danger, tellement nous étions sûrs de contrôler et maîtriser la situation. Si Dieu était le maître du ciel, nous, nous étions les Dieux sur terre ».

Cette ivresse est perceptible aujourd’hui. Il suffit de rappeler la dernière déclaration de la Ministre Immaculée NAHAYO au sujet des restrictions des libertés politiques. Cette élue de KAYANZA s’est contenté de dire que le Burundi est un pays souverain. Elle sousentendait que le pays n’a pas d’ordre à recevoir des étrangers. NZOPFABARUSHE Melchiade, l’Adjoint du patron de la cour anticorruption devait quant à lui déclarer que les Américains n’ont pas le droit de s’imiscer dans la justice burundaise tout comme les burundais n’ont pas le droit d’aller donner des ordres en la matière chez les Américains.

Voilà une expression pertinente d’un pouvoir qui se meurt ou qui se perd. Tel cet ancien Chef d’Etat Major du Président BAGAZA, certains tenants du pouvoir CNDD-FDD se considèrent comme des Dieux sur terre.

Malheureusement quand on fait le tour des églises catholiques à 6 heures du matin ou à 18 heures du soir une foule nombreuse de fidèles inondent ces lieux de culte pour prier non pas les dieux du parti au pouvoir mais le Dieu Tout Puissant. La prière de tous ces fidèles doit être certainement celle de demander au Dieu de l’univers d’accorder au Burundi un leadership qui respecte le plus grand commandement de Dieu « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé ». Car tous les drames, tous les dérapages que connaît le pays sont consécutifs à cette absence de l’Amour du prochain, caractéristique des hommes qui nous gouvernent.

A cet effet si l’Amour du prochain avait prévalu, les morts de KINAMA n’auraient pas eu lieu. Si l’Amour du prochain avait prévalu, on n’aurait pas chassé sans préavis un grand nombre de fonctionnaires parce qu’ils ne sont pas membres du CNDD-FDD. Si l’Amour du prochain avait prévalu le CNDD-FDD n’aurait pas inventé une gratuité de l’enseignement sans mesures d’accompagnement qui condamne l’enfant du pauvre à l’alphabétisation. Si l’Amour du prochain avait prévalu le pouvoir du CNDD-FDD aurait à cœur la misère du peuple burundais et refuserait en conséquence de provoquer le courroux des bailleurs de fonds. Si l’Amour du prochain avait prévalu le pouvoir du CNDD-FDD ne serait pas en train de vendre aux enchères en violation de la loi le patrimoine national, le sous sol burundais, les vestiges de NDADAYE etc.

En définitive le redressement de la situation au pays passe donc par le respect de ce grand commandement de Dieu. Pour gagner ce parti qui mènera le pays vers le paradis terrestre tous les burundais, toute confession religieuse confondue doivent adresser cette même prière au très Haut : « Seigneur, accordez-nous la grâce d’avoir en 2010 un leadership qui observe le commandement de l’Amour du prochain ».
Un leadership qui sera nanti de cette force d’aimer régnera sur le Burundi éternellement. En substance, ce leadership devra inscrire en marques d’or dans ses priorités « le pardon » pour la mauvaise gouvernance qui aura caractérisé le règne du CNDD-FDD. L’esprit revanchard devra être banni pour ne pas travestir la marche vers le changement et la stabilité politico-économique. C’est à cette condition, uniquement à cette seule condition que le Ciel entendra notre prière.

Le candidat du parti Sahwanya- FRODEBU, à l’élection présidentielle de 2010, l’Honorable Domitien NDAYIZEYE doit faire sienne la recommandation susmentionnée. Ce prescrit doit être sa bréviaire, son vade mecum. L’adoption de cette orientation est un gage pour toutes les victoires qui attendent l’ancien Président NDAYIZEYE, mandataire du FRODEBU. Rappelons-le, la clé de la porte du changement en 2010 passe par le retour à Dieu. Effectivement en 2010, le CNDD-FDD apprendra que « Dieu est grand !».




Pancrace CIMPAYE

Aube de la démocratie n° 121

Ils ont dit

29-11-2008

"...En aucun cas on ne peut considérer qu'un Chef d'Etat est irremplaçable. Celui qui pense qu'il ne peut quitter son poste parce qu'il est le seul capable de diriger le pays a échoué dans sa mission. Nous devons pouvoir compter sur les institutions qui protègent les intérêts de la nation et du peuple"

Kofi Annan

Jeune Afrique n° 2496, p.43

NDAYIZEYE à Bruxelles (suite et fin)

26-11-2008

Le pouvoir en place manque de référence et le refus de l'esprit des Accords d'Arusha est source des problèmes actuels au Burundi

Pour rappel, c'était ce samedi 22 novembre que le Président NDAYIZEYE avait donné rendez vous aux burundais de Belgique pour échanger sur la situation politique et sécuritaire du Burundi et de la Région des Grands Lacs.

Malgré le manteau de neige qui couvrait Bruxelles, la Salle Permeke du Sheraton Hotel de Rogier était bien garnie.

A l'issue de son exposé, de nombreuses questions brûlaient les lèvres des participants: Monsieur le Président, vous aviez juré reprendre vos tournevis, et alors? Vous avez voulu changer la Constitution, n'est ce pas?, Quelles alliances allez-vous privilégier? Votre Parti est un Parti Elitiste, Vous êtes responsable de la fissure du FRODEBU pour n'avoir pas honoré les engagements envers Minani (Il lui aurait promis d'être Président en 2005....,) alors que votre Parti constituait l'alternative, Votre candidature n'est elle pas trop tôt?, Quid d'une alliance démocratique contre le pouvoir en place, Quel est votre programme? etc etc...

Loin de verser dans la langue de bois, il a répondu à toutes ces questions, non sans grain d'humour qu'on lui reconnait et de déclarer: "Vous allez vraiment me cuisiner? Vous vous trompez" L'atmosphère était détendue et les échanges allaient se dérouler dans un climat serein et de confiance mutuelle. Suivez:
En voulant reprendre mes tournevis, je me suis trompé. J'avais réellement décroché, mais, cela n'a pas empêché que l'on me coffre. Je suis revenu dans la politique, pour me protéger, et protéger les burundais. Il faut que les choses changent au Burundi. Et vous êtes appelés à y contribuer

Quant à sa volonté supposée de changer la constitution, ce n'est que spéculation, dit-il. Techniquement, c'était même impossible, tant que son Parti et le CNDD-FDD y étaient opposés. Seulement, estime t'il, il faut rester logique: comment vouliez vous soumettre la Constitution à la population pour en discuter le contenu avant referendum, et au même moment dire à cette population, que son point de vue ne sera pas prise en compte, de toutes façons? Ce serait absurde, conclut-il.

Les alliances? Je ne suis pas encore en campagne! Je vous fixe rendez vous l'année prochaine. Je suis ici pour échanger sur la situation et vous mêmes vous vous ferez une idée de ce qui peut et doit être fait. Ce qu'il faut savoir est que je suis le candidat du FRODEBU. Le programme et les alliances seront fixés ensemble avec mon Parti. Ce qui est sûr, cette volonté de s'allier pour que les choses changent au Burundi est grande. Et je suis prêt à en être le porte flambeau...

Le FRODEBU n'est pas un parti élitiste. Ce n'est qu'une projection peut être de ce qui a été dans le passé. Nous faisons des descentes tous les week end pour s'enquérir des préoccupations de nos concitoyens, nous avons déjà visité plus de 100 communes et les organes du Parti sont sur toutes les collines de recensement, malgré les intimidations dont sont victimes les membres du FRODEBU.

A la question de Minani. Huumm!! Ironisant: Vous rigolez là? Sérieux: " Vous pensez que Minani est tellement bête que je lui aurait promis d'être Président, alors qu'il devrait y avoir des élections? Ndayizeye ne disposait que d'une voix comme tout le monde. Ce ne sont que des ragots". Par contre, concéda t'il, le FRODEBU reste c'est vrai, une alternative sérieuse pour gérer ce pays qui s'achemine dangereusement vers la dictature de parti unique et la dilapidation des biens publics à un rythme effréné.

Vous parlez de la campagne prématurée? Je ne pense pas, estime t'il. Il y en a qui sont en campagne depuis trois ans. Mais qu'à cela ne tienne, ils n'ont pas beaucoup d'avance sur les autres, bien au contraire....

Monsieur le président, quel est votre message?

Partant d'une image d'une voiture en panne, il n'y a que deux façons de la remorquer: soit tout le monde se met devant et commencer à tirer, soit tout le monde se met à l'arrière et poussent le véhicule en panne, dit il.
Pour ceux qui voudraient pousser, qu'ils essaient par tous les moyens pour que le pouvoir en place puisse s'amender, ce qui demandera plus d'énergie, ou alors que l'on pousse tout ceux qui aspirent au changement, c'est le moins pénible.

A entendre les commentaires des participants, il a convaincu et justifie dorénavant son statut de favori aux élections de 2010. C'est ce que tout le monde lui souhaitait. Les remerciements allaient aussi à l'endroit de la section qui avait organisé la conférence.
Merci de nous rester fidèles. A bientôt


La Rédaction

NDAYIZEYE à Bruxelles

23-11-2008


Samedi 22 décembre, dans le cadre somptueux du Sheraton Hotel de Bruxelles, avait lieu une conférence publique organisée par la Section Belgique du Parti Sahwanya-Frodebu. L’invité et orateur du jour avait été choisi avec soin. En effet, il s’agissait de son Excellence Ndayizeye Domitien, ancien président de la République du Burundi et candidat officiel du Parti Sahwanya-FRODEBU aux des élections présidentielles de 2010.

Profitant de son passage en Europe, c’est tout naturellement qu’il accepta de rencontrer les Burundais.

Avec comme sujet principal, la situation actuelle au Burundi, qui est toujours aussi passionnante.
Après une brève introduction des débats, Monsieur Nibigirwe Gilbert, représentant Europe du Frodebu, a, avant d’entrer dans le vif du sujet, fait remarqué que le Parti Sahwanya FRODEBU a pris ses responsabilités en organisant des élections primaires internes ayant consacré la victoire de Ndayizeye. Il a invité les autres formations politique à faire le même exercice, car a-t-il dit, la démocratie s’en trouvera renforcée.

Le conférencier du jour, après avoir demandé que les échanges se fassent en Kirundi, a pu démontrer sa soif de voir le Burundi sortir de la crise actuelle. Le Président NDAYIZEYE a commencé par reconstituer le contexte historique de son combat politique pour l’émergence d’une vraie démocratie, qui n’a jamais varié malgré les coups portés à son idéal, avec le coup d’état du 21octobre 1993 et celui de 1996. Mais grâce à la persévérance des démocrates, il y a eu les accords d’Arusha.

Il reconnait volontiers que ces accords ne sont pas parfaits, comme tout accord par ailleurs, mais que c’est le seul outil qui permet aujourd’hui aux burundais de vivre en harmonie. Car ces accords ont démontré la capacité de dialogue de la société burundaise, à travers les partis politiques, les groupes armés, la société civile et les confessions religieuses.

Un dialogue que le pouvoir n’arrive plus à mettre en place, pire c’est un retour en arrière qui semble s’observer avec les tueries sans nom et les arrestations arbitraires, dont lui aussi a été victime et la liberté des partis politiques qui est constamment remise en cause. Malgré cela, il continuera son combat poursuit il, car les Burundais ont compris que les politiques actuelles ne menaient nulle part et qu’ils aspirent au changement par le dialogue.

Donc pour l’ancien chef de l’état, cette crise est essentiellement démocratique avec le non respect permanent des lois qui trouve son origine, selon l’orateur, dans la remise en cause de l’esprit d’Arusha par le pouvoir actuel. Et pourtant au niveau de la gouvernance politique, la situation d’aujourd’hui, post transitionnelle, est plus facile comparée à l’époque, selon Ndayizeye, où il fallait gérer plus d’une quinzaine de partis à l’assemblé et autant au gouvernement. Et personne ne se plaignait.
Si le Burundi ne se stabilise pas, la région des grands lacs ne le sera pas non plus, a-t-il martelé, dans son plaidoyer pour un changement démocratique à l’aube des échéances électorales de 2010 et dont il se veut le leader.

Suite au discours du candidat du parti frodebu, un débat franc et sincère s’est engagé.

Plus de détails dans la deuxième partie du reportage.

IK

Frodebu Nyakuri en berne!

20-11-2008

SAHWANYA-NYAKURI EN BERNE

En date du 07 juillet 2008, le Ministre de l’Intérieur et du Développement Communal Monsieur Venant KAMANA écrivait à l’honorable Jean MINANI ceci: « …l’article 28 de la loi n°1/006 du 26 juin 2003 dit qu’aucun parti politique ne peut se doter de nom, sigle ou autres signes distinctifs appartenant à un autre parti. » Au regard de ce rappel du prescrit de la loi le Ministre KAMANA indiquait au Dr Jean MINANI que son SAHWANYA-FRODEBU NYAKURI n’était qu’une copie collé du véritable SAHWANYA-FRODEBU agréé le 23 juillet 1992. En conséquence sous d’autres cieux, cette organisation ne pouvait pas être agréée par la loi.

Mais contre toute attente, le 29 Juillet 2008, le même Ministre de l’Intérieur et du Développement Communal agréait le parti « SAHWANYA-FRODEBU NYAKURI-IRAGI RYA NDADAYE. » Une décision illégale qui viole la loi sur les partis politiques, comme le même Ministre l’avait insinué 3 semaines avant, venait d’être prise. Cette décision malheureuse a été dictée par le parti au pouvoir qui a cruellement besoin du soutien des autres formations politiques. Effectivement depuis l’agrément de ce pseudo-parti, on voit le Dr Jean MINANI et le député Jérémie NGENDAKUMANA, président du CNDD-FDD ensemble, complice comme larrons en foire.

La nomenclature du CNDD-FDD en s’accrochant au Dr Jean MINANI croyait détenir la clé de mettre à genoux le FRODEBU. Mais cette supposée force du gynécologue Dr Jean MINANI n’était qu’une hallucination, une chimère, un oasis dans le désert. De ce fait, le pouvoir est en train de réaliser petit à petit, mais sûrement que le gynécologue de Kirundo l’a roulé dans la farine. A ce titre les promesses faites de détruire le FRODEBU en semant la confusion n’ont pas été tenues. Et pour preuve, le FRODEBU ne cesse de connaître un ascendant fulgurant. Le couronnement de cette bonne santé a été observé particulièrement ce 12 octobre 2008, date de l’élection du candidat à l’élection présidentielle de 2010 : le choix de NDAYIZEYE Domitien à cette position a été senti comme un coup de poignard dans le dos du CNDD-FDD. Et pourtant le Dr Jean MINANI avait promis que cette candidature redoutée par ses maîtres ne passerait jamais, au grand jamais ! Il était près à donner sa main à couper. Mais les membres du FRODEBU véritables en ont décidé autrement.

Le club du Dr Jean MINANI contrarié, confus, il est tombé dans le désarroi. Ainsi ce club qui se proclame héritier du héros de la démocratie, Son Excellence Melchior NDADAYE a oublié de mettre le drapeau de leur pseudo parti en berne le jour du 21 octobre 2008 au moment où tous les drapeaux du Burundi et ceux des missions diplomatiques burundaises à l’étranger étaient en bernes. Ce drapeau de Jean MINANI, visible à sa résidence était le seul qui était hissé jusqu’au sommet. Ce jour-là si le héros de la Démocratie devait ressusciter le club MINANI aurait fondu en larmes en se confondant dans des excuses futiles.

La lecture qu’il faut faire de ce manquement GRAVE est que le parti Sahwanya-FRODEBU NYAKURI IRAGI RYA NDADAYE est lui-même en berne, en décadence, à peine inventé. Dès lors comment pourrait-il mettre en berne le drapeau alors qu’il est lui-même en berne ? Ça serait trop demandé ! Le club Jean MINANI est donc excusé.

NDIMURUVUGO

Aube de la démocratie n° 120

NDAYIZEYE en tournée Européenne

17-11-2008

Le Candidat officiel du Parti Sahwanya FRODEBU aux élections présidentielles burundaises de 2010, l'ancien Président de la République, Domitien Ndayizeye a entammé ce lundi une tournée européenne qui le conduira notamment en Belgique, en France et en Hollande.

L'objectif de la tournée est entre autre de rencontrer les partenaires du Parti Sahwanya FRODEBU et du Burundi afin de leur faire part de sa vision de la politique burundaise et régionale. Il aura ainsi l'occasion de dévoiler ses intentions et ses projets pour les élections de 2010.

" Cette tournée est une bonne occasion pour renforcer les liens de coopération et d'amitiés entre notre pays plus particulièrement maintenant que le pays et la région vivent une situation politique et sécuritaire assez mouvementée", a t'il déclaré à notre rédaction.

"Nous allons leur expliquer notre vision, et les souhaits des miliers de burundais, à la veille des élections générales de 2010" a t'il poursuivi.

Au cours de sa tournée, il rencontrera bien évidemment les militants et sympathisants du Parti Sahwanya FRODEBU d'Europe.

Il animera aussi une conférence publique ce samedi 22 novembre à Bruxelles (Plus de précisions très prochainement sur notre site)

Nous vous ferons vivre les temps forts de sa tournée.

La rédaction de www.frodebu.be lui souhaite de fructueux entretiens.

La Rédaction

DES ELECTIONS GENERALES DE 2010

16-11-2008


« ELECTIONS DE 2010 : LES JEUX SONT OUVERTS.»

Lorsqu’on scrute les horizons les plus proches dans une approche prospective au sujet des élections générales prévues en 2010 dans notre pays, force est de constater que l’on se trouve devant une équation à plusieurs inconnues, comme nous l’apprennent les spécialistes des mathématiques. En clair, les jeux sont encore ouverts.

Et pour cause, plusieurs indicateurs politiques du moment ne portent pas à l’optimisme, si l’on considère les problèmes actuels liés aux préparatifs des élections de 2010. Nous ne voudrions pas jouer les oiseaux de mauvaise augure ou les Cassandre. Mais contentons-nous de relever, sans la prétention d’être exhaustifs, les plus saillants des problèmes qui incitent, sinon au pessimisme, du moins à la prudence quant à la tenue d’élections « transparentes, libres et démocratiques » en 2010 au Burundi, dans un climat politique apaisé :

1. La mise en place de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI)

Malgré la promulgation, par décret présidentiel, d’une loi mettant en place une Commission Electorale nationale permanente et Indépendante en juin 2008, les noms des membres de cette Commission tardent à être rendus publics. Certaines mauvaises langues à Bujumbura estiment que ce retard est dû à la volonté du parti au pouvoir est de s’accaparer de tous les postes de cette Commission, mais qu’il ne voit pas comment il pourrait imposer son choix aux autres partis politiques en lice pour les futures élections.

2. La révision de la Constitution et les tentatives de manipulation de la loi sur les partis politiques

Au sujet de la Constitution actuellement en vigueur, plusieurs voix s’élèvent pour en réclamer la révision, mais pour des raisons différentes et parfois divergentes. Il s’agit entre autres du CNDD-FDD, PALIPEHUTU-FNL et des partis à majorité tutsie comme l’UPRONA, l’ABASA et le PARENA.

Tout cela pourrait déboucher sur une Constitution inapplicable dans ses principes, ou tout simplement anti-démocratique dans ses visées.

Sur le plan de la gestion des partis politiques, le monde politique et la société civile burundais sont actuellement en émoi, face à l’Ordonnance ministérielle n° 53 /1022/6/10/2008 du Ministre de l’Intérieur et du Développement Communal « portant réglementation des réunions et manifestations des partis politiques et autres associations au Burundi ». En effet, dans son article 1, l’Ordonnance stipule : « Au niveau national, le Ministre ayant l’Intérieur dans ses attributions en est avisé et il donne quitus pour la tenue des Congrès. » Tout est dit…

Et dans son article 4, la même Ordonnance ajoute :
« L’autorité administrative saisie peut, selon le cas :
- déléguer à la réunion ou à la manifestation un agent pour y assister. »
Ces dispositions reviennent à instaurer une censure politique sur la tenue des réunions des partis politiques, une méthode digne des pouvoirs militaires et dictatoriaux d’antan dans notre pays. Cependant, ces nouvelles mesures entrent en contradiction avec la Loi n° 1/006 du 26 juin 2003 « portant organisation et fonctionnement des partis politiques. » Cette dernière, en son article 12, prévoit ce qui suit : « Les partis politiques peuvent tenir des réunions, organiser des manifestations et faire de la propagande dans les conditions prévues par la loi. » Or, c’et précisément cette loi (ordonnance) qui fait objet des contestations actuelles.

3. Les négociations entre le Gouvernement et le PALIPEHUTU-FNL d’Agathon RWASA

D’après un observateur kenyan des réalités politiques au sein des pays membres de la Communauté Est-Africaine, Fred Uoloch de Nairobi (article du 15 septembre 2008 publié par « All Africa.com ») : « les professionnels de la politique au Burundi sont inquiets que les élections de 2010 pourraient ramener le pays à la violence si la communauté internationale ne fait pas pression à la fois sur le gouvernement et sur l'opposition pour les inciter à jouer correctement » leur jeu politique lors des futures élections.
Cette vision se base sur les lenteurs observées dans le processus de négociation en cours entre le Gouvernement et le mouvement PALIPEHUT-FNL, au sujet de l’acceptation de ce mouvement rebelle comme parti politique, en raison de l’appellation à connotation ethnisante de ce mouvement. Pour beaucoup d’observateurs, le PALIPEHUTU-FNL fait de son acceptation une question de principe, voire un « casus belli », tandis que le parti CNDD-FDD au pouvoir utilise cette appellation comme une repoussoir, afin de reprendre les hostilités.
Plus d’un vont même plus loin en prédisant que le parti au pouvoir va utiliser tous les moyens possibles pour gagner les prochaines élections, y compris le recours au terrorisme armé sur les populations civiles comme il l’a fait en 2005, et que, s’il venait à perdre ces élections il n’accepterait pas sa défaite. Nous serions alors dans cas d’espèce, soit à la kenyane, soit à la Zimbabweenne.
D’autres observateurs de la scène politique burundaise estiment que le PALIPEHUTU-FNL caresse secrètement l’espoir de remporter les prochaines consultations électorales. Et, que, si tel n’était pas le cas, il serait prêt à revenir sur l’accord de cessez-le-feu de septembre 2006, et reprendrait le chemin du maquis.
4. L’insécurité croissante dans le pays
La persistance de l'insécurité sur tout le territoire national, et en particulier dans certaines provinces du pays telles que Bujumbura rural, Bubanza et Ruyigi indique que les élections de 2010 pourraient être marquées par le violence, si rien n’est fait d’ici là pour juguler le phénomène prophylactique d’insécurité que l’on observe aujourd’hui. En plus, tant les forces nationales de défense et de sécurité que les combattants du PALEPEHUTU-FNL sont accusés par les populations civiles d’être responsables de la perpétration de cette insécurité. Le sentiment général au sein des populations concernées, c'est que le gouvernement est trop faible pour prendre le contrôle de la situation.
Et pourtant, les plus hautes autorités religieuses ne cessent d’implorer les autorités politiques et sécuritaires de tout mettre en œuvre pour assurer la sécurité de tous les citoyens avant la tenue des élections de 2010. Cette supplique a été, encore une fois, solennellement adressée à ces autorités réunies dans la Cathédrale Regina Mundi par Mgr Evariste NGOYAGOYE dans son homélie lors de la commémoration de l’assassinat du Prince Louis le 13 de ce mois.
5. La question du désarmement des populations civiles

Le désarmement des populations civiles est devenu une véritable quadrature du cercle. Pour bon nombre de Burundais, le manque de progrès réels observé dans la politique de désarmement des populations civiles est dû à un calcul mesquin de la part du parti au pouvoir : celui-ci voudrait garder les armes détenus par ses démobilisés comme une force supplétive, à utiliser pour combattre les populations acquises à l’opposition durant la future campagne électorale.

Cette problématique est liée à l’échec de la politique de démobilisation, de réintégration et de réinsertion des anciens combattants.

Conclusion : l'expérience passée a montré que les pouvoirs en place perdent toujours les élections, en cas d’élections pluralistes : ce fut le cas pour le pouvoir colonial en 1961, face à la poussée irrésistible de l’UPRONA ; pour le pouvoir militaire du Major Pierre BUYOYA et de l’UPRONA en 1993 face à la montée tout aussi irrésistible (« isegenya ») de Melchior NDADAYE et du FRODEBU ; et, plus près de nous en 2005, pour le pouvoir issu de l’Accord d’Arusha face aux espoirs de paix suscités dans les populations burundaises par l’arrivée sur la scène politique nationale du CNDD-FDD, car ces populations étaient fatiguées de la guerre. Il pourrait encore en être de même aujourd’hui, vu l’impopularité croissante de ce parti qui se montre incapable de juguler l’insécurité généralisée dans le pays.

La même expérience passée du Burundi a démontré que notre pays a toujours été dirigé par des politiciens dénués de vision, ce qui les a toujours rendus faibles et dépendants des pressions extérieures, étant donné que la survie économique de notre pays dépendait de la bonne volonté de la communauté internationale. C’est encore le cas aujourd’hui. Un petit exemple suffira pour nous le faire comprendre : selon la radio du BINUB en date du 26 août 2008, « Lors d'une réunion tenue par le Conseil de sécurité pour examiner la situation au Burundi, les quinze ont soutenu que la consolidation de la paix dans le pays dépendait de la tenue d'élections justes en 2010. » C’est dire que, pour l’ONU, les élections au Burundi vont de pair avec la paix et le désarmement, et que tout cela conditionne l’aide économique accordée par la Communauté internationale. C’est dans cette optique que la Commission de consolidation de la paix de l’ONU, à la demande du Gouvernement du Burundi et en partenariat avec celui-ci est entrain d’organiser des cadres de dialogue réunissant les différents acteurs sociopolitiques burundais, en vue de préparer un climat politique apaisé entre ces acteurs, avant la tenue des élections de 2010.

Or, il y a de quoi s’inquiéter, quand on voit les nombreuses manœuvres politiciennes auxquelles se livre le parti CNDD-FDD à l’heure actuelle, montrant la volonté politique de ce parti de manipuler les membres de la Communauté Internationale présents au Burundi. Qu’on en juge : en date du 9/10/2008, Madame le Ministre des Relations Extérieures a, dans sa note verbale n° 204.05/1826/RE/2008, invité les Chefs des missions diplomatiques et des Organisations internationales accrédités au Burundi à participer aux « cérémonies marquant le 3e. Anniversaire de la Victoire du Parti CNDD-FDD, le dimanche 12/10/2008, au Stade de Gitega, à 10 H00’ ». On croirait le Burundi revenu à l’époque du parti unique et Parti-Etat…
Alors, puisque les jeux sont encore ouverts, nous invitons cette Communauté internationale de jouer, avant qu’il ne soit trop tard !

BIROREWUNAME Simon











Aube de la démocratie n° 120

Les 22 parlementaires déchus: suite, pas fi

14-11-2008

LE CALVAIRE DE JEREMIE NGENDAKUMANA A L’UNION INTERPARLEMENTAIRE

Au cours de sa dernière conférence de presse tenue à l’Hôtel Méridien, ce 20 Octobre 2008, le président du CNDD-FDD a la tête haute soutenu que pour une décision prise par la Cour Constitutionnelle de chasser les 22 députés, l’Union Interparlementaire n’a pas le droit de le mettre en doute encore moins de la changer. Pour lui donc, cette décision est irrévocable. Mais dans un passé récent, la même Cour avait chassé irrégulièrement les députés Alice NZOMUKUNDA, Léonard NYANGOMA et Mathias BASABAOSE. Ces victimes de l’arbitraire avaient pu regagner leur siège. A ce sujet Jérémie NGENDAKUMANA répond que ce fut une erreur de les réintégrer et que celle-ci ne se reproduira plus.

Ce vendredi, 24 octobre 2008 le conférencier avait beaucoup d’assurance. Mais à Genève devant l’Union Interparlementaire il a connu un calvaire. Il était presque comme un étudiant qui passait un examen oral. Et au terme de l’épreuve il aurait eu une note en en deçà de la limite acceptable. Suivez la séance, des questions-réponses citées de mémoire :

L’Union Interparlementaire (UI) :

Nous voici réunis ici pour analyser la question de 22 députés de l’Assemblée Nationale du Burundi….

Jérémie NGENDAKUMANA (JN) : …cette question appartient au peuple burundais. Les 22 députés ont été chassés par une décision de la Cour Constitutionnelle. Cette décision est donc sans recours. Le débat est donc inutile.

UI : Nous sommes ici pour analyser le dossier du Burundi. Si cela ne vous agrée pas, vous pouvez sortir !

JN : Eeh !... Bon… Je reste….
UI : 22 députés ont été chassés. Qu’est-ce qui s’est passé, Monsieur Didace KIGANAHE ?

Didace KIGANAHE : pour le respect que je dois à certains professeurs qui m’ont enseigné ici en Europe et qui sont présents dans la salle je demande indulgence. Epargnez-moi de répondre à cette question. Par contre le chef de la délégation, l’Honorable Jérémie NGENDAKUMANA est mieux placé pour y répondre.

UI : Honorable Jérémie NGENDAKUMANA, à vous la parole.

JN : J’ai initié le projet de lettre de chasser les 22 députés pour débloquer l’Assemblée Nationale qui était totalement bloquée, nous devions sauver la nation. Et pour qu’il y ait Nation, il faut qu’il ait des institutions qui fonctionnent. C’était donc un acte de sauvetage.

UI : Comment est-ce que 22 députés sur 118 peuvent-ils bloquer l’Assemblée Nationale ?

Honorable Jérémie NGENDAKUMANA : Ooh ! Euh !...

Union Interparlementaire : …on va vous aider, le quorum requis à l’Assemblé Nationale chez vous est de 79 députés. Or le total des députés est de 118. Calcul mental 118-22=96. Autant dire qu’en l’absence des 22 députés, vous aviez largement le quorum requis pour délibérer. Cette raison de blocage ne tient pas la route !

Jérémie NGENDAKUMANA : en vérité nous les avons chassé parce qu’ils s’étaient rebellés contre le parti. Ils ont quitté le CNDD-FDD avec les sièges du parti. C’est inadmissible !

Union Interparlementaire : parfait. Ici nous avons une lettre du parti Sahwanya-FRODEBU qui a introduit la même requête pour récupérer les sièges des députés du FRDODEBU qui se sont…comment vous avez dit ?...

Jérémie NGENDAKUMANA : rebellés contre le parti.

Union Interparlementaire : …Merci…qui se sont rebellés contre le parti. Cette lettre du FRODEBU est une copie collée de la Votre. La seule différence réside au niveau des noms des députés à chasser. Mais jusqu’aujourd’hui ces députés qui sont partis avec les sièges du FRODEBU continuent à siéger.

En conclusion vos arguments sont loin de convaincre ; en conséquence la loi a été violée.
- dans ce cas nous demandons à l’Assemblée Nationale du Burundi de reconsidérer la question des 22 députés et de les réhabiliter.
- Qui sont pour cette décision ? (silence, le temps de compter) Tout le monde est d’accord. La décision est adoptée à l’unanimité.
- L’Union Interparlementaire est prêt le cas échéant, à envoyer une délégation à Bujumbura pour de plus amples détails. La séance est levée.

Chers lecteurs, sachez que l’Honorable Jérémie NGENDAKUMANA a voté pour cette décision. Comment peut-il changer le fusil d’épaule une fois arrivée à Bujumbura. C’est dur ! C’est douloureux d’assumer de telles contradictions !

Mais une chose est certaine, le pouvoir du CNDD-FDD n’a pas d’autres choix que de se ranger derrière cette sage décision de l’Union Interparlementaire. Au cas contraire s’il persiste dans l’erreur, l’Assemblée Nationale burundaise risque de ne plus se retrouver dans la Cour des grands de ce monde : un statut qui causerait un grand préjudice au peuple burundais.

Et si cette conciliation à l’amiable n’aboutissait pas, les 22 élus envisagent d’enclencher une action en justice auprès de la Cour des pays de la Communauté de l’Afrique de l’Est, un procès qui risque de coûter cher au Burundi. Et si c’est le même député initiateur du renvoie qui ira défendre le cas dans ce tribunal, il n’est pas au bout de son calvaire. De surplus, ce dossier de l’initiative de renvoie des 22 députés peut être versé dans le réquisitoire portant destitution du président du CNDD-FDD au poste de président du parti. En cette matière tous les coups sont permis !

A bon entendeur Salut !

NDEKATUBANE

Aube de la démocratie n° 120

La solitude du président du CNDD-FDD

12-11-2008

JEREMIE NGENDAKUMANA CHASSE DU PALAIS PRESIDENTIEL

Depuis que le FRODEBU a désigné son candidat à l’élection présidentielle, en la personne de NDAYIZEYE Domitien, la fièvre a monté d’un cran au parti présidentiel ; ces primaires du FRODEBU devenues une contagion risquent de faire des victimes au CNDD-FDD : à voix feutré des Bagumyabanga commencent à murmurer la demande des primaires au CNDD-FDD. En effet, dans ce parti, avec la déconfiture actuelle, d’autres ambitions sont nées. Celles-ci promettant qu’elles peuvent faire mieux, qu’elles peuvent relever la quotte popularité du parti. Ce camp voudrait donc avoir des primaires au CNDD-FDD afin de dégager le meilleur candidat.

Parmi ces personnalités qui estiment qu’elles peuvent briguer le poste de magistrat suprême, l’honorable Jérémie NGANDAKUMANA, président du CNDD-FDD occuperait une bonne position. Et manifestement l’entourage du chef de l’Etat serait au courant de ces ambitions, une perspective qui ne serait pas très appréciée en haut lieu.

Une telle rivalité enclenche automatiquement une guerre ou des camps comme en Afrique du Sud. Ainsi le camp qui soutient le chef de l’Etat a organisé une réunion de la ligue des jeunes dans la province de Cankuzo dans la nuit du 2 au 3 octobre 2008. Cette réunion étrange a débuté à 23 heures et s’est clôturé à 3 heures du matin. Elle réunissait les jeunes du CNDD-FDD venus de tous les coins du pays. Et à la fin de la réunion les participants ont été escortés par des éléments de la police, cette nuit-même, vers leur province d’origine. Le mot d’ordre qui a été donné était dirigé contre les partis de l’opposition et contre les velléités de Jérémie NGENDAKUMANA de se porter candidat à l’élection présidentielle.

Dans le prolongement de cette réunion qui s’était tenu non loin de la contrée du ministre KAMANA, natif de Ruyigi, celui-ci a sorti une ordonnance aussi étrange que cette réunion nocturne, 3 jours après, le 06 octobre 2008. Une lecture en filigrane de cette ordonnance en son article premier laisse comprendre que pour tenir congrès, tout parti politique doit impérativement avoir l’autorisation du Ministre KAMANA qui est sous les ordres du Chef de l’Exécutif. Ce verrou qui visait initialement le FRODEBU concerne aussi Jérémie NGENDAKUMANA. Pour ce dernier, si l’étau se resserre autour de lui, il peut tenter d’organiser un Congrès de force sans consulter le Président du conseil des sages. Mais avec cette ordonnance de KAMANA il devra requérir l’autorisation du Gouvernement NKURUNZIZA. Il ne l’aura donc jamais.

Au-delà de ce verrou, d’une source autorisée, un laboratoire serait en train d’inventorier des dossiers noirs de malversations dans lesquels le numéro un du CNDD-FDD aurait trompé. Une méthode que certaines capitales africaines utilisent pour remettre le paquet sous le nez de certains hommes politiques gênants. En contre partie l’honorable Jérémie NGENDAKUMANA serait lui aussi en train de peaufiner un plan pour contre attaquer, histoire de refuser d’être mis à genoux.

Avec ce climat on comprend aisément le dernier incident de la semaine du 19 au 26 octobre 2008 qui a abouti purement et simplement à un refus d’accès au palais présidentiel à Jérémie NGENDAKUMANA. Que s’est-il passé ? Par le passé le président du CNDD-FDD qui habite dans les parages du palais présidentiel avait l’habitude de rentrer ou de sortir de chez lui en passant par un raccourci qui passe par le palais, une entrée située à côté de la maison appartenant à l’ancien Président BAGAZA, une maison qui servait de résidence du Président de l’Assemblée Nationale jusqu’en 2001. Ce raccourci longe aussi la cuisine de l’unité spéciale chargé de la protection des institutions. Ces derniers temps Jérémie NGENDAKUMANA en compagnie du Dr Jean MINANI, les deux en tenue de sport passaient à pieds par le raccourci et se baladaient à l’intérieur sans être inquiétés.

Malheureusement tous les jours ne sont pas dimanche ! Et pour cause la semaine précitée, l’homme fort du CNDD-FDD s’est heurté à un refus catégorique d’accéder au palais via le raccourci habituel. Il est sorti de sa jeep furieux, croyant à une confusion. Mais quand il a réalisé que la position militaire ne bronchait pas, il a appelé l’officier de permanence du palais. Celui-ci est arrivé sur les lieux en quatrième vitesse pour laver cet affront. Mais une fois sur les lieux le chef de poste lui a signifié que l’ordre d’interdire cet accès à Jérémie NGE NDAKUMANA était venu d’en haut ; l’officier de permanence a rebroussé chemin promettant d’aller consulter l’hiérarchie pour débloquer la situation. Mais aussitôt parti, son téléphone répondait aux abonnés absents.

Jérémie NGENDAKUMANA a compris la triste vérité : on lui fermait au nez cet accès au palais. Pourquoi ? Pourquoi bon Dieu ? Devait-il s’interroger ! Surpris par ce geste, pris de court par cette scène d’humiliation, il a ordonné à ses véhicules de rebrousser chemin sans lui. Il est resté planté là avec sa garde rapprochée. Il devait rentrer à pieds en compagnie de sa garde.

Depuis ce jour, pour sortir et rentrer chez lui, l’honorable Jérémie NGE NDAKUMANA doit emprunter le même circuit que RWASA Agathon, le même circuit que NGENDAKUMANA Léonce, celui de longer le monument de l’unité. L’autre voie qu’il emprunte est celle passant devant la résidence de l’union africaine.

Au demeurant Jérémie NGENDAKUMANA ne peut plus passer par l’entrée principale du palais présidentiel sans « laisser passer.» Et pourtant de paisibles citoyens comme MUTOKA, l’ancien premier Ministre SIBOMANA Adrien, Augustin NZOJIBWAMI,rentrent par cette voie sans inquiéter le palais présidentiel. La question qui reste en suspens est celle de savoir pourquoi le premier Mugumyabanga (membre du CNDD-FDD) n’a plus le droit de débarquer quand il veut comme à l’accoutumée au palais présidentiel ? Pourquoi devient-il subitement indésirable.

Contrairement à l’ambiance qui a prévalu lors du congrès de Ngozi du 07 Février 2007, aujourd’hui Jérémie NGENDAKUMANA ne serait plus ce diplomate docile rappelé en catimini de Naïrobi. A cette époque-là les hommes qui ont organisé la destitution de l’homme fort Hussein RADJABU, croyaient introniser un enfant de cœur, un dauphin de NKURUNZIZA. Hélas, ce ne serait plus le cas. Ce député de MURAMVYA aurait pris goût au pouvoir. Bien plus, fort du soutien de l’axe de Gitega il voudrait être le premier citoyen burundais.

Telle est la racine de toutes les tracasseries qui s’abattent sur Jérémie NGENDAKUMANA ou qui l’attendent. Il n’est pas exclu qu’il subisse le sort de son prédécesseur. A cet effet, la machine du système qui gouverne le pays serait en marche pour destituer à la tête du CNDD-FDD, ce diplomate –député devenu encombrant. D’une source du CNDD-FDD il semble qu’une pétition qui s’inscrit dans ce sens serait en train d’être signé à travers le pays. Malheureusement si tel était le cas Jérémie NGENDAKUMANA ne peut pas tenir un congrès de clarification sans l’aval du Ministre KAMANA. Dans ce cas ce dernier risque de jouer le même rôle qu’à jouer Evariste NDAYISHIMIYE alors Ministre de l’Intérieur, celui-ci a refusé la date du Congrès fixée par le Président du CNDD-FDD de l’époque El HADJ Hussein RADJABU.


BURAKEYE Juste

Aube de la démocratie n° 120

C'est dans l'Aube de la Démocratie

11-11-2008

EDITORIAL

« BARACK OBAMA A LA MAISON BLANCHE : LES ETATS-UNIS GAGNENT LE PARI DU CHANGEMENT. LE BURUNDI DOIT SUIVRE…»

Ce Mercredi 5 novembre 2008, Barack OBAMA vient de remporter haut la main les élections présidentielles et sénatoriales au pays le plus puissant du monde, les Etats-Unis d’Amérique. Un ras de marée pour le changement vient de propulser à la maison blanche un noir, un digne fils d’Afrique qui a ses ancêtres paternels dans un des pays de l’ « East African Community », le Kenya.

Le choix pathétique est une leçon d’une démocratie dans la diversité raciale que les Américains viennent de donner au Monde entier. Ce geste hautement historique s’inscrit dans un mouvement Arc-en-ciel qui réclame le changement ; ce changement exige à Barack OBAMA, grand leader charismatique, orateur incontesté qui a su électrisé les électeurs de redorer l’image des Etats-Unis de réconcilier l’Amérique avec le monde. Telle est la lourde mission qui attend le nouveau locataire de la Maison blanche dès le 4 Janvier 2009.

Une classe politique burundaise a suivi avec un grand intérêt ce tournant historique que vient de connaître les Etats-Unis d’Amérique. Ainsi dans cette nuit du 4 au 5 Novembre 2008 le Président du FRODEBU l’Honorable Léonce NGENDAKUMANA et le candidat du FRODEBU à l’élection présidentielle de 2010, l’ancien Président Domitien NDAYIZEYE ont passé ensemble une nuit blanche devant la télévision. Pourquoi ces deux hommes ont-ils été fascinés par cette élection de l’homme du changement, Barack OBAMA ? Au regard de la descente aux enfers que connaît le Burundi, il est tout à fait normal que le leader du FRODEBU Léonce NGENDAKUMANA et Domitien NDAYIZEYE qui appellent de tous leurs vœux un changement démocratique au Burundi suive à la loupe la marche d’OBAMA vers la Maison Blanche.

Mais quelle est cette situation qui prévaut au Burundi qui exige un changement ? Ce n’est plus un secret pour personne la dictature qui s’installe au pays promet un lendemain dangereux. En effet, rien qu’au cours des deux dernières semaines, le pouvoir du CNDD-FDD s’est illustré par des actes manqués suivants :
1. Le Ministre de la Justice encouragé par les services de renseignement présidentiels a désavoué le numéro deux de l’exécutif, en la personne du premier Vice-président de la République. En effet, ce dernier avait instruit au Ministre susmentionné de régler le malaise qui sévit entre le ministère et le syndicat du personnel non magistrat par la voie du dialogue. Malheureusement le Ministre Jean Bosco NDIKUMANA a ignoré cette correspondance et pris la décision de licencier certains membres du syndicat; une insubordination qui trahit l’existence d’un bicéphalisme au sommet de l’Etat.

2. L’autre fait a été cette arrestation irrégulière de Monsieur Alexis SINDUHIJE, Président fondateur du Mouvement pour la Sécurité et la Démocratie (MSD).

Cet homme politique, ancien journaliste, a été arrêté sans mandat d’arrêt; son bureau sis à Kinanira III a été perquisitionné avec un faux mandat. Car celui-ci était destiné à la perquisition de son domicile sis à Kinindo. Dans cette opération la presse présente sur les lieux a compris que ce détachement de la police, ils étaient 49, ne s’embarrasse pas des procédures. Le respect de la loi a été un vain mot.

3. Au-delà de ces agissements de la police, la toile de fond de cette intervention des pouvoirs publics n’est autre que le refus du multipartisme, la négation de la Démocratie qui a été consacrée par la fameuse ordonnance du 06 octobre 2008 du Ministre KAMANA.

Depuis lors les partis politiques ne peuvent plus tenir leur réunion statutaire sans l’autorisation du CNDD-FDD, parti présidentiel. Ainsi, les 20 et 25 octobre 2008, l’Administrateur de Buganda et celui de Mutaho ont par écrit interdit la tenue des réunions du parti Sahwanya-FRODEBU. Le 04 novembre 2008, le même pouvoir devait interdire au parti UPD d’ouvrir sa permanence à Buyenzi et d’ériger un drapeau du parti.

4. Le même 4 Novembre 2008 c’était le jour de l’enterrement de la mère de Jean Claude KAVUMBAGU, Directeur de l’Agence NET PRESS prévenu à la prison centrale de Mpimba depuis le 11 Septembre 2008. Ce pouvoir avait refusé à ce prévenu l’autorisation d’aller assister aux obsèques de sa chère mère, une autorisation qui est pourtant donné à d’autres prévenus. Franchement un pouvoir qui devient insensible au point de ne pas autoriser un prévenu, qui n’est pas un criminel, d’enterrer l’être le plus cher, une mère, devrait remettre le tablier. C’est un manque criant d’humanisme (ubuntu). Il a fallu une intervention spéciale du premier Vice-président de la République pour obtenir cette autorisation de Jean Claude KAVUMBAGU.

Mais l’autorisation arrachée des décideurs du pouvoir CNDD-FDD ont tenté d’imposer à Jean Claude KAVUMBAGU le port de la tenue verte de prisonnier pendant les obsèques au moment où toute sa famille était en tenue noir…ce pays ! Une discussion houleuse, une négociation intense ont eu lieu autour de cette tenue. La famille KAVUMBAGU a eu gain de cause et Jean Claude a mis une tenue afférente à ce genre de cérémonies. Chose normale. Mais pourquoi tenait-on à lui imposer cette tenue verte ? Juste pour l’humilier et le torturer moralement devant la dépouille mortelle de sa mère. Eh oui, il faut l’admettre avec ces faits et gestes Jean Claude KAVUMBAGU est tel MOUSSA KAKA, un prisonnier politique. Et nous devons nous en convaincre un tel traitement inhumain et dégradant n’est pas à l’honneur de Monsieur Philippe NZOBONARIBA, commanditaire de l’arrestation naguère connu sous le surnom de « NTURENGANYWE » (ne sois pas traite injustement).

Le traitement du cas KAVUMBAGU Jean Claude, Alexis SINDUHIJE, Hussein RADJABU, Pasteur MPAWENAYO, etc. nous renvoie devant un pouvoir qui fabrique des prisonniers politiques. Cette situation nous plonge dans un contexte où l’emprisonnement devient une règle et la liberté une exception. Cette règle d’or assaisonnée du refus du multipartisme tel que décrété par le Ministre KAMANA, constitue un cocktail Molotov qui risque d’éclater entre les mains du fabricant.

Et pour éviter des conséquences fâcheuses d’une telle explosion, le parti Sahwanya-FRODEBU demande à son candidat à l’élection présidentielle de 2010, le Sénateur Domitien NDAYIZEYE d’entonner le slogan de Barack OBAMA : « CHANGE WE NEED » -Nous voulons le changement ! « STAND UP FOR CHANGE » Levez-vous pour le changement !

Pour le parti de Léonce NGENDAKUMANA, les burundais épris de paix et de la restauration de la démocratie doivent se mettre ensemble pour lutter pour le changement. En effet, un ordre nouveau qui s’impose au Burundi passe par un vaste mouvement de Rassemblement des femmes et hommes qui militent en faveur du changement démocratique, la seule voie pour redorer le blason du pays. Cette coalition est le seul biais susceptible de réconcilier le peuple burundais avec lui-même. Barack OBAMA vient de gagner le pari du changement aux Etats-Unis d’Amérique, NDAYIZEYE Domitien doit mettre toutes les batteries en marche pour lui emboîter le pays. A lui de jouer !

Pancrace CIMPAYE.

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AND THE WINNER IS......OBAMA !

05-11-2008

Ca y est, c'est fait. A 47 ans,il sera le 44ème Président des Etats-Unis. La victoire de Barack Obama, que d'aucuns qualifient d'historique s'est dessinée tout au long de cette haletante campagne électorale.

"Est ce que quelqu'un doute encore que tout est possible aux Etats Unis? Le changement est en marche" à t'il déclaré devant une foule immense d'américains venus fêter cette victoire à Chicago.

Il obtient 338 grands électeurs, contre 150 pour son rival républicain, le candidat malheureux John McCain

Les américains viennent de prouver au monde leur marurité politique.

Félicitations Monsieur le Président!

La Rédaction

COMMUNIQUE DE L'IS

04-11-2008


L'Internationale Socialiste très préoccupée par la situation à l'est du Congo01 novembre 2008

L'Internationale Socialiste est très préoccupée par la situation à l'est du Congo et appelle la communauté internationale à renforcer immédiatement ses efforts pour arrêter la violence et à fournir un soutien à la crise humanitaire croissante avant qu'elle ne devienne encore plus catastrophique.

Malgré l'accord de paix signé en janvier de cette année, le conflit armé entre les rebelles, les milices et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) s'est poursuivi et s'est récemment intensifié, ce qui a grandement accru la pression pour les casques bleus dont le mandat est de protéger les civils, y compris les travailleurs de l'aide humanitaire, des attaques armées et de faire respecter l'embargo de l'ONU sur les armes à destination du pays.

Des centaines de milliers de personnes ont été déplacées lors des récents évènements du conflit, des violations des droits de l'homme ont été commises de chaque côté, femmes et enfants ont immensément souffert et il y a une menace évidente que la situation pourrait empirer sans une action internationale concertée et adéquate.

L'Internationale Socialiste exhorte le Conseil de Sécurité des Nations Unies à renforcer rapidement la mission des casques bleus dans la RDC en envoyant notamment : troupes supplémentaires, aide aérienne, autres ressources et équipements nécessaires pour accomplir son mandat.

L'Internationale appelle également la communauté internationale, y compris l'Union Africaine, à insister sur le fait que les gouvernements de la RDC et le pays voisin de Rwanda respectent leurs engagements de ne pas apporter leur soutien aux groupes armés, et de travailler à un accord de paix durable en prenant toutes les mesures possibles pour y arriver.

L'Internationale soutient aussi complètement la proposition de déployer une opération d'aide humanitaire à l'est du Congo par l'Union Européenne, et encourage d'ailleurs toutes les autres nations qui seraient à même d'y contribuer à le faire.

Déclaration émise par l'Internationale Socialiste, 01 novembre 2008

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La Rédaction

L'Abbé Juvenal Bamboneyeho n'est plus!

01-11-2008

Nous avons la douleur de vous annoncer le décès inopiné de l'abbé Juvénal Bamboneyeho, survenu ce vendredi 31 octobre 2008.

Le corps repose au Funerarium Delbrassinne de Rixensart, rue de la Gare, 9a-11 à 1330 Rixensart. Le funerarium est ouvert à partir de 16h00. Il restera ouvert samedi 01 novembre mais sera fermé dimanche.

L'église de Chapelle-St-Lambert que desservait l'abbé Juvénal étant trop petite pour les nombreux amis qui viendront à la célébration, les funérailles seront célébrées le mercredi 5 novembre 2008 à 14h30 à l'église Ste-Gertrude de Lasne Centre, route d'Ohain 1 à 1380 Lasne.

Pour info, s'adresser à l'abbé Daniel Nahimana (0476 793128) ou à l'abbé Salvator Ntibandetse (0495 289222).

A diffuser largement, en attendant le communiqué officiel qui sortira probablement lundi.

Requiescat in pace (qu'il repose en paix) !

La Rédaction

Léonce Ngendakumana: interview exclusive

31-10-2008

LE CNDD-FDD N’A PAS SUFFISAMENT DE MOYENS POUR IMPOSER LES ELECTIONS À LA KENYANE OU À LA ZIMBABWEENNE

Au lendemain de la célébration du 15ème anniversaire de l’assassinat du Héros de la Démocratie, Son Excellence Melchior NDADAYE, la Rédaction a tendu le micro au Président du FRODEBU, l’Honorable Léonce NGENDAKUMANA. Cet élu de la province de Bujumbura ne mâche les mots face aux maux qui étouffent la démocratie.

AUBE DE LA DEMOCRATIE A.D : Le 21 Octobre 2008, c’était le 15ème anniversaire de l’assassinat du Président NDADAYE Melchior, héros de la Démocratie. Quel bilan faites-vous de la lutte pour la Démocratie ?

LEONCE NGENDAKUMANA L.N : Un bilan positif au niveau des provinces, des options et des orientations. Ce sont des acquis contenus actuellement dans l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi et dans la constitution de la République du Burundi. Le projet de société et son programme politique, économique social et culturel, hier projets du Parti Sahwanya-FRODEBU constituent actuellement le contrat entre les partenaires politiques, sociaux et moraux de notre pays. De plus, Président Melchior NDADAYE a été déjà consacré héros National pour la Démocratie.

AD : A la veille du 15ème anniversaire de l’assassinat du Président NDADAYE Melchior, le peuple burundais a appris que le pouvoir du CNDD-FDD a vendu la dernière demeure de ce héros de la Démocratie, à une société Lybienne. Quelle est la réaction du FRODEBU ?

L.N : C’est une honte pour la nation Burundaise. C’est un affront pour la Démocratie au Burundi, c’est une provocation de tous les démocrates Burundais et de tous les Burundais aspirant à la réconciliation nationale. C’est une contradiction grave entre la reconnaissance de Feu Président Melchior NDADAYE comme Héros National de la Démocratie et la vente de sa dernière demeure. Je ne peux pas en dire plus, ça me dépasse.

A.D : Le 6 Octobre 2008, le Ministre de l’Intérieur a signé une ordonnance qui viole l’esprit et la lettre du multipartisme. Un texte qui viole la Constitution et la loi sur les partis politiques. Votre commentaire. Quelle est la voie de solution ?

L.N : Il s’agit de la négation de la démocratie et du multipartisme au Burundi par le pouvoir CNDD-FDD. L’ordonnance est prise en violation des articles 75, 80 et 85 de la constitution et des articles 11 et 12 de la loi sur les partis politiques et consacre le retour au monopartisme de fait que le FRODEBU s’engage à dénoncer et à combattre énergiquement. Il s’agit des manœuvres du Parti CNDD-FDD pour rendre les élections de 2010 très compliquées, voire impossibles. Cette ordonnance hypothèque tous les compromis politiques et historiques que les Burundais ont négociés et nous en appelons à toutes les forces politiques, sociales et morales à conjuguer leurs efforts pour décourager à jamais cette escroquerie politique. La seule voie possible est de retirer cette ordonnance en circulation car sans objet. Les lois et les règlements en place sont très clairs, précis et suffisants. Il faut plutôt, si changement devait y avoir, changer les hommes appelés à appliquer ces textes.

A.D : « Sahwanya-FRODEBU nyakuri iragi rya Ndadaye ». Pourquoi le pouvoir du CNDD-FDD a inventé cette organisation ? Quelle durée accordez-vous à ce parti ?

L.N : Pour détruire le Parti Sahwanya-FRODEBU et ainsi mettre un terme à l’héritage de Feu Melchior NDADAYE. Je constate néanmoins que le pouvoir CNDD-FDD lui a confié une mission suicidaire politiquement. Je ne peux pas accorder un délai pour un truc qui n’existe pratiquement pas. Cela serait une erreur grave de ma part. J’aurai commis une faute, celle qui ne pardonne pas.

A.D : Depuis un certain temps des voix s’élèvent pour déplorer le retard de la publication de la feuille de route des élections de 2010. Quelle lecture faites-vous de ce retard ?

L.N : Depuis que le CNDD-FDD est entrain en conflit avec la Constitution et les lois en vigueur, depuis qu’il a été incapable de résoudre la question de paix et de sécurité dans le pays, depuis qu’il s’est tiré sur la voie de violation des droits fondamentaux de la personne humaine, depuis qu’il s’est retrouvé marginalisé par toutes les forces politiques, sociales et morales de ce pays, depuis qu’il a perdu la légitimité populaire. Il s’est engagé dans la voie de la dictature militaire, donc dans la voie de refus des élections. Il faudra une combinaison d’actions pour l’en dissuader.

A.D : Que faites-vous au FRODEBU pour que le Burundi ne connaisse pas les élections comme celle du Kenya et du Zimbabwe. Est-ce une menace envisageable chez nous ?

L.N : Nous poursuivons le combat que nous avons engagé contre les anti-démocrates de ce pays. Nous sommes en train de consolider les structures du Parti Sahwanya-FRODEBU, poursuivre la formation politique et idéologique des citoyens Burundais pour consolider la Démocratie à la base, sur les collines. Enfin, nous sommes en train de nous préparer en faveur d’un vaste rassemblement pour la paix, la bonne gouvernance et la réconciliation nationale en vue de faire face à cette éventualité. Oui, on peut affirmer que la menace est envisageable, mais les chances que cela se produise sont minimes car, d’une part, le projet est connu de tous, d’autre part le CNDD-FDD n’a pas suffisamment de moyens nécessaires pour y parvenir. Il pourrait tenter mais sans succès.

A.D : Au FRODEBU avez-vous une perspective d’envisager une coalisation avec d’autres formations politiques pour le rendez-vous de 2010 ?

L.N : Oui évidement. Comme le nom même l’indique, le FRODEBU est un front où se malaxent beaucoup d’idées contradictoires. Le Parti Sahwanya-FRODEBU est également un parti qui a une longue expérience en matière de débats, de négociation et ouvert au dialogue franc et sincère. Souvenez- vous des Forces de Changement Démocratique en 1993, l’ANAC en 1999 et le G7 à Arusha. Le Parti Sahwanya-FRODEBU n’a donc aucun problème dans ce domaine.

A.D : Ce 12 Octobre 2008, le FRODEBU a élu le candidat aux présidentielles de 2010. Quels sont les atouts de ce candidat ?

L.N : Les atouts sont multiples. C’est un ancien membre des Mouvements des Etudiants progressistes Barundi, un membre actif du Parti Sahwanya-FRODEBU depuis de nombreuses années, un ancien Secrétaire Exécutif et Secrétaire Général du Parti Sahwanya-FRODEBU, un ancien Vice-président et le Président de la République. De plus, il a participé activement à la négociation et à la conclusion de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi. C’est sous son règne que l’Accord global de cessez le feu a été conclu entre son Gouvernement et le CNDD-FDD de Pierre NKURUNZIZA, opération qui avait été difficile pour son prédécesseur, c’est également sous son règne que la constitution de la République du Burundi de Mars 2005 a été adopté par Référendum. Beaucoup de gens nationaux et étrangers sont convaincus que le candidat NDAYIZEYE Domitien est un homme courageux, lucide et surtout un homme de compromis. Voila résumé certains de ses atouts sans être exhaustif.

A.D : Comment voyez-vous cette période qui nous sépare des élections de 2010 ?

L.N : C’est une période de tous les dangers si les acteurs politiques, sociaux et moraux ne se lèvent pas pour dire NON aux pratiques du Parti CNDD-FDD dans la gestion des affaires de l’Etat. C’est une période qui sera riche en débats que le Pouvoir CNDD-FDD le veuille ou pas. C’est une période qui n’augure rien de bon pour l’avenir du Burundi car, la guerre peut reprendre à tout instant tellement la question du règlement du cessez-le-feu avec le PALIPEHUTU-FNL n’est pas pris au sérieux du CNDD-FDD, les relations avec les partenaires économiques peuvent se détériorer à tout moment, les bailleurs de fonds risquent de se décourager aggravant ainsi la misère et les souffrances de la population burundaise.










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C'est dans l'Aube de la Démocratie

29-10-2008

Chers lecteurs,

Nous vous livrons l'intégralité de l'Aube de la Démocratie n° 119

Dans ce numéro, vous trouverez entre autre:

- L'éditorial tranchant de Pancrace Cimpaye

- Les coulisses de l'élection du Président Ndayizeye, au titre de candidat officiel du Parti Sahwanya FRODEBU aux élections présidentielles de 2010

- Biographie et réalisations de NDAYIZEYE Domitien

Et bien d'autres titres.

Lisez et abusez de votre journal

Document annexe : 1225239972_ilko.doc

La rédaction

La Section de Suisse félicite NDAYIZEYE

27-10-2008

REPUBLIQUE DU BURUNDI
PARTI SAHWANYA-FRODEBU
Section de Suisse
Genève le 22 octobre 2008





Président Domitien NDAYIZEYE
A BUJUMBURA

Copie à l’Honorable Léonce NGENDAKUMANA
Président du parti SAHWANYA-FRODEBU
A BUJUMBURA







Monsieur le Président,


Suite à votre élection en tant que candidat officiel du Parti SAHWANYA-FRODEBU aux élections présidentielles de 2010, les militants de la section SAHWANYA-FRODEBU de Suisse vous adressent leurs chaleureuses félicitations. Par ce vote sans appel où plus de 80% des membres du Conseil des Délégués Nationaux vous ont exprimé leur confiance, ce sont votre attachement à l’idéal démocratique, votre engagement sans faille pour le parti et vos qualités d’homme d’Etat compétent, responsable et déterminé qui ont été reconnus.

Dans cette longue course à obstacles vers l’horizon 2010, sachez, Monsieur le Président, que vous pouvez compter sur le soutien indéfectible des militants de la section SAHWANYA-FRODEBU de Suisse.

Recevez, Monsieur le Président, l’assurance de notre haute considération ainsi que nos voeux de victoire au terme de la noble course où vous venez de vous engager.




Gélase MBONIMPA
Président de la section

La rédaction

L'Aube de la Démocratie n° 119!

26-10-2008


Editorial


CNDD-FDD–PALIPEHUTU-FNL : OU EST PASSE LA FIERTE NATIONALE ?

Voilà 3 ans que nous sommes sous le règne du CNDD-FDD. Dans leur bilan, les ténors de ce pouvoir ne cessent de répéter à qui veut les entendre que la gratuité des soins de santé pour les enfants de moins de cinq ans, pour les mères qui accouchent et la gratuité de l’enseignement de base, sont des bienfaits incommensurables qui haussent le Burundi au rang des pays paradis. Sans attaquer les contours, les corollaires de cette politique de gratuité qui produisent des effets dévastateurs, il est navrant de constater que l’aspiration du peuple burundais qu’est la Paix reste un vain mot.

A cet effet, depuis la fin de 2005, les burundais ont compris que les anciens combattant de la liberté du peuple burundais, le CNDD-FDD, considérait le dossier du règlement de la question du PALIPEHUTU-FNL comme le cadet de leurs soucis.

A ce niveau il sied de rappeler les nombreux ultimatums qui ont été donnés à ce mouvement par le Chef de l’Etat. A l’époque les burundais qui ont soif de la paix comprenaient très mal comment on peut donner un délais limite pour recouvrer la paix. Le dernier ultimatum lancé à Nyabiraba dans la Province de Bujumbura était venu comme un coup de poignard dans le dos des malheureux habitants de cette province. Ce n’est pas tout. Au bout de ce délai limite, le Père de la Nation, garant de la paix du Burundi devait déclarer que la question du PALIIPEHUTU-FNL n’est plus du ressort du Gouvernement Burundais mais de la région. Cette démission face à une question aussi capitale pour la Nation trahissait un manque de volonté politique de défricher ce terrain.

Plus tard par la force des choses, le 7 septembre 2006 un accord de cessez-le-feu a été arraché au forceps par la région entre les deux parties. Mais sa mise en application donne du fil à retordre au Médiateur Sud Africain qui n’a pourtant plus tout le temps à nous consacrer. Et pourtant la région et la médiation avaient rempli leur contrat, celui de rapatrier le processus de paix au Burundi et le remettre entre les mains des burundais. C’est dans cet esprit que la région a pesé de tout son poids afin que le leader du PALIPEHUTU-FNL, Monsieur RWASA Agathon rentre au Burundi. Son retour au pays natal tant réclamé par le pouvoir de Bujumbura avait été présenté comme la condition sine qua non pour vider les questions qui constituaient la paume de discorde entre les deux parties.

Malheureusement 5 mois après le retour de RWASA Agathon le Médiateur vient de réaliser qu’un dialogue de sourd bloque le processus. D’un côté le PALIIPEHUTU-FNL rejette catégoriquement le changement du nom du mouvement, de l’autre côté le CNDD-FDD déclare que pour tout l’or du monde il ne peut pas accepter d’aller aux élections de 2010 avec un concurrent qui aurait un « avantage » de se nommer libérateur des hutu. Dans ce cas le mouvement de RWASA Agathon doit lui aussi se battre pour préserver cet « avantage ».

Mais le drame de ce blocage est qu’aucune partie ne soulève ces raisons électorales. Dès lors les acteurs étrangers qui aident dans ce processus tablent sur de fausses données et en conséquence risquent d’arrêter de fausses solutions ; la question qui bloque est loin d’être « PALIPEHUTU-FNL » comme nom ou encore moins « LA VIOLATION DE LA CONSTITUTION » car Dieu seul sait combien de fois celle-ci est violée par le pouvoir de 2005. Au-delà de la dénomination « PALIPEHUTU-FNL » il y a d’autres questions occultées ou loin de trouver un consensus c’est l’épineuse question du partage du pouvoir politique, militaire et policier. Le règlement des intérêts qui se cachent dans ce chapitre constitue l’huile au moteur de ce processus. Mais des sources concordantes rapportent que pour le pouvoir du CNDD-FDD, il faut donner des curriculum Vitae des membres du mouvement qualifiés pour être nommés à des postes éventuels. Dans cette logique, ces nominations resteraient à la seule discrétion des décideurs du CNDD-FDD. En somme cette position constitue elle aussi un grand blocage.

En définitive, la région, la médiation, le directoire politique, le monde entier qui avaient contribué au rapatriement du processus de paix à Bujumbura doivent se rendre à l’évidence : le présent blocage appelle une fois de plus le concours de l’étranger. C’est ainsi que le Médiateur Sud-Africain a fait le tour des Chefs d’Etat de l’initiative régionale cette semaine. Déçu par le blocage, il demandera un jour que ces chefs d’Etat viennent à Bujumbura pour dicter une solution aux deux parties. Malheureusement certaines capitales de la région préoccupées par des problèmes internes à leur pays seraient agacés par l’incapacité des burundais à conclure et à prendre en charge ce processus de paix. Pour des institutions démocratiquement élues 3 ans après, cette fausse note n’est pas à leur honneur.

Dans ces conditions, les questions qui nous hantent tous sont celle de savoir où est passé la fierté nationale ? Que signifie patriotisme ? Le mot souveraineté nationale a-t-il toujours un sens chez nous ? Avec ce processus de paix qui traîne en longueur nous devenons si pas la risée de la région mais un fardeau pour celle-ci. Et pourtant au beau vieux temps, pendant la Transition, NDAYIZEYE Domitien alors Président de la République, dans 4 mois il avait conclu un Accord Global de cessez-le-feu avec le CNDD-FDD et réussi l’intégration dans le semestre qui a suivi. Le monde entier l’a applaudi des deux mains ! C’était une fierté nationale ! Aujourd’hui trois ans après, les burundais broient du noir à cause de cette cacophonie qui est autour de ce processus de cessez-le-feu.

Le FRODEBU a raison, il faut avoir NDAYIZEYE Domitien au sommet de l’Etat en 2010, gage pour reconquérir la paix et la fierté nationale. Au peuple burundais de jouer !

Pancrace CIMPAYE

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NDADAYE commémoré à Bruxelles

25-10-2008

MESSE DE COMMEMORATION DU 15ème ANNIVERSAIRE,
DE L’ASSASSINAT DE Melchior NDADAYE
PREMIER PRESIDENT DEMOCRATIQUEMENT ELU AU BURUNDI

Bruxelles, 21 Gitugutu 2008

Lectures
- Sg 4, 7-15
- Jn 12, 23-26

Homélie
“… si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ;
mais s’il meurt il donne beaucoup de fruit.” (Jn. 12, 24)

1. Ce fait apparemment banal de la réalité agricole, Jésus ne l’a pas relevé pour souligner inutilement ce que tous ses auditeurs savaient et tenaient pour évident ; mais il l’a évoqué pour illustrer le sens qu’il entendait donner à la mort que ses ennemis lui destinaient. En effet, il savait pertinemment bien que ces derniers avaient déjà arrêté de le faire condamner à la mort ignominieuse de la croix, réservée normalement aux non-juifs appelés avec mépris « païens », ou alors aux juifs exclus par les autorités religieuses de la communion avec leur peuple et par voie de conséquence avec Dieu. Du moins selon ce que ces mêmes autorités avaient fini par imposer comme croyance populaire. Jésus évoquait le fait pour faire comprendre à ceux-là mêmes qui allaient le faire condamner qu’il ferait de sa mort le moyen de réaliser sa mission de se livrer lui-même pour que tous les humains, y compris ses ennemis, soient sauvés de l’erreur et du mensonge pour avoir la vraie vie et l’avoir en abondance.

2. On peut se poser la question de savoir si oui ou non cela s’est réalisé ; s’il y en a eu qui aient jamais reçu cette vie et se aient vécu conformément à ses exigences? La réponse à cette question est affirmative. Nous en avons la preuve dans le témoignage des premiers qui ont adhéré à la personne de Jésus, à savoir les 12 apôtres : Pierre et ses compagnons. Nous le voyons plus encore dans la vie de Paul de Tarse qui, de bon pharisien qu’il était, n’avait rien ménagé pour combattre le nom de Jésus en persécutant ses adeptes et qui, saisi par sa grâce, est devenu le héraut passionné de Celui qu’il avait combattu. Mais nous en avons aussi la preuve dans le témoignage de nombreux hommes et femmes qui tout au long de l’histoire, depuis la mort et la résurrection de Jésus, sans professer nécessairement la foi en lui, sont allés même jusqu’à payer de leur vie pour que leurs pays ou leurs sociétés sortent de l’engrenage de l’injustice et de la misère pour vivre conformément à des valeurs inspirées de son Evangile. Cela, dans la conviction que seules ces valeurs honorent la dignité humaine et garantissent la paix et la prospérité.

3. Le héros national, Melchior NDADAYE, dont nous honorons la mémoire et pour lequel nous prions aujourd’hui est un de ceux-là. Je ne sais pas dans quelle mesure il professait la foi en Jésus-Christ, mais je sais que, dès son enfance et tout au long de sa formation scolaire et académique, il s’est abreuvé aux sources des valeurs évangéliques pour lesquelles Jésus est mort. Je sais aussi qu’il était un passionné de la justice sous toutes ses dimensions et de la paix qui en découle. Et s’il a voué sa vie à la lutte pour la démocratie c’était précisément parce qu’il voyait en elle le système de gouvernement qui pouvait mieux incarner ces valeurs et engager le Burundi, notre pays, dans la voie de la justice, de la paix et de la prospérité qui lui manquaient alors et qui, malheureusement, lui manquent encore cruellement.

4. Comme le grain de blé tombé en terre, Ndadaye est mort, victime de la haine et du refus du changement de système de gouvernement dans notre pays. Qui plus est, il n’est pas mort seul ; d’autres parmi ses proches collaborateurs ont été assassinés avec lui et sa mort a provoqué celle de milliers de nos compatriotes. A regarder ce qui s’est passé dans la foulée de son assassinat, nous en sommes encore aujourd’hui profondément attristés et nous devrions nous couvrir le visage de honte. Mais nous ne devons pas nous laisser entraîner dans la complicité avec les manœuvres du Malin et de ses mandataires en reniant la valeur de l’action et de la mort de ce héros.

5. Ndadaye n’a pas vécu longtemps. Mais, comme le juste dont nous a parlé le livre de la Sagesse dans la première lecture, par la qualité de sa vie "il a accompli une longue carrière" (Sg 4,13). Aussi, après la mort inopinée et violente qui fut la sienne, à l’instar du grain de blé tombé en terre et qui meurt, il a porté du fruit et il continue à en porter. Ce fruit, ce n’est pas la violence fratricide qui a ensanglanté nos collines et endeuillé des milliers de familles à travers presque tout le pays. Certains l’ont malheureusement perçu ainsi et l’ont pris pour prétexte de leur refus de la démocratie. Mais, en fait, cette violence a été l’œuvre du démon et de ses acolytes, toutes ethnies confondues; elle est à attribuer au père du mensonge et de la division, ainsi qu’à ceux qu’il a utilisés, pour tenter d’étouffer dans l’œuf la renaissance du Burundi à la dignité et à la paix.

6. Ne nous laissons donc pas égarer. Le fruit que nous devons au martyre de Ndadaye, fruit que nous sommes appelés à protéger et à faire mûrir, c’est le sursaut de conscience qui a amené et continue à pousser pas mal de nos compatriotes d’ethnies et de sensibilités politiques différentes, à s’asseoir ensemble pour rejeter l’injustice du passé et chercher les voies et moyens de construire un Burundi nouveau, axé sur l’égalité et la participation de tous ses fils et filles, dans la recherche du bien commun.

7. Quoi qu’on dise de la situation actuelle de notre pays, ce fruit y est une réalité. Au Burundi, aujourd’hui, on voit se manifester et grandir chez bon nombre de nos compatriotes, la conscience de n’avoir pas d’autre choix que celui de composer et de vivre ensemble entre Batwa, Bahutu et Batutsi, dans le respect de la dignité de chacun et la volonté de construire un Etat de droit où la justice ne soit plus un vain mot. Les difficultés ne manquent pas et elles sont de tous ordres. Certaines sont d’ordre politique ou social ; d’autres relèvent de la conjoncture économique et géopolitique mondiale, mais il y en a aussi qui sont d’ordre éthique. L’on ne saurait ignorer, en effet, qu’il y a encore, de la part de certains, des réticences et des tentatives d’offusquer le fruit en question en suscitant à dessein des tourbillons d’appréhensions, d’incertitudes et de peurs. Mais on est réconforté et encouragé de constater qu’il y a des compatriotes, quand bien même encore peu nombreux, déterminés à faire prévaloir sur tout cela la volonté de rendre irréversible la dynamique du changement positif engagée par ce que j’appellerais "l’événement Ndadaye".

8. C’est de ceux-là que nous devons tous être, en vertu même de la commémoration qui nous réunit ici et de la foi que nous célébrons dans cette Eucharistie. La vie d’un homme ou d’une femme ne vaut pas par le nombre des années enregistrées dans ce monde ou par la quantité des biens matériels accumulés sur son compte. Elle vaut plutôt par la grandeur de la vision du bonheur que l’on a et par l’abnégation dont on sait faire preuve au service de l’idéal de ce bonheur et d’un avenir meilleur, non seulement pour soi-même mais surtout et d’abord pour les autres. Voilà la conviction à cultiver et à mettre en pratique pour honorer comme il faut la mémoire de Melchior Ndadaye. Quand cette conviction vient à manquer, on court le risque de se servir de ceux que l’on prétend servir et on a vite fait de trahir même ses compagnons de lutte.

9. Sachez en tout cas, chers frères et sœurs, que proclamer la mort de Jésus et célébrer sa résurrection comme nous nous apprêtons à le faire, c’est s’engager à faire sienne l’expérience du grain de blé tombé en terre qui meurt pour que naissent plus nombreux de nouveaux germes de blé. Si Ndadaye est mort de la mort que nous connaissons, même si lui-même n’a peut-être jamais formulé explicitement cette intention, c’était pour que d’autres "Ndadaye" naissent continuellement au Burundi. Qu’ils aient des visages différents du sien et qu’ils portent d’autres noms, ce n’est que normal et c’est d’ailleurs ce qu’il faut ; pourvu qu’ils rivalisent avec lui dans la passion du bonheur de notre pays et dans le courage de se battre pour le réaliser.

10. Notre héros est mort alors qu’il commençait à peine d’apprendre à gouverner un pays. Nous sommes ici pour prier afin que le Seigneur Source de la vie et Maître de l’histoire nous donne un intercesseur à la place d’un apprenti, en la personne de cet homme que nous ne savons plus voir de nos yeux. Qu’il intercède pour ce pays qu’on ne l’a pas laissé gouverner afin qu’il mette au monde de nombreux "Ndadaye" qui serviront la cause de la justice et de la paix, peut-être même mieux qu’il ne l’aurait fait de son vivant. Mais, pour que notre demande soit une bonne prière, elle doit nous impliquer dans la réalisation de son objet. C’est-à-dire qu’en la confiant à Dieu, nous nous mettons nous-mêmes à sa disposition pour que, selon sa volonté, Il se serve de nous pour l’exaucer. Nous devons être prêts à nous laisser nous-mêmes transformer en ces "Ndadaye" qu’il nous faut pour bâtir un Burundi nouveau. Que le Seigneur soit loué !


&#61528;Joachim NTAHONDEREYE
Evêque de Muyinga

La rédaction

NDADAYE commémoré à Bruxelles

22-10-2008

C’est autour de la veuve du Président NDADAYE, Madame Laurence NININAHAZWE-NDADAYE, entourée de ses enfants que les cérémonies commémoratives du 15è anniversaire de l’Assassinat du Président NDADAYE ont eu lieu à Bruxelles hier. Madame NDADAYE avait souhaité se recueillir en famille, d’où son absence “remarquée” à Bujumbura.

Outre les nombreux burundais et amis du Burundi qui avaient pris place dans cette splendide Eglise de Saint Josse , les cérémonies ont été rehaussées par la présence du 1er Vice-Président de la République, Yves SAHINGUVU

Monseigneur Joachim NTAHONDEREYE, évêque de Muyinga présidait la célébration eucharistique. Dans son homélie, il a notamment fustigé “ tous ceux qui se servent du peuple dont ils avaient la charge pour leurs intérêts personnels égoïstes, allant même jusqu’à trahir leurs compagnons de lutte, et il n’est pas nécessaire d’aller trop loin pour trouver des exemples”. Il a par ailleurs exhorté tous les burundais, à prendre l’exemple du Sage (du livre de la sagesse) et traduire en faits tous les idéaux pour lesquels le Sage NDADAYE est mort.

L’ambassadeur Laurent KAVAKURE a, dans son discours, remercié tous ceux qui avaient contribué de près ou de loin à la réussite de la commémoration, notamment les prêtres qui ont co-célébré la messe, la Chorale de Louvain-la-Neuve ainsi que la Communauté Burundaise de Belgique( CBB) asbl. Il a profité de l’occasion pour rappeler les nombreuses vertus dont regorgait NDADAYE notamment l’écoute, le dialogue et une intelligence hors du commun.

Le 1er Vice-Président a fait remarquer qu’au Burundi, à cette occasion, il n’y a pas d’autres discours officiels qui sont prononcés. C’est la voix même de l’illustre disparu, que l’on fait retentir, et les burundais rentrent chez eux, réfléchir et se recueillir. Il a cependant axé son propos sur le rôle que le Héros de la Démocratie, Melchior NDADAYE, au même titre que le Heros de l’Indépendance, le Prince Rwagasore, ont joué dans l’histoire du Burundi. Le processus initié par NDADAYE est irréversible, a- t’il souligné.
“Que la mort de NDADAYE, ainsi que toutes les victimes innocentes de la folie meurtrière humaine nous soit une leçon, afin que l’unité des burundais ne soit plus un vain mot”.

Les cérémonies se sont poursuivies par un vin d’honneur dans les locaux de l’ambassade du Burundi.

Rappelons que cette commémoration a été conjointement organisée par l’Ambassade du Burundi et la Section FRODEBU de Belgique.

Lire l'integralité du mot introductif des cérémonies religieuses en cliquant sur le lien suivant

Document annexe : 1224710774_Biographie Ndadaye 2008 v2.doc

La rédaction

Message du Parti Sahwanya FRODEBU

21-10-2008

DISCOURS DU PRESIDENT DU PARTI SAHWANYA FRODEBU A L'OCCASION DU 15ème ANNIVERSAIRE DE L'ASSASSINAT DU PRESIDENT FEU MERCHIOR NDADAYE 21 OCTOBRE 2008


Excellences,
Honorables,
Messieurs les représentants des missions diplomatiques et consulaires au Burundi,
Messieurs les Représentants des partis Politiques,
Distingués invités,
Chers Inziraguhemuka,
Mesdames, Messieurs,

A l’occasion de la commémoration du 15ème anniversaire de l’assassinat de feu Président Melchior NDADAYE, premier Président de la République du Burundi démocratiquement élu, permettez-moi de vous accueillir à la Permanence Nationale du Parti Sahwanya-FRODEBU et de vous exprimer notre profonde gratitude pour cette solidarité que vous avez manifestée à l’égard du Parti Sahwanya-FRODEBU et ses dirigeants.

D’habitude, lors des cérémonies comme celles-ci, le Parti Sahwanya-FRODEBU insiste beaucoup sur l’histoire récente du Burundi, aujourd’hui, nous avons préféré focaliser notre attention sur la vie de Feu Melchior NDADAYE, son œuvre et la poursuite de son héritage. En effet, certains parlent de la Démocratie, de NDADAYE, de son œuvre, de son héritage, réellement sans en être informés ou alors à des fins de propagande uniquement.

Excellences,
Honorables,
Distingués invités,

C’est avec un sentiment de fierté mélangé de peine que nous vous accueillons à la permanence Nationale du Parti Sahwanya-FRODEBU 15 ans après l’assassinat de Feu Président Melchior NDADAYE.

Un sentiment de fierté parce que vous êtes à nos côtés, vous êtes avec nous dans la lutte, le combat engagé en vue d’instaurer au Burundi un Etat de droit, un Etat démocratique, une société juste et équitable. En effet, malgré les obstacles rencontrés et les manœuvres des fossoyeurs de la démocratie, le chemin déjà parcouru est satisfaisant.

Un sentiment de fierté parce qu’en jetant un regard sur les débuts difficiles de ce processus de paix et de réconciliation nationale, sur les fruits des efforts que nous avons déployés et que vous avez soutenus et appuyés d’une manière ou d’une autre, nous avons réellement des raisons d’espérer.

Nous avons appris à dialoguer et à trouver des compris sur nos différends, nous avons appris à être tolérants les uns envers les autres. Ce faisant, nous avons appris à mieux nous connaître, à nous sentir solidaires et mobilisés pour une même cause. Nous avons conclu un accord pour la paix et la Réconciliation au Burundi qui repose sur quatre principes moteurs pour la stabilité politique, économique et sociale de notre pays.

Des sentiments de peine et de frustration parce que l’œuvre inachevée du Président NDADAYE est menacée, est sabotée par des actes illégaux, des faits et gestes du Parti CNDD-FDD en matière de démocratie et de bonne gouvernance, de paix et de sécurité et de réconciliation nationale. Toute l’édifice risque de s’écrouler en faveur de la dictature, du terrorisme, de l’intimidation et de la mauvaise gouvernance démocratique et économique. Le Président Melchior NDADAYE a été théoriquement élevé au rang de Héros National de la Démocratie.

Des sentiments de peine et de douleur enfin parce que la question de la paix et de la sécurité pour tous en particulier l’échec de l’application de l’accord signé entre le Gouvernement et le Mouvement PALIPEHUTU-FNL, la question relative à la préparation et à l’organisation des élections de 2010, la question relative à la recherche de la vérité sur notre douloureux passé restent sans réponses.

Qui fut Président Melchior NDADAYE et que fut son œuvre ?

Le Président Melchior NDADAYE était un démocrate, un leader charismatique, un visionnaire, un homme de compromis comme en témoignent les quelques faits suivants :

Le Président Melchior NDADAYE fut profondément choqué par la dichotomie entre les producteurs (monde paysan) et les profiteurs (monde d’élites) et s’engagea fortement à dénoncer une telle situation avant d’entamer la lutte pour changer l’image de la société burundaise.

Le Président Melchior NDADAYE a été le tout 1er réfugié burundais Hutu qui a osé défendre le principe qu’il n’y a pas de conflit entre les Hutu et les Tutsi au Burundi, qu’il y a un conflit entre une oligarchie au pouvoir et les travailleurs du Burundi et qu’il n’y aura ni paix, ni développement, ni réconciliation au Burundi si les Hutu, les Tutsi et les Twa opprimés ne se mettent pas ensembles pour bâtir une nation digne, une nation prospère, intègre et réconciliée.

Déjà en exil au Rwanda, il collaborait avec des Tutsi pour les amener à comprendre, à soutenir, à appuyer et surtout adhérer à sa vision, à son programme politique, économique et social et à son idéologie pour la libération de la grande partie de la population opprimée.

Le Président Melchior NDADAYE avait beaucoup réfléchi sur la lutte, le combat qu’il faut mener au Burundi pour rassurer et garantir la sécurité à toutes les composantes de notre société. C’est ainsi que lors d’une réunion de BAMPERE ou siégeait les représentants de TABARA, MEPROBA, CPB, NDADAYE se leva et, déclara sans mâcher les mots, qu’à son avis, si un jour les réfugiés prenaient encore une fois les armes, le devoir de tout membre de BAMPERE sera de les dénoncer publiquement et au besoin les combattre. Il ne démordra jamais de cette ligne de conduite toute sa vie durant et préféra de démissionner car les divergences étaient profondes et était minorisé lors d’un congrès organisé par UBU en 1982.

Il a été accusé d’avoir dévié de l’idéologie de l’UBU, des cris d’indignation s’élèvent, des injures fusent de partout comme Traître ! Vendu ! Lâche ! Il a été incompris par son entourage mais n’a pas cédé sur ces pressions.

Contrairement à beaucoup de ses camarades qui restaient déprimés jusqu’à l’immobilisme total suite à un choc dur, NDADAYE Melchior savait se retenir et garder son sang froid.

Le 16 Août 1991, le Président NDADAYE a démissionné de la commission constitutionnelle parce qu’estimait que le projet de constitution en cours d’élaboration était contre les intérêts de la grande majorité de la population.

C’est dans cette même logique qu’après l’agrément du FRODEBU, en compagnie de certains de ses collaborateurs à savoir Président Sylvestre NTIBANTUNGANYA, les honorables NYANGOMA Léonard et KARIBWAMI Pontien, Président NDADAYE est allé convaincre le Pouvoir de l’époque de ne pas aller directement aux élections mais d’accepter d’organiser d’urgence une transition de 4 ans pour régler d’abord les problèmes de fonds : des réfugies, des réformes de l’armée, de la justice et de l’administration en vue d’habituer les Hutu et les Tutsi à partager le Pouvoir et à cohabiter. Le Président NDADAYE était sûr de gagner les élections, mais n’était pas rassuré de gouverner le pays sans qu’il y ait un changement de mentalité des hommes au pouvoir depuis une trentaine d’années sans partage.

Le Président NDADAYE, après la victoire des élections présidentielles et législatives des 1er et 29 Juin 1993, malgré les pressions de certains de ses proches collaborateurs et même des militants a décidé de partager le pouvoir issu des élections avec le parti perdant à raison de 60% et 40% avec un Premier Ministre issu du Parti UPRONA qui venait de perdre les élections.

Le Président NDADAYE avait remarqué que la campagne électorale a suscité des passions et des émotions provoquant ainsi une adhésion massive des populations au FRODEBU, parfois sans comprendre ni intérioriser le projet de société présenté par le FRODEBU et son programme et a décidé de lancer lui-même une campagne de sensibilisation de la population, des dirigeants et des Institutions de l’Etat sur le comportement de ces derniers dans un contexte démocratique encore fragile.

Le Président Melchior NDADAYE était un homme doué, intelligent et brillant, avait un sens d’organisation et de responsabilité sans égal, était un leader charismatique, démocrate, un visionnaire, un homme de compromis. Le Président Melchior NDADAYE était un homme réaliste, capable d’adapter son comportement à celui des enfants, des adultes, des vieux et vieillards, à celui des sages et même des déréglés mentaux. Il était animé d’un esprit de tolérance et d’ouverture politique.

Le Président NDADAYE aimait les discussions politiques et idéologiques. Il aimait lire. Il a lu beaucoup de livres sur le capitalisme, le socialisme et communisme. Il adorait les leaders comme Lenine, Kim Il Sung, Mao-Tse Toung et CHECK GUEVALA. Il avait une convection profonde et cherchait toujours à comprendre le fonctionnement de la société et le sens des événements.

Le Président NDADAYE était un observateur de génie. Il écoutait beaucoup plus ses interlocuteurs qu’i ne leur parlait et ne s’exprimait que pour faire un exposé clair et pour donner des orientations. Il n’était jamais ambigu sur un sujet traité. Je ne l’ai jamais vu couper la parole à quelqu’un. Je ne l’ai jamais vu mettre en avant et défendre ses intérêts personnels. N’importe qui pouvait se confier à lui sans risque de subir des propos humiliants.

Le Président NDADAYE était très simple, courtois et avait la qualité de s’adapter à tous les caractères. Sa simplicité ne l’empêchait pas à prendre ses responsables quand il le fallait.

Le Président NDADAYE était très discret et très poli, un homme de très agréable compagnie, un homme très équilibré sans aucun complexe.

De l’expérience de l’exil, il avait tiré l’horreur de l’injustice qui frappe aveuglement et collectivement les gens en raison de leur appartenance ethnique, politique, sociale ou régionale.

Le Président NDADAYE avait un grand cœur et éprouvait beaucoup de passion à l’égard des opprimés et des vulnérables en particulier les veuves et les orphelins auxquels il attachait une attention particulière.

Le Président NDADAYE était très radicalement opposé à l’esprit de domination et de soumission ainsi qu’au complexe d’infériorité qui caractérisent souvent les opprimés.

Le Président NDADAYE était allergique à ceux qui méprisent leurs semblables. Pour cela, il était radicalement opposé aux tribalistes tant tutsis que hutus et aux opportunistes.

Le Président NDADAYE était allergique aux injustices sociales et à toute forme d’exclusion ou d’exploitation de l’homme par l’homme.

Le Président NDADAYE a été toujours allergique à la paresse et à l’alcoolisme. Ainsi, était-il déçu et même choqué de voir les jeunes réfugiés échouer leurs études pour des raisons de délinquance.

Voilà l’homme que les ennemis de la démocratie nous ont arraché dans la nuit du 20 au 21 octobre 1993. Quiconque, individu, groupe d’individus, parti politique ou l’Etat Burundais désire honorer et pérenniser son héritage doit impérativement se baser et respecter toutes ces valeurs qu’incarnait Feu Président Melchior NDADAYE.


Quelles sont les perspectives d’avenir pour le Burundi et son peuple ?

Pour le Parti Sahwanya-FRODEBU, le processus en cours ne peut plus retourner en arrière car, dit-on, l’histoire ne recule ni ne pardonne pas. Le peuple burundais malgré les souffrances qu’il endure, malgré les conditions de vie difficile qu’il éprouve est engagé sur la voie de la paix, de la réconciliation nationale en témoignent les nombreuses résistances des forces politiques, sociales et morales du pays aux tentatives du pouvoir à nous impose des solutions virtuelles.

Des voies commencent à s’élever de partout pour exiger la constitution d’un vaste rassemblement pour la paix, la démocratie, préalables incontournables pour le développement et la réconciliation nationale. Le Parti Sahwanya-FRODEBU soutient fermement cette idée et s’engage à œuvrer pour qu’elle triomphe.

Le Parti Sahwanya-FRODEBU reste persuadé et convaincu qu’il n’y a pas d’alternatives à la constitution de ce vaste rassemblement pour changer et canaliser, pour recentrer le processus de paix et de réconciliation en cours. La campagne électorale prématurée du Parti CNDD-FDD et du pouvoir qui en est issu ne sauraient conduire le Burundi vers un avenir meilleur car se déroulant sur fonds de plusieurs malentendus notamment l’absence de vision et de ligne directrice pour l’avenir du Burundi et son peuple.

C’est pourquoi le Parti Sahwanya-FRODEBU profite de cette occasion pour lancer un appel urgent à vous tous pour aider le Burundi et son peuple à dire Non de Non au retour en guerre et au monopartisme de fait. Hier, nous n’avons pas reculé devant de nombreuses difficultés et obstacles. Aujourd’hui, chacun doit être conscient de ce que le plus dur reste à faire. Il s’agit notamment de :

- La conclusion et l’application d’un véritable accord entre le Gouvernement et le PALIPEHUTU-FNL d’Agathon RWASA car un accord qui vient de passer plus de 2 ans sans être appliqué n’en est pas un ;
- La préparation et l’organisation des élections de 2010 dans un environnement politique, sécuritaire et social favorable au déroulement des élections libres, démocratiques et transparentes ;
- La mise en place de la commission Vérité –Réconciliation dans le cadre convenu avec les Nations Unies pour mettre un terme aux spéculations en cours et au risque de manipulation des objectifs de cette commission

Tant que ces questions ne sont pas résolues l’avenir du Burundi et son Peuple, reste incertain et la Communauté Internationale en particulier les bailleurs risquent de semer sur un rocher.

Le Parti Sahwanya-FRODEBU promet de tout mettre en œuvre pour que ces questions trouvent des compromis rapidement afin de redonner l’espoir au Peuple burundais, et de permettre à la Communauté Internationale à nous aider.

Le Parti Sahwanya-FRODEBU demande avec insistance au Président de la République Pierre NKURUNZIZA et au Président du Mouvement PALIPEHUTU-FNL Agathon RWASA de comprendre assez rapidement qu’une guerre sans fin finira par emporter le Burundi et son peuple y compris eux-mêmes. Les plus grands responsables d’une telle situation seront eux et leurs partis respectifs. Ils ne pourront jamais expliquer et convaincre que des polémiques sur le nom du PALIPEHUTU-FNL sont à l’origine de la destruction de tout ce que nous avons bâti depuis 15 ans des négociations. La réponse aux questions qui restent en suspens ne viendra ni du facilitateur ni du directoire politique mais des deux personnalités qui se rejettent les responsabilités. Nous prenons à témoin le Peuple burundais et la Communauté Internationale.

Avant de conclure mon propos, je voudrais, au nom du Parti Sahwanya-FRODEBU, vous informer que dans le cadre de préparer et d’organiser sereinement les élections de 2010, le Parti Sahwanya-FRODEBU a déjà sélectionné son candidat à ces échéances électorales. Il s’agit de l’Ancien Chef d’Etat, Président NDAYIZEYE Domitien que j’ai l’honneur de vous présenter.

Pour terminer, je voudrais adresser à chacun de vous, chers Invités mes vifs remerciements pour votre présence et pour tout ce que vous avez fait et compter faire pour la paix, la démocratie, le développement intégral et la réconciliation au Burundi.

Je m’en voudrais si je terminais sans rappeler qu’à la fin de son mandat, le Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’ONU et Président de la CSA, Madame CAROLYN MACASKIE avait exprimé des inquiétudes sur la poursuite du processus de paix dans un pays où le réflexe de la dictature n’était pas encore éradiqué. Elle avait souhaité qu’il soit mis en place un mécanisme international chargé d’attirer l’attention du Gouvernement sur les risques de dérapages et d’alerter les Nations Unies et la Communauté Internationale en cas de dérapage du processus. Cela n’a pas été fait le processus a dérapé, mais dit-on, vaut mieux tard que jamais.

Je termine en formulant le vœu que vous tous ici présents, la communauté Internationale et la Région allez réitérer ce vœu de Madame CAROLYN MACASKIE qui reste d’actualité pour que le Burundi garde au moins l’image et l’estime qu’il avait vers la fin de la période de transition en 2005 et qu’il ne constitue pas un foyer de tensions et une source d’insécurité dans la région des Grands Lacs et dans « l’East African Community. »

Je vous souhaite une bonne fête et un bon retour

La rédaction

Commémoration de l'Assassinat de Ndadaye

18-10-2008

Cher lecteurs de notre site, burundais et amis du Burundi.

Nous voudrions vous rappeler que la commémoration du 15ème Anniversaire de l'Assassinat du Président NDADAYE, le premier à avoir été élu démocratiquement au Burundi, aura bien lieu ce mardi 21 octobre à 17h.

L'invitation est toujours visible sur notre site.

Nous profitons de l'occasion pour remercier tous ceux qui ont contribué à la diffuser au public.

Les cérémonies seront rehaussées cette année, outre Monseigneur Joachim NTAHONDERERA qui célébrera l'Eucharistie, par le 1er Vice Président de la République, Yves Sahinguvu, mais aussi la famille Ndadaye, dont sa veuve, ses enfants et ses soeurs.

Nous vous prions de venir nombreux vous associer à nous, et à tous les burundais qui se souviendront du Héros de la Démocratie travers le monde.

La rédaction

A vos marques.....

15-10-2008

Bujumbura ,15 octobre 2008

La température commence à monter dans les Etats majors de partis politiques burundais. Et pour cause: les élections de 2010.

NKURUNZIZA lui a commencé sa campagne depuis 3 ans déjà. Pourtant, son Parti, le CNDD-FDD dont il assume l’autorité morale en tant que président du conseil des sages n’a jamais été aussi impopulaire. Il aurait souhaité se présenter en 2010, en candidat indépendant, mais hélas, arme à double tranchant.

Le FRODEBU quant à lui, vient d’ouvrir par la grande porte la campagne en désignant officiellement l’ancien Président de la transition au Burundi Domitien Ndayizeye comme son candidat aux élections présidentielles de 2010.

Et les autres partis ne sont pas en reste. Le PALIPEHUTU- FNL jure par tous les dieux qu’il ne changera pas de nom avant 2010. etc…

Une image aura marqué toutes les personnes qui assistaient aux cérémonies marquant le 47ème anniversaire de l’assassinat du Prince Louis Rwagasore, ce lundi 13 au mausolet du Prince sur les collines de Vugizo surplomblant la ville de Bujumbura.

Au moment du dépôt de gerbes de fleurs sur la tombe du Prince, les représentants des Partis FRODEBU Nyakuri, PADER, KAZE CNDD et FROLINA ont consacré une alliance de fait qui devrait se concrétiser officiellement dans les prochains jours!

En effet, ils ont tous les quatre déposer une et une seule gerbe, au grand étonnement des personnalités qui étaient présentes, qui ne s’attendaient pas à un tel spectacle. Ce qui aurait quelque peu gêné et agacé le patron contesté des partis politiques, le Ministre de l’Intérieur Venant Kamana.

Pour qui vont-ils rouler? Il est encore trop tôt pour s’avancer.

Interrogé par la RPA sur l’éventualité d’alliances entre son Parti et d’autres, le candidat Ndayizeye a répondu par l’affirmative avant d’ironiser sur cette coalition contre nature: “zero, plus zero, plus zero, plus zero donne toujours zero”

Il plaide aussi pour que le Ministre de l’intérieur retire l’ordonnance n°530/1022/6/10/2008 du 06 octobre 2006 portant réglementation des réunions et manifestations des partis politiques et autres Associations car, estime- t-il, illégale.

Il conclut en demandant que toutes les forces se mettent ensemble pour décrier ce retour en arrière sur le plan démocratique. “Les burundais ne sont pas des enfants, ils ne vont jamais accepter cette ingérance et les conséquences ne seront imputables qu’au Ministre lui même. “Il ne faut pas toujours se placer du côté des acteurs de troubles, mais plutôt de leur causes”

Il conclut en invitant le Ministre à user de ses compétences académiques (juriste de formation) pour se rendre à l’évidence de son erreur et retirer purement et simplement son ordonnance.
A bon entendeur, Salut!

La rédaction

Message de félicitation à NDAYIZEYE

13-10-2008

Chers Nziraguhemuka,

Chers concitoyens

C’est avec fierté et grande satisfaction que Nous, membres de la section du Frodebu dans la ville de New York aux Etats Unis d’Amérique, avons appris l’élection du Sénateur Domitien Ndayizeye, ancien Président de la République du Burundi, comme candidat à l’élection présidentielle prévue pour 2010.

Nous saluons le caractère transparent et démocratique de cette élection et offrons notre appui ferme au Sénateur Ndayizeye dans sa course vers la magistrature suprême du Burundi aux élections de 2010.
Le Sénateur Ndayizeye est connu pour son intégrité, son leadership, sa compétence dans la gestion d’un Etat et sa compréhension des enjeux auxquels notre pays le Burundi fait face aujourd’hui. Il s’emploiera à tirer le Burundi de la déliquescence et du marasme économique actuels.

Nous exhortons tous les Inziraguhemuka partout ou ils se trouvent, et tous les Burundais qui gardent à cœur et en mémoire les idéaux de notre héros de la Démocratie, Feu Melchior Ndadaye, une vision d’un Burundi havre de paix, de justice et d’équité pour tout citoyen, a se joindre aux militants du Parti Sahwanya Frodebu dans la marche vers l’instauration d’une gestion saine et transparente du pouvoir que nous souhaitons de tous nos vœux a l’issue des élections de 2010.

Fait à New York,

Le 14 octobre 2008.

Méthode Ndikumana
Président de la section

La rédaction

NDAYIZEYE Domitien for president

12-10-2008

C'est desormais officiel. La campagne pour 2010 est lancée. Le Parti FRODEBU vient de se choisir le candidat qui le représentera aux élections présidentielles de 2010.

Lors d'un vote au CDN ( Conseil des Délégués Nationaux) de ce dimanche 12 octobre, l'ancien Président de la République( 2003-2005) Domitien NDAYIZEYE, vient d'être élu Candidat officiel du Parti pour les élections présidentielles de 2010 à 86,9% de voix.

Il dévance ainsi, l'Honnorable Pierre Claver Nahimana (7,9%) et Madame Rose Nduwayo (1,4%)

Une leçon de démocratie interne pour les autres formations politiques.

Beaucoup de défis attendent ce candidat que d'aucuns qualifient de travailleur, déterminé et profondément humain et jovial. Des qualités sans doute nécessaires en cette période (...)

Quant au Parti FRODEBU, il vient de démontrer sa maturité politique et gagnerait à rassembler, même au delà de ses membres. C'est tout le mal qu'on lui souhaite.


Plus de détails dans nos prochaines livraisons


La rédaction

Vous avez dit travaux communautaires?

12-10-2008

LES TRAVAUX D’INTERET COMMUNAUTAIRE : UNE STRATEGIE DE DIVERSION DU PRESIDENT NKURUNZIZA.



Les travaux d’intérêt communautaire « ibikorwa rusange » ne sont pas une nouveauté au Burundi et dans la sous région. On les a connus chez nous sous le nom de « umugambwe », au Rwanda sous le nom de « umuganda » et en RDC sous le nom de « salongo ». Dans ces 3 pays voisins, les samedis étaient consacrés aux travaux d’intérêt communautaires : on fermait bureaux, commerces, usines, banques, etc. pour faire divers travaux manuels comme l’entretien d’une route, la plantation d’arbres sur des collines nues, le creusement de tranchées anti-érosives.



Même si l’idée n’était mauvaise, on s’est vite rendu compte que la chose était contre-productive : un banquier ou un homme d’affaires qui passait sa journée dans ces travaux-là perdait beaucoup de temps et d’argent. La vérité est que ces travaux étaient un moyen de propagande au service des partis au pouvoir : après le travail, le peuple chantait et dansait les louanges du chef suprême, c’était pathétique; pour les fonctionnaires et autres salariés nantis, ces travaux était une occasion de se faire photographier la houe à la main mais aussi un moment de se retrouver ensemble dans un café du coin pour boire et pour manger des grillades (poulets, brochettes de chèvres, poissons, bananes vertes, etc.). Ce n’était un secret pour personne.



Depuis son arrivée au pouvoir, le Président Nkurunziza fait preuve d’un fort engouement pour les travaux d’intérêt communautaire. On l’a vu planter des arbres, travailler d’arrache-pied dans les marécages, etc. Il paraît que son ardeur au travail en surprend plus d’un: il est tellement appliqué que tous ceux qui le voient en ont le souffle coupé. Chapeau bas, monsieur le Président !



Qu’il aille fouiller dans les poussiéreux placards de ses prédécesseurs afin de dénicher la recette qui a fait mouche, cela n’a rien qui puisse choquer la morale : « l’intelligence, c’est comme le feu, ça se cherche chez le voisin [1]» dit un proverbe burundais. Ce qui est effarent dans tout ça, c’est qu’il n’a rien trouvé de mieux dans les placards que les travaux d’intérêt communautaire : s’il y avait un seul pays au monde qui s’en est sorti grâce au travaux d’intérêt général, ça se saurait. C’est utile de les faire, j’en conviens, mais c’est insensé de vouloir en faire le moteur du développement d’un pays.



Dans les placards de la République, M. Nkurunziza y a trouvé un autre trésor : la dictature et ses méthodes ! Oui, le président Nkurunziza s’est laissé pénétrer par les méthodes de gouvernement anti-démocratiques mises au point par ses prédécesseurs : en effet, l’orientation politique de ses faits et gestes donne une place prépondérante à la prison, à la censure, à la torture, au mensonge, à la restriction des libertés des partis d’opposition, au manque de transparence dans la gestion de la chose publique([2]). Si on comptait le nombre de personnes qu’il a jetées en prison depuis son arrivée au pouvoir, si on pouvait compter le nombre de violations des droits de l’homme, on verrait que, en moins de 4 ans à la tête de l’Etat, M. Nkurunziza a fait mieux que Pierre Buyoya et Jean Baptiste Bagaza réunis ! Chapeau bas, monsieur le Président ! La stratégie des « travaux communautaire » en cache bien une autre…



Des deux choses l’une est vraie : soit les dossiers économiques les plus importants pour le pays exigent de M. Nkurunziza un niveau et un effort intellectuels trop intenses et soutenus pour lui, d’où son incapacité à rester aux conseils du Gouvernement jusqu’à la fin des séances pour ne citer que cet exemple ; soit son Excellence a trouvé sa voie, celle qui consiste à se faire aimer et applaudir par le peuple en utilisant tous les moyens à disposition, son « argent personnel », les dons alimentaires, les spectacles de plein air comme une séance de jogging sur les trottoirs de la capitale escorté par des motards et des membres du gouvernement, un match de foot dans les quartiers pauvres, etc. C’est la politique du « du pain et des jeux[3] » qui a fait ses preuves sous d’autres régimes.



Franchement, un président qui passe une demie journée par semaine à labourer la terre ne me fait pas rire. Il donne l’impression de quelqu’un qui n’a pas compris son job, qui cherche un passe temps. Oui, monsieur le Président, il y a plus intéressant à faire que de faire le clown dans les marécages et les terrains de foot. Le Burundi d’après-guerre devrait ressemblait à un immense chantier : plus d’immeubles qui sortent de terres, plus de pelleteuses qui raccommodent le vieux réseau routier, plus d’ONG de développement rural qui redynamisent le tissu économique et social du pays.



Quant au FRODEBU, notre rempart de toujours, je lui demanderais de se tenir sérieusement prêt pour l’alternance de 2010 car le chef suprême actuel donne des signes sans équivoque d’incompétence notoire mais aussi de détermination à user de la dictature. Son combat est perdu d’avance car le FRODEBU a toujours su tordre le cou aux tentatives de retour au régime dictatorial. Les primaires en vue de la désignation du candidat aux élections présidentielles de 2010 est un pas dans la bonne direction.



La seule chose qui m’inquiète, c’est que j’ignore si les programmes politiques de nos quatre candidats ont été déposés quelque part : avoir un bon CV c’est une chose, avoir un bon programme, c’en une autre. D’ici au Congrès du FRODEBU prévue avant la fin de l’année 2008, on a encore le temps de connaître les priorités que les uns et les autres ont inscrites dans leurs programmes.

[1] Traduction libre de « Ubwenge burarahurwa ».

[2] Citons entre autres l’affaire du pétrole nigérian, la privatisations des entreprises para-étatiques, etc.

[3] Panem et circum : pour faire oublier aux Romains les problèmes économiques et politiques du moment, l’empereur Jules César avait mis au point une méthode efficace : distribuer du pain et organiser des jeux de cirque.


A. BIGIRIMANA ( Paris, France).

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LE FRODEBU va-t-il quitter le gouvernement?

09-10-2008

DECLARATION

Le Comité Exécutif du Parti Sahwanya-FRODEBU s’est réuni ce jeudi 09 Octobre 2008 en une séance extraordinaire. Au menu de la rencontre était inscrite l’analyse de l’Ordonnance Ministérielle n°530/1022/6/10/2008 portant réglementation des réunions et manifestations des partis politiques et autres Associations au Burundi signée par le Ministre de l’Intérieur et du Développement Communal ce 6 octobre 2008.

Au terme de l’analyse des contours de ces nouvelles dispositions, le Parti Sahwanya-FRODEBU a décidé de rendre publique la déclaration suivante :
1. L’esprit et la lettre de cette ordonnance qui puise sa substance dans un décret du 31 Décembre 1991, est une négation du multipartisme et une marche en arrière de la démocratie ;

2. En effet, cette référence de décembre 1991 consécutive à une première attaque en Mairie de Bujumbura du mouvement PALIPEHUTU-FNL, et ce dans un climat d’un monopartisme en fin de règne, ne peut pas régir le Burundi 17 ans après, une telle référence est anachronique ;

3. A ce titre, cette décision de l’administration du CNDD-FDD de se donner le droit de participer dans toutes les réunions des autres partis politiques (article 4 de la nouvelle ordonnance) est une preuve évidente que le CNDD-FDD veut s’autoproclamer Parti-Etat et parti unique ;

4. C’est dans cette dynamique que dans l’article premier de la même ordonnance, le Ministre de l’Intérieur, militant du CNDD-FDD s’arroge le droit d’autoriser ou non les Congrès des autres partis politiques. Dans ce cas précis, cette disposition vise un Congrès imminent du parti Sahwanya-FRODEBU devant désigner le candidat aux présidentielles de 2010, une opération qui sème la panique au CNDD-FDD ;

5. Dans l’article 3 de l’ordonnance, le Ministre KAMANA limite les réunions à 18 heures. Et pourtant la ligue des jeunes du CNDD-FDD tenait une réunion de tous les dangers à CANKUZO la nuit du 02 au 03 Octobre 2008 de 23 heures à une heure du matin, sous haute protection de la police ;

6. Dans un Gouvernement qui regroupe plusieurs partis politiques, et pour une question aussi sensible comme celle des libertés politiques, la consultation de tous les partenaires s’imposait. Ce qui n’a pas été le cas.

Face à cette situation qui mène inexorablement vers un monopartisme :

7. Le Parti Sahwanya-FRODEBU condamne énergiquement cette ordonnance du 6 Octobre 2008, qui veut enterrer la Démocratie au Burundi. De ce fait, il s’inscrit en faux contre toute installation d’un parti unique fût-il du CNDD-FDD ;

8. Le Parti Sahwanya-FRODEBU réalise qu’avec un tel dédain du partenaire au Gouvernement, le temps est venu d’évaluer la nécessité d’être au Gouvernement ;

9. Le Parti Sahwanya-FRODEBU prend à témoin la Communauté Internationale et tire une fois de plus sur la sonnette d’alarme. Face aux enjeux qui sont autour des élections de 2010, la Communauté Internationale devrait comprendre que son implication indispensable est urgente ;

10. Au peuple burundais en général qui réclame le changement démocratique en 2010 et aux Inziraguhemuka en particulier, le Parti Sahwanya-FRODEBU demande le calme et la sérénité. Ces agissements du CNDD-FDD à travers cette ordonnance anachronique démontrent suffisamment que le glas du pouvoir CNDD-FDD a sonné.


Fait à Bujumbura, le 09/10/2008

Pour le Parti Sahwanya-FRODEBU

Honorable Léonce NGENDAKUMANA


La rédaction

Ce que je crois

04-10-2008

Octobre, mois noir pour les burundais?

13 octobre, 1961, le prince RWAGASORE héros de l’indépendance est assassiné, avant même la déclaration de l’indépendance du Burundi.

21 octobre 1993, Ndadaye Melchior, premier président , hutu, démocratiquement élu 3 mois auparavant , est assassiné, avant que cette jeune démocratie ne prenne racine. Elle se cherche toujours d’ailleurs…

Autant dire, le mois d’octobre est un mois de deuil pour tous les burundais.

Cela étant, et comme décidément au Burundi, rien ne se passe comme ailleurs, un mémorandum d’entente relatif à la mise en oeuvre de certains projets d’investissements entre une société lybienne la Libyan Arab African Investment Company (LAAICO) et le Gouvernement du Burundi vient d’être signé ce 31 juillet 2008.

Le Parti Sahwanya FRODEBU s’est déjà exprimé à ce sujet et s’oppose farouchement à cette supercherie ( Voir la déclaration du 26 septembre 2008, sous la rubrique ‘Frodebu’)

Outre la privatisation très opaque de plusieurs entreprises paraétatiques au profit de cette société, ce fameux mémorandum prévoit aussi la cession à la LAAICO du terrain sur lequel reposent notre Héros Melchior Ndadaye, le Président Ntaryamira et les autres victimes de la folie meurtrière du 21 octobre 1993

Je crois qu’il s’agit plutôt d’un canular, qui n’aurait d’autres visées que tater le terrain et sonder l’opinion, tellement c’est grossier.

Que dire de la responsabilité prise par le chef de cabinet de la ministre des finances d’engager l’Etat burundais dans ce bourbier? Un fusible facile à faire sauter? Des exemples récents de ce genre de manoeuvres sont encore dans nos mémoires. Allez demander à Dieudonnée Ngowembona, ancien ministre des finances lors de la vente illicite du Falcon 50….

Hélas, au pays du CNDD FDD, souvent fiction se confond facilement avec réalité. L’idée d’exhumer la dépouille de Ndadaye et de l’inhumer à Gitega ( la place est déjà connue!) n’est pas nouvelle. Sa famille (....) a même été approchée par les hautes autorités du pays. Celle ci a consulté plusieurs personnes, et la réponse a été sans équivoque. NON.

Aujourd’hui, une telle décision, si elle était prise, s’apparentera à une provocation et suscite déjà indignation et mépris.

Je crois que cet appel d’un appât de gain facile et non mérité ne doit en aucune circonstance justifier l’irréparable. Ou plus fondamentalement encore, s’agirait il de céder aux pressions des putchistes qui ne veulent plus voir ce lieu de crime qui les hante pour toujours ? Rien n’est encore moins sûr. Dans tous les cas, le peuple burundais ne mérite pas ça.

Ce qui est sûr, c’est l’émoi que va susciter une telle décision insensée de s’attaquer à la symbolique du sacré, au moment où les burundais, à travers le monde s’apprêtent à commémorer ce triste anniversaire, le 15ème.

Et dire que c’est ce CNDD-FDD même qui s’était battu pour redonner du sens à la mort de Ndadaye, mort pour la liberté, mort pour l’épanouissement des “petits va nu pieds, mort pour la démocratie! Malheur à celui qui osera profaner la tombe du héros. Il creuse sa propre tombe, politique.

Je crois que la sagesse, si sagesse il y a encore au Brundi, dicterait d’enterrer ce dossier. Il n’est pas encore trop tard.

G N

La Chasse à l'homme continue

03-10-2008

« Les HusseinDD » continuent à être pourchassés. Le dernier en date, est le député Théophile Minyurano élu dans la circonscription de Gitega.Depuis ce jeudi, il séjourne à la prison centrale de Gitega.

C’était un inconditionnel de Hussein Radjabu.
En outre, il faisait partie aussi des 22 parlementaires déchus par le controversé arrêt de la Cour Constitutionnelle de juin dernier.

Motif du mandat : injure et outrage à magistrat ! L’infraction passe partout au Burundi.

Selon les habitants de Gitega, les raisons de son emprisonnement seraient purement d’ordre privé.
En effet, le magistrat instructeur du dossier, du nom de Emile Bazirutwabo serait locataire d’un immeuble appartenant au député Minyurano. Et ce dernier aurait résilié le contrat, au grand dam du magistrat locataire.

Théophile Minyurano avait été incarcéré ce mercredi dans le bureau de la police avant d'être conduit ce jeudi à la prison centrale de Gitega .

Les réactions d’indignations ont fusé de partout. Ainsi le député Bonaventure Niyoyankana n’y est pas allé par le dos de la cuillère. « Il s’agit d’une fabrication d’infraction et est donc totalement irrégulière et contraire à la loi. Ce précédent pourrait avoir de fâcheuses conséquences car la justice n’a plus de parole dans ce pays et les droits de la population, y compris les députés sont bafoués »

Mobile politique ? Cela n’est pas à exclure

Dur dur de ne pas (plus) appartenir au CNDD FDD!


La rédaction

Peter de Crem au Burundi

30-09-2008

Bruxelles, Belgique - Le ministre belge de la Défense, Peter de Crem,
se rendra dimanche prochain au Burundi pour une visite de travail de
deux jours, a-t-on appris lundi de source officielle à Bruxelles. Au
cours de cette visite, Peter de Crem visitera le camp militaire de
Gitega, avant de survoler en avion le site où sera construit l'école
de formation des soldats de maintien de la paix, a fait savoir un
porte-parole militaire.

La Belgique participera au financement de la construction de cette
école et fournira des officiers instructeurs pour la formation des
soldats de maintien de la paix.

Le ministre belge prononcera un important discours devant les
autorités militaires du Burundi avant un entretien avec la ministre
burundaise des Affaires étrangères et de la Coopération
internationale, Mme Antoinette Batumubwira.

Le programme prévoit en outre la visite de l'hôpital militaire de
Kamenge.

Après plusieurs années de conflit interne et la signature d'accords de
cessez-le-feu dont le dernier avec la PALIPEHUTU-FNL (Parti pour la
libération du peuple Hutu-Forces nationales de libération), le Burundi
connaît une situation de paix relative, marquée toutefois par des
divergences au sein du parti majoritaire au Parlement, le FDD-CNDD.

Bruxelles - 29/09/2008

Pana

La rédaction

Leurs atouts, leurs faiblesses.....

29-09-2008

FRODEBU, cinq prétendants… Un candidat aux élections de 2010
Écrit par Rédaction IWACU
23-09-2008
Au Frodebu la course vers le fauteuil présidentiel aux élections de 2010 est déjà lancée. Quatre hommes et une femme ont déjà déposé leurs candidatures auprès du secrétariat général du parti. Il s’agit de l’ancien président Domitien Ndayizeye, de l’ancien vice-président Frédéric Bamvuginyumvira, Vénérand Bakevyumusaya actuel ministre chargé de l’Intégration dans l’EAC,Pierre Claver Nahimana, chef du groupe parlementaire Frodebu à l’assemblée Nationale, et une dame, Rose Nduwayo, vice-ministre de la Solidarité Nationale, du Rapatriement, de la Reconstruction nationale, des Droits de la Personne humaine et du Genre. Ces candidatures seront d’abord soumises au Conseil des Délégués Nationaux du parti au mois d’octobre, puis le Congrès du FRODEBU qui se tiendra avant la fin de l’année désignera le candidat du parti aux élections. Iwacu analyse les atouts et les faiblesses des cinq candidats en lice.

Domitien Ndayizeye

Atouts

Selon plusieurs observateurs, Domitien Ndayizeye a « la carrure d’un Chef d’Etat ». Il peut se targuer de mettre sur son CV « ancien président ». Sur le plan politique, il a réalisé l’accord entre le CNDD-FDD et le gouvernement. Homme jovial, il sait mettre à l’aise tous les interlocuteurs. Malgré sa bonhomie apparente, ceux qui le connaissent affirment que c’est un homme déterminé quand les circonstances l’exigent. Dans l’opinion tutsi, on rappelle que Ndayizeye, en visite à Bruxelles, n’a pas hésité de donner l’ordre à l’armée « d’user de tous les moyens » pour bouter dehors le FNL sur les portes de Musaga. Le mouvement d’Agathon Rwasa a subi des pertes sévères. Enfin, last but not least, Domitien Ndayizeye aurait beaucoup d’argent. Ce n’est pas un détail cela peut aider pendant la campagne.Par ailleurs Domitien Ndayizeye peut compter sur des appuis de quelques personnalités influentes au sein du parti notamment son ami de longue date Pancrace Cimpaye l’actuel porte-parole du FRODEBU et bien d’autres.

Faiblesses

Même au sein du Frodebu, sa candidature ne fait pas l’unanimité. Beaucoup de militants estiment qu’il a « déjà eu sa chance » et qu’il devrait laisser la place à d’autres. Au FRODEBU, certains accusent Domitien Ndayizeye de s’être occupé plus des affaires que du parti ce qui expliquerait sa cuisante défaite même dans sa Kayanza natale lors des élections de 2005. Par ailleurs, des militants du Frodebu n’oublient pas que c’est sa tentative de rester président après la Transition décidée à Arusha, qui est à l’origine de la querelle avec Jean Minani. Le conflit Minani-Ndayizeye a miné , décrédibilisé et divisé le Frodebu dans l’opinion . C’est un parti déchiré qui est allé aux élections. D’autres observateurs soulignent « l’enrichissement rapide » de l’ancien président. Après un court passage à la tête du pays, Domitien est à la tête de biens immobiliers importants dont le flamboyant « White Stone ». Enfin, avec Domitien Ndayizeye, une alliance avec le FNL d’ Agathon Rwasa est improbable. Le FNL sait bien les pertes subies dans ses rangs, quand Ndayizeye, président, avait donné feu vert à l’armée pour frapper le FNL.

Frédéric Bamvuginyumvira

Atouts

Comme Ndayizeye, Frédéric Bamvuginyumvira n’est pas novice en politique. Il a déjà une bonne expérience politique, a été parlementaire, vice-président dans une période difficile. Il a laissé l’image d’un politicien honnête, il ne traîne derrière lui aucune histoire de malversation financière. Homme courtois, proche du monde rural, il a initié à Kiremba (Muyinga) un projet de village moderne. Tout le monde s’accorde à reconnaître que Bamvuginyumvira n’est pas ethniste. Pour l’anecdote, alors que la balkanisation ethnique était à son paroxysme à Bujumbura, Frédéric Bamvuginyumvira était une des rares personnalités hutu qui pouvait se promener et boire un verre dans Ngagara sans être inquiétée. Ancien séminariste, catholique pratiquant, Bamvuginyumvira jouirait du soutien sans faille de la puissante Eglise catholique… Un homme simple mais avec des grandes convictions, il a tenu tête à Buyoya avant de devenir son N°2 après son retour au pouvoir en 1996.

Faiblesses

Originaire de Muyinga, il n’a aucun lobby politique ou financier derrière-lui. On le dit sans beaucoup de moyens mais selon une autre opinion il serait financièrement à l’aise mais ne veut le montrer. Ainsi, après avoir quitté la vice-présidence, il roulait dans une misérable vieille Hyundai blanche au moment où les anciens dignitaires paradaient dans de rutilantes jeeps 4 X4 .

Vénérand Bakevyumusaya

Atouts

Un bon CV (ambassadeur, ministre, etc.), il a une bonne expérience de l’administration. Intellectuel, il maîtrise l’anglais ce qui est un atout au moment où le Burundi entre dans l’EAC. On le dit grand travailleur. Conseiller principal sous Ndayizeye, mais homme de principe, il n’a pas hésité à démissionner parce qu’il n’était plus d’accord avec les pratiques de son patron.

Faiblesses

Originaire de Gitega, il n’est pas très connu du grand public. Ne dispose d’aucun lobby. Peu charismatique, c’est plutôt un intellectuel.

Pierre Claver Nahimana

Atouts

Excellent ingénieur agronome, il a derrière lui une longue carrière politique : ancien gouverneur de Bujumbura à l’époque de Bagaza (déjà !), ministre, député, etc. D’après de nombreux témoignages, c’est un grand travailleur. Sobre, modeste, aucun signe extérieur de richesse. Un homme loyal qui fait ce qu’il dit. En exil en Tanzanie, il aurait rendu beaucoup de services au parti.

Faiblesses

A l’unanimité, tous ceux qui le connaissent affirment son manque de charisme. Pierre Claver Nahimana est un solitaire, il parle peu, et serait peu flexible. C’est plus un technocrate qu’un politique. Originaire de Ngozi, fief du président Nkurunziza, il pourra difficilement compter sur les voix de sa province natale.

Marie Rose Nduwayo

Atouts

Originaire de la Mairie de Bujumbura (Ngagara) l’actuel vice- ministre de la Solidarité Nationale, du Rapatriement, de la Reconstruction nationale, des Droits de la Personne humaine et du Genre est une grande militante du parti. Elle a fait adhérer au parti des jeunes tutsi de la ville.

Faiblesses

Tutsi, quoi qu’on dise, son ethnie joue en sa défaveur. Elle reste quand même très peu connue.
A l’analyse des cinq candidatures, il est plus que probable que le choix se jouera entre Domitien Ndayizeye et Frédéric Bamvuginyumvira. Les militants seront appelés à choisir entre ces hommes politiques, qui ont tous les deux occupés de hautes fonctions. A moins que les militants ne balaient les deux poids lourds du FRODEBU pour propulser une nouvelle figure…


Elyse Ngabire & Antoine Kaburahe

Dernière mise à jour : ( 24-09-2008 )

La rédaction

A quand le vrai désarmément?

26-09-2008

Burundi: Saisie d'armes et de tenues militaires à Bujumbura

Sécurité-Conflits - Quelque 15 grenades, 6 fusils de différents calibres, 8 chargeurs et 12 tenues militaires ont été saisis jeudi matin à Nyakabiga, un quartier résidentiel du centre- ville de Bujumbura, suite à une fouille-perquisition matinale dans des ménages, a indiqué à la PANA, le porte-parole de la Police nationale du Burundi (PNB), Channel Ntarabaganyi.

Une opération similaire avait été menée la veille à Ruyigi, une province fortement insécurisée du sud-est du Burundi où la police nationale a pu mettre la main sur 9 grenades détenues illégalement par des civils, a encore fait savoir la même source.

Des vols à main armée et des règlements de compte, surtout sur fond de conflits fonciers, sont autant d'actes criminels fréquemment signalés à travers le pays et qui ont poussé la police nationale à surprendre régulièrement chez eux des civils en possession illégale d'armes à feu, pour juguler la criminalité grandissante au Burundi.

Le cas le plus dramatique et récent de règlement de comptes est survenu le mois dernier à Gitega, une province du centre du Burundi où un homme a lancé une grenade dans une foule d'invités à une cérémonie de mariage de son demi-frère, faisant une vingtaine de tués et plus de 60 blessés à des degrés divers.

Le criminel croupit actuellement en prison pour avoir voulu régler de manière aussi sanglante un simple conflit foncier avec son demi- frère, selon une enquête policière.

Concernant l'origine des armes qui continuent de semer la désolation dans le pays, le porte-parole de la police nationale a rappelé que le pays tente difficilement de sortir de plus de 14 ans de guerre civile à l'ombre de laquelle les citoyens se sont considérablement équipés en engins de la mort.

Certains citoyens ont été directement armés par le gouvernement dans le cadre d'une politique nationale d'autodéfense civile au plus fort de la guerre, a-t-il expliqué.

D'autres burundais, animés de mauvaises intensions, continuent à s'approvisionner en armes sur les marchés de la sous région des grands lacs où sévissent toujours des guerres civiles comme en République démocratique du Congo (RDC), a poursuivi M. Ntarabaganyi.

Des armes ayant servi dans la guerre civile des années 1990 au Rwanda voisin auraient également terminé leur course au Burundi, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, les armes les plus fréquemment saisies au Burundi, comme les grenades à longue manche ainsi que les fusils de type Kalashnikov, sont de fabrication chinoise et russe, d'après toujours le responsable policier.

Dans sa tentative de juguler la criminalité grandissante, le gouvernement burundais a nommé dernièrement une nouvelle commission nationale de lutte contre la prolifération d'armes légères et de petit calibre en lui dotant d'un consistant budget annuel de 300 millions de francs burundais (près de 300.000 dollars us) pour l'aider à mieux s'acquitter de sa tâche.

Le bureau intégré des nations unies au Burundi a également fourni à la nouvelle commission une assistance financière ponctuelle de 500.000 dollars.

La précédente commission a été dissoute sur un maigre bilan de quelque 5.000 armes à feu retirées dans la population en deux ans d'existence, alors que les enquêtes disponibles font état de plus de 100.000 ménages encore en possession illégale d'armes au Burundi.

Le problème de méthodologie du désarmement de la population reste néanmoins posé et bien d'experts trouvent que le volontariat ne serait pas la meilleurs façon de convaincre les citoyens à se séparer de leur moyen d'autodéfense ou de "survie matérielle" alors qu'ils les ont acquis souvent au prix fort.

D'autres pays ayant connu des guerres civiles comme le Burundi s'en sont mieux sortis en proposant une arme contre un intéressement matériel ou financier, indique-t-on dans les milieux sécuritaires à Bujumbura.

On rappelle enfin qu'en plus de la criminalité isolée et imputable en grande partie à la paupérisation de larges couches de la population désireuses de survivre par tous les moyens, la paix au Burundi reste suspendue à la conclusion d'un accord global et définitif de cessez- le-feu entre le pouvoir central et le Parti pour la libération du peuple hutu/Front national de libération (PALIPEHUTU-FNL, dernière rébellion encore active dans le pays).

Bujumbura - 25/09/2008

Pana

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Mbeki poussé à la démission

22-09-2008

Afrique du Sud
Le successeur de Thabo Mbeki est un modéré
belga
Mis en ligne le 22/09/2008
la "crise ne menace pas notre démocratie"
Le parti au pouvoir en Afrique du Sud, l'ANC, a désigné lundi son vice-président, Kgalema Motlanthe, président de la République avec pleins pouvoirs jusqu'aux prochaines élections, à la suite de la démission la veille du chef de l'Etat démissionnaire Thabo Mbeki.
M. Motlanthe "sera le nouveau président, pas un président par intérim, il sera le président de la République (avec pleins pouvoirs) jusqu'aux élections" générales au deuxième trimestre 2009, a indiqué à l'AFP le porte-parole du groupe parlementaire du Congrès national africain (ANC), K. K. Khumalo.
Le groupe parlementaire, qui détient plus des deux tiers des sièges à la Chambre des députés, était réuni dans la matinée au Cap, siège du Parlement, pour nommer son candidat. Formellement, celui-ci sera ensuite élu par les députés et pourra former son gouvernement, qui dirigera le pays jusqu'à de prochaines élections générales.
Un président par intérim n'aurait pu qu'expédier les affaires courantes du pays. Avec les pleins pouvoirs, M. Motlanthe pourra constituer un vrai gouvernement de transition. Son choix semble témoigner d'une volonté de pondérer la crise née de la décision du comité directeur de l'ANC, qui a retiré samedi sa confiance à M. Mbeki, l'appelant à la démission sans attendre l'alternance découlant des élections générales.
Lorsqu'il avait accédé à la vice-présidence de l'ANC, lors d'un congrès en décembre 2007 qui avait renversé le camp Mbeki pour porter celui de M. Zuma à la direction, M. Motlanthe avait été présenté comme un candidat potentiel à la présidence de la République, alternative au controversé tribun zoulou. Ce stratège politique de 59 ans est l'une des figures les plus populaires de la nouvelle équipe dirigeante du parti.
Il a ces derniers mois mené une campagne de réconciliation dans le pays, visant à rassurer la minorité blanche et les investisseurs étrangers inquiets de la réputation populiste de M. Zuma. M. Motlanthe avait intégré le gouvernement Mbeki il y a quelques semaines afin d'assurer une transition en douceur pour le camp Zuma, en tant que ministre à la présidence. Le président Mbeki, 66 ans, évincé par son parti après neuf ans à la tête de l'Etat, avait remis dimanche sa démission au Parlement. En Afrique du Sud, le président n'est pas élu par le peuple, mais par le Parlement. Tirant sa légitimité de sa désignation par l'ANC, M. Mbeki ne pouvait pas aller à l'encontre de l'appel à démissionner de son parti.
L'ANC avait justifié sa décision par un souhait d'unification du parti, profondément divisé depuis que le camp Zuma a évincé le chef de l'Etat de la direction du parti au congrès de Polokwane. La formation avait également invoqué les "interférences politiques" dénoncées par un juge de Pietermaritzburg (sud-est) dans les attendus de l'invalidation du dossier d'accusation prononcée le 12 septembre dans un procès pour corruption contre M. Zuma. Les partisans du chef de l'ANC ont toujours affirmé que les déboires judiciaires du tribun zoulou tenaient d'un complot orchestré au plus haut niveau de l'Etat pour barrer à M. Zuma la route de la présidence.
Le choix de M. Motlanthe pourrait également contribuer à persuader les principaux ministres du gouvernement sortant de rester en fonction jusqu'aux élections. Il répond aussi à ceux qui craignent, à l'instar du quotidien Business Day lundi, que "les têtes brûlées de l'alliance tripartite" (l'ANC est alliée au gouvernement avec le parti communiste et la confédération syndicale Cosatu) ne dominent désormais la scène politique.
En soi, relevait le quotidien, la "crise ne menace pas notre démocratie", soulignant qu'un scénario similaire pouvait advenir dans un pays comme le Royaume-Uni.

La rédaction

Justice, quelle justice ?

22-09-2008

Le 21 septembre 2008 (Net Press). Afin de satisfaire la curiosité des journalistes qui
l’interrogeaient sur le sort qui attend Jean-Claude Kavumbagu, le chef de l’Etat a donné
une réponse que tout le monde attendait. Comme une chanson apprise par cœur, Pierre Nkurunziza a déclaré qu’il fallait laisser la justice faire son travail. Or, cet ancien maquisard en chef qui s’est battu les armes à la main – et il avait parfaitement raison – l’a fait pour l’avènement d’une démocratie véritable et donc d’une justice rassurante, tranchant très nettement avec les pratiques du passé, lorsque tout ce qui se passait, se faisait déjà, sous le couvert de la justice.

En effet, qui a oublié qu’en 1971, Ntungumburanye et consorts, du nom de ce groupe de politiciens tutsi d’Ijenda et de Muramvya, allaient être enfouis sous terre après avoir été condamnés à la peine capitale par la justice de l’époque ? Pierre Nkurunziza, aurait-il déjà oublié que son propre papa et plus de 300.000 intellectuels hutu (le chiffre est contesté par les milieux tutsi) ont été décimés par une instance qui se présentait comme « judiciaire » composée par de hauts gradés majoritairement tutsi de Bururi ? Qui ne se souvient pas encore que, pour régler ses comptes avec les proches de son prédécesseur, Buyoya, aussitôt arrivé au pouvoir en 1987, a fait incarcérer, toujours au nom de la justice les bagazistes du pré-carré, « coupables » d’avoir aidé l’ancien président à développer considérablement le pays sur le plan socio – économique, même si en politique, sa vision l’enfermait dans une volonté de fer de maintenir le pouvoir entre les mains des seuls Tutsi ?

Mais surtout, l’actuel chef de l’Etat, serait-il amnésique au point d’oublier que la justice
burundaise sous Buyoya III, a condamné à la peine capitale – la sentence n’est toujours pas
exécutée – un certain … Pierre Nkurunziza ? Ce Pierre-ci, ne sait-il pas que sa justice à lui du
temps où il était au maquis et dont il disait qu’elle était plus légitime que celle d’un régime
putschiste, a elle aussi condamné à mort – la sentence n’est toujours pas exécutée – un certain … Pierre Buyoya ?

Et c’est la même justice du Cndd – Fdd, une fois parvenue au pouvoir, qui, à la fin de 2006, avait requis de lourdes peines de prison à l’encontre notamment, de Domitien Ndayizeye, et
d’Alphonse-Marie Kadege, « pour haute trahison », avant que la même justice Cnddfddiste ne se rende compte elle-même que « la haute trahison » en question, avait été conçue dans le bureau du Cndd – Fdd.

Ces exemples, qui ne sont pas les seuls, suffisent à démontrer que la référence au travail
de la justice à laquelle le président de la République a fait allusion, est un argument très
peu convaincant. Depuis toujours, il est bien connu que la justice burundaise fonctionne à
géométrie variable comme la météo, selon que le pouvoir exécutif, a telle ou telle couleur
politique ou ethnique. Tout le monde en a souffert, Hutu comme Tutsi, tout le monde en
pâtit encore, la société civile comme les partis politiques d’opposition, avec cette différence
près que par rapport aux régimes du passé, nous entretenions l’illusion qu’à partir du 26 août
2005, nous allions enfin respirer « le grand air de la liberté » pour reprendre la célèbre formule de la chèvre de M. Seguin, avant de s’aventurer dans la nature pour être croqué par le loup.

La rédaction

Peut mieux faire... dixit la Cour des Comptes

20-09-2008

LA COUR DES COMPTES RAPPEL A L’ORDRE : LA GESTION DES FONDS ET COMPTES EXTRA-BUDGETAIRES (EXERCICE 2006-2007 EST DEPLORABLE. (Suite et fin)

NOTE DE SYNTHESE

1. Dans sa mission de contrôle, la Cour des comptes vérifie si les recettes et s’assure notamment de l’application correcte des règles de droit desquelles ressortent les opérations contrôlées. Elle s’assure en outre que les dépenses sont effectuées ave souci d’économie, d’efficience et d’efficacité.

2. Lors du débat parlementaire sur le rapport de la Cour des comptes sur la régularité du compte général de l’Etat et des comptes extrabudgétaires de l’exercice 2006, du rapport préliminaire sur l’état d’exécution du budget de l’exercice 2007 et du rapport portant commentaire de la Cour sur le projet de budget de l’exercice 2008, les députés ont demandé à la Cour de comptes de diligenter un audit sur les comptes et fonds extrabudgétaires des exercices 2006 et 2007. C’est ainsi que la Cour a retenu dans son programme d’activité de l’exercice 2008, le contrôle de dix comptes et fonds répertoriés.

3. Dix comptes à savoir le compte de gestion des catastrophes (1110/089), le compte d’appui aux bonnes initiatives (1110/090), le compte fonds non encore effectué (1101/038), le compte droit d’administration et des dossiers (1110/088), le compte redevance informatique (1102/592), le fonds de lutte contre la fraude (1101/044), le compte taxe rémunératoire sur attestation d’impôts (1110/027), le fonds stock stratégique (1110/066), le fonds spécial carburant (1110/017) et le fonds spécial sucre (1110/069), ont fait l’objet cet audit.

4. Le point commun à ces le compte est que tous, sont alimentés par des fonds publics et que leur gestion ne respecte pas les règles en vigueur applicables en matière de la gestion des fonds publics. En effet, ces comptes et fonds sont gérés en dehors de la loi de finances annuelle et leur gestion déroge aux principes et règlements de gestion budgétaire. Ils constituent des cadres privilégiés de gestion occulte des derniers publics. Les gestionnaires désignés cumulent les fonctions d’ordonnateur et celle de comptable, ce qui viole le principe du droit de la comptabilité publique à savoir celui de la séparation des fonctions de comptable de celles d’ordonnateur. Pire, aucune reddition n’est établie, ce qui complique davantage tout contrôle envisagé sur ces comptes.

5. Le « compte de gestion des catastrophes » a été irrégulièrement créé par le ministre des finances le 10 juillet 2006. Ses ressources émargent sur les prix de la bière PRIMUS et le montant prélevé est compris dans la structure du prix de ce produit. Il n’avait pas d’objet précis. Ce compte a été fermé par le ministre des finances par lettre 540/1178/2007 du 23 mai 2007. Aujourd’hui les prélèvements naguère effectués en faveur de ce compte alimentent l’autre compte extrabudgétaire « fonds d’appui aux bonnes initiatives » malgré que la motivation avancée lors de la fermeture de ce compte était le respect tant des recommandations contenues dans le programme signé entre le Gouvernement et le FMI que celui du principe de l’unité de caisse en vue de rationaliser les comptes de l’Etat.

6. Le « compte d’appui aux bonnes initiatives » a été irrégulièrement créé. Il n’a pas d’objet précis et sa gestion est affranchie des lois et règlements applicables en matière de gestion des fonds publics. Il est géré par le Cabinet du Président de la République et est alimenté par des fonds publics provenant de la vente des carburant offerts dans le cadre d’un contrat signé par le Nigérian National Petroleum Corporation et le Gouvernement du Burundi et exécuté par MGG Energy, des prélèvements de 5 Fbu sur chaque bouteille de la bière de PRIMUS vendue ainsi que les sponsors sollicités par le Cabinet du Président de la République. Les dépenses effectuées sur ce compte son difficilement contrôlables dans la mesure où ces fonds sont gérés en espèces et que le surcroît aucune comptabilité fiable n’est tenue.

7. Le compte « fonds non encore affecté » est alimenté par des produits de la vente des épaves et véhicules en mauvais état appartenant à l’Etat.

L’examen des dépenses émargent sur ce compte révèle que celui-ci apparaît comme une rallonge budgétaire du ministère des finances et que pire, sa gestion se fait en violation des lois et règlements régissant la gestion des fonds publics.

8. Le compte « droit de l’administration et de dossiers » avait été ouvert pour recevoir les redevances payés par les importateurs à l’occasion de leur déclaration d’intention d’importation dans le cadre du programme de vérification des importations au Burundi exécuté par la SGS suivant le contrat signé le 15 avril 2004 entre le Gouvernement du Burundi et la SGS.

Au moment de la fermeture de certains comptes publics en mai 2007, le Ministre des finances a utilisé ce compte comme récipiendaire des soldes des comptes fermés, pour ensuite s’en servir pour opérer certains paiements à sa guise et sa enfin le contrôler en le soldant au profit du compte général du trésor, mettant de côté ainsi l’objet qui avait motivé son ouverture.

Le 20/08/2007, par lettre 540/1797/2007 adressée au Gouverneur de la Banque de la République du Burundi, le Ministre de finances a ordonné sa réouverture pour continuer de recevoir les droits d’administration et de dossiers.

9. Le compte « redevance informatique » est alimenté comme son nom l’indique par des redevances perçues à l’occasion des traitements informatiques des déclarations en douanes. Ce fonds avait été créé pour rémunérer les informaticiens de la direction des douanes qui bénéficient d’un contrat particulier. Progressivement, l’utilisation de ce fonds s’est étendue sur d’autres besoins de fonctionnement, pourtant prévus sur d’autres lignes budgétaires autorisées par la loi budgétaire.

10. Le « fonds de lutte contre la fraude » a été créé dans le cadre du plan de lutte contre la fraude et de l’octroi des primes aux fonctionnaires et agents des douanes ou à toute autre personne ayant contribué à la découverte d’une fraude fiscale ou douanière. Ce fonds est alimenté en partie par 50% des amendes douanières enregistrées ainsi qu’une dotation budgétaire annuelle de 10 000 000 FBU. Pourtant l’ensemble des produits des amendes doit alimenter le Compte Général du Trésor.

L’examen des dépenses qui ont émargé sur ce fonds durant les deux exercices sous examen révèle que son objet a été détourné puisqu’il finance les dépenses que l’on pouvait prévoir au budget de fonctionnement ou à celui d’investissement de la direction des douanes dans le cadre de la loi de finances.

11. Le compte taxe rémunératoire sur attestation d’impôts est un fonds extrabudgétaire alimenté par des recettes provenant des taxes perçues à chaque fois qu’il y a délivrance d’une attestation de non redevabilité par le département des impôts. Ce compte vient en supplément aux dotations budgétaires accordées par la loi de finance ne diffèrent en rien de celles qui sont prévues par la loi de finances.

12. Le compte de stock stratégique était destiné à recevoir des fonds pour la constitution du stock stratégique du Gouvernement prévu dans le cadre de la structure des prix des carburants. Il était géré conjointement par le Ministre de finances et celui du commerce et de l’industrie. Durant les exercices 2006 et 2007, ce compte n’a pas connu de mouvements au débit si ce n’est celui de la solder au profit du compte « droit d’administration et des dossiers » en exécution de la lettre du Ministre des finances.

Aujourd’hui ces prélèvements sont régulièrement effectuées mais les recettes y relatives sont déposés sur le comptes général du trésor. Dans son mode de gestion actuel, ce fonds n’a pas de raison d’être bien que son objet reste en soi, louable.

13. Le fonds spécial carburant a été créé pour subventionner les prix des carburants et de les stabiliser lorsqu’ils subissent des variations importantes sur le marché mondial. Ce fonds qui était régulièrement prévu par les lois de finances en tant que Compte d’affectation spéciale ou compte spécial du trésor, ce qui était conforme à la loi, a été officiellement clôturé en 2006. il n’a jamais servi à l’objet de sa création et le solde disponible à la fermeture de ce compte a été viré sur le compte général du trésor en mai 2007. la structure des prix des produits pétroliers en vigueur ne mentionne plus de taxes en faveur de ce fonds.

14. Le fonds spécial sucre avait été créé par ordonnance n°750/540/908 du 3 juillet 2003 pour stabiliser le prix du sucre. Le solde jusque-là disponible sur ce compte n’a été reversé sur le compte général du trésor qu’au mois de mais 2007 quand le ministre des finances a ordonné la fermeture de certains comptes au profit d’un autre extrabudgétaire en mais 2007.

La Cour a examine chacun de ces comptes, a relevé des grandes constatations et a formulé des recommandations tendant à respecter la Constitution, article 159, 5° et 162, la loi du 19 mars 1964 et les lois de finances articles 4, 5 et 20 pour atteindre l’objectif d’un compte unique du trésor.


La Rédaction

Aube de la démocratie n° 118

Qui sont les présidentiables FRODEBU?

17-09-2008


LES ELECTIONS PRIMAIRES AU FRODEBU ; UN CAUCHEMAR POUR LE CNDD-FDD ET LE DOCTEUR JEAN MINANI

Depuis le 20 juillet 2008 la procédure d’élection d’un candidat du FRODEBU aux présidentielles de 2010 est en marche. En effet, depuis dimanche 20 Juillet 2008, le Conseil des Délégués Nationaux, organe dirigeant du parti au niveau national composé de plus de quatre cent personnes, a lancé un appel aux candidatures. La date limite de dépôt était fixée au 15 Août 2008.

Au terme de cette échéance, le Comité Exécutif, organe qui dirige le parti au quotidien, composé de 19 membres, avait 15 jours pour analyser les dossiers de candidature. Ces derniers étaient au nombre de sept ; seuls 5 ont été retenus.
Il s’agit du dossier de :

1. Monsieur BAKEVYUMUSAYA Vénérand, Ministre à l’intégration Régional.
2. Monsieur BAMVUGINYUMVIRA Frédéric, Vice-président du FRODEBU et ancien Vice-président de la République.
3. Honorable NAHIMANA Pierre Claver, député et Président du Groupe de parlementaires du FRODEBU.
4. Honorable NDAYIZEYE Domitien, Sénateur, ancien président de la République et Président du Conseil National de Régulation du FRODEBU (équivalent au Conseil des sages du CNDD-FDD)
5. Madame NDUWAYO Rose, Vice-ministre aux droits de l’homme et genre.

La troisième étape consiste à acheminer les 5 candidatures au Conseil des Délégués Nationaux qui se réunira le 11 Octobre 2008 à Bujumbura. Ce jour-là cet organe dirigeant va lui aussi passer au peigne fin les dossiers des candidatures. Le résultat de ce tamisage est transmis au Congrès qui tiendra ses assises le 13 décembre 2008. Cet organe suprême du parti composé de plus de mille trois cent membres est l’instance qui va élire un seul candidat du FRODEBU à présenter au peuple burundais. Le choix de ce candidat passe par le vote ; une voie démocratique qui commence à susciter des remous au CNDD-FDD.

En effet, le parti vainqueur des élections de 2005 est traversé par une tension consécutive à ce « mauvais » exemple du FRODEBU. A ce titre le camp habitué à avoir des candidats presque autoproclamés est fortement embarrassé par cette démarche du parti de NDADAYE Melchior. En revanche le camp qui souhaite qu’il y ait des candidatures multiples à ce poste est aux anges et exigerait déjà en coulisses que le modèle FRODEBU soit une règle d’or au CNDD-FDD. A ce propos, il sied de signaler qu’à côté du candidat de prédilection, Son Excellence Pierre NKURUNZIZA, trois autres noms circulent entre les Bagumyabanga.
Il s’agirait de :
- L’Honorable Gervais RUFYIKIRI
- L’Honorable Onésime NDUWIMANA
- L’Honorable Jérémie NGENDAKUMANA

Ces ambitions certes légitimes, risquent de ne pas faciliter le congrès du CNDD-FDD prévu au mois de Février ; espérons que la date du congrès ne sera pas samedi 7 Février 2009 ! Un 7 Février 2007, date qui laisse un goût très amer dans la bouche des tombeurs d’Hussein Radjabu, ancien Président du CNDD-FDD.

Au delà de ce modèle FRODEBU qui bouleverse la quiétude de surface du CNDD-FDD, il y a la nature des candidats du FRODEBU qui sème la panique.

La première personne qui broie du noir depuis que l’honorable Léonce NGENDAKUMANA ne s’est pas retrouvé sur la liste des candidats, c’est le Docteur Jean MINANI. En effet, ce dernier avait promis et répété à qui voulait l’entendre, que la confrontation entre Léonce NGENDAKUMANA et Domitien NDAYIZEYE aux primaires du parti allait créer une fissure sans précédent au FRODEBU. Il promettait qu’à ce moment-là il allait récupérer le parti. Il a été désagréablement surpris car cette confrontation n’aura pas lieu ! Il rumine cette défaite qui dilue son aura au CNDD-FDD. A ce titre nous apprenons que le CNDD-FDD, non content de l’apport du Docteur Jean MINANI en dehors du FRODEBU, serait entrain de l’encourager à revenir au FRODEBU afin de le miner de l’intérieur. C’est dans cette dynamique que certains amis du Dr Jean MINANI réclament à cor et à cri que celui-ci soit réintégré au parti au nom d’une pseudo réunification.

Pendant ce temps le rouleau compresseur tente d’intimider, et d’éliminer physiquement les candidats aux présidentielles qui menacent la victoire du pouvoir en place en 2010. C’est ainsi que l’ancien Président de la République, le Sénateur NDAYIZEYE Domitien a échappé à un attentat ce Dimanche 7 septembre 2008 dans la matinée, à 9h45minutes. En effet, les boulots d’un pneu avant de sa Jeep ont été mystérieusement déréglés. C’est ainsi que quand il rentrait de la messe à l’Eglise de RUGANZA, c’est dans la province de Kayanza, le pneu avant aux boulots déréglés s’est éjecté dans un tournant. De l’avis des experts, un tel attentat est mortel. Mais le Dieu du Burundi veillait et a protégé ce candidat qui dérange. Ce fiasco devrait être une leçon pour les détracteurs du FRODEBU : le ciel veille sur le parti de Melchior NDADAYE et rien ne viendra à bout sa détermination à opérer un changement démocratique en 2010.

Le train de ce changement est en marche. La campagne électorale des primaires bat son plein et le 13 décembre 2008, le Burundi et le monde entier connaîtra officiellement le challenger du Président sortant, le challenger du Président du Sénat, le challenger du Président du CNDD-FDD, le challenger du porte parole du CNDD-FDD,…..Ce candidat aura les reins solides, une capacité de conduire un vaste mouvement de rassemblement des démocrates, un mouvement qui doit redonner l’espoir au peuple burundais en détresse. Face à cette perspective qui va mettre fin à cette traversée du désert, l’Etat Major de l’heureux gagnant de 2005 et le malheureux perdant de 2005, le Dr Jean MINANI (devenu allié), broie déjà du noir. Un mauvais rêve, un changement démocratique en 2010 !


BURAKEYE Juste

Aube de la démocratie n° 118

NDAYIZEYE Domitien visite Mpimba

16-09-2008

Bujumbura, 2008-09-16 (Burundi Realités) -

L’ancien président Domitien NDAYIZEYE en visite dans la prison centrale de Mpimba.



BR, 16-09-2008. L’ancien président de la République du Burundi Domitien NDAYIZEYE a effectué ce lundi 15/9/2008 dans l’après-midi une visite dans la prison centrale de Mpimba. Il a salué l’ex-président du parti au pouvoir Hussein Radjabu, le directeur de l’agence de Net Press Jean-Claude Kavumbagu et d’autres personnes incarcérées qu’il connaissait pour avoir séjourné lui-même dans cet endroit avant et après son passage au pouvoir. Jean-Claude Kavumbagu est ce journaliste emprisonné depuis six jours pour avoir donné une information que le secrétaire général du gouvernement estime être fausse à propos du montant qu’a coûté la visite du chef de l’Etat en Chine à l’occasion des derniers jeux olympiques. Le journaliste en question aurait été arrêté parce qu’il refusait de révéler ses sources lors de l’interrogatoire au parquet. L’article 8 de la loi sur la presse autorise au journaliste de ne pas divulguer ses sources d’informations. Le patron de Net Presse est accusé d’avoir diffusé des informations diffamatoires et injurieuses à l’endroit du Secrétaire Général du gouvernement.



L’ex- président Ndayizeye a dit que la prison est un endroit non recommandable pour une personne qu’il ne faut pas y envoyer des gens innocents. Il a demandé à quiconque qui le peut de passer à la prison ne fusse que pour dire un petit bonjour aux détenus. “ Une visite en prison ramène le moral et réconforte les prisonniers ”, a-t-il indiqué. M. Domitien Ndayizeye est sorti de la prison de Mpimba pour la dernière fois en janvier 2007 quand il avait été accusé de tentative de coup d’Etat en compagnie de son ancien vice-président Alphonse Kadege.



Le parti Sahwanya-Frodebu, parti de Ndayizeye a dénoncé le même jour dans une déclaration l’emprisonnement de Jean-Claude KAVUMBAGU. Le porte-parole de ce parti Pancras CIMPAYE a indiqué que ce journaliste pouvait bien continuer à comparaître tout en gardant sa liberté. Le Frodebu a rappelé à la communauté internationale qu’elle doit être vigilante pour que les élections de 2010 se déroulent dans le calme.



BR

La rédaction

Vers la dissolution de "FRODEBU Nyakuri&quo

16-09-2008


L’AVOCAT DU FRODEBU DEMANDE DISSOLUTION DU FRODEBU-NYAKURI


RECOURS GRACIEUX EN ANNULATION DE L’ORDONNANCE MINISTERIELLE N° 530778/CAB/2008 PORTANT AGREMENT ET L’OCTROI DE LA PERSONNALITE CIVILE A LA FORMATION POLITIQUE « PARTI SAHWANYA FRODEBU NYAKURI – IRAGI RYA NDADAYE ».

A Son Excellence Monsieur le Ministre de l’Intérieur et du Développement Communal.
à
Bujumbura.
Excellence Monsieur le Ministre,

1. Le parti Sahwanya-FRODEBU représenté par Maîtres SEGATWA Fabien et SIMBIZI Alexandre avocats à la Cour d’Appel de Bujumbura et y résidant Zone de Rohero I, Avenue de l’Amitié, Immeuble Business Plaza, appartement n°5, a l’honneur de vous exposer, que conformément à l’article 372 du code de procédure civile , elle porte recours en annulation contre l’ordonnance portant agrément et l’octroi de la personnalité civile à la formation politique « PARTI SAHWANYA FRODEBU NYAKURI – IRAGI RYA NDADAYE »
2. Cet article dispose que : « toute action ne peut être portée en justice si elle n’a pas été précédée d’un recours gracieux ou hiérarchique ou d’une demande préalable. »
1. Création et agrément du Parti Sahwanya-FRODEBU EXISTANT !
3. Le Parti Sahwanya-FRODEBU a été crée par le héros de la Démocratie Président Melchior NDADAYE et a été agréé par Ordonnance Ministérielle N°205.01/331 du 23 Juillet 1992.
4. Cette ordonnance a été prise sur base d’un dossier complet présenté par le Parti Sahwanya-FRODEBU au Ministre de l’Intérieur de l’époque ;
5. Cette ordonnance n’a jamais été attaquée par quiconque qui se serait plaint d’un vice quelconque de fond ou de procédure parce que les statuts répondaient parfaitement à la loi sur les partis politiques.
6. Ces statuts prévoient en son article 4 les couleurs, le drapeau et le logo du Parti ;
- Les couleurs du Parti sont le vert, symbole de l’espoir et le blanc symbole de la Paix
- Le drapeau du Parti comporte deux bandes de dimension égale, de couleur blanche au niveau supérieur et de couleur verte au niveau inférieur.
- Le logo du « Parti» est constitué d'un disque dans lequel sont inscrits, en haut, les mots « FRONT POUR LA DÉMOCRATIE AU BURUNDI» et en bas, «SAHWANYA» UMUGAMBWE W'INZIRAGUHEMUKA.
- Les autres signes qui caractérisent ce logo sont: le soleil et ses rayons qu'on retrouve dans la partie supérieure du disque ainsi qu'un coq, une houe, un régime de banane et un poisson. Au milieu du disque est inscrit le mot FRODEBU entouré de la devise du Parti en Kirundi et en français.
7. Le Premier Président du Parti fut le Héros de la Démocratie, le Président Melchior NDADAYE et a été succédé à ce poste par l’Honorable Sylvestre NTIBANTUNGANYA pour un temps court. Jean MINANI succéda à L’honorable Président NTIBANTUNGANYA et y demeura à ce poste jusqu’en 2005.
8. C’est en sa qualité de représentant du Parti Sahwanya-FRODEBU, que l’honorable Jean MINANI a signé, au nom de ce Parti, l’accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi, lequel accord, soulignons le avec force, prônait le respect des lois et des principes démocratiques;
9. Après la signature de l’Accord d’Arusha le Docteur Jean MINANI fut élu Président de l’Assemblée Nationale, propulsé à ce poste par le Parti Sahwanya-FRODEBU en accord, cela s’entend, avec les autres partis agréés ayant des membres à l’Assemblée Nationale.
10. Il resta président du Parti jusqu’aux élections de 2005, au cours desquelles il réalisa un score faible, dans des conditions que les militants de ce Parti n’ont pas du tout appréciées.
2. Frustration de l’honorable Jean MINANI.
11. L’Honorable MINANI ne put tirer de cette faible performance les conséquences qui s’imposaient en l’occurrence la démission mais voulut se cramponner à la présidence du Parti malgré les cris désenchantés des militants du Parti qui réclamaient sa démission.
12. Et au terme des élections au sein du Parti qu’il organisa lui-même en octobre 2005, l’honorable Jean MINANI fut évincé de la présidence du Parti par des élections libres, transparentes et démocratiques.
13. Il est évident que cette défaite lui laissa un goût amer qu’il ne put digérer, car à force de rester longtemps à la tête du Parti, il a fini par croire qu’il y était à vie.
14. Cependant force est de constater qu’après avoir été évincé à la tête du Parti, l’honorable Jean MINANI ne fit aucun recours contre ces élections qu’il accepta comme étant libres et démocratiques.
15. Mais tout en acceptant les règles démocratiques qui caractérisent le Parti, il entreprit de saper le Parti sournoisement jusqu’à ce que ses actes prirent l’allure de trahison et il en fut exclu sans contestation de sa part.
16. Et pour saboter le parti de façon, cette fois ostentatoire, il vient de créer un parti semblable à son ancien Parti Sahwanya-FRODEBU et afin de bien semer la confusion dans l’esprit des militants et des tiers, l’appela Sahwanya-FRODEBU « Nyakuri Iragi rya NDADAYE» comme s’il avait appartenu et dirigé un Sahwanya-FRODEBU qui n’était pas « Nyakuri » et qui n’était pas « Iragi rya Ndadaye ».
3. Création du parti Sahwanya-FRODEBU Nyakuri par Jean Minani en violation de la loi sur les partis politiques.

17. L’honorable Jean MINANI, soit par défaut d’imagination ou par une volonté manifeste de déstabiliser son ancien Parti qui l’a porté à bras le corps durant des années, créa ce qu’il appelle « PARTI SAHWANYA FRODEBU NYAKURI – IRAGI RYA NDADAYE » avec tous les insignes du Parti Sahwanya-FRODEBU « FRONT POUR LA DEMOCRATIE AU BURUNDI » ;

18. Et pourtant il sait que cette démarche de créer une confusion dans l’esprit des militants est déloyale et contraire à la loi sur les partis politiques, en son article 28 qui dispose qu’« Aucun parti politique ne peut se doter de nom ou autres signes distinctifs appartenant à un autre parti ».

19. Cette confusion avec son ancien Parti était tellement flagrant qu’à première vue, Vous même, Monsieur le Ministre, l’avez invité dans des termes non équivoques à revoir les statuts de son parti pour ne pas porter confusion avec l’autre Parti existant’ Sahwanya-FRODEBU auquel il avait appartenu et en connaissait bien l’esprit et la lettre.

20. Votre lettre est ainsi conçue : « ….. J’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir fournir des éclaircissements complémentaires en rapport avec le logo, le nom du nouveau parti confrontés au parti SAHWANYA – FRODEBU : Front pour la Démocratie au Burundi qui a été agréé le 23/7/1992 » (annexe 2).

21. En réalité, sauf mauvaise foi, Jean MINANI, qui autrefois inspirait beaucoup de respect, ne peut prétendre que pendant si longtemps, avec la lucidité qu’on reconnaît aux docteurs en Médecine, a pu ignorer que le parti qu’il a servi et dont il s’est servi pour accéder à de haute fonction de l’Etat, était et reste bien le seul véritable Parti Sahwanya-FRODEBU qui fait de la démocratie et du respect des lois son cheval de bataille.

22. Il ne peut non plus prétendre être l’héritier d’un Parti dans lequel il a été régulièrement exclu sans aucune contestation de sa part. Seul le Parti Sahwanya-FRODEBU peut prétendre être héritier des Idéaux du Fondateur du Parti Sahwanya-FRODEBU, Le Président Melchior NDADAYE , Héros de la Démocratie.

4. Demande d’annulation de l’ordonnance agréant un parti politique créé en violation de la loi sur les partis politiques.

23. La doctrine est unanime pour dire que la justice en période post – conflit doit garantir la moralisation du jeu politique.

24. Il s’est tenu ici à Bujumbura du 20 au 22 septembre 2005 un colloque International sur le thème « Justice en période de post-conflit » et l’intervenant Professeur Liboire KAGABO dit que parmi les principes qui garantissent la moralisation du jeu politique se trouve entre autres « le respect du verdict électoral, le respect des lois et l’option démocratique » :

25. Le FRODEBU reconnaît au Docteur Jean MINANI le droit de créer son parti politique mais dans le respect de la loi et des autres partis existant en évitant de créer des confusions interdites par la loi ; Si tant est que tout le monde n’a pas le même esprit créateur, il faut, au nom du principe de la propriété intellectuelle respecter les efforts de création des autres ;

26. Créer des confusions avec une organisation existante est en principe une concurrence déloyale. Et cela est interdit dans les relations inter-individus et devrait l’être à fortiori dans des organisations qui, à terme, aspirent à organiser un Etat respectueux des principes démocratiques.

27. Un parti fondé sur une violation manifeste de la loi ne saurait atteindre cet objectif hautement moral, car du mal ne peut naître du bien.

28. L’Accord d’Arusha pour la Paix et la réconciliation au Burundi dispose en son article 4 point 1 que « les partis politiques peuvent se constituer librement, conformément à la loi ». Le même accord d’Arusha dispose en son article 4 point 2 que le parti politique est une association sans But lucratif de citoyens autour d’un projet de société démocratique avec un programme politique distinct aux objectifs précis répondant au souci de servir l’intérêt général et d’assurer l’épanouissement de tous les citoyens.

29. Il faut noter que tous ces principes ont été repris dans la loi sur les partis politiques en ses articles 2, 4 et 5.

30. Le nouveau parti, en se disant héritier du Président NDADAYE et de ses projets politiques ne diffère en rien du Parti Sahwanya-FRODEBU fondé par le Président NDADAYE agréé depuis 1992.

31. Ainsi le Ministre de l’Intérieur, garant du bon fonctionnement des partis au terme de l’accord d’Arusha ne peut permettre l’existence d’un parti fondé sur le plagiat.

32. Le plagiat ou la concurrence déloyale sont interdits par l’article 28 de la loi sur les partis politiques ;

33. Et la concurrence déloyale a été définie par la Convention internationale sur la Propriété industrielle et consiste notamment à « - créer la confusion ou tenter de créer la confusion entre sa personne, son établissement et ses produits et la personne, l’établissement ou les produits d’un concurrent, en utilisant des dénominations, marques, emblèmes, créant une confusion avec des services publics, ou tendant à faire croire à un mandant de l’autorité.

34. Cette définition est parfaitement applicable au cas d’espèce de la création du Parti Sahwanya-FRODEBU Nyakuri Iragi Rya NDANDAYE créé par Docteur Jean MINANI.

35. Dès lors, le Parti Sahwanya-FRODEBU pense que c’est par erreur que le parti Sahwanya-FRODEBU Nyakuri Iragi Rya Ndadaye » de l’honorable Jean MINANI a été agrée alors qu’il crée manifestement une confusion avec la Parti Sahwanya-FRODEBU existant et qu’à défaut d’annuler son agrément le Ministre devrait inviter le parti Sahwanya-FRODEBU créé et représenté par Jean MINANI de choisir une autre dénomination et insignes qui ne sont pas de nature à créer de confusion avec un parti déjà existant.


Veuillez agréer, Excellence le Ministre, l’Expression de notre considération très distinguée.

Fait à Bujumbura, le …./08/2008

Pour le Parti SAHWANYA -FRODEBU

SEGATWA Fabien
Avocat.
Copie pour Information à :

- L’Honorable Jean MINANI

Aube de la démocratie n° 118

A quand la mise en application des accords?

15-09-2008

PALIPEHUTU-FNL - CNDD-FDD : UN CESSEZ-LE FEU QUI CACHE UNE AUTRE GUERRE.

Il était une fois le CNDD-FDD était au maquis avec le PALIPEHUTU-FNL. Les deux mouvements politiques armés nourrissaient un objectif : changer le système politique vieux de plusieurs décennies au Burundi.

En 2003, le CNDD-FDD a conclu un cessez-le-feu avec le Gouvernement de Transition conduit par le Président Domitien NDAYIZEYE. Ce Gouvernement était certes une ratatouille, comprenant plusieurs formations politiques avec des objectifs différents, mais le pilote de ce navire a su imposer les desiderata du peuple burundais : la Paix et le retour à la Démocratie.

Effectivement en 2005 des élections démocratiques ont été organisées et le CNDD-FDD l’a emporté. Le vieux système qu’il combattait avec le PALIPEHUTU-FNL s’effritait de plus en plus.

En 2006, les deux locataires du maquis, devenus par la force des choses des belligérants ont conclu un accord de cessez-le-feu. Dès ce jour les burundais ont poussé un soupir de soulagement croyant à tort que le chemin de la croix venait de prendre fin. Les burundais meurtris par la guerre et ses corollaires, cohorte de misère et de malheurs a jubilé espérant bénéficier enfin les dividendes de la Paix.

Malheureusement en 2008, deux ans après la signature de cet accord de Dar-Es-Salaam, le CNDD-FDD éprouve un malin plaisir de jouer aux prolongations liées aux élections de 2010. Un rendez-vous qui présente beaucoup d’embûches, difficile d’accès parce que le CNDD-FDD se sent isolé face à une ligue du courant du changement démocratique. Dans cette galaxie il vaut mieux ne pas y ajouter le PALIPEHUTU-FNL qui ne viendrait que pour gonfler les rangs de ce courant. Le PALIPEHUTU-FNL dans son petit coin, regarde amusé ces manœuvres dilatoires du CNDD-FDD. Son rôle se limitant à pousser à la faute le pouvoir en place à Bujumbura.

Celui-ci est entrain de tomber dans le panneau. La faute est là ! En effet, le commandant suprême Son Excellence Pierre NKURUNZIZA vient de décréter la réintégration des pseudo dissidents du PALIPEHUTU-FNL de Randa dans les corps de défense et de sécurité avant les hommes de RWASA Agathon. Et pourtant la nature de cette dissidence est bien connue même à New York : une invention du CNDD-FDD pour tordre le bras au leader du PALIPEHUTU-FNL. La deuxième faute vient de ce rendez-vous de Ngozi où le chef de l’Etat burundais a reçu en audience le leader du PALIPEHUTU-FNL pendant un quart d’heure (15 minutes) ; après ce laps de temps il devait aller s’occuper utilement sur le poste de la frontière Kobero. Cette brève rencontre, la deuxième du genre, qui rappelle celle de 5 minutes, en juillet 2007 entre le chef de l’Etat les Présidents du FRODEBU et l’UPRONA, prouve que la priorité du CNDD-FDD est ailleurs, elle est en 2010.

Mais alors, les acteurs internationaux ont-ils compris ce jeu ? Vont-ils comprendre que le CNDD-FDD considère la question de mise en application effective des accords de cessez-le-feu vieux de 2 ans comme une propriété privée ? A ce niveau la responsabilité incombe au Directoire Politique et à la Médiation qui ont cru à tort que l’exclusion des acteurs politiques représentés au parlement était un gage pour la réussite du processus. Aujourd’hui il faut se rendre à l’évidence la triste vérité est qu’on a l’impression que ce processus ne concerne que le CNDD-FDD et le PALIPEHUTU-FNL. Malheureusement au stade actuel, ce tandem renvoie le déblocage de la situation au directoire politique pendant que celui-ci renvoie la balle au duo Président NKURUNZIZA-RWASA Agathon. Un jeu de tennis de table qui commence à lasser le peuple burundais.

En conséquence à l’état actuel de ce processus, un sommet des chefs d’Etats de la région s’impose, cette fois-ci à Bujumbura. Seul ce sommet peut procéder à un accouchement par césarienne et vider les questions qui bloquent ou qui fâchent. Et ce rendez-vous devrait avoir lieu avant la fin de l’année 2008. Car en 2009, l’Afrique du Sud qui assure la facilitation sera occupé avec les élections présidentielles. Il faudrait attendre donc, le deuxième trimestre de 2009. Une perspective qui compromettrait dangereusement les élections de 2010 du Burundi. En effet, ces élections auraient toutes les chances de se dérouler dans un climat où seule la force du canon fait la loi. Ce qui risque de replonger le pays dans les affres d’un conflit armé, un conflit anachronique et regrettable.


SVP ! Préservez-vous de cette guerre !


Pancrace CIMPAYE.




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Communiqué de presse du FRODEBU

15-09-2008



COMMUNIQUE DE PRESSE.


1. Le Parti SAHWANYA FRODEBU a appris avec consternation l’arrestation du Directeur de l’Agence de Presse NET PRESS Monsieur Jean Claude KAVUMBAGU ce jeudi 11 septembre 2008 ;

2. Cette arrestation arbitraire, anachronique s’inscrit dans la droite ligne d’intimidation de la société civile en générale et de la presse en particulier pour des fins électoralistes ;

3. En effet, pour une information non exacte de Net Press, un simple démenti du Secrétariat Général du Gouvernement aurait suffi pour dissiper le malentendu et éclairer l’opinion ;

4. Et si le différend devait passer en justice, Jean Claude KAVUMBAGU qui n’est pas un criminel prêt à prendre le large à la moindre occasion pouvait comparaître en restant en liberté. Dans ce cas le pouvoir du CNDD-FDD doit comprendre que la détention est une mesure conservatoire qui doit être une exception et non une règle ;

5. Le Parti Sahwanya-FRODEBU s’indigne contre ces agissements d’un autre âge. Il condamne énergiquement cette arrestation arbitraire de Jean Claude KAVUMBAGU et demande au pouvoir commanditaire de cet acte de relaxer sans conditions ce chevalier de la plume ;

6. Le Parti Sahwanya-FRODEBU demande aux serviteurs du troisième pouvoir qu’est la justice de refuser catégoriquement les sollicitations du pouvoir du CNDD-FDD et ainsi conjurer l’instrumentalisation de ce service par le même pouvoir. La dignité du peuple burundais passe une justice indépendante ;

7. Le parti Sahwanya-FRODEBU demande aux professionnels des médias de rester solidaires et de constituer une synergie à même d’affronter les élans dictatoriaux du pouvoir du CNDD-FDD qui s’annoncent autour des élections générales de 2010 ;


8. A la Communauté Internationale, le Parti Sahwanya-FRODEBU rappelle une fois de plus que les élections de 2010 doivent retenir son attention au plus haut point sans quoi le pays risque de replonger dans un autre conflit ;

9. Au peuple burundais en général et aux acteurs politiques en particulier, militants pour le changement démocratique en 2010, le Parti Sahwanya-FRODEBU demande la sérénité et la solidarité ; unis, le pari du changement sera gagné en 2010.



Fait à Bujumbura le 15 Septembre 2008

Pour le Parti Sahwanya-FRODEBU

L’Honorable Léonce NGENDAKUMANA

Président.

La rédaction

L'Aube de la Démocratie n° 118 !

14-09-2008

EDITORIAL

SILENCE ! ….ON DOIT REMPORTER LES ELECTIONS DE 2010

Jean Claude KAVUMBAGU a été arrêté et conduit dans la prison centrale de MPIMBA ce jeudi 11 septembre 2008. Cette arrestation loin d’être un fait anodin, elle rentre dans une série d’action programmées par les maîtres de Bujumbura qui s’inscrivent dans la droite ligne d’intimider, de museler la presse, la société civile en l’occurrence les défenseurs des droits de l’homme et bien entendu les hommes politiques qui militent en faveur du changement démocratique.

Quel est le plan ? D’une source proche du noyau qui a arrêté cette décision, le CNDD-FDD est aujourd’hui dans une phase de recrutement forcé des journalistes appartenant à diverses rédactions. Cette opération vise à retourner ces professionnels des média contre leur ligne éditoriale afin qu’ils soient à la solde du pouvoir CNDD-FDD, en ce moment précis préélectoral et pendant les élections. Cette opération de recrutement terminée on va dresser une liste des journalistes récalcitrants qui auront refusé d’adhérer à cette cause. La source qui venait confier ce plan d’action à un confrère devait conclure que ces confrères qui auront refusé la coopération auront un traitement exemplaire qui poussera les autres à réfléchir. Ainsi, au finish « on tuera deux ou trois journalistes ! » Un message qui devrait être reçu 5/5 par les chevaliers du micro et de la plume ! Pour terminer, cette source a supplié mon confrère d’accepter la conversion au CNDD-FDD afin qu’il ne se retourne pas dans cette catégorie d’hommes à abattre. Fidèle à sa mission, mon confrère a refusé cet achat de sa conscience ! Advienne que pourra, devait-il conclure !

Au demeurant Jean Claude KAVUMBAGU qui vient d’être arrêté sans façon ce 11 septembre 2008, était probablement fiché, inscrit en ordre utile dans le registre des journalistes incorruptibles, un cas perdu qui ne peut pas se plier à la volonté du parti au pouvoir. Si tel n’était pas le cas, il eut été plus juste de la part du secrétariat Général du Gouvernement de rédiger un démenti que la rédaction de NET PRESS a l’obligation de publier dans son intégralité. Du reste le créneau du conseil National de la communication, organe de régulation de la presse aurait réglé l’affaire sans éclabousser le pouvoir. Car nous devons nous en convaincre, cette arrestation est loin d’honorer le pouvoir de Bujumbura. Elle jette plutôt un grand discrédit sur lui et ternit de ce fait l’image de Bujumbura.

C’est dommage que les enjeux électoraux de 2010 aient leur raison que la raison ne connaît point. Dès lors le droit de réponse qui aurait suffi à rectifier le tir n’est plus la préoccupation de l’initiateur de l’arrestation de Jean Claude KAVUMBAGU. A travers cette arrestation on veut intimider la presse au point qu’elle démissionne devant son devoir d’informer, de former et de divertir. Face aux enjeux électoraux de 2010, seule une presse inféodée au pouvoir serait autorisée à travailler. A Dieu la presse libre ! A dieu la synergie des média qui a couvert de façon exemplaire et professionnel les élections de 2005.

Face à cette menace, la presse burundaise devrait se lever comme un seul homme afin de résister et combattre pour sa liberté. Le Burundi sans liberté de la presse serait une jungle où la loi du CNDD-FD, obnubilé par une victoire à tout prix aux élections de 2010, serait la seule valable. Mais comme cette victoire devient de plus en plus hypothétique, on recourt aux grands moyens pour imposer un silence de cathédrale à tout acteur qui lève le petit doigt pour dénoncer ce qui va mal. Pour votre propre gouverne, chers confrères et à la décharge de notre confrère KAVUMBAGU sachez que la visite du chef de l’Etat burundais en République Populaire de Chine a été prise en charge par le pays hôte en totalité. Cette source fiable de Pékin conseille à l’initiateur de l’emprisonnement de KAVUMBAGU de mettre un peu d’eau dans son vin car une gymnastique d’esprit peut conduire à une vérité qui blesse !

Au delà de cette guerre ouverte contre la presse, la classe politique burundaise militant pour le changement démocratique en 2010 a le devoir de constituer un front, une alternative capable de renverser la vapeur. Quant à la communauté Internationale en générale, les Nations Unies en particulier doivent enclencher une action « pleins feux sur les élections de 2010 au Burundi afin d’éviter le pire.

Pancrace CIMPAYE.

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Pourquoi le FRODEBU gêne tant !

10-09-2008

" Les miroirs feraient bien de réfléchir un peu plus avant de renvoyer les images" Jean Cocteau

Je viens de lire un article singé par un certain D Jérôme sur le site www.abarundi.org et intitulé “Pendant que le CNDD-FDD renforce ses rangs, l’opposition dégringole”

D’emblée, il est assez remarquable que l’auteur réserve la totalité de son article au Parti Sahwanya-FRODEBU, comme si c’était le seul parti d’opposition, alors que quand cela arrange le CNDD-FDD, il lui refuse ce statut.!

Il est aussi regrettable et irresponsable que l’auteur de l’article se perde dans une campagne de dénigrement de ses concurrents et nourrisse des polémiques stériles et des rumeurs sans aucun fondement.

Les burundais auraient voulu plutôt qu’il leur explique et les informe sur les stratégies mises en place par le Parti qu’il défend becs et ongles, pour enrayer la corruption galopante et la mauvaise gouvernance qui se sont érigées en mode de gouvernance au Burundi, qu’il les informe du suivi qu’il compte faire du rapport de la commission parlementaire sur la vente du falcon 50, de l’état d’avancement du procès des auteurs des massacres de Muyinga et Kinama, de la transparence dans la gestion du pétrole nigérian, du harcelement des journalistes et des membres de la société civile, de l’application des accords signés avec le PALIPEHUTU-FNL etc….

Au lieu de tout cela, que de l’autocontemplation.

En quoi le CNDD-FDD se renforce t’il quand son ancien président croupit en prison dans la plus grande injustice?

En quoi le CNDD-FDD se renforce t’il quand l’ ancienne vice présidente de la République et Présidente de la Ligue des femmes de ce dernier, en compagnie de l’ancien directeur de campagne du CNDD-FDD lors des élections de 2005 viennent de créer leur propre parti ?

En quoi le CNDD-FDD se renforce t’il quand il vient de chasser de ses rangs et /ou du pays 22 parlementaires?

En quoi le CNDD-FDD se renforce t’il quand nombreux de ses cadres sont exclus du Parti ou ne veulent plus en entendre parler ( Marina Barampama, ancienne vice présidente de la République, Yolande NZIKORURIHO, ex vice président du Sénat, etc….)

Et dans un élan qui n’a d’égal que les mensoges véhiculés, l’auteur prétend que les membres du FRODEBU rejoindraient en masse le CNDD-FDD en province de Cibitoke. Cela prête à rigoler! L’auteur ne choisit pas cette province par hasard. Il sait pertinemment que son Parti est à bord de l’implosion dans cette province plus qu’ailleurs(....)

Quant à la création du Parti de Minani, il est de notoriété publique qu’il l’a été avec le concours et la bénédiction du Parti CNDD-FDD dans le seul optique de diviser pour régner. Il n’a aucune sympathie particulière envers celui qui, hier, était considéré comme l’homme à abattre! Le parti de Jean de Dieu Mutabazi s’inscrit aussi dans cette logique. Lui même a précisé qu’il va appuyer le CNDD FDD là où ce sera possible. Les deux partis constituent donc des satellites du CNDD-FDD.
Et je ne suis pas convaincu que la lune de miel durera longtemps!

En terminant, je tiens à informer le public qu’au 15/08/2008, date limite de dépôts des candidatures pour les candidats présidentiables, 7 personnes avaient déjà déposé leur candidature. C’est largement positif. Il s’agit d’une preuve suffisante d’une démocratie pluraliste interne au FRODEBU que beaucoup lui envient. Je suis prêt à parier que ce n’est pas au sein du CNDD FDD qu’on verra ce genre de pratique….

G N

Encore une guerre à l'Est du Congo?

09-09-2008

Ça se dégrade dangereusement entre Kinshasa et Kigali

MISE EN LIGNE 9 SEPTEMBRE | LE SOFT INTERNATIONAL.

Certains avaient rêvé d'un grand soir… de réconciliation. Ils avaient tort. Entre Kinshasa et Kigali, rien ne va plus désormais. Au contraire, ça se dégrade dangereusement. Dans une attaque peu courante dirigée contre son voisin occidental dans laquelle il était supposé dire son dépit face aux lenteurs de la normalisation, le chef de l'État rwandais, le général Paul Kagame annonce très clairement la reprise de la guerre contre la R-dC. Les gazettes kinoises ont parlé de la troisième guerre en préparation. Elle est là, désormais. Va-t-elle profiter de l'absence… d'administration qui marque à Washington les périodes de campagne électorale?
Si Kagame ne prononce pas le mot guerre, il transpire tout au long de cette interview accordée à Colette Breackman, du «Soir» de Bruxelles.

Ceux qui, à l'étranger - en Occident - se disent «méprisés» par Kinshasa pourraient y trouver quelque... ouverture.

C'est trop clair, le monde est (encore) dirigé par l'Occident. Même la Chine - la Chine, oui, la Chine! - y va encore faire faire son marché. Ou en a encore bien... besoin. C'est trop clair.

Kagame ne se rendra pas (plus) à Kinshasa à la Conférence sur la sécurité dans la région des Grands Lacs.
«Non, je n'en ai pas l'intention. J'ai perdu l'appétit d'apporter ma contribution à ce processus, je vous l'assure, je n'en ai plus envie. Maintenant je regarde d'un autre côté et je ne bouge plus, sauf s'il vient frapper à ma porte».

Vers où le chef de l'État rwandais regarde-t-il désormais? Vers Nkunda? Vers les opposants? Comment Kinshasa (le président Kabila) viendra-t-il à frapper à sa porte? Lorsque à nouveau ils se seront couchés?

Le président rwandais ne cache pas (plus) son soutien aux hommes du CNDP et à leur chef, le général dissident Laurent Nkunda(batware) Mihigo.
«Mais ce problème ne vient pas de nulle part, il a des racines, une histoire. Si on n'attaque pas le problème à la racine, en voyant pourquoi Nkunda existe, on n'arrivera à rien. Je l'ai dit au président Kabila: «imaginons que Nkunda disparaisse, au combat ou de mort naturelle, vous croirez alors avoir résolu le problème, mais ce ne sera pas le cas, vous pourrez être confronté à un autre opposant. Certes, vous pouvez considérer que Nkunda exagère, que certaines de ses revendications sont excessives, mais d'autres ont un fondement et ces dernières méritent d'être prises en compte».

Il dit que les Nkundistes ont désormais tout le nécessaire pour faire face à la guerre face aux FARDC.
«Tout le monde avait mis le président Kabila en garde, lui avait dit que ses forces ne pourraient pas l'emporter. De fait, avant même d'engager le combat, les Congolais s'étaient enfuis. Or ils étaient 20.000 devant les 3000 hommes de Nkunda. Ces derniers n'ont plus eu qu'à se servir des armes laissées par l'armée congolaise. Maintenant Nkunda a plus d'armes que ce dont il a besoin, des Katiouchas, des RPG, des mitrailleuses, des munitions… Et après cela, Kabila va raconter que le Rwanda fournit des armes à Nkunda! Ce n'est même pas nécessaire».

Puis: «Vous savez, même si demain, par miracle, les Banyarwanda disparaissaient du Congo, d'autres problèmes surgiraient aussitôt, avec d'autres groupes ethniques, les Bashi combattraient d'autres tribus dans le Sud, les Bahunde se battraient dans le Nord. Tout cela découle du fait qu'au Congo, le pouvoir politique est obtenu sur une base ethnique… Dans ce pays, la principale manière d'accéder au pouvoir est de manipuler des forces souterraines, de jouer avec l'ethnicité, tous les politiciens pratiquent cela…»

Puis, plus grave: «Tout cela pour vous dire que ces incidents isolés ne sont pas l'essentiel. Le vrai problème est le management politique. Kabila ne peut ou ne veut s'y atteler et il continue à manipuler l'opinion».

Plus grave encore. Il refuse désormais de parler avec son homologue r-dcongolais. «D'une certaine manière, j'ai renoncé, j'ai le sentiment d'avoir été utilisé, puis abusé, et accusé aussi. Je laisse tomber, qu'il fasse comme il l'entend…».

Puis de l'ambassade de Kigali que Kinshasa refuse d'ouvrir à Kinshasa, de Thomas Lubanga, de Jean-Pierre Bemba Gombo, de la CPI - qui serait instrumentalisée par Kinshasa.

Là, il fait exprès et fait mouche dans le camp des opposants du MLC. En épousant leur thèse, le président rwandais leur tend la perche …

A Kinshasa, a-t-on compris cette grande manœuvre?

Ci-après, tous les extraits sur la R-dC de cette interview de Paul Kagame au «Soir».

Les combats ont repris au Kivu, entre les forces armées congolaises et les troupes du général Laurent Nkunda. Quel peut être le rôle du Rwanda?


Je ne veux plus m'occuper moi-même de cette question, je laisse cela à d'autres, à notre ambassadeur pour les Grands Lacs, à nos diplomates. L'an dernier, à la demande de Kinshasa, je suis intervenu auprès de Laurent Nkunda. Des officiels congolais, dont le général Numbi, sont venus à Kigali et à leur demande, je leur ai donné un hélicoptère pour qu'ils puissent aller rencontrer Nkunda quelque part au Nord Kivu, en compagnie du chef d'état major rwandais. Le contact eu lieu, une solution politique a été décidée et les troupes de Nkunda ont accepté d'être réintégrées dans l'armée congolaise.
Alors que ce processus de mixage avait commencé à bien fonctionner, il y a eu une rencontre au Burundi et là, la délégation du Congo a soudain demandé que Nkunda soit arrêté, car il figurait sur une liste de criminels. Surpris, j'ai appelé le président Kabila et je lui ai dit «vous nous utilisez, et vous jouez derrière notre dos: vous publiez maintenant une liste qui mentionne le nom de Nkunda alors même que vous essayez de trouver une solution politique avec lui…»
Par la suite, le président Kabila s'est entretenu avec les Sud Africains et il leur a demandé que Laurent Nkunda puisse s'exiler chez eux. La proposition était qu'il quitte le terrain, au départ de l'aéroport de Kigali. Kabila avait proposé cela sans même nous en avertir! J'ai dit aux Sud Africains: «pourquoi devrait-il partir de Kigali? Le président Kabila sait parfaitement où se trouve Nkunda et pourrait lui envoyer un avion au départ de Goma, il n'y a pas de raison de nous impliquer dans cette affaire». A nouveau, j'ai appelé Kabila et lui ai demandé à quoi il jouait. J'ai redit que nous étions prêts à l'aider à trouver une solution, mais de manière raisonnable.
En fait, tout cela m'inspire une réflexion de fond: les Congolais aiment se présenter comme des victimes, d'innocentes victimes. Et le monde entier abonde dans ce sens. En fait, ils ne sont pas des victimes, ils ont aussi une responsabilité dans tout ce qui se passe…
Lorsque j'ai revu le président Kabila à New York, je lui ai dit: «Monsieur le Président, vous devez calmer vos extrémistes. Je ne sais pas si vous êtes extrémiste vous-même, mais vous utilisez cela pour servir vos objectifs politiques. Voyez les problèmes qui se posent au Nord Kivu, entre les Hutus, les Tutsis, les Banande, les Banyarwanda… J'ai l'impression que vous jouez avec cela, et que cela peut vous servir. J'ignore quelle est votre stratégie, mais jouer avec l'extrémisme, cela ne vous aidera que pour une brève période, un jour cela finira par vous revenir au visage…»

Tout de même, une conférence a été organisée à Goma en janvier, où tous les groupes se sont exprimés, où un processus de paix a été enclenché…


C'est vrai, les Congolais l'ont fait, mais leurs esprits étaient ailleurs, comme si, en même temps ils étaient aussi en train de prévoir autre chose. L'initiative de Goma était positive, certes, mais je ne suis pas sûr que les dirigeants congolais étaient réellement convaincus qu'il s'agissait là de la bonne marche à suivre.
Je reconnais que Nkunda pose un problème. Mais ce problème ne vient pas de nulle part, il a des racines, une histoire. Si on n'attaque pas le problème à la racine, en voyant pourquoi Nkunda existe, on n'arrivera à rien.
Je l'ai dit au président Kabila: «imaginons que Nkunda disparaisse, au combat ou de mort naturelle, vous croirez alors avoir résolu le problème, mais ce ne sera pas le cas, vous pourrez être confronté à un autre opposant. Certes, vous pouvez considérer que Nkunda exagère, que certaines de ses revendications sont excessives, mais d'autres ont un fondement et ces dernières méritent d'être prises en compte».

Quelles sont les ressorts réels du combat de Nkunda? S'agît il de l'insécurité que connaîtraient les Banyarwanda (Congolais d'expression rwandaise)?


Cela ne fait aucun doute. Il ne s'agit pas seulement des Mai Mai (milices congolaises) ou les FDLR (Forces pour la démocratie et la libération du Rwanda, composé de Hutus rwandais) mais de l'élite politique congolaise elle-même qui crée de l'insécurité sur une base ethnique.
Vous savez, même si demain, par miracle, les Banyarwanda disparaissaient du Congo, d'autres problèmes surgiraient aussitôt, avec d'autres groupes ethniques, les Bashi combattraient d'autres tribus dans le Sud, les Bahunde se battraient dans le Nord. Tout cela découle du fait qu'au Congo, le pouvoir politique est obtenu sur une base ethnique… Dans ce pays, la principale manière d'accéder au pouvoir est de manipuler des forces souterraines, de jouer avec l'ethnicité, tous les politiciens pratiquent cela…

Comment analysez vous l'action militaire engagée l'an dernier contre les forces de Nkunda?


Tout le monde avait mis le président Kabila en garde, lui avait dit que ses forces ne pourraient pas l'emporter. De fait, avant même d'engager le combat, les Congolais s'étaient enfuis.
Or, ils étaient 20.000 devant les 3000 hommes de Nkunda. Ces derniers n'ont plus eu qu'à se servir des armes laissées par l'armée congolaise. Maintenant Nkunda a plus d'armes que ce dont il a besoin, des Katiouchas, des RPG, des mitrailleuses, des munitions…
Et après cela, Kabila va raconter que le Rwanda fournit des armes à Nkunda! Ce n'est même pas nécessaire. Tout cela pour vous dire que ces incidents isolés ne sont pas l'essentiel. Le vrai problème est le management politique. Kabila ne peut ou ne veut s'y atteler et il continue à manipuler l'opinion.
Maintenant encore il veut essayer de résoudre militairement le problème, alors que la conférence de Goma avait entamé un règlement politique et qu'elle avait eu un effet positif. Même l'émissaire européen, le représentant de l'ONU me signalent qu'il y a au Kivu un déploiement militaire massif. Qu'est ce que cela signifie? Que l'on prépare la guerre.
Pourquoi le processus entamé à Goma est-il en train d'échouer? Peut être certains ne voulaient ils pas qu'il réussisse…

Kamerhe, l'abbé Malu Malu avaient cependant essayé de trouver une solution politique…

Oui, c'est vrai mais ce n'est pas Kamerhe qui contrôle l'armée, c'est Kabila. Celui qui parle aux commandants sur le terrain, c'est le président. Vous voyez, il y a un double langage tout le temps…

Allez-vous appeler Kabila, lui parler au téléphone?

Non nous ne sommes plus parlés depuis longtemps. D'une certaine manière, j'ai renoncé, j'ai le sentiment d'avoir été utilisé, puis abusé, et accusé aussi. Je laisse tomber, qu'il fasse comme il l'entend…

Vous rendrez vous cet automne à Kinshasa pour participer à la conférence sur la sécurité dans la région des Grands Lacs?

Non, je n'en ai pas l'intention. J'ai perdu l'appétit d'apporter ma contribution à ce processus, je vous l'assure, je n'en ai plus envie.
Maintenant je regarde d'un autre côté et je ne bouge plus, sauf s'il vient frapper à ma porte, j'ai assez de gens ici qui suivent le Congo, l'envoyé spécial pour les Grands Lacs, notre ministre des affaires étrangères, d'autres encore. Moi, je ne veux plus m'en occuper, j'ai laissé tomber…
Voyez la CEPGL (Conférence économique des pays des grands lacs): j'y étais favorable, à plusieurs reprises j'en ai parlé au président Kabila, j'ai parlé au président burundais Ngurunziza qui est proche de Kabila et qui était d'accord pour la relancer. En plus des bénéfices économiques que la région peut en tirer, je crois que cette conférence pourrait aider à résoudre des problèmes politiques. Mais Kabila n'en veut pas, et il n'a jamais expliqué à personne pourquoi. Parfois, il dit des choses qui ne sont pas claires, qu'il voudrait par exemple y associer d'autres pays avec lui. Moi, je trouve qu'on devrait d'abord commencer à trois, (Congo, Rwanda, Burundi) et puis on verra comment ajouter d'autres pays. Dans d'autres domaines aussi, les efforts ont échoué: les Congolais refusent toujours que nous ayons un ambassadeur à Kinshasa.
En fait, la situation au Congo m'inspire une autre réflexion: qu'il s'agisse de Lubanga, de Bemba, de Nkunda peut-être, on a toujours tendance à vouloir écarter les gens qui dérangent le président Kabila… Tout d'abord cela ne résout pas les problèmes en profondeur, mais il s'agit aussi d'une instrumentalisation de la justice internationale. Car enfin, les crimes que l'on impute à Bemba ou à Lubanga, ne peut-on les reprocher à d'autres aussi? Recrutements forcés, utilisation d'enfants soldats, crimes de guerre, mais ils ont tous fait cela…
Lorsque Bemba a été arrêté à Bruxelles, j'ai cru que c'était là un nouveau gage que les Belges donnaient à Kabila, en échange d'autre chose. Lorsque je constate la manière dont la Cour pénale internationale est utilisée comme instrument politique, je me dis qu'à l'époque de sa création, en 2002, j'ai eu raison de ne pas la reconnaître, elle se serait transformée en instrument contre nous…

Que pensez-vous de la candidature de Barack Obama?

Je suis témoin de l'enthousiasme qu'elle suscite dans toute l'Afrique et cela m'inspire plusieurs réflexions. Tout d'abord cette candidature en dit long sur le système politique américain, qui permet à un homme qui a du sang noir de se porter candidat à la présidence.
En Europe ce ne serait pas imaginable, mais surtout, il y a des pays membres de l'Union africaine, - que je nommerai pas -, où il serait impensable qu'un Noir devienne chef d'Etat. Cela étant, Obama est d'abord Américain, et ce sont les problèmes des Etats-Unis qu'il va être appelé à résoudre. C'est l'Amérique qu'il va changer et qui va le changer, pas l'Afrique. Les Africains peuvent être enthousiastes à son sujet, mais ils ne doivent pas oublier que leurs problèmes, ils devront les résoudre eux-mêmes. Ce sont les Africains qui relèveront l'Afrique, et personne d'autre…

Le Soir , Colette Braeckman, posté le 8 septembre 2008.

La rédaction

MINANI Jean, un tigre en papier!

08-09-2008


LES AGISSEMENTS DE JEAN MINANI DOIVENT-ILS FAIRE PEUR AU FRODEBU?


Avant de répondre à cette question, je vais faire une biographie très succincte de Jean Minani, un personnage politique burundais de renommée internationale : cela nous permettra de nous faire une idée sur sa personnalité, sur ses motivations et aspirations.

1. Jean Minani ou l’aventurier politique

Selon son entourage, Jean Minani est un aventurier, un opportuniste en politique. La politique est venue vers lui, il ne l’a jamais cherchée. A l’université du Burundi et dans la cellule Uprona d’Alger, il prenait soin de rester loin des débats et réflexions politiques. La politique, ce n’était pas son truc.

Adhérant de dernière heure au FRODEBU, il fait preuve de discrétion ou plutôt de timidité dans les meetings de campagnes électorales de 1993 et devant les médias. Comme au Burundi un médecin ne peut pas passer inaperçu, le président du parti M. Melchior Ndadaye l’a noté dans ses papiers au cas où. Et, au moment de la composition de son premier gouvernement, il l’a nommé ministre de la Santé, un poste plutôt technique et peu exposé au combat d’idées.

L’ancien premier ministre français Lionel LOSPIN déclarait qu’ « en politique, il faut avoir de la chance ». Pour notre ami Minani, il peut dire « à quelque chose, malheur est bon » : le jour du Coup d’Etat du 21 octobre 1993, il se trouvait au Rwanda. C’est là qu’il fut nommé Représentant Itinérant et Plénipotentiaire du Gouvernement déchu réfugié à l’ambassade de France à Bujumbura. Je me souviens de lui à la sortie des studios de la radio nationale rwandaise après avoir enregistré un message de détresse au monde : il était bleu de stress et tremblait presque comme une feuille. Dans son message, on sentait bien que sa voix manquait d’assurance, de conviction et de sérénité : les réfugiés de l’Ambassade de France avaient plus de punch et de persuasion sur les ondes des radios internationales, RFI, Africa No 1, etc.

Depuis ce jour, M. Jean Minani est propulsé sur les devant de la scène internationale malgré lui : son nom surgit partout où il est question de parler du problème burundais.


2. Jean Minani ou la tentation du business.

Devenu chef de fil par le fruit d’un malheureux hasard, J. Minani, entourés de ses camarades, opposera une résistance farouche aux putschistes : sans pour autant réussir à les empêcher de tuer les civils, il parviendra néanmoins à les contraindre à rendre la gestion du pays aux civils. Je vous laisse le soin de compter les communiqués de presse et les interventions dans les médias signés par J. Minani.

Puis, il conduira les négociations de paix jusqu’aux Accords d’Arusha: c’était une mission pleine d’embûches et rythmée par des soubresauts, par des avancées et des reculades de toutes natures.

La plus grosse erreur de sa carrière politique se produira pendant la période de Transition : comme beaucoup d’autres compatriotes, J. Minani succombe à la tentation de l’abus des biens sociaux, à l’enrichissements plus que douteux. Et cela au détriment du parti dont il était chef : il se laissera distraire par le business et par l’argent facile et il oubliera d’aller au contact avec les électeurs.

3. Jean Minani à la croisée des chemins.

Suite à la dernière débâcle électorale, J. Minani sort de la scène politique par la petite porte : non seulement il doit assumer l’échec de toute son équipe mais aussi les soupçons qui pèsent sur lui concernant les biens mal acquis pendant la période de transition.

Aujourd’hui, J. Minani dont on dit riche comme Crésus, est à la tête d’un business dans le secteur hôtelier qui marche plutôt bien. Mais, il tient à garder un pied dans la politique puisqu’il vient de faire agréer son parti politique sous le non de FRODEBU le Véritable.

4. Jean Minani peut-il inquiéter durablement le FRODEBU ?

Malgré l’estime que j’ai pour ce personnage, je crois sincèrement que M. J. Minani n’ira pas bien loin car les causes de l’échec sont dans son projet lui-même : le ver est dans le fruit !
- En reprenant les insignes et les idées du FRODEBU, J. Minani a fait preuve d’un cruel manque de courage, d’idées et d’inspirations. Un vrai leader politique se distingue par sa capacité à innover, à emballer les foules par un discours d’un genre nouveau, par une nouvelle vision du monde qui redonne de l’espoir. Faire du neuf avec du vieux, avoir peur de commencer à zéro, ce n’est pas le tempérament d’un futur leader.

- Son manque de conviction et d’ambition: il fait la politique non pas par conviction mais par contrainte. Dans la nuit du 21 octobre 1993, il n’était pas au mauvais endroit au mauvais moment et la responsabilité secourir le Gouvernement exilé à l’ambassade de France est tombée sur lui. Tout le monde sait que M. Minani ne comptait pas parmi les idéologues du parti FRODEBU à ses débuts et que, avant le putsch, l’idée de succéder à M. Ndadaye à la tête du parti ne lui serait jamais passé à l’esprit. Il s’est donc vu propulser du jour au lendemain à la plus haute fonction du parti sans avoir bougé le petit doigt. Et durant tout le temps qu’il est resté président, on a l’impression qu’il s’est contenté de gérer les affaires courantes.

De ce fait, on peut dire que J. Minani est loin d’être un redoutable animal politique. Je crois même que le parti ne perd rien en se privant de ses services : quelle idée lumineuse, quel slogan fort, quelle nouvelle énergie a-t-il amené au parti durant ces dix dernières années? Pire, un chef de parti qui se rend coupable de malversations, est plus encombrant qu’utile.

Quant à ses agissements, ils relèvent plus de l’esprit de revanche que de l’envie de l’ambition politique : il en veut au Frodebu qui l’a rayé de ses listes et qui l’a fait partir la tête baissée. Donc, pour frapper les esprit, il « clone », il calque le parti : même nom, même insignes et emblèmes, mêmes député !! C’est un coup médiatique qui le remet à la une des journaux. Il savait pertinemment qu’en s’attaquant à la colosse FRODEBU, il figurerait sur les unes des journaux. Pas mal ! Malheureusement, le coup est à double tranchant puisqu’il fait en même temps un déballage sur son business qui s’apparente à un blanchiment d’argent mal acquis.

Tout ce cirque ne devrait donc pas durer longtemps : ça va vite passer de mode. La dizaine de députés qui ont été débauchés du FRODEBU déchanteront bientôt quand ils se rendront compte que J. Minani n’est pas si fortuné que ça et que surtout il manque de charisme et de projet de société viable.

Cela dit, il ne faut pas laisser ce monsieur continuer à utiliser les signes d’un parti dont il n’est plus membres. La loi, c’est la même pour tout le monde. Il faut l’empêcher de mentir aux gens : il n’a pas créé de parti. Ce qu’il croit être une formation politique fraîchement sortie de son imagination n’est qu’une piètre copie d’un monument national qui n’a plus besoin d’être présenté.

Dans tous les cas, il va falloir être vigilant et suivre pas à pas l’évolution de ce « clone » que M. Minani vient de lancer dans la nature avec la bénédiction du gouvernement actuel. Le « ndadayisme » n’est pas qu’un mot, c’est surtout un comportement : on ne peut pas se réclamer de Ndadaye et s’adonner aux abus de biens publics, à l’usurpation d’identité, à la contrefaçon.

A. BIGIRIMANA (Paris, France)

La rédaction

NDAYIZEYE, coupable désigné!

06-09-2008

Burundi – Rwanda – Justice.

Comment expliquer le double langage de la justice
rwandaise sur Domitien Ndayizeye ?

Bujumbura, le 4 septembre 2008 (Net Press).
Dénoncer sans dénoncer, condamner sans condamner,
mettre en cause sans mettre en cause, tel est
l’exercice extrêmement laborieux auquel s’est
livré hier le porte–parole du parquet de Kigali,
M. Augustin Nkusi. Revenant une fois de plus sur
le dossier des 670 présumés génocidaires hutu
burundais, qui auraient trempé dans les massacres
de 1994 au Rwanda, il a confirmé ce que l’on
entend depuis près de deux mois, à savoir que des
réfugiés burundais, qui sont passés de 670 à 696,
ont été dénoncés par les juridictions Gacaca
comme ayant eu une part de responsabilité dans ce
qui s’est passé, il y a un peu plus de 14 ans.

Interrogé pour savoir si des responsables
politiques figureraient sur cette liste comme on
en est persuadé dans certains milieux tutsi de
Bujumbura, Augustin Nkusi a rejeté cette
hypothèse avant d’ajouter tout de même que le nom
de Domitien Ndayizeye a été cité plus d’une fois.
Mais plus loin, l’homme de loi rwandais a
souhaité qu’il faut être très prudent sur
l’ancien chef de l’Etat, qu’il a qualifié au
passage de « son excellence Ndayizeye » parce
que ce n’est pas à partir d’un bureau (celui de
M. Nkusi, Ndlr) que l’on rend des jugements.

Cette prudence dans le langage s’expliquerait en
grande partie par la récente visite de Paul
Kagame dans notre pays. On se souvient qu’il
n’avait pas du tout voulu qu’on lui pose une
quelconque question sur le dossier des présumés
génocidaires burundais, aussi bien avant son
arrivée qu’au cours de la conférence de presse
tenue à Gitega à la fin de sa visite,
conjointement avec son homologue burundais. Tout
au long de son séjour, l’homme fort de Kigali a
tout fait pour éviter les sujets qui fâchent en
cherchant prioritairement à sauvegarder les
bonnes relations avec son « frère et ami »,
selon les termes du communiqué conjoint.

L’intervention hier du porte-parole du parquet de
Kigali pourrait donc avoir eu comme objectif de
calmer l’opinion rwandaise et les familles des
victimes, mais surtout les associations
rwandaises de sauvegarde de la mémoire telles que
Ibuka. La prudence de M. Nkusi s’est aussi
confirmée, lorsqu’il a déclaré que la justice
burundaise n’a pas encore été saisie, donnant
ainsi le sentiment que ce dossier serait en train
d’être géré à huis clos, loin des regards indiscrets
des médias.

La rédaction

Du rififi au CNDD-FDD

04-09-2008

Et si le Cndd-Fdd de Cibitoke faisait tâche d’huile…
>
> Cibitoke, le 3 septembre 2008 (Net Press). Au fur
> et à mesure que les échéances électorales
> approchent, les manœuvres du parti au pouvoir
> commencent à se heurter aux réalités sur le
> terrain. Ainsi, on a appris hier qu’en province
> de Cibitoke, des dissensions internes risquent de
> faire voler en éclats l’unité du Cndd-Fdd. La
> rébellion est venue de la commune Mugina des
> membres du parti qui sont en total désaccord avec
> ce qui est en train de se faire au niveau provincial.
>
> Sans que l’on sache exactement sur quoi porte le
> malentendu, il semble que c’est sur la stratégie
> électorale dans la perspective des élections de
> 2010 qu’il y a des divergences entre les élus
> locaux et les responsables au niveau provincial.
> Les membres du Cndd-Fdd dans cette commune sont
> parvenus à réunir pas moins de 500 signatures
> pour dénoncer le diktat qu’on voudrait leur imposer à
> partir du sommet.
>
> En réalité, bien que le parti présidentiel se
> réclame de la défense de la démocratie, il
> fonctionne de façon très centralisée pour ne pas
> dire autocratique. Du temps d’Hussein Radjabu,
> c’était clair, lui seul décidait de tout et tous
> les autres n’avaient qu’à exécuter, que ce soit
> au niveau de l’assemblée nationale, du sénat et
> même du gouvernement, y compris jusqu’à la base.
> Mais il était prévisible que cette conception de
> la gestion du parti présidentiel allait avoir des limites.
>
> Moins de deux ans avant le début de la campagne,
> les esprits sont déjà tournés vers ce moment
> décisif qui fera qu’un tel aura plus de chances
> d’être élu à la place d’un tel, et il n’est pas
> du tout évident que les intérêts de tous
> convergent dans la même vision des choses. D’où
> alors la tentation des élus locaux de s’émanciper
> de la tutelle des dirigeants au niveau provincial et même
> national.
>
> C’est ce que souhaitent en sourdine les opposants
> au Cndd-Fdd, et surtout ceux du Frodebu et
> pourquoi pas, du Palipehutu-Fnl, trop heureux de
> voir le parti présidentiel connaître des
> divisions internes qu’il voudrait semer en leur
> sein. Leur secret espoir serait que l’exemple de
> Cibitoke fasse tâche d’huile, afin que les
> élections de 2010 soient plus ouvertes que ne
> l’imaginent les hommes au pouvoir.

La rédaction

Aube de la Démocratie n° 117

02-09-2008

EDITORIAL

BUJUMBURA-KIGALI : LE POUVOIR CNDD-FDD VIEUX DE TROIS ANS ENTRE LE MARTEAU ET L’ENCLUME !

A la veille de la célébration du 3ème anniversaire de la victoire du CNDD-FDD, le Burundi a connu une semaine très mouvementée, riche en éléments insolites qui tournaient autour de la visite du Président Paul KAGAME. Ce n’est plus un secret pour personne le bilan du CNDD-FDD a la tête du Burundi pendant ces trois dernières années est loin d’être mitigé, comme l’accrédite certains confrères, il est purement et simplement négatif. Même la tentative de faire quelque chose en matière de l’éducation et de la santé s’est soldée par un échec parce que précisément l’étude de faisabilité qui devait précéder cette réforme a fait défaut. Au demeurant au cœur de l’électorat qui a plébiscité le CNDD-FDD en 2005, la déception est totale.

A côté de cette déception, la visite du Président Rwandais au Burundi du 21 au 23 Août 2008 vient d’enfoncer le régime du CNDD-FDD. A ce titre deux éléments ont retenu notamment notre attention :

- l’aspect de la sécurité du Président Kagame ;
- l’aspect de la question des présumés génocidaires burundais.

Au sujet de la sécurité du numéro un rwandais force à été de constater que les forces de sécurité rwandaises se sont comportées comme s’ils étaient en territoire occupé ou conquis. A ce sujet la fierté des institutions burundaises a été mise a rude épreuve à tel enseigne que d’aucuns se sont demandé si le Burundi est toujours un pays indépendant. Voici quelques incidents saillants qui ont choqué :
- les ministres burundais ont été fouillés par la sécurité rwandaise à Muramvya en commune Rutegama. Pour ces membres du Gouvernement burundais c’était un affront !

- un soir, un Général de Brigade des Force de Défense et de Sécurité burundaises se rendait à sa séance de sport habituelle au Club Gymnase, arrivée sur un barrage, un policier burundais lui a expliqué que la voie ne passait plus pour des raisons de Sécurité de la Résidence du Président Rwandais. Le Général non convaincu par cette raison a insisté, mais un élément de la sécurité rwandaise a surgi et a ordonné « Subira inyuma ! No comment ! » (rebroussez chemin ! pas de commentaire ! ) L’officier général a piqué une colère sans précèdent et les policiers burundais gênés se sont éclipsé laissant le Général face au policier rwandais. Cet officier Général hors de lui a rebroussé chemin ! Toute la soirée il broyait du noir !

- l’autre incident ou impair a été noté à la frontière KANYARU-Haut. En effet, l’élément précurseur composé de plus de 150 personnes n’a pas été soumis à un contrôle des armes et munitions (à l’entrée comme à la sortie). Sous d’autres cieux un contrôle minutieux et rigoureux entoure cette opération pour vérifier si les armes et munitions qui entrent sont celles qui sortent à la fin de la mission.

A côté de ces quelques incidents il sied de revenir sur le dossier d’actualité relatif à la liste de quelques centaines de burundais présumés génocidaires au Rwanda. En effet, le Président du Sénat Rwandais en visite au Burundi a confirmé l’existence de cette liste ; peu avant lui, l’Adjoint du Procureur Général Rwandais avait lui aussi fait état de cette liste. Mais il était étonnant que malgré cette annonce officielle, la presse burundaise réalise que la patronne de la diplomatie burundaise, Madame Antoinette BATUMUBWIRA n’est pas au courant de cette liste. Ce qui est étrange et troublant c’était que cette liste soit distribuée officieusement au Burundi avant qu’elle ne le soit officiellement. Une démarche qui a suscité des remous même au sein du parti présidentiel. De surplus le prescrit de la loi fondamentale burundaise dispose en son article 50 « …aucun burundais ne peut être extradé à l’étranger sauf s’il est poursuivi par une juridiction pénale internationale pour crime de génocide, crime de guerre ou autre crimes contre l’humanité » c’est dire que la demande du Rwanda de remettre ces burundais à la juridiction rwandaise conduit à violation de la constitution burundaise et risque d’être irrecevable. Dès lors le régime du CNDD-FDD vieux de 3 ans se retrouve face à un dilemme : violer la constitution et accéder à la demande de Kigali ou ne pas violer la constitution et accepter le courroux de Kigali. Une épreuve très dure !

D’aucuns se demandent si cette situation inconfortable n’a pas été à l’origine de l’attitude, pour le moins étrange, des deux chefs d’Etat (burundais et rwandais) qui ont interdit d’entrée de jeu à la presse de poser aucune question relative à ce dossier des burundais présumés génocidaires et de la disparition du Président burundais, Son Excellence Cyprien NTARYAMIRA. Cette restriction a irrité la presse et l’Association Burundaise des Journalistes n’a pas manqué de condamner cette démarche peu démocratique, qui a tordu le bras de la liberté de la presse.

Pendant ce temps à l’intérieur du CNDD-FDD une opinion très critique estime que ce dossier qui arrive au très mauvais moment préélectoral, risque d’avoir de lourdes conséquences néfastes. Pour cette opinion la question qui devient presque une hantise est celle-ci : « Pourquoi nous mettre entre le marteau et l’enclume ? »

En définitive, cette préoccupation combinée avec les récents incidents susmentionnés pèsent lourdement sur le troisième anniversaire du CNDD-FDD. Cette fois-ci les flèches ne fusent pas seulement du camp de l’opposition mais aussi et surtout du CNDD-FDD. C’est dire que le torchon brûle et risque d’embraser la bâtisse. Qui sortira Bujumbura de cette impasse ?

Pancrace CIMPAYE

La rédaction

UNION INTERPARLEMENTAIRE

31-08-2008

COMITE DES DROITS DE L’HOMME DES PARLEMENTAIRES

BURUNDI
CAS N°BDI/35-MATHIAS BASABOSE
CAS N°BDI/42-PASTEUR MPAWENAYO
CAS N°BDI/44-HUSSEIN RADJABU
CAS N°BDI/45-ALICE NZOMUKUNDA
CAS N°BDI/46-ZAITUNI RADJABU
CAS N°BDI/47-PASCALINE KAMPAYANO
CAS N°BDI/48-MARGUERITE NSHIMIRIMANA
CAS N°BDI/49-NADINE NZOMUKUNDA
CAS N°BDI/50-BEATRICE NIBIMPA
CAS N°BDI/51-MARIE GORETH NIYONZIMA
CAS N°BDI/52-MOUSSA SAIDI
CAS N°BDI/53-THEOPHILE MINYURANO
CAS N°BDI/54-OMAR MOUSSA
CAS N°BDI/55-JESEPHINE MUKERABIRORI
CAS N°BDI/56- DEO NYABENDA
CAS N°BDI/57-GERARD NKURUNZIZA
CAS N°BDI/58-JEAN FIDELE KANA
CAS N°BDI/59-MARIE SINDARUSIBA
CAS N°BDI/60-FRANCOIS XAVIER NSABABANDI
CAS N°BDI/61-JEAN MARIE NGENDAHAYO
CAS N°BDI/62-ALINE NITANGA

Décision confidentielle adoptée par le Comité à sa 112ème session
(Genève 14-17 Juillet 2008)

Le comité,

Se référant au cas des parlementaires susmentionnés du Burundi dont le mandat a été révoqué le 5 juin 2008, comme exposé dans son rapport,

Considérant les éléments suivants versés au dossier :

Les parlementaires en question ont été élus en juillet 2005 sur la liste du parti CNDD-FDD, qui a obtenu la majorité des sièges à l’Assemblée Nationale ; au fil du temps, des dissensions internes se sont produites au sein de ce parti ; elles se sont exacerbées après le Congrès du CNDD-FDD ; le parti s’est trouvé divisé en deux, une aile soutenant le nouveau président du parti, M. Jérémie NGENDAKUMANA, et l’autre soutenant M. RADJABU ; les personnes concernées font partiez de ce dernier groupe ; à par Madame NZOMUKUNDA, ancienne Vice-présidente de l’Assemblée Nationale, et M. BASABOSE, tous deux exclus du parti, M. Kana et Mme SINDARUSIBA, les autres députés concernés ont tous démissionné du parti et ont continué à siéger à l’Assemblé Nationale sans étiquette.

D’autres partis politiques, en particulier le FRODEBU, également connu des dissensions ; c’est ainsi qu’un groupe de membres du FRODEBU s’est entendu avec les membres dissidents du CNDD-FDD pour s’abstenir de participer (régulièrement) aux travaux de l’Assemblée Nationale, qui ont ainsi été bloqués, le quorum nécessaire à la prise de décisions n’étant plus atteint ;

L’UIP, dans le cadre de son programme d’assistance au Parlement du Burundi, n’a pas ménagé ses efforts, avec les autorités parlementaires, pour trouver une issue à l’impasse et, après des consultations avec toutes les parties concernées, a soumis pendant une mission en mai 2008 une proposition visant à sortir de l’impasse.

Le 30mai 2008, le Président de l’Assemblée Nationale a adressé une lettre à la Présidente de la Cour Constitutionnelle ayant pour objet une « Requête en occupation inconstitutionnelle des sièges à l’Assemblée Nationale » ; à l’appui de sa requête de « statuer sur l’occupation inconstitutionnelle » des sièges occupés par les députés concernés, le Président a invoqué les articles 98 et 169 de la Constitution et une lettre du Président du CNDD-FDD lui demandant de saisir la Cour au sujet des personnes qui n’étaient plus membres du parti ; il a également fait valoir que « certaines personnes considèrent qu’un parlementaire démissionnaire de son parti perd automatiquement le droit de siéger, dès lors que ce droit n’est reconnu qu’aux élus pouvant justifier d’une attache soit à une liste indépendants, soit à une liste d’un parti politique ayant réuni un nombre de suffrages égal ou supérieur à deux pour cent de l’ensemble des suffrages exprimés » ;

Par son arrêt RCCB213 du 5 Juin 2008, la Cour déclare la requête recevable en vertu de sa compétence d’assurer le respect de la Constitution, y compris la Charte des droits fondamentaux, par les organes de l’Etat et les autres institutions (Article 228, tiret 2) et déclare inconstitutionnelle l’occupation des sièges par les personnes concernées ; dans son raisonnement, la Cour s’appuie notamment sur l’article 169 de la Constitution qui stipule que « les candidats présentés par les partis politiques ou les listes d’indépendants ne peuvent être considérés comme élus et siéger à l’Assemblée Nationale que si, à l’échelle nationale, leur parti ou leur liste a totalisé un nombre de suffrages égal ou supérieur à deux pour cent de l’ensemble de suffrage exprimés » ; elle relève notamment qu’on est « élu avant la législature et on siège pendant la législature » ; par conséquent selon la Cour, ils ne remplissaient plus aucune des conditions stipulées dans cet article : ils ne pouvaient siéger ni comme indépendants puisque la liste des indépendants n’avait pas obtenu deux pour cent des suffrages, ni comme membres du parti sur la liste duquel ils avaient été élus puisque ils n’en étaient plus membres ;

notant les dispositions constitutionnelles et légales suivantes :

Aux termes de l’article 149 de la Constitution, « le mandat des députés et sénateurs a un caractère national. Tout mandat impératif est nul. Le vote des députés et sénateurs est personnel » ;

L’article 156 (section1) de la Constitution dispose que « le mandat de député et celui de sénateur prend fin par décès, la démission, l’incapacité permanente et l’absence injustifiée à plus d’un quart des séances d’une session ou lorsque le député ou le sénateur tombe dans l’un des cas de déchéance prévus par une loi organique » (telle que la code électoral et le Règlement intérieur de l’Assemblée Nationale) ;

L’article 132 du code électoral se lit comme suit : « le mandat d’un député peut prendre fin avant sont terme normal, soit en cas de vacance constatée par suite de décès, de démission, d’inaptitude physique, d’incapacité permanente, d’absence injustifiée à plus d’un quart des séances d’une session, ou de déchéance consécutive à la perte d’une condition d’éligibilité ou à la survenance d’une cause d’inéligibilité… » ;

Au terme de l’article 15 du Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale, « le mandat d’un député prend fin, en cas de vacance constatée par suite de décès, de démission, d’inaptitude physique, d’incapacité permanente, d’absence injustifiée à plus d’un quart des séances d’une session ou de déchéance consécutive à une servitude pénale principale de plus de douze mois. Toutefois, aucune déchéance ne peut être prononcée lorsqu’il s’agit d’une condamnation pour des infractions non intentionnelles.» L’article 16 de ce même règlement stipule que « la vacance est constatée par un arrêt de la Cour Constitutionnelle statuant sur requête du Bureau de l’Assemblée Nationale» ;

Sachant que, selon des informations reçues par le Comité, il ressort des travaux préparatoires de la Constitution qu’une proposition visant à déchoir de son mandat un parlementaire qui aurait changé de parti politique avait été expressément écartée et remplacée par les dispositions constitutionnelles actuelles relatives à la fin du mandat parlementaire, qui ne prévoient pas la fin de ce mandat lorsque le parlementaire est exclu ou démissionne du parti sur la liste duquel il a été élu,

Considérant en outre que, selon l’une des sources, des mandats d’arrêt ont été décernés à MM. NKURUNZIZA, Nsababandi, Nshimirimana, Nyabenda, Basabose et Mpawenayo ; notant que ce dernier a effectivement été arrêté le 4 Juillet 2008 et que M. Nkurunziza a été arrêté par le Directeur adjoint de la Police le 15 Juillet 2008, apparemment sans mandat,

Notant qu’un groupe dissident de FRODEBU a créé un nouveau parti et que le Président de l’Assemblée Nationale, pour les motifs exposés plus haut, de demander à la Cour Constitutionnelle de déclarer également inconstitutionnelle l’occupation des sièges par les parlementaires dissidents ; que, cependant, le président de l’Assemblée Nationale n’a encore rien entrepris ; notant également qu’un dirigeant de ce nouveau parti a demandé au Président de l’Assemblée Nationale de révoquer 15 membres du parti FRODEBU su Parlement au motif qu’ils avaient été absents à plus d’un quart des séances de la session en cours et pouvaient par conséquent être révoqué conformément aux dispositions de l’Article 156 de la Constitution et de l’article 15 du Règlement Intérieur ; que l’application de ces disposition aurait des conséquences non seulement pour les 15 membres en questions du FRODEBU, mais aussi pour un certain nombre de parlementaire appartenant au CNDD-FDD et à l’UPRONA, qui ont également boycotté un nombre important de séances parlementaires,

remercie le Président de l’Assemblée Nationale de sa coopération et lui sait gré d’avoir envoyé la copie demandée de l’arrêt RCCB 213 de la Cour Constitutionnelle du 05 mai 2008 ;
sait que le Burundi a été confronté à une situation difficile, qui pratiquement empêché l’Assemblée Nationale d’atteindre le quorum nécessaire, et que les travaux parlementaires et gouvernementaux ont donc été interrompus au début de l’année ; reconnaît par conséquent qu’il y avait un besoin urgent de trouver une solution qui permette à l’Assemblée Nationale de reprendre le travail ;
félicite l’UIP de ses efforts visant à travailler avec toutes les parties concernées au Burundi pour trouver une solution négociée, globale et convenue aux problèmes que rencontre le Parlement, de manière à permettre à tous les partis et factions de participer de manière effective aux travaux de l’Assemblée Nationale ; regrette que ce processus ait été interrompu avant d’avoir abouti ;
rappelle que la révocation du mandat parlementaire est une mesure grave qui prive irrévocablement les parlementaires concernés de la possibilité d’exercer le mandat qu’ils tiennent du peuple et qui doit donc être prise en pleine conformité avec la loi et uniquement pour des raisons graves prévues dans la loi ;
exprime donc la vive préoccupation que lui inspire l’arrêt de la cour Constitutionnelle, qui ne tient compte ni des dispositions de la Constitution traitant expressément de la perte du mandat parlementaire, ni des dispositions pertinentes de la loi électorale ou du Règlement intérieur *, et ne fait pas non plus référence aux travaux préparatoires de la Constitution ou aux positions et arguments juridiques des parlementaires concernés ;
exprime en outre sa vive préoccupation quant au fait que des mandats d’arrêts auraient été décernés aux six personnes mentionnées plus haut et que deux d’entre elles auraient été arrêtées ; et souhaite être informé d’urgence des motifs légaux pour les ces mandats ont été décernés et des faits qui justifient cette mesure ;
prie instamment l’Assemblée Nationale et les autorités, compétentes de reprendre les négociations et demande à l’Assemblée de recevoir d’urgence la mission de suivi qui est prévue par l’UIP afin que cette dernière puisse de nouveau proposer ses bons offices à l’appui du dialogue politique qui seul peut apporter une solution durable aux problèmes qui sont apparus ;
charge le Secrétaire général de porter la présente décision à la connaissance des Présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat et décide de poursuivre l’examen de ce cas à sa prochaine session, qui se tiendra durant la 119ème Assemblée de l’UIP (Genève, octobre 2008), où il espère avoir la possibilité de rencontrer la délégation burundaise.

CONFIDENTIEL

Le Comité,
Saisi d’une plainte concernant les parlementaires du Burundi dont le mandat a été révoqué le 5 Juin 2008,
note que les communications ont été présentées en bonne et due forme ;

note qu’elles émanent des parlementaires concernés, sources qualifiées en vertu de la Section C.a) de la « Procédure d’examen et traitement, par l’Union Interparlementaire, de Communications relatives à des violations des droits de l’homme dont sont victimes des parlementaires » ;

note que les faits ont trait à la révocation apparemment illicite du mandat parlementaire des intéressés, question qui relève de sa compétence ;

note que les parlementaires concernés étaient membres en exercice du Parlement lorsque se sont produits les faits évoqués dans les communications ; note en outre qu’il examine les cas de MM. BASABOSE, MPAWENAYO et de Mme ZAITUNI RADJABU et Alice NZOMUKUNDA, en rapport avec un attentat dont ils étaient la cible et le cas de M. Hussein RADJABU, en rapport avec les poursuites engagées contre lui pour des charges de tentative de rébellion qui seraient montées de toutes pièces ;

estime donc la plainte recevable en vertu de la section A de la Procédure et se déclare compétent pour l’examiner.

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OBAMA GO!

29-08-2008

Barack Obama lance une course historique à la Maison Blanche

DENVER — Le sénateur de l'Illinois Barack Obama a accepté jeudi sa désignation comme candidat à la présidentielle américaine par la convention démocrate de Denver donnant le coup d'envoi de sa course historique à la Maison Blanche en promettant de mettre un terme "à la mauvaise politique de Washington et à la politique d'échec de George W. Bush".

Dans un stade de Denver comble où plus de 84.000 partisans agitaient des drapeaux américains et des pancartes bleues sur lesquelles on pouvait lire "Change" (changement) ou encore "Obama", le candidat démocrate a prononcé un discours d'acceptation retransmis par la télévision dans lequel il a d'entrée souligné les thèmes majeurs de sa campagne: aider la classe moyenne, doter le pays d'une meilleure sécurité et empêcher un troisième mandat républicain.

"Ce soir, je dis au peuple d'Amérique, aux démocrates, aux républicains et aux indépendants dans tout ce grand pays-Ca suffit!" a-t-il lancé avant d'ajouter: "Nous sommes ensemble ce soir à un de ces moments décisifs, un moment où notre nation est en guerre, notre économie est malade et le rêve américain est une fois de plus menacé".

"Amérique, nous sommes meilleurs que ce que nous avons montré ces huit dernières années. Nous meilleurs que cela", a martelé Obama en soulignant qu'avec lui "le changement ne viendra pas de Washington, il ira à Washington".

"La politique étrangère de Bush-McCain a dilapidé l'héritage que des générations d'Américains -démocrates et républicains - avaient construit. Nous devons restaurer cet héritage" a notamment déclaré le candidat démocrate avant d'ajouter: "En tant que chef des armées, je n'hésiterais jamais à défendre cette nation, mais je n'enverrais les troupes qu'avec une mission claire et un engagement sacré de leur fournir les équipements dont ils auront besoin pour combattre et les soins et pensions qu'ils mériteront à leur retour à la maison".

Il a pris l'engagement de terminer la guerre en Irak et de mettre en place un calendrier pour le retrait des troupes américaines "comme le demande l'Irak" et de mettre fin à la dépendance énergétique américaine sur le pétrole du Moyen-Orient en dix ans au maximum.

Campagne intérieure oblige, Obama a tenté de coller l'image de McCain à la politique du président sortant George W. Bush. "Nous aimons trop ce pays pour le laisser quatre ans de plus ressembler à ce que nous avons connu depuis huit ans" a insisté Barack Obama.

Ce discours met un terme à quatre de jours de convention démocrate durant lesquels Obama s'est évertué à restaurer l'unité au sein du Parti de l'âne après des primaires incisives et relancer sa campagne contre le candidat républicain John McCain. Ce discours survient au lendemain de la désignation par acclamation du premier candidat noir à la présidentielle de l'histoire américaine. Et Barack Obama l'a prononcé, 45 ans jour pour jour après le célèbre "I Have a Dream" de Martin Luther King, vibrant plaidoyer pour l'égalité entre Noirs et Blancs.

Toutefois, dans ce discours de 44 minutes, Barack Obama n'a parlé qu'une seule fois de ses origines en déclarant: "Je sais bien que je ne suis pas le candidat le plus probable pour la fonction présidentielle. Je n'ai pas le bon pedigree".

Peu avant ce discours, le sénateur de l'Arizona a tenté de faire un peu d'ombre à Obama en faisant annoncer par sa direction de campagne qu'il avait trouvé son colistier. Le gouverneur du Minnesota Tim Pawlenty a annulé toutes ses apparitions prévues des deux prochains jours, ce qui laisse penser qu'il pourrait être l'élu. John McCain devrait annoncer le nom de son vice-président publiquement en sa compagnie vendredi lors d'un rassemblement à Dayton (Ohio, centre-nord des Etats-Unis).


La rédaction

Sortie politique du Palipehutu FNL

26-08-2008

Ce samedi 23 août s’est tenue à Bruxelles, une conférence publique organisée par la section BENELUX du PALIPEHUTU. Une quarantaine de personnes avaient répondu présent à l’invitation.

Le maître de cérémonies fut sans conteste, Jacques Bigirimana, le Conseil er politique et diplomatique du PALIPEHUTU FNL et délégué de ce dernier au sein du MCVS.

En effet, à chaque question qui était posé aux différents orateurs du jour ( Anatole Bacanamwo, délégué du PALIPEHUTU FNL au sein du MCVS, Jacques Kenese, Membre du bureau politique du mouvement et secrétaire national aux relations internationales et Ahmed Nyotori, Président de la section), il demandait à ce que ce soit lui qui y réponde. « ico kibazo kindekere » (laissez moi cette question).

Opération séduction ? Presque !

Toujours est-il que les membres de la section arboraient et agiter des fanions aux couleurs du parti, comme les supporters d’un grand club de football en délire.

Après les exposés d’usage recadrant les débats qui allaient suivre, on apprendra notamment que le PALIPAHUTU FNL compte dans ses rangs, 21.100 combattants. Mais alors, pourquoi continuer à recruter, comme les médias le rapporte ici et là ? Ce sont des contrebandes qui s’adonnent au racket de la population, en lui promettant des retombées financières de la démobilisation.

Réaliste, Jacques Bigirimana avouera que le PALIPEHUTU FNL ne pourra rien amener de nouveau au niveau des FDN (Forces Nationales de Défenses du Burundi).
« La force se trouve toujours au même endroit. Rwasa ne pourra rien changer. Les négociations sont comme telles. On nous a imposés à signer un accord pratiquement vide » déclara- t-il. Ce qui est important, conclura t-il c’est la paix et la liberté. Il faut un débat de fond. Le contrat social, thème central du PALIPEHUTU FNL . Quand ? Dès que nous aurons gagné les élections de 2010!

Nous y voilà.

Le PALIPEHUTU FNL va il entrer dans les institutions ? Là n’est pas la priorité. L’important c’est l’intérêt supérieur de la nation (…), d’où nous avons déposé les armes volontairement pour négocier. Mais les négociations, c’est du donnant- donnant concéda t-il cependant. Nous n’allons pas demander l’impossible, martela t’il.

Hésitant, il dira que finalement les institutions intéressent peu leur mouvement. « La volonté du Parti est d’avoir son agrément et participer aux élections de 2010 » avant de se raviser, à la question d’un participant qui lui faisait remarquer que cette attitude s’apparenterait à un refus d’appliquer les accords signés. « Non, non, nous voulons bien participer aux institutions » (Turabishaka basi). Comprendra qui pourra.

L’autre grande question aura été le changement ou non du nom du PALIPEHUTU FNL pour pouvoir être agrée comme Parti politique. Il est à remarquer que le discours a beaucoup évolué à ce niveau. Il ne s’agit plus d’une question à caractère non négociable, comme certains le répétaient souvent, mais, dira Jacques Bigirimana, que les négociations en cours entre Nkurunziza et Rwasa, porteront aussi sur cette question.

Un participant lui fera remarquer que cette question d’agrément ne devrait même pas être à l’ordre du jour, vu que les accords signés l’ont été entre le Gouvernement et le PALIPEHUTU FNL. Il s’agit d’une reconnaissance tacite et changer de nom équivaudrait à changer l’identité d’une partie aux accords, ce qui les rendrait caduques.

Revenant aux tête-à- têtes entre Nkurunziza et Rwasa
qui d’après les orateurs du jour seraient porteurs de tous les espoirs, une question de savoir si ils ont confiance en Nkurunziza est vite lâchée.
« Le fossé est trop grand entre les deux hommes. Ils ont des visions diamétralement opposées sur des questions fondamentales. Mais petit à petit, ils harmoniseront leurs points de vue car, les burundais et la communauté internationale ne leur pardonneront pas l’échec. Ils n’ont pas le droit de les décevoir ».

Et comme un clin d’œil à leurs militants, il leur demande de faire confiance à Rwasa et de ne pas mettre trop de pression sur lui.

Quelles coalitions pour 2010 ? Il est encore trop tôt pour cela.

Cependant, une volonté affichée. Battre le CNDD-FDD

La rédaction

Burundi: Un crime économique.

26-08-2008

Un crime économique structuré avalisé par les parlementaires burundais.

L’assemblée Nationale du BURUNDI soutient les magouilles du pouvoir de volatiliser le produit de vente offert par le NIGERIA !

En lisant et relisant l’article publié récemment par l’hebdomadaire burundais « l’Aube de la Démocratie » sur les pétrole nigérian, il y a sincèrement de quoi verser des larmes. Entendre les élus du peuple soutenir l’idée de confier les fonds de l’Etat à une seule personne de surcroît le Magistrat Suprême de la République pour qu’il continue à les gérer en violation flagrante des normes et principes élémentaires des Finances publiques, c’est vraiment triste et révoltant.

On se souviendra qu’à la veille de l’indépendance, Son Altesse le Prince Louis RWAGASORE s’était entouré d’hommes intègres et patriotes, hutu et tutsi confondus.

Malheureusement peu après sa mort, cette classe s’est éclipsée pour se transformer en groupes ethniques MONROVIA et CASABLANCA… la suite on la connaît.

Trente ans plus tard, c’est-à-dire à la veille de l’avènement de la démocratie au Burundi, Son Excellence le Président Melchior NDADAYE s’entoura de démocrates hutu et tutsi confondus. C’était une ère d’espoir qui s’installait au Burundi. Malheureusement, les ennemis de la démocratie n’hésitèrent pas à plonger le pays dans le sang et la souffrance sans fin. On assista ensuite à la création des groupes politico-ethniques G7 et G8.

Douze ans après, les burundais lancèrent un ouf de soulagement. En effet, l’installation au pouvoir du régime CNDD-FDD avait fait croire à la majorité du peuple burundais que les temps de l’injustice, de l’inégalité, de la marginalisation de certains groupes sociaux, des malversations et du pillage des deniers publics, de la corruption étaient révolus. Cependant, une année plus tard, on se rendit compte que ces gens qui nous gouvernement actuellement font pire que tous les précédents régimes politiques confondus.

Crime économique

S’il est vrai que tous ces régimes politiques qui se sont succédés au pouvoir de 1962 à 2005 n’ont pas été à la hauteur des attentes du peuple alors celui de 2005 est, à ce jour, loin en deçà des espoirs placés par la population burundaise lors des élections.

Depuis lors, la famine s’est installée de façon permanente dans tous les ménages, la corruption et d’autres malversations financières saignent à blanc l’économie nationale, les femmes et les enfants particulièrement meurent de simples maladies curables…

Cet argent en provenance du Nigeria aurait servi à soigner des burundais contre la malaria, la tuberculose, le sida malheureusement, il est illégalement empoché par certaines personnes. J’appelle cela un crime économique structuré et organisé à l’encontre des orphelins, veuves, handicapés…

Ces députés qui ne cessent de nous étonner osent, sans honte, exiger que l’on confie au Chef de l’Etat burundais, pour la seconde fois, le pouvoir de gérer comme il l’entend tout le produit de vente du pétrole nigérian au lieu d’exiger que le Président vienne s’expliquer sur l’Accord signé avec la société nigériane MGG NIGERIA.

Inacceptable dans un Etat de droit

Nous devons nous lever pour combattre cette manoeuvre dont l’objectif est de se servir des moyens de l’Etat pour la campagne électorale 2010. Personne ne pourra oublier qu’une équipe dirigée par Monsieur WAGARA Melchior et Monsieur Dieudonné KWIZERA de connivence avec MGG NIGERIA dirigé par un certain AKPAN EKPEN a été mise en place pour une affectation exceptionnelle et privée de toute la manne pétrolière que le Nigeria offre au Burundi.

La banque Mondiale et le FMI doivent aider le peuple burundais à dénoncer publiquement les magouilles du régime en place. Le Nigeria aussi doit être informé que le produit de vente de ce pétrole n’a jamais été mis au service du peuple burundais.

Les élus du peuple devraient mettre en place une commission d’enquête parlementaire à l’instar de celle qui a été créée pour le dossier FALCON 50 afin :

- de convoquer les Ministres concernés à savoir ceux en charge des Relations Extérieures, des Finances, du Commerce pour expliquer à la Communauté nationale le contenu du contrat signé avec la fameuse société nigériane MGG Nigeria et la gestion des fonds y relatifs.
- d’exiger la mise en place d’un audit national et ou international pour vérifier les comptes y relatifs et en même temps auditionner tous ceux qui ont participé de près ou de loin au pillage systématique du produit de vente des barils que le Nigeria a accordé au Burundi depuis 2005 notamment Monsieur Martin MBAZUMUTIMA, Melchior WAGARA et Dieudonné KWIZERA…la liste est longue.

Enfin, le Président NKURUNZIZA devrait s’éloigner de ces gens aux mains sales mais qui, grâce à leurs intrigues, sont devenus les conseillers les plus écoutés de la Cour. Que peut-on réellement attendre de l’entourage du Chef de l’Etat de KWIZERA, de NTAKARUTIMANA, de RURIMIRIJE, de WAGARA, de TWAGIRAMUNGU et de MPOZAGARA ?

D’où un minimum de nettoyage à la Cour est nécessaire. Le même nettoyage s’impose à la Sûreté Nationale où l’incompétence, l’arrogance, le pillage, des deniers publics, la brutalité et les assassinats sélectifs qui caractérisent le Service des Renseignements burundais sous le régime CNDD-FDD.

Gérard BIGIRIMANA
gerard.bigirimana@yahoo.fr



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Un silence trop parlant.....

25-08-2008

Burundi-Rwanda: Silence parlant sur les différends

Bujumbura, Burundi - La visite officielle de ces trois derniers jours du chef de l'Etat rwandais, Paul Kagame, au Burundi, a été balisée, de bout en bout, de sorte qu'aucune question qui fâche entre Bujumbura et Kigali ne soit évoquée par les journalistes.

Les questions qui fâchent ne manquent pourtant pas entre ces deux pays et le silence qui les entoure trahit un certain malaise dans les relations bilatérales, commente-t-on encore dans les opinions de rue, au lendemain de la fin de la visite mouvementée du président rwandais.

La question la plus récente a trait à une fameuse liste noire de 670 ressortissants burundais recherchés par la justice de Kigali pour leur rôle présumé dans le génocide rwandais de 1994.

La mystérieuse liste n'est même pas encore connue des concernés ou des instances judiciaires burundaises, ce qui méritait des éclaircissements de la part du chef de l'Etat rwandais, estime-t-on dans les milieux journalistiques à Bujumbura.

Les deux capitales peinent, en outre, à s'entendre sur un nouveau traçage des frontières encore imprécises héritées de la colonisation belge et la presse se tenait prête à interroger là-dessus les chefs de l'Etat burundais et rwandais lors de leur conférence de presse conjointe de samedi soir.

La mort, en terre rwandaise, de l'ancien chef de l'Etat burundais, Cyprien Ntaryamira, continue également à préoccuper, faute d'éléments d'enquête suffisants qui pourraient éclairer l'opinion nationale sur les causes de cette disparition tragique aux contours mystérieux, 14 ans après les faits.

Des ressortissants burundais auraient également péri en masse dans le génocide rwandais de 1994 sans qu'aucun rapport officiel ne soit établi dans ce sens.

Aucune de ces questions majeures n'a été admise à la conférence de presse, en dehors des sujets mineurs ayant simplement trait à l'agenda de la "visite de travail et d'amitié" de l'homme fort de Kigal,i qui n'avait pas mis pied au Burundi depuis trois ans.

Le président de l'Association burundaise de journalistes, Jean-Paul Ndayizeye, est monté au créneau, dimanche, pour fustiger une "censure d'un autre âge" et des "méthodes policières venues d'ailleurs".

"Cela ne s'était pas vu avant et on sait que beaucoup d'autres chefs d'Etat ont déjà visité le Burundi sans restreindre la liberté de la presse", a martelé le président de l'ABJ.

Bujumbura - 25/08/2008

La rédaction

JOE BIDEN as vice president!

24-08-2008

Présidentielle US: Obama choisit Joe Biden, un vétéran du Sénat, pour colistier
AFP
Le candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis, Barack Obama, a officiellement annoncé samedi à Springfield (Illinois, nord) avoir choisi le sénateur Joseph Biden comme colistier.

"Un homme au parcours remarquable, un homme fondamentalement honnête, et cet homme est Joe Biden", a déclaré M. Obama, face à une foule compacte de 35.000 personnes brandissant des pancartes "Obama Biden", devant le Old State Capitol de Springfield, un immeuble historique où Obama avait annoncé qu'il se lançait dans la course à la Maison Blanche en 2007.

"Il ne fera pas seulement un bon vice-président, il fera un grand vice-président", a assuré M. Obama.

"Joe Biden est un alliage rare. Pendant des décennies, il a changé Washington mais Washington ne l'a jamais changé. Il est un expert en affaires étrangères dont le coeur et les valeurs sont profondément ancrées dans la classe moyenne", a-t-il affirmé.

"Il est un partenaire parfait pour travailler à remettre le pays sur les rails", a-t-il ajouté avant d'accueillir Joe Biden à la tribune.

Le sénateur du Delaware (est), vêtu d'une chemise blanche et d'une cravate bleue, a rejoint le sénateur de l'Illinois sur scène en petite foulée sous les cris des partisans de Barack Obama, au rythme du morceau "The Rising" de Bruce Springsteen.

"Je suis fier de me tenir aux côtés du prochain président des Etats-Unis", a-t-il déclaré.

"Nous venons de différents endroits mais nous partageons une histoire commune, une histoire américaine", a poursuivi Joe Biden, en rappelant leurs origines modestes.

"Ma mère et mon père m'ont élevé en me disant, mon père le répétait: +peu importe le nombre de chutes, l'important, c'est la vitesse à laquelle on se relève", a-t-il dit.

"Mesdames et messieurs, c'est votre histoire, c'est l'histoire de l'Amérique. C'est une histoire de volonté. C'est l'Amérique dans laquelle Barack Obama et moi-même croyons. C'est le rêve américain", a-t-il affirmé.

L'équipe de campagne du sénateur noir de l'Illinois avait annoncé samedi à l'aube par SMS que le sénateur du Delaware (est) Joseph Biden avait été choisi pour être le candidat à la vice-présidence.

Biden est "le partenaire parfait pour Barack Obama", jugeait samedi Linda Douglass, stratégiste du candidat démocrate. "Il n'est pas une créature de Washington (...) c'est vraiment un gars de la classe populaire (qui) a dédié sa vie au service public (...) c'est un homme aux moyens très modestes", a-t-elle dit sur CNN.

M. Obama "a raflé la médaille d'or quand il a trouvé Joe Biden", a renchéri le pasteur noir démocrate Jesse Jackson sur CNN.

L'adversaire républicain d'Obama, le sénateur John McCain, 71 ans, a immédiatement réagi en estimant que le choix de Joe Biden était l'aveu du sénateur de l'Illinois qu'il n'est pas prêt à diriger le pays.

"Il n'y a pas de personne plus critique du manque d'expérience de Barack Obama que Joe Biden", a indiqué dans un communiqué Ben Porritt, porte-parole de l'équipe de campagne de McCain.

Le candidat républicain a immédiatement fait diffuser samedi un spot de campagne rappelant comment Biden avait jugé l'an dernier qu'Obama n'était pas encore prêt pour la Maison Blanche.

Joe Biden est réputé pour ne pas avoir la langue dans sa poche et pour mener des campagnes politiques sans merci, mais aussi pour parfois parler trop librement ou sans réfléchir.

Né le 20 novembre 1942 dans une famille catholique de Scranton (Pennsylvanie, est), Joseph R. Biden Jr. a été élu pour la première fois sénateur du Delaware (est) en 1972 à l'âge de 29 ans. A l'époque, Obama en avait seulement 11.


La rédaction

Malaise autour de la visite de Kagame

23-08-2008

Au Burundi, la visite officielle du président Kagame provoque un malaise

BUJUMBURA (AFP) — La première visite officielle du président rwandais Paul Kagame au Burundi, moins d'un mois après que Kigali eut accusé 670 Burundais d'avoir participé au génocide de 1994, a provoqué un malaise dans le pays, même si les relations sont officiellement au "beau fixe".

Cette visite de M. Kagame de jeudi à samedi intervient après que le Rwanda eut annoncé, le 30 juillet, avoir transmis au Burundi les dossiers de 670 Burundais accusés d'avoir participé au génocide rwandais.

Jeudi, des centaines de tracts anti-Kagame ont été retrouvés dans la ville de Ngozi (nord du Burundi, près de la frontière rwandaise) et à Bujumbura, selon des sources policières.

"Nous protestons avec force contre la visite du président Kagame au Burundi", affirme l'un de ces tracts en kirundi (langue nationale), parvenu vendredi à l'AFP.

"Nous ne sommes pas contre l'idée que ceux qui ont participé au génocide rwandais comparaissent devant la justice, mais nous demandons que cette même justice fasse comparaître ceux qui ont tué des Burundais qui étaient réfugiés au Rwanda et en République démocratique du Congo (RDC) en 1994 et en 1995, et ceux qui ont tué le président Cyprien Ntaryamira", ajoute le tract anonyme.

Le président burundais Cyprien Ntaryamira a été tué dans l'avion de son homologue rwandais Juvénal Habyarimana en avril 1994 près de Kigali, un attentat qui a été l'élément déclencheur du génocide.

Environ 800.000 personnes, selon l'ONU, essentiellement parmi la minorité tutsie, ont été tuées dans le génocide, planifié et mis à exécution par des extrémistes hutus.

Selon de nombreux témoignages devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) et les tribunaux rwandais, beaucoup de réfugiés hutus burundais au Rwanda ont participé aux massacres de Tutsis en 1994. Ces personnes accusées avaient fui le Burundi en 1993, après l'assassinat du premier président burundais démocratiquement élu Melchior Ndadaye, un Hutu, par l'armée alors dominée par la minorité tutsie.

Les tracts anti-Kagame ont lancé la polémique au Burundi, alimentée par les réactions de plusieurs partis politiques, dont le Front pour la démocratie au Burundi (Frodebu, parti hutu), principale formation d'opposition.

"Le président (Pierre) Nkurunziza doit demander au président Kagame que la question des responsabilités pour les différents crimes commis au Rwanda et RDC, notamment sur des réfugiés burundais, soit traitée dans un cadre régional qui comprend le Burundi, le Rwanda et la RDC", a déclaré à la presse le vice-président du Frodebu, Frédéric Bamvuginyumvira.

Pour Aloïse Rubuka, président du parti Uprona (principal parti tutsi), "ceux qui ont participé au génocide doivent être poursuivis (...) mais devant une justice neutre et impartiale".

"La meilleure solution, c'est une Cour internationale de justice car il y aurait trop de méfiance si le Rwanda se rendait justice lui-même", a-t-il dit vendredi à l'AFP.

De nombreux Burundais se sont exprimés sur des radios privées pour demander au gouvernement d'"exiger des éclaircissements sur l'assassinat du président Ntaryamira".

Mais officiellement, "les relations entre le Rwanda et le Burundi sont au beau fixe", a réagi Léonidas Hatungimana, porte-parole du président burundais.

"Ce ne sont pas seulement des relations diplomatiques, mais il s'agit de véritables relations fraternelles", a-t-il dit à l'AFP.

Le Burundi tente de sortir de 14 ans de guerre civile, qui a opposé l'armée dominée jusqu'à récemment par la minorité tutsie et des mouvements rebelles hutus.

Le pays est dirigé depuis 2005 par un pouvoir dominé par la majorité hutue, tandis que le Rwanda est dirigé par le Front patriotique rwandais (FPR), ex-rébellion majoritairement tutsie qui avait mis fin au génocide en prenant le pouvoir en 1994.

La rédaction

Visite du président Kagame au Burundi.

20-08-2008

Le chef de l'Etat rwandais attendu jeudi à Bujumbura

Bujumbura, Burundi - Le président du Rwanda, Paul Kagame, est attendu jeudi à Bujumbura, pour une visite de travail de trois jours, a-t-on appris mercredi de source diplomatique dans la capitale burundaise. Le numéro un rwandais sera accueilli au poste frontalier de l'Akanyaru par le président de l'Assemblée nationale du Burundi, Pie Ntavyohanyuma, jeudi à 11 heures locales (9h GMT), avant d'effectuer le reste du trajet, long de 160 km, par la route pour se rendre dans la capitale, Bujumbura, indique le programme officiel de la visite communiqué à la PANA, mercredi, par le service de presse et information du ministère burundais des Relations extérieures.

Des entretiens en tête-à-tête sont prévus dans la soirée de jeudi entre le président rwandais et son homologue burundais, Pierre Nkurunziza.

Un banquet d'Etat sera offert, dans la même soirée, à l'hôte de marque qui n'avait pas mis les pieds au Burundi voisin depuis trois ans.

La dernière visite de l'homme fort de Kigali à Bujumbura remontait à août 2005, date de l'investiture de son homologue burundais, qui, lui, s'est rendu au Rwanda à plusieurs reprises.

Le président rwandais aura également des entretiens avec les membres des bureaux de l'Assemblée nationale et du Sénat burundais, précise toujours le programme de la visite.

Un déjeuner est également au programme de la visite entre le chef de l'Etat rwandais et des hommes d'affaires burundais.

La visite sera agrémentée par un match amical de football vendredi après-midi, au grand stage Prince Louis Rwagasore de Bujumbura, entre l'équipe Allélua FC du chef de l'Etat burundais et une sélection de la suite présidentielle rwandaise.

Au dernier jour de sa visite, le président Kagame se rendra à Gitega, la deuxième ville du pays, pour s'associer aux travaux communautaires chers à son homologue burundais qui passe rarement un week-end sans se joindre à la population dans le cadre de ces activités d'utilité publique allant du reboisement à la construction d'écoles en passant par l'assainissement des quartiers résidentiels.

La visite du président Kagame est, par ailleurs, attendue avec intérêt dans l'opinion publique nationale qui souhaite en savoir plus d'une liste de 670 Burundais à arrêter pour leur rôle présumé dans le génocide rwandais de 1994.

La nouvelle avait été accueillie avec consternation dans les milieux politiques à Bujumbura qui s'expliquent aujourd'hui encore difficilement la raison pour laquelle le pouvoir en place à Kigali a attendu ce moment précis pour publier l'inquiétante liste.

Bujumbura - 20/08/2008

Pana

La rédaction

Aube de la Démocratie

18-08-2008

Aube de la Démocratie N°116

LES 30.000 BARILS DE CARBURANT OFFERTS PAR LE NIGERIA RESTERONT-ILS AUX MAINS DU CHEF DE L’ETAT ?

Ce lundi 28 Juillet 2008, le Chef de l’Etat burundais s’est envolé à destination du NIGERIA pour une visite de travail. Cette visite dans un pays producteur de pétrole, dans un pays qui donne gracieusement au Burundi 15.000 barils de carburant brut par jour ne peut pas se limiter à la seule ouverture de l’ambassade. Ainsi la République sœur du Nigeria vient de doubler le don du carburant qu’il accorde au Burundi depuis septembre 2005 passant de 15 000 barils par jour à 30 000 barils par jour.

Mais en ce moment précis où le prix du carburant à la pompe ne cesse d’augmenter, le citoyen burundais est en droit de reposer la question de savoir ce que devient ce don des 15.000 barils offert au Burundi par le Nigeria. Cette interrogation devient pertinente quand l’Inspecteur Général de l’Etat, Monsieur Alexandre NAKUMURYANGO déclare, dans sa conférence de Presse du 21 Juillet 2008, qu’il n’est pas au courant de l’existence de ce don, donc qu’il ignore son utilisation. Il devait préciser que c’était la première fois qu’il apprenait l’existence de ce dossier. Et pourtant au cours de l’analyse du budget 2008, cette question à suscité un débat houleux : les députés réclamaient que ce don soit inscrit dans le budget 2008. Mais le représentant du Gouvernement à catégoriquement rejeté cette requête : la gestion de ce don doit rester à la discrétion du Chef de l’Etat, donc sur un compte hors budget, dénommé « Appui aux bonnes initiatives »

Mais quel est l’historique de ce don ? Quelle est la valeur réelle de cette libéralité ? Le Nigeria, pays producteur du pétrole offre gratuitement du carburant brut à certains pays qui en exprime le besoin. C’est ainsi que les pays comme la Chine, la République Unie de la Tanzanie, l’Afrique du Sud bénéficient de ce don. L’Afrique du Sud recevrait 50.000 barils par jour. Feu HITIMANA Mathias, alors Ministre de l’Energie et des Mines avait découvert ce trésor. Mais il est décédé avant d’avoir conclu la transaction. Heureusement qu’un autre compatriote, KWIZERA Dieudonné, bien introduit dans le milieu des affaires Nigérian est tombé sur le dossier et a donné des orientations nécessaires au Gouvernement de Transition du Président NDAYIZEYE. Ce dernier a vite entreprit des démarches auprès de son homologue, le Président OBASSANJO. C’était à SYRTHE et à PRETORIA. Ces contacts ont abouti à un dénouement heureux et le Burundi a été admis sur la liste des pays devant bénéficier de ce don.

En date du 1er Mars 2005, le NIGERIAN NATIONAL PETROLEUM CORPORATION (NNPC en sigle) basé à ABUJA écrivait au Ministre du commerce et de l’Industrie, Monsieur Thomas MINANI, une lettre qui confirmait que le Gouvernement du Burundi allait recevoir dès le 1er Mai 2005, 15.000 barils de carburant brut par jour.

Mais comme le traitement de carburant brut échappe aux compétences du Burundi, le Gouvernement NDAYIZEYE a décidé de confier le traitement et la vente du produit sur place (au NIGERIA) à une société dénommée MGG Energy. C’est ainsi que dans sa correspondance du 17 Mars 2005, le Ministre Thomas MINANI dans sa correspondance adressée à NNPC, il a donné mandat à MGG Energy d’agir au nom du Gouvernement burundais. C’est cette société qui devait consentir tous les frais requis de la transformation à la vente de 15.000 barils (par jour). Dès lors le Burundi ne reçoit que le reliquat d’un million de dollars américains par mois (80.000 US$). Le premier versement devait intervenir le 1er septembre 2005 soit, 5 jours après l’investiture du Président de la République Pierre NKURUNZIZA. Ces payements transitent par le compte de la Banque de la République du Burundi ouvert à NEW YORK à la Citibank. L’adresse est celle-ci :

Nom du bénéficiaire : Banque de la République du Burundi
Banque : CITIBANK NEW YORK (CITIUS 33)
Numéro de compte : 36047337
Suift : BRB UBIBI

Tout compte fait, depuis septembre 2005, le compte hors budget de la BRB qui bénéficie de ces fonds du NIGERIA, dont la gestion est réservée à la discrétion du Chef de l’Etat aura totalisé trois millions de dollars américains (3.000.000 US$). De l’avis des économistes ce montant pouvait aider à constituer un stock stratégique du carburant, une clairvoyance qui pouvait diluer l’impact de la montée du prix du baril sur le marché mondial. Avec la dernière visite du Chef de l’Etat au Nigeria, ce pays vient de doubler le don. Autant dire que le Burundi doit recevoir au moins cent soixante mille dollars américains par mois (160 000 US$). Mais comme le prix du baril a presque doublé depuis 2005, le reliquat des quatre vingt mille dollars par mois devrait lui aussi augmenter en conséquence ça ne serait dont par exagérer de penser que ce reliquat peut monter désormais jusqu’à deux cent mille dollars américains par mois. Un simple calcul mental nous donne par conséquent cinq millions de dollars américains jusqu’en Août 2010, plus de cinq milliards de francs burundais.

La question qui se dégage sur toutes les lèvres dès l’annonce de ce don ce mercredi 30 Juillet 2008 est celle-ci : est-ce que le cabinet du Chef de l’Etat va persister à maintenir ce don sur le compte hors budget « Appui aux bonnes initiatives ? » ce compte, de l’avis de la Cour des comptes « a été irrégulièrement créé. Il n’a pas d’objet précis et sa gestion est affranchie des lois et règlement applicables en matière de gestion des fonds publics…des dépenses effectuées sur ce compte sont difficilement contrôlables dans la mesure où ces fonds sont gérés en espèces et que de surcroît aucune comptabilité fiable n’est tenue. »

Dans la nouvelle révision budgétaire qui est au parlement ce don devrait rentrer dans le budget pour l’amour du peuple burundais meurtri pour une paupérisation sans nom.


BURAKEYE Juste

Au FRODEBU, la relève est assurée!

17-08-2008

La Centrale des Jeunes Démocrates, CJD en sigle, a tenu la réunion du Conseil des ses Délégués Nationaux (CDN) ce 16 août 2008. La CJD est un mouvement de jeunes intégré au Parti Sahwanya-FRODEBU.

Les travaux se sont déroulés, à l’Hôtel Novotel de Bujumbura sous la direction du Secrétaire Exécutif National de la CJD Monsieur Patrick NKURUNZIZA.

Dans son discours d’ouverture, il a d’abord souhaité la bienvenue aux nombreux invités et a remercié tous ceux qui ne ménagent aucun effort pour que la CJD continue de travailler malgré les conditions de plus en plus dures. Il a fustigé le comportement de certaines forces de l’ordre et des membres du parti au pouvoir qui s’adonnent au sabotage et intimidations à l’encontre des membres de la CJD. Il a notamment déploré l’assassinat d’un des dirigeants de la CJD en commune Ndava à Mwaro.

Il a ensuite poursuivi son allocution en présentant l’agenda de la journée :
1. Présentation du bilan des réalisations du 1er semestre de l’an 2008.
2. Echange sur les difficultés que la CJD rencontre
3. Programme d’activités à venir et les doléances de la CJD envers le Parti.

La CJD, a-t-il poursuivi, peut être satisfait du travail accompli : les comités de la CJD sont installés dans presque tout le pays, et ses activités continuent. Le nombre de ses membres ne cesse d’augmenter. Les descentes organisées à travers tout le pays rencontrent un succès grandissant.

Les principales difficultés rencontrées concernent le peu de moyens financiers dont dispose la CJD, l’insécurité qui gagne du terrain. « A titre d’exemple, aujourd’hui, on enregistre plus de 20 personnes tuées chaque jour ». Par ailleurs, les instabilités institutionnelles à répétition ne sont pas de nature à favoriser le climat général de confiance entre les acteurs politiques. Cela se traduit par les intimidations des membres des partis d’opposition, le FRODEBU en tête.

Quant aux projets de l’avenir, la CJD va achever l’installation des ses comités dans toutes les communes et collines du pays. Elle va aussi renforcer et soutenir le sport et les activités culturelles car ils rassemblent, éduquent, ce qui est un avantage indéniable pour le Parti.
Pour ce faire, il a été demandé aux jeunes à être créatifs des jeux et revaloriser la culture burundaise dans toutes ses composantes.

La CJD compte aussi nouer des relations de coopération avec d’autres rassemblements des jeunes démocrates à travers le monde (….)

Enfin, en ce qui concerne ses doléances, la CJD a suggéré que le Parti et tous ceux qui le peuvent soutiennent cette pépinière de futurs dirigeants du pays. Il a aussi plaidé pour plus d’embauches de jeunes chômeurs là où cela est possible et création de nouveaux emplois prioritairement pour ces derniers. La CJD demande enfin au Parti de faire élire au plus tôt celui qui va le représenter pendant les élections présidentielles de 2010, ce qui faciliterait, selon elle la campagne électorale.

Le ton est donné!

Souhaitons à ces jeunes, plein succès dans leur avenir….politique, afin que la relève au sein du Parti Sahwanya FRODEBU soit assurée. Nous n’en doutons pas.

Niyongabo JB

NDAYIZEYE Domitien sort de sa réserve

15-08-2008

La révision budgétaire 2008 n'a pas fini de faire couler beaucoup d'encre et de salive.

Rubrique incriminée, les 2 Milliards de Fbu (à peu près 2 millions $) de frais supplémentaires alloués aux services de la Présidence au titre de "Fonds d'Appui à la Population pour le Développement"

Le Sénateur Domitien Ndayizeye, ancien président de la République était l'invité du journal de la RPA de ce jeudi 14 août 2008. Il revient sur ce budget, qui, après avoir passé le filtre de l'Assemblée Nationale, doit réussir maintenat le test du Sénat, en deuxième lecture.

D'emblée, il estime que c'est normal que la Loi budgétaire présente des lacunes. C'est pour cela d'ailleurs qu'elle doit subir les corrections à l'Assemblée Nationale et au Sénat.

Celant étant, sur le fond, il s'agit, poursuit-il d'une innovation. 2 milliard est un gros budget pour la présidence, alors qu'il existe déjà un budget "Fonds d'Assistance Sociale" de 30 millions et 20 millions pour les 2 vices-présidences.

Cet argent devrait être géré par les ministères sectoriels, car la présidence ne peut en même temps jouer pleinement son rôle de supervision, tout en étant gestionaire à la fois.
Ce transfert de compétence est nouveau et constitue donc un revirement qui ne manquera pas de susciter des interrogations

Si le motif invoqué d'appuyer le développement de la population est valable, Ndayizeye estime cependant que ce montant serait insuffisant, tellement les besoins de la population sont énormes.

D'expérience, il précise que ces besoins sont, dans la pratique évalués et budgétisés par les ministères concernés. D'où, selon lui, les inquiétudes et appels des organisations de la société civile sont compréhensifs.

En effet, le budget des ministères est facilement contrôlable, ce qui n'est pas le cas pour la présidence.

Il estime donc que les 2 milliard sont destinés à autre chose...

A la question de savoir si cet argent ne serait pas destiné à la campagne électorale de Nkurunziza, comme beaucoup le pensent, Ndayizeye estime que ce serait très navrant pour la population.

Quant à savoir la position des partenaires du Burundi et bailleurs de fonds, le Sénateur Ndayizeye, dans un humour teinté d'ironie rétorque que cela dépend de plusieurs choses:

"Ou bien s'agit il d'un cadeau, ou bien ces partenaires sont d'accords avec la destination de ces fonds, sinon,ils vont surveiller et je suis certain qu'il ne vont pas tarder à exprimer leur position" conclut-il.

Aux sénateurs de jouer pleinement leur rôle,dans la transparence et dans l'intérêt du peuple burundais. Leur responsabilité est engagée.

La rédaction

NDAYIZEYE Domitien sort de sa réserve

15-08-2008

La révision budgétaire 2008 n'a pas fini de faire couler beaucoup d'encre et de salive.

Rubrique incriminée, les 2 Milliards de Fbu (à peu près 2 millions $) de frais supplémentaires alloués aux services de la Présidence au titre de "Fonds d'Appui à la Population pour le Développement"

Le Sénateur Domitien Ndayizeye, ancien président de la République était l'invité du journal de la RPA de ce jeudi 14 août 2008. Il revient sur ce budget, qui, après avoir passé le filtre de l'Assemblée Nationale, doit réussir maintenat le test du Sénat, en deuxième lecture.

D'emblée, il estime que c'est normal que la Loi budgétaire présente des lacunes. C'est pour cela d'ailleurs qu'elle doit subir les corrections à l'Assemblée Nationale et au Sénat.

Celant étant, sur le fond, il s'agit, poursuit-il d'une innovation. 2 milliard est un gros budget pour la présidence, alors qu'il existe déjà un budget "Fonds d'Assistance Sociale" de 30 millions et 20 millions pour les 2 vices-présidences.

Cet argent devrait être géré par les ministères sectoriels, car la présidence ne peut en même temps jouer pleinement son rôle de supervision, tout en étant gestionaire à la fois.
Ce transfert de compétence est nouveau et constitue donc un revirement qui ne manquera pas de susciter des interrogations

Si le motif invoqué d'appuyer le développement de la population est valable, Ndayizeye estime cependant que ce montant serait insuffisant, tellement les besoins de la population sont énormes.

D'expérience, il précise que ces besoins sont, dans la pratique évalués et budgétisés par les ministères concernés. D'où, selon lui, les inquiétudes et appels des organisations de la société civile sont compréhensifs.

En effet, le budget des ministères est facilement contrôlable, ce qui n'est pas le cas pour la présidence.

Il estime donc que les 2 milliard sont destinés à autre chose...

A la question de savoir si cet argent ne serait pas destiné à la campagne électorale de Nkurunziza, comme beaucoup le pensent, Ndayizeye estime que ce serait très navrant pour la population.

Quant à savoir la position des partenaires du Burundi et bailleurs de fonds, le Sénateur Ndayizeye, dans un humour teinté d'ironie rétorque que cela dépend de plusieurs choses:

"Ou bien s'agit il d'un cadeau, ou bien ces partenaires sont d'accords avec la destination de ces fonds, sinon,ils vont surveiller et je suis certain qu'il ne vont pas tarder à exprimer leur position" conclut-il.

Aux sénateurs de jouer pleinement leur rôle,dans la transparence et dans l'intérêt du peuple burundais. Leur responsabilité est engagée.


La rédaction

NDAYIZEYE Domitien sort de sa réserve

15-08-2008

La révision budgétaire 2008 n'a pas fini de faire couler beaucoup d'encre et de salive.

Rubrique incriminée, les 2 Milliards de Fbu (à peu près 2 millions $) de frais supplémentaires alloués aux services de la Présidence au titre de "Fonds d'Appui à la Population pour le Développement"

Le Sénateur Domitien Ndayizeye, ancien président de la République était l'invité du journal de la RPA de ce jeudi 14 août 2008. Il revient sur ce budget, qui, après avoir passé le filtre de l'Assemblée Nationale, doit réussir maintenat le test du Sénat, en deuxième lecture.

D'emblée, il estime que c'est normal que la Loi budgétaire présente des lacunes. C'est pour cela d'ailleurs qu'elle doit subir les corrections à l'Assemblée Nationale et au Sénat.

Celant étant, sur le fond, il s'agit, poursuit-il d'une innovation. 2 milliard est un gros budget pour la présidence, alors qu'il existe déjà un budget "Fonds d'Assistance Sociale" de 30 millions et 20 millions pour les 2 vices-présidences.

Cet argent devrait être géré par les ministères sectoriels, car la présidence ne peut en même temps jouer pleinement son rôle de supervision, tout en étant gestionaire à la fois.
Ce transfert de compétence est nouveau et constitue donc un revirement qui ne manquera pas de susciter des interrogations

Si le motif invoqué d'appuyer le développement de la population est valable, Ndayizeye estime cependant que ce montant serait insuffisant, tellement les besoins de la population sont énormes.

D'expérience, il précise que ces besoins sont, dans la pratique évalués et budgétisés par les ministères concernés. D'où, selon lui, les inquiétudes et appels des organisations de la société civile sont compréhensifs.

En effet, le budget des ministères est facilement contrôlable, ce qui n'est pas le cas pour la présidence.

Il estime donc que les 2 milliard sont destinés à autre chose...

A la question de savoir si cet argent ne serait pas destiné à la campagne électorale de Nkurunziza, comme beaucoup le pensent, Ndayizeye estime que ce serait très navrant pour la population.

Quant à savoir la position des partenaires du Burundi et bailleurs de fonds, le Sénateur Ndayizeye, dans un humour teinté d'ironie rétorque que cela dépend de plusieurs choses:

"Ou bien s'agit il d'un cadeau, ou bien ces partenaires sont d'accords avec la destination de ces fonds, sinon,ils vont surveiller et je suis certain qu'il ne vont pas tarder à exprimer leur position" conclut-il.

Aux sénateurs de jouer pleinement leur rôle,dans la transparence et dans l'intérêt du peuple burundais. Leur responsabilité est engagée.

La rédaction

LE FRODEBU salue l'appel de l'UA

13-08-2008

Burundi Opposition Welcomes AU Call For Implementing Ceasefire
By Peter Clottey
Washington, D.C.
13 August 2008

Clottey Interview With FRODEBU'S Pancras Cimpaye - Download (MP3)
Clottey Interview With FRODEBU'S Pancras Cimpaye - Listen (MP3)





Burundi's main opposition FRODEBU party has welcomed calls by the African Union (AU) President on Pierre Nkuruniziza's government to implement fully a ceasefire agreement signed almost two years ago. The agreement signed between the government and the last rebel Forces for National Liberation (FNL) ended more than a decade of ethnic conflict that has reportedly killed over 300-thousand people. The African Union's Peace and Security Council expressed its deep concern over what it said was the governments procrastination and delaying tactics that continues significantly to affect implementation of a Comprehensive Ceasefire Agreement.

Government troops and the rebel FNL have clashed periodically despite the deal signed in September 2006, which became stalled over the issue of how to deal with demobilized fighters. From the capital, Bujumbura, FRODEBU spokesman Pancreas Cimpaye tells reporter Peter Clottey that President Nkurunziza's government is refusing to heed the African Union's call.

"Basically the Palepehutu FLN is accusing the government, that it is the responsibility of government to move forward with implementation of the peace process, especially when you are talking about power-sharing. Every day the Palepehutu FNL is accusing the government that it is refusing to sit and talk about the power sharing deal," Cimpaye noted.

He claims President Nkurunziza's government is refusing to implement the power sharing agreement fully because of its dislike for a possible defeat in free and fair elections.

"You know that the government is nowadays afraid of elections. So now, he (President Nkurunziza) doesn't like another party to come to power. That is why when some of the parties asked to join the peace process, the ruling CNDD-FDD party refused them, and especially, the Palepehutu FNL, which as an armed group maybe can cause a lot of problems in the 2010 elections. Maybe that is the reason why the government is trying to delay so that we can go to the election without the Palepehutu FNL," he said.

Cimpaye said the government has refused to engage other opposing parties in the peace process with the rebel FNL group.

"Unfortunately, the FRODEBU party and other parties are somehow not involved in the whole process. Now, they are trying to keep FRODEBU and other parties outside of the process, although we are represented in the national assembly. It means that we don't know exactly what is happening; we have some information from the Palepehutu FNL sometimes from the government, but not officially. Officially, the CNDD-FDD wants to deal with that issue alone," Cimpaye pointed out.

He said the government has kept a tight lid on full implementation of the Comprehensive Peace Agreement.

"Even when our members in the cabinet as the president questions concerning the implementation of the ceasefire agreement, the head of state always answers that there is a technical team that is dealing with the issue. But the technical team comprises mainly of members or partisans of CNDD-FDD," he said.

Cimpaye said the opposition party supports calls by the African Union for a full implementation of the peace agreement with the rebels.

"Of course we support the calls by the African Union, but more importantly, if we go into the election without the rebels being disarmed and disarming the population, then FRODEBU will lose. That is why we need the process to be finished as quickly as possible, but we think that the CNDD-FDD would want to use this in the election," Cimpaye said.

He said the opposition parties are calling on the international community to help organize a credible election in Burundi.

"We did call on the secretary general of the UN so that they can push the government to try and organize an independent and a democratic election without arms. And the precondition is to implement the ceasefire agreement with the Palepehutu FNL, which the government is failing to do," he said.

Source: http://www.voanews.com/english/africa/2008-08-13-voa4.cfm


GN

Ce que je crois

10-08-2008

Le Rwanda vient de publier un rapport accablant sur l’implication de la France dans le génocide de 1994. Comme on pouvait s’y attendre, la France a rejeté d’un revers de la main les conclusions du rapport de la commission, Mucyo, du nom du Président de ladite commission.

Cette actualité brûlante a relégué au second plan, la liste de 670 burundais qui seraient impliqués dans le même génocide, que le Rwanda aurait adressée, quelques jours auparavant au Burundi.

Les autorités burundaises se sont tues dans toutes les langues, alors que Kigali continuait d’affirmer que la demande avait bel et bien été transmise aux responsables burundais.

Que dire?

De deux choses l’une: ou bien Kigali ment et n’a donc pas transmis cette liste. Ce serait inimaginable et irresponsable. Nous en doutons fort.

Ou bien les autorités burundaises ont bien reçu la reqûete de Kigali, auquel cas elles devraient en accuser la réception, usages diplomatiques et politiques exigent, et y réserver une suite voulue ultérieurement.

Le silence actuel des autorités burundaises est incompréhensible et gêne en même temps.

Pourtant, la Constitution burundaise , en son article 50 est claire à ce niveau.

Le Burundi n’extrade pas ses nationaux. En substance, il stipule en son alinéa 2 que l’extradition n’est autorisée que dans les limites prévues par la Loi. Sans grand risque de me tromper, je crois que cette loi n’a pas encore vu le jour.

Le dernier alinéa de cet article, est, on ne peut plus explicite. “Aucun burundais ne peut être extradé à l’étranger sauf s’il est poursuivi par une juridiction pénale internationale pour crime de génocide, crime de guerre ou autres crimes contre l’humanité”

La demande du Rwanda si demande il y a, ne s’inscrit pas dans cette logique d’un tribunal international.

Une opportunité se présente pour le Burundi qui pourrait user du principe de réciprocité et demander que justice soit faite pour les nombreux burundais péris au Rwanda, à commencer par le premier d’entre eux, le Président NTARYAMIRA!

Cependant, le crime de génocide est d’une telle gravité qu’il ne peut être prescrit. C’est pour cette raison que beaucoup de pays, dont la Belgique se sont dotés d’une compétence universelle pour pouvoir juger ces crimes.

Ce qui est grave et indécent est que certains tentent d’utiliser le crime de génocide comme un fonds de commerce politique.

Là où le bas blesse est que justement, il y en a qui voudraient, maintenant que nous sommes entrés en campagne électorale, brandir la ménace “génocidaire” comme une épée de Damoclès sur la tête de certains hommes et femmes politiques burundais pour les faire peur et les disqualifier. Ce serait indigne et bien évidemment inacceptable.

Nous en appelons donc aux autorités burundaises compétentes de vider cette question avec la plus grande célérité et la plus grande rigueur pour éviter toute spéculation.

C’est une question hautement sensible qui met à l’épreuve aussi bien notre droit et notre diplomatie. Personne n’a le droit de tergiverser ou vouloir en tirer profit.

Le Rwanda a droit à la justice. Le Burundi doit aussi protéger ses nationaux. C’est cet équilibre qui devrait être constamment recherché dans l’aboutissement de cette affaire, toute autre dénouement ne ferait que renforcer la frustration et le ressentiment du peuple burundais.

G N

Le Rwanda s'en prend à la France

07-08-2008

Génocide rwandais

Paris dénonce des "accusations inacceptables"
(AFP)

Mis en ligne le 06/08/2008

Le ministère français des Affaires étrangères a dénoncé mercredi des "accusations inacceptables" portées contre la France par une commission d'enquête rwandaise sur le génocide de 1994, tout en soulignant vouloir "construire une nouvelle relation" avec Kigali.

"Il y a dans ce rapport des accusations inacceptables portées à l'égard de responsables politiques et militaires français", a déclaré à la presse un porte-parole du ministère, Romain Nadal, précisant que le texte n'avait pas été communiqué à la France "pas les voies officielles".

Le rapport d'une commission d'enquête, publié mardi à Kigali, accuse à nouveau la France d'avoir activement "participé" à l'exécution du génocide, et laisse entendre pour la première fois la possibilité de poursuites judiciaires contre d'anciens dirigeants politiques et responsables militaires français.

"On peut s'interroger sur l'objectivité du mandat confié à cette Commission indépendante chargée par les autorités rwandaises de rassembler les preuves montrant l'implication de l'Etat français dans le génocide perpétré au Rwanda", a poursuivi M. Nadal.

Mais "notre détermination de construire une nouvelle relation avec le Rwanda, au-delà de ce passé difficile, reste intacte", a souligné le porte-parole.

Il a notamment rappelé certaines étapes accomplies en vue d'une réconciliation, comme la rencontre entre le président français Nicolas Sarkozy et son homologue rwandais Paul Kagame à Lisbonne en décembre dernier, et la visite du chef de la diplomatie Bernard Kouchner à Kigali, un mois plus tard.

"Nous continuons à placer notre relation avec le Rwanda dans cette perspective d'avenir", a insisté M. Nadal. Au rang des 13 dirigeants français incriminés par le rapport, figurent notamment le président français de l'époque François Mitterrand, décédé depuis, et le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé.

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Coup de force en Mauritanie

06-08-2008

Coup d’Etat en Mauritanie

Rédaction en ligne, Le Soir
mercredi 06 août 2008, 15:17

Le chef de l'Etat mauritanien Sidi Ould Cheikh Abdallahi, premier président démocratiquement élu du pays, a été arrêté à Nouakchott lors d'un coup d'Etat sans effusion de sang mené par le chef de la garde présidentielle qu'il venait de limoger.
EPA

Le Premier ministre mauritanien, Yahya Ould Ahmed Waghf. Photo AFP
Ce coup de force des militaires intervient moins d'un an et demi après l'élection présidentielle de début 2007, saluée comme un "modèle démocratique" pour l'Afrique et le monde arabe, et trois ans après un coup d'état militaire, en août 2005 qui renversait le président Maaouiya Ould Taya.

"Le général Ould Abdel Aziz, chef d'état-major particulier du président et commandant de la garde présidentielle, démis de ses fonctions dans la matinée, est le meneur du coup d'Etat, en réaction à son éviction" par le président, a déclaré le porte-parole de la présidence, Abdoulaye Mahmadou Ba.

Le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi et son Premier ministre Yahya Ould Ahmed Waghf ont été arrêtés mercredi peu après 09H00 (même heure GMT) à Nouakchott.

"Des membres de la garde présidentielle ont arrêté le président à sa résidence, et le Premier ministre à son bureau, ils ont coupé les téléphones de la présidence, et confisqué tous les téléphones de la première dame", a précisé le porte-parole de la présidence. "Cela s'est fait sans violence pour la bonne raison que ce sont des éléments putschistes qui assuraient la sécurité du président", a-t-il encore expliqué.

"Le président de la République Sidi Ould Cheikh Abdallahi avait pris mercredi matin un décret nommant quelques nouveaux officiers au niveau de la garde présidentielle, de l'état-major national et la garde nationale", a rappelé le porte-parole.

"Ces officiers, trois généraux, ont refusé d'obtempérer à l'ordre présidentiel et sont entrés en rébellion contre l'ordre constitutionnel", a-t-il poursuivi.

Les putschistes, organisés en "conseil d'Etat" dirigé par le général Mohamed Ould Abdel Aziz, ont annulé à la mi-journée ces dernières nominations au sein de l'armée, selon un communiqué. Le texte lu par le ministre de la Communication Abdellahi Salem Ould El Moualla à la télévision d'Etat indique que le décret sur les nominations présidentielles est "nul et sans effet".

Aucune précision n'a été donnée sur la composition de ce "conseil d'Etat".

Selon les observateurs, le général Ould Abdel Aziz serait derrière la fronde des députés et sénateurs qui ont claqué la porte du parti au pouvoir lundi, accentuant la crise politique que connaît le pays.

Un groupe de 25 députés et 23 sénateurs avaient annoncé lundi leur démission collective du Pacte national pour la démocratie et le développement (PNDD), la formation présidentielle.

La radio et la télévision nationale avaient cessé d'émettre mercredi pendant quelques heures après que des militaires en eurent chassé le personnel.

La situation était calme dans la capitale, où aucun coup de feu ni barrage n'a été signalé. Des militaires étaient positionnés près de la présidence et aux environs des locaux de la radio et de la télévision.

Ancienne puissance coloniale, la France a souligné mercredi sont attachement à la "stabilité" de la Mauritanie, pays pauvre en grande partie désertique, frappé depuis fin décembre par trois attaques de la mouvance d'Al-Qaïda et touché de plein fouet par le choc pétrolier et la crise alimentaire mondiale.

(D’après AFP)

La rédaction

Déclaration du Parti FRODEBU

06-08-2008

DECLARATION DU PARTI SAHWANYA-FRODEBU AU SUJET DES AGENTS RECENSEURS


Ce lundi 04 Août 2008, le Comité Exécutif du Parti Sahwanya-FRODEBU s’est réuni en une séance extraordinaire. A l’ordre du jour était inscrit l’analyse de l’épineuse question du recensement de la population burundaise qui suscite des remous. Après avoir étudié les contours de la question et les différentes plaintes qui fusent de partout, le Parti Sahwanya-FRODEBU rend publique la déclaration suivante :

1. Le Parti Sahwanya-FRODEBU reçoit depuis un certain temps des plaintes des candidats recenseurs qui sont exclus par l’administration territoriale en violation de la réglementation ad hoc ;

2. Il note que ces exclusions motivées par des mobiles politiques frappent essentiellement les membres du Parti Sahwanya-FRODEBU et les autres candidats recenseurs non membres du CNDD-FDD ;

3. Le parti réalise en conséquence que le pouvoir en place tient à mener ce recensement avec les seuls agents recenseurs du CNDD-FDD ;

4. Le Parti de Son Excellence Melchior NDADAYE considère donc que cette volonté du CNDD-FDD de monopoliser l’opération du recensement n’a d’autres visées que celles de gonfler la taille de la population et partant celle de l’électorat à son compte. Dans cette dynamique, on aura au bout du processus trois cas de fraude :
- des noms fictifs ;
- des mineurs devenus majeur prématurément ;
- des étrangers devenus burundais.

Face à cette volonté manifesté de fausser les listes électorales dès le recensement de la population, le Parti Sahwanya-FRODEBU :

&#61656; interpelle la classe politique burundaise, la société civile et la presse et leur demande de se lever comme un seul homme pour dénoncer cette démarche du CNDD-FDD de biaiser le processus électoral de 2010 ;

&#61656; demande au Ministre de l’Intérieur et du Développement Local d’arrêter sans délais et décourager énergiquement cette démarche de confier le recensement aux seuls membres du CNDD-FDD ;

&#61656; demande aux bailleurs de fonds impliqués dans le recensement de la population burundaise d’exiger au pouvoir en place l’assainissement de cette question des agents recenseurs ainsi que le respect du code et de la déontologie en la matière ;

&#61656; saisit cette opportunité pour rappeler une fois de plus à la communauté Internationale en général et aux Nations Unies en particulier que le processus électoral de 2010 exige une présence massive et active des partenaires étrangers. Cette implication constitue un pilier indispensable pour des élections libres, transparentes et démocratiques.



Fait à Bujumbura, le 05/08/2008

Pour le parti Sahwanya-FRODEBU,

Honorable Léonce NGENDAKUMANA

Président.

La rédaction

Halte à la chasse aux sorciers!

05-08-2008

Votre site a publié, en date du 04 Août 2008 l’Editorial du Journal Aube de la Démocratie n° 116.sous le titre intérogateur et même un peu provocateur “ LE PEUPLE HUTU A-T-IL BESOIN D’ETRE LIBERE ?”

Beaucoup de réactions nous sont parvenues (notamment celle de Rukindikiza qui titre: “ Le FRODEBU EST IL DEVENU UNE BRANCHE DU FNL-PALIPEHUTU?”

Nous avons directement contacté l’auteur de l’artcicle pour qu’il précise la profondeur de sa pensée. Ce sera fait dans ses éditions ultérieures.

Pour ce qui nous concerne, la ligne du Parti Sahwanya FRODEBU, de même que celle de notre site, n’a été et ne sera jamais ethniste. Et nous défions quiconque pourra démontrer que les Tutsi ne se sentent pas bien au FRODEBU. Bien au contraire!

L’expérience des fameux G7 et G10 a démontré à suffisance que cela ne marchait pas! Il est illusoire de penser qu’au Burundi, un jour, quelqu’un sera proclamé Leader des Hutu ou des Tutsi. GAHUTU Remy n’y est pas arrivé, RWASA Agathon ou Jean Baptiste BAGAZA, avec sa théorie de deux peuples, une nation, n’y arriveront pas.

Le problème burundais est politique. Et le Parti a eu, à plusieurs occasions, l’opportunité de le démontrer, à travers notamment les Accords de Paix d’Arusha, dont il est le grand artisan

Tenez, NDAYIZEYE n’aurait jamais été emprisonné, encore moins Radjabu, certains n’auraient jamais été contraints à l’exil, les massacres de Muyinga et Kinama n’auraient jamais été orchestrés et les auteurs protégés.

Comme l’écrit si bien Cimpaye Pancrace, puisque c’est lui dont il s’agit, le pouvoir en place n’a jamais libéré les Hutu dans la mesure où les victimes sont les mêmes hutu. Il s’agit donc d’une libération, inter- hutu et jamais contre les tutsi. Certains voulant, à dessein, attiser les haines ethniques.

Par ailleurs, la libération socio économique du peuple burundais dans son ensemble est une nécessité.

Et cela passera par une “Une Union Sacrée” de tous les Partis démocratiques résolus à oeuvrer pour un vrai changement au Burundi. Le FRODEBU doit en être un grand acteur.
Nous avons donc maintenu l’article en ligne pour que nos lecteurs puissent le lire dans son entièrté et s’en faire une opinion personnelle.
Nous vous remercions de votre fidélité.

Ce n’est ni la première fois, ni la dernière fois que le site www.frodebu.be publie les articles de l’Aube de la Démocratie.

Pour ceux qui profitent de l’occasion, pour en découdre, avec le Parti Sahwanya FRODEBU et souhaitent sa disparition, ce n’est pas élégant! Time will tell!

La rédaction

Aube de la Démocratie

04-08-2008

Aube de la Démocratie N° 116

EDITORIAL

LE PEUPLE HUTU A-T-IL BESOIN D’ETRE LIBERE ?

Au commencement de la lutte armée hutu il y avait le PALIPEHUTU-FNL, un parti qui prônait la libération du peuple hutu contre la tyrannie d’une oligarchie militaire dite Tutsi, mais a vrai dire ce pouvoir n’était qu’entre les mains d’un clan, une minorité des Tutsi. GAHUTU Remy Président fondateur du PALIPEHUTU-FNL avait donc pour objectif le changement de cet ordre. C’était en 1980.

28 ans après, bien des choses ont changé et l’on est tenté de croire, si on n’y prend pas garde, que la libération du peuple hutu est devenue un slogan anachronique. Effectivement depuis le 10 juillet 1993 pour la première fois dans l’histoire du Burundi un Président de la République démocratiquement élu a été investi. Il appartenait au parti Sahwanya-FRODEBU et était de l’ethnie hutu. Malheureusement l’oligarchie susmentionnée, trois mois après, a décapité toutes les institutions issues de ce verdict des urnes.

Du 5 février 1994 au 25 Juillet 1996 deux autres Chef d’Etat de l’ethnie hutu ont présidé aux destinées du Burundi. Le premier, Cyprien NTARYAMIRA laissera la vie dans le Crash du 6 Avril 1994 du Falcon du Président Rwandais de l’époque pendant que le second, Sylvestre NTIBANTUNGANYA sera déposé par un coup d’Etat du Major BUYOYA. Un coup de force qui a été combattu par les pays de la sous région qui ont dû imposer un embargo au Burundi. A cette époque-là les partis politiques à prédominance hutu ont bénéficié de la sympathie de la Communauté Internationale et de la sous région en particulier. C’est ainsi que dans les négociations qui ont abouti à l’accord de paix d’Arusha, un médiateur comme l’ancien Président Nelson MANDELA ne s’empêchait pas de tirer des boulets rouges sur une classe politique burundaise dite tutsi responsable de tous les malheurs du pays. Et quand il a visité la prison centrale de MPIMBA, il était hors de lui et a posé la question de savoir s’il y avait au Burundi des responsables qui croient en Dieu. L’indignation était à son comble !

Ces accords d’Arusha signés le 28 Août 2008 ont débouché sur un gouvernement de Transition qui a été dirigé dès le 30 Avril 2003 par un quatrième Président de la République de l’ethnie hutu, NDAYIZEYE Domitien. Celui-ci conclura un accord de cessez-le feu avec le CNDD-FFD quelques mois après, une étape cruciale qui présageait la réforme des forces de défense et de sécurité, qui avait toujours été un handicap qui donnait du fil à retordre à tous les présidents de l’ethnie hutu qui se sont succédé.

C’est probablement pour cette raison que la médiation aussi bien Tanzanienne que Sud africaine a pesé de tout son poids pour que ces combattants de la liberté (le CNDD-FDD) n’aient pas de problème dans le processus. Pour ceux qui ne le savent pas, les combattants FDD s’appelaient « ZULU », référence faite à la composante de la population sud africaine, un sobriquet qui devait renforcer les liens d’amitié entre l’Afrique du Sud et le CNDD-FDD. Cette sympathie aura poussé certains hommes non avisés à comparer le CNDD-FDD à l’ANC, qui libérait le Noir contre l’oppression du Blanc. Dans ce schéma simplice, le hutu était comparé au Noir pendant que le Tutsi était comparé au blanc.

Malheureusement et curieusement dès que le CNDD-FDD est arrivé au pouvoir il a mené une guerre sans merci contre le parti Sahwanya-FRODEBU, pourtant à grande majorité composé de hutu. Sous de faux prétextes, des centaines de personnes ont été exposées comme des bêtes dans un stade accusées d’appartenir au PALIPEHUTU-FNL et ainsi ils étaient exposés au lynchage ou à la vendict populaire. A Muyinga, à Kinama des hommes et femmes essentiellement de l’ethnie hutu ont été exécutés.

Pendant ce temps, certains Tutsi ou certains étrangers se sont mis au balcon croyant que puisque le conflit n’est pas interethnique ce n’est pas grave ! Certains tutsi à la quête des faveurs temporaires seraient même tenter d’encourager cette guerre entre hutu croyant récolter des dividendes. Au cours de mon exil en République Unie de Tanzanie, un grand officier Général de l’armée Sud Africaine me confiait qu’il était préoccupé par la guerre entre hutu. Il soutenait avec raison que ce conflit était un grand handicap, une entrave à la stabilité du Burundi. Effectivement si la composante hutu de plus de 80% de la population burundaise n’est pas stable, la minorité qui reste des 20% ne peut pas vivre le paradis. C’est la logique la plus élémentaire !

Loin de moi l’idée de verser dans l’ethnisme mais la stabilité de ce pays passe par la réunion des hutu. Ils devraient se faire violence, aborder froidement la question et conclure un cessez-le feu interne. Il suffit de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur pour réaliser que les négociations d’Arusha ont eu un coup d’accélérateur quand les partis dits hutu se sont coalisés autour de la famille G7 (ils étaient à sept). Et l’initiateur de cette réunification qui n’était que feu MWALIMU Julius NYERERE avait compris les bienfaits de cette réunification. Il avait compris que le G7 devait constituer le moteur du changement. Il avait compris qu’après le Président BUYOYA, des hutu allaient se succéder à la tête de l’Etat burundais pendant un bon bout de temps. Or ce pays a besoin d’un leadership rassembleur ! Ce pays a besoin d’un leadership qui réconcilie le peuple burundais avec lui-même. La question qui me hante est donc celle de savoir comment ce leadership hutu pourra-t-il remplir cette mission s’il est lui-même divisé et est à couteau tiré ?

Pour rectifier le tir les états généraux des hutu burundais s’impose ! Cette séance doit être un moment de libération ! Une libération des hutu des travers de la dictature ! Une libération des hutu des travers de la haine, un monstre amère et plein de deuil ! Une libération des travers de la cupidité !  Une libération des travers de l’exclusion ! Ce rendez-vous de libération des hutu ne doit pas faire peur à la communauté Tutsi mais celle-ci à la responsabilité de l’encourager car elle y trouvera son compte. De même les partenaires étrangers qui encouragent le dialogue au Burundi devraient privilégier cette nouvelle donne du conflit Hutu- Hutu. Le salut du peuple burundais passe par cette cure. Au demeurant la polémique autour du nom « PALIPEHUTU » est une discussion futile sur le sexe des anges car à mon humble avis, le peuple hutu a besoin d’être libéré aujourd’hui plus qu’hier. Pour ce faire un leadership nouveau capable de comprendre et remplir cette mission est un impératif !

A bon entendeur salut !

Pancrace CIMPAYE

Un nouveau né dans la politique burundaise!

03-08-2008

ALLIANCE DEMOCRATIQUE POUR LE RENOUVEAU EST AGREE

Par Gratien Rukindikiza

Burundi news, le 03/08/2008

Le parti d'Alice Nzomukunda Alliance Démocratique pour le Renouveau (ADR) vient d'être agréé ce vendredi 01 août 2008. Le dossier avait été déposé le 10 juillet 2008. La rapidité de l'agrément de ce parti qui est dirigé par des Burundais qui ne sont pas du tout des amis du pouvoir étonne. Selon certaines personnes, la discrétion des démarches et la consistance du dossier ont permis à ce parti d'être agréé rapidement.

Alice Nzomukunda devient la première femme à créer un parti politique dans un monde sans concession des hommes. Son courage et sa volonté de défendre ses idées font d'elle une femme de combat qui a un avenir devant elle. Elle sera l'exemple des femmes dans leur lutte pour l'émancipation et l'égalité des chances au Burundi. Ce nouveau parti pourra chercher ses nouveaux militants parmi les déçus du CNDD-FDD et ceux qui ne croient plus dans la classe politique actuelle.

L'agrément de l'ADR se fait au moment où le MSD attend le sien. Le pouvoir bloque ce dossier et les polémiques ne manquent pas entre les responsables de ce parti et le pouvoir.

Nous souhaitons bonne chance à ce nouveau parti ADR et à son chef Alice Nzomukunda.

La rédaction

La présidence se taille la part du lion

01-08-2008

Révision à la hausse du budget 2008 du Burundi 1-08-2008
Source: PANA

Les ressources du budget général révisé de l'Etat du Burundi pour
l'exercice 2008, estimées à environ 484 millions de dollars US dans la
loi de Finances initiale, ont été portées à près de 553 millions de
dollars dans un projet révisé, soit un accroissement de 14,21%, a-t-on
appris de source proche de la Cour des comptes à Bujumbura.

Les produits fiscaux et non fiscaux représentent près de 46% de
l'ensemble des ressources totales du projet de budget révisé, tandis
que les dons extérieurs totalisent 54%, indique un rapport de la Cour
des comptes sur le budget général révisé de l'Etat, exercice 2008,
destiné au Parlement burundais.

Dans ses missions, la Cour des comptes du Burundi signale à
l'Assemblée nationale tout engagement, ordonnancement ou paiement des
dépenses fait au-delà ou en dehors des crédits prévus aux budgets.

Elle transmet, en outre, à l'Assemblée nationale, préalablement au
vote, ses commentaires à propos de tous les projets de budgets soumis
au suffrage parlementaire.

Dans le projet de budget général révisé de l'Etat, édition 2008, le
nouveau rapport de la Cour des comptes commente plus abondamment la
"part du lion" réservée aux services de la présidence de la
République.

Les subsides destinés au poste "présidence de la République"
comprennent les crédits au Cabinet civil du président, au Secrétariat
général du gouvernement, à la Brigade spéciale de protection des
institutions, au service national de renseignement, au Cabinet chargé
des questions de Police, au Cabinet militaire, à l'Unité d'appui à la
protection des institutions, au Conseil économique et social et au
Conseil national de la communication.

L'ensemble des crédits revenant à la présidence de la République dans
ce projet de loi de Finances révisée, s'élève, en tout, à
13.455.207.675 Francs burundais, contre 9.321.450.571 Francs burundais
dans la loi de Finances initiale, soit une augmentation d'un peu plus
de 4 milliards de Francs burundais, fait savoir la cour.

Cette augmentation découlerait principalement de la création récente
de deux nouvelles lignes budgétaires directement rattachées au Cabinet
du président de la République, à savoir celle dénommée "Appui à la
population pour le développement" et au "Fonctionnement de la
Commission Vérité Réconciliation" pour un montant global d'un peu plus
de 2,5 milliards de Francs burundais.

S'agissant de l'"Appui à la population pour le développement" qui
absorbera, à lui seul, deux milliards, la cour estime que cet argent
ne devrait pas être géré directement par la présidence la République,
mais plutôt par les services techniques ministériels compétents.

"La présidence de la République ne devrait pas gérer directement des
questions techniques, elle devrait plutôt se réserver le rôle
d'arbitrage, de contrôle et de suivi", selon la cour qui trouve, par
ailleurs, "démesuré" l'accroissement de 90% du budget destiné aux
missions officielles du chef de l'Etat à l'étranger.

"Cela témoigne, soit d'une mauvaise prévision, soit d'une mauvaise
gestion", conclut le rapport de la Cour des comptes.

La rédaction

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA CJD

01-08-2008

Les jeunes démocrates membres du parti Sahwanye-FRODEBU rassemblés au sein de la Centrale des Jeunes Démocrates sont révoltés et indignés par la récente décision du Ministère de l’Intérieur et du Développement Communal d’agréer, et ce en violation totale de la loi, un soi-disant parti politique appelé « Sahwanya-FRODEBU Nyakuri-Iragi rya NDADAYE » du Dr. Jean MINANI.

En effet, nul n’ignore que l’article 28 de la loi 1/006 du 26 juin 2003, interdit formellement à une formation politique de se doter de nom, sigle ou autres signes distinctifs appartenant à un autre parti. Or il est d’une flagrante évidence que l’agrément du prétendument nouveau parti du Dr. Jean MINANI viole cette loi, dans la mesure où les fondateurs de ce groupement, par calculs machiavéliques et manque d’imagination et de créativité, ont décidé d’usurper tout ce qui est symbole du parti SAHWANYA FRODEBU: nom, statuts, logo, drapeau, hymne, etc.

Dans le même cheminement, l’on se souvient que dans la correspondance No. 530/561/CAB/2008 datée du 02 juillet de cette année, le ministre Venant KAMANA, avait demandé au Dr. Jean MINANI de fournir des éclaircissements complémentaires en rapport avec le logo, le nom du nouveau parti confrontés au parti SAHWANYA FRODEBU, agréé le 23 juillet 1992. Au vu de la décision finale, La Centrale des Jeunes Démocrates tire la conclusion que le pouvoir en place, continue à s’enfoncer dans l’illégalité, renoue avec les pratiques autoritaires des années révolues, ainsi qu’avec les pratiques de semer le désordre et la division dans les partis de l’opposition, sans tenir compte des conséquences néfastes qui peuvent s’en suivre.

La Centrale des Jeunes Démocrates n’est pas dupe sur les vraies motivations du Gouvernement qui pilote cette supercherie, L’agreement d’un parti parallèle n’a d’autres fins que de semer la confusion dans les esprits des INZIRAGUHEMUKA et des burundais, tout en tentant d’exclure le Parti de NDADAYE Melchior des institutions du pays, alors qu’il s’agit d’un droit lui reconnu par la Constitution. Cela est une évidence d’autant plus que pendant qu’il sème la zizanie dans le paysage politique burundais en donnant sa bénédiction à la clique de MINANI, il refuse en même temps d’agréer d’autres partis politiques qui pourtant sont en ordre avec la loi, tel que le MSD de Alexis SINDUHIJE et l’ADR de l’Honorable Alice NZOMUKUNDA.

La Centrale des Jeunes Démocrates s’inquiète et s’indigne aussi du silence de la communauté nationale et internationale, face à cette situation de coup d’Etat institutionnelle ; un peu comme si tout le monde avait baissé les bras, et que le monde a accepté de coopérer avec un pouvoir qui foule aux pieds les principes régissant le monde civilisé.

La Centrale des Jeunes Démocrates réitère sa foi dans l’héritage du Héros National de la Démocratie, et ne reconnaît qu’un seul parti SAHWANYA FRODEBU, celui du Président Melchior NDADAYE. De même, la Centrale des Jeunes Démocrates ne tolérera pas que le parti et l’héritage de Melchior NDADAYE, soient souillés par un individu qui a renié l’idéologie, les principes et la morale qui ont présidés à la création du Parti Sahwanya-FRODEBU. Vous vous souviendrez que ce même personnage qui, pour le malheur de notre parti et de notre nation, a été à la tête du parti Sahwanya-FRODEBU la conduit à la ruine politique et financière, causes profondes de la défaite de 2005.

La Centrale des Jeunes Démocrates met en garde contre l’usage usurpé de l’appellation CJD, à des fins ne servant pas les intérêts du parti SAHWANYA FRODEBU et l’expansion de la démocratie au Burundi. LA CJD n’est pas en effet prêt à cautionner les agissements des jeunes antis démocrates, et invite par la même occasion les jeunes sympathisants du Dr. Jean MINAN, contrairement à leurs grands frères, de faire preuve de créativité et de se trouver une appellation originale.

La CJD met enfin en garde contre les conséquences qui découleront de cet amalgame dument et sciemment orchestré par les autorités. Seule une démocratie respectueuse des lois régissant la nation est la porte menant vers la paix et le développement durables de la nation burundaise.

Fait à Bujumbura, le 31/07/2008
Patrick NKURUNZIZA
Secrétaire national

.

Ce que je crois

30-07-2008

On ne donne que ce que l’on a! Autrement, ce nest que démagogie, mensonge, propagande, tricherie!

Cette phrase, a priori, d’une banalité élémentaire, est d’une importance ô combien capitale en politique.

Le Parti Sahwanya-FRODEBU ne serait pas crédible quand il réclame à cor et à cri, le respect de la Loi et les pratiques démocratiques dans la gestion des affaires de l’Etat, s’il ne faisait pas autant en son sein.

Nous y voilà. Le compte à rebours pour les élections de 2010 a déjà commencé.

En effet, le Parti Sahwanya FRODEBU vient de lancer officiellement l’ouverture des candidatures internes pour être candidat président aux élections de 2010. Cette période de dépôt de candidatures est ouverte depuis le 21 juillet et durera jusqu’au 15 août.

Les candidats retenus, au regard des exigences légales et des statuts et textes réglémentaires du Parti Sahwanya-FRODEBU seront départagés par le vote du Congrès, prévu pour le 13 décembre de cette année.

A vos candidatures chers Nziraguhemuka!

Cette démarche a déjà été mise à l’honneur, déjà lors des élections de 1993. Le candidat et héros de la démocratie Melchior NDADAYE, ayant été le premier à inaugurer et remporter haut la main ces “primaires” à la FRODEBU!

C’est donc un acquis de démocratie interne et de transparence que même nos détracteurs nous envient!

Nous reviendrons sur le programme qui devrait être mise en avant!

L’autre paire de manche sera la gestion de la période post congrès.

En effet, et nous l’avons déjà expérimenté, l’exercice électoral est très difficile et peut même être source de conflits, que dis je? de divisions. Certains vaincus, estimant, à tord que sans eux, point de salut et refusent de se ranger. Les autres, profitant de leur victoire, voulant écraser tout sur leur passage, ou en tout cas, sont aperçus comme tels.

Je crois que la qualité et la classe du vainqueur des primaires sera d’abord de rassembler à l’intérieur du Parti. Et c’est à lui de faire le premier pas en direction des autres! Il devra aussi soigner son image mais aussi son entourage pour que “la mariée soit la plus belle”.Il devra aussi rassembler à l’extérieur du Parti.

Je suis d’avis que NDADAYE n’avait pas nécessairement besoin en 1993, des voix du PL (parti libéral) pour gagner les élections! Pourtant, il a associé tout le monde à son projet! C’est une leçon d’Histoire qui devrait inspirer le Parti. Et les demandes ne manquent pas. J’en suis l’un des avocats acharnés.

Quant aux perdants, il faudra qu’ils accpetent la rigueur et la rudeur du jeu démocratique. Ils devraient être les premiers soutiens du vainqueur, le protéger et le défendre plus que les autres, à l’image de l’heuseuse issue du duel Hilary Clinton- Barak Obama aux primaires démocrates américaines

En effet, peu importe le nom du gagnant, il sera Le Candidat du Parti. C’est à ce seul titre qu’il méritera notre soutien. Et qu’on ne s’y trompe pas, il ne sera pas épargné par les critiques! Il sera “mitraillé”au figuré j’espère, de toute part!

Qu’il/elle soit de telle ou de telle région, de telle ou de telle ethnie, de telle ou de telle religion, etc…..Il aura ses qualités et ses défauts, somme toute, il n’aura rien d’extraterrestre, et aura été élu par le congrès, contrairement à certains qui se prennent pour les envoyés de je ne sais quel dieu!

Je crois donc que, ceux qui, souvent de l’exterieur du Parti, spéculent et distribuent les bons ou les mauvais points pour tel ou tel autre candidat potentiel du FRODEBU, ne veulent que distraire les gens (….)

Rappelez- vous le temps du CNDD-FDD encore au maquis qui attribuait tous les malheurs du FRODEBU, à son président de l’époque, Jean Minani, qui est devenu aujourd’hui son chouchou!

Le Parti Sahwanya FRODEBU peut, et c’est tant mieux, se targuer de pouvoir aligner trois ou cinq candidats présidents valables. C’est un avantage non négligeable à capitaliser.

Je crois, aussi, peut être naivement, que les élections de 2010 auront bien lieu malgré les signaux alarmant du moment. Et pour preuve:

Le peuple burundais est assez mûr aujourd’hui. Il réclamerait à haute voix son droit de se choisir ses dirigeants Il a aussi hâte de distribuait sa note de fin de mandat.

Ensuite, il serait étonnant, et même suicidaire que le CNDD-FDD n’organise pas ces élections pour solliciter un second mandat, lui qui s’estime satisfait de son bilan!

Par ailleurs la communauté internationale qui finance rappelons-le, ces élections, verrait d’un mauvais oeil que tous ses efforts de remettre le Burundi sur la voie de la paix puissent être annihilés par la volonté d’un seul parti en perte de vitesse.

Enfin, le spectre de la guerre s’éloigne de plus en plus, avec l’entrée annoncée dans les institutions républicaines du dernier mouvement rebelle, le Palipehutu FNL, et s’éloigne du coup le prétexte de l’insécurité que le pouvoir tenterait de brandir pour ne pas organiser les élections

Pour le Parti Sahwanya-FRODEBU, la période qui s’ouvre s’avère assez délicate pour définir son avenir, et celui de la nation tout entière. Les burundais jugerons le Parti à sa capacité de négocier ce virage, en élisant une femme ou un homme capable, capable de traduire en réalité les idéaux du Parti, capable de rassembler les inziraguhemuka, et capable de jeter les ponts de l’indispensable coalition pour le changement et ce, sans se renier. Salut.

G N

Condoléances

29-07-2008


République du Buja le 29 juillet 2008 Burundi
Parti Sahwanya-FRODEBU
Groupe des Députés et Sénateurs
du Parti SAHWANYA-FRODEBU



Objet : Condoléances


Le Groupe des Députés et Sénateurs du Parti SAHWANYA-FRODEBU vient d’apprendre avec une grande douleur la mort inopinée de Mme Sophie-Nicole FURAHA, épouse de notre collègue l’Honorable Ngendabanka Ferdinand.
Nous adressons à notre collègue et à toute sa famille éprouvée nos sincères et profondes condoléances et leur témoignons de notre soutien dans ces moments de dures épreuves.

Fait à Bujumbura le 29 juillet 2008

Pour le Groupe des Députés et Sénateurs du Parti SAHWANYA-FRODEBU

Honorable Nahimana Pierre Claver

Président du Groupe

La rédaction

Adieu Sophie

28-07-2008

FUNERAILLES de Sophie Nicole FURAHA FUNERALS-
Mercredi le 30 à jeudi 31 juillet 2008 / July 30-31st, 2008.
Sophie Nicole Furaha (1973-2008, 22 juillet).


L'homme! ses jours sont comme l'herbe, comme la fleur des champs il fleurit; sur lui, qu'un souffle passe, il n'est plus, jamais plus ne le connaîtra sa place.
Mais l'amour de Yahvé pour qui le craint est de toujours à toujours, et sa justice pour les fils de leurs fils, pour ceux qui gardent son alliance, qui se souviennent d'accomplir ses volontés. Ps 103 :15-18

PROGRAMME FUNERAILLES Sophie Nicole FURAHA.


Mercredi, 30 juillet 2008/ Kelly Funeral Homes and Chapels
2313 Carling Avenue, Ottawa, ON.
14h00 à 16h00: Visite par membres famille et intimes.
18h00 à 20h00: Visite amis.

Jeudi, 31 juillet 2008/ Kelly Funeral Homes and Chapels
2313 Carling Avenue, Ottawa, ON

12h00 à 14h00: Visites.
14h00 à 15h00: Chapelle:
. 14h00 : Prière et Bénédiction du corps (Pasteur).
. 14h30 : Mot d’adieu du Papa Uzziel Habingabwa.
. 14h35 : Mot de Sarah Kate.
. 14h40 : Mot de Raymond Jonas.
. 14h45 : Mot d’adieu de l’Époux de Sophie.
15h00 : Départ pour le Cimetière Capital Memorial Gardens.
17h00 : Rafraichissement (Gukaraba): Eglise St Charles, 135 Barette,
coin Beechwood et St Charles, Bus OC #5 et #7.

NDLRD

Elle, c'était notre amie, notre sœur
Elle, c'était notre compagnon de lutte
Elle, c'était l'épouse de Ferdinand NGENDABANKA, député FRODEBU de la circonscription de Karuzi.
Elle est décédée ce 22 juillet à Ottawa.
Elle laisse derrière elle un veuf, Ferdinand et deux enfants, Sarah et Raymond
Que la terre lui soit légère!
Toute la rédaction de frodebu.be présente ses sympathies les plus émues à la famille éprouvée

La rédaction

Les commissions permanentes du Sénat

27-07-2008

Commission permanente chargée des questions politiques, Diplomatiques , de défense et de sécurité.

Noms et Prénoms Circonscription
01. Hon. Laurent Nicimbeshe Muramvya : Président
02. Hon. HARUSHINGINGO Barbatus Cankuzo : Vice-Président
03. Hon. BUYOYA Pierre Ancien Chef d'Etat
04. Hon. André BIHA Muramvya
05. Hon. NDAYIZEYE Domitien Ancien Chef d'Etat
06. Hon. Laurent NDABANEZE Bujumbura Rural
07. Hon. HAKIZIMANA Emilien Kayanza
08. Hon. Patrice NIYUNGEKO Makamba
09. Hon. Yollande NZIKORURIHO Kayanza


Commission permanente chargée des questions institutionnelles, juridiques et des droits et libertés fondamentales .

Noms et Prénoms Circonscription
01. Hon. BIZIMANA Clotilde Gitega : Président
02. Hon. KEKENWA Jérémie Mwaro: Vice-Président
03. Hon. Jean-Baptiste BAGAZA Ancien Chef d'Etat
04. Hon. Pétronie HABANABASHAKA Bubanza
05. Hon. Jean-Marie RUGIRA Bubanza
06. Hon. NTIBANTUNGANYA Sylvesrte Ancien Chef d'Etat
07. Hon. Mohamed RUKARA Bujumbura-Mairie
08. Hon. NICAYENZI Jérôme Karusi
09. Hon. MUNYEMBABAZI William Bururi


Commission permanente chargée des questions Economiques, des Finances et du Budget

Noms et Prénoms Circonscription
01. Hon. Charles RUGEMA Karusi : Président
02. Hon. Monique Ndakoze Bururi : Vice-Président
03. Hon. Saidi JOHA Muyinga
04. Hon. Catherine NZOYISABA Bururi
05. Hon. NTASANO Oscar Makamba
06. Hon. Charles MASABO Kirundo
07. Hon. NGAYABIHEMA Phocas Cibitoke
08. Hon. NTUREKA Louis Ruyigi


Commission permanente chargée des questions sociales, de l'éducation, de la santé, de la jeunesse et de la culture

Noms et Prénoms Circonscription
01. Hon. NIYONZIMA Jeanne Chantal Muyinga :Présidente
02. Hon. RIVUZUMWAMI Philippe Kirundo : Vice-Président
03. Hon. BAYAGA Evariste Bururi
04. Hon. CEGETERA Audace Rutana
05. Hon. NIMBESHA Richard Bubanza
06. Hon. MUSORO Pascal Kirundo
07. Hon. NZITONDA Liberate Kayanza
08. Hon. CARAZIWE Clotilde Ngozi
09. Hon. ABDALLAH Zaituni Karusi


Commission permanente chargée des questions administratives, de décentralisation et de contrôle de représentation dans les institutions


Noms et Prénoms Circonscription
01. Hon. NTWARI Antoine Ngozi: Président
02. Hon. BARANYIZIGIYE Jacqueline Cankuzo: Vice-Président
03. Hon. ARAKAZA Claudette Ruyigi
04. Hon. BARAGENGANA Rénovat Bujumbura-Rural
05. Hon. BUSUGURU Déo Gitega
06. Hon. KARENZO Pélagie Muyinga
07. Hon. INAKANYANA Générose Bujumbura-Mairie
08. Hon. NDAYISHIMIYE Adélaide Muramvya
09. Hon. YASSIN Radjabu Muyinga

La rédaction

Communiqué du Palipehutu Fnl BENELUX

26-07-2008

Un long communiqué signé Ahmed Nyotori, Président de la Section BENELUX du Parti Palipehutu FNL est parvenu à la notre rédaction.

Sous le titre: "EST-IL PERMIS DE DOUTER DE LA FERME VOLONTE DU GOUVERNEMENT DU BURUNDI A CONCLURE LA PAIX AVEC LE PALIPEHUTU-FNL POUR LE BIEN DE TOUT LE PEUPLE BURUNDAIS?", le Communiqué passe en long et en large tous les écueils qui ont eu lieu dans le passé entre leur mouvement et le Gouvernenment CNDD FDD.

Sur la question de changement de nom de leur mouvement, on peut notamment lire ceci: "La revendication ô légitime du PALIPEHUTU-FNL d’être reconnu comme parti politique dans son appellation d’origine, se heurte au refus catégorique du gouvernement arguant l’interdiction de la Constitution du Burundi des partis à connotation ethnique, régionale ou religieuse. Les autorités burundaises savent pertinemment que l’appellation « PALIEHUTU-FNL » est antérieure à cette constitution née de la mère constitution « made in Arusha » ; de surcroit, l’esprit du législateur était l’exclusion du PALIPEHUTU-FNL comme tel. Nous sommes dès lors tenté d’affirmer que l’appellation «PALIPEHUTU-FNL » revêt le caractère non négociable."

"La Section Benelux du PALIPEHUTU-FNL prend néanmoins acte de la volonté du gouvernement de privilégier le dialogue" conclut le communiqué.

La question que l'on peut se poser est de savoir pourquoi une telle déclaration, au moment où les protagonistes sont en Afrique du Sud pour le partage du pouvoir?

Lisez l'intégralité du communiqué.

Document annexe : 1217059108_Benelux le 23 juillet 2008 palipefnl.docx

La rédaction

L'Aube de la Démocratie est arrivée

25-07-2008

Chers lecteurs,

Nous vous offrons gratuitement le n° 115 du Journal Aube de la Démocratie.

Dans ce numéro, outre l'éditodial sous la plûme tranchante de Cimpaye Pancrace sous le titre" En 2010: des élection de tous les dangers",vous trouverez les derniers développements de l'actualité politique burundaise et africaine.

Sans être exhaustif:

1. LE MINISTRE DE L’INTERIEUR ET DU DEVELOPPEMENT COMMUNAL PREND LE RISQUE DE METTRE DE L’ORDRE DANS LES PARTIS POLITIQUES, faisant allusion au refus d'agrément du FRODEBU Nyakuri de Minani Jean

2. LES CHEFS D’ETAT ET DE GOUVERNEMENT QUI SONT LONGTEMPS AU POUVOIR, en référence à certains dinausaures africains.

3. LA GALAXIE PIERRE NKURUNZIZA, pour désigner les hommes du président, qui font la pluie et le beau temps.

4. LE POUVOIR DU CNDD-FDD DIVORCE AVEC L’EGLISE CATHOLIQUE, à propos du message que la conférence épiscopale a envoyé aux chrétiens du Burundi


5. EXPULSION DES 22 DEPUTES : QUELQUES IRREGULARITES

Sans oublier bien sûr la rubrique: "Le saviez vous?"

Lisez et abusez de l'Aube de la Démocratie. Votre journal!

La rédaction

L'Aube de la Démocratie

25-07-2008



LE MINISTRE DE L’INTERIEUR ET DU DEVELOPPEMENT COMMUNAL PREND LE RISQUE DE METTRE DE L’ORDRE DANS LES PARTIS POLITIQUES 

L’Honorable Venant KAMANA, juriste et Ministre de l’Intérieur et du Développement Communal ose prendre le risque de mettre de l’ordre dans les partis politiques. A commencer par son propre parti qui, depuis qu’il a quitté le maquis, n’a jamais déposé au ministère ayant les partis politiques dans ses attributions ses statuts et la composition de ses organes dirigeants.

Dans une lettre adressée à tous les présidents des partis politiques agrées, ce 11 Juin 2008, il exige la conformité des partis politiques par rapport à la loi nº1/006 du 26 juin 2003. Lettre à Scanner

En outre, il exige le respect de cette même loi par les nouveaux partis qui demandent l’agrément. Dans une lettre adressée à l’Honorable Docteur Jean MINANI en réponse à sa requête d’agrément de son nouveau parti Sahwanya-FRODEBU NYAKURI IRAGI NYA NDADAYE, le Ministre demande des éclaircissements parce qu’il ne comprend pas.
Comment deux Docteurs, un en médecine (MINANI Jean) et l’autre en droit KIGANAHE Didace, tous Parlementaires, sont-ils incapables de fonder leur propre parti et se contentent du copier/coller du parti du Héros de la Démocratie, le Président Melchior NDADAYE et cela en violation de la loi sur les partis politique qui refuse un parti politique qui est une copie collé d’un autre parti.

Par ces deux correspondances l’Honorable KAMANA Venant a pris le courage a deux mains et a décidé de mettre de l’ordre dans les partis politiques. Pourra-t-il pousser loin ? Ce n’est pas certain parce qu’exiger du CNDD-FDD de rendre public ses statuts qui sont jusqu’aujourd’hui tenus « TOP SECRET » est un geste de lèse majesté. Bien plus, opposer la loi sur les partis politiques aux Dr Jean MINANI et Didace KIGANAHE qui sont des satellites du CNDD-FDD, comporte aussi des dangers. Et pour cause cette organisation des députés, Jean MINANI et Didace KIGANAHE se veut être un mouvement intégré au CNDD-FDD.

Ces deux correspondances constituent une rude épreuve au CNDD-FDD. En effet, publier enfin les statuts du CNDD-FDD équivaut à démontrer que le CNDD-FDD est dans la même situation du PALIPEHUTU-FNL et qu’en conséquence il est injuste de demander au mouvement de RWASA Agathon de se conformer à la loi au moment où le parti au pouvoir ne s’est jamais plier à cette exigence.

Et pour le cas du Dr Jean MINANI, si son futur parti n’a pas le même nom, même emblème que le parti du héros de la Démocratie, l’objectif de brouiller les cartes, de créer la confusion ne sera jamais atteint. Dès lors le contrat avec le CNDD-FDD sera résilié.

Tout compte fait le courageux Ministre KAMANA Venant qui était assis sur un siège éjectable ces derniers temps a beaucoup de chances de ne pas se retrouver dans le prochain gouvernement.

NDIMURUVUGO A.

LES CHEFS D’ETAT ET DE GOUVERNEMENT QUI SONT LONGTEMPS AU POUVOIR

Depuis un certains temps, nous assistons de la part du CNDD-FDD, la tendance de dire « j’y suis, j’y reste ! » ou plus exactement comme l’a lancé le père de l’indépendance au ZIMBABWE, le Président Robert MUGABE lors de sa dernière campagne électorale : « Seul Dieu peut me reprendre le pouvoir qu’il m’a donné » Au CNDD-FDD, le credo est : « nous n’avons pas été au maquis pour diriger un seul mandat de 5 ans. » Mais comment comptent-ils garder le bâton de commandement très longtemps alors que sa quotte de popularité connaît une descente aux enfers vertigineuse ? A cette question certains militants du CNDD-FDD répondent qu’ils vont requérir l’expertise du Président Gabonais Monsieur Omar BONGO.

Mais la rédaction propose à cette opinion un grand éventail de Chef d’Etat et de Gouvernement qui sont au pouvoir depuis plus de deux décennies. Mais nous doutons fort que le CNDD-FDD ait les mêmes atouts ou le même environnement :

MOUAMAR KADHAFI, leader de la révolution Libyenne. Il est au pouvoir depuis 39 ans. Il vient après OMAR BONGO qui est là depuis 41ans ;
ALI ABDULLAH SALEH, le Président du YEMEN. Il est aux commandes depuis 30 ans ;
MAUMOON ABDUL GAYOOM, Président des Maldives. Il est lui aussi au pouvoir depuis 30 ans.
TEODORO OBIANG NGUEMA, Président de la Guinée Equatoriale. Il est à la tête de l’Etat depuis 29 ans.
ROBERT MUGABE, le père de l’indépendance du ZIMBABWE, préside aux destinées du ZIMBABWE depuis 28 ans.
HOSNI MOUBARAK, Président de l’Egypte. Il a 27 ans au pouvoir.
HUN SEN, Premier Ministre du Cambodge depuis 23 ans.

Si le CNDD-FDD est tenté de durer longtemps au sommet de l’Etat burundais, il peut dépêcher des émissaires auprès de ses hommes ci-haut cités. Mais est-ce que la recette des 8 nations peut-elle être efficace au Burundi ? La réponse est non !


CUBAHIRO Chimène

LA GALAXIE PIERRE NKURUNZIZA

Depuis la nuit des temps, le pouvoir d’un roi, d’un chef d’Eta, d’un Chef coutumier ou de n’importe quel haut responsable d’une nation est entre les mains des hommes et femmes qui gravitent autour de lui. C’est ce cordon qui entoure ce responsable qui définit la marche politique à suivre ou qui indique à l’autorité là où il doit poser les pieds. Cette relation entre l’entourage et le chef était très bien spécifié du temps de la monarchie «  umutware n’abagabo » (=le leadership, le pouvoir du chef émane de l’entourage).

Aujourd’hui au Burundi, qui sont ces hommes qui font la pluie et le beau temps autour du chef de l’Etat ? Nous n’allons pas nous perdre dans l’historique de ces personnalités depuis la victoire de 2005, mais il est plus juste de mentionner qu’au commencement le député Hussein RADJABU, président d’alors du CNDD-FDD était l’alpha et l’oméga de cette structure qui était autour du Président NKURUNZIZA. Pour marquer cette position, cet élu de Muyinga avait offert au nouveau chef d’Etat au cours de la cérémonie d’investiture du 26 Août 2005, un podium sur lequel il devait prononcer tous ses discours. Par la suite, dans la tourmente qui a secoué les relations entre les deux hommes, jusqu’au divorce, d’autres hommes influents sont bien entendus tombés en disgrâce. C’est ainsi qu’actuellement la galaxie du chef de l’Etat NKURUNZIZA est composée principalement par :

NZOBONIMPA Manassé, membre du conseil des sages, ancien Secrétaire Général du CNDD-FDD du temps d’Hussein RADJABU. Dans la destitution de ce dernier, il a joué un rôle capital à tel enseigne qu’on avait envisagé qu’il pouvait remplacer Hussein RADJABU.

Aujourd’hui, ce colonel à la retraite est un député du parlement de la Communauté de l’Afrique de l’Est. Il serait très écouté par le chef de l’Etat. Cet allié fidèle qui se démarque du noyau de Gitega conseillerait la prudence dans la gestion des postes de responsabilité au Ministère de la Défense Nationale et des Anciens Combattants.

En revanche il n’hésite pas de proposer le décommissionnement de ses anciens compagnons de lutte, officiers, quand ils déméritent, des propositions qui se heurtent à un mur d’un autre pôle de décision.

Le sénateur Cheick RUKARA Mohamed est un conseiller diplomatique qui établit des relations du chef de l’Etat avec les pays musulmans. Bien plus le même sénateur joue le rôle d’interprète du chef de l’Etat quand il est en contact avec partenaires arabophones. En substance signalons que c’est lui qui négocie souvent les avions qui déplacent le chef de l’Etat offert gracieusement par ces pays musulmans.

Mais ces derniers temps un incident s’est produit en Somalie avec un Cargo presque pirate qui a été obligé de quitter la Somalie. Ce cargo avait été présenté comme un avion qui venait ravitailler les troupes burundaises détachées en Somalie. Mais après vérification ce Cargo qui avait un chargement suspect n’était même pas connu au ministère burundais de la Défense Nationale et des Anciens combattants. Probablement que c’est le fameux avion qui, quand il a atterri à l’aéroport International de Bujumbura, on a sommé aux travailleurs de cet aéroport de vider les lieux. On se souvient que le déchargement a été effectué par des éléments étrangers à l’aéroport et que la porte parole de la Présidence de la République du Burundi a déclaré que l’avion contenait des ordinateurs. Mystère !

Des interrogations ne manquent pas ! Mais ils semblent que le sénateur RUKARA Mohamed a eu maille à partir avec la police présidentielle autour de ce cargo de la Somalie. Un conflit d’intérêt de personnel ! C’est cette zone de turbulence qui aurait dicté le fait que ces derniers temps c’est plutôt la ministre de la communication et porte parole du Gouvernement Madame Afsa MOSSI musulmane aussi qui effectue ces derniers temps de nombreux déplacements habituellement chasse gardée du Sénateur susmentionné.

Le député BAREKEBAVUGE Alexis le rotor de l’équipe de prière du chef de l’Etat « KOMEZA GUSENGA » (continuez à prier) est une pièce maîtresse dans l’entourage du Président de la République. Le membre du conseil des sages est une boite à curriculum vitae. C’est dire qu’un MUGUMYABANGA (membre du CNDD-FDD) qui cherche une promotion, s’il est introduit par cet élu de Cibitoke, il a 99% de chances de passer.

Le Général Major Godefroid NIYOMBARE la crème blanche du CNDD-FDD à l’armée, un fin diplomate. C’est Monsieur « FNL ». C’est lui qui possède la clé du dossier du PALIPEHUTU-FNL. Mais ce parent pauvre des officiers généraux (ex-FDD) est pressenti comme le probable successeur de l’actuel ministre de la Défense Nationale et des Anciens Combattants, une fierté donc du CNDD-FDD à l’armée.

Le Général Major Adolphe NSHIMIRIMANA, le patron de la police présidentielle, le Service National de Renseignement. Ce personnage affiche un comportement ambivalent, tantôt il est avec le chef de l’Etat tantôt il est du côté du noyau de Gitega. Mais dans les deux camps il joue le même rôle, celui de casser l’opposition par des emprisonnement arbitraires et traitements inhumains. Le cas du putsch préfabriqué de NDAYIZEYE et KADEGE rentrait dans ces prérogatives. Aujourd’hui le mandat d’arrêt lançait contre l’ancien Procureur Général de la République, Monsieur Gérard NGENDABANKA aurait été initié par le même service. Ce n’est pas tout. Un plan de monter des dossiers pour emprisonner certaines figures de proue de l’opposition serait en train d’être peaufiné : les noms de l’ancien Président NDAYIZEYE, Alexis SINDUHIJE, NGENDAKUMANA Léonce, Léonard NYANGOMA seraient inscrits en ordre utile.

Mais dans cette démarche, la nouvelle stratégie adoptée est celle de ne pas endosser directement la responsabilité des arrestations mais de les faire passer par le créneau de la justice. Mais qu’à cela ne tienne, le laboratoire de tordre le bras à l’opposition est bel et bien logé au Service National de Renseignement.

Jean Marie RURIMIRIJE, un opérateur économique que le chef de l’Etat a rapatrié en le nommant au poste de chargé de Mission dans son cabinet. Rappelons que dans la session du sénat de Mars 2008, le chef de l’Etat avait tenté de le propulser à la tête de la Mairie de Bujumbura sans succès.

Aujourd’hui dans ses nouvelles fonctions, Jean Marie RURIMIRIJE est un trait d’union entre le PALIIPEHUTU-FNL et le chef de l’Etat. En outre, il tenterait d’établir un pont entre ce dernier et les autres formations politiques. Dans cette démarche d’établir ce contact il voudrait que le chef de l’Etat ne soit pas isolé. Dès lors, on peut le nommer sans risque de se tromper « Monsieur dialogue ». Monsieur Dialogue a aussi dans son agenda la mise en place des lobbies occidentaux au service du Président de la République. Au-delà ce cet aspect politique, Jean Marie RURIMIRIJE aurait aussi la délicate mission de glaner un peu partout des fonds devant couvrir la campagne électorale du Président de la République sortant en 2010.

Jean Jacques NYENIMIGABO, Ministre de la Jeunesse et des Sports et non seulement un ancien professeur du Chef de l’Etat à l’Université mais il est devenu son ami. C’est ainsi qu’on voit souvent les deux hommes à NGOZI entrain de nager ensemble dans la seule piscine de la place.

Jean Jacques NYENIMIGABO, qui se fait très discret par rapport à cette relation privilégiée joue le rôle naguère dévolu à BASABOSE Mathias, celui de vendre l’image du numéro un burundais auprès de certains cercles Tutsi. En plus de ce domaine quand le chef de l’Etat est inaccessible via les services du protocole, le téléphone de Jean Jacques NYENIMIGABO sert de courroie de transmission. Ainsi on peut faire parvenir un courrier, ou obtenir un rendez-vous facilement auprès du chef de l’Etat en passant par ce biais.

Léonidas HATUNGIMANA alias « Tout autre », le porte parole du Président de la République, c’est lui le véritable chef de cabinet du Président de la République. Ce député de Cankuzo connaît l’emploi du temps du premier citoyen burundais dans ces moindres détails.

Jérémie NGENDAKUMANA le président du CNDD-FDD appartient lui aussi à la caste des personnalités qui ont un mot à dire dans les décisions du commandant suprême. Mais avec les rivalités qui profilent à l’horizon ayant trait au rendez-vous de 2010, ce pouvoir de Jérémie NGENDAKUMANA est dilué, il se limite beaucoup plus au volet des nominations aux hautes fonctions. Car jusqu’à ce jour le Président de la République est prisonnier de son parti en cette matière.

Mais la faiblesse du député Jérémie NGENDAKUMANA tient au choix qu’il a opéré de s’allier avec l’aile de Gitega, un noyau dur qui envisagerait de présenter un autre candidat aux présidentielles de 2010. Cette situation crée des frictions et un climat malsain au sein du CNDD-FDD. Le Président NKURUNZIZA qui est au courant de la combine n’a plus une confiance totale en ses anciens compagnons de lutte. Cette méfiance a atteint le point culminant ce 1er Juillet 2008. En effet, au cours d’une réception traditionnelle que le chef de l’Etat offre à cette occasion dans les jardins du cercle hippique aux invités d’honneur, le couple présidentiel NKURUNZIZA a refusé de manger le plat qui lui a été servi. Ce geste qui n’a pas échappé aux convives du jour rappelle une même précaution que Madame Nadine NZOMUKUNDA prenait au cours des cérémonies officielles pendant la période de Transition. A cette époque-là, elle devait rejeter la bouteille d’eau servie au Ministre d’Etat NKURUNZIZA par les maîtres des cérémonies. Elle venait à ces cérémonies avec sa propre bouteille d’eau qu’elle servait au Ministre d’Etat. Elle redoutait que le leader du CNDD-FDD ne soit empoisonné par des faucons de la transition. Cette situation devient préoccupante quand cette peur d’empoisonnement resurgit aujourd’hui. Cela veut dire qu’il y a le feu dans la demeure CNDD-FDD.

Silas MAJAMBERE, un homme d’affaire d’origine rwandaise qu’on voit régulièrement au palais présidentiel burundais, des fois avec une escorte digne d’un visiteur de marque. Quand il entre à Bujumbura et que le Chef de l’Etat est à l’intérieur du pays, les services concernés doivent se plier en quatre pour que MAJAMBERE rejoigne physiquement le Président. MAJAMBERE Silas serait en train d’acquérir des sites touristiques le long du lac Tanganyika. Aura-t-il comme futur associé le Président NKURUNZIZA ? Pas de réponse dans l’immédiat. Mais ces deux hommes sont très liés. MAJAMBERE Silas qui est en même temps, le Consul de Djibouti en Uganda aurait été l’homme qui a arrangé et organisé le dernier déplacement du Président NKURUNZIZA à Djibouti. Il serait donc un ambassadeur du Président auprès de certains Etat.


CUBAHIRO Chimène


LE POUVOIR DU CNDD-FDD DIVORCE AVEC L’EGLISE CATHOLIQUE

En date du …….la conférence des évêques catholiques du Burundi a envoyé un message aux fidèles chrétiens qui représente 90% de la population burundaise. Ce message qui a fait tâche d’huile était une critique sévère mais correcte, véridique à l’endroit de la classe politique burundaise en général et des hommes qui nous gouvernent en particulier.

Ce message qui a été lu dans toutes les églises du pays décrivait correctement la déconfiture qui ronge le pays et établissait les responsabilités des uns le pouvoir du CNDD-FDD non content de la triste vérité contenue dans ce document serait allé jusqu’à menacer certains hommes de l’Eglise catholiques. Autant dire que le pouvoir du CNDD-FDD, au lieu de changer le fusil d’épaule en vertu de ce clin d’œil du clergé, il se perd dans une guerre contre l’Eglise catholique. Mais dans un pays comme le Burundi, où l’Eglise catholique a plus de 90% de la population, ce combat est perdu d’avance. Le Président Jean Baptiste BAGAZA qui a régné de 1976-1987, à la fin de son règne il avait ouvert un front contre l’Eglise catholique ; il l’a payé cher. Ce conflit Eglise-Etat a eu une pondération importante dans sa destitution. Et aujourd’hui cet ancien Président de la République regrette fortement cet assaut qu’il avait lancé contre ce pouvoir du clergé.

Pourquoi le CNDD-FDD et surtout le Chef de l’Etat NKURUNZIZA ne veulent pas apprendre quelque chose de ce témoin vivant des conséquences fâcheuses d’un conflit Eglise-Etat ? Cette interrogation pertinente est devenue préoccupante, ces derniers temps au regard des incidents qui ne cessent de se multiplier. En effet, autour de la célébration du 46ème Anniversaire de l’indépendance du Burundi, célébrait le 1er Juillet 2008, le protocole d’Etat en collaboration avec l’Eglise catholique avait organisé une messe le 30 Juin 2008 à 16 heures à la cathédrale Regina Mundi. Dix minutes avant le début de la messe le curé de la paroisse, l’Abbé Emmanuel………. s’est présenté à l’entrée de la cathédrale pour accueillir le Président de la République qui devait participer à cette prière. Mais à trois minutes du début de la messe on lui annonçait que le Chef de l’Etat venait d’annuler sa participation à cette messe. L’Eglise catholique a encaissé cet incident. Mais comme si cela ne suffisait pas ce samedi 12 Juillet 2008 un autre incident du genre mais plus grave s’est produit au Centre Jeunes Kamenge. Ce jour-là le diocèse de Bujumbura ordonnait 9 prêtres et…..diacres. L’événement avait mobilisé des milliers de fidèles du Diocèse de Bujumbura, et des autres diocèses ainsi que des fidèles venant de certains pays limitrophes. Les cérémonies du jour étaient tellement grandioses que la messe a duré plus de 5 heures. Le début de la messe était initialement fixé à 9h00 du matin. Mais le protocole du Chef de l’Etat burundais a exigé de reporter le début de la messe à 10 heures, heure à laquelle le Président de la République du burundais devait donc arriver sur les lieux. L’archevêque de Bujumbura, Monseigneur Evariste NGOYAGOYE qui présidait les cérémonies s’est plié à ce programme du Chef de l’Etat. Malheureusement à 10 heures, le Père de la Nation n’est pas venu, il a annulé le rendez-vous. Dans le journal Télévisé du soir, l’Eglise catholique devait réaliser avec consternation que le Chef de l’Etat a annulé sa participation aux cérémonies du Centre Jeunes Kamenge à la dernière minute parce qu’il posait la première pierre de la Permanence du CNDD-FDD. Certains prélats contactés par notre rédaction déclarent sans ambages qu’ils ont été choqués, les moins diplomates confient carrément que le divorce entre l’Eglise catholique et le pouvoir de Bujumbura est presque consommé.

Mais autour de ce rendez-vous manqué de Kamenge, un fait divers important est à noter : le Président du CNDD-FDD, l’honorable Jérémie NGENDAKUMANA qui avait pourtant participé à côté du Chef de l’Etat activement aux travaux communautaires à Buterere et à la pose de la première pierre de la permanence du CNDD-FDD est rentré en quatrième vitesse et à tenu à participer aux cérémonies presque boycottées par le Président des sages du CNDD-FDD. Il n’a pas caché la joie de cette performance. Ainsi devait-il préciser : «  J’étais avec le Chef de l’Etat aux travaux communautaires, au chantier de la permanence du parti, mais je suis même arrivé avant le Ministre qui représente le Gouvernement ! » Allez-y comprendre quelque chose ! L’attitude étranger du patron du CNDD-FDD s’inscrit-elle dans cette crise de rivalité entre le camp Présidentiel et le camp de Gitega ?

Qu’à cela ne tienne ! Le propos qui retient notre attention dans ces lignes s’articule autour de cette détérioration des relations entre les deux pouvoirs : le pouvoir des vainqueurs de 2005 et le pouvoir de l’Eglise catholique. Cette dernière force avait pourtant pesé de tout son poids sur le cours des élections de 2005. Des prêtres, des évêques s’étaient investis en 2005 pour que le CNDD-FDD l’emporte. En effet, dans ces milieux le CNDD-FDD avait été pressenti comme un porteur d’espoir, l’espoir de ne plus revivre les cauchemars dictatoriaux du passé, l’espoir de vivre enfin le changement. Aujourd’hui la déception est à son paroxysme. L’opprimé d’hier qui avait pris les armes pour défendre la Démocratie et ses vertus est devenu oppresseur. Dans ces conditions, quand l’opprimé d’hier devient l’oppresseur d’aujourd’hui, l’Eglise catholique du Burundi ne peut que taper sur la table et rappeler à l’ordre ; quand l’amour du prochain, le grand commandent de Dieu, devient un vain mot dans un système politique, le divorce entre ce système et les représentants de l’Eglise ne peut qu’être consommé. Ce divorce est très douloureux quand au-delà de cette mauvaise presse du pouvoir CNDD-FDD, ses représentants se payent le luxe de boycotter et perturber ainsi les activités de l’Eglise catholique.

De l’avis de certains prélats, ces actes manqués frisent un manque de respect pour notre communauté. Et pourtant la référence à l’ancien Président de la République, le Sénateur Jean Baptiste BAGAZA devrait ramollir ce sentiment. En effet, aujourd’hui il est heureux de constater que cet ancien chef d’Etat dans ces moments d’introspection, de méditation il a la bible entre ses mains. C’est ainsi qu’en date du 08 Mai 2008 vers 9 h30minutes du matin, un fonctionnaire du système des Nations Unies passait par hasard à la résidence du Sénateur Jean Baptiste BAGAZA, il était très surpris de le trouver plonger dans la lecture de la bible. Le visiteur a tout de go posé la question suivante : « Monsieur le Président, il vous arrive de lire la Bible ? » Et celui-ci de répondre : « avec la situation qui prévaut au Burundi, avec ces bombes qui sont larguées sur la capitale, si on ne prie pas un malheur peut s’abattre sur le Burundi. » De la part d’un ancien Chef d’Etat qui a fermé les églises catholiques, expulsé les missionnaires catholiques, la conversion est épatante. Elle est riche, elle devrait être une leçon. Malheureusement, les hommes politiques burundais n’apprennent rien de l’histoire récente de notre pays sinon le pouvoir du CNDD-FDD devrait comprendre qu’aussi longtemps que le Burundi sera à plus de 90% catholique tout pouvoir qui ne fait pas bon ménage avec cette communauté catholique est condamné à disparaître.

BURAKEYE Juste

EXPULSION DES 22 DEPUTES : QUELQUES IRREGULARITES

En date du 6 Juin 2008, le Président de l’Assemblée Nationale a décidé unilatéralement de chasser 22 députés de l’Assemblée Nationale en violation de la loi. D’une source digne de foi du bureau de l’Assemblée Nationale, cette initiative malheureuse a été suggérée par l’envoyé spéciale de l’Union Interparlementaire, le togolais x, un ancien ……….Dans cette aventure de violer la Constitution, le CNDD-FDD ne cache pas qu’il a obtenu le soutien ou l’aval de certaines chancelleries de Bujumbura.

En somme, le CNDD-FDD a violé la loi fondamentale avec la bénédiction de l’Union Interparlementaire et d’une partie de la Communauté Internationale. Mais malgré cette sympathie, il importe de relever les irrégularités flagrantes suivantes :

Primo : La Cour Constitutionnelle n’a pas autorisé le remplacement des 22 députés parce que la requête lui soumise n’était pas celle de constater la vacance de 22 sièges. C’est ainsi que l’arrêt RCCB 213 rendu par la Cour Constitutionnelle a statué sur l’occupation inconstitutionnelle des sièges à l’Assemblée Nationale.

S’il fallait rester dans la logique de l’Union Interparlementaire, deux autres arrêts de la Cour étaient indispensables : celui d’un deuxième arrêt portant sur la vacance des 22 sièges et d’un 3ème arrêt portant remplacement des 22 exclus.

Ces deux arrêts ont été remplacés par une simple décision du Président de l’Assemblée Nationale, le député Pie NTAVYOHANYUMA. Pourquoi s’est-il substitué à la Cour Constitutionnelle ? Est-ce parce que l’accouchement du premier arrêt avait été douloureux  et que la mère était trop fatiguée pour accoucher les deux autres arrêts ? Certainement. Et pour preuve la Cour Constitutionnelle, gênait par les sollicitations intempestives du pouvoir CNDD-FDD vient de rejeter la demande de Règlement d’Ordre Intérieur en sa disposition qui définit la qualité et la provenance des membres du Bureau de l’Assemblée Nationale. Rappelons à ce sujet que Pie NTAVYOHANYUMA propose que le remplaçant du député KIGANAHE Didace soit un indépendant, qui n’est proposé par aucun parti politique.

Secundo : L’ordre établi sur les listes bloquées de 2005 n’a pas été respecté. Ainsi

A Muyinga :

A Bujumbura :

A Gitega :

A Mwaro :

Tertio : La manipulation de ces listes vient d’aboutir au fait qu’à Muyinga même les députés qui avaient été choisis irrégulièrement viennent d’être chassés par un décret présidentiel qui les nomme Conseillers du Gouverneur de Muyinga, une position dix fois moins importante que le poste de député. Les deux malheureux députés MPABANSI Jean Berchimans et SINZOTUMA Cyprien ont bien entendu protesté contre cette nomination qui n’est qu’une expulsion. Mais comme cette opération a été conduite en violation de la loi, ils finiront par se plier à la volonté du décideur CNDD-FDD.

Le Secrétaire Exécutif du CNDD-FDD, Monsieur Lazare MVUYEKURE qui devait lui aussi rentrer au parlement, s’est vu refuser ce privilège. Le faux argument avancé étant que son poste au parti est incompatible avec la fonction de député. Or, le Président du CNDD-FDD et ses deux Vice-présidents siègent au parlement en violation de ce prescrit des statuts du CNDD-FDD.

De tout ce qui précède, il faut noter que la loi a été violée sur toute la ligne. Aujourd’hui le parlement compte théoriquement 118 députés + les 22 députés que Pie NTAVYOHANYUMA a injecté au parlement sans que la Cour ait déclaré qu’il y avait 22 sièges vacants.

En conséquence, si cette situation devait perdurer jusqu’en 2010, le Gouvernement devra payer aux 22 députés exclus irrégulièrement 1.951.100 Francs burundais x 22 x 25 mois =1.073.105.000 Francs burundais (un milliard septante trois millions cent cinquante cinq mille francs burundais). A côté de ce salaire, le Gouvernement devra payer les dommages et intérêts aux députés déshonorés par Pie NTAVYOHANYUMA en complicité avec certains ténors de la Communauté Internationale. Et ce qui est marrant c’est la même Communauté Internationale qui va débourser ces fonds et c’est le contribuable burundais qui va payer cette dette. Quelle ironie du sort ! Quelle injustice ! Quelle irrégularité !

Quarto : L’autre conséquence va frapper les lois qui sont en train d’être votées par une Assemblée Nationale irrégulière avec un bureau irrégulier. C’est le cas notamment de :

Projet de loi portant réinstauration de la taxe hôtelière et touristique ;
Projet de loi régissant les procédures de vente des biens du domaine privé de l’Etat.

Quinto : À la suite de ce traitement inhumain et déshonorant des élus du peuple, le Président du Sénat burundais, l’honorable Gervais RUFYIKIRI, le sénateur Rénovat BARAGENGANA n’ont pas pu avoir les visas d’entrée au Canada. Ces élus du peuple qui devaient partir en mission le…..ont vu leur demande de visa rejetée.

La rumeur avait circulé que c’est le Cabinet du Chef de l’Etat qui aurait initié ce rejet mais il semble que la véritable raison soit celle de l’expulsion des 22 députés. Rappelons qu’il y avait très récemment une délégation des élus du Canada qui avait effectué une mission au Burundi. Elle est probablement rentrée avec la véritable situation du pays.

En tout état de cause, le renvoie irrégulier des 22 députés qu’est en train de déboucher sur leur emprisonnement ne peut en aucun honorer les institutions burundaises. Ces irrégularités loin de redorer le blason des institutions qui nous gouvernement, elles ternissent plutôt leur image.


NDEKATUBANE

LES REVES PRESIDENTIELS DE KOFFI OLOMIDE

Informé du projet de l’ancien animateur de Radio Nostalgie, Yves Louis Noël Zogbo, alias « Junior », de se porter candidat à la prochaine présidentielle en Côte d’Ivoire, le chanteur congolais Koffi Olomidé a laissé entendre qu’il envisageait la même démarche dans son propre pays, la République Démocratique du Congo.

L’animateur ivoirien, parent de la veuve général Robert Gueï et proche de Charles Blé Goudé, s’est exilé depuis quelques années à Kinshasa, au motif que sa sécurité était menacée à Abidjan. Alors que « Junior » peut revendiquer quelque expérience en politique pour s’être confronté à Lida Kouassi, un poids lourd du Front Populaire Ivoirien (FPI), aux législatives de 2000, à Marcory, il en va tout autrement pour Antoine Agbepa Mumba, Alias Koffi Olomidé. A 52 ans, effectuera-t-il le grand saut ?

Tiré du Jeune Afrique n°2477 du 29 Juin au 5 Juillet 2008.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Le peuple, c’est l’enfant bien sage qui fait la grimace dès qu’on a le dos tourné. Jules RENARD

Il est plus facile de faire la guerre que la Paix. Georges CLEMENCEAU

Il vaut mieux rester silencieux et passer pour un idiot que parler et lever tous les doutes. Mark TWAIN

Plus vous laissez à vos héritiers, moins ils vous regrettent.
Proverbe PERSAN

Nous sommes peu à penser trop, trop à penser peu. Françoise SAGAN

On peut jouir du présent à la condition de ne pas craindre l’avenir. Thomas FULLER

Il n’y a que deux moteurs (principaux) à l’action des hommes : la peur et la vanité. Ou c’est la catastrophe et alors la peur qui domine. Ou c’est le calme et alors c’est la vanité… Charles DE GAULLE

La rédaction

Négociations inter zimbabwéennes

24-07-2008

Le dialogue sur le Zimbabwe débute enfin
AFP
Mis en ligne le 24/07/2008
Des pourparlers sur l'avenir politique du Zimbabwe en crise, associant équipes complètes de négociateurs du pouvoir et de l'opposition à Harare, ont commencé pour de bon jeudi en Afrique du Sud, avec retard et au secret total.
Des pourparlers sur l'avenir politique du Zimbabwe en crise, associant équipes complètes de négociateurs du pouvoir et de l'opposition à Harare, ont commencé pour de bon jeudi en Afrique du Sud, avec retard et au secret total.
"Des pourparlers complets sont en cours" avec des délégations complètes, a indiqué à l'AFP la présidence sud-africaine, médiatrice du dialogue, admettant de fait que les négociations sont entrées dans une phase plus sérieuse que les consultations en cours, selon Pretoria, depuis mardi.
"Nous finirons dans deux semaines, ou un petit peu après cela", a ajouté le porte-parole de la présidence Mukoni Rathsitanga, se refusant à d'autres détails sur le modus operandi ou le contenu des pourparlers, mais admettant déjà un probable dérapage sur l'échéancier initial.
Selon des sources proches des négociations, elles ont lieu en un endroit discret près de la capitale Pretoria, sous la direction d'officiels et de conseillers proches du président sud-africain Thabo Mbeki, le médiateur mandaté par l'Afrique australe pour la crise zimbabwéenne.
Les principaux négociateurs du pouvoir et de l'opposition zimbabwéens ne sont arrivés en Afrique du Sud que mercredi soir, rendant possible jeudi une séance plénière, alors que les pourparlers auraient dû commencer mardi.
Mercredi, selon le quotidien gouvernemental zimbabwéen The Herald, une réunion du bureau politique de la Zanu-PF (Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique, parti au pouvoir) a donné le "feu vert" à ses négociateurs, les ministres Patrick Chinamasa (Justice) et Nicholas Goche (Travail), pour négocier sur la base du protocole d'accord signé lundi.
Selon The Herald, MM. Chinamasa et Goche, ainsi que les chefs négociateurs de l'opposition, Tendai Biti et Elton Mangoma, ont rallié mercredi l'Afrique du Sud à bord du même vol.
L'accord de lundi d'Harare engage le président Robert Mugabe et son rival acharné depuis dix ans, le chef de l'opposition Morgan Tsvangirai, à négocier un nouvel ordre politique au Zimbabwe, paralysé depuis un simulacre d'élection présidentielle.
Le 27 juin, M. Mugabe, au pouvoir depuis 28 ans, a été réélu sur fond de violences lors du second tour, où il était seul en lice après le retrait de M. Tsvangirai, arrivé en tête du premier tour.
Une réélection que n'a pas reconnue l'opposition, ni l'Occident dont des sanctions -accentuées mardi par Bruxelles- frappent le régime depuis six ans. C'est-à-dire depuis la réélection en 2002 de M. Mugabe, 84 ans dont 28 au pouvoir, à la dérive autoritaire marquée depuis sept-huit ans.
Les pourparlers se fixent un ambitieux agenda, dont une "formule pour travailler ensemble dans un gouvernement élargi", une "nouvelle Constitution", la "restauration de la stabilité et de la croissance économiques" dans le pays exsangue, ou la "promotion de (la) réconciliation, cohésion et unité nationales", le tout intégré dans un "accord politique global".
L'écueil majeur paraît bien celui des futurs rôles et attributions de MM. Mugabe et Tsvangirai dans un partage de l'exécutif.
Venant après plus de six ans de tensions ou violences, l'échéancier de deux semaines défie l'optimisme de la plupart des commentateurs. Tout au plus rappellent-ils l'échéance de mi-août, avec un sommet régional de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) en Afrique du Sud, auquel M. Mbeki voudra faire état d'un progrès à ceux qui l'ont mandaté.
Le quotidien sud-africain Business Day, citant des sources proches des pourparlers, écrit pourtant jeudi qu'une grande partie du chemin a déjà été faite, lors d'un premier dialogue pouvoir-opposition fin 2007-début 2008, avorté avant les élections, et qui aurait donné lieu à des accords sur la plupart des points. Sauf le cadre précis d'un nouveau gouvernement.

La rédaction

Spécial: Fête nationale de la Belgiqu

22-07-2008

Les belges célébraient hier, de part le monde, leur fête nationale.

Cette fête intervenait dans un climat politique assez morose, conséquence de la démission, refusée, du premier Ministre Yves Leterme.

Il avait échoué à trouver un compromis, dont les belges sont pourtant champions, sur une nouvelle réforme des institutions!

Les nombreux belges résident au Burundi, et les officiels burundais avaient été conviés à la fête, dans les jardins de l'Ambassade de Belgique au Burundi.

Voici en attaché, le discours de l'ambassadeur sortant, S.E. Monsieur François Cornet d’Elzius

Document annexe : 1216730501_Discours Ambassadeur de Belgique au Burundi[1].doc

La rédaction

Le coq ne mourra jamais, et pour preuve.....

22-07-2008

Le coq ne mourra jamais, et pour preuve…
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Le 4ème Conseil ordinaire des Délégués du Parti Sahwanya Frodebu s’est réuni en dates du 19 au 20 juillet 2008.

Les travaux, sous la direction du Président du Parti, Honorable Léonce NGENDAKUMANA, se sont déroulés à la permanence nationale de ce parti sis à Mutanga Nord, Bujumbura.

Plus de 300 délégués venus de tout le pays avaient répondu présent à ce grand rendez vous.

Constituent les membres du Conseil des Délégués Nationaux (CDN), Les membres fondateurs du « parti »
Les membres du Comité Exécutif National
Les Présidents des Sections ou leurs délégués
Les Présidents de Fédération ou leurs délégués
Les parlementaires (députés et sénateurs) élus au nom du « Parti »
Les délégués des organisations de masse affiliées au « parti » à raison d’un délégué par Fédération
Des membres cooptés pour assurer les équilibres nécessaires.
Les membres du Conseil National de Régulation et du Conseil National de Discipline.

Rappelons que le CDN est l’organe dirigeant du Parti au niveau national.

Dans son allocution d’ouverture, le Président du Parti a souligné que cette réunion du CDN intervient dans un contexte socio économico politique difficile et qui affecte négativement le FRODEBU.
Il a exhorté les participants et tous les membres du parti à travailler avec prudence et courage afin de relever tous les défis qui se dresseront devant eux.

Il a ensuite présenté l’ordre du jour constitué des points suivants :

1. Rapports d’activités du groupe parlementaire FRODEBU, de la CJD (Centrale des Jeunes Démocrates), de l’OFESOD (Organisation des Femmes FRODEBU), les représentants du Parti au Gouvernement, du Comité Exécutif National pour les six mois écoulés.

2. Présentation du projet d’organisation des élections internes au Parti ainsi le calendrier des activités prévues jusqu’au prochain extraordinaire chargé d’élire le candidat du Parti aux élections présidentielles de 2010

Après avoir passé en revue tous les points inscrits à l’ordre du jour et après discussions et amendements, les participants ont approuvé les différents rapports présentés et le projet d’organisation des élections internes.

Les participants ont en outre émis, tant à l’endroit de la direction du Parti qu’à tous ses délégués, beaucoup de recommandations dont les plus importantes sont les suivantes :

1. Le Parti devrait élire et présenter à temps son candidat à l’élection présidentielle de 2010.
2. Le Parti doit décrier avec force tous les ceux qui veulent distraire les membres du Parti, comme le fameux FRODEBU Nyakuri et exclure du Parti tous les traitres.
3. Continuer à mettre sur place les organes de la CJD et de l’OFESOD dans tout le pays.
4. Rendre visite à tous les comités de section à travers le pays
5. Poursuivre la diffusion des canaux d’information du Parti (Aube de la Démocratie et Kanura Burakeye)
6. Chercher les moyens humains et matériels nécessaires, en vue des élections de 2010.
7. Recenser tous les membres du Parti par colline
8. Multiplier et vulgariser les insignes du Parti
9. Elaborer des projets de développement pour aider les inziraguhemuka
10. Revoir et adapter le projet de société et élaborer le programme électoral du Parti.

La réunion s’est déroulée dans une entente cordiale, malgré les difficultés auxquelles le parti est confronté.
C’est un signal fort que le parti reste uni malgré les tentatives de division et de déstabilisation orchestrées ces derniers jours (….) Le CDN vient de démontrer que le Parti Sahwanya FRODEBU est indivisible et qu’il faudra encore compter sur lui dans la gestion future du pays.
Nous ne pouvons souhaiter que toutes ces recommandations soient suivies d’effets.

Bon vent au FRODEBU.

Niyongabo JB

C'est dans l'Aube de la Démocratie

20-07-2008

EDITORIAL

EN 2010 : DES ELECTIONS DE TOUS LES DANGERS !


« Seul Dieu qui m’a donné le pouvoir peut me le reprendre.» Telle est la position de Robert MUGABE au Zimbabwe. Au Burundi à plus ou moins 18 mois des élections générales de 2010 le sentiment de s’accrocher au pouvoir malgré l’impopularité grandissante du CNDD-FDD est perceptible. La démarche affichée de brimer les autres partis de l’opposition maladroitement est une preuve irréfutable d’une volonté politique de replonger le Burundi dans un monopartisme où seul le CNDD-FDD a le droit de cité. Ainsi les réunions des autres formations politiques deviennent à plusieurs endroits interdites, la naissance des autres partis politiques est aussi presque interdite.

C’est dans cette logique que le PALIPEHUTU-FNL aura toute la peine du monde à avoir une place au soleil dans le concert des formations politiques burundais. En effet, au stade actuel du processus de mise en application des accords de cessez-le feu conclus en septembre 2006, il n’y a pas mille formules pour parachever le processus, la voie traditionnelle est classique, l’équation est très simple : le mouvement rebel (le PALIPEHUTU-FNL) offre la PAIX et le pouvoir légal (le CNDD-FDD) assouvi les intérêts du mouvement rebel. Et présentement les intérêts du PALIPEHUTU-FNL sont contenus dans un Accord Technique des Forces qui doit indiquer la place des forces du FNL dans le dispositif des Forces de Défense et de Sécurité du Burundi. Les intérêts du PALIPEHUTU-FNL sont contenus dans un partage du pouvoir politique qui implique ipso facto la transformation du mouvement rebel en un parti politique. Or, aujourd’hui les deux ensembles des intérêts du PALIPEHUTU-FNL ne sont pas encore résolus. L’équation PAIX=INTERETS DU PALIPEHUTU-FNL devient compliquée parce qu’il y a un inconnu au CNDD-FDD : « Comment remporter les élections de 2010 ?»

La réponse devient simple, ce n’est pas en intégrant le PALIPEHUTU-FNL avec ses droits sur la scène politique burundais que le CNDD-FDD va gagner les élections ! Ce parti politique viendrait gonfler les rangs des concurrents. Il faut donc lui barrer la route par tous les moyens. La première tactique est de mener ces contacts à huis clos entre le CNDD-FDD et la PALIPEHUTU-FNL, loin des regards indiscrets des autres acteurs politiques. La deuxième manœuvre est de confier ce travail non pas au sommet des deux belligérants mais a leurs délégués. A ce niveau il devient difficile d’arrêter une décision. Or, dans la démarche du retour du leader du PALIPEHUTU-FNL, on a souvent répété que le chef de l’Etat n’attendait que l’arrivée de RWASA Agathon pour conclure définitivement ce processus. Malheureusement force est de constater que ce rendez-vous n’a pas encore été fixé plus d’un mois après le retour de RWASA Agathon. Où est le blocage ? Certainement au niveau de cette rivalité !

L’autre axe de la lutte pour la victoire de 2010 est la création des dossiers judiciaires montés de toute pièce contre des hommes politiques de l’opposition gênants. Sur cette liste le FORDEBU occupe une place de choix. C’est ainsi qu’Odivex MANIRAKIZA, un grand mobilisateur du parti dans la Province de Bujumbura vient d’être arrêté ce mardi 15 juillet 2008 avec une accusation d’atteinte à la Sûreté Intérieure de l’Etat. C’est dans cette même logique que le peuple burundais et la Communauté Internationale viennent d’apprendre avec consternation que feu Dr KASSI MANLAN, ancien Représentant de l’OMS aurait été assassiné par l’ancien Président de la République Domitien NDAYIZEYE Vice-président de la République pendant 20 jours à l’époque des faits, Pancrace CIMPAYE qui était son conseiller en communication, Gérard NGENDABANKA qui était Procureur général de la République, Alexis SINDUHIJE qui était Directeur de la Radio RPA. On est tombé des nus ! C’est le monde à l’envers ! Eh Qui ! La victoire en 2010 a ses raisons que la raison ne connaît point.

Dans ce créneau d’arrestation, certains leaders du PALIPEHUTU-FNL seraient eux aussi sur l’une ou l’autre liste des hommes à arrêter. Nous tenons cette information des milieux proches du PALIPEHUTU-FNL. Cette arrestation provoquerait une scission au sein du mouvement, ce qui réconforterait la position des hommes qui redoutent la force du mouvement de RWASA Agathon.

Quant au camp d’Hussein RADJABU le feu est déjà ouvert, son groupe de députés peut finir en prison. MPAWENAYO Pasteur et Gérard sont déjà sous les verrous. D’autres devraient suivre.

Ce plan pour une victoire de 2010 du CNDD-FDD de casser les reins à l’opposition ne s’arrête pas à la seule période préélectorale mais il s’étend également en pleine période électorale. A ce sujet la stratégie de déployer des jeunes armés sur chaque colline comme en 2005 ne serait pas à exclure. On se souvient que l’ancienne deuxième Vice-présidente de la république Madame Alice NZOMUKUNDA avait révélé qu’en 2005, chaque colline avait 10 jeunes armés pour terroriser la population. Une stratégie qui a été payante.

Mais si au bout des élections, le verdict devait tomber en défaveur du parti au pouvoir, la tentation de procéder au schéma de MUGABE du Zimbabwe est grande. Une perspective qui serait dangereuse au regard de la situation de conflit armé qui vient de durer plus de deux décennies au Burundi.

Au demeurant, si on n’y prend pas garde les élections de 2010 peuvent être une source de replonger le pays dans un nouveau conflit. Une marche en arrière qui mettrait à l’eau tous les efforts et sacrifices consentis par le peuple burundais et la Communauté Internationale. Ces derniers temps, cette dernière donne l’impression de soutenir le pouvoir du CNDD-FDD chancelant, un grand risque qui peut encourager cette formation politique à penser que tout lui est permis. Or, les élections de 2010 sont des élections de tous les dangers. Je ne prédis pas l’apocalypse mais les partenaires du Burundi devraient enclencher une opération. « Plein feu sur le Burundi de 2010 » afin de parer à toute éventualité d’une escalade de violence au cours de la période électorale. Ces partenaires et les acteurs politiques burundais du camp du changement doivent retrousser les manches chacun en ce qui le concerne, afin d’imposer un environnement favorable aux élections de 2010.

Pancrace CIMPAYE

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L'avenir du FRODEBU se joue ce week end.

18-07-2008

Une réunion importante du CND du Parti Sahwanya-FRODEBU (Conseil des délégués nationaux, l’organe suprême du Parti après le congrès.) se tiendra les 19-20 juillet à Bujumbura.

Réunion importante à plus d’un titre.

Le Conseil passera en revue la situation politico sécuritaire et économico sociale du Burundi. Il aura du pain sur la planche, tellement la matière est vaste et riche en rebondissement.

Elle intervient aussi, un peu plus d’un mois après la création du mort- né FRODEBU Nyakuri de Jean Minani, un mois après la nème crise à l’AN consécutive au limogeage des 22 parlementaires par le très controversé arrêt de la Cour constitutionnelle du 5 juin 2008 et après la rentrée (et l’arrêt de la guerre!) des leaders du Palipehutu FNL.

Enfin, elle intervient à 2 ans , jour pour jour, des élections présidentielles et législatives au Burundi.

Et c’est à ce dernier titre que cela devient intéressant, tellement le débat interne pour savoir qui sera candidat est intense, certains voulant, et c’est légitime, se positionner! Ce débat passionne aussi les non-frodebistes qui y vont de leur petite idée, pariant aussi sur un autre crash au sein de la direction du Parti.

Cependant, il ne devrait pas y avoir de révélations sur les noms des candidats. Les participants se pencheront plutôt sur un calendrier et les procédures à suivre, ainsi que les critères à privilégier et les stratégies à adopter.

La question des “personnes” n’interviendra qu’au dernier moment et c’est la responsabilité du Congrès qui se prononcera par vote!

Le Parti Sahwanya FRODEBU se trouve donc à la croisée des chemins et devra passer avec succès ce test où plusieurs courants s’affrontent: certains prônent un rapprochement avec le Palipehutu- FNL, d’autres un soutien inconditionnel au CNDD-FDD (nous l’avons déjà observé) et enfin les autres préconisent la poursuite du combat propre au FRODEBU, sans se renier.

Le débat est ouvert.

Et c’est cela aussi la force du Parti: pouvoir concilier les points de vue divergents, dans une démarche dialectique et sans faux fuyant! Le Parti gagnerait aussi à être un vrai front, ratissant large à l’extérieur même du FRODEBU, pour constituer un vrai moteur de changement et le noyau de la nécessaire alliance sacrée contre le CNDD-FDD, que beaucoup appelent de vives voix.

L’encrage des idéaux du Parti dans la population et les multiples déceptions au crédit du pouvoir en place sont autant de gages de réussite de ce débat.

Nous souhaitons de bon travaux à tous les participants. Que les intérêts du Parti et la sagesse puissent primer et transcender les débats.

G N

Les exigences du Palipehutu FNL

17-07-2008

Burundi: négociations avec le gouvernement, les rebelles FNL veulent 60% de l'armée


Les rebelles burundais des FNL ont exigé 60% des effectifs de l'armée et le poste de chef d'état-major général de l'armée aux pourparlers de paix en Tanzanie avec le gouvernement de Bujumbura, a-t-on appris lundi de sources concordantes.


Les conditions posées par les rebelles ont immédiatement été rejetées par les representants du gouvernement burundais, selon le chef de la délégation gouvernementale.

"Pour la première fois (depuis le début des pourparlers le 29 mai), les Forces nationales de libération posent des conditions concrètes: ils demandent par exemple le poste de chef d'état-major général de l'armée et 60% des effectifs de l'armée, ainsi que la mise en place d'un gouvernement élargi", a expliqué à l'AFP sous couvert de l'anonymat un diplomate engagé dans ces négociations, joint par téléphone à Dar es-Salaam.

Les pourparlers de paix, ajournés depuis le 5 juillet, ont repris le 17 juillet à Dar es-Salaam, sous médiation sud-africaine. Le calendrier initial prévoyait la signature le 2 juillet d'un cessez-le-feu définitif.

"Ce sont là nos conditions pour qu'il y ait la paix au Burundi, mais nous sommes à Dar es-Salaam pour négocier", a commenté de son côté le porte-parole des FNL, Pasteur Habimana.

"Les FNL ont posé ces conditions à la reprise des négociations, mais nous les avons refusées tout net", a réagi le chef de la délégation gouvernementale, le colonel Bernard Bandonkeye, joint également à Dar es-Salaam depuis Bujumbura.

Les négociations sur la conclusion d'un accord de cessez-le-feu définitif au Burundi butent sur la question de l'armée. Les FNL exigeaient sa dissolution et sa refonte totale, alors que le gouvernement veut s'en tenir à la réforme en cours des forces de sécurité.

"Les FNL ne parlent plus de dissolution, ils acceptent qu'il y ait une réforme de l'armée, mais les positions sont encore inconciliables", selon le diplomate.

Le Burundi tente de sortir de près de 13 ans de guerre civile qui ont fait plus de 300.000 morts. Le conflit oppose les rebelles hutus à l'armée, dominée jusqu'à récemment par la minorité tutsie. Les FNL sont le dernier mouvement rebelle en activité.

Source : AFP

La rédaction

Le non -dit : Arrestation de ngendabanka

17-07-2008

Gerard Ngendabanka n a pas fui effectivement le pays.
A son age il ne peut pas vivre loin de son pays.
Dans leur plan de dissimuler le crime ,Les assassins de Mr Kassim ont tout fait pour faire incriminer les grands bandits connus de la ville de bujumbura.Heureusement les juges de l'epoque ont bien compris le target.Place a la rancoeur et haine,les assassins ont jure de se venger contre GERARD NGENDABANKA .Seule le temps pouvait les amener a reussir.kaneto de bwiza who overheards the conversation a jure de rapporter la conversation a qui de droit!Que la justice burundaise s'amende et console au moins la veuve qui ne demande que la verite sur la mort de son epoux
BM

Berthe Muzuzo

Gérard NGENDABANKA n'a pas fui le pays

16-07-2008

Gérard NGENDABANKA, alias Foty, est l'ancien Procureur Général de la République du Burundi. Il est surtout connue dans l'affaire de l'assassinat en 2001 de Kassy Manlan, ce représentant de l'OMS au Burundi

Dans la foulée de la libération des présumés assassins de ce dernier, intervenue ce mardi, certaines médias burundaises avaient évoqué sa probable fuite du pays.

L'intéressé vient de démentir publiquement ces rumeurs et affirmer qu'il se trouve bel et bien au Burundi. Il estime qu'il ne peut fuir le Burundi dans la mesure où il ne se reproche de rien. Il n'a fait que son travail.

En effet, en tant qu'officier public, il a instruit l'affaire à charge et à décharge. Ce n'est que la Cour qui a tranché et pronconcé les peines.

Il accuse cependant ceux qui diffusent ces rumeurs qu'ils veulent attenter à sa vie. Il en appelle donc à la communauté nationale et internationale pour suivre de près la situation car dit il, sa vie est en danger. Il demande aussi au Président de la République de lui fournir une protection physique. A la presse burundaise, il demande qu'elle lui donne l'occasion de dire la vérité au burundais et à la communauté internationale. Il invite enfin, et cela est d'une importance capitale, l'ancien Président de la République, Pierre Buyoya, de sortir de son mutisme, lui qui était président de la république au moment des faits, et démentir tout ce qui a été dit à son sujet.

En effet, beaucoup de personnes pointent du doigt Buyoya, comme principal commanditaire de cet assassinat.

Monsieur NGENDABANKA conclut en ces termes: " Tout le travail que nous avons fait, nous rendions compte à Buyoya. Il peut en témoigner. En plus nous savons qu'il est à Bujumbura, mais il ne peut pas garder toujours le silence, malgré tout ce que l'on dit sur lui".

Le fera t'il? On peut en douter.

Toujours est il que, cette fois ci encore, le peuple burundais et la communauté internationale risquent encore une fois, comme dans le procès des assassins de NDADAYE, de passer à côté de la vérité.

Jusque quand?

La rédaction

Le FRODEBU doit rester un

15-07-2008

Nous vous transmettons en attaché, la correspondance que le Ministre de l'Intérieur a adressée à Jean MINANI, en rapport avec la demande d'agrément de son parti.

Il est intéressant de remarquer que le ministre évite soigneusement d'appeler Minani, de président de parti(....)

Est ce la victoire du parti Sahwanya FRODEBU?

Toujours est il que c'est un camouflet pour tous ceux qui s'étaient donné comme seul objectif, la destruction du Parti Sahwanya FRODEBU.

La bataille qu'avait menée Léonce Ngendakumana commence à porter ses fruits.

Nous saluons donc la sagesse de cette décision, même provisoire. On voit mal comment ce pseudo parti pourra remplir toutes les exigences légales.

Osons espérer aussi le regain ou la renaissance du respect de la Loi au Burundi.

Ce qui est sûr aussi, cette décision fera des vagues en dehors du FRODEBU.

En effet, la création de Nyakuri, que certains appellent déjà non sans ironie "Nyabusa" s'inscrivait dans un plan éhonté de destabilisation du FRODEBU, et, par ricochet, les institutions.

Le premier à en payer le prix serait le président du CNDD FDD, le Colonnel Jérémie Ngendakumana. A en croire les "bagumyabanga" bien influents, ses jours à la tête du Parti seraient bien comptés. A suivre....

Document annexe : 1216155225_site.jpg

La Rédaction

Vous avez dit justice! Laquelle?

10-07-2008

Aube de la démocratien n° 114

LE POUVOIR JUDICIAIRE, AUXILIAIRE DU CNDD-FDD :
LE MINISTRE DE LA JUSTICE CONFIRME

Depuis que le CNDD-FDD préside aux destinées du Burundi, des services du pouvoir judiciaire ont été manipulés avec le seul but de les transformer en un instrument du parti vainqueur des élections de 2005 ; dans l’éditorial de la livraison du 1 au 15 Juin 2006, le Directeur des publications de votre journal déclarait que la justice était phagocyter par le Gouvernement. A l’époque certains hommes non avertis pensaient que le constat était exagéré. Mais au regard des faits et gestes qui ont émaillé la présente législature du CNDD-FDD, force est de constater que peut être le terme de « phagocytose » n’était pas suffisamment fort pour qualifier ces services inféodés au dictat du CNDD-FDD. Souvenez-vous des faits suivants :

1.Le 19 Janvier 2006, l’honorable Léonce NGENDAKUMANA, Président du Parti Sahwanya-FRODEBU a introduit une requête en inconstitutionnalité du décret n°100/09 du 30 Août 2005 portant nomination des membres du Gouvernement auprès de la Cour Constitutionnelle. Rappelons qu’à cette époque le FRODEBU dénonçait la qualité et le quota des membres du Gouvernement. A la réception de cette saisine la Cour Constitutionnelle a adressé une lettre au Chef de l’Etat qui lui demandait de présenter les moyens de sa défense. Le cabinet du Commandant Suprême a répondu que le Chef de l’Etat était suffisamment occupé pour répondre à cette requête. Mais comme une telle saisine a des délais à ne pas dépasser, redoutant aussi l’indépendance d’esprit des membres de cette Cour, le décideur politique a pris l’option de démanteler la Cour comme suit :
en date du 4 mars 2006, 2 membres de cette Cour ont été nommés aux postes de Substituts Général près la Cour Suprême. Il s’agissait de Monsieur Pascal NDABARAGIYE et Salvator MPERABANYANKA. Quelques jours après, le 20 Mars 2006, ce fut autour de la présidente de la Cour, Madame BARANCIRA Domitille d’être affectée à Berlin comme Ambassadeur. Ainsi, la Cour qui ne peut siéger que quand il y a au moins 5 membres sur les sept venait de perdre ce quorum. La Cour venait d’être paralysée avec en filigrane l’objectif de bloquer cette saisine du FRODEBU.

2.La deuxième manifestation de cette main du pouvoir du CNDD-FDD aura éclatée le 30 Mai 2006, dans l’affaire opposant le député BASABOSE au président du Parti d’alors, le député Hussein RADJABU ;

Ce jour là le Président du siège a été changé par le simple fait qu’il avait osé exiger à la Cour les textes et règlements régissant le parti CNDD-FDD, des textes qui restent secrets et inconnus du public jusqu’aujourd’hui.

3.Autour du même dossier, il faut rappeler que CNDD-FDD avait déchaîné ses militants dans la salle d’audience et aux abords du palais de justice ; un meeting qui avait été autorisé par le Maire de la Ville de l’époque. Cette descente n’avait d’autre but que d’intimider et influencer la Cour.

4.Cette relation de soumission des services de l’appareil judiciaire a été remarquablement notée lors des dossiers des massacres de Muyinga, du faux coup d’Etat de l’ancien Président NDAYIZEYE et son ancien Vice-président Monsieur KADEGE. Le dernier dossier récent à inscrire dans ce chapitre est bien entendu le fameux arrêt de la Cour Constitutionnelle n°RCCB 213 du 5 Juin 2008 qui renvoyait 22 députés.

Ces quelques faits loin d’être exhaustifs démontrent à suffisance le mal qui ronge le 3ème pouvoir burundais. Au-delà de ces faits il sied de remarquer que la nomination des juges et magistrats doit observer aujourd’hui la règle non écrite d’appartenir au CNDD-FDD. C’est ainsi qu’au niveau du Sénat dans une session récente de février 2008, des juges et magistrats ont été dans un premier temps rejetés parce que ce mouvement trahissait une volonté de promouvoir des magistrats acquis à la cause du CNDD-FDD. Par ailleurs, le ministre de la Justice, Monsieur Jean Bosco NDIKUMANA, le premier responsable qui propose aujourd’hui ces nominations déclarait au Président du CNDD-FDD le 23 Novembre 2005 : « …je suis membre du CNDD-FDD depuis 2004 avec la carte de membre MN°00091768, délivré(sic) par l’honorable Amédée ancien député … »

Dans cette lettre-déclaration qui est l’expression éloquente du mal susmentionnée, le magistrat Jean Bosco NDUWIMANA précise : « …je voulais, sans ambiguïté vous dire que je suis à la disposition du Parti CNDD-FDD. Je ferai tout ce que vous pourrez me confier pour la réussite et le succès dans la réalisation des missions nobles que le CNDD-FDD s’est assignées. »

Lettre à scanner

Avec un tel postulat de base quoi de plus normal que le Cours de la Justice burundaise soit dicté par le laboratoire du CNDD-FDD. Cette confession de Jean Bosco NDUWIMANA actuel Ministre de la Justice, ancien Chef de Cabinet Adjoint Civil du Président de la République, ancien Procureur Général de République prouve que pour jouer dans la Cour des grands du système judiciaire burundais, il faut avoir une carte de membre du CNDD-FDD. En conséquence il devient aisé de céder à la tentation de servir le parti et non les justiciables. Finis les bons discours du CNDD-FDD au maquis sur la réforme de la Justice, une justice qu’il qualifiait de mono ethnique Tutsi à la solde du pouvoir Exécutif.

Aujourd’hui cette machine peut décider d’incarcérer El Hadj Hussein RADJABU pendant plus d’une décennie avec de fausses accusations, elle peut décider d’exclure au parlement tous les élus de l’opposition en violation de la loi, elle peut décider de mettre sous le verrous tous les anciens Chef d’Etat sous l’œil complice de la nomenclatura du CNDD-FDD. Mais demain cette machine bien aiguisée peut avoir un double tranchant et se retourner contre les maîtres d’aujourd’hui.

Pour parer à cette éventualité et façonner, un Burundi sans rancœur ni haine, le CNDD-FDD devrait cesser d’utiliser la justice pour se débarrasser des opposants gênants ; ces combattants de la liberté d’hier, devrait garder en mémoire ce passage de la déclaration universelle des droits de l’homme qui était inscrit en marques d’or en bas du papier en-tête du CNDD-FDD : « considérant qu’il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit contraint en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression… » . Un état de droit ! Voilà ce dont le peuple burundais a besoin ! Hier ce fut l’objet de la lutte armée du CNDD-FDD. Dommage qu’en si peu de temps une amnésie rétrograde ait frappé ces défenseurs de la Démocratie à tel enseigne qu’on converge vers l’intronisation d’une justice injuste.

BURAKEYE Juste

La rédaction

Un point de vue d'un militant

10-07-2008


La démocratie burundaise n’en est qu’à son début, mais la voici mise à mal par certains politiciens qui semblent déjà aguerris dans les coups bas. Les dernières décisions, illégales et partisanes, du président de la chambre Basse du parlement, de chasser 22 députés de l’Assemblé National en sont l’exemple. Et si on ajoute à cela, la division des partis politiques en ailes innombrables, le risque est grand que les burundais, trop occupés dans la survie alimentaire quand ce n’est pas l’état-policier qui les tracasse, tournent le dos à la politique en 2010.
Face à cela, il est temps que les politiques se tournent vers le peuple, et se ressaisissent en abordant des questions de fond. Donc j’invite le Frodebu, à redevenir le partie progressiste et d’abanyagihugu, en répondant à 3 questions sur le projet, la stratégie et le leadership, à mon sens nécessaire, pour incarner l’espoir.

1.Quel projet pour le Burundi ?

Alors que nous sommes en pleine crise alimentaire, que la montée des prix fait rage, et que l’avenir s’annonce très sombre pour le paysan si rien ne change, vue la démographie galopante, le Frodebu doit être offensive sur l’agriculture, surtout vivrière.
Etant donné que plus de 80 % de la population vive de l’agriculture, pourquoi ne pas proposer que 50% du budget de l’état aille à l’agriculture ? Pourquoi on ne propose pas, au-delà de la création d’une entreprise d’engrais chimiques, de l’engrais à moitié pris voir gratuit ?
En gros faire de l’agriculture l’épicentre de notre projet. Mais cela ne peux se faire que si à côté une réforme structurelle et une lutte sans merci contre la corruption sont menées, du sommet à la base de la société burundaise.

2.Quelle alliance pour 2010 ?

Contrairement à ce que certains affirment le cndd-fdd ne travaille pas pour « l’intérêt général », mais plutôt pour quelques-uns (les généraux et le président de la république). C’est dans cette logique qu’ils ont décidé d’accentuer l’état-policier, en faisant fi des libertés individuelles et de la démocratie.
Face à cela une nouvelle demande commence à naître une alliance des démocrates. A cet appel le frodebu, en tant que principal parti de l’opposition, doit y répondre positivement, en organisant et en préparant cette alliance, sans se renier. Le forum de l’opposition peut être un socle de départ, en n’oubliant pas les sympathisants du palipehutu. Mais en ce qui concerne le parti PALIPEHUTU-FNL, l’alliance n’est pas naturelle, des garanties doivent être données, par exemple sur la pratique de la démocratie ou la justice transitionnelle. Le CNDD-FDD, nous aura au moins appris une chose que la reconversion d’un mouvement rebelle en partie démocratique est difficile

3. Quel leader pour 2010 ?

En 2005 le Frodebu a perdu les élections, les causes sont multiples, mais je n’en pointe qu’une : la mésentente au sommet du parti entre d’une part le président Ndayizeye Domitien et le président du parti Minani Jean. Le parti doit tirer des leçons de cet épisode en élisant notre leader au prochain congrès. Cet homme (ou femme) devra être capable d’unifier le parti, de faire émerger une nouvelle génération au sein du parti, mais surtout de rassembler les démocrates autour d’un projet.

Komera I., militant Frodebu, section Belgique.

C'est dans l'Aube de la Démocratie!

08-07-2008

EDITORIAL

INGRID BETANCOURT EST LIBRE, LE PEUPLE BURUNDAIS PEUT L’ETRE AUSSI !

Ingrid Betancourt et la célèbre franco colombienne est enfin libre ! « Elle a été détenu pendant six ans et demi par la rébellion des FARC. Du 23 Février 2002 au 2 Juillet 2008 elle a enduré un calvaire sa ns nom. Pour les siens, cette libération est un rêve, un miracle du ciel.

La libération de cette figure emblématique de la lutte pour la démocratie,la lutte contre la corruption donne aussi l’espoir au peuple burundais qui depuis l’arrivée au pouvoir du CNDD-FDD en 2005 vit un calvaire atroce caractérisé par des indicateurs socio-politiques, économiques qui sont tous au rouge. Finalement le ciel aidant, les burundais ont le droit d’espérer aussi qu’ils seront en 2010 libérés des travers d’une mauvaise gouvernance de la concussion et de la corruption devenues le lot quotidien au Burundi. Ce jour-là ils jouiront tel Ingrid BETANCOURT de la brise de la liberté retrouvée. Au terme des consultations populaires de 2010, le drapeau de la démocratie doit être hissé accompagné par une hymne de la liberté retrouvée.

Cependant cette victoire appelle à un sens soutenu de patriotisme, d’esprit d’abnégation, un abandon de soi de la part des hommes politiques qui se réclament du camp du changement démocratique. Cette classe politique a la noble mission de redonner l’espoir au peuple burundais. Et pour décrocher cette heureuse victoire un mouvement arc-en-ciel s’impose. Seul un mouvement vaste de rassemblement de tous les acteurs politiques imbus des idéaux de paix, de démocratie peut conduire à bon port ce navire du changement. Une démarche inverse celle de naviguer en ordre dispersée serait suicidaire et équivaudrait à donner un chèque en blanc au CNDD-FDD.

Or les faits et gestes que ce parti au pouvoir pose s’inscrivent dans la droite ligne d’anéantir ou de morceler en factions les autres formations politiques afin qu’en 2010 les électeurs n’aient d’autre choix que de plébisciter le CNDD-FDD. Le bon mauvais exemple de Robert MUGABE étant venu au bon mauvais moment ici chez nous, la tentation est grande d’avoir des élections de tous les dangers. Il suffit d’analyser les faits suivants pour comprendre la feuille de route du CNDD-FDD pour les élections de 2010 :

La décision illégale de la Cour Constitutionnelle du 5 Juin 2008 de chasser comme des malpropres les 22 députés de l’Assemblée Nationale s’inscrit dans une logique non pas de débloquer le fonctionnement de cette institution mais celle de s’assurer une majorité de députés qui doivent aider le parti au pouvoir à imposer des instruments des élections de 2010. Ainsi nantis des seuls députés acquis à cette cause la loi électorale, las membres de la commission électorale auront la couleur que le CNDD-FDD voudra. Dans cette perceptive, l’Assemblée Nationale sera une caisse de résonance du CNDD-FDD et non le réceptacle des doléances de la population burundaise.

L’obstination des pouvoirs publics en l’occurrence le Ministre ayant en charge les partis politiques d’agréer les autres formations politiques comme les partis d’Alexis SINDUHIJE et d’Alice NZOMUKUNDA rentrent dans le schéma d’arriver en 2010 dans un système mono partite. Dans cette optique, l’interdiction des réunions du parti comme le FRODEBU, la tentative de ressusciter le Dr Jean MINANI sont autant d’indicateurs à caser dans le registre de replonger le Burundi dans le monopartisme. A ce sujet un grand responsable au cabinet du président de la république devait confier que même le PALIPEHUTU-FNL d’Agathon RWASA peut être scindé en deux. Il devait préciser qu’il suffit d’accéder à certaines requêtes individuelles de positionnement de certains cadres du mouvement ; un tel intéressement de ces cadres devrait-il ajouter va ramollir les élans de libérateur qu’affiche ce mouvement.

A côté de ce plan de malmener les formations politiques, un plan macabre de monter de toute pièce des dossiers judiciaires pour incarcérer certaines figures de l’opposition serait envisagé.

En somme au CNDD-FDD tous les moyens sont bons pour garder la place au soleil en 2010. N’est-ce pas l’idée véhiculée par cet officier supérieur de Muyinga quand il a confié ceci : « Nous n’avons pas pris les armes pour diriger un seul mandat »

Face à ce plan d’action malchiavelique, une Alliance Nationale pour un changement démocratique doit être une priorité. La fierté des organisations politiques doit faire place à la fierté nationale, à la fierté d’un Burundi Nouveau, respectueux de la personne humaine, d’un Burundi libre et indépendant enfin ! La fugacité du temps étant l’ennemi de ce projet, n’attendez pas demain. Comme dirait Ronsard « n’attendez pas à demain. Cueillez ! Cueillez ! », Hommes politiques, société civile vous devez vous liguer. Et dans cette ligue pour le souffle nouveau vous devez fédérer aussi des honnêtes citoyens du CNDD-FDD. Une telle cohésion est le seul gage d’un Burundi havre paix, un eldorado. Certes ça ne sera pas le grand soir, mais l’aube de la démocratie, l’aube d’un paradis terrestre. Et tel Ingrid BETANCOURT à Bogota ce 2 Juillet 2008, les burundais respireront l’air de la liberté.

Pancrace CIMPAYE

La rédaction

Pas question de changer de nom du Palipehutu

06-07-2008

« Il est hors de question de changer l’appellation du Palipehutu FNL »

C'est désormais un bras de fer qui va s'engager entre le Gouvernement et le Palipehutu FNL à propos du nom que ce dernier devra emprunter pour être agrée comme parti politique.

Dans une conférence de presse animée ce dimanche à Bujumbura, le Président du Palipehutu FNL Agaton Rwasa a mis les points sur les I. Il n'entend pas changer de nom de son Parti.

"Le Palipehutu n'est pas le problème, le mal burundais est plutôt la corruption qui gangrène toutes les sphères de l'Etat", a il martelé.
Il continue son argumentation en insistant sur le fait que les accords qu’ils ont signés avec le gouvernement l’ont été avec le Palipehutu Fnl. « Si nous devrions changer de nom, que deviendraient ces accords, puisque les parties auraient changé de noms entre temps? »

Par ailleurs, poursuit il, « même le CNDD FDD a été accepté comme parti, alors que FDD (Forces de défense de la démocratie) renvoie à l’usage de la force, ce qui est aussi interdit par la Constitution ».

Il propose pour finir, un référendum afin que seuls les burundais décident si oui ou non le nom du Palipehutu Fnl dérange, car conclut il, la « Constitution burundaise contient beaucoup de tares notamment les quotas ethniques dont il faudrait aussi lui débarrasser ».

On comprend bien que chaque partie essaie de faire monter les enchères, en ce en perspective des élections de 2010. Et plus fondamentalement encore, un manque manifeste de volonté politique réelle de mettre en application les accords signés, chacun cherchant des prétextes qui l’arrangent. Jusque quand ?

La rédaction

Pasteur MPAWENAYO sous les verroux

04-07-2008

C'est fait. on pouvait s'y attendre. Pasteur MPAWENAYO n'est plus libre.

Selon la radio Insangiro captée à Bujumbura ce jour, Pasteur MPAWENAYO, l'un des 22 parlementaires qui viennent d'être déchus de leur mandat, par le trop controversé arrêt de la Cour Constitutionnelle,aurait été arrêté ce vendredi à 11h. Direction, Mpimba, la prison centrale de Bujumbura.

Pour le moment, on ne connait pas encore le motif de son arrestation. Le mandat d'arrêt lui aurait été signifié par le colonel David NIKIZA de la Région Ouest.

La famille de Pasteur Mpawenayo confirme l'information.

Pour rappel, Pasteur MPAWENAYO est réputé proche de l'ancien homme fort du CNDD FDD Hussein Radjabu,en prison depuis plus d'un an. Il s'était toujours opposé à son limogeage lors du Congrès de Ngozi.

A qui le prochain tour?

La rédaction

MERCI

03-07-2008

Nous voudrions par la présente les nombreuses personnes qui ont répondu présent à notre invitation de sortie en famille de ce 29 juin 2008.

La journée fut un succès total, grâce à vous tous.
Pour rappel, c'est le 29 juin 1993 que le Parti Sahwanya FRODEBU remportait haut la main les élections législatives au Burundi.

Nous espérons que l'ère inaugurée depuis lors ne fera jamais marche arrière.

Aux joueurs, au staff qui a orchestré le tout, aux nombreux invités qui ont "chauffé" l'ambiance et au soleil omniprésent, comme promis, recevez nos signes de gratitude.

Dorénavant, nous savons sur qui compter.

Un parti politique se doit avant tout d'être un acteur social. C'est ce que nous essayons de faire.

La rédaction

INGRID BETANCOURT EST LIBRE

02-07-2008

Enfin. Contre toute attente, la célèbre otage franco colombienne vient d'être libérée après un peu plus de six ans de captivité.

Un dénoument heureux qui aura connu toutes les péripéties que l'on peut s'imaginer.

C'est donc au cours d'une opération militaire héliportée que Ingrid Bétancourt a été libérée avec trois otages américains et 11 militaires colombiens.

Cela aurait été facilité par l'infiltration des FARCS par l'armée colombienne.

C'est aussi la victoire de la ligne de fermeté longtemps pronée par le président colombien Oribe contre les FARCS.

Tous les détenus seraient relativement en bonne santé.

La classe politique française n'a pas attendu longtemps pour réagir. A l'unanimité, elle se réjouit de cette fin heureuse d'un calvaire éprouvant.

Le Président Nicoloas Sarkozy devrait s'exprimer dans les minutes qui viennent.

A suivre...

GN

Discours du Président NKURUNZIZA

01-07-2008

Burundaises, Burundais, Amis du Burundi,

1. Nous commençons par rendre grâce à Dieu Tout Puissant qui nous a gardé en vie jusqu’à cet inoubliable grand jour.

2. En effet, le Burundi célèbre aujourd’hui le quarante–sixième anniversaire (46) de son Indépendance, une fête qui rappelle la joie de tous les citoyens lors de cette victoire, lorsque le drapeau du pays a flotté pour la première fois dans le ciel burundais, et que la population a recouvré son droit à l’autodétermination. Cette fête est pour nous tous, je vous souhaite de la passer dans l’allégresse.

3. Cette indépendance, nous l’avons méritée et nous en avions profondément soif. Nos pères et nos aînés ont travaillé dur pour l’arracher, et ils l’ont obtenue parce qu’ils étaient vaillants, et qu’ils aimaient leur mère patrie.

4. L’indépendance, c’est la liberté qu’on acquiert d’organiser la vie nationale, de telle manière que chaque citoyen constate une amélioration au point de vue de la gouvernance, qu’elle soit politique, économique, sécuritaire, sociale, etc.

5. La véritable indépendance, c’est également l’autosuffisance qui caractérise un peuple, à tel enseigne que chacun cultive des convictions à poursuivre un avenir meilleur pour lui, pour sa famille et pour la nation toute entière. C’est Cette disposition à aimer notre pays qui doit donc nous guider dans toutes nos entreprises partout où nos sommes, pour que le pays avance sans cesse sur la voie du développement.

Voilà pourquoi nous avons choisi de célébrer cette fête sous le thème : « Aimons notre pays, c’est la base de l’indépendance véritable. »

6. En procédant à une rétrospective, l’on constate que beaucoup de réalisations ont été faites en matière de développement. Nous citons ici les principales :

&#61662; Avant l’indépendance, le réseau routier (pistes rurales et routes) avait au total une longueur n’excédant pas six mille kilomètres (6 000 km) ; nous dépassons les dix-sept mille kilomètres (17 000 km) aujourd’hui, dont 1230 km de routes bitumées. &#61662; Il n’y avait aucun barrage hydro-électrique, mais aujourd’hui les centrales hydro-électriques sont au nombre de six (6) de plus d’un mégawatt. &#61662; Il n’y avait pas de Banque Centrale, mais il y en a une aujourd’hui, et plus de six (6) banques commerciales, sans compter la trentaine d’institutions de micro-finance. &#61662; Pour parachever leurs études supérieures, les Burundais allaient souvent soit au Rwanda, soit au Congo. Aujourd’hui, plus de dix-sept mille étudiants fréquentent diverses facultés aux Universités tant publiques que privées.

7. Mais ce qui nous fait de la peine, c’est que la plupart de ces infrastructures ont été détruites suite aux différentes guerres fratricides qui ont endeuillé le pays à cause de l’égoïsme, de l’insouciance, et de l’ignorance. Que Dieu soit loué, nous sommes entrain de sortir définitivement de ces tumultes.

8. Ça ne fait plus l’ombre d’un doute, nous vivons des moments favorables dans notre pays, et notre espoir est bien fondé. La guerre qui opposait le Gouvernement au mouvement Palipehutu-FNL est terminée, et nous allons nous atteler aux travaux de vrai développement du pays. Les forces de défense et de sécurité hier sur terrain pour les combats vont désormais s’occuper à autre chose, spécialement à la lutte contre le banditisme et autres formes de criminalité.

9. Cet espoir des temps meilleurs, nous le partageons avec tout le peuple burundais. Nous saisissons cette occasion pour adresser nos remerciements aux leaders du Palipehutu-FNL qui célèbrent avec nous pour la première fois cet anniversaire de l’Indépendance. Nous leur demandons de s’adjoindre au Gouvernement pour mettre en application sans tarder l’accord de cessez-le-feu, et que ceux qui se trouvent encore dans le maquis se joignent à tout le peuple pour œuvrer ensemble à la reconstruction de notre chère patrie.

10. Nous clamons fort que le temps des guerres sur base des considérations ethniques et autres formes de divisions est terminé, car nous n’allons jamais tolérer que quelqu’un nous replonge dans ce gouffre. Plutôt, le combat auquel nous sommes tous invités, c’est de lutter ensemble contre la pauvreté et l’ignorance. C’est pourquoi nous lançons un appel pressant à tous les Burundais de travailler d’arrache pied pour leur développement, et ainsi consolider les acquis de l’Indépendance par le travail.

11. Que personne ne vous induise en erreur en prétendant disposer d’une autre mesure de patriotisme en dehors des services rendus en faveur du développement de son pays, du maintien de sa paix, et le don de soi jusqu’au sacrifice de sa vie s’il en était besoin.

12. La flambée des prix que nous observons dans notre pays, que ce soit sur les produits vivriers, que ce soit sur les produits pétroliers, est un phénomène qui frappe actuellement tous les pays. J’invite les cultivateurs à ne pas gaspiller leurs récoltes au marché ou dans les dépenses liées aux différentes fêtes. Quant au Gouvernement, nous sommes entrain de tout faire pour qu’il y ait une amélioration de la situation.

13. Nous voudrions encore nous tourner vers la jeunesse, le Burundi d’aujourd’hui et de demain, scolarisés et non-scolarisés. Commencez à préparer dès maintenant votre avenir et celui de la nation toute entière, en vous habituant au travail en associations, et en préparant ensemble les projets d’auto-développement. Coupez court avec le mauvais héritage de la division et la pratique de vous laisser prendre pour des outils entre les mains des saboteurs.

14. En effet, nous avons déjà remarqué que certains d’entre vous prêtent encore l’oreille à ceux qui les manipulent et les désorientent. Attention, jeunesse ! Gardez toujours à l’esprit le sens du proverbe qui dit : « Le mauvais conseil tue » (Umuhanuzi mubi angana umurozi) et vous n’écouterez plus ceux qui cherchent votre perte.

15. Montrez-vous véritables bénéficiaires de la liberté retrouvée le jour de notre indépendance, et réfléchissez avant d’agir, pour prouver votre capacité à “faire la distinction entre l’éleusine et l’herbe ordinaire”. Soyez une jeunesse consciente des multiples défis auxquelles elle fait face, une jeunesse dont l’avenir du Burundi est entre les mains dès maintenant.

Burundaises, Burundais, Aimons notre pays, c’est la base de l’indépendance véritable.

16. L’amour de son pays se manifeste à travers les éloges qu’on lui fait. Il est franchement écoeurant de voir que ce sont les étrangers qui disent du bien de notre pays, et que nous nous taisons, si nous ne nous mettons pas à le discréditer. En fait, “le porteur d’un coquillage blanc n’en perçoit pas suffisamment la beauté” .

17. Je vous le dis, si nous n’aimons pas notre pays et nos frères Burundais, nous aurons failli à l’ordre de Dieu lui-même qui nous a donné ce pays et nous a créés “Burundais”. Dès maintenant, remercions toujours le Tout Puissant pour ce beau pays qu’il nous a donné et pour cette vie dont il nous a gratifié par amour en faisant de nous des BURUNDAIS.

18. Une autre pratique qu’il faut bannir, c’est cette coutume d’attendre la mort de quelqu’un pour le louer. Il faudrait au contraires proclamer les hauts faits des grands hommes de leur vivant, pour qu’ils soient de renommée internationale, car cela augmente la considération de la personne et honore tout le pays. C’est pour cela que le Gouvernement a décidé de primer les meilleurs dans tous les secteurs de la vie nationale.

19. Des burundaises et Burundais dignes d’éloge, actifs, courageux, qui aiment leur pays, il y en a dans tous les secteurs. Travaillons plutôt à les rendre plus nombreux, car il convient de les préparer, les protéger, les soutenir.

20. Le Burundi a eu de tous temps des femmes et des hommes couronnés pour leur bravoure , et nous devons honorer leur mémoire en vivant les valeurs qu’ils nous ont léguées. Nous pourrions citer les Rois qui ont régné sur ce pays tels que Ntare RUGAMBA et Mwezi GISABO dont nous avons entendu tant parler, puis le Prince Louis RWAGASORE et le Président NDADAYE Melchior, ainsi que tous les autres qui ont donné leur vie pour la nation, sans oublier tous ceux qui se donnent aujourd’hui pour la reconstruction du pays et à l’amélioration de son image de marque. Qu’ils persévèrent dans cette voie, pour servir d’exemple aux autres. Nous désignons ici ceux-là mêmes à qui nous décernons régulièrement des prix.

21. Dans cette optique, nous invitons tout le peuple burundais à privilégier des propos constructeurs : diffuser et propager les bonnes réalisations, puis les défendre à tout prix.

22. L’Indépendance laisse présentir une lourde responsabilité, ce qui signifie que les affaires de notre pays incombent en premier ressort à nous, Burundais. Nous devons par conséquent sauver notre honneur en prouvant au monde que nous comprenons les difficultés auxquelles nous faisons face quotidiennement, et que nous constituons un front pour les résoudre. Nous devons en outre nous convaincre des responsabilités de chacun dans la situation actuelle, et prévoir notre part dans les solutions à y apporter.

23. Gardons-nous de nous jeter mutuellement des tors, car l’heure est à la conjugaison de nos efforts, à la mise en commun de nos savoirs, de nos capacités, pour la reconstruction de notre pays. Venez donc et cherchons ensemble, tout en étant au travail, ce qu’il convient de faire pour trouver des solutions à nos problèmes. Ne perdons jamais de vue que nous comptons parmi les cinq premiers pays pauvres du monde ; mais retenons aussi que la pauvreté n’est pas une fatalité. Seule la trahison a des marques indélébiles.

24. Travaillons donc pour notre pays, cherchons un avenir meilleur pour nos petits frères et nos petites soeurs, afin de laisser un bel Héritage. Ici, Nous soulignons qu’il n’est autorisé à personne de se comporter en irresponsable. Il est un autre vice qui ronge certains Burundais, et qui leur empêche d’entreprendre quoi que ce soit en disant que ce serait là un soutien au pouvoir en place. Quelle illusion ! En construisant une école, un centre de santé, ou un autre bâtiment, tu auras travaillé pour la population et non pour le régime. Il faut vite revenir à la raison, car il n’y aura jamais de temps sans pouvoir en place.

25. Nous l’avons souligné à maintes reprises, le Burundi auquel nous aspirons, c’est un pays digne d’estime et de respect, un Etat fondé sur les principes de bonne gouvernance, de démocratie, des droits de l’homme, bref, un Etat de droit.

26. Nous avons pris l’engagement de tirer ce pays de la guerre et du désordre, et nous y parviendrons, pour que ceux qui viendront après nous aient une base sur laquelle ils poursuivront l’œuvre commencée.

27. Nous travaillons à l’avènement d’une politique sans exclusion, une gouvernance qui met au premier plan la liberté sous tous les aspects ; voilà pour quoi toute contribution à la reconstruction de ce pays est la bienvenue. Et ne l’oublions pas, nous avons un pays qui vient de loin, un pays qui a beaucoup souffert.

28. C’est dans cette orientation que nous venons de lancer les cadres de dialogue permanent, un programme qui mobilise autour de ses objectifs tous les Burundais. Nous allons pouvoir donner l’occasion à tout citoyen burundais de donner sa contribution par ses idées constructives, et même de les traduire en actes, pour que d’autres s’en inspirent.

29. L’indépendance que nous sommes entrain de célébrer va également être concrétisée par la décentralisation. C’est à ce titre que nous venons de lancer solennellement les états généraux sur la décentralisation, pour que le développement que nous voulons se fonde sur la revalorisation du citoyen en tant qu`acteur et premier bénéficiaire du progrès, pour ainsi en finir avec les projets qui se concevaient sans aucune consultation du bénéficiaire, s’exécutaient sans elle, et s’achevaient sans aucun profit visible pour la population.

30. Cela signifie que bon nombre de programmes et moyens qui étaient logés au niveau des Ministères vont être cédés à la Commune.

Les intellectuels et les techniciens sont invités à quitter leurs bureaux habituels pour encadrer les populations dans les Communes.

31. Comme la population ne cesse d’en exprimer la demande lors de nos descentes sur terrain, et que cela est en accord avec le programme de décentralisation, les Membres du Gouvernement vont effectuer des descentes dans toutes les Provinces du pays ces mois de Juillet et Août, pour présenter et expliquer les missions et programmes des Ministères, exposer les réalisations, annoncer les perspectives d’avenir, et répondre aux questions des citoyens qui seront venus en qualité de délégués. Ainsi nous apprendrons qu’il faut rendre compte au peuple qui nous a donné son pouvoir par délégation, et ils se joindront aux autres pour la construction des cent vingt écoles secondaires (120) que nous avons promis de nous construire.

Burundaises, Burundais, Amis du Burundi,

32. En ces temps-ci, ce qui convient le mieux au peuple, c’est de faire ce que nos prédécesseurs n’ont pas osé toucher du doigt : “faire la critique de l’histoire”, par ce que les mauvaise pratiques d’antan, si nous ne les enterrons pas, elles nous poursuivront et nous conduiront tout droit à la tombe. C’est là un travail qui n’est pas facile, mais nous l’accomplirons, puisque c’est la volonté de plusieurs Burundais. Cela offre d’ailleurs l’occasion de renforcer notre véritable indépendance, et il faudra travailler sans réserve, sans répit, car c’est un processus qui ne devra plus s’arrêter.

33. Nous avons prévu une concertation à travers tout le pays sur la mise en place de la Commission Vérité et Réconciliation. Nous en arrivons à une étape appréciable, car le projet appui aux consultations nationales en vue de la mise en place des institutions de justice transitionnelle est au stade de la dernière signature. Nous espérons que les fonds pour mettre en exécution ce programme vont nous parvenir bientôt.

34. Les Burundais devrions comprendre que les difficultés qu’a connues notre pays ne sont pas propres à nous. D’autres pays ont passé par là, et ils en sont sortis. Nous citons en exemples l’Afrique du Sud, l’Ouganda, le Rwanda, les Etats-Unis d’Amérique, et j’en passe.

35. Nous aussi nous en sortirons, et nous avons déjà franchi un pas très important. Vous le savez tous, la Sierra Léone et le Burundi ont été retenus comme modèles dans la consolidation de la paix, et aux Nations Unies, le Burundi est sur la liste des pays qui envoient des Forces de Sécurités pour le maintien de la paix. Dans ce cadre, nous avons déjà porté secours en Côte d’Ivoire, au Soudan, en Somalie, et bientôt nous allons au Tchad.

36. Qui ne se sentirait pas fier de ce que le Burundi a été accepté dans la Communauté des Pays de l’Afrique de l’Est ?

Est-ce que ce n’est pas un honneur pour notre pays de voir que Bujumbura abrite le siège du Secrétariat Exécutif de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs et de la Corne de l’Afrique, pour la consolidation de la paix ?

37. Même le choix du Burundi à la Présidence Intérimaire de la Commission chargée de redynamiser la CEPGL (Communauté Economique des Pays des Grands Lacs) est un signe de la confiance placée dans notre pays.

38. Remercions Dieu, car nous sommes entrain de recouvrer aux yeux du monde la stature et la considération dues à tout Etat réellement indépendant. Au fur et à mesure que les Burundais continuerons à redorer notre blason, notre indépendance se verra davantage renforcée, consolidée.

39. Je saisis cette occasion pour féliciter encore tous les citoyens Burundais, car nous avons déjà compris qu’il faut respecter le verdict populaire. En effet, c’est la toute première fois dans l’histoire de ce pays qu’un pouvoir issu des élections dure plus de trois mois. C’est un pas important pour lequel nous devons nous féliciter tous.

40. La population en général et le Gouvernement, nous sommes très satisfaits de la reprise des travaux à l’Assemblée Nationale. Nous espérons que cette Institution va cette fois bien fonctionner, et qu’elle ne tardera pas à récupérer le temps perdu.

41. Dans le cadre de la consolidation de notre indépendance, un programme de formation civique à l’intention de toute la population est en cours de confection, qui inclura aussi l’amour du prochain, tout devant se traduire en actes de préparation d’un avenir radieux pour le Burundi à travers la lutte contre la faim et la pauvreté, le recours au dialogue et à la concertation, les échanges sur la vérité qui nous conduira à la réconciliation et la prise de conscience que la question de sécurité nous concerne tous.

42. Nous allons revoir incessamment la question des terres pour les exploiter avec les techniques modernes, et que les Burundais qui reviennent dans leur mère patrie trouvent rapidement où cultiver. Le nouveau code foncier est en élaboration.

43. Nous allons aussi entamer les préparatifs des élections prévues en 2010 pour qu’elles se déroulent en toute transparence, dans un calme et une liberté sans faille. C’est pour cette raison qu’une Commission Nationale Electorale Indépendante à caractère permanent va être nommé, pour se mettre tout de suite à la tâche, et le Décret portant sa création, ses missions et son organisation vient d’être signé.

Burundaises, Burundais, Amis du Burundi,

44. En guise de conclusion, nous voudrions demander à tous les Burundais de prêter main forte au Gouvernement dans son programme de lutte contre la corruption et les détournements. Nous tenons à ce que les sommes dues arrivent dans les caisses de l’Etat, pour servir à toute la population : que les écoles continuent à se multiplier, les enfants du primaire étudient gratuitement, les mères accouchent et fassent soigner leurs enfants en âge inférieur à cinq ans sans rien payer, et que d’autres mesures salutaires qui allègent les souffrances des populations soient prises.

45. Le pas franchi est appréciable, mais il faut continuer, car la route est encore longue. C’est de cette manière que nous entendons soutenir et consolider notre indépendance. Tout Burundais doit gagner honnêtement sa vie, et que personne ne cherche à sucer les autres.

46. Opérateurs économiques et hommes du secteur privé, Fonctionnaires de l’Etat, hommes du droit, honorables parlementaires, nous vous invitons à rester tous au travail, chacun à son poste, et que l’intérêt du pays et du peuple passe avant les intérêts personnels ou du parti d’origine.

47. Nous redisons encore nos remerciements aux populations qui ont compris que seul le travail est le moyen propice de consolider l’indépendance. Ils l’ont démontré lorsque, au cours de la seule année passée, ils se sont construits plus de deux mille cent (2 100) salles de classes au cours des travaux communautaires. Cela est un fait rare, et l‘action mérite d’être soutenue, surtout que nous sommes décidés à construire cent vingt (120) écoles secondaires dans le même cadre. Cela aura été réalisé avant la fin de ce mois de septembre, car nous allons les inaugurer avec la rentrée scolaire. Nous saisissons cette occasion pour féliciter ceux qui en sont aux travaux de finissage ou qui ont déjà terminé.

48. Nous ne passerions pas sous silence le projet de multiplier les arbres fruitiers dans tout le pays. Nous avons convenus avec les Gouverneurs provinciaux et les Administrateurs communaux de préparer des pépinières, pour produire au minimum un million de plans par Province. Nous voyons et nous apprécions qu’il y a des gens qui ont bien accueilli le projet, et qui se sont mis ensemble pour commencer ce travail.

49. Nous portons à l’attention de nos concitoyens que l’indépendance ne signifie pas isolement de soi « nyamwigendako ». Bien au contraire ! Les bonnes relations que nous entretenons avec la communauté internationale renforce davantage cette indépendance. C’est donc maintenant l’occasion de dire merci à tous ceux qui nous ont prêté mains fortes spécialement pour le processus de paix et la reconstruction du pays. Nous citons ici l’organisation des Nations Unies (ONU) l’Union Africaine, l’Union Européenne, les pays voisins ainsi que tous les pays amis.

50. Nous n’oublions pas de remercier les serviteurs de Dieu qui ont prié pour le pays sans se lasser. Leurs prières ont été exhaussées, cela est incontestable. A tous ceux-là, Nous demandons de continuer l’œuvre commencée, et faire davantage même, dans le soutien au Burundi et à sa population, chacun dans le domaine de son intervention.

51. Pour terminer ce message, nous réitérons notre souhait de bonne fête et de joyeux anniversaire. Qu’au cours de vos réjouissances vous vous rappeliez le rôle primordial du travail dans la consolidation et le renforcement de l’indépendance, et que celle-ci se manifeste à travers l’amour de la patrie et le sacrifice consenti en vue de l’amélioration des conditions de vie des citoyens. Aimons donc notre pays, car c’est la base de l’indépendance véritable.

QUE SOIT RENFORCEE LA PAROLE REDONNEE AU PEUPLE

VIVE NOTRE INDEPENDANCE

QUE DIEU BENISSE LE BURUNDI ET CEUX QUI L’HABITENT

JE VOUS REMERCIE


.

Une dictature moderne au Burundi

26-06-2008

NDLR: Nous publions un article d'un de nos nombreux lecteurs. Nous respectons ses opinions dont il reste seul responsable. Vos réactions sont les bienvenues. La diversité d'opinion n'est elle pas le leitmotiv de notre site? Bonne lecture.

Une Dictature moderne au Burundi.

La dictature est un régime politique autoritaire, établi et maintenu par la violence, à caractère exceptionnel et illégitime. Elle surgit dans des crises sociales très graves, où elle sert soit à précipiter l'évolution en cours (dictatures révolutionnaires), soit à l'empêcher ou à la freiner (dictatures conservatrices). Il s'agit en général d'un régime très personnel ; mais l'armée ou le parti unique peuvent servir de base à des dictatures institutionnelles. »

Dictionnaire de la politique (Hattier) : « La dictature se définit comme un régime arbitraire et coercitif, incompatible avec la liberté politique, le gouvernement constitutionnel et le principe de l’égalité devant la loi. »

Au vu de cette définition, je me permets de dire que le Burundi mérite d'être appelé une dictature, car ni cette liberté politique, ni cette égalité devant la loi n'y est pas.

Au moment ou je suis entrain de développer mon idée sur la dictature au Burundi, je viens d'apprendre l'arrestation de Anicet Niyonkuru, président de CDP, par les services de renseignement Burundais, alors qu'il venait de l’extérieur du pays pour entamer le processus de légalisation de son parti, le CDP.

Ce manque de liberté politique est observable aussi à la non agrément du parti MSD de Alexis Sinduhije, a cause du mot " Sécurité " qui est du domaine réservé de l'Etat selon le ministre de l'intérieur Burundais.

J'aimerais savoir si "la Défense" qu'on trouve chez FDD n'est pas aussi du domaine réservé de l'Etat.

L’ADR d’Alice NZOMUKUNDA a rencontré le problème le dimanche 15 juin 2008, lors d'une assemblée constituante de ce parti qui a pour devise : Liberté, fraternité et dignité. La police s'est présentée alors que la réunion était déjà finie.

Je me demande ce que la police était venu faire là bas alors qu'il n'y avait pas de troubles à l'ordre publique.

L'autre principe qui est l'égalité devant la loi, selon toujours le dictionnaire politique(Hattier),n'est plus à démontrer car cette égalité n'existe pas dans notre pays.

Normalement les mêmes causes produisent les mêmes effets sauf au Burundi. Pie NTAVYOHANYUMA se base à la lettre que lui a adressée la président du parti CNDD-FDD lui signifiant que les députés originaires de ce parti mais démissionnaires occupent les sièges du parlement illégalement
Le président du parlement saisit la cour constitutionnelle, lui demandant de déclarer inconstitutionnelle l'occupation des sièges au parlement par les députes Bagumyabanga démissionnaire du parti au pouvoir, ou ceux qui ont été exclus de ce parti.
Aussitôt Jérémie Ngendakumana président du parti CNDD-FDD, fait sa demande à Pie Ntavyohanyuma président du parlement, ce dernier exécute et saisit la présidente de la cours constitutionnelle, et la boucle est bouclée, aussitôt dit aussitôt fait, jusque là normale.

A son tour Léonce Ngendakumana président du parti SAHWANYA FRODEBU fait sa demande au président du parlement pour les mêmes causes: l'occupation des sièges au parlement par les députés Inziraguhemuka démissionnaires du parti FRODEBU ou ceux qui ont été exclus de ce parti.
Mais jamais les mêmes causes ne produiront les mêmes effets, donc l'égalité n'existe pas, c'est la loi de deux poids et deux mesures.

Dictionnaire culturel (Le Robert) : une dictature est une « concentration de tous les pouvoirs entre les mains d'un individu, d'une assemblée, d'un parti ; organisation politique caractérisée par cette concentration de pouvoirs », (il cite comme exemple entre autres Cromwell et les Jacobins), et un dictateur est une « personne qui après s'être emparé du pouvoir l'exerce sans contrôle » ou une « personne qui exerce le pouvoir dans un régime qu'on peut à juste titre qualifier de dictature. »

Critères contemporains

Dans le domaine politique, on appelle « dictature » un régime dans lequel un homme (le dictateur), ou un groupe de personnes, disposant d'un pouvoir absolu, s'y maintient de manière autoritaire et l'exerce de façon arbitraire.
Le caractère absolu du pouvoir se caractérise notamment par l'absence de séparation des pouvoirs (exécutif, législatif, juridique). Cette confusion des pouvoirs peut l'être au profit de l'exécutif, c'est ce qui se passe au Burundi.

Il résulte aussi de l'absence de contrôle démocratique et d'élections libres ,la répression des opposants et le non-respect de la liberté de la presse.
Le caractère arbitraire du pouvoir se traduit par le non-respect de l'État de droit la violation de la Constitution et l'établissement de lois d'exceptions. C'est tout ce que nous observons aujourd'hui au Burundi

Il arrive qu'un dirigeant parvienne au pouvoir légalement avant de devenir un dictateur. Ce fut le cas hier d'Adolf Hitler, et aujourd'hui c'est le cas de Pierre Nkurunziza.

Au sujet de la sortie médiatique de Madame Vestine Nahimana, présidente du Conseil National de Communication, elle devait savoir que ce qui fait la démocratie
c'est la diversité d'opinion, savoir respecter les idées et les opinions des autres. Si non, c'est la pensée unique, celle qui nous est imposée. C'est donc un danger immédiat pour nos libertés individuelles et collectives.
S'en prendre aux médias électroniques, comme ( tutsi.org, ou burunditransparence.org) en les taxant médias de la désolation ou de la haine, ne peut rien résoudre.

Je demande à Madame Nahimana Vestine. de jeter un coup d'œil sur le site abarundi.org, qui diffuse les nouvelles de la 2ème Vice Présidence.

De regarder les titres de l'actualité qui sont à la une de ce site.

On y trouve :

-UN MESSAGE ANACHRONIQUE DE LA CONFERENCE DES EVEQUES DU BURUNDI SEME LA CONFUSION : dans cet article on peut lire ceci : "au moment où le clergé catholique prône une obéissance aveugle en son sein, ses leaders au Burundi révoltent la population en la dressant contre les institutions"….., l'auteur de ce message, je lui conseille de voir la réalité en face

-M. STEF VANDEGINSTE : Un étudiant Belge qui s`essaie sur le Droit Constitutionnel, Sur ce sujet on peut y lire "M. Stef VANDEGINSTE est cité parfois comme un expert important en droit burundais et pourtant c`est un étudiant qui prépare encore sa thèse de doctorat en droit à l`Université en Belgique, tout en faisant de la recherche pour l`IDPM de l`Université d`Anvers. Faisons plutôt place aux dizaines de docteurs en droit chevronnés Burundais, qui ont déjà leurs diplômes et expérience"….., En lisant cet article, on peut facilement constater que son auteur a des connaissances très limitées car penser que un étudiant en droit ne peut pas faire un travail et démontrer avec la loi à l'appuis que la justice Burundaise s'est trompée au sujet de radiation de 22 députés.
Ici je comprends facilement que l'auteur préfère des Docteurs en droit chevronnés avec expérience comme Didace Kiganahe. Des docteurs qui savent lire la loi quand celle ci les arrange bien ou qui lisent la loi à travers.

-CES BURUNDAIS QUI DESHONORENT LEUR PAYS ! QUELQUES CAS SINGULIERS
On peut lire dans cet article "Malheureusement, certains Burundais ne l`entendent pas de cette oreille et placent leurs propres intérêts ou ceux de leur ethnie, région ou parti politique avant l`intérêt général" Vous avez tout a fait raison, le parti CNDD-FDD n'a jamais cherché a faire avancer l'intérêt général de la nation. Il suffit de regarder comment les gens sont révoltés, les grèves à répétitions presque dans tous les secteurs de la vie nationale.
Ces burundais dont vous parlez, doivent plutôt continuer à dire tout ce qui ne vas pas au Burundi.
Plus loin vous écrivez : On peut ne pas être d`accord avec la politique ou l`orientation du parti au pouvoir, on peut ne pas aimer ceux qui dirigent le pays, etc. mais cela n`implique pas que l`on doit chercher à les détruire et à les empêcher de travailler même quand ils font du bien à la nation: Ici il fallait ajouter que cela n'implique pas non plus que l'on doit chercher à mettre en prison tous ceux qui ne sont pas d'accord avec la politique ou l'orientation du parti au pouvoir; ce qui n'est pas le cas au Burundi.

-Léonce Ngendakumana verse les larmes de crocodile
Il me semble que la lettre de Léonce Ngendakumana dérange beaucoup les animateurs de ce site abarundi.org.
Si vous avez bien compris son message, il ne demande que un Etat de droit au Burundi.

J'aurais aimé savoir ce que pense la présidente du Conseil National de Communication sur ces écrits du site de la 2ème vice présidence.

Au sujet de pourparler entre le Palipehutu-FNL et le gouvernement Nkurunziza.
Il faut noter que le gouvernement Nkurunziza n'a jamais manifesté l'intérêt que ces rencontres puissent avancer

Vu comment les droits élémentaires sont bafoués au Burundi, vues les arrestations arbitraires de tous ceux qui ne pensent pas comme le parti CNDD-FDD,
je ne serai pas étonné d'apprendre demain ou après demain, que Agathon Rwasa se trouve à Mpimba car le pouvoir CNDD-FDD n'a peur de rien. Les nations unies ou même la médiation peuvent parler mais cela ne résoudra rien. Ce gouvernement a comme principe" ça passe ou ça casse."
Monsieur Rwasa Agathon, je vous dirais :" uraba Hange!!!!!!!!!!!!!!!"

Dans une émission organisée par une synergie des médias avec des invités du CNDD-FDD, dont Jérémie Ngendakumana, Onésime Nduwimana et Gélase Ndabirabe, ils ont reconnu avoir violé la loi pour "sauver" le pays. Ils ont fait un geste patriotique, mais comme le pays n'est pas encore totalement sauvé, les négociations sont en cours avec le Palipehutu-FNL. Ce mouvement attend d'être agréé comme parti politique alors que le gouvernement dit qu'il ne peut pas agréer un parti avec une connotation ethnique.Le MSD n'est pas encore agréé non plus; le gouvernement l'exige de retirer le mot sécurité pour qu'il soit agréé.
De grâce au nom de la paix et dans le but de "sauver" le pays, le parti au pouvoir et le gouvernement : Pourriez vous accepter encore une fois de violer un tout petit peu la loi, comme vous l'aviez fait pour enfin agréer ces mouvements politiques tels qu'ils sont ??

Désiré K. à Liège

Diplômé en sciences politiques de l'université de liège,Option relations internationales

La rédaction

Anicet Niyonkuru en garde à vue

25-06-2008

www.cdp-burundi.org

POUR AVOIR FONDE UN PARTI POLITIQUE, M. NIYONKURU VIENT D’ETRE ARRETE.

Oui ! vous ne rêvez pas ! Pour avoir osé fonder un parti politique, Monsieur Anicet Niyonkuru le président du CDP (Conseil Des Patriotes) vient d’être arrêté à Rutana sa province natale. Province natale, et la précision n’est pas gratuite, à en juger par le film des événements .

Le fil des événements

Samedi le 21 courant, de bonne heure, Anicet Niyonkuru quitte Bujumbura la capitale pour se rendre à Kayero son village natal, Commune Mpinga - Kayove, province Rutana, avec une garde officielle de deux hommes, sa belle-soeur et un ami originaire de la même localité ; un convoi familial quoi ! Arrivé à Rutana - Centre, il fait une escale, prend son repas dans un bar- restaurant, après quoi il continue sa route. Après un bout de temps sur la route, son véhicule connaît un problème. Juste le temps d’essayer de le remettre dans son état et voilà un véhicule qui surgit. A bord, il y a notamment Monsieur Janvier, le chef de la Documentation - entendez la Sûreté Nationale - en Province Rutana.

- Voilà le véhicule que nous cherchions. Monsieur, vous avez l’ordre de retourner au chef- lieu de la Province » ! Dit sieur Janvier, sous un ton et avec des gestes manifestant un soulagement digne d’un chasseur qui, à bout de souffle, vient de capturer un gibier rare.


- Moi je rentre chez moi à Kayero, qu’ai-je à retourner encore à Rutana ! Réplique Monsieur Anicet.

- Monsieur vous avez affaire à la Documentation Nationale !

Il obtempère.

De là, et suivant le véhicule - chasseur, il est conduit avec toute la voiturée à la Brigade de Rutana . De la brigade, on les envoie à la documentation. 5 heures de séquestration, fouille de fond en comble du véhicule, fouille systématique de sa garde , voilà ce qui attendait Monsieur Anicet.

Au bout de ces cinq heures, les séquestrés demandent à etre au moins fixés sur leur sort. Un subalterne de dernier rang leur laisse entendre que les personnes qui les ont arrêtés sont parties à Gitega, beaucoup de dizaines de kilomètres.

A 20 heures, Janvier arrive et laisse entendre à Monsieur qu’il peut rentrer à Kayero à deux conditions : laisser la - bas son véhicule et se présenter le lendemain là 8 heures. Aller comprendre ! Anicet fait savoir qu’il lui est impossible de faire cette impossibilité, ayant roulé de Bujumbura à Rutana ( avec les routes du Burundi dont l’on connaît ou peut s’imagine l’état ).

Ajouter à ceci la séquestration de plus de 5 heures sans connaître le sort qui l’attend, et vous comprenez qu’il n’en pouvait plus .

Le compromis est trouvé : il doit se présenter à midi.

Dimanche, au Commissariat



De 15h 30 à 22 heures, Monsieur Anicet a subi le feu des questions. Trois questions faisaient la quintessence du confessionnat :


1) « Pourquoi dites-vous que les Partis au Burundi sont morts, qu’il faut un autre Parti » ?

2) « Pourquoi dites-vous que le gouvernement actuel est corrompu, voleur » ?

3) « Pourquoi attaquez-vous les micomberistes ?


Pour qui ne connaît pas l’histoire du Bururndi, me dois-je de le préciser, le mot « micomberiste » se trouve être un néologisme créé pas le Parti CDP à partir du nom « Micombero » le premier président du Burundi indépendant , lequel Micombero a commis un génocide sur les Hutu en 1972, qui, pour le moins, a coûté la vie à quelques 300.000 personnes en un petit mois et en a jeté le double sur la route de l’exil , soit la réduction du peuple hutu d’au moins 20 % ! Aucun auteur de ce crime, dois- je aussi le rappeler aux uns ou l’apprendre aux autres, n’a jamais fait objet de la moindre procédure judiciaire.

Après les réponses que monsieur Anicet a données sans sourciller et dont il a demandé un enregistrement, le Commissaire n’a rien conclu ; un autre rendez-vous a été fixé pour le lendemain, à 8 heures.

Lundi.

Les mêmes questions ont êtes reprises, les mêmes réponses ont été données. Le verdict est tombé.

« Monsieur, à partir de cette minute, vous êtes prisonnier, selon « un ordre venu d’en haut.

En vain, monsieur Anicet a demandé à connaître l’identité si pas juridique, du moins politique de ce «en haut ».

Autres choses qu’il a demandées toujours en vain, c’est le procès verbal de cette audience et, bien sûr, le lieu de son incarcération.

S’agissant du procès verbal, on lui a fait savoir qu’il en aura « le moment venu ». Quant au lieu de sa détention, on lui a gratifié « le privilège d’être emprisonné dans un hôtel de la place, en attendant la suite », ce qu’il a refusé. « si je suis emprisonné, je veux que je sois en prison ». A-t-il dit.

Les derniers contacts avec lui, à minuit, ne m’ont pas permis de savoir ou il a passé la nuit et dans quelles conditions il était exactement.

Dans tout cela , il faut préciser que ni le Procureur de la République en Province Rutana, ni le Procureur Général de la République, du moins selon ce qu’ils ont affirmé, n’étaient au courant de ce qui se faisait, jusque lundi à minuit, dans leur province et service.

Mardi

Très tôt le matin, un ordre toujours « venu d’en haut » de le transférer au Bureau de la Documentation Nationale a Bujumbura est donné. Le Procureur de la République fait surface ; un malentendu se crée. Un contrordre est lancé : il faut le maintenir à Rutana jusqu’à nouvel ordre. Roman à suivre !

Entre-temps, voilà chers Burundais, amis du Burundi, Militants et sympathisants du CDP, le prototype d’une démocratie à la burundaise. Pour avoir créé un Parti , Monsieur Anicet Niyonkuru vient d’être la énième victime d’un pouvoir qui, pendant trois ans, n’a fait que faire marcher le pays sur sa tête.

Qu’en dire ; que faire ?


Compte tenu de cette situation, qui ne fait que mettre à nu le déjà - là, le CDP lance un vibrant message à toutes les personnes susceptibles de poser des actes de nature à sauver ce qui peut encore l’être.

Ainsi je demande :

a) Aux Patriotes, les militants du CDP :

- de rester sereins et de ne pas céder à la provocation ;

- de porter leur voix partout ou il leur est possible de le faire, afin que soit libéré dans les meilleurs délais le président du CDP ;

- de rester mobilisés et de considérer cet acte comme une preuve de la force de leur parti, qui ne rêve que d’un Burundi guéri de haines héréditaires et des pouvoirs déconnectés des besoins réels de leur peuple.

b) Aux personnes physiques et morales militantes des droits de l’hommes :

- de veiller à ce que le reste des droits de la personne en question soient respectés ;

c) A la communauté internationale ;

- de constater enfin le danger d’habituer un pouvoir à la tolérance de la dictature , et de tirer les conclusions qui s’imposent sur le Burundi, notamment en volant au secours d’une sortie de la guerre vraiment ratée.


Par Sébastien Ntahongendera

Secrétaire Général et Porte –Parole du Parti CDP

La rédaction

La Cour Constitutionnelle n'est que politique....

23-06-2008

Quand Didace Kiganahe perd la tête en défendant son
siège à Kigobe !

Bujumbura, le 22 juin 2008 (Net Press).

Les questions d’actualité qui alimentent les médias ces derniers jours, ont suscité un débat houleux dans l’immeuble « White Stone » de l’ancien président Domitien Ndayizeye où avait été organisée une émission radio diffusée animée conjointement par les radios privées faisant partie de l’associations des radios diffusées « Abr ». Cesquestions qui ont provoqué une levée de boucliers étaient relatives à ladernière décision de la cour constitutionnelle consistant à radier 22 parlementaires des rangs des députés de Kigobe. Une autre question était relative aux mesures draconiennes dernièrement prises par le pouvoir à l’endroit des syndicalistes.

Le pouvoir Cndd – Fdd qui était de nature habitué à bouder de telles rencontres, de peur de se ridiculiser, faute d’arguments, y avait hier mis tout le paquet et le Cndd – Fdd y avait envoyé ses trois grands ténors à savoir le président de ce parti, Jérémie Ngendakumana, le porte – parole du parti, Onésime Nduwimana et un autre poids lourd du Cndd – Fdd en la personne de Gélase Ndabirabe.
Le Frodebu pour sa part avait été représenté par l’ancien vice-président de la République en la personne de Frédéric Bamvuginyumvira et Didace Kiganahe pour le compte du Frodebu « Nyakuri ». La société civile avait également répondu au rendez- vous. On peut citer Me François Nyamoya, le président del’Olucome, Gabriel Rufyiri, celui de l’observatoire des prisons, Pierre-Claver Mbonimpa, un représentant de l’Oag ainsi que Mme Eulalie Nibizi pour le compte de la confédération syndicale du Burundi (Cosybu).

S’exprimant sur le sujet de la radiation des 22 députés, sans donner ni d’arguments convaincants, sans énoncer non plus aucune disposition légale pour appuyer leurs arguments, Jérémie Ngendakumana, Onésime Nduwimana et Gélase Ndabirabe ont semblé expliquer le renvoi de ces 22 députés par le souci de débloquer la paralysie qui prévalait à l’assemblée nationale en se montrant aujourd’hui très satisfaits que les choses vont mieux qu’avant. Sur ce point, ils ont naturellement prêché pour leur cathédrale et ont défendu, comme ils l’ont pu, les meubles. Mais c’est le député Didace Kiganahe qui se réclame du Frodebu « Nyakuri » qui se sera montré plus veule et antipathique dans son discours qui n’avait rien à avoir avec la question lui posée.

Ainsi, interrogé par les médias pour s’exprimer sur la régularité de la décision de la cour constitutionnelle, Me Kiganahe s’est perdu dans des détails inutiles évoquant la paralysie de l’assemblée nationale depuis 2007 sans daigner citer un seul article qui pouvait justifier la décision de la cour constitutionnelle. Il était lui intéressé à montrer jusqu’à quel degré, il était attaché à son siège de parlementaire depuis que le président du Frodebu institutionnel, Léonce Ngendakumana a demandé au président de l’assemblée nationale de s’en remettre à la cour constitutionnelle pour que celle–ci fasse subir aux députés ayant tourné le dos au Frodebu, le même sort que celui des 22 députés. La situation n’est pas la même, a seulement bruyamment rétorqué aux journalistes sans plus d’arguments.

Il aura donc fallu l’intervention de Me François Nyamoya et surtout du représentant de l’Oag pour éclairer l’opinion à propos de la décision de la cour suprême. Selon Me Nyamoya, la cour est allée jusqu’à se référer sur un article de la constitution qui traite autre chose que la déchéance des parlementaires. Il a été appuyé par un représentant de l’Oag qui a parlé, tous les textes régissant l’assemblée nationale y compris la loi fondamentale et la loi communale à l’appui, avant d’affirmer que la décision de la cour constitutionnelle n’est que
politique. Et Me Nyamoya de renchérir qu’à force de faire gober aux hommes de lois des décisions prises ailleurs, nos hommes politiques risquent de se créer des embarras à l’avenir en rappelant le cas d’Hussein Radjabu qui a connu un vilain retour du bâton. Même pour les autres questions, les représentants du Cndd – Fdd n’ont guère été convaincants. Embarrassé
dans ses réponses qui n’en étaient pas unes, le président du Cndd – Fdd, Jérémie Ngendakumana qui se croit encore à l’époque du parti unique, a proféré des menaces à peine voilées à l’endroit du président de l’Olucome qui avait comparé le pouvoir qui continuait à bafouer la loi, comme un délinquant qui s’amuse à consommer des stupéfiants, une déviance qui finit par faire sombrer son auteur.
Comparaison n’est pas raison, mais cela n’a pas empêché à Jérémie Ngendakumana de s’énerver, ce qui revient que quelque part, à montrer qu’il a senti une certaine vérité - celle-là qui blesse -, dans les interventions du président de l’Olucome.

La rédaction

Oma, la folle de Dieu de Ruyigi

22-06-2008


Marguerite Barankitse fait vibrer les colonnes du Colisée

Le Soleil,Quebec, 2008-06-21 (Le Soleil)

Yves Therrien

Le plus vibrant et le plus émouvant des témoignages du congrès eucharistique est arrivé du plus petit pays du monde selon la Banque mondiale, le Burundi, mais de la bouche d’une femme plus grande que nature, pleine de verve et d’une conviction sans limites, Marguerite Barankitse.

Le tonnerre d’applaudissements à la fin de son allocution montrait à quel point elle avait frappé dans le mil. Toutes les personnes rencontrées dans les corridors du Colisée ne tarissaient pas d’éloges.

Marguerite Barankitse s’est même permis de brasser les évêques et cardinaux du 49e Congrès eucharistique international de Québec, leur rappelant que l’eucharistie ne se trouve pas dans leurs lettres pastorales, disant aux membres des communautés religieuses qu’elle n’était pas non plus dans leur couvent, mais dans la rue, sur la place. ”Ouvrez vos archevêchés, ouvrez vos couvents, allez sur la place, allez vers les autres, c’est là que se trouve l’eucharistie, c’est là que vous verrez Dieu„.

Étonnante et malgré tout pleine d’une joie communicative lorsqu’elle parle des malheurs qu’elle a vécus dans la guerre entre les Hutus et les Tutsis au Burundi, elle sourit à ceux qui l’ont traité de folle, comme dans le titre à son sujet dans Libération, où qui disent qu’elle perd la tête. ”Le premier fou, c’est Dieu, et j’ai choisi de le suivre„, lance-t-elle d’une voix qui ne laisse pas de place au ridicule.

La veille, lors d’une entrevue en marchant à Expo-Cité, Marguerite Barankitse lance tout sourire: ”Je suis grand-mère de jumeaux depuis hier. Une de mes filles a eu des jumeaux, je suis une grand-mère heureuse.„ ”Vous avez combien d’enfants?„, demande innocemment le journaliste. ”J’ai plein de filles et de fils, des milliers, 10 000 au moins„, poursuit-elle avec la joie exubérante qui la caractérise même si elle aligne rendez-vous et entrevues depuis quelques heures.

”Combien? Comment est-ce possible d’être mère de 10 000 enfants?„ Alors, Mme Barankitse raconte comment elle joue depuis 15 ans son rôle de mère auprès des orphelins de la guerre, des enfants soldats, de tous ceux qu’elle a recueillis dans son oeuvre de la Maison Shalom. Elle en prend soin comme une mère naturelle, fait en sorte que leur éducation soit assurée, qu’ils puissent vivre une nouvelle vie de famille entre frères et soeurs sans briser les fratries dans un nouveau milieu plus rassurant, mais en leur disant ”Hutus et Tusis, votre nouvelle ethnie c’est la Maison Shalom„.

”Et je continue de jouer mon rôle de mère tous les jours, ajoute-t-elle. Aujourd’hui, mes collaborateurs se sont mes enfants qui ont grandis et devenu médecins, travailleurs sociaux et psychologues qui permettent à la Maison Shalom de continuer son oeuvre.„

Et parfois, un de ses enfants devenus gouverneur d’une province, ou un autre diplomate dans une ambassade dans le monde dira: ”Nous, enfants de la Maison Shalom„ marquant ainsi une appartenance qui va bien au-delà des liens de la famille biologique.

Les dix années de guerre civile au Burundi ont fait des milliers de morts et des milliers d’orphelins dans l’indifférence quasi totale des puissances occidentales, mais ce ne fut pas le cas dans la vie de Marguerite Barankitse. Elle a eu le déclic à cause de sa foi lorsqu’elle a vu, le 24 octobre 1993, des gens qu’elle protégeait être assassinés sous ses yeux. Pour elle, il fallait répondre au mal par l’amour des autres. ”La foi et l’amour déplaceront les montagnes. Je rêve du jour où mes enfants seront président de la République, ministre de la Justice pour contrecarrer le pouvoir de la haine.„

Elle a donc accueilli les enfants et fait bâtir des petites maisons pour recréer une vie de famille avec tous ces orphelins et fondé la Maison Shalom. ”Ce n’est pas un orphelinat, martèle-t-elle tout en souriant. Je suis contre ces institutions qui ne sont pas des milieux de vie. J’ai acheté des petits lopins de terre et construit des petites maisons pour créer des milieux de vie ou mes enfants peuvent grandir, étudier et être soignés.„

Elle a reçu de nombreux prix internationaux, ”mais tout cet argent a servi à construire de nouvelles maisons pour accueillir d’autres orphelins.„ Et, c’est en chantant un refrain de John Littleton ”Allez-vous en sur les places et sur les parvis être mes témoins„ qu’elle a descendu les marches de l’estrade sous un tonnerre d’applaudissements.

La rédaction

Clin d'oeil d'un E lecteur .

21-06-2008

LES ELEPHANTS DU FRODEBU DANS LES ELECTIONS DE 2010.

Aux élections présidentielles françaises de juin 2OO7, le candidat de droite, M. Nicolas SARKOZY, l’a emporté sur la candidate de gauche Mme Ségolène ROYAL.

Les raisons de la défaite du parti socialiste sont diverses et variées. Citons entre autres la guerre intestine entre les différents ténors du parti appelés aussi « Les éléphants ». Ceux-ci, battus aux élections primaires pour la désignation du candidat ou de la candidate du Parti socialiste aux élections présidentielles, ont mal digéré leur défaite et n’ont apporté qu’un timide soutien à la candidate du PS.

Si aujourd’hui j’ai pris la plume, c’est pour soulever une question que certains Burundais et observateurs avertis se posent tout bas. Qui sont les Eléphants du FRODEBU ? Quel rôle joueront-ils dans les élections de 2010 ?

Je souhaite que nous tirions des leçons de la malheureuse expérience du Parti Socialiste. Celui-ci, dirigé par la génération Mitterrand, a tenu la jeune génération presque à l’écart des hautes instances du parti. Quand il s’est rendu compte que la droite avait misé sur la jeunesse de son équipe, c’était trop tard.

Revenons à nos moutons. La génération 93 du parti FRODEBU a, vu les circonstances dans lesquelles elle a travaillé, a fait des exploits. A l’heure actuelle, les questions qui se posent sont entre autres : quelles sont les ambitions politiques de nos éléphants dans un proche avenir ? Que font-ils pour préparer la jeune génération à assurer la relève ? Ont-ils encore assez de vigueur pour mener le parti jusqu’à la victoire ?

L’erreur qu’il ne faut pas commettre c’est celle de sous-estimer l’influence de l’actuel chef d’Etat, M. Pierre NKURUNZIZA, en raison de son désastreux bilan économique, social . Chaque jour qui passe, il soigne son image auprès de la population et ratisse large: il n’a pas peur de chausser ses bottes et de passer une journées à drainer les marais (kugazura), il se rend chez la veuve et lui fait construire une maison de sa poche, il sort en catastrophe du conseil du Gouvernement pour aller jouer au ballon avec les jeunes des quartiers, il plante des arbres où qu’il passe, il va à l’église le dimanche, etc. Ces petits gestes apparemment anodins et dont beaucoup de ses adversaires se gaussent ne passent pas inaperçus au yeux du Burundi d’en–bas.

Quand les élections viendront, ce sont les arbres plantés, les veuves aidées, les jeunes du quartier qui parlerons à sa place . Leurs témoignages constitueront des arguments chocs que personne ne saura contester. Un dicton burundais dit : « on ne jure que par celui qui vous a fait don de quelque chose » (Umuntu yirahira uwamuhaye). A l’heure actuelle, qui s’est donné la peine de compter les personnes qui ont reçu quelque chose du Président ? Combien de mains il a serrées ? Combien d’arbres il a planté ?

Détrompons-nous, M. Nkuruziza est un fin politicien, un bon tacticien. Il risque de nous mettre KO le moment venu. Il a déjà lancé sa campagne pour les présidentielles prochaines! C’est déloyal, mais c’est ainsi.

Mettons-nous au travail dès à présent. Il faut :
- donner un coup de jeune à l’équipe dirigeante du Frodebu.
- réfléchir à des actes symboliques à poser régulièrement pour ne pas se laisser noyer par la vague Nkurunziza : évènements sportifs ou musicaux, émissions radio/TV, affichages, accessoires de vêtements, travaux d’intérêt commun effectués par une cellule du Frodebu dans sa commune, etc.
- lancer sur la scène politique une nouvelle personnalité dans laquelle la jeune génération peut se reconnaître.
- S’assurer que les éléphants ne nous préparent pas une guerre de chefs sans merci.

Bref, il faut faire quelque chose, le temps presse. Si non, c’est le KO assuré en 2010 !

A. BIGIRIMANA
Paris, France.

Notes de bas de page:

( 1) Depuis le congrès de Grenoble de 1973, le terme « éléphants » désigne l'ensemble des cadres historiques du Parti socialiste. Aujourd'hui, sont désignés « éléphants » les personnalités politiques du PS qui occupent une place à part dans l'histoire du socialisme (les anciens Premiers ministres), celles qui sont à la tête des grosses fédérations ou qui siègent dans des instances emblématiques comme au bureau national du PS.
Ainsi, Laurent Fabius, Lionel Jospin, Pierre Mauroy, tous trois anciens Premiers ministres, sont considérés comme des éléphants. Jack Lang, Dominique Strauss-kahn sont également à ranger dans cette catégorie. Plus généralement, on appelle éléphant tout homme politique qui occupe un poste de responsable depuis de très nombreuses années.


BIGIRIMANA




La rédaction

Et si la cour constitutionnelle revoyait sa copie?

19-06-2008

L'arrêt controversé de la Cour Constitutionnelle du Burundi d'exclure du parlement 22 députés est loin de faire taire les débats.

Sous le titre: "Pouvoir et droit au Burundi: un commentaire (principalement) juridique sur l’arrêt du 5 juin 2008 de la Cour Constitutionnelle dans l’affaire RCCB 213", Stef Vandeginste ¤ revient sur cette affaire qui constitue, et c'est le moins que l'on puisse dire un précédent historique dans la jurisprudence burundaise.

Bien qu’un certain degré de controverse semble parfois inévitable et bien acceptable dit'il, un excès de controverse peut nuire gravement à la crédibilité même de la Cour et, plus généralement, au fonctionnement d’un des piliers du système de séparation des pouvoirs et de l’Etat droit.

(....) En effet, l’inconstitutionnalité que dit constater la Cour n’est pas attribuée à l’institution même de l’Assemblée Nationale (au contraire, celle-ci est plutôt ‘victime’ qu’auteur de l’inconstitutionnalité), mais aux 22 députés identifiés nommément dans l’arrêt. Cela veut nécessairement dire que, selon la Cour, un député est un organe de l’Etat et que ses actes sont soumis à un contrôle de conformité à la Constitution par la Cour.

Voilà une contribution importante de la Cour au développement du droit constitutionnel burundais

Dorénavant, non seulement le législateur ou le pouvoir exécutif qui exerce le pouvoir réglementaire est soumis à un contrôle par la Cour Constitutionnelle, mais également tout autre organe de l’Etat, y compris, entre autres, le directeur de prison, le militaire, l’officier de police judiciaire.


" Nous concluons, par rapport à l’examen du fond de la requête, que (1) la Cour a omis de prendre en considération d’autres articles de la Constitution que ceux mentionnés par le requérant, et que (2) la Cour Constitutionnelle s’est basée sur une interprétation erronée de l’article 169. Nous estimons que l’arrêt de la Cour est mal motivé et qu’elle aboutit à une fausse conclusion"

Rien non plus n'est précisé quant à la solution:

La Cour conclut par un constat. Elle constate que des sièges à l’Assemblée Nationale sont occupés de façon inconstitutionnelle par 22 députés dont elle reprend le nom dans son arrêt. Et alors? Quelles sont les conséquences juridiques d’un tel constat par la Cour? La Cour ne parle nulle part d’une exclusion, radiation, déchéance, destitution, remplacement, etcetera, des députés. Elle ne spécifie tout simplement pas quelles sont, en droit, les conséquences de son constat. Cela suscite plusieurs observations.

Par conséquent, il serait erroné de conclure que, suite à l’arrêt de la Cour, les 22 députés cessent de siéger à l’Assemblée. Nulle part la Cour ne dit qu’ils ne peuvent plus siéger. Elle constate simplement qu’ils siègent de façon inconstitutionnelle. Elle fait le constat de cette situation inconstitutionnelle sans pourtant spécifier comment y remédier.

Nous concluons qu’en droit, les 22 députés continuent à siéger (même si, dans les faits, leurs places à l’Assemblée Nationale ont été reprises par d’autres personnes qui, ainsi nous semble-t-il, participent illégalement aux travaux de l’Assemblée. Nous y revenons).


(....) Nous concluons que (a) en droit, les 22 députés mentionnés dans l’arrêt continuent à siéger bien que, du moins de l’avis de la Cour, de façon inconstitutionnelle, et (b) leurs soi-disant suppléants siègent illégalement, car contrairement aux dispositions du Code Electoral. (Une autre source d’illégalité serait d’ailleurs que celui qui a, dans les faits, remplacé un des 22 députés n’est pas «le suppléant en position utile, le cas échéant, de même ethnie ou de même genre pour sauvegarder les équilibres sur la liste électorale de la circonscription concernée», art. 133 du Code Electoral)

Etant donnée l’illégalité de leur mandat, les délibérations et les opérations de vote à l’Assemblée Nationale se font contrairement à la Constitution. Il nous semble que, sur base de l’article 228, deuxième tiret, la Cour Constitutionnelle est compétente pour – au moins – en faire le constat. Ce qu’elle peut faire à l’initiative, par exemple, d’un quart des députés, y compris les 22 députés qui, en droit, continuent à siéger.


L’arrêt de la Cour Constitutionnelle du 5 juin 2008 est donc historique à plus d'un titre.

¤ On ne présente plus Monsieur Stef Vandeginste
Il est chercheur à The Institute of Development Policy and Management University of Antwerp (UA) (Anvers en Belgique) et est auteur de plusieurs articles sur le Burundi publiés entre autre dans la Revue Politique de l'Afrique des Grands-Lacs.

Lire aussi sur notre site son dernier article sur l'immunité provisoire des leaders et combattants du Palipehutu-FNL. Mai 2008

Du même auteur aussi: "La justice transitionnelle, préalable à la reconstruction du Burundi" Rencontre européenne de la diaspora burundaise (du 23 au 25 mai 2008)

NDLR Nous vous invitons à lire l'intégralité du commentaire en cliquant sur le lien ci dessous.

Est ce que la cour ne gagnerait pas à revoir sa copie, ou à tout le moins traiter les affaires pendantes devant elle avec la même célérité(et répéter sa propre jurisprudence, mais aussi au risque de consacrer l'illégalité?....), afin de redorer son blason,
Dans le cas contraire, la crise du droit au Burundi sera à son apogée. Bonjour les dégats.



Document annexe : 1213909567_Commentaire arret cour const Burundi.pdf

La rédaction

Le frodebu interpelle Ban Ki-Moon

18-06-2008

Bujumbura, le 12 Juin 2008

Réf. N°38/CP/PSF/2008

Transmis Copie Pour Information à :

Son Excellence Pierre NKURUNZIZA, Président de la République du Burundi ;

Son Excellence Yoweli KAGUTA MUSEVENI, Président de l’Initiative de la Paix sur le Burundi et Président de la République de l’Ouganda

Son Excellence Jakaya Mlisho KIKWETE, Président de la République Unie de la Tanzanie et Président en exercice de l’Union Africaine

Son Excellence Thabo MBEKI, Président de la République Sud Africaine ;

Son Excellence Paul KAGAME, Président de la République Rwandaise ;

Son Excellence Mwayi Kibaki, Président de la République du Kenya ;

Son Excellence Jean PING, Président de la Commission de l’Union Africaine ;

Son Excellence le Secrétaire Général de l’Union Interparlementaire ;

Avec les assurances de nos plus hautes considérations.


A son Excellence Ban Ki-Moon,
Secrétaire Général des Nations Unies
à
New-York.


Objet : Alerte sur le risque
des violences graves et
généralisées au Burundi.



Excellence Monsieur le Secrétaire Général,

Nous avons l’insigne honneur de nous adresser à Votre haute autorité pour vous faire part de nos profondes préoccupations suite à la grave crise politico-institutionnelle et sociale que traverse notre pays, et Vous demander d’agir d’urgence pour sauvegarder l’image positive qu’avait le Burundi à la fin de la période de transition et ainsi éviter une catastrophe humanitaire qui peut éclater au Burundi et affecter toute la région.

En effet, Excellence Monsieur le Secrétaire Général, au moment où nous Vous adressons cette correspondance, le Burundi vit une grave crise politique, institutionnelle et sociale sans nom consécutive au rejet de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi, à la violation répétitive de la Constitution et des autres lois en vigueur dans le pays, aux cas de corruption et des malversations économiques et au manque de dialogue entre le Pouvoir CNDD-FDD et les autres forces politiques, sociales et morales comme en témoignent les nombreuses correspondances que nous Vous avons déjà envoyées. Vous-même, Vous faites les mêmes constats dans votre troisième rapport au Conseil de Sécurité sur le BINUB. En effet, des violences ouvertes sont déjà visibles à travers tout le territoire national et si des mesures préventives ne sont pas prises, la situation va dégénérer dans une catastrophe humanitaire.

Il est particulièrement regrettable que les mécanismes de suivi d’accompagnement du Processus de Paix au Burundi et qui sont en grande partie coordonnées par les Nations Unies comme cela était prévu par l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi n’aient pas fonctionné de façon constante, permanente et très engagée, de manière à amener les uns et les autres parmi les acteurs politiques burundais à respecter les engagements pris dans les différents accords qui ont été parrainés par les Nations Unies et toute la Communauté Internationale.

La complaisance et le laxisme des Diplomates et des Représentants des Organisations Internationales présents à Bujumbura encouragent le pouvoir en place à s’enfoncer dans la dictature militaire.
Le Parti Sahwanya-FRODEBU regrette le désengagement de la Communauté Internationale en particulier les Nations Unies et l’Union Africaine au moment où le peuple burundais s’attendait à un soutien multiforme pour la préparation et l’organisation des élections de 2010 qui risquent de se dérouler dans des conditions très difficiles.

Vous vous souviendrez qu’au courant de l’année 2007, vos dignes représentants au Burundi ont pris la décision d’engager de profonds contacts politiques et diplomatiques avec les différents acteurs socio-politiques burundais en vue d’aboutir à la mise en place d’un Gouvernement constitutionnel capable d’affronter les défis pour la consolidation de la Paix au Burundi. En effet, vos représentants avaient constaté que la situation politique et sociale était explosive et comportait des risques de dérapage.

Au début de l’année 2008, une crise institutionnelle a éclaté à l’Assemblée Nationale suite à la destitution injuste et illégale de Madame Alice NZOMUKUNDA, 1er Vice-Président de l’Assemblée Nationale par le Parti au Pouvoir, le CNDD-FDD. Cela a occasionné une situation de blocage de l’institution parlementaire qui perdure jusqu’aujourd’hui. Les tentatives de pourparlers entre les différents Partis politiques représentés à l’Assemblée Nationale n’ont abouti à aucun résultat.

Excellence Monsieur le Secrétaire Général,

Au moment où nous rédigeons cette correspondance à votre intention, la situation de l’Assemblée Nationale a dégénéré de manière très grave et mérite l’intervention de votre Excellence. Le Parti CNDD-FDD, par manipulation de la Cour Constitutionnelle vient de déstabiliser l’Assemblée Nationale qui était, elle-même fragile. Actuellement, c’est le chaos et l’anarchie qui règnent au sein de cette institution.

En effet, sur saisine du Président de l’Assemblée Nationale, lui-même instruit par son Parti, la Cour Constitutionnelle vient de procéder à la radiation de 22 députés, et cela en violation flagrante de la Constitution et du Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale. Une autre série de radiations est en voie de suivre. Un des objectifs visés est l’obstruction de la réalité sur les grands dossiers brûlants de violations des droits de la personne humaine, des malversations économiques et d’une mauvaise gouvernance qui remet en cause les acquis du processus démocratique au Burundi. Ce qui se passe est purement et simplement un état d’exception rampant puisque le pays est actuellement géré par les lois militaires.

La situation socio-économique de la population est déplorable. Les revendications des syndicats sont réprimées de manière aveugle par des policiers au service du Parti CNDD-FDD ; la dictature et l’usage de la force se sont substitués au dialogue social. Des leaders syndicaux sont limogés de leurs fonctions en violation de la loi. Le malaise social et le mécontentement se consolident. Les syndicalistes sont privés de leurs droits et liberté syndicaux pour défendre les intérêts des travailleurs conformément à l’Organisation Internationale du Travail (OIT).

Excellence Monsieur le Secrétaire Général,

La lecture de vos rapports au Conseil de Sécurité sur le BINUB prouve à suffisance que vous êtes bien informé sur la situation qui prévaut au Burundi. Nous voudrions à travers cette lettre, insister auprès de Vous, sur l’impérieuse nécessité d’intervenir en urgence au Burundi en vue d’amener le pouvoir en place à engager sérieusement un dialogue franc, sincère et inclusif, avec les forces politiques, sociales et morales du pays en vue de trouver des compromis dans le respect de la Constitution de la République et ainsi éviter de recréer les causes historiques du conflit burundais.

Votre intervention sera également nécessaire et vitale pour que le pouvoir en place et le PALIPEHUTU-FNL engagent réellement des négociations sérieuses pouvant aboutir à la mise en vigueur de l’Accord Global de cessez-le-feu mettant fin de façon irréversible au conflit armé au Burundi.

A travers notre lettre, nous voudrions insister auprès de Vous pour que le mandat du BINUB soit renforcé de manière qu’il puisse s’impliquer dans la préparation, l’observation et la sécurisation des prochaines élections au Burundi prévues en 2010. Sinon, le risque est grand qu’il n’y ait pas d’élections au Burundi en 2010. Nous voudrions vous demander également d’alerter l’Initiative Régionale pour la Paix au Burundi et les garants de l’Accord d’Arusha d’organiser un sommet d’urgence pour évaluer la situation politique, institutionnelle, sécuritaire et socio-économique qui prévaut au Burundi.

La Paix et la Sécurité, la Démocratie et la Réconciliation Nationale sont menacées au Burundi en témoignent les menaces proférées à l’endroit des Partis politiques, des syndicats de la société civile et prochainement des médias par un pouvoir dit « élu et légitime. »

A travers ce message, nous voudrions aussi insister auprès de la Communauté Internationale représentée à travers l’Union Européenne, l’Initiative de la Sous-Région pour le Burundi, tous les pays ayant des représentations diplomatiques au Burundi, de joindre leurs efforts en vue d’encourager les Partenaires burundais dans la voie du dialogue sous l’égide des Nations Unies en vue de mettre un terme au silence et à la complaisance qui les caractérisent.

Nous invitons les bailleurs de fonds à poursuivre les contacts avec le Burundi, afin d’arriver rapidement à des compromis qui permettraient en urgence un appui financier nécessaire pour notre population qui éprouve une misère indescriptible.

Malgré les nombreuses injustices dont nous sommes victimes de la part du pouvoir en place au Burundi, nous restons disposés et disponibles pour participer de façon constructive au dialogue que nous réclamons en vue de conjurer le retour de la dictature, sauver la démocratie dans notre pays et ramener définitivement le Burundi sur la voie de la paix et de la sécurité, la stabilité politique et la relance du développement, la réconciliation nationale et le bien être de toute la population burundaise et de la sous –région.

Persuadés et convaincus que notre demande sera exhaussée, ne doutant point que Vous allez nous prêter une oreille attentive, nous Vous prions d’agréer, Excellence Monsieur le Secrétaire Général, l’assurance de notre très haute considération.


Pour le Parti Sahwanya-FRODEBU,

Honorable Léonce NGENDAKUMANA

Président.


Copie Pour Information à :

- Son Excellence Monsieur le Représentant
du Secrétaire Général de l’ONU au Burundi
- Son Excellence Monsieur le Représentant
du Président de la Commission de l’U.A au Burundi
- Monseigneur le Nonce Apostolique au Burundi
- Madame l’Ambassadeur des USA au Burundi
- Monsieur l’Ambassadeur de la République
Populaire de Chine au Burundi
- Monsieur l’Ambassadeur de France au Burundi
- Monsieur l’Ambassadeur de Belgique au Burundi
- Monsieur l’Ambassadeur d’Allemagne au Burundi
- Monsieur l’Ambassadeur de la Grande
Bretagne au Burundi
- Monsieur l’Ambassadeur de Suisse au Burundi
- Monsieur l’Ambassadeur de la République
Unie de Tanzanie au Burundi
- Monsieur l’Ambassadeur de la République
Sud Africaine au Burundi
- Monsieur l’Ambassadeur d’Egypte au Burundi
- Monsieur l’Ambassadeur de la République
du Rwanda au Burundi
- Monsieur l’Ambassadeur du Kenya au Burundi
- Monsieur l’Ambassadeur des Pays Bas au Burundi
- Monsieur le Chef de Délégation de la Commission
de l’Union Européenne au Burundi
- Haut Commissariat des Nations Unies pour
les Droits de l’Homme
- Amnistie International
- Human Right Watch
- International Crisis Group
- Initiatives et Changement International

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Le Président NTIBANTUNGANYA s'exprime

15-06-2008

Chers lecteurs,
Votre site vous propose régulièrement des rencontres avec de grands acteurs de la vie politique burundaise. Après le Président du Parti Sahwanya FRODEBU, Léonce NGENDAKUMANA, nous nous sommes entretenus avec l'ancien Président de la République et Sénateur à vie, Sylvestre NTIBANTUNGANYA.
Il nous livre dans les lignes qui suivent, sa lecture de la situation politico-sociale au Burundi.

Cependant, nous avons réalisé cette interview, avant les derniers rebondissements qui au eu lieu à l'Assemblée Nationale et au FRODEBU. Nous aurons encore l'occasion d'y revenir avec notre invité.

Lisez:

Frodebu.be Monsieur le Président, le pays traverse des crises institutionnelles à répétition (par exemple à l’Assemblée Nationale) et la situation économique ne cesse de s’empirer. Quelles sont d’après vous les causes de cette situation ?

Sylvestre NTIBANTUNGANYA Permettez moi d’abord de vous remercier pour cette opportunité que vous m’offrez. C’est une occasion pour moi de livrer à ceux qui visitent votre site ma lecture et mon appréciation de la situation dans mon pays, le Burundi. Mais aussi, en tant que compagnon de la première heure de mon ami Melchior Ndadaye, fondateur du Parti Sahwanya-FRODEBU et Père de la Démocratie au Burundi, comme l’a déjà consacré le Parlement qui l’a érigé au rang de « Héros National de la Démocratie », le moment est propice pour lui rendre hommage en ces moments où ceux qui croyons encore en lui célébrons le 15ème anniversaire de sa victoire comme premier Chef d’Etat démocratiquement élu de l’histoire du Burundi.

Revenant à votre question, il faut dire que le Burundi est traversé par une grave crise politique qui a commencé par l’assassinat du Président Melchior Ndadaye et qui tarde à prendre définitivement fin. Au lendemain de l’assassinat du Président Melchior Ndadaye et de la grave crise qui a suivi, j’ai dit que les organisations ou les hommes politiques qui en sortiront physiquement et surtout politiquement encore en bon état seront une organisation, un homme ou une femme politiques de l’avenir. J’entrevoyais déjà la gravité et la complexité de cette. Que sont devenus aujourd’hui les organisations et hommes politiques qui tenaient le pavé au lendemain de l’assassinat du Président Ndadaye ? Observez et analysez ce qui s’est passé aussi bien au sein des « Forces pour le Changement Démocratique » qu’au sein de la « Coalition des Partis Politiques de l’Opposition » ? Les partis SAHWANYA-FRODEBU et UPRONA qui pilotaient ces « cartels » ont connu beaucoup de modifications aussi bien dans leurs leaderships qu’au niveau de leurs ambitions. Le CNDD, qui deviendra plus tard le CNDD-FDD, dont certains leaders fondateurs avaient fréquenté le FRODEBU ou les « Forces pour le Changement Démocratique » a connu et continue à connaître, du reste comme les partis SAHWANYA-FRODEBU et UPRONA, des convulsions et des contradictions internes qui en réduisent les forces. On connaît aussi les péripéties éprouvantes par lesquelles est passé, depuis 1993, le PALIPEHUTU-FNL qui certainement va rejoindre bientôt la compétition politique constitutionnelle.

A vrai dire, le paysage politique burundais se trouve face à une décomposition déconcertante, déroutante et, malheureusement, qui décourage ceux qui ne sont connaisseurs des arcanes de la vie politique nationale. Cette décomposition va se poursuivre. A mon avis, ce n’est qu’après les élections de 2010 que la situation pourra commencer à se stabiliser.

Regardez. Les partis politiques les plus influents, dont le Parti SAHWANYA-FRODEBU, se déchirent en groupements sur base d’intérêts qui sont loin d’être dictés par le souci de bonne gouvernance du pays et de l’épanouissement de ses populations. Bien évidemment, si les partis qui participent aujourd’hui dans les institutions de l’Etat ne se portent pas bien, cela produit des répercussions négatives sur le fonctionnement des institutions. Ces difficultés au sein des partis politiques s’expliquent aussi par des faiblesses du leadership liées à plusieurs facteurs que je ne développerai pas. J’ai l’impression que le leadership politique est plus tenté de reproduire les avatars du passé dans la gouvernance des partis et du pays au lieu d’être novateurs et inscrire les partis politiques en particulier et la vie politique et institutionnelle en général dans une véritable dynamique de changement. Il y a encore un long chemin à parcourir

Quant à la situation économique, elle est effectivement très inquiétante. Tous les clignotants sont aujourd’hui au rouge. La pauvreté frappe partout et sans pitié. Les premières victimes sont les populations de nos campagnes et des quartiers pauvres de nos villes. Les facteurs à la base de cette situation sont multiples. Certains sont du fait des dérèglements naturels que connaît le pays depuis plusieurs années alors que d’autres relèvent de mauvais choix économiques, de la corruption et des malversations économiques qui sont à la fois des dangers pour la paix politique et sociale mais aussi des sources de la pauvreté.

Frodebu.be La crise au sommet de l’Etat fait des vagues au sein des partis politiques, y compris le FRODEBU. Vous-même avez été suspendu du parti, puis aujourd’hui réhabilité. Quel est votre sentiment personnel et quelle lecture faites vous de cette recomposition du paysage politique burundais ? Quel avenir pour le parti de votre compagnon de lutte Ndadaye ?

S N Je viens d’évoquer des aspects de cette question. Effectivement, le parti SAHWANYA-FRODEBU n’est pas à l’abri des tourmentes politiques que connaît le pays. Le parti traverse aujourd’hui une très grave crise liée à des réalités internes mais aussi à un paysage politique national en décomposition. Mais il ne faut pas que les leaders se laissent tétaniser par les problèmes ou qu’ils soient tentés de les exacerber. Les leaders, au sein des institutions comme dans les partis politiques, ont le devoir de résoudre les problèmes au lieu de les fuir, les nier ou les compliquer.

Je pense que c’est cela qu’on peut évoquer pour expliquer ma controversée suspension du parti SAHWANYA-FRODEBU le 14 juin 2007. En fait, cette suspension pose un problème dans la relation entre les membres d’un parti politique, l’appareil dirigeant et les exigences de la Constitution et des lois vis-à-vis de tout citoyen à qui le pays a confié des charges. Je ne veux pas me laisser aller dans une quelconque polémique sur cela. Certes cette décision a constitué une épreuve pour le parti SAHWANYA-FRODEBU d’abord, mais également pour moi-même. Mais je n’en garde aucune amertume. C’est une expérience pour moi, pour ceux qui dirigent le parti SAHWANYA-FRODEBU et pour l’ensemble du parti lui-même. Je crois que la façon dont cette question a été gérée, en amont comme en aval, par moi-même et par la Direction du Parti devrait servir de leçon dans la vie du parti. Dans la vie d’un parti politique, il faut éviter des décisions précipitées, dictées par des émotions ou des intérêts sectaires et qu’on regrette après pour n’avoir pas suffisamment réfléchi sur leurs conséquences.

Au vu de son histoire et de son expérience, le parti SAHWANYA-FRODEBU dispose d’atouts immenses et de ressorts qui, bien gérés, peuvent aider le parti à affronter n’importe quel problème dans son organisation et fonctionnement internes et dans l’ensemble de la vie politique et institutionnelle nationale. Il est du devoir de la Direction Nationale du Parti, je veux parler du président et du vice-président élus par le Congrès d’octobre 2005 en position de colistiers, d’inscrire les actions du Parti dans l’esprit et la lettre des recommandations du Congrès en ce qui concerne la consolidation des capacités du parti dans sa mission d’ancrer définitivement et inéluctablement le pays dans le mode de gestion démocratique. Pour cela, non seulement ils doivent renforcer le parti dans ses réalités actuelles, mais aussi rassembler autour ou avec le parti les nombreuses disponibilités démocratiques nationales dans l’objectif de la consolidation de la paix et de la démocratie dans le pays. La majorité des inziraguhemuka et des burundais attendent d’eux la promotion d’un profond dialogue interne pour répondre objectivement aux défis auxquels le parti et le pays sont confrontés. La promotion de cette démarche bénéficiera certainement de beaucoup de soutiens.

Frodebu.be A deux ans des élections au Burundi, la fièvre monte et c’est perceptible. Pensez-vous que les conditions sont réunies pour des élections libres ? Quelles actions urgentes faudrait-il entreprendre ?

S N C’est normal. Nous sommes allés aux élections de 2005 dans un contexte politique et sécuritaire non totalement éclairci. Le PALIPEHUTU-FNL était encore en guerre, les mécanismes préconisés pour la justice transitionnelle n’étaient pas encore mis en place… Aujourd’hui, les leaders du PALIPEHUTU-FNL, à la tête desquels se trouve Agathon Rwasa, sont à Bujumbura pour poursuivre avec leurs partenaires du Gouvernement la mise en application de l’accord du 7 septembre 2006. Un espoir est donc permis que la question du PALIPEHUTU-FNL va se régler définitivement. Il est aussi permis d’espérer que la criminalité et les autres formes de violence vont diminuer notamment grâce à la maîtrise des armes qui pullulent encore dans des mains non autorisées. Malheureusement le processus de la justice transitionnelle piétine toujours alors que les burundais ont une soif vive de la vérité sur leur passé douloureux pour maîtriser le présent et bien préparer l’avenir.

J’espère que tous les moyens nécessaires vont être explorés, mis en place et promus par tous les partenaires et acteurs concernés pour se garantir des élections de 2010 libres et transparentes. Si le dialogue sincère et la responsabilité partagée sont promus et pratiqués, 2010 peut constituer une autre étape importante dans la vie politique du Burundi.

Frodebu.be Serez-vous candidat ?

S N A quelle élection ? Puisqu’il y en aura au moins 5 : les élections présidentielles, les élections des députés, les élections communales, les élections sénatoriales et les élections des conseils communaux. Je vous réponds immédiatement que je suis garanti, de manière permanente, pour autant que cette disposition de la Constitution demeure, d’un siège au Sénat. Cela étant dit, tous ceux qui aspireraient, légitimement du reste, à être candidat pour l’une ou l’autre élection, devraient faire preuve d’un peu de patience. Il ne faut pas s’engager dans des compétitions électorales dont les règles du jeu ne sont pas encore fixées autant au niveau du pays en général que des partis et autres cadres pouvant entrer en compétition.

Frodebu.be Une délégation du PALIPEHUTU-FNL ainsi que le leader de ce mouvement, monsieur Agathon Rwasa, est venue à Bujumbura pour la poursuite des actions destinées à la mise en application de l’accord du 7 septembre 2006. Toutefois, personne n’oublie que cette évolution a lieu après les affrontements entre les Forces Nationales de Libération et la Force de Défense Nationale repris le 17 avril 2008. Croyez-vous que les burundais peuvent aujourd’hui espérer que la paix est devenue irréversible ?

S N A entendre les différents protagonistes de ce conflit, y compris à des niveaux très élevés, je suis d’avis que l’espoir est permis. Tous me paraissent aujourd’hui sincères. Il me semble aussi que la communauté internationale, à commencer par la Région et la structure de facilitation (particulièrement le Directoire Politique) est engagée à appuyer cette dynamique pour la rendre irréversible. Il est donc du devoir des leaders du Gouvernement et du PALIPEHUTU-FNL de pousser sur l’accélérateur et de répondre rapidement à toutes les autres questions qui se posent dans la mise en application de l’accord qui les lient, notamment en ce qui concerne les aspects politiques de la question ; je veux parler de la transformation du mouvement PALIPEHUTU-FNL en parti politique et son association à la gestion du pays, une préoccupation insistante qu’on décèle dans les premières déclarations du président du PALIPEHUTU-FNL depuis son retour à Bujumbura.

Frodebu.be Un mot de la fin pour les inziraguhemuka et les lecteurs de notre site ?

S N A l’endroit des inziraguhemuka, je dis : n’ayez pas peur des problèmes, évitez seulement de les exacerber en les affrontant sereinement, dans le respect mutuel et la responsabilité patriotique et démocratique. A tous les démocrates qui se réclament de l’héritage de Melchior Ndadaye, je dis RASSEMBLEZ-VOUS. Dans cette action, le rôle des leaders est important. C’est à eux de se convaincre d’abord pour convaincre les autres ensuite que l’union fait la force et que la dispersion affaiblit. Peuvent-ils alors se convaincre et convaincre sur le besoin d’une réunification des héritiers de Melchior Ndadaye ? La Direction dont le parti SAHWANYA-FRODEBU est doté depuis le Congrès d’octobre 2005 doit inscrire cette question dans ses priorités. En commençant par réduire et faire disparaître les tensions internes au sein du parti. C’est de cette façon que pourraient être posés les jalons pour rendre irréversible l’option démocratique au Burundi.

Pour les lecteurs de votre site, je les encourage à continuer à le consulter. Mais aussi faudra-t-il que le site continue à mériter leur confiance par l’objectivité des informations livrées et la profondeur des analyses faites. J’encourage ceux qui partagent vos informations et analyses à vos confier aussi leurs réflexions. Ceci est davantage nécessaire du côté des inziraguhemuka, ceux de la diaspora comme ceux vivant dans le pays. Votre site pourrait servir de point de ralliement des idées démocratiques sur le Burundi.

Frodebu.be Nous vous remercions, Monsieur le Président

La rédaction

La riposte contre la lettre de KIGANAHE

12-06-2008

Bujumbura le 11 juin 2008


A l’Honorable Pie Ntavyohanyuma, Président de l’Assemblée Nationale
à Bujumbura

Objet :
Protestations contre la lettre 130/2ème VPAN/005/2008 du Député Kiganahe Didace

Honorable Président,

Nous , députés, signataires de la présente , venons de prendre connaissance de la correspondance 130/2ème VPAN/005/2008, vous adressée en date du 09/06/2008, par le député Kiganahe Didace, anciennement membre du Bureau de l’Assemblée Nationale. Cette lettre est intitulée « Rapport du département législatif et nécessité de déclaration de vacance de siège de certains députés pour cause d’absences injustifiées ».

Honorable Président,

Nous voudrions à travers notre correspondance vous transmettre nos protestations contre cette lettre du Député Kiganahe Didace , notamment pour les raisons qui suivent :

Sur le fonds, il est connu actuellement que l’Assemblée Nationale du Burundi a été paralysée pendant toute la session dernière durant les mois de février, mars et avril.
Le problème de fonds qui a paralysé l’Assemblée nationale est la régularité du Bureau qui était mise en cause par beaucoup de députés dont nous-mêmes. Ceci a conduit à ce qu’il y’ait de nombreuses consultations au sein du Bureau pour essayer de régler ce problème, et ces consultations ont duré presque toute la session, rendant presque impossible la tenue des séances plénières prévues comme l’attestent les communiqués officiels du Président de l’Assemblée Nationale qui ont été publiés pour annuler ces réunions plénières.

Alors qu’ effectivement la plénière de l’Assemblée Nationale vient de prendre acte de ce fait dans sa réunion du 10 juin 2008, le député Kiganahe Didace voudrait régler ses comptes à l’Assemblée Nationale en invoquant des absences qui n’existent pas.

Manifestement, le député Kiganahe Didace voudrait renvoyer toute l’Assemblée Nationale puisque celle-ci n’a pas pu se réunir au moins dans plus de la moitié des séances prévues au cours de cette session.

Sur la forme, le député Kiganahe Didace a été contesté comme membre du Bureau de l’Assemblée Nationale depuis le 6 mars 2008, et en conséquence n’avait plus les prérogatives de superviser un service de l’Assemblée Nationale. Il est donc manifeste que le rapport auquel il fait allusion n’est qu’une manipulation à laquelle il se serait livré pour inventer de fausses preuves.

Par ailleurs, le député Kiganahe Didace se contente de lister les seuls députés du Parti Sahwanya-Frodebu, tout en supposant avec doutes que les députés des autres Partis auraient présenté des justifications sans pour autant les mentionner.
Pour semer plus de confusions, le député Kiganahe Didace signe la lettre sous le titre de membre du Bureau sortant, avec un papier ayant l’entête du deuxième Vice-Président de l’Assemblée Nationale. En plus du fait que l’on ne sait pas s’il a voulu parler d’un Bureau sortant ou d’un Vice-Président sortant, la confusion de forme et de fonds contenue dans cette lettre est de nature tendancieuse et grossière, et ne peut en aucun cas permettre que cette lettre soit considérée comme un document officiel à utiliser dans les délibérations des affaires de l’Assemblée Nationale.

Honorable Président,

Pour toutes ces raisons, nous vous prions de classer sans suite la correspondance du député Kiganahe Didace, parce qu’elle ne fait qu’apporter la confusion et la haine dans le pays et particulièrement à l’Assemblée Nationale.

Nous demandons au Président de la Cour Constitutionnelle qui nous lit en copie de nous accorder le droit de défense , au cas où malgré tout, la demande du Député Kiganahe serait transmise à la Cour Constitutionnelle sous forme de requête.

Veuillez agréer, Honorable Président, l’assurance de notre très haute considération

CPI :
• Honorable Député (Tous)
• Madame le Président de la Cour Constitutionnelle
Députés signataires

Barendegere Hilarie
Buzoya Elie
Barumunungu Séverin
Bikorindagara Sylvestre
Ngendakumana Léonce
Mbundagu Vestine
Kibavu Pie
Gahigi Frédérique
Nibizi Monique
Nahimana Pierre Claver
Nibogora Agnès
Niyigaba Phénias
Nziguheba Evariste
Nkezabahizi Oscar
Ndayegamiye Israel

La rédaction

Usurpation? Non merci

11-06-2008

La création du "Parti" FRODEBU Nyakuri suscite des réactions que l'on attendait finalement.

Voici une première réaction d'un lecteur de notre site:

Voici ce que disait Jean Minani dans son entretien avec Arib.info en Mai 2003 :

" Ceci dit, je voudrais également vous dire que quand on crée un parti politique, on veut absolument un jour accéder au pouvoir " .

Voilà les ambitions du fondateur du Frodebu Nyakuri qui a toujours refusé de s'alligner derrière les directives du Parti Frodebu , pour courtiser le pouvoir en place. Il n'a pas hésité d'afficher son intimité avec le patron du parti au pouvoir lors du séminaire de la diaspora Burundaise à Bruxelles ( du 23 au 25 Mai ) où tous les deux ont brillé par leur irrégularité aux travaux auxquels ils étaient officiellement invités.

Voilà l'homme qui se fait tendre la corde au cou pour être attaché autour du pouvoir et y brouter l'herbe tendre offerte par Ngendakumana Jérémie.

Pour notre Gynécologue , les lecons du passé ne servent à rien, sinon le cas " Gatayeri " l'aurait inspiré.

Ce Lundi 09.06.2008, il nie sur les ondes de la très écoutée Radio BBC Gahuzamiryango qu'il ne vole pas les symboles du Parti Sahwanya Frodebu, en affirmant que son Coq ne ressemble pas à celui de Léonce et Domitien ( Isake y'iwanje ntisa niya Léonce na Domisiyano , disait-il en Kirundi ). Voilà l'homme qui affirme vouloir garder l'héritage du héro de la démocratie, S.E. Ndadaye Melchior.

J'espère qu'il n'osera pas s'appeler " NZIRAGUHEMUKA " !
MJ

Le journal net presse de ce 10 juin dans un style que la rédaction de frodebu.be ne partage pas nécessairement écrit: (....) "La démarche actuelle de Minani ne peut donc s’inscrire que dans une ambition obsessionnelle démesurée (voir Net Press du 9 juin 2008) destinée à faire du Frodebu Nyakuri un instrument du Cndd-Fdd, prêt à nettoyer au cirage les souliers de Pierre Nkurunziza,de Pie Ntavyohanyuma ou de Jérémie Ngendakumana. Si donc il y a quelqu’un au sein de parti fondé par Ndadaye qui a contribué à ternir l’héritage du président assassiné, c’est bien le Dr Jean Minani lui-même, qui est donc très mal placé actuellement de se servir de cet argument ( authenticité)pour asseoir sa crédibilité auprès des électeurs du Frodebu"

La réaction du Parti Sahwanya FRODEBU ne s'est pas fait attendre. Il conteste vigoureusement l'usurpation de son nom et de ses symboles par Minani Jean.Il le fait savoir par la lettre qu'il a envoyée au Ministre de l'Intérieur.

Lisez:

Bujumbura le 10 Juin 2008
Réf. N° :37/CP/PSF/2008



Transmis Copie Pour Information à :

- Son Excellence Monsieur le Président
de la République, avec les assurances
de notre plus haute considération

- Son Excellence Monsieur le Premier
Vice-Président de la République, avec
les assurances de notre très haute
Considération
à Bujumbura

Objet : Violation de la loi sur
les partis politiques




A Monsieur le Ministre de l’Intérieur
et du Développement Communal
à
Bujumbura


Monsieur le Ministre,

Le parti Sahwanya FRODEBU vient d’apprendre avec surprise et indignation que ce dimanche 08 Juin 2008, un groupuscule d’individus récemment exclus du Parti Sahwanya FRODEBU dirigé par Monsieur MINANI Jean, ex-président de ce Parti vient de tenir à Bujumbura une Assemblée Constituante visant à mettre sur pied un soi-disant Parti politique portant abusivement le nom de Sahwanya-FRODEBU Nyakuri.

Au cas où vous ne saurez pas encore, cette association de subversifs porte le même nom et les mêmes symboles que le Parti Sahwanya-FRODEBU créé par Son Excellence Feu Président Melchior NDADAYE en 1992.

Il s’agit là d’une manœuvre honteuse que ses personnes tentent d’utiliser non pas pour pérenniser les idéaux de NDADAYE Melchior comme ils osent le prétendre, mais plutôt pour créer une aile dissidente et ainsi semer la confusion au sein de nos militants Inziraguhemuka, afin de défendre leurs intérêts personnels et sectaires.

Une telle démarche est bien sûr illégale, car faite en violation de l’article 28 de la loi n°006 du 26 Juin 2003 portant organisation et fonctionnement des Partis politiques qui dispose en son article 28 que : « aucun parti politique ne peut se doter de nom, sigle ou autres signes distinctifs appartenant à un autre parti »

Compte tenu de ce qui précède nous vous prions de bien vouloir appliquer la loi dans toute sa rigueur à la matière et rejeter purement et simplement la demande d’agrément qui vous sera adressé par les responsables de ce groupe en les enjoignant de choisir un autre nom que celui porté par un Parti déjà existant.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’assurance de notre haute considération.



Le Président et Représentant Légal du Parti Sahwanya-FRODEBU


Honorable Léonce NGENDAKUMANA




CPI à :

- Monsieur le Ministre de la Justice et Garde des Sceaux
- Monsieur le Procureur Général de la République
à Bujumbura

La rédaction

Qui sont ils?

10-06-2008

Non pas parce que le parti Sahwanya FRODEBU approuve la démarche du président de l'Assemblée Nationale et du Président de son parti,

Non pas parce que l'arrêt de la cour constitutionelle ne souffrirait pas d'imperfections ou d'injutices,

Mais tout simplement pour démontrer son absurdité et s'ériger contre la politique de deux poids, deux mesures (nta mwana n'ikinono), l

Le Parti Sahwanya FRODEBU vient lui aussi d'adresser une correspondance au Président de l'Assemblée, avec copie à la Cour Constitutionnelle, lui demandant de chasser des rangs du parlement, ses parlemntaires récalcitrants.

Lisez:



Bujumbura, le 09/06/2008
Réf. N° 36/CP/PSF/2008

A Son Excellence Honorable Président de
l’Assemblée Nationale du Burundi
à
BUJUMBURA
Objet : Rectificatif de la lettre n° n°35/CP/PSF/2008
relative au pourvoi de certains sièges du Parti
Sahwanya-FRODEBU à l’Assemblée Nationale

Excellence Honorable Président,

Nous référant aux articles 126, 127, 128 et 130 des Statuts du Parti Sahwanya-FRODEBU, aux articles 218 à 221 du règlement d’ordre Intérieur ainsi qu’aux décisions prises par le Conseil National de Discipline du Parti Sahwanya-FRODEBU, nous avons l’honneur de porter à votre connaissance que les députés dont les noms figurent en annexe ne sont plus membres du Parti Sahwanya-FRODEBU.

Tenant compte de l’Arrêt RCCB 213 rendu par la Cour Constitutionnelle le 06 juin 2008 relative à l’occupation inconstitutionnelle des sièges à l’Assemblée Nationale, nous référant également aux articles 98 et 169 de la Constitution de la République du Burundi, nous avons l’honneur de vous demander de bien vouloir saisir la Cour Constitutionnelle pour le pourvoi des sièges occupés illégalement par les députés ci-haut cités.

La présente correspondance annule et remplace la correspondance n°35/CP/PSF/2008

Veuillez agréer, Excellence Président, l’expression de notre haute considération.

Pour le parti Sahwanya-FRODEBU

Honorable Léonce NGENDAKUMANA

Président.-
T.C.P.I.
Madame le Président de la Cour Constitutionnelle,
A Bujumbura.

Il s'agit de:

1. BARADANDIKANYA Gloriose

2. BUCUMI Cassien

3. GAHIMBARE Jean Baptiste

4. GAHUNGU Juvénal

5. KIGANAHE Didace

6. MANIRAKIZA Côme

7. MINANI Jean

8. MUTABAZI Jean de Dieu

9. NDUWABIKE Jean Marie

10. NGENDANZI Arcade

11. NTIHABOSE Salvator

12. NTUKAMAZINA Jean Marie

13. NTWAYUMURANGA Cécile

14. RUZAGIRIZA Gérard

15. SENDAYA Christian

La rédaction

Ce que je crois

08-06-2008

C’est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser (...) Pour qu’on ne puisse plus abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir! Montesqieu, “De l’esprit des Lois” Ainsi, et sans risque de se tromper, l’instabilité des lois engendre l’instabilité des Etats
Nous y voilà.
Montesqieu ne prêchait pas dans le désert. Ce qu’il a dit s’applique mutatis mutandis au Burundi
En moins de 3 ans de l’avènement du pouvoir CNDD-FDD au Burundi, ce denier aura à gérer plus d’« EX » personnalités que n’a connu toute la période de transition, ou même les régimes dictatoriaux du passé.
Mon intention n’est nullement de revenir sur les causes profondes des limogeages, démissions ou mutations intervenus. Je voudrais tout simplement inviter les intéressés à s’interroger sur l’existence ou non d’une ligne de conduite de nos dirigeants dans la gestion du pays.
A voir la liste des « EX » qui suit, tout porte à croire que non.
Tenez :
- Un EX président de Parti, Hussein Radjabu, sous les verroux
- Trois EX Vice président de la République:
1. Alice Nzomukunda (exclue du Parti CNDD-FDD)
2. Marina Barampama (ephémère et tombée dans les oubliettes)
3. Martin Nduwimana
- Ex président et vice présient de l’AN:
1. Immaculée Nahayo
2. Onésime Nduwimana
3. Alice Nzomukunda
4. Irène Inankuyo ( n’a duré au perchoir que le temps de la rosée, tellement son élection avait été décriée de toute part)
5. Didace Kiganahe

- Ex vice présidente du Sénat: l’Honorable Yolande NZIKORURIHO dont personne ne se rappelle

- Plus de 6 remaniements ministériels avec un nombre impressionant d’anciens ministres:
1. Dieudonnée Ngowembona (Ex ministre des finances), qui paraît il aurait confondu le PNB (Produit National Brut) et la PNB (Police Nationale Burundaise)
2. Denise SinankwaEx ministre des finances (en exil)
3. Karenga Ramazani: le tout puissant ministre de la communication et porte parole du gouvernement qui s’était distingué lors de la vente illicite du Falcon 50 en déclarant que l’Etat pouvait même le donner gratuitement (aujourd’hui tombé dans les oubliettes)
4. Le plenipontentiaire ministre de l’intérieur, Général de Brigade Evariste Ndayishimiye
5. Bigirimana Jean (condamnée à une peine de prison dans le procès de Radjabu !)
6. Nizigama Potame, à la campagne à Muyinga
Et j’en passe

Ancien gouverneur de la Banque de la République: Isaac Bizimana (en prison !)

Anciens ambassadeurs dont le fameux Joseph Ntakarutimana, Paul Mahwera, Jean Ngendanganya etc….

Commandement à l’Armée et police: Général de Brigade Guillaume Bunyoni

Ancien Chef d’Etat major, l’illustre Général de Brigade Adolphe Nshimirimana

Procureur général de la République: Ndikumana Jean Bosco (illustre dans le faux procès de putsch diligenté contre les présidents Ndayizeye Dominitien, Kadege Alphonse & co

Directeurs de cabinet du Président:
1. Martin MbazumutimaJean
2. Jean Bosco Ndikumana

Gouverneurs de provinces et maires de Bujumbura ……

La liste n’est bien évidemment pas exhaustive et on pourrait l’allonger à volonté!

Et comment voulez vous que, dans ces conditions, le citoyen lamda puisse y voir clair?

N’en déplaise à tous ceux qui voudraient faire porter le chapeaux à d’autres, les crises et autres paralysies institutionnelles à répétition sont le fruit de cet état de fait.

Il n’ y a plus de cohérence, encore moins de continuité au sein du Parti tombeur du FRODEBU! Il n’a pas de programme à suivre, de même que les hommes pour le mettre en pratique, d’où d’incessants tâtonnements et improvisations. C’est le sauve qui peut général!!

Ajouter à cela la chasse à l’homme et l’appât du gain facile et immédiat pour cause de peur du lendemain, vous obtenez un cocktail explosif et imbuvable dont il faut tout de suite se débarrasser.

Au moment où je mets la touche finale à cette réflexion, j’apprends que 22 parlementaires issus du Parti CNDD FDD viennent d’être déchus de leur mandat par la Cour Constitutionnelle et ce sur injonction du Président de l’Assemblée Nationale (et sur ordre Président du Parti au Pouvoir dont il est sous la coupe)
Raison invoquée: Ces parlementaires auraient entre temps changé de casquette politique ou seraient devenus “indépendants”.

Il s’agit d’une situation inédite. Pour la première fois au Burundi, un juge, fut il constitutionnel, décide de priver un parlementaire de son mandat à la place de la population qui l’a élu.

Cela étant, d’autres parlementaires d’autres partis (MINANI et KIGANAHE du FRODEBU par exemple) ont été exclus de leur Parti, mais eux gardent leur siège.
Ils viennent par ailleurs de fonder, sous la protection et la bénédiction du pouvoir, un nouveau parti, le FRODEBU « Nyakuri », à l’image du PADER de Nzojibwami, du temps de Buyoya, qui n’aura duré que le temps de la rosée.

Pour rappel, Minani Jean est l’ancien président du Parti Sahwanya FRODEBU à l’avoir dirigé le plus longtemps (11 ans), plus que le Notre Héros NDADAYE Melchior lui-même. Il dit qu’il souhaite revenir aux vraies idées de NDADAYE. Que faisait-il pendant tout le temps qu’il était à la tête du Parti?

Nous leur souhaitons bon vent…..

Pourquoi donc deux poids deux mesures? On aura tout vu. Ce qui est sûr, les portes des prisons sont grandement ouvertes pour ces parlementaires d’infortune. On trouvera bien une raison pour les coffrer. Mais, la situation politique va t’elle pour autant se normaliser? On peut s’en douter.

A ce rythme, la descente aux enfers du parti CNDD-FDD est inexorable.

Je crois qu’il faudrait aujourd’hui, une Union Sacrée de tous ceux qui croient en l’avenir démocratique du Burundi, dont l’objectif principal serait de renvoyer le CNDD FDD dans l’opposition

Qui le regrettera?

N.G

Le FNL recruterait en masse

07-06-2008

Burundi: le gouvernement dénonce des "recrutements massifs" par les FLN

BUJUMBURA - Le gouvernement du Burundi a accusé les rebelles des Forces nationales de libération (FNL) de continuer à procéder à "des recrutements massifs" dans le pays, en violation de l'accord de cessez-le-feu signé en 2006, dans un communiqué parvenu à l'AFP samedi.

"Le gouvernement constate ces derniers jours que le Palipehutu-FNL continue à se livrer à des recrutements massifs à travers tout le pays (...) en violation de l'accord global de cessez-le-feu signé le 7 septembre 2006", selon la ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Hafsa Mossi.

Le Parti de libération du peuple hutu (Palipehutu) est la branche politique des FNL.

Le gouvernement accuse également le Palipehutu-FNL de continuer à exiger de la population "des cotisations forcées en argent et en vivres, alors qu'il bénéficie du ravitaillement assuré par nos partenaires".

L'Union européenne et la Suisse financent depuis le 28 mai une opération de ravitaillement de combattants rebelles estimés à 3.000 hommes, alors que les FNL revendiquent officiellement 15.100 combattants. Ce ravitaillement sera assuré pendant 15 jours au-delà desquels les FNL doivent avoir gagné des sites de cantonnement.

"Face à cette situation, le gouvernement prie instamment le Palipehutu-FNL de rejoindre les camps de rassemblement" et "informe que les nouvelles recrues seront décomptées de l'effectif de ce mouvement, lors de son intégration", conclut le communiqué.

"Je n'ai pas de commentaire à faire. Le président Agathon Rwasa va s'exprimer sur la question demain (dimanche) avant de s'envoler pour Sun City en Afrique du sud, où il doit participer à une réunion importante", a déclaré à l'AFP le porte-parole rebelle, Pasteur Habimana.

Selon une source diplomatique à Bujumbura, "une réunion du directoire politique élargi aux envoyés spéciaux de l'ONU, de l'UE et de l'UA doit se tenir à Sun City du 8 au 10 mai, en vue de faire avancer la mise en application de l'accord, qui semble faire du surplace".

"Le président sud-africain Thabo Mbeki doit recevoir Rwasa, et il doit en principe organiser une rencontre entre lui et le président (burundais) Pierre Nkurunziza qui se trouve dans ce pays en ce moment", a ajouté la même source, sous couvert d'anonymat.

Le leader des FNL est rentré le 30 mai à Bujumbura peu après la signature d'une nouvelle déclaration de cessation des hostilités dans le pays.

Le gouvernement et les FNL ont déjà signé en septembre 2006 un accord global de cessez-le-feu, mais son application achoppe toujours sur la question du partage des pouvoirs politique et militaire.

Dans ce climat de blocage total des discussions, les rebelles avaient lancé le 17 avril une offensive contre la capitale, faisant craindre à la population un retour à des affrontements à grande échelle.

Depuis 2006, le Burundi tente d'en finir avec une guerre civile qui a fait 300.000 morts depuis 1993.

.

La déchéance de 22 déput&eacu

07-06-2008

Burundi: la cour constitutionnelle autorise la déchéance de 22 députés

BUJUMBURA - La Cour constitutionnelle du Burundi a
autorisé vendredi la déchéance de 22 députés exclus ou démissionnaires du parti présidentiel sur les 118 que compte l'Assemblée nationale, paralysée depuis plusieurs mois, a-t-on appris de source officielle samedi.

"La Cour constitutionnelle a accepté de se saisir de la requête du président de l'Assemblée nationale et a tranché vendredi. La cour a reconnu l'occupation inconstitutionnelle des sièges par les 22 députés concernés", a déclaré à l'AFP la présidente de cette cour, Christine Nzeyimana.

Le président de l'Assemblée nationale avait demandé le 30 mai à la Cour constitutionnelle la déchéance des 22 députés anciens membres du parti présidentiel, arguant "qu'un parlementaire démissionnaire de son parti politique perd automatiquement le droit de siéger".

Il s'agit notamment de l'ancien président du parti CNDD-FDD, Hussein Radjabu, condamné récemment à 13 ans de prison pour atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat, et de députés qui lui sont restés fidèles, après son éviction de la tête du parti présidentiel burundais en février 2007.

Le parti présidentiel traverse depuis février 2007 une crise interne qui a conduit à l'éviction de M. Radjabu. Une vingtaine de députés fidèles à M. Radjabu avaient ensuite rejoint les rangs de l'opposition, privant ainsi le président burundais Pierre Nkurunziza de sa majorité parlementaire.

Selon un haut cadre du parti présidentiel, "les suppléants des 22 députés vont siéger à l'Assemblée nationale dès la plénière de mardi. C'est une grande victoire, car le CNDD-FDD retrouve sa force". Les suppléants en question devraient en effet voter conformément à la ligne du parti présidentiel.

"C'est la manifestation d'une dérive totalitaire pour un parti qui ne pense qu'à récupérer la vingtaine de sièges perdus depuis la scission du CNDD-FDD, en vue de regagner par la force une majorité qu'il n'a plus", a commenté le député Mathias Basabose, qui fait partie des 22 députés visés par cette décision.

En 2007, les travaux de l'Assemblée du Burundi, qui tente de sortir de 15 ans de guerre civile, avaient été bloqués de février à novembre, jusqu'à la mise en place d'un gouvernement de consensus comprenant les deux principaux partis de l'opposition, le Frodebu et l'Uprona.

Le Burundi peine à sortir d'une guerre civile débutée en 1993 et qui a fait plus de 300.000 morts, essentiellement civils.

Source: AFP

Le FRODEBU joue un rôle "régula

04-06-2008

Comme annoncé dans notre dernière édition, nous vous livrons, en exclusivité, l'interview que le Président du Parti Sahwanya FRODEBU nous a accordée, lors de son dernier passage à Bruxelles. De la crise à l'Assemblée Nationale, jusqu'aux divisions qui minent plusieurs partis,en passant par les prochaines élections et la question des candidats présidents,tout y passe!

Lisez plutôt.

Frodebu.be: Monsieur le Président, Bonjour

Léonce Ngendakumana : Bonjour

Frodebu.be : Monsieur le Président, vous venez de participer à une conférence de la diaspora burundaise d’Europe autour du thème de la participation de cette dernière à la reconstruction du pays. Et en marge de cette conférence, vous avez aussi été reçu par plusieurs autorités belges et européennes. Quel bilan faites-vous de votre “mission”

Léonce Ngendakumana :Un bilan largement positif parce que la conférence traitait les questions relatives aux attentes de la population burundaise et non les attentes des seuls politiciens comme nous avions l’habitude de le voir.
De plus, le cadre a mis en évidence que la diaspora est désormais un partenaire attitré du gouvernement burundais, l’intérêt particulier que la Belgique a pour le Burundi.
De plus, la mission m’a permis d’informer les autorités belges et européennes que j’ai rencontrées de l’évolution socio-politique de notre pays et de leur demander le soutien et l’appui nécessaires à la poursuite du processus de paix et de réconciliation dans notre pays.

Frodebu.be : Monsieur le Président, le pays traverse des crises institutionnelles à répétition (exemple à l'Assemblée Nationale et au gouvernement) et la situation socio-économique ne cesse de s'empirer. Quelles sont d'après vous, les causes profondes de cette situation?

Léonce Ngendakumana : Les causes profondes de ces crises sont notamment la négation de la Démocratie et du multipartisme par le Parti CNDD-FDD. Cela est matérialisé par un manque de vision de ligne directrice du même parti dans la gestion des affaires de l’Etat, par la violation répétitive de la constitution et des autres lois en vigueur, par l’absence du dialogue avec les autres forces politiques, sociales et morales ainsi que par l’usage des pratiques de corruption, de malversations économiques et financières, devenues monnaie courante dans notre pays.

Frodebu.be : Le FRODEBU est souvent pointé du doigt comme celui qui bloque les choses!

Léonce Ngendakumana : N’eut été la présence et la contribution du Parti SAHWANYA-FRODEBU, la situation se serait empirée. Le FRODEBU joue plutôt un rôle régulateur.

Frodebu.be : La crise au sommet de l'Etat a fait aussi des vagues au sein des Partis politiques, y compris le FRODEBU. Trois parlementaires dont l’ancien Président du Parti Jean MINANI ont été exclus du Parti. Quel commentaire faîtes vous de cette situation ainsi que de recomposition du paysage politique burundais qui s’opère en ce moment? Le Parti de Melchior Ndadaye a t’il encore un avenir?

Léonce Ngendakumana :Oui, c’est vrai, la crise au sommet de l’Etat s’est répercutée au sein des partis politiques. C’est ainsi qu’on observe à l’Assemblée Nationale des ailes des partis CNDD-FDD, FRODEBU et UPRONA.
Le parti CNDD FDD, après la perte d’une vingtaine de députés à l’Assemblée Nationale a créé des dissidents au sein des partis FRODEBU et UPRONA dont une dissidence est dirigée par le Docteur Jean MINANI, ex-Président du Parti FRODEBU.
Cela découle de la fragilité politique et idéologique de certains cadres des Partis qui adhèrent aux partis non pas pour un idéal mais pour leurs intérêts personnels.
La recomposition du paysage politique burundais est pour le moment incontournable. Il faudra attendre l’intégration définitive du dernier mouvement armé PALIPEHUTU-FNL et les élections de 2010 pour que ce paysage se stabilise.
Il y a des membres du FRODEBU, qui appartiennent aujourd’hui au FRODEBU, au CNDD FDD et au PALIPEHUTU-FNL, mais qui ne s’alignent ni ici ni là. Ils sont à la recherche soit d’un poste, soit de l’argent ou d’autres faveurs de la part du Parti au pouvoir.
Le Parti SAHWANYA-FRODEBU de Melchior NDADAYE est bel et bien vivant. Son avenir est certain car, beaucoup de militants sont engagés, déterminés et debout pour poursuivre l’œuvre inachevée de Feu Melchior NDADAYE.
De plus, le projet de Société proposé par le Parti FRODEBU au peuple burundais est devenu un programme national à travers l’Accord d’Arusha et la Constitution.

Frodebu.be : A deux ans des élections au Burundi, la fièvre monte, et c'est perceptible. Pensez-vous que les conditions soient réunies pour des élections libres et transparentes? Quelles actions urgentes faudrait-il entreprendre?


Léonce Ngendakumana : Les pratiques illégales et antidémocratiques, les cas de corruption et de mauvaise gouvernance économique, l’usage de la force dans la gestion du pays par le pouvoir CNDD FDD ne sont pas favorables aux élections démocratiques, libres et transparentes. Mais, le FRODEBU, comme il l’a toujours fait, va s’investir pour que cette situation change. Le Parti FRODEBU va contribuer au déblocage de la crise politico-institutionnelle par la voie du dialogue et de compromis, à créer un environnement favorable à l’application de l’accord de cessez-le-feu signé le 7 Septembre 2006 entre le Gouvernement du Burundi et le mouvement PALIPEHUTU-FNL. Le Parti FRODEBU va s’impliquer de manière visible dans le processus électoral.

Frodebu.be : Serez-vous candidat?

Léonce Ngendakumana: Beaucoup de militants me posent la même question. Sur recommandation du Conseil des Délégués Nationaux, organe qui dirige le Parti au niveau national, j’ai mis en place une commission ad hoc chargée de mener une réflexion sur la question du candidat président aux élections de 2010. Je dirige un parti démocratique, je ne peux pas m’imposer de fait, je donnerai la réponse exacte dès que la commission aura terminée son travail.

Frodebu.be : Le Palipehutu- FNL et le gouvernment burundais viennent de s’engager à cesser les hostilités et poursuivre la mise en applications des accords signés. Un commentaire?

Léonce Ngendakumana: Ils viennent plutôt de confirmer la cessation des hostilités parce qu’ils ont l’accord global de cessez-le-feu en date du 7 Septembre 2006.
C’est un signal très fort pour l’arrêt définitif de la guerre au Burundi ; ce qui va permettre le décaissement des fonds promis au Burundi pour sa reconstruction et la création d’un environnement favorable à la préparation et l’organisation des élections de 2010. Le récent retour d’exil du Président du Palipehutu FNL va sans doute faire accélérer la mise en application effective des accords signés. Nous ne pouvons que nous en réjouir.

Frodebu.be : Un mot de la fin pour les Inziraguhemuka et les lecteurs de notre site!

Léonce Ngendakumana : Malgré que la situation socio-politique et économique soit déplorable les Burundais en général et les militants du Parti SAHWANYA-FRODEBU en particulier doivent espérer, la clé de la solution n’est pas loin.
Nous avons traversé des situations les plus difficiles que celle-ci après les assassinats des Présidents Melchior NDADAYE, Cyprien NTARYAMIRA et le renversement du Président Sylvestre NTIBANTUNGANYA en 1996.
Nous demandons à tous les militants du Parti Sahwanya FRODEBU de croire encore en l’avenir et continuer à soutenir leur parti et tourner le dos à toutes les sollicitations éphémères qui ne font que les distraire. Le FRODEBU sera ce qu’ils en feront eux-mêmes et ils sont encore si nombreux.

Frodebu .be : Merci Monsieur le Président

Léonce Ngendakumana : Merci


La rédaction

Le Président du FRODEBU à Bruxelles

02-06-2008

Visite du Président du Parti Sahwanya FRODEBU en Belgique.
24 -27 mai 2008

En marge de la 2ème conférence de la diapora burundaise (lire l’article complet chez nos confrères de www.burundibwancu.org), le Président du Parti Sahwanya-FRODEBU, l’Honorable Léonce NGENDAKUMANA, a rencontré plusieurs personnalités tant belges qu’européennes qui sont intéressées par la situation socio - politique du Burundi.

Pendant toutes les discussions, le Président du Parti a pu se rendre compte comment la situation politique préoccupait tous ses interlocuteurs et les partenaires classique du Burundi.

C’est notamment ce qu’a laissé entendre le nouvel ambassadeur de la Belgique au Burundi, Jozef SMETS. Comme il l’avait souligné dans son allocution au cours de la conférence, il est impératif que le Palipehutu FNL dépose les armes et devienne un Parti politique. Par ailleurs, le gouvernement doit l’intégrer dans les institutions.

Le Président NGENDAKUMANA a assuré que le Parti Sahwanya –FRODEBU, fidèle à son sens de responsabilité et convaincu que seul un dialogue franc aboutit à des solutions fiables et durables, fera, comme par le passé, des concessions nécessaires pour trouver des solutions à long terme et permettre le fonctionnement normal des institutions, le gouvernement et l’Asemblée nationale.

Le FRODEBU a , a-t-il poursuivi, plus intérêt à ce que ces institutions fonctionnent dans la perspective des élections de 2010. En effet certains voudraient pérenniser la situation chaotique du moment pour retarder les échéances électorales qu’ils redoutent.

L’argument de situation de guerre qu’ils voudraient invoquer tombe aussi à l’eau avec la rentrée au Burundi du leader du Palipehutu FNL

Bien évidemment, le Président n’a pas manqué de s’entretenir avec les Inziraguhemuka (membres du Parti) de Belgique, tellement ils avaient beaucoup de questions qui brûlaient leurs lèvres.

Il a passé en revue la vie et la vision du Parti Sahwanya FRODEBU depuis sa création jusqu’aujourd’hui, en passant notamment par toutes les agressions tant internes qu’externes dont il a été victime et qui continuent malheureusement même actuellement.

Il n’a pas échappé aux questions des participants en rapport notamment avec les dernières exclusions (Minani et Kiganahe) intervenues au sein du Parti.

Il a indiqué que certaines personnes mettent en avant, beaucoup plus leurs intérêts avant ceux du Parti. Il a rappelé aussi que quiconque se doit de respecter les règles du Parti et que ceux qui ont été exclus n’ont qu’à s’en prendre à eux mêmes. Ils s’étaient déjà mis en marge du Parti. Il a aussi fait remarquer avec lucidité que d’autres personnes quitteront sûrement le FRODEBU pour le Palipehutu FNL par exemple à cause du “ventre”

Il n’a terminé en précisant que malgré cette situation de turbulence, les nouveaux membres continuent à affluer au Parti.

Visiblement, il a convaincu !

Nous vous proposons dans notre édition ultérieure, une interview exclusive, dans laquelle il revient sur toutes les questions brûlantes du moment.


La rédaction

Il faut les libérer, tous!

31-05-2008

Burundi: Le gouvernement doit relâcher les civils détenus sans charges

Source: Human Right Watch

Il faut mettre fin aux arrestations arbitraires et aux passages à tabac de membres présumés des FNL
(Bujumbura, le 30 mai 2008) – La police et les autorités judiciaires du Burundi devraient immédiatement libérer les nombreuses personnes toujours détenues uniquement en tant que membres présumés d'un mouvement opposé depuis longtemps au gouvernement, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Elles devraient aussi ordonner aux forces de sécurité de cesser ces arrestations.

Plus de 300 membres présumés du Parti pour la Libération du Peuple Hutu-Forces Nationales pour la Libération (Palipehutu-FNL), dont de nombreux civils, ont été arrêtés dans tout le Burundi depuis mi-avril. La police a libéré 102 détenus le 29 mai, en décrivant cette décision comme un « geste de bonne volonté de la part du gouvernement », et a signalé que d'autres pourraient être relâchés bientôt.

« Certaines personnes sont en détention depuis des semaines, alors que le droit burundais interdit clairement de maintenir une personne en détention sans charges pendant plus de sept jours », a précisé Alison Des Forges, conseillère principale pour la division Afrique de Human Rights Watch. « Les autorités doivent relâcher les civils détenus ou bien les mettre en accusation s'il existe des preuves qu'elles ont commis des crimes. »

Le 17 avril, les FNL, aile militaire du parti, ont bombardé la capitale Bujumbura, en violation d'un accord de cessez-le-feu de septembre 2006. Les autorités ont immédiatement commencé à ramasser les partisans des FNL. Le 26 mai, les FNL et le gouvernement ont signé un nouveau cessez-le-feu, interrompant le combat une fois encore.

L'appartenance au Palipehutu-FNL n'est pas illégale, bien que le recrutement de combattants et la distribution de propagande en faveur des FNL constituent des violations de l'accord de cessez-le-feu. Certains détenus sont des combattants des FNL, dont la libération sera traitée dans le cadre des pourparlers de paix. Mais un certain nombre de jeunes détenus, dont plusieurs mineurs, appartiennent à l'aile civile jeune des FNL, la Jeunesse Patriotique Hutu (JPH). D'autres détenus ont dit à des observateurs des droits humains qu'ils appartenaient à des partis politiques d'opposition autres que les FNL.

Des dizaines de détenus sont entassés dans des lieux de détention illégaux, par exemple des installations militaires et des camps du Groupement Mobile d'Intervention Rapide (GMIR), une unité de la police qui n'est pas autorisée à détenir des civils.

Alors que des porte-paroles de la police et de l'armée ont confirmé que le fait d'appartenir aux FNL n'était pas suffisant pour justifier une arrestation légale, aucune mesure n'est prise pour garantir que la loi est correctement mise en application.

Certains responsables ont reconnu que la détention prolongée de membres des FNL est illégale. Un officier de la police judiciaire à Bujumbura a déclaré à une chercheuse de Human Rights Watch : « Beaucoup des détenus membres présumés du FNL n'ont commis aucun crime, [mais] nous ne pouvons pas les relâcher. C'est politique. »

Un gouverneur de province a dit avoir ordonné l'arrestation de quatre civils qui avaient été autrefois des combattants FNL dans le but de les « intimider » pour qu'ils ne rejoignent pas les rebelles. Il a reconnu : « Vous avez raison que du point de vue des droits de l'homme ce n'est pas légal, mais l'administration est obligée de garantir l'ordre. »

Des soldats et des policiers ont passé à tabac et maltraité de diverses façons de nombreux détenus. Sur 17 détenus choisis au hasard parmi ceux qui sont gardés prisonniers dans une prison de Bujumbura, Human Rights Watch a constaté que neuf avaient été frappés (sept par des policiers et deux par des soldats) et un détenu avait reçu des menaces de mort de la part d'agents du renseignement.

Un détenu a raconté : « J'ai été arrêté par un officier de l'armée et battu par quatre soldats dans un camp militaire. Ils m'ont frappé aux jambes, aux bras, au ventre et dans le dos avec des matraques. Tout mon corps est gonflé. » Une jeune femme, membre de la JPH arrêtée dans la province de Bujumbura Rurale, a passé quatre jours dans un camp militaire où elle a reçu des coups de crosse de Kalachnikov aux jambes, dans le dos, aux bras et à la tête avant d'être transférée dans un cachot civil. Une chercheuse de Human Rights Watch a pu observer que tout son corps était couvert de bleus. Plusieurs autres détenus ont dit avoir reçu des coups de poings et de pieds de la part de policiers, tandis qu'un autre affirmait avoir passé cinq jours et cinq nuits avec les menottes.

La police utilise des forces de sécurité illégales pour procéder à certaines arrestations. Beaucoup de ces agents irréguliers étaient autrefois des combattants du Conseil national pour la défense de la démocratie—Forces pour la défense de la démocratie (CNDD-FDD), l'ancien groupe rebelle qui est maintenant la force politique dominante dans le gouvernement burundais.

Selon un des détenus interrogés par une chercheuse de Human Rights Watch, des combattants démobilisés en civil et armés de pistolets ont aidé les policiers à l'arrêter. « Ils ont dit que j'étais des FNL », raconte-t-il, « et ils m'ont passé les menottes. Ils ont enlevé leur ceinture et ils m'ont frappé à la tête. » Un mois après son arrestation, une chercheuse de Human Rights Watch a pu constater que les marques des coups reçus à la tête étaient nettement visibles.

Un autre détenu arrêté par des combattants démobilisés a dit qu'il avait vu ces mêmes hommes, armés de pistolets, de grenades et de Kalachnikovs, qui menaçaient régulièrement des membres de la JPH dans son quartier. Un agent des autorités locales a confirmé qu'un groupe de combattants démobilisés des CNDD-FDD travaillait étroitement avec la police à l'occasion.

D'après des officiers supérieurs, les détenus resteront derrière les barreaux jusqu'à ce que les négociations aboutissent à un accord sur la libération de prisonniers politiques. Etant donné la lenteur des progrès dans les pourparlers de cessez-le-feu précédents, cela pourrait prendre des semaines, voire des mois. Un membre de l'équipe internationale de facilitation a déclaré qu'il n'y avait aucune raison que des civils membres des FNL ne puissent pas être relâchés immédiatement.

« La police et les autorités judiciaires ont le devoir de maintenir l'ordre, mais ils ne peuvent pas le faire en violant eux-mêmes la loi », a remarqué Des Forges. « Mettre les gens sous les verrous sans charges ou les faire arrêter par des civils qui n'ont aucune autorité légitime n'est pas une façon de faire appliquer la loi. »

Contexte

A la suite de plus de dix ans de conflit, le Palipehutu-FNL et le gouvernement burundais ont signé un accord de cessez-le-feu en septembre 2006, mais les efforts de mise en application ont trainé en longueur, en partie à cause du désaccord sur la libération des prisonniers politiques. En juillet 2007, les FNL ont abandonné les pourparlers et sont retournés dans la brousse, alléguant l'attitude biaisée du facilitateur sud-africain. Tandis que les deux parties continuaient à évoquer verbalement l'accord de cessez-le-feu, il a été violé à maintes reprises fin 2007 et début 2008, en particulier par les FNL. Les combattants des FNL ont attaqué des camps protégés par le gouvernement hébergeant des personnes qui affirmaient être d'anciens combattants des FNL ayant quitté le mouvement pour trouver la paix. Ils ont tué plusieurs soldats et policiers, apparemment pour s'emparer de leurs armes, et ils ont aussi pillé les maisons d'habitants des campagnes, forçant des milliers d'entre eux à fuir.

Lorsque les FNL ont intensifié leurs activités, des assaillants non identifiés ont attaqué des gens dont on pensait qu'ils étaient d'anciens combattants des FNL et des membres de la JPH à Bujumbura. Un partisan civil éminent des FNL et son fils de 12 ans ont été tués par balles en janvier 2008, tout comme l'oncle et la tante d'un présumé combattant des FNL. Dans les deux cas, des témoins ont déclaré que les assaillants étaient des combattants démobilisés des CNDD-FDD. Ces meurtres n'ont donné lieu à aucune arrestation.

Plusieurs responsables locaux des CNDD-FDD et des agents du Service National du Renseignement (SNR) ont aussi été tués début 2008, et les autorités locales ont estimé qu'il s'agissait de meurtres de représailles commis par les FNL.

Selon plusieurs partisans des FNL et de la JPH, ils avaient si peur des combattants démobilisés que certains se sont cachés alors que d'autres rejoignaient, ou ralliaient pour la première fois, les unités de combat des FNL. Un étudiant et ancien combattant des FNL a déclaré : « J'ai fait la promesse à mon église . . . que j'abandonnerais le combat, mais à Bujumbura j'ai peur d'être tué par les gars démobilisés des CNDD-FDD. Je crois que je serais plus en sécurité si j'allais rejoindre les FNL dans la brousse. »

Fin mars 2008, les dirigeants des FNL basés en Tanzanie ont annoncé qu'ils reviendraient à Bujumbura pour discuter de la mise en application du cessez-le-feu de septembre 2006 si le parlement adoptait une loi leur garantissant une « immunité provisoire » contre une arrestation. Le gouvernement avait accordé des garanties similaires par le passé, y compris pour des membres des CNDD-FDD. L' « immunité provisoire » couvre les crimes ordinaires, mais pas les violations graves du droit humanitaire international comme les crimes de guerre ou les crimes contre l'humanité.

Le parlement burundais se trouve dans une impasse politique et il n'a pas voté de loi depuis des mois. Dans l'incapacité d'obtenir l' « immunité provisoire » qu'ils demandaient, les FNL ont bombardé Bujumbura le 17 avril. L'armée burundaise a contre-attaqué avec succès et elle a repoussé les FNL dans les collines qui entourent Bujumbura. Après avoir subi de lourdes pertes en un mois de combats, et en réponse à un ultimatum du 5 mai de la Tanzanie demandant que les dirigeants des FNL quittent le pays dans les dix jours, les FNL ont repris les négociations le 16 mai et ils ont signé un nouveau cessez-le-feu le 26 mai.

Les arrestations de membres présumés des FNL ont commencé immédiatement après les attaques. Bien que la police dans certaines provinces ait commencé graduellement à libérer des détenus dont elle a reconnu qu'ils n'avaient commis aucun crime, dans d'autres provinces les arrestations se sont poursuivies même après que la délégation des FNL ait repris sa place à la table des négociations.

La rédaction

Ndadaye, Président ! C'était le 1er

29-05-2008

Le jour de gloire de la démocratie au Burundi

Il restera gravé dans les annales
Ce mardi premier juin
De l’an mil neuf cent nonante trois,
Ce jour où le peuple retira
Des mains des usurpateurs
Les rênes du pouvoir.
Quinze ans après je m’en souviens
Comme si c’était hier.

De la Mubarazi à la Maragarazi,
De Cendajuru à Cibitoke,
Sur ces milliers de collines
Aux paysages verdoyants,
Le chant du coq avait réveillé les citoyens,
Tous décidés à ne pas rater ce rendez-vous
Avec l’Histoire,
Tous décidés à accomplir
Leur devoir.

Les plus jeunes s’élançaient telles des flèches
Afin de voter parmi les premiers.
Même les septuagénaires hâtaient de leur mieux le pas
Espérant un retour rapide à la maison
Une fois la mission accomplie.
Hélas il fallait souvent déchanter,
Devant les isoloirs l’attente pouvant dépasser deux heures
Sous un soleil d’aplomb.

Toutefois l’enjeu en valait la peine,
Ainsi le peuple vota dans un calme olympien.
Même l’armée exécuta sans fausse note sa partition.
A la tombée de la nuit
Les derniers bureaux de vote fermaient,
La messe était dite.

Dans les salons comme dans les bistrots
Le grand sujet de conversation,
Qui par-ci par-là devenait objet de pari,
Etait le verdict du scrutin.
Chacun avançait son pronostic
Selon qu’il était
Sous la bannière rouge-blanc ou vert-blanc.
Mais au fil des heures
Une tendance générale se dégagea,
Les visages des uns s’illuminaient
Alors que chez d’autres c’était la grise mine,
Attendant avec angoisse
La sentence des urnes.
Cette nuit certains n’ont pas retrouvé Morphée
Préférant rester éveillés
Afin de rester continuellement informés
Sur l’évolution de la situation.
La nuit fut très longue,
La journée d’après perdura à ne point finir,
L’attente devenait interminable,
A l’instar d’une primipare qui
Ayant déjà dépassé le terme,
Attend avec anxiété le temps de la délivrance.

Dix-neuf heures précises,
Silence !
L’heure de vérité sonna,
Le moment tant attendu arriva.
Depuis Kabondo la radiotélévision
Annonça urbi et orbi
Ce qui n’était qu’un secret de polichinelle.
Ce n’était donc plus de la rumeur,
Le coq avait bel et bien chanté.
Les burundais s’étaient exprimés clairement
Pour le changement.
Le peuple avait voté massivement
Pour un Burundi nouveau.
Le Burundi venait de changer de face.
Une ère nouvelle venait de débuter :
L’ère du triomphe de la démocratie
Et du respect des droits de l’homme.
Le vrai détenteur du pouvoir
Venait de dire basta
A trois décennies de tutelle militaire.
Les va-nu-pieds accédaient au pouvoir.
Le jour gloire
De la démocratie burundaise
Etait arrivé.

Dans le camp des vainqueurs on savoura la victoire
Plutôt discrètement,
Soucieux de ne fournir aucun prétexte
Aux fossoyeurs de la démocratie,
Déjà les mauvais augures prétendaient
Que les canons n’allaient pas tarder à tonner.
A Kiriri et dans les quartiers chic de la capitale,
Stupeur !
Buyoya et sa nomenklatura
N’avaient pas envisagé ce scénario,
Et ils n’étaient pas les seuls.
A Washington comme à Bruxelles en passant par Paris,
Les oracles des temps modernes n’avaient pas prévu ça.
Mais à l’extérieur comme à l’intérieur
Tous applaudirent quand même,
Ou presque.
Le colonel Mibarurwa lui aussi
Congratula Ndadaye au nom de la Grande Muette.
Aux félicitations d’usage en pareille circonstance,
Il trouva qu’il était séant d’ajouter
Que les nouveaux dirigeants pouvaient compter
Sur la fidélité de l’armée.
C’est bien connu depuis des lustres
Là où l’éthique a fortement reculé
Les promesses n’engagent
Que ceux qui les croient.




Gélase Mbonimpa
1er juin 2008

.

Rwasa au Burundi, au plus vite!

28-05-2008

Il était attendu entre le 04 et le 06 juin, et bien sa rentrée risque d'être précipitée. L'on parle déjà du 30mai....

Pourquoi?

A en croire le porte parole du Palipehutu FNL, le gouvernement burundais aurait refusé que les membres de la délégation du MCVS présente à Bujumbura se rendent en Tanzanie pour préparer le retour de leur leader. Pasteur Habimana affirme qu'il y a eu volte face des autorités burundaises, qui "trainent" à leur octroyer les passeports, alors que le directoire avait déjà mis à leur disposition des billets d'avion.

Le gouvernement Nkurunziza aurait-il compris la leçon que le Frodebu n'avait pas comprise en 2003 quand il a laissé le CNDD-FDD marché sur le pays, alors qu'il n'avait jamais gagné la guerre? Ce n'est pas impossible. Nkurunziza ne voudrait pas faire ce cadeau à son frère ennemi, surtout à l'approche des élections.

Quoi qu'il en soit, l'on ne peut que saluer son retour au pays qui va on l'espère, accélérer la mise en application des accors signés. Les sceptiques diront que c'est un guet-apens. Nous nous refusons d'y souscrire, tellement les burundais et tous leurs partenaires étaient fatigués de cette guerre, inutile.

A quoi le Palipehutu FNL peut il s'attendre? A côté des l'accord technique de forces qui déterminera le processus de l'intégration des anciens combattants, un grand volet politique a été négocié ou en tout cas devral'être.

Il s'agit entre autre de la transformation du mouvement Palipehutu FNL(sous quel nom!)en en parti politique, comme l'a été le CNDD-FDD en son temps.

L'intégration des membres du mouvement dans les institutions(partage de pouvoir)en est le deuxième volet.

Par contre, il ne serait pas question pour ces derniers d'entrer dans les institutions élues(Assemblée Nationale, Sénat ou Conseils Communaux)

Pourquoi avoir causé autant de dégats aux populations innocentes pour aboutir à un tel compromis, somme toute logique?

N'est ce pas que le dialogue finit toujours par triompher?

N'en déplaise aux partisants de l'argument de la force à la force de l'argument.Que la population y trouve son compte aussi.

La rédaction

La paix au Burundi, Enfin?

27-05-2008

Burundi: Accord sur un cessez-le-feu "immédiat"

Sécurité - Les autorités burundaises et les rebelles du Parti pour la libération du peule hutu/Front national de libération (PALIPEHUTU-FNL) ont signé, lundi matin dans la capitale burundaise, un accord portant cessation "immédiate" des hostilités, a constaté la PANA.

L'accord entre en vigueur six heures après sa signature, mentionne la déclaration conjointe lue, devant la presse, par le représentant de la médiation sud-africaine dans le conflit burundais, Kingsley Mamabolo.

Le texte de l'accord de cessez-le-feu appelle le directoire politique, qui assiste la médiation sud-africaine dans le conflit burundais, à réunir vite les moyens nécessaires au ravitaillement en vivres des combattants du PALIPEHUTU-FNL dans les différentes zones de rassemblement.

Le directoire politique est composé de représentants de l'Union africaine (UA), ceux de l'Union européenne (UE), de l'Organisation des Nations unies (ONU) et des ambassadeurs de la Tanzanie et de l'Ouganda, deux pays qui assurent respectivement la présidence et la vice-présidence de l'initiative régionale de paix pour la Burundi.

La déclaration du gouvernement burundais et du PALIPEHUTU-FNL intervient une semaine après la reprise des travaux du Mécanisme conjoint de vérification et de suivi (MCVS) de l'accord global de cessez-le-feu liant, théoriquement, les deux parties depuis le 7 septembre 2006.

Le MCVS doit poursuivre ses travaux et vider toutes les questions encore pendantes dans l'accord global de cessez-le-feu, comme la démobilisation, le désarmement et la réinsertion (DDR) dans une nouvelle vie socioprofessionnelle d'ex-combattants rebelles.

Le directoire doit également travailler, en parallèle avec le MCVS, sur l'autre lancinante question de l'avenir politique du mouvement rebelle et ses leaders une fois que les armes se seront complètement tues.

Le leader du PALIPEHUTU-FNL, Agathon Rwasa, se fait toujours attendre à Bujumbura.

Le représentant de la médiation sud-africaine dans le conflit burundais a vivement souhaité le retour rapide d'exil tanzanien du chef rebelle pour suivre de près les ultimes négociations d'un cessez-le-feu définitif et global appelé à mettre un terme à plus d'une décennie de guerre civile au Burundi.

Seuls douze hauts cadres du PALIPEHUTU-FNL sont pour le moment déjà rentrés d'exil pour participer aux travaux du MCVS.

Les violents combats du mois d'avril dernier à Bujumbura et ses environs immédiats ont fait au moins 110 morts de part et d'autre des belligérants rebelles et gouvernementaux.

Le représentant de la médiation sud-africaine a espéré que ce sont les dernières victimes du conflit armé qui n'a fait que trop durer au Burundi.

Bujumbura - 26/05/2008

Pana

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La CENI a vécu!

23-05-2008

Source: Aube de la Démocratie n° 113

MISE EN PLACE D’UNE COMMISSION ELECTORALE DEPENDANTE DU CNDD-FDD : LES NATIONS UNIES DOIVENT INTERVENIR.

Il n’y a pas deux semaines, un projet de décret portant création et organisation d’une Commission Electorale Nationale a été analysé et adopté au conseil des ministres du Gouvernement NKURUNZIZA.

D’aucuns se demandent le motif qui a poussé le CNDD-FDD de penser à revoir le décret n°100/102 du 05 août 2004 portant organisation et fonctionnement de la Commission Electorale Nationale Indépendante. On sait qu’il y a encore beaucoup de questions importantes pendantes en rapport avec la préparation des prochaines échéances électorales de 2010 notamment en matière de révision des lois comme le code électoral, la loi communale et même la Constitution dans certaines de ses dispositions. Ces dossiers sont loin d’être la préoccupation du CNDD-FDD.

Pourquoi tout d’un coup surgit ce projet de révision du décret n°100/102 du 05 Août 2004 portant organisation et fonctionnement de la CENI ? un projet qui a été préparé presque dans la clandestinité.

On se souvient qu’à la fin de la Transition et précisément au lendemain des élections de 2005, l’ancien Secrétaire Général du Parti Sahwanya-FRODEBU et actuellement Président du Parti, l’Honorable Léonce NGENDAKUMANA avait demandé en vain au nouveau pouvoir du CNDD-FDD de ne pas supprimer la Commission Electorale Nationale indépendante qui était alors présidée par le Professeur Paul NGARAMBE.

L’Honorable Léonce NGENDAKUMANA savait pertinemment que le pays en avait besoin. Le Pouvoir CNDD-FDD n’a pas voulu l’écouter à l’époque et il a préféré créer une cellule chargée des élections dans les services du Ministère de l’Intérieur. On comprend ici que non seulement ladite cellule créée au sein du Ministère de l’Intérieur perd toute indépendance mais aussi, constitutionnellement et au vu du code électoral en vigueur, elle n’a aucune compétence de superviser par exemple des élections en cas de remplacement d’un Sénateur ou d’un Administrateur empêché en cours de son mandat. C’est ce qui s’est passé effectivement au cours de ces deux derniers années où jusqu’aujourd’hui il a été impossible de remplacer deux Sénateurs du CNDD-FDD au Sénat parce qu’il n’y a pas de Commission Electorale Nationale Indépendante qui répond aux normes de la Constitution. Bien plus, l’ouragan de multiples de déstabilisations des administrateurs communaux que vient de connaître le pays ces deux dernières années aurait pu être évité s’il y avait une Commission Electorale Indépendante qui supervise régulièrement les remplacements de ces administrateurs ou même les autres membres des Bureaux des Conseils Communaux notamment les présidents ou vice-présidents des Conseils Communaux.

On constate donc que la première raison qui a poussé le Président NKURUNZIZA à penser à mettre en place la CENI est que d’une part il a été impossible de remplacer des élus sénateurs du CNDD-FDD conformément aux dispositions du code électoral en cas de vacance du poste de Sénateur alors que celui-ci en a besoin pour le quorum à la chambre haute. D’autre part, l’ouragan des déstabilisations des administrateurs communaux au cours des deux dernières années qui a frappé même les administrateurs communaux du CNDD-FDD après le congrès de Ngozi aurait pu être évité s’il y avait une Commission Electorale Indépendante qui fonctionne constitutionnellement et en vertu du code électoral en vigueur, spécialement en son article 124.

La deuxième raison qui explique l’idée de remise en place de la CENI est que le CNDD-FDD veut profiter de l’occasion pour modifier le décret n°100/102 du 05 août 2004 portant organisations et fonctionnement de la CENI et le tailler à sa mesure.

C’est en analysant l’esprit et la lettre du nouveau projet de décret portant « création et organisation d’une commission Electorale, Indépendante à caractère permanent » qu’on se rend compte que la marche vers la fraude des élections de 2010 est en cours.

A titre d’exemple, dans ledit projet, il est mentionné à l’article 5 qui parle de la deuxième série de mission de la commission que celle-ci est chargée entre autres de « Veiller à une amélioration du cadre légal et réglementaire, notamment par la révision des textes actuelles en y apportant une meilleure clarté et en éliminant les lacunes et les incohérences qu’ils comportent. »

Le concepteur de cette proposition a oublié que le pouvoir de légiférer appartient au Législatif et non à une simple commission qui ne peut que proposer à l’autorité compétente l’amélioration du cadre légal et réglementaire. A ce niveau une volonté de contourner ou supprimer le pouvoir législatif est manifeste dépouillé de la majorité parlementaire le CNDD-FDD tente d’inventer des organes palliatifs.

Aux articles 6 et 9 du projet du décret, il est stipulé que la commission comprend en outre à côté du président et du Vice-président trois commissaires chargés respectivement de trois départements. Lesdits départements sont dirigés par les directeurs nommés par décret sur proposition du président de la commission. Mais alors, pourquoi pas sur proposition du Bureau de la commission qui est composé par des personnes de plusieurs sensibilités politiques.

A l’article 15, il est précisé sans ambages que les décisions prises par la commission sont sans appel. Or, une telle disposition est contraire au code électoral qui prévoit deux chapitres concernant de recours en rapport avec les inscriptions aux votes et l’établissement des résultats des élections.

De part ces exemples cités dans les lignes qui précèdent, on comprend que dans l’esprit du concepteur de la révision du décret n°100/102 du 5 Août 2004 il n’y avait ni le souci de respect de la constitution et de la loi en vigueur, ni encore moins le souci de prise en compte des diverses sensibilités socio-politiques de la nation.

La mise en place de la CENI est une question tellement sérieuse capitale et vitale qu’elle ne peut pas être réduit à une simple propriété du CNDD-FDD. Celle-ci engage toutes les forces politiques et celles de la société civile ; elle a de surplus un impact primordial sur les consultations populaires de futures.

Cette tentative de privatiser une aussi prestigieuse commission électorale trahit le plan de tricherie qui profite à l’horizon. Dès lors la communauté internationale en occurrence les Nations Unies doivent mettre en place les mêmes dispositif de 2005. Le Conseil de Sécurité doit impérativement élargir le mandat du BINUB au volet « élection de 2010 » sinon salut les dégâts de Nairobi et du ZIMBABWE. Nous ne pouvons pas nous payer se luxe. Aux Nations Unies de jouer !

La rédaction

Et le Burundi?

20-05-2008

La déclaration "impulsive" d'Yves Leterme

Source Belga le 19/05/2008

M. Michel avait annoncé trois jours auparavant, en clôturant les assises de la coopération belge, sa volonté d'ouvrir un "débat politique", qu'il prévoit difficile, sur une réduction de la liste des pays partenaires de la coopération belge, actuellement fixée à dix-huit, au nom de l'efficacité.

Le ministre de la Coopération au développement, Charles Michel (MR), a fustigé lundi la déclaration "impulsive, prématurée et non concertée" du Premier ministre Yves Leterme, qui a affirmé samedi que le Pérou resterait sur la liste des pays partenaires (ou pays de concentration) de la coopération au développement - que M. Michel souhaite réduire.

Dans une déclaration à l'agence BELGA, il a déclaré que la réduction de la liste des pays partenaires (actuellement au nombre de dix-huit) devait faire l'objet d'un "débat ouvert au (sein du) gouvernement, sans tabou et sur base de critères objectifs". M. Michel a aussi plaidé pour une décision "réfléchie et concertée" sur la nouvelle liste des pays de concentration.

En visite à Lima à l'occasion du 5ème sommet entre l'Union européenne et l'Amérique latine, M. Leterme (CD&V) a - sans concertation avec son ministre - annoncé que le Pérou, mais aussi l'Equateur et la Bolivie seraient maintenus parmi les pays partenaires, lors d'une réception samedi soir à l'ambassade de Belgique dans la capitale péruvienne.

M. Michel avait annoncé trois jours auparavant, en clôturant les assises de la coopération belge, sa volonté d'ouvrir un "débat politique", qu'il prévoit difficile, sur une réduction de la liste des pays partenaires de la coopération belge, actuellement fixée à dix-huit, au nom de l'efficacité. Il s'était toutefois refusé à toute précision sur le nombre de pays que pourrait contenir la liste révisée. "Les déclarations en marge de missions officielles me paraissent ne pas être la voie pour une décision", a-t-il encore affirmé lundi.

La liste en vigueur depuis près de cinq ans comporte l'Algérie, l'Afrique du sud, le Bénin, la Bolivie, le Burundi, la République démocratique du Congo (RDC), l'Equateur, le Mali, le Maroc, le Mozambique, le Niger, la Palestine, le Pérou, le Rwanda, le Sénégal, la Tanzanie, l'Ouganda et le Vietnam. Elle avait été réduite en octobre 2003, principalement pour des raisons budgétaires, à l'instigation du ministre de l'époque, Marc Verwilghen (Open Vld) et comptait jusqu'alors 25 noms

La rédaction

Ils ont dit....

17-05-2008

LE SAVIEZ-VOUS ?
« La minorité a ceci de supérieur à la majorité qu’elle comprend un nombre inférieur d’imbécile » Léon CAMPION

« La conquête est un hasard qui dépend plus des fautes des vaincus que du génie du vainqueur » Madame de STAËL

« La vraie générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent » Albert CAMUS

« Celui qui mange avec plaisir des œufs ne sait pas ce qu’il en coûte à la poule » Proverbe Minah (BENIN)

NDLR : Tirées de Jeune Afrique n°2467 du 20 au 26 Avril 2008

« Beaucoup d’amis sont comme le cadran solaire, ils ne marquent que les heures où le soleil vous luit » Victor HUGO

« N’interrompez jamais un ennemi qui est en train de faire une erreur » NAPOLEON 1er

« Le besoin nous unit, l’intérêt nous divise. C’est du genre humain la devise » HAUMONT

« L’ambition enivre plus que la gloire » Marcel PROUST

« Bien endormi, le chat pense encore à la souris » Proverbe Tibétain

NDLR : Tirées de Jeune Afrique n°2464-2465 du 30 Mars au 12 Avril 2008














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Les dessous de la crise à l'A.N

15-05-2008

LE BLOCAGE A L’ASSEMBLEE NATIONALE : QUEL AGENDA CACHE ?

Source: Aube de la démocratie n° 113

Dans son édition du 28 avril 2008, la libre Belgique a publié un article intitulé : Burundi : un pays instable, en faillite virtuelle. Son confrère le Monde, à travers une édition récente, donne lui aussi une image très déplorable de la situation sociale et politique qui prévaut au Burundi, en faisant allusion au comportement déconcertant du Président Pierre NKURUNZIZA, qui semble ne pas avoir le moindre souci sur le blocage des Institutions, la guerre et la misère qui frappent le pays. Tant il est vrai, pour un simple citoyen qui aspire à un bonheur légitime dans son pays, qu’il n’y a pas de quoi être fier avec les malheurs qui s’accumulent chaque jour sur sa tête, donnant au pauvre burundais l’image d’un éternel maudit par les dieux.

En date du 30 avril 2008, le Président de l’Assemblée Nationale, le Dr Pie NTAVYOHANYUMA est réapparu, après une longue absence dans l’hémicycle du Parlement burundais, pour annoncer timidement la clôture de la session de février à avril 2008. Dans une ambiance glaciale semblable à celle des cérémonies funéraires et en présence d’une trentaine de députés qui avaient pu savoir à temps qu’il y’aurait clôture de la session à ce jour, Mr Pie NTAVYOHANYUMA n’a fait que servir aux nombreux journalistes présents, toujours à l’affût du sensationnel, le mea culpa de toute l’Assemblée , tout en essayant d’incriminer sans grande conviction les députés des Partis FRODEBU et UPRONA ; l’on a vite compris qu’il voulait surtout se couvrir en servant un discours agréable à son Chef de Parti qui lui pèse lourdement et avec lequel il s’est déjà embrouillé à maintes reprises au cours de cette longue crise. Pour une fois, il avait eu la clairvoyance de ne pas se ridiculiser en n’invitant pas les diplomates et les corps constitués à cette cérémonie fantomatique et tragicomique.

Depuis le début du mois de février 2008, à l’ouverture des travaux de la session parlementaire, jusqu’à cette date de clôture officielle, l’Assemblée Nationale du Burundi a été caractérisée par un blocage total du fonctionnement de toutes les activités des députés. Ce que les citoyens semblent oublier surtout à cause du fait qu’ils n’ont pas d’informations suffisantes ou sont tout simplement et sciemment désinformés, c’est que même le Gouvernement a connu pendant cette même période et de façon continuelle beaucoup de blocages au niveau de son fonctionnement en général et au niveau des prestations de beaucoup de cabinets ministériels en particulier. Et comme un malheur ne vient jamais seul, cette période correspond à la reprise de la guerre entre le pouvoir de Bujumbura et le Mouvement PALIPEHUTU-FNL. C’est aussi pendant cette période que les prix du carburant, des denrées alimentaires et toutes les autres denrées de première nécessité ont connu des montées spectaculaires sur le marché burundais, enfonçant davantage le citoyen burundais dans une grande misère qui ressemble à une malédiction. Malgré les cris d’alarme et d’appel au secours lancés par beaucoup de citoyens désespérés pour réclamer une hypothétique intervention salvatrice des plus hautes autorités de la République pour arrêter l’engrainage, rien n’y fit.

Mais alors, tout semble avoir été dit à propos des blocages spécifiques à l’Assemblée Nationale. Des citoyens honnêtes, des députés connaisseurs du mal qui rongent les Institutions burundaises y compris l’Assemblée Nationale, des organisations de la Société civile ainsi que d’autres personnalités indépendantes ont contribué à proposer des solutions pour faire redémarrer les activités de l’Assemblée. Il a été expliqué à l’opinion nationale et internationale que des pourparlers avaient lieu entre le Président de l’Assemblée Nationale et les Représentants des députés pour trouver des solutions. Il a été même annoncé à un certain moment que des compromis avaient été trouvés et qu’il ne restait pus qu’à les faire adopter par la plénière de l’Assemblée.

Dans ces conditions, peut-on au moins espérer que la session de juin va démarrer sur des bases nouvelles et consensuelles pour faire fonctionner l’Assemblée ? Pour avoir une approche de réponse à cette question, il faudrait analyser les raisons profondes et réelles qui sont à la base de cette situation de faillite virtuelle des Institutions burundaises.
Beaucoup de citoyens interrogés par les médias sur cette situation, à part quelques rares analystes politiques avisés, semblent juger la situation de façon superficielle sur les faits qu’ils voient immédiatement, sans corrélation aucune avec la situation socio-politique globale et complexe qui prévaut dans notre pays depuis le début de cette législature mise en place par les élections de 2005.

L’actuelle crise à l’Assemblée Nationale a été certes ouverte officiellement par le renvoi du député Alice NZOMUKUNDA des rangs du parti au pouvoir CNDD-FDD pendant le Congrès tenu le samedi 26 janvier 2008 à MUYINGA. Ce renvoi n’avait d’autre finalité qu’un bon prétexte pour chasser le député Alice NZOMUKUNDA du Bureau de l’Assemblée Nationale en tant que 1ère Vice-Président. Un fait que le CNDD-FDD a voulu expliquer comme une simple formalité disciplinaire interne ne pouvant en aucun cas avoir d’incidence majeure sur le fonctionnement de l’Assemblée , mais que les autres organisations politiques majeures siégeant à l’Assemblée ont vite compris comme une manœuvre supplémentaire concoctée de longue date par les laboratoires politiques du parti au pouvoir pour s’assurer un contrôle total du Bureau de l’Assemblée Nationale et par conséquent de toutes les décisions qui peuvent en découler.

Contrairement aux allégations simplistes de quelques citoyens non avisés qui ont cru qu’il s’agissait d’une affaire d’intérêts personnels liés à des places juteuses à pourvoir pour des individus provenant des différents Partis, la thèse d’une volonté ferme du pouvoir en place à Bujumbura de contrôler à tout prix et à lui tout seul le sommet des Institutions de la République y compris l’Assemblée Nationale pour assurer un dictat de fait sur les autres composantes politiques va se confirmer au jour le jour durant cette crise.
En effet, pressé par l’opinion publique d’indiquer la faute que le député Alice NZOMUKUNDA avait commise au Bureau de l’Assemblée Nationale, les autorités du CNDD-FDD se sont toujours contentés de déclarer qu’elle avait été chassée du parti, qu’il n y avait aucune faute commise au Bureau de l’Assemblée Nationale et qu’il fallait procéder à son remplacement suivant les dispositions du règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale. Ceci est le discours servi officiellement aux médias et à l’opinion.

C’est là où les députés appartenant aux autres organisations politiques, entre autres le FRODEBU et l’UPRONA, n’étant pas dupes du tout, ont insisté pour en savoir plus sur les motivations et les aboutissants de cette manœuvre de sabordage qui du reste n’était pas la première du genre. En effet, L’ancien Président de l’Assemblée Nationale membre du CNDD-FDD, l’actuelle Ministre Immaculée NAHAYO, avait été sabordée de la même façon de son poste de Président, son Parti ayant estimé qu’elle n’était plus sûre à ce poste.

En ce qui concerne Alice NZOMUKUNDA, toutes les informations concordantes provenant des hautes personnalités du CNDD-FDD indiquent bien qu’elle a été chassée du Parti en vue de faciliter son éjection du Bureau de l’Assemblée Nationale parce qu’elle était jugée non sûre pour cette place importante. Elle ne répondait plus aux ordres de son parti d’origine comme le fait Pie NTAVYOHANYUMA. Elle ne suivait plus au Bureau les orientations politiques mises en avant par son parti politique au sein de l’Assemblée Nationale. En effet, lorsqu’elle dirigeait les séances de l’Assemblée Nationale en l’absence de Pie NTAVYOHANYUMA en mission, elle a osé permettre que les députés puissent débattre librement, de façon ouverte, et prendre des décisions souveraines sur la question du PALIPEHUTU-FNL, notamment la décision de préparer un projet de résolution de mise en place d’une Commission parlementaire spéciale de suivi du Processus de Paix entre le Gouvernement et le PALIPEHUTU-FNL.

Elle a osé permettre le débat ouvert sur les actions de contrôle du Gouvernement notamment sur les questions de sécurité, les questions de malversation économique et bien d’autres, notamment le contrôle du suivi de l’exécution du Budget. Elle s’est opposée à la pratique systématisée par le CNDD-FFD de semer la terreur chez les députés de l’opposition en leur enlevant leur immunité parlementaire. Aux yeux du CNDD-FDD, cela était un casus belli, pire que les contrôles qui étaient réclamés par les autres députés, notamment ceux du FRODEBU.

Pour tous ceux qui ont suivi de près la situation politique au Burundi depuis le début de cette législature, ils étaient bien au courant que le CNDD-FDD a depuis le début essayé de mettre en place au niveau du sommet des Institutions de la République et même au sommet de toutes les organisations étatiques sous contrôle du Gouvernement rien que des personnalités jugées, soit acquises à toutes les orientations et tous les ordres du CNDD-FDD sans distinction aucune de jugement, soit des personnalités jugées inoffensives , incapables de résister à toute sollicitation du CNDD-FDD. Si vous êtes Vice-président de la République, Ministre, Vice-président de l’Assemblée Nationale, Directeur Général, Gouverneur, Administrateur communal ou Chef de colline et que vous appartenez au Parti au pouvoir, vous devez exécuter sans vous poser de questions les ordres qui viennent du Parti au pouvoir, aussi illégaux ou illicites soient-ils. Et si vous n’appartenez pas à ce Parti et que d’une façon ou d’une autre vous vous êtes retrouvé dans ces responsabilités, vous êtes prié de mettre en exécution ou de couvrir toutes les orientations et les ordres vous donnés par le pouvoir en place, y compris celles illégales contraires aux intérêts d’une bonne partie de la population ou de son propre parti d’origine. Si non, vous ne ferez pas long feu. La corruption, l’immoralité et la débauche politiques ont trouvé un bon terrain d’expansion.

Dans le cas spécial de l’Assemblée Nationale, ceci est une réalité qui éclate aux yeux, quand l’on sait que dès le départ, le député KIGANAHE Didace qui était 2ème Vice-président de l’Assemblée Nationale avait été installé par le CNDD-FDD dans cette place non pas sur candidature présentée par le FRODEBU, mais plutôt par une négociation directe entre l’intéressé et l’homme fort du CNDD-FDD à l’époque, Hussein RADJABU. Des Cadres supérieurs du CNDD-FDD ont confirmé la participation de KIGANAHE Didace dans le 1er Congrès du CNDD-FDD tenu à Gitega au cours duquel il a présenté son allégeance envers les nouveaux maîtres, ce qui, bien entendu, lui a permis de se hisser dans ce poste juteux de Vice-président en alléguant publiquement qu’il représentait le FRODEBU, alors qu’il venait réellement défendre les intérêts de son pourvoyeur de job. De toute façon, le FRODEBU à l’époque n’avait à ce moment aucun moyen de s’y opposer même s’il connaissait la vérité.

La même manœuvre sera par ailleurs utilisée pour mettre en place la première équipe gouvernementale. L’on comprendra à partir de ces éléments la résistance farouche déployée par le CNDD-FDD quand le FRODEBU a exigé au cours de la crise actuelle que le remplacement de Alice NZOMUKUNDA au Bureau de l’Assemblée s’accompagne d’une restructuration politique et qualitative du Bureau impliquant aussi le départ de KIGANAHE Didace qui ne représentait pas du tout les intérêts du FRODEBU. Pour mieux tromper l’opinion qui risquait de comprendre les enjeux mis en avant par le CNDD-FDD, les autorités du CNDD-FDD ont toujours avancé l’hypothèse qu’il s’agissait d’une affaire de recherche de place juteuse pour d’autres personnalités importantes du FRODEBU. La réalité était toute autre pour le Parti au pouvoir: Contrôler de façon exclusive le pouvoir détenu par le Bureau de l’Assemblée et assurer le dictat sur les autres Partis ou organisations siégeant à l’Assemblée Nationale.

Tous les pourparlers, toutes les consultations dont parle le Président de l’Assemblée Nationale Mr Pie NTAVYOHANYUMA, et qui ont duré toute la session de février, ont buté et échoué sur cette triste réalité.
Vers la fin de la session parlementaire, le Président de l’Assemblée Nationale, à l’issue de longues consultations des Chefs de Partis politiques siégeant à l’Assemblée, semblait dire à l’opinion qu’il avait atteint un compromis à proposer à la plénière. Il s’agissait de faire procéder, si les députés le voulaient bien, à quelques amendements du règlement intérieur qui permettraient que le CNDD-FDD apporte en remplacement d’Alice NZOMUKUNDA un candidat tutsi masculin, et que le FRODEBU apporte en remplacement de KIGANAHE Didace une candidate femme hutu. Le jour prévu pour tenir la séance en vue de ces amendements, tous les députés étaient présents à l’exception de ceux du CNDD-FDD. Les députés bagumyabanga (membres du CNDD-FDD) avaient bel et bien saboté l’initiative du Président de l’Assemblée Nationale.
Que s’est-t-il passé exactement dans les coulisses du Parti au pouvoir ? Le Président de l’Assemblée Nationale, Mr Pie NTAVYOHANYUMA a voulu masquer le malaise au sein du CNDD-FDD en annonçant vaguement que certains partis politiques n’étaient pas encore prêts pour la discussion en plénière, sans pour autant les citer. La réalité qui a été dévoilée au grand jour est qu’une bonne quinzaine de députés du CNDD-FDD, sur la quarantaine qui reste des multiples défections, ont rejeté catégoriquement le soi-disant compromis qui avait été négocié par Pie NTAVYOHANYUMA. Et en cela, ils ont reçu des ordres clairs provenant des principaux Généraux du CNDD-FDD, véritables tenant du pouvoir actuel. Le pauvre Pie NTAVYOHANYUMA n’avait plus qu’à s’écraser et déclarer avec désespoir à qui voulait l’entendre qu’il était poussé par les siens à la démission. Ces véritables gardiens de l’idéologie du CNDD-FDD ont rejeté catégoriquement l’idée de remplacer une hutu du CNDD-FDD par un tutsi du même Parti, tout comme ils rejettent l’éventuelle hypothèse que le FRODEBU puisse apporter un candidat qui n’est pas sous un total contrôle du CNDD-FDD. En coulisses, les ténors du CNDD-FDD, répètent qu’on ne saurait expliquer aux bagumyabanga comment un tutsi peut occuper un aussi prestigieuse place de première Vice-présidence de l’Assemblée Nationale. Mais alors les élus tutsis du CNDD-FDD sont-ils des militants de seconde zone (IMPEREKEZA) ?
Se sentant soutenue par une partie des siens, dame INANKUYO Irène, entre-temps investie de force et illégalement par son Parti comme nouvelle Vice-présidente de confiance à l’Assemblée nationale provenant du CNDD-FDD en remplacement d’Alice NZOMUKUNDA, va refuser catégoriquement de céder sa chaise à un éventuel tutsi, affirmant qu’elle a été élue le plus légalement du monde, et ce malgré ses compétences professionnelles et intellectuelles manifestement bien en dessous du minimum exigible pour prétendre s’asseoir dans ce fauteuil de Vice-président de l’Assemblée.
Quand les autorités du CNDD-FDD ont senti qu’il sera très difficile d’expliquer cette étrange situation à l’opinion nationale qui est de plus en plus regardante et très furieuse, elles ont commencé à mentir carrément en diffusant la rumeur que le FRODEBU avait accepté que l’honorable INANKUYO allait rester comme 1ère Vice-présidente, et que le FRODEBU allait apporter un autre tutsi pour remplacer KIGANAHE Didace. Entre-temps, le CNDD-FDD s’était bel et bien divisé encore en morceaux entre ceux qui soutiennent l’étudiante en 2ème candidature à l’Université Espoir d’Afrique, dame INANKUYO Irène, et ceux qui veulent absolument son remplacement par un candidat tutsi ou par une autre personne plus compétente. Pire, les députés récemment suspendus ou exclus du FRODEBU ainsi que ceux provenant de l’UPRONA , et qui s’étaient tous alliés depuis le mois d’avril au CNDD-FDD contre le gré de leurs Partis respectifs d’origine, ont carrément boudé ces propositions pour différentes raisons, confirmant ainsi ce que tout le monde savait d’avance, que leur alliance avec le CNDD-FDD ne reposait que sur leurs intérêts propres immédiats et non sur la recherche du fonctionnement normal et stable de l’institution parlementaire.
C’est dans cette ambiance de dislocation totale de l’Assemblée que le mois d’avril s’est terminé. C’est dans cette même ambiance que quelques députés, dans un sursaut d’orgueil, ont proposé qu’au moins, avant de fermer, la plénière de l’Assemblée Nationale puisse se réunir et prendre une décision qui accorde l’immunité provisoire dans les termes réclamés par le PALIPEHUTU-FNL. Manifestement, il semble bien qu’ils n’ont pas été écoutés ou entendus.
Ces faits réels et terrifiants indiquent bien que tout comme dans les autres secteurs du pays, l’Assemblée Nationale connaît une grave situation d’instabilité et de faillite virtuelle qui peut contribuer largement à imploser le pays si l’on n’y prend pas garde. L’espoir que la situation à l’Assemblée Nationale se renormalise reste faible. En effet, tant que l’origine du mal n’est pas soignée, il est à craindre plutôt que la situation ne s’empire. Les causes profondes de cet état de faits restent principalement la volonté ferme des principaux tenants du pouvoir en place à Bujumbura d’assurer contre vents et marées une dictature autoritaire sur tous les autres citoyens, y compris principalement ceux qui peuvent prétendre à un partage de pouvoir leur conféré par la loi. Et pour cela le principe de diviser pour régner est devenu comme un mot d’ordre. Il s’agit de mettre tout en œuvre pour diviser toutes les organisations politiques importantes qui peuvent prétendre à ce partage de pouvoir, afin qu’elles deviennent très faibles ou qu’au mieux elles disparaissent.
Les déchirures qui sont apparues récemment au sein des députés du FRODEBU et de l’UPRONA suivent cette logique. Le CNDD-FDD a mis en branle tous les moyens imaginables pour créer et renforcer ces déchirures. Toutes les facilités politiques et matérielles sont mises à la disposition des députés récemment chassés du FRODEBU pour continuer et parachever l’œuvre de destruction du parti de NDADAYE Melchior qui ose continuer à réclamer la bonne gouvernance et la démocratie. La même logique a prévalu et prévaut encore dans le traitement de la question du PALIPEHUTU-FNL. Ce genre d’arme est à double tranchant. En effet, la logique de la division a fini par se retourner contre son créateur le CNDD-FDD, puisque ses rangs ont commencé à se briser en mille morceaux depuis l’éviction d’Hussein RADJABU. Avec les récents évènements, bien malin celui qui pourrait affirmer avec sûreté le nombre de militants ou de parlementaires qui restent fidèles aux tenants du pouvoir CNDD-FDD.
Dans une telle situation d’éclatement extrême des groupes et organisations politiques qui siègent à l’Assemblée, il est devenu quasi miraculeux de parvenir à rassembler une majorité suffisante de députés provenant de toutes ces divisions pour prendre une décision sur des sujets contenant souvent des intérêts politiques certes importantes pour la Nation, mais aussi ayant des incidences substantielles sur ces mêmes groupes. Chaque groupe essaie autant que faire se peut de défendre sa cathédrale. Et comme il y’a trop de groupes éclatés, l’exercice devient carrément périlleux si pas impossible. Une bonne opinion a réclamé que le Président de la République puisse intervenir en faisant prévaloir ses responsabilités constitutionnelles pour mettre fin à cet état de faillite, de descente aux enfers de la nation, mais cela n’a pas eu lieu. L’on peut éventuellement s’imaginer qu’une des raisons principales de son manque de réaction est justement cette contradiction interne de son parti d’origine qui a mis en avant la politique de la division et de domination en croyant qu’il pouvait stabiliser la nation en piétinant et en écrasant tout le monde.
La guerre renforcée par cette logique divisionniste et jusqu’auboutiste est en train de fortifier la mort, la misère, la suspicion, la haine et la désolation chez les populations burundaises malgré elles; les Institutions burundaises soumises délibérément au même traitement de division et de dictature sont au bord de l’éclatement. Entre-temps, la famine et la flambée des prix de première nécessité poussent le citoyen au grand désespoir et à la perte de toute confiance aux institutions.
Peut-on espérer que ceux à qui le peuple a remis le pouvoir en 2005 avec comme missions principales d’améliorer de façon substantielle leurs conditions de vie politique, sécuritaire, sociale et économique, de rassembler tous les burundais, d’assurer le bon fonctionnement des Institutions, vont un jour marquer le pas et se remettre en cause pour rendre espoir à la Nation en général et à l’Assemblée Nationale en particulier ?

BURAKEYE Juste


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Duel Nkurunziza v/s Ngendakumana,

14-05-2008

JEREMIE NGENDAKUMANA CONTRE LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE : QUI GAGNERA CE DUEL ?

Source: Aube de la Démocratie n° 113

Dans notre dernière livraison, nous avons fait état d’une relation tumultueuse et tendue qui existe entre le numéro un burundais et le numéro un du CNDD-FDD. Ce malaise qui existe entre ces deux hommes qui devaient pourtant travailler main dans la main est loin d’être dissipé. Par contre plus les jours passent plus on s’approche du rendez-vous des préparatifs des élections de 2010 et plus le fossé se creuse entre les deux hautes personnalités du parti présidentiel. Manifestement Jérémie NGENDAKUMANA et son équipe composée essentiellement de certains ténors de Gitega tente d’isoler le commandant suprême.

Ainsi dans la structure qui pilote le CNDD-FDD, tous les hommes forts sont autour de Jérémie NGENDAKUMANA et ses alliés.
Il s’agit de :
1. Le Secrétaire Exécutif, Monsieur Lazare. Celui-ci natif de Gitega qui a dirigé le CNDD-FDD dans la province de Gitega. Il gère aujourd’hui le parti au quotidien. C’est lui le gardien permanent du temple ;
2. La deuxième Vice-présidente du parti, l’Honorable Denise SINDOKOTSE, natif de la province Bujumbura est le bras droit de Jérémie NGENDAKUMANA, une inconditionnelle au numéro un du parti ;
3. Le super commissaire porte parole du parti, l’Honorable Onésime NDUWIMANA, la tête pensante de Jérémie NGENDAKUMANA et le véritable Chef qui commande le secrétaire exécutif Lazare.

Dans la chaîne des dirigeants du parti il y a le premier Vice-président l’Honorable NSESEMA. Celui-ci jouerait un rôle effacé, il est beaucoup plus lié au deuxième Vice-président de la République, Monsieur Gabriel NTISEZERANA, tous les deux natifs de la même commune de Musigati, dans la province BUBANZA. Or, NTISEZERANA Gabriel est un ami personnel du Chef de l’Etat ; donc l’Honorable NSESEMA ne peut pas se retrouver dans un camp différent de celui du deuxième Vice-président de la République. Il paraît que les natifs de Musigati ont une solidarité hors du commun.

Au delà de ces ténors du parti, il y a un autre cercle des hauts cadres très influents dans le pays. Il s’agit :

4. Le président du Sénat, l’Honorable RUFYIKIRI natif de Gitega et catholique pratiquant.
5. L’ancien ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, le Général Major Evariste NDAYISHIMIYE actuellement Chef de Cabinet militaire du président de la république. Il est aussi natif de Gtega.
6. Le général Major Adolphe NSHIMIRIMANA, patron du service National de renseignement. Il est aussi natif de Gitega.
7. Le Chef de cabinet Civil du Chef de l’Etat, Monsieur WAGARA Melchior. C’est le seul qui est natif de Bubanza. Mais sa proposition de nomination aurait été suggérée par Jérémie NGENDAKUMANA. Ce premier aurait déjà glissé dans le signataire du chef de l’Etat une dizaine de décrets dictés par d’autres cercles. Bien entendu ces décrets auraient été rejetés.

Cette liste n’est pas exhaustive. Mais les grands noms de cette liste ont en commun qu’ils ne sont pas en ordre de Sainteté avec le Chef de l’Etat. Voici quelques faits :

• Ainsi l’Honorable Jérémie NGENDAKUMANA, à côté des éléments donnés dans le dernier numéro, dans le registre des conflits qui l’oppose au magistrat suprême, il faut noter que le Chef de l’Etat en même temps président du Conseil des sages a proposé qu’il y ait des Conseils de sage dans toutes les provinces. Une structure qui dépendrait du Président du Conseil des sages au niveau national, c'est-à-dire du Chef de l’Etat, Jérémie NGENDAKUMANA a rejeté cette proposition. Probablement qu’il redoutait une structure parallèle à sa machine.

A côté de cette structure, le Chef de l’Etat a envoyé en mission aux Etats-Unis d’Amérique, l’ancien Secrétaire Général, NZOBONIMPA Manassé accompagné par un député, mais Jérémie NGENDAKUMANA s’est opposé à cette décision et a annulé la mission.

• Onésime NDUWIMANA : depuis qu’il a été obligé de quitter l’Assemblée Nationale sans que le Chef de l’Etat accède à ses premiers préalables notamment la nomination au poste de patron de la diplomatie, le Chef de l’Etat refuserait de le recevoir. Le chantage qui a entouré ce départ n’a pas plus au premier citoyen burundais. De même le renvoie d’Immaculée NAHAYO par la petite porte, une opération des mains de maître par Onésime NDUWIMANA, n’a pas plu au Chef de l’Etat.
• Le président du Sénat, l’honorable Gervais RUFYIKIRI : on se souvient qu’il a adressé une lettre au Chef de l’Etat qui le rappelait à l’ordre. A l’époque d’aucuns avaient cru que cette correspondance été concertée entre les deux cabinets. Hélas, non ! C’est ainsi qu’une lettre restée secrète de quelques centaines de signataires, militants du parti à Gitega ont dénoncé cette attaque du numéro un du sénat contre le patron de l’exécutif. En substance il faut signaler que Gervais RUFYIKIRI a des fois refusé de participer aux réunions du conseil des sages.
• Le Général Major Adolphe NSHIMIRIMANA, l’Administrateur Général du Service National de Renseignement : cet ancien Chef d’Etat Major des Forces de Défense de la Démocratie (FDD) du temps du maquis est au courant que le Chef de l’Etat a tenté de limoger probablement sous la pression de la communauté Internationale ou de son cercle de conseillers ; l’intéressé a eu vent de ce projet et il serait aller s’en prendre à certaines personnalités qui étaient impliquées dans ce limogeage, dans cette ligne de mire il y avait son probable successeur et le bras droit du chef de l’Etat qui se trouve être l’ancien Secrétaire Général du CNDD-FDD, monsieur Manassé NZOBONIMPA.

Depuis lors le dossier a été gelé mais le geste est resté gravé dans la mémoire vigilante du Général Major.

• Le Général Major Evariste NDAYISHIMIYE qui n’a pas quitté de gaieté de cœur le prestigieux ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique garderait un goût amer de cette sortie du Gouvernement.

Le présent tableau constituerait un noyau des personnalités qui estiment qu’en 2010, le candidat Président de la République devrait provenir de la grande province de GITEGA qui compte à lui seul 11 communes. Et cet objectif serait même soutenu par certains hommes politiques de GITEGA qui proviennent des autres formations politiques. De surcroît certains responsables de l’Eglise catholique soutiendraient cette perspective.

Est-ce pour cette raison que le Chef de l’Etat préfère pour les fêtes nationales se retrouver dans cette province ? On ne sait pas. Mais une tendance d’isoler le Président du Conseil des Sages du CNDD-FDD est savamment distillée. Bien plus la tendance de miner son action est perceptible. En témoigne la paralysie à l’Assemblée Nationale. On était à deux doigts de débloquer cette situation mais un camp du CNDD-FDD a surgi pour mettre à l’eau le scénario salvateur, histoire peut être de démontrer que le pire de la Nation est incapable de garantir le fonctionnement des institutions et que par conséquent il ne mériterait plus d’être représenté en 2010. La difficulté à la quelle est confrontée ce camp c’est que le Président NKURUNZIZA qui a entamé sa campagne en solo à travers ses nombreuses descentes gagne les cœurs des militants du CNDD-FDD. Bien plus en tant que Président de la République sortant il possède de gros moyens de l’Etat susceptibles de supplanter toute autre candidature interne du CNDD-FDD. Autant dire que l’axe de GITEGA doit retrousser les manches car il a moins de chances de sortir victorieux dans ce duel.

CUBAHIRO Chimène

Mise en ligne par la www.frodebu.be

C'est dans l'Aube de la Démocratie

13-05-2008

EDITORIAL

LE CNDD-FDD A ECHOUE, LE FRODEBU DOIT PRENDRE LA RELEVE EN 2010

En 2005, le CNDD-FDD a été désigné par le peuple burundais pour présider aux destinées du Burundi. Dès le 26 Août 2005, un nouveau Chef d’Etat issu de ce parti a été investi de tous les pouvoirs de gérer la Nation. Dès ce jour le CNDD-FDD est comptable de la bonne marche des affaires de la cité.

Ce n’est donc pas aux partis de l’opposition encore moins au Parti Sahwanya-FRODEBU que le pouvoir du CNDD-FDD doit jeter la responsabilité de la paralysie actuelle de presque toutes les institutions. C’est dire que les déboires, la déconfiture qui émaillent la présente législature n’incombe qu’à l’Aigle noire.
Les jérémiades de certains responsables de ce parti désignant constamment le parti de Melchior NDADAYE comme la pierre angulaire de la descente aux enfers du Burundi ne procède que d’une pure projection des limites du système CNDD-FDD, le FRODEBU refuse et refusera d’être le souffle douleur dans cette situation de mauvaise gouvernance jamais égalée.

En revanche, le parti père de la Démocratie au Burundi, ne se lassera jamais de faire un diagnostic du mal qui ronge le pays et de proposer une cure adéquate y relative. Ainsi donc face à la déconfiture actuelle qui se lit à travers la paralysie des institutions, la reprise de la guerre fratricide entre le PALIPEHUTU-FNL et le CNDD-FDD, les indicateurs socio-économiques qui sont au rouge, il sied de souffler au CNDD-FDD les vérités suivantes :
1ère Vérité : en date du 7 février 2007 à Ngozi, il y eut un congrès qui a destitué l’ancien tout puissant président du CNDD-FDD, l’honorable El HADJ Hussein RADJABU. Ce congrès fatal est la source de tous les malheurs du parti de Jérémie NGENDAKUMANA. Avec l’éjection de cet homme fort qui maîtrisait les racines, le tronc et les branches du CNDD-FDD le pouvoir a perdu la majorité au parlement. En effet, des élus fidèles à Hussein RADJABU se sont détachés ou démissionnés du CNDD-FDD. Dès lors le parti majoritaire en 2005 a du coup basculé dans le camp des partis minoritaires.

Au lieu d’arrêter cette hémorragie mortelle, le CNDD-FDD perd son temps à s’en prendre au FRODEBU. Et pourtant ce dernier n’a aucune responsabilité ni de près ni loin dans l’organisation de ce congrès du 7 février 2008.

2ème vérité : Comme si cette date fatidique du 7 février 2008 ne suffisait pas les mêmes acteurs ont organisé un autre congrès à Muyinga en date du 26 janvier 2008. Et comme une tradition, ce fameux congrès avait lui aussi pour objet la destitution d’une autre figure de proue du CNDD-FDD, l’Honorable Alice NZOMUKUNDA. Elle a été purement et simplement exclue du Parti ; une exclusion qui devait libérer le fauteuil de premier Vice-président de l’Assemblée Nationale. Cette place tant convoitée par la nomenclatura du parti présidentiel aura été la source du blocage qui sévit à l’Assemblée Nationale depuis plus de 3 mois. Ce jour-là à Muyinga le laboratoire suscité avait pensé qu’il allait éjecter Alice NZOMUKUNDA en un tour de bras. Ce ne fut pas le cas ! (YABANIKIYE !)
Encore une fois le FRODEBU n’est ni de près de loin impliqué dans ce congrès du 26 janvier 2008. Il ne peut donc pas être responsable du blocage qui mine l’Assemblée Nationale.

3ème Vérité : Les malheurs des vainqueurs des élections de 2005 sont toujours autour des congrès. Ainsi d’une source digne de foi, en 2009, il sera organisé un congrès de clarification qui doit désigner un candidat aux présidentiels de 2010. Ce congrès risque de signer un acte de décès du CNDD-FDD. En effet, il y aurait un camp qui se constitue et qui se solidifie autour des ténors de Gitega. Ce pôle qui contrôle en réalité la machine du parti entend présenter un candidat aux présidentiels autres que l’actuel Chef de l’Etat. (Lire détails dans…..) Mais ce dernier qui a probablement décelé cette option s’est lancé dans une campagne de multiplier les descentes aux fins fonds du Burundi profond.

Au demeurant cette dualité entre Gitega et le commandant Suprême risque de déboucher sur une autre crise qui n’augure rien de bon. En effet, un combat de titans sur ce fond de rivalité peut causer des ravages. Est-ce au FRODEBU de gérer aussi cette tragédie en perspective ?

Tout compte fait le parcours de la gestion du CNDD-FDD est semé d’embûches ; des imperfections, des insuffisances s’érigent et poussent comme des champignons sur son passage. Malheureusement au lieu d’approcher et d’associer en douceur d’autres partenaires, le CNDD-FDD rompu aux pratiques de l’usage de la force du canon terrorise et exige un partenariat de soumission ; dans cette dynamique le parti présidentiel en difficulté a le réflexe de considérer les partenaires potentiels comme des tremplins des outils devant servir et assouvir les seuls intérêts de ce parti. Une démarche, somme toute, peu adroit !

De toute évidence dans toutes les vicissitudes de l’histoire du CNDD-FDD aux commandes de l’Etat il est apparu que le parti a toujours besoin du FRODEBU. Ce dernier devant chaque fois voler à son secours ; effectivement la sagesse et l’expérience du FRODEBU auraient contribué à améliorer les prestations des heureux gagnants de 2005. Malheureusement ils n’ont jamais voulu mettre à contribution ce capital. L’ancien Président de la République, le Sénateur Jean Baptiste BAGAZA déplore cette défaillance. Et pourtant confie-t-il « j’avais conseillé au Président de la république de mettre à contribution les compétences du FRODEBU ».

Dommage ! Fidèle à leurs habitudes de se tirer une balle dans les pieds, les ténors au CNDD-FDD doivent comprendre que le FRODEBU ne jouera pas indéfiniment le rôle de sapeur pompier, la générosité a des limites. Et si le CNDD-FDD ne peut plus avancer sans le FRODEBU, la logique la plus élémentaire recommande qu’il remette le tablier et présente des excuses au peuple burundais qui avait placé sa confiance en lui. Mais à défaut de tirer sa révérence aujourd’hui, le CNDD-FDD devrait préparer des élections justes, transparentes et démocratiques. En conséquence le parti de Jérémie NGENDAKUMANA doit éviter toute velléité de planifier une tricherie quelconque au cours des élections de 2010. Comme cela transparaît déjà dans le projet de décret portant création et organisation d’une Commission Nationale Indépendante à caractère permanent. Après plus de 15 ans de guerre civile, le Burundi ne peut pas se payer « le luxe » des élections du ZIMBABWE et du KENYA. La note des vainqueurs de 2005 est fortement négative. Le bilan est plus que parlant. Le peuple burundais aspire à un changement et aux dividendes d’une paix retrouvée. Telle est la noble mission du FRODEBU qui doit prendre la relève en 2010.


Pancrace CIMPAYE

La rédaction

On aura tout entendu!

12-05-2008

Comment le parti de l’opposition peut-il être accusé déjà de fraude lors des élections de 2010 ?

Bujumbura, le 8 mai 2008 (Net Press). Décidément, le Burundi est une démocratie atypique. A entendre le Cndd- Fdd accuser à l’avance de fraudes électorales le Frodebu qui est la formation politique qui déteste le plus le parti présidentiel, on croirait le monde à l’envers. Dans aucun pays du monde, on n’a jamais entendu un parti au pouvoir taxer de fraudes électorales ses opposants. Car on ne voit pas quels moyens disposeraient ses opposants, le Frodebu en tête, pour s’adonner à de telles tricheries.

Les accusations d’hier du Cndd- Fdd sont consécutives à la réclamation insistante, qui n’est pas nouvelle, du parti de Melchior Ndadaye, que l’on prépare déjà le scrutin de 2010, en mettant sur place une commission multipartite destinée à éviter, pour le Burundi, ce qui s’est passé au Kenya à la fin de l’année dernière et qui, dans quelques jours, pourrait intervenir au Zimbabwe.

Il n’en fallait pas plus pour que le Cndd- Fdd se lance dans ces accusations dénudées de toute logique, en accusant le parti qui lui a donné le jour et dont il est devenu les fils rebelle, de s’apprêter à tricher en 2010, comme il l’aurait fait en 2005. Pour le pouvoir donc, il est inconcevable aujourd’hui, de penser déjà aux prochaines élections. Et pourtant, tout ce que fait le Cndd- Fdd aujourd’hui ne s’inscrit que dans la logique électorale de 2010 : miner le terrain partout et dans tous les domaines, afin que dans deux ans, il y ait un tel chaos pour que le pouvoir actuel proclame l’état d’urgence ou soit reconduit dans une totale opacité favorisée par un climat d’insécurité au moment du scrutin.

Quant aux fraudes électorales de 2005 dont le Frodebu est curieusement accusé, elles ne peuvent être imputables qu’au Cndd-Fdd si l’on peut dire, car, même s’il était dans l’antichambre du pouvoir à cette époque, ses militants ont procédé à des menaces du retour de la guerre civile s’il ne gagnait pas les élections. En 2010, les recettes de 2005 sont en préparation, cette fois à l’aide des moyens redoutables dont dispose l’Etat, ce qui cause beaucoup d’inquiétudes dans plusieurs milieux.

La rédaction

De l'immunité provisoire des leaders du FN

06-05-2008

L'immunité provisoire des leaders et combattants du Palipehutu-FNL semble etre le point de discorde entre ce dernier et le gouvernement burundais. Elle figure donc en ordre très utile des renvendications de ce mouvement!

Nous vous livrons ici une analyse juridique de cette question que nous avons reçue de Monsieur Stef Vandeginste.

Il est chercheur à The Institute of Development Policy and Management University of Antwerp (UA) (Anvers en Belgique)

Il est aussi auteur de plusieurs articles sur le Burundi publiés entre autre dans la Revue Politique de l'Afrique des Grands-Lacs.
Lisez! C'est édifiant.

Document annexe : 1210107317_Immunite provisoire Palipehutu FNL.pdf

La rédaction

Les burundais de Belgique se souviennent de 1972

05-05-2008

MOT DE CIRCONSTANCE A L’OCCASION DE LA 36EME COMMEMORATION DU GENOCIDE CONTRE LES HUTU DE 1972 A 1973

Prononcé le 3 mai 2008, en la Chapelle Saint Antoine de Padoue, Rue d’Artois, 17 à 1000 Bruxelles

Bien chers compatriotes, Bien chers amis,

Au nom du Comité organisateur composé de :
- Mme Eugénie Ntakirutimana
- M. l’Abbé Daniel Nahimana
- M. Joseph Kayogera
- M. Mathias Rugurika
- M. Victor Ntacorigira
- M. Willy Nyotori
- Et votre serviteur Joseph Ntamahungiro

Je vous souhaite la bienvenue et vous remercie d’avoir répondu, une nouvelle fois, à notre invitation.

Nous nous réunissons aujourd’hui pour la 36ème année consécutive pour commémorer nos parents, nos grands parents, nos frères et nos sœurs, nos beaux-pères et belles mères, nos beaux fils et belles filles, nos cousins et cousines, nos neveux et nièces, nos petits fils et petites filles, nos amis et connaissances, nos voisins et voisines. Comme vous vous en souvenez, la main criminelle n’a même pas épargné les enfants, y compris ceux qui étaient encore dans le ventre de leur mère. Malgré les 36 années qui viennent de s’écouler, la douleur nous étrangle toujours, la colère nous étreint et la révolte gronde dans nos entrailles car notre cri de demande de justice et de réparation est toujours étouffé.

Bien chers nôtres qui nous avez quittés si tragiquement,

Nos nous rappelons que ceux et celles qui ont perpétré ce génocide contre vous, vous ont tués non seulement physiquement, mais qu’ils avaient réussi aussi pendant très longtemps à vous tuer dans votre dignité et moralement. Nous nous rappelons effectivement - comme si c’était hier – des flots d’encre nauséabonde, des éditoriaux plus criminels les uns que les autres et même des prêches de quelque prélat catholique, qui vous ont présentés comme de la vermine, des animaux sauvages, des bestioles qu’il fallait débusquer, écraser et faire disparaître à jamais de la face de la terre, pour que l’Histoire ne se souvienne même plus de votre passage sur cette terre.

Plus triste encore est de voir que même vos orphelins qui devraient honorer votre mémoire et vous réhabiliter, déclarer jour de deuil le 29 avril, vous construire un mémorial, tardent à le faire, empêtrés dans des querelles qui replongent notre beau pays dans la honte, alors que le peuple revit la paupérisation et la mort dans une douleur incommensurable.

Très chers parents, grands parents, frères et sœurs, beaux-pères et belles mères, beaux fils et belles filles, cousins et cousines, neveux et nièces, petits fils et petites filles, voisins et voisines, amis et connaissances,

Sachez néanmoins que votre sacrifice n’a pas été vain. L’Histoire, ce grand maître, vous donnera un jour raison en reconnaissant que vous avez été victimes d’une main criminelle et diabolique. Même quelques uns de ceux qui vous traitaient de «nazis tropicaux » et vous vouaient aux gémonies, commencent – très timidement certes – à reconnaître que vous avez été victimes d’un génocide. Certains d’entre nous ne verrons peut-être pas le jour de votre réhabilitation et résurrection, quand enfin on vous construira un mémorial, et pourquoi pas un mausolée. Nous sommes sûrs cependant qu’un jour aura lieu votre lavement de l’opprobre que vos bourreaux – qui sont aussi les nôtres, nous les rescapés – ont jetée sur vous.

Et même si ces bourreaux s’entêtaient à ne pas reconnaître leurs crimes et à demander pardon - faute de réparer l’acte de leur bestialité - sachez qu’ils ne pourront plus nous obliger à insulter votre mémoire comme ils l’ont fait en 1972-1973 et les années qui ont suivi. Ils ne pourront plus jamais enlever votre place dans nos cœurs. Ils ne pourront plus jamais nous contraindre à vous maudire, à applaudir et légitimer leurs crimes.

Très chers parents, grands parents, frères et sœurs, beaux-pères et belles mères, beaux fils et belles filles, cousins et cousines, neveux et nièces, petits fils et petites filles, voisins et voisines, amis et connaissances,

Sachez donc une fois pour toutes que, même si physiquement vous n’êtes plus avec nous, plus rien ni personne ne pourra nous séparer de vous.

Notre vœu le plus cher est que vous ne soyez pas morts pour rien et que, grâce à votre sacrifice, le Burundi - notre beau pays et notre belle patrie - retrouve la joie de vivre, sa fierté et sa place dans le concert des Nations, sous la direction de vrais Bagabo et de véritables Barundikazi à l’image de nos ancêtres les plus valeureux. Qu’il retrouve sa vigueur, son courage et sa détermination pour se reconstruire lui-même dans un véritable partenariat avec de véritables Nations amies.

A Vous, nos héros et nos martyrs, notre parole d’hommes et de femmes est que nous nous engageons à continuer d’honorer toujours votre mémoire.

Que la terre vous soit toujours légère. Ainsi soit-il.


Pour les organisateurs ci haut cités


Bruxelles, le 3 Mai 2008



Joseph Ntamahungiro




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La pensée du jour

03-05-2008

" Qu'un homme propose une politique inspirée par la générosité, le désintéressement, le souci des plus désherités, très peu se décident à le suivre.

Mais qu'il parle de la possibilité de renverser les autres pour s'emparer de leurs places, de leurs richesses, de leurs privilèges, il a une foule derrière lui.

La conclusion?

C'est que les humains ont encore besoin de souffrir, il n'y a pas d'autre explication. Un jour, à cause de ces souffrances, peut-etre comprendront-ils dans quelles préoccupations et quelles activités ils trouveront leur épanouissement.

Vous trouverez que je suis cruel?....

Non, je suis malheureux de le dire, mais les humains ont besoin de souffrir pour comprendre.

Lorsque se présente un envoyé du Ciel qui peut les éclairer sur la direction à suivre, est-ce qu'ils l'écoutent? Non, et non seulement ils ne l'écoutent pas, mais ils le persécutent. Et quand arrive un malfaiteur qui va les entrainer dans des catastrophes, ils l'accueillent, ils l'acclament et le portent au pouvoir, c'est eux-memes qui lui donnent toutes les possibilités de les détruire. Donc, c'est clair, les humains ont besoin de souffrir pour comprendre enfin qu'ils doivent écouter et suivre"

Omraan Mikhael Aivanhov

La rédaction

Le calvaire des habitants de Bujumbura rural

30-04-2008

DES CIVILS EN FUITE SUITE AUX NOUVEAUX COMBATS, LES MÉDIATEURS SE RÉUNISSENT À KAMPALA Burundi, 2008-04-29 (MISNA, 29/4/2008 ) -

De nombreux habitants de la commune d'Isale, située aux portes de la capitale du Burundi, Bujumbura, ont dû fuir lundi les combats qui ont éclaté dans la soirée entre militaires réguliers et rebelles des Forces nationales de libération (Fnl), et se seraient soldés, selon le dernier bilan de sources militaires, par 11 morts dans les rangs des rebelles et trois blessés chez les soldats, indiquent les radios de la capitale.
Ces mêmes sources précisent que le président ougandais Yoweri Museveni et son homologue tanzanien Jakaya Kikwete – actuel président de l'Union africaine (UA), dont l'intervention a été sollicitée par le président burundais et ex-chef rebelle Pierre Nkurunziza –, devraient se pencher mercredi, à Kampala, capitale de l'Ouganda, sur la crise burundaise.

La Tanzanie – ex-médiatrice dans les longs colloques de paix qui ont mis fin au conflit burundais – est la terre d'exil d'Agathon Rwasa, chef des Fnl, et des dirigeants du plus ancien groupe rebelle hutu du Burundi.

Dans leur dernier communiqué, les Fnl ont critiqué les déclarations "contradictoires" du ministre de la Défense qui s'est exprimé en faveur de la reprise des négociations, pendant que le chef adjoint de l'état-major soutenait que les Fnl représentent "une force négative avec laquelle il ne faut pas négocier".

Les Fnl affirment ne pas avoir reçu de garanties d'immunité suffisantes pour pouvoir reprendre place autour de la table des négociations à Bujumbura.


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Un pays instable, en faillite virtuelle

29-04-2008


Bujumbura est la dernière étape du voyage des ministres De Gucht et Michel. Le ministre des Affaires étrangères a regretté les attaques de la rébellion hutue. Pour la population, le président Nkurunziza est synonyme de non-gestion.

Bujumbura, capitale du Burundi, était la dernière étape de la longue mission dans la région des Grands Lacs, entreprise voici 8 jours par les ministres belges des Affaires étrangères, Karel De Gucht, et de la Coopération, Charles Michel.

Au cours de l'escale, les deux ministres ont eu l'occasion de s'entretenir, dimanche à l'aube, avec le président de la République burundaise, Pierre Nkurunziza.

Les entretiens ont porté sur la situation intérieure du pays, toujours très instable, et sur l'aide que la Belgique apporte au Burundi, dont elle est le premier bailleur de fonds.

Pilonnage

Il y a quelques jours à peine, la capitale burundaise était encore la cible de pilonnage de la part des forces du FNL, réfugiées dans les collines qui surplombent la ville. "Quand on a signé un accord, on le respecte. Mais plutôt que de se rendre, le FNL a attaqué Bujumbura", a regretté le ministre belge des Affaires étrangères.

Ce week-end encore, de nouvelles rumeurs d'attaques rebelles avaient poussé des expatriés, qui vivent dans les quartiers verts proches des collines, à gagner les hôtels des rives du lac Tanganika.

Sur le plan de la Coopération, la Belgique doit prendre bientôt la décision de prolonger les projets qu'elle finance dans ce pays. Ils sont de plusieurs natures : une aide à l'éducation, une des conditions essentielles du développement du Burundi, une aide alimentaire et un soutien à l'initiative économique. M. Michel a promis de revenir prochainement au Burundi pour évaluer les besoins.

Si le sous-sol du Burundi ne recèle pas autant de richesses que son immense voisin, le Congo, il pourrait tirer plus de revenus de l'exportation de son sucre, de son thé, de son café. Mais, ici aussi, la corruption et l'incompétence font des ravages, de sorte que le pays est dans une dramatique situation d'impécuniosité.

Faillite virtuelle

Il serait même en situation de faillite virtuelle : en 4 mois, le budget de l'année aurait été épuisé, au point que certaines missions politiques à l'étranger ont été annulées.

Sur le plan politique, la situation est également très confuse. La majorité n'a plus... la majorité à l'assemblée qui se retrouve complètement paralysée. Et le président Nkurunziza, dont le nom signifie "bonne nouvelle", est plutôt, pour les habitants, synonyme de mauvaise gestion, ou plutôt d'absence de gestion. Le seul intérêt du Président - protestant et très pratiquant - selon la presse locale, c'est... sa chorale et son club de football, appelé "Alleluillah". "Il prie beaucoup, mais pas pour le bien du peuple burundais", regrette une diplomate.

Car dans la vie du Burundais, qui ne sait plus à quel saint se vouer, les croyances sont un facteur d'espoir : on ne compte plus les prédicateurs, les églises du réveil qui pullulent et promettent un avenir que la politique ne peut ou ne veut pas leur offrir.

Dans la rue, les conversations portent sur l'insécurité qui domine ici et qui pousse les habitants du pays à rejoindre la capitale où pourtant, les conditions de vie sont très dures. Car les campagnes et les montagnes surtout sont incertaines. Si l'on ne parle pas, au Burundi, de violences sexuelles utilisées comme armes de guerre, comme au Congo, où cette pratique confine à la barbarie, il est question ici d'autres cruautés : les femmes kidnappées seraient décapitées en vertu d'une croyance selon laquelle un tel crime assurerait une protection.

Francis Van De Woestyne

Source: lalibre.be

La Ligue Iteka s'exprime

27-04-2008

Mémorandum Ligue Iteka sur la crise au Burundi

1. La Ligue Burundaise des Droits de l'Homme ITEKA est profondément préoccupée par la reprise des hostilités entre l'armée gouvernementale et le mouvement Palipehutu-Fnl depuis la nuit de jeudi 17 avril 2008 où principalement des tirs à l'arme automatique ainsi que de fortes explosions de bombes et de grenades ont plongé dans la terreur les populations de la ville de Bujumbura, de la province de Bubanza, précisément en commune de Gihanga et de la province de Kayanza en commune Matongo.

2. Des combats acharnés entre belligérants ont continué à semer la désolation en commune Gihanga de la province de Bubanza où pendant toute la journée de lundi 21 avril 2008, les activités socio-économiques locales ont été paralysées par les affrontements et le déplacement forcé des populations.

3. Dans la nuit du 22 avril 2008, des bombes ont été de nouveau larguées sur la capitale causant des dégâts matériels notamment à la résidence du Nonce Apostolique et au campus universitaire de Kiriri.

4. Cette nouvelle escalade de violence prouve le manque de volonté politique et de fermeté, de la part des protagonistes, pour mettre en application l'accord de cessez-le-feu signé le 6 septembre 2006 par le Gouvernement du Burundi et le Palipehutu-Fnl.

5. La reprise des affrontements entre l'armée gouvernementale et le Palipehutu-Fnl exacerbe le contexte politique, économique et social précaire, caractérisé par une tension au sein du parlement et un dysfonctionnement au sein du Gouvernement. En effet,

- L' Assemblée nationale est en crise depuis février 2008 consécutivement à un manque de consensus sur la composition du bureau de l'Assemblée Nationale. Cette crise a été aggravée par l'absence de dialogue franc entre les différents groupes parlementaires dont certains membres ont fait l'objet d'attaques à la grenade le 8 mars 2008.

- Le Gouvernement souffre, en son sein, des dysfonctionnements qui reposent principalement sur le chevauchement des attributions des Ministres et des Vice- Ministres. Les prises de décisions contradictoires récemment observées entre certains membres du Gouvernement mettent en exergue des lacunes dans la structure gouvernementale sont désorientés et désemparés.

- Sur le plan économique et social, le Burundi fait face à une flambée inquiétante des prix des denrées de première nécessité comme les produits vivriers et le carburant et à une forte dépréciation de la monnaie. Contrairement aux objectifs fixés par la Gouvernement dans ses instruments de planification tels que le Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP) et le plan d'Actions Prioritaires, cette situation aggrave la paupérisation de la population. Paradoxalement, les acteurs politiques semblent être préoccupés par les échéances électorales de 2010 au détriment de l'investissement et de la production.

- Concernant la bonne gouvernance, les défis en rapport avec la lutte contre l'impunité des crimes graves ; la corruption et les malversations économiques écartent le Burundi de la promesse inscrite dans le programme du gouvernement 2005 – 2010 à savoir « la gestion transparente des affaires économiques et sociales et aides extérieures, la lutte contre les détournements, la corruption et autres malversations …le renforcement des capacités des systèmes judiciaires et pénitentiaires ». Par ailleurs, le début des consultations populaires sur la commission vérité et réconciliation tant annoncées par le Chef de l'Etat se fait toujours attendre.

6. La Ligue Iteka avait salué la mise en place du gouvernement de consensus après une longue crise qui avait paralysé l'Assemblée Nationale et le Gouvernement en date du 14 novembre 2007. Dans son message à la Nation le 16 novembre 2007, le Chef de l'Etat, Pierre Nkurunziza avait réitéré son engagement à faire en sorte que « toutes les institutions, en l'occurrence l'Assemblée Nationale et le Sénat accomplissent convenablement leurs missions ». Il avait promis également de continuer à « échanger en toute franchise et de manière confiante, honorer tous les engagements pris et éviter des propos qui désorientent le peuple burundais, renforcer l'unité et l'entente entre les membres des partis politiques, mettre en avant l'intérêt supérieur de la Nation ». Concernant le Palipehutu-Fnl, le Chef de l'Etat avait exprimé le souhait « de voir la participation du Palipehutu-FNL dans les travaux du MCVS ».

7. La Ligue Iteka considère que l'engagement pris par le chef de l'Etat de « continuer la concertation, le dialogue franc, l'unité et l'entente avec ces partis politiques » est la voie à privilégier pour venir à bout de la crise qui handicape l'Assemblée Nationale et de la rupture du dialogue avec le Palipehutu-Fnl au risque de raviver le déchaînement continuel des passions au sein de la classe politique et la confrontation armée avec le Palipehutu- Fnl qui n'est plus à démontrer. Le Chet d'Etat étant le garant constitutionnel du bon fonctionnement des institutions, sa contribution est capitale dans la remise en état des institutions.

8. Pour toutes ces raisons, la Ligue Iteka recommande ce qui suit :

Au Gouvernement du Burundi :

- De tout mettre en oeuvre pour respecter les engagements pris ;

- D'assurer la sécurité des populations et de leurs biens, particulièrement dans les zones de confrontation armée entre les Forces de Défense Nationale(FDN) et le Palipehutu-Fnl :

- De respecter le droit humanitaire applicable dans le cas des conflits armés internes ;

- De reprendre dans les meilleurs délais le dialogue avec la Palipehutu-Fnl pour mettre fin à la confrontation armée et envisager la reprise des activités du MCVS ;

- De continuer à promouvoir le dialogue à travers le forum national et entamer sans délais les consultations nationales sur la Commission Vérité et Réconciliation ainsi que le Tribunal Spécial sur les crimes graves commis au Burundi ;

- De mettre fin aux chevauchements des attributions entre Ministres et Vice-Ministres qui affectent le fonctionnement de l'appareil étatique.

Au Palipehutu-Fnl :

- D'éviter toute revendication politique par la violence et reprendre sans tarder les pourparlers avec le Gouvernement ainsi que les travaux du MCVS ;

- De respecter le droit humanitaire applicable dans le cas des conflits armés internes.

Aux Représentants du Peuple :

- De répondre positivement aux maints appels leur lancés pour la reprise de l'exercice de leur mission ;

- De privilégier le dialogue comme voie de solution incontournable pour régler leurs différends ;

- De mettre en avant l'intérêt général en lieu et place des intérêts sectaires.

A la Communauté internationale :

- D'user de son influence pour amener le Gouvernement du Burundi et le Palipehutu-Fnl de renoncer à la confrontation armée et à privilégier le dialogue dans l'application de l'accord de cessez-le-feu.

- De continuer à soutenir économiquement le Burundi malgré le recul observé dans le processus de paix.

Pour la LBDH ITEKA
Dr David Nahimana
Président (sé)

La r&daction

Les députés au secours du FNL!

27-04-2008

République du Burundi Bujumbura le 24 avril 2008
Assemblée Nationale


Transmis copie pour information à :

Son Excellence Monsieur le Président de la République avec les assurances de notre Plus Haute Considération


A l’Honorable Pie Ntavyohanyuma, Président de l’Assemblée Nationale
à
Bujumbura


Objet : Transmission d’une proposition d’amendements de la loi n°1/32 du 22 novembre 2006 portant immunité provisoire de poursuites judiciaires en faveur des membres du Mouvement signataire de l’Accord de cessez-le-feu du 07 septembre 2006.

Honorable Président,

Nous, députés, signataires de la présente, avons l’honneur de vous transmettre en annexe de la présente une proposition d’amendement de la loi n°1/32 du 22 novembre 2206 portant immunité provisoire de poursuites judiciaires en faveur des membres du Mouvement signataire de l’Accord de cessez-le-feu du 07 septembre 2006.

La proposition comprend un exposé des motifs ainsi que les amendements proprement dits.

Nous vous demandons en conséquence, de convoquer et organiser une plénière que vous allez diriger seul, et ce avant la fin de cette session de février 2008, au cours de laquelle nous nous proposons de soumettre ces amendements à nos collègues.

(Voir amendements et signatures en annexe).

CPI A :

• Honorable Président du Sénat
• SE le 1er Vice-Président de la République
• SE le 2ème Vice-Président de la République
• Honorable Président (Tous)
• Honorable Sénateurs (Tous)
• Madame le ministre en charge des Relations avec le parlement
• Monsieur le Président du Parti Politique (Tous)


République du Burundi Bujumbura, le 24 avril 2008
Assemblée Nationale



Propositions d’amendements de la loi n°1/32 du 22 novembre 2006 portant immunité provisoire de poursuites judiciaires en faveur des membres du Mouvement signataire de l’Accord de cessez-le-feu du 07 septembre 2006.


Exposé des motifs


Nous, députés, dont signatures en annexe, avons pris initiative de soumettre à l’appréciation de l’Assemblée une proposition d’amendements de la loi n°1/32 du 22 novembre 2006 portant immunité provisoire de poursuites judiciaires en faveur des membres du Mouvement signataire de l’Accord de cessez-le-feu du 07 septembre 2006.

Nous avons pris la liberté de prendre cette initiative, parce que nous constatons que le pays court un grave danger d’éclatement pouvant sombrer dans une guerre civile inqualifiable et meurtrière, si nous ne combinons pas nos efforts pour arrêter l’escalade en cours. Nous sommes profondément préoccupés par la guerre qui manifestement vient de reprendre dans notre pays et en appelons aux deux protagonistes d’arrêter immédiatement les hostilités et regagner sans conditions la table de négociations.

Nous avons décidé en conséquence et en âme et conscience d’appuyer le Gouvernement du Burundi dans ses efforts de recherche de la Paix, en enlevant le principal prétexte annoncé par le Palipehutu-FNL depuis quelques semaines et qui l’empêche de regagner le mécanisme de mise en exécution de l’Accord signé entre les deux Parties. Nous avons donc estimé qu’il fallait tout faire pour amender la loi n°1/32 du 22 novembre 2006 portant immunité provisoire de poursuites judiciaires en faveur des membres du Mouvement signataire de l’Accord de cessez-le-feu du 07 septembre 2006, en y introduisant les modifications réclamées par le Palipehutu-FNL.

Sur le Plan légal, l’Assemblée nationale se trouve dans une situation difficile puisqu’il n’a pas de Bureau légalement constitué. Cependant, le Président de l’Assemblée Nationale est bien présent et n’est contesté par aucun député, et peut donc logiquement à lui seul convoquer une plénière souveraine de l’Assemblée Nationale et la diriger sans aucun obstacle majeur, politique ou juridique.

La Constitution en son article 175 donne les outils suffisants à une Assemblée Nationale même en difficultés de pouvoir siéger et décider.

Il nous semble que dans la situation actuelle, il n’y ait aucun député qui oserait refuser de siéger dans la plénière pour prendre une décision pouvant éviter la catastrophe à la population burundaise.

Par ailleurs, nous ne ferons qu’entériner la décision louable qui a été prise par Son Excellence le Président de la République dans son « Décret n°100/357 du 20 décembre 2006 portant application de l’immunité provisoire prévu par l’Accord global de cessez-le-feu de Dar-es-salaam du 07 septembre 2006 ». Ce décret nomme bien le Palipehutu-FNL comme celui ayant bénéficié de cette immunité.

Nous demandons en conséquence au Président de l’Assemblée Nationale, de convoquer et organiser une plénière qu’il pourra diriger seul, et ce avant la fin de cette session de février 2008, au cours de laquelle nous nous proposons de soumettre ces amendements à nos collègues, et leur demander de les soutenir et les adopter sans tergiverser au cours de la même séance, afin de sauver notre population qui est en train de mourir injustement.

Nous en appelons à tous nos collègues députés et sénateurs, de soutenir cette démarche qui nous semble entièrement justifiée sur le plan politique et légal.


(Voir amendements et signatures en annexe)





République du Burundi Bujumbura le 24 avril 2008
Assemblée Nationale


Propositions d’amendements de la loi n°1/32 du 22 novembre 2006 portant immunité provisoire de poursuites judiciaires en faveur des membres du Mouvement signataire de l’Accord de cessez-le-feu du 07 septembre 2006.


1er amendement : Amendement du titre :

Nous proposons d’amender le titre de la loi comme suit : ajouter le groupe de mots Palipehutu-FNL après le mot Mouvement, et mettre une virgule après Palipehutu-FNL. Ainsi le titre de la loi devient libellé comme suit :

« Loi n°1/32 du 22 novembre 2006 portant immunité provisoire de poursuites judiciaires en faveur des membres du Mouvement Palipehutu-FNL, signataire de l’Accord de cessez-le-feu du 07 septembre 2006 ».

Motivation : ajouter le mot Palipehutu-FNL qui fait défaut

2ème amendement : Amendement dans les visas :

Dans les visas , après le deuxième vu, nous proposons d’ajouter un autre vu, intitulé comme suit :

&#61672;Vu le décret n°100/357 du 20 décembre 2006 portant application de l’immunité provisoire prévu par l’Accord global de cessez-le-feu de Dar-es-salaam du 07 septembre 2006.

Motivation : Se conformer à la volonté politique du Président de la République d’arrêter la guerre.

3ème amendements : Amendement dans les articles 1, 3 et 4

Ajouter le groupe de mots Palipehutu-FNL après le mot Mouvement, et mettre une virgule après Palipehutu-FNL.

Motivation : ajouter le mot Palipehutu-FNL qui fait défaut

Ces amendements ont été proposés par les députés suivant :

( voir liste en annexe)

Hon. NAHIMANA Pierre Claver
Hon. NGENDAKUMANA Léonce
Hon. MABOBORI Cathérine
Hon. NDAYEGAMIYE Israël
Hon. NDIKUMANA Victoire
Hon. BUZOYA Elie
Hon. NIBIZI Monique
Hon. BIKORINDAGARA Sylvestre
Hon. GAHIGI Frédérique
Hon. NIYOYANKANA Bonaventure
Hon. BARENDEGERE Hilarie
Hon. SINUNGURUZA Thérence
Hon. NINDEREYE Ladislas
Hon. NZIGUHEBA Evariste
Hon. BARUMUNUNGU Séverin
Hon. MPAWENAYO Pasteur
Hon. NSABABANDI François Xavier
Hon. NZOMUKUNDA Nadine
Hon. NIYONZIMA Marie Goreth
Hon. NYABENDA Déo
Hon. NIYUNGEKO Charles
Hon. NIYIGABA Phénias
Hon. NSHIMIRIMANA Déo
Hon. MBUNDAGU Véstine
Hon. MUKERABIRORI Josephine




La rédaction

La guérilla FNL à l'offensive

26-04-2008

La guérilla FNL à l'offensive

(Marie-France Cros)

Après la crise institutionnelle, la guerre ? Une fois de plus, l'intransigeance du président Nkurunziza provoque une dégradation de la situation.
Pour la troisième fois depuis le 17 avril, Bujumbura a connu une nuit d'attaques à l'arme lourde par la dernière guérilla hutue encore en action, les Forces nationales de libération (FNL).
Un accord de cessez-le-feu avait été conclu avec celles-ci en septembre 2006. En juin 2007, le président Nkurunziza promettait de libérer les prisonniers politiques et de guerre FNL (2 000 à 3 000 personnes) - sans s'exécuter. Cela avait provoqué, un mois plus tard, le départ de Bujumbura de 28 hauts responsables de la guérilla qui s'y trouvaient depuis des mois pour négocier un processus de paix. Les insurgés n'avaient toutefois pas repris la guerre.

À portée de main armée ?

Le président Nkurunziza, qui refuse que le Parlement se mêle de l'affaire, rejette toute concession pour obtenir la paix, qu'il croit à portée de main armée. Dernièrement, le camp présidentiel avait d'ailleurs dit les FNL battues, divisées, dispersées. L'offensive des derniers jours en est un cinglant démenti.
Les FNL exigent, en échange de la paix, la libération de leurs prisonniers politiques et de guerre - toujours non exécutée dix mois après avoir été promise - et un accord de partage des postes politiques et militaires. Bref : ils demandent ce que le CNDD-FDD, l'autre guérilla hutue, avait lui-même exigé et obtenu pour cesser la guerre, avant de gagner les élections sous la direction de Pierre Nkurunziza et Hussein Rajabu en 2005.
Le refus de Pierre Nkurunziza (Rajabu, écarté en février 2007, vient d'être condamné à 13 ans de prison pour atteinte à la sûreté de l'Etat) de faire des concessions en échange de la paix est attribué, au Burundi, à plusieurs facteurs.
Certains évoquent sa peur de perdre le pouvoir s'il devait céder des postes aux FNL, réduisant ainsi une majorité qui s'est progressivement dissoute, ces derniers mois, en raison de l'autoritarisme du chef de l'Etat, qui se croit choisi par Dieu.
D'autres ajoutent que la persistance d'une guérilla permet au pouvoir de liquider, au nom de la lutte contre le terrorisme, des adversaires politiques, alors que le CNDD-FDD perd de sa popularité. Le tout en prévision des élections de 2010. Si la paix n'était toujours pas effective à cette date, en outre, cela permettrait de limiter les libertés de réunion, expression, circulation, durant la campagne.
Des efforts internationaux avaient abouti, en mars, à de nouvelles rencontres, en Tanzanie, entre gouvernement burundais et FNL. Ces dernières n'ont toutefois pas obtenu la garantie d'immunité pour leurs négociateurs qui iraient à Bujumbura mettre en oeuvre les accords conclus. Le pouvoir burundais juge que suffisent les mesures prévues en 2006; or celles-ci n'accordent une immunité provisoire que pour les faits allant de 1962 à la signature de l'accord de 2006.
La demande d'immunité des FNL est soutenue par une partie des parlementaires mais rejetée par le CNDD-FDD.

Des grenades contre des élus

Le Parlement, plus généralement, ne fonctionne pas ou pratiquement pas depuis plus d'un an, en raison de blocages créés par des tensions avec le chef de l'Etat, y compris au sein de son propre parti. On peut évaluer celles-ci aux nombreuses attaques à la grenade perpétrées ces derniers mois contre les maisons de parlementaires s'opposant à M. Nkurunziza.

Source : lalibre.be

Menace à la sécurité alimenta

25-04-2008

L'inflation, une réelle menace à la sécurité alimentaire au Burundi


La flambée des prix des denrées alimentaires de base est un phénomène qui inquiète depuis peu de temps alors que le Burundi le subit depuis une dizaine d’années. Ce qui aurait surtout changé est qu’auparavant seules les populations pauvres en souffraient. Aujourd’hui le niveau général des prix est arrivé à un seuil critique qui rend l’accessibilité à certains produits vivriers très difficile même pour les classes moyennes.

A titre d’exemple, de 1996 à 2007 la variation des prix pour le carburant (gasoil et essence), le haricot ordinaire, la farine de manioc et la patate douce a été respectivement de 791%, 515%, 433% et 456%. L’analyse de l’inflation sur une période plus récente révèle que la variation annuelle moyenne du prix du carburant (gasoil et essence) est de 12% sur la période 2004-2007, contre 63% sur la période 1996-2004 ; de même la variation annuelle moyenne du prix au marché central de Bujumbura des trois denrées citées ci-haut est de 31% sur la période 2004-2007, contre 26% sur la période 1996-2004. Enfin, il est important de noter que la dépréciation du franc burundais (FBu) par rapport au dollar US a été de 249% sur la période 1996-2007. D’ores et déjà on peut affirmer que le niveau des prix généralement élevé au Burundi est l’héritage de plusieurs années de crise pendant lesquelles les prix n’ont cessé d’augmenter dans des proportions parfois plus importantes que ces deux ou trois dernières années.

Parmi les facteurs explicatifs plausibles de l’inflation observée en ce moment on peut citer : (i) la chute (23%) entre 1993 et 2007 de la production agricole annuelle par habitant qui se traduit notamment par une situation de marché caractérisée par une offre inférieure à la demande et favorable à la hausse des prix ; (ii) l’augmentation entre janvier 2007 et fin mars 2008 de 38% du prix du carburant (essence et gasoil) qui a tiré les coûts de transport vers le haut, ces derniers se répercutant sur les prix de vente de gros et de détail; (iii) la dépréciation (autour de 6,8% entre janvier et décembre 2007) du franc burundais (Fbu) par rapport au dollar EU qui a renchéri les importations mais avec un impact limité sur l’inflation car, contrairement à la situation de nombreux pays africains, les importations alimentaires au Burundi sont très faibles. Cependant, il est paradoxal de constater que cette flambée des prix s’applique pareillement à des denrées alimentaires (ex. : haricot ordinaire et patate douce) produites localement et normalement moins sensibles aux variations du taux de change et du prix du carburant que les produits importés. De même, le différentiel parfois très élevé (jusqu’à 300%) entre les prix de certains produits locaux sur les marchés communaux et sur le marché central de Bujumbura laisserait penser que la spéculation commerciale a sa part dans l’explication de l’inflation. Enfin, même pour les produits importés (ex : haricot jaune) l’effet cumulé de la dépréciation du Fbu et de la hausse du prix du carburant n’explique pas toujours la hausse importante constatée du prix de ces produits. D’autant plus qu’à quelques rares exceptions, comme le riz, les produits alimentaires de base (haricot, farines de maïs et de manioc, etc.) sont exonérés des droits et taxes d’importation, et ne sont soumis qu’à une redevance administrative de 0,5% dont l’influence sur le coût de revient des importations est très faible.

Toutefois, la faible production nationale et la forte croissance démographique expliquent en grande partie le niveau élevé des prix des denrées alimentaires. Entre 1993 et 2007 la population a augmenté de 34%. Par contre la production agricole a globalement augmenté de 2% mais a baissé de 35% pour les légumineuses (surtout le haricot – denrée la plus consommée dans le pays). Le déficit de l’offre en produits alimentaires est aujourd’hui estimé à 30% après déduction des contributions diverses (ex. : aide alimentaire et importations). Ceci vient confirmer l’insuffisance de la production agricole nationale pour la couverture des besoins alimentaires de la population, et expliquer pourquoi le marché est devenu la source d’alimentation pour près de 50% des ménages. Dans un tel contexte, les ménages ne peuvent en effet accéder à une alimentation adéquate - en quantité et qualité - que si leur niveau de revenu leur permet d’acheter les denrées alimentaires de base disponibles sur les marchés. Or de 1996 à 2007 le niveau des salaires a peu évolué – environ 7%/an - alors que l’indice du panier de la ménagère a en moyenne grimpé de 35% par an pendant cette même période. Par conséquent, le pouvoir d’achat des ménages s’est sérieusement effrité, et la couverture des besoins primaires devient de plus en plus problématique pour la plupart des ménages burundais.

Face au contexte actuel des mesures radicales s’imposent, à commencer par une action de grande envergure en faveur de la production agricole. Faute de quoi, le Burundi pourrait s’enfoncer dans une insécurité alimentaire croissante qui risque de déclencher une crise sociale grave de conséquences.

Libérat MFUMUKEKO
Expert en Système d’Alerte Précoce / Surveillance de la Sécurité Alimentaire (SAP/SSA) - FAO

Source: BINUB

Tout le monde est coupable!

20-04-2008

Le blocage à l’Assemblée Nationale: Quelle issue

Inutile re revenir sur les causes du blocage actuel à l’Assemblée Nationale. Que de langues se sont déliées pour essayer d’expliquer les positions des uns et des autres, voulant toujours s’en tirer avec moins de mal possible! Certains éditorialistes ont tenté de porter les responsabilités de ce blocage au Parti FRODEBU, oubiant ou confondant à dessein!, causes et conséquences.

Nul n'ignore que l'on en serait pas là,n'eût été les divisions au sein du CNDD-FDD qui lui ont fait perdre sa majorité parlementaire.

Ce qui est sûr, chacune des parties a sa part de responsabilité. Les parlementaire eux même ne cesser de clamer leur mea culpa, tellement ils redoutent le verdict populaire dans les jours à venir! Et personne ne gagne dans cette affaire! Bien au contraire.

Dans cet enlisement, les différents protagonistes perdent tous la tête et se retrouvent souvent dos au mur. Et ce n’est pas en ce moment que le président de l’Assemblée, lui qui a toujours refusé la main tendue par ses collègues parlementaires,qui pourra se raviser et se ressaisir. Et, ce n’est pas non plus le président de la République dont l’action était attendue de belle lurette mais en vain…, qui apportera la solution, car son intervention trop tardive, maladroite et d’autorité risque de radicaliser davantage les prétentions et les positions des uns et des autres. Et personne aujourd’hui ne peut se complaindre de la situation actuelle.

Les récentes attaques meurtrières sur Bujumbura attribuées au FNL viennent compliquer davantage l'éqaution. Et comme si cela ne suffisait pas, SN Brussel Airlines vient de suspendre ses vols sur Bujumbura, la mission des Nations unies qui devrait se rendre au Burundi reporte sine die son agenda etc....Le Burundi risque d'être mis sur le banc de touche.
Et dans ces conditions, l'on voit mal le gouvernement burundais négocier et conclure une paix dans une situation de conflit intérieur et sans réel soutien parlementaire. Pourtant, il faut absolumement réussir cet exercice, seul viable à long terme.

Le parlement burundais est devenu la risée du monde entier. Jusque quand?

Aujourd’hui, personne ne sortira grandi de ce bras de fer stérile et destructeur pour le pays. Ne faudrait il donc pas une alternative?

Nous préconisons donc que tous les partis politiques représentés à Kigobe acceptent une médiation nationale “étrangère” à leur assemblée.

Pour ce faire, la médiation ne réussira sa mission qu’à une seule condition: identifier correctement et objectivement les acteurs et les parties en jeu, ainsi que leurs revendications respectives. Ainsi seules les instances des partis reconnues et habilitées par la loi doivent être les vraies interlocuteurs, n’en déplaise à ceux qui veulent encourager et accentuer les divisions au sein des partis au seul motif de divide et imperat! (diviser pour régner)

Privillégier l’esprit à la rigidité de la lettre des lois et règlements!!Telle l'attitude que chacun devrait adopter pour sortir le pays de cet imbroglio.

Et si tout cela ne marche pas,il faudra en tirer les conclusions qui s’imposent: le parti au pouvoir a gagné les élections et ne veut pas partager le pouvoir, au mépris de la Constitution, qu’il en assume donc seul les responsabilités. De toute les façons, il n'en a pas pour longtemps. 2010 n’est pas loin.

Quant aux partis d’ “opposition”, s’il est vrai qu’ils ne veulent pas cautionner les mauvais agissements du pouvoir, qu’ils soient donc cohérents et conséquents avec eux même et au besoin rendent leur tablier. Ils ne peuvent indéfiniment continuer à être dedans et dehors. Ils auront de toutes les façons montré leur bonne foi!
Espérons ne pas en arriver là! Privillégions plûtot un dialogue constructif du win-win, car mieux vaut un mauvais compromis qu’un bon mais interminable dénouement judiciaire.

Le président de la République vient de nommer un des ses proches, conseiller chargé de missions. Rassembler les parlemenatires sera t'il sa première mission? Osons y croire encore.


La rédaction

Bujumbura: attaque des FNL

18-04-2008

Quatre militaires burundais, dont un officier, ont été tués et six blessés dans la nuit de jeudi à vendredi dans "une attaque de grande envergure" sur Bujumbura et ses alentours attribuée aux rebelles des Forces nationales de libération (FNL), a indiqué l'armée.

"Les rebelles ont lancé une attaque de grande envergure sur la capitale de Bujumbura au cours de cette nuit", a déclaré à l'AFP le porte-parole adjoint de l'armée, le lieutenant-colonel Justace Ciza.

Cette attaque a fait quatre morts, dont un officier, et six blessés dans les rangs de l'armée, selon le porte-parole, qui avait fait état dans un premier temps d'un tué et quatre blessés.

"Les FNL ont lancé des dizaines d'obus de mortier sur la capitale pendant plus de trois heures et ils ont attaqué simultanément des positions militaires situées à la périphérie des quartiers Gikoto et Gasenyi (nord de Bujumbura), Mutanga sud, Gishngano et Gasenyi (est) et Musaga et Kanyosha (sud) de la capitale", a détaillé l'officer.

L'armée a lancé vendredi des opérations de ratissage contre les rebelles, selon le porte-parole, précisant que les militaires étaient "au contact" avec des rebelles dans une dizaine d'endroits.

A Bujumbura, des habitants ont déclaré à l'AFP avoir passé une nuit blanche "à cause de l'intensité des combats".

Aucun responsable des FNL ne pouvait être joint vendredi dans la matinée pour confirmer ou démentir cette attaque.

Le Burundi peine à sortir d'une guerre civile entamée en 1993 et qui a fait 300.000 morts. Un accord de cessez-le-feu a été signé en septembre 2006 entre les FNL et le gouvernement mais sa mise en application piétine.

AFP

Forum national de dialogue au Burundi

17-04-2008

Bujumbura, Burundi - Le chef de l'Etat burundais, Pierre Nkurunziza, a procédé, jeudi matin, à l'ouverture, en grande pompe, du premier forum national de dialogue entrant dans le cadre de la consolidation de la paix dans un pays qui tente difficilement de sortir de plus d'une décennie de guerre civile, a-t-on constaté sur place à Bujumbura.

Il s'agit du premier rendez-vous politique national d'envergure depuis les laborieuses négociations d'Arusha, en Tanzanie, qui ont débouché, en août 2000, sur la signature d'un accord de paix et de réconciliation au Burundi.

C'est aussi le premier forum national de dialogue sous le nouveau régime issu des premières élections générales post-conflit de 2005.

Le forum intervient également dans un contexte de vives tensions politiques entre le pouvoir et l'opposition qui empêchent le fonctionnement normal de certaines institutions de la République, comme le Parlement.

La période apparaît enfin comme l'une des plus propices à un débat sociopolitique serein avant les prochaines échéances électorales de 2010 dont l'enjeu majeur est de renouer avec le suffrage universel direct, à commencer par le choix du futur chef de l'Etat burundais.

Le nouveau forum national de dialogue est une initiative conjointe du gouvernement burundais et du Bureau intégré des Nations unies au Burundi (BINUB) qui durera trois jours et verra la participation des élus nationaux et locaux, celle des partis politiques ainsi que les différentes Organisations non-gouvernementales, la Société civile, le secteur privé, les confessions religieuses, les syndicats, ou encore les médias.

A l'ouverture du forum, le chef de l'Etat burundais a vanté les vertus du "dialogue permanent et inclusif qui est la voie obligée pour conduire le pays vers une paix et un développement durables".

Du côté des participants, l'ancien président de la République du Burundi, Sylvestre Ntibantunganya, s'est fait passer pour l'un des "champion du dialogue national" qui attend avec impatience de voir enfin les Burundais passer de la parole à l'acte dans la prise des engagements envers le peuple.

L'ancien homme fort du Burundi et actuel sénateur à vie a rappelé à l'assistance qu'il a pris part, tour à tour, au débat de 1991 sur la Charte de l'unité nationale, ensuite aux négociations de 1994 sur la restauration de la légalité constitutionnelle mise à mal par l'assassinat de l'ex-président démocratiquement élu, Melchior Ndadaye et enfin à celles d'Arusha.

Le nouveau dialogue national n'est-il pas "un de plus dans un pays où les problèmes majeurs sont déjà connus et n'attendent que des solutions?", s'est-il interrogé.

Le leader du Front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU, principal parti politique de l'opposition), Léonce Ngendakumana, quant à lui, a voulu savoir "quelle force de décision aura réellement le énième dialogue politique national qui risque de ressembler aux précédents"?

Le document de travail, distribué aux participants, balise le terrain du premier forum national de dialogue qui ne sera pas un "cadre de contestation politique ou de récrimination, ni une chambre d'accusation, mais un canal pour faire entendre les voix de personnes qui, autrement, n'auraient pas été entendues et faciliter le consensus sur des problèmes d'intérêt national".

On rappelle enfin que l'Etat burundais est également engagé dans de difficiles négociations visant à convaincre le Parti pour la libération du peuple hutu/Front national de libération (PALIPEHUTU- FNL, rébellion) à déposer, à son tour, les armes pour que le pays renoue avec une paix et un développement durables.

Bujumbura - 17/04/2008

Panapress

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Burundi: la paix est très loin!

17-04-2008

Dar es Salaam 17/04/08.

CABINET DU PRESIDENT.

COMMUNIQUE DE PRESSE

Depuis un certain temps, le PALIPEHUTU-FNL observe un déploiement outré et inhabituel des forces armées du gouvernement burundais. A cela s’ajoutent les déclarations de certains politiciens ainsi que les manœuvres de provocation et d’intimidation de la part des forces armées gouvernementales qui prouvent à suffisance leur attitude belliqueuse et leur manque de volonté à poursuivre le processus de paix.

En effet, le 1er Vice-président burundais Yves SAHINGUVU, le ministre de la défense le général Germain NIYOYANKANA, le chef d’Etat major le général Samuel GAHIRO et sans oublier le président NKURUNZIZA, leur patron, ne cessent de lancer des ultimatums d’intimidation au PALIPEHUTU-FNL. Ils n’ont pas peur ni honte de déclarer qu’ils vont nous exterminer tous et tout ce qui sent le PALIPEHUTU-FNL.

Pourtant, nous nous attendions en ce moment au ravitaillement de nos troupes comme prévu dans les accords, à la libération des prisonniers, à l’obtention de l’immunité pour nos membres et à la discussion des accords signés pour les rendre applicables afin de faire aboutir le processus de paix au Burundi et de répondre au rendez-vous du développement économique.

Face à cette situation, le PALIPEHUTU-FNL porte à la connaissance du peuple burundais et de la communauté internationale ce qui suit :

1° Le PALIPEHUTU-FNL déplore cette attitude du gouvernement burundais de vouloir replonger le pays dans la guerre alors que tout le peuple burundais avait retrouvé l’espoir dans le processus de paix en cours et l’interpelle à renoncer à son plan macabre d’élimination des Leaders du PALIPEHUTU-FNL.

2° Le PALIPEHUTU-FNL condamne la réticence du gouvernement burundais à poursuivre le processus de paix et sa répugnance à répondre à ses obligations nées des accords pour continuer son génocide envers le PALIPEHUTU-FNL.


3° Le PALIPEHUTU-FNL privilégie les négociations et le dialogue ; nous sommes déterminés à mettre tout en œuvre pour permettre la mise en application des accords signés et nous invitons le gouvernement burundais à faire preuve d’un pareil engagement au lieu de continuer à opprimer le PALIPEHUTU-FNL pour l’acculer à reprendre la guerre.

4° Cela étant, le PALIPEHUTU-FNL ne se contentera plus de continuer à enterrer ses morts, mais exercera son droit de légitime défense chaque fois qu’il sera attaqué.





Pour le PALIPEHUTU-FNL,

Pasteur HABIMANA

Porte parole

La rédaction

Ce que je crois

12-04-2008

Les purges intervenues au sein des Partis Sahwanya-FRODEBU, UPRONA et CNDD-FDD, les défections et démissions en cascade au sein du parti au pouvoir, les transhumances de certains élus d’un parti à un autre, l’explosion de nouveaux partis à la veille des élections de 2010, la recomposition du paysage politique burundais, il se pose à nouveau la question du rôle et des objectifs d’un parti politique

Allons nous encore croire que les Partis politiques ont pour rôle principal de permettre à des individus ou groupes partageant des objectifs similaires de s'allier pour promouvoir un programme commun ou encore enrichir le débat démocratique? Les partis ne vont-ils pas plutôt apparaître comme tremplin pour l’assouvissement des intérêts nombrilistes privés et personnels ?

C’est vrai que les partis politiques au sens moderne du terme sont assez récents. Ils ont fait leur apparition aux environs de 1830 et ne se sont vraiment généralisés qu'à la fin du XIXe siècle et au début du XXe
Cela étant, le partis politiques burundais auraient pu bénéficier de cette maturité (vu leur apparition très tardive) et avoir de l’avance dans leur mode de fonctionnement et de financement. Que neni

Classiquement, les parties politiques remplissent ou devraient remplir deux fonctions principales :

1. Ils sont les intermédiaires entre le peuple et le pouvoir: le parti élabore un programme présentant ses propositions qui, s’il remporte les élections, seront reprises dans son projet du gouvernement.
Les partis de l’opposition peuvent et devaient aussi proposer des solutions alternatives à la politique de la majorité en place et ainsi remplir une fonction “avant-gardiste” en traduisant le mécontentement de certains électeurs. Le célèbre “dog cabinet” en Angleterre illustre bien cette réalité

Cependant, on note actuellement une certaine désillusion des citoyens envers les “principaux“ partis burundais, qu’ils ne considèrent plus forcément comme leurs meilleurs représentants et intermédiaires. Et pour preuve, l’explosion de nouveaux partis qui voudraient aussi “s’essayer” ou alors l’implosion en ailes des partis existant s’inscrit dans cette quête incessante de positionnement, souvent sans lendemain ! Qui se souvient par exemple du Parti Sangwe- PADER ?

2. Les partis ont aussi une fonction de direction: ils ont pour objectif la conquête et l’exercice du pouvoir afin de mettre en œuvre la politique annoncée. Si dans les régimes pluralistes comme le Burundi se targue de l’être, la conception traditionnelle est que le pouvoir exécutif est en charge de l’intérêt national indépendamment des partis, ceux-ci assurent bien la conduite de la politique nationale par l’intermédiaire de leurs représentants au gouvernement et dans la majorité parlementaire. Ils légitiment et stabilisent le régime démocratique, en le faisant fonctionner.

Force est de constater que cette conception a été longtemps battue en brèche du moins pour le cas du Burundi!
En témoignent les crises institutionnelles auxquelles assistant les burundais et la communauté internationale médusés! Il n’y a actuellement ni intérêt national recherché dans la conduite des affaires de l’Etat, encore moins la stabilité des régimes

Cependant malgré ce constat assez amer, il faut le reconnaître, je crois, que le système de parti reste la seule possibilité de faire participer les citoyens à la prise de décision. La « démocratie directe » à la Suisse est encore un luxe que le Burundi ne pourrait se permettre. Et je vomirai bien évidemment le retour au monopartisme !

Cela étant, le système gagnerait à être amélioré.
Ainsi, une reforme de la loi sur les Partis politiques devrait avoir lieu afin de préciser certaines règles de fonctionnement de ces derniers.

Je pense notamment qu’il faudrait obliger que celui qui a été élu par exemple sur une liste et qui en cours de mandat change de parti, remette son mandat à son Parti. Cela aurait pour mérite de renforcer la discipline, la stabilité et la cohérence idéologique au sein des partis et éviter les transhumances observées ces derniers jours !

Par ailleurs, il est plus qu’urgent de voter une loi sur le financement public des Partis, afin d’une part, subventionner ces derniers car ce sont des acteurs de la vie sociale du pays, et d’’autres part, éviter leur financements occultes. Ce qui aurait notamment pour conséquence de lutter contre la corruption que certains partis au pouvoir organisent pour se financer ou rembourser leur dette, mais aussi, limiter l’influence de certains membres « financiers » de Parti qui n’hésitent pas en retour de demander ou pire, marchander « quelques services »
Cette loi ne serait pas une innovation pour le Burundi. Bien au contraire. Le Burundi est à la traîne à ce niveau.

Je crois aussi qu’il faudrait que les états major des Partis et les Partis eux-mêmes se rénovent, se démocratisent davantage et adoptent une gestion moderne de leurs ressources (matérielle et humaine). Peut on encore s’imaginer que le grand argentier d’un parti politique, futur ministre des finances comme nous l’avons vu avec le CNDD-FDD s’appelle encore « trésorier » comme dans une petite ASBL de défense des aigles malades ?

Je crois qu’il faudrait enfin encourager l’appartenance des partis politiques burundais à des grands groupes ou réseaux internationaux de Partis (Le FRODEBU par exemple fait partie de l’Internationale socialiste) afin qu’ils apprennent et partages les expérience et les bonnes pratiques (best practices)

Les élections de 2010 arrivent à grands pas. Et les esprits commencent à s’échauffer. N’est il pas déjà grand temps que les partis politiques se remettent en cause et adopte des stratégies cadrant bien avec leur mission ! L’heure n’est plus aux slogans et autres discours populistes creux. Sera élu celui qui proposera un vrai programme socio économique pour nos concitoyens, celui qui s’occupera de vrais problèmes de gens. Hélas, ils sont nombreux !




Nibigirwe Gilbert

Soldats burundais blessés en Somalie

08-04-2008

MOGADISCIO (AFP) — Plusieurs personnes, dont des soldats de la force africaine de paix en Somalie (Amisom), ont été blessées mardi dans une attaque suicide visant un camp de l'Amisom à Mogadiscio, a-t-on appris auprès de l'Amisom.

"Un véhicule a tenté de forcer le portail d'entrée (du camp) (...) mais il a explosé avant et il y a beaucoup de blessés, dont des soldats de l'UA" (Union africaine), a déclaré à l'AFP sous couvert d'anonymat un officier burundais de l'Amisom.

Le porte-parole de l'Amisom, Bahuko Baridgye, a confirmé que l'explosion de ce camion avait fait des blessés, mais n'était pas en mesure dans l'immédiat de donner plus de détails.

"Nous avons été informés qu'il y a eu un incident dans le camp du Burundi et qu'il y a des blessés. Je n'ai pas d'autres détails", a déclaré à l'AFP le porte-parole.

Un témoin de l'attaque suicide a compté au moins neuf blessés. "J'ai vu sept civils et deux soldats burundais blessés près du portail d'entrée. C'était un pick-up qui a explosé près du portail", a déclaré à l'AFP ce témoin, Abdulkadir Ali Isaak.

Cet attentat a été revendiqué par les Shebab, des combattants islamistes extrémistes. "C'était un camion pick-up rempli d'explosifs et l'attaque a été menée par l'un de nos +moudjahidines+ (combattants)", a déclaré à l'AFP l'un des plus hauts responsables des Shebab, Mukhtar Robbow.

"C'était une attaque suicide qui visait les soldats de la force de l'Union africaine", a-t-il ajouté.

L'Amisom est déployée depuis mars 2007 en Somalie, pays de la Corne de l'Afrique en guerre civile depuis 1991.

L'Amisom, qui doit à terme compter 8.000 hommes, est composée jusque présent de deux contingents: l'un ougandais de 1.650 soldats, le second burundais de 850 soldats.

Le mandat de la force de paix prévoit qu'elle appuie les institutions somaliennes de transition et les forces loyales au gouvernement du président Abdullahi Yusuf Ahmed, qui a reçu un appui décisif de l'armée éthiopienne pour battre les forces des tribunaux islamiques en décembre 2006-janvier 2007.

Le 18 mars, les Etats-Unis ont inscrit les Shebab sur leur liste des organisations terroristes en raison de ses liens avec le réseau terroriste Al-Qaïda.

La capitale somalienne est le théâtre d'attaques meurtrières constantes depuis la débâcle des islamistes fin 2006.

Les insurgés, menés par les islamistes, mènent régulièrement des attentats meurtriers visant en particulier les forces somaliennes et éthiopiennes, l'Amisom et les représentants gouvernementaux.

La Rédaction

La fragilité du système financier mo

08-04-2008

Rapport sur la stabilité financière dans le monde - avril 2008

Résumé Analytique

Les événements de ces six derniers mois ont mis en évidence la fragilité du système
financier mondial et soulevé certaines questions fondamentales quant à l’efficacité de la
riposte des institutions publiques et privées. Bien que la dynamique de ces événements soit
toujours à l’oeuvre, l’édition d’avril 2008 du Rapport sur la stabilité financière dans le monde
dresse un bilan des vulnérabilités et s’efforce de tirer, à titre provisoire, quelques conclusions
et enseignements pour les politiques à venir.

Plusieurs grands constats se dégagent de notre
analyse :
! L’ensemble des intervenants n’ont réussi à apprécier ni l’ampleur de l’effet de
levier auquel ont eu recours de nombreuses institutions — banques,
rehausseurs de crédit, entités publiques, fonds spéculatifs — ni les risques de
dénouement désordonné qui en découlent.
! La gestion des risques du secteur privé, l’information, le contrôle du secteur
financier et la réglementation n’ont pas tenu le rythme imposé par l’innovation
et l’évolution des métiers, d’où une prise de risque excessive, un manque de
rigueur dans les souscriptions, des asymétries d’échéances et une inflation des
prix des actifs.
! Les risques que l’on estimait avoir extrait des bilans des banques ont été
surestimés. À mesure qu’ils se sont matérialisés, ces bilans ont subi des
tensions particulièrement fortes.
! En dépit des interventions sans précédent des grandes banques centrales, les
marchés financiers continuent d’être mis à rude épreuve, situation aggravée par
ii
un environnement macroéconomique plus préoccupant, des institutions
faiblement capitalisées et un débouclage généralisé des opérations à effet de
levier.
Il ne fait donc aucun doute que depuis l’édition d’octobre 2007 du Rapport le système
financier mondial subit des tensions grandissantes et les risques qui pèsent sur la stabilité
financière demeurent élevés. Les problèmes systémiques se voient exacerbés par la
détérioration de la qualité des crédits, la dépréciation des produits structurés, et l’assèchement
des liquidités du marché, corollaire du vaste débouclage des positions de levier dans le
système financier. Dans l’immédiat, il est essentiel que les pouvoirs publics réagissent pour
amortir le risque d’un ajustement encore plus douloureux, notamment en préparant des
dispositifs d’intervention et autres mesures correctives tout en s’attaquant aux causes des
perturbations actuelles.

Lire l'intégralité du rapport en cliquant sur le lien suivant

Document annexe : 1207675543_sumf-1[1].txt

La Rédaction

En mémoire de Ntaryamira

07-04-2008

Commémoration du 14ème anniversaire de la mort du Président Cyprien NTARYAMIRE (le 6/4/2008)

Les cérémonies marquant cette journée ont commencé par une messe en la mémoire du Président Ntaryamira célébrée en la Cathédrale Regina Mundi. Dans cette messe, l’Archevêque de Bujumbura Mgr Evariste NGOYAGOYE a rappelé aux chrétiens que la commémoration des morts est une occasion de préparer notre vie après la mort. Il a souligné que si les gens projetaient leur vie après la mort, personne ne ferait du mal à autrui. Car, a-t-il poursuivi, la vie éternelle se prépare ici sur terre et celui qui fait du mal ne pourra en aucun cas prétendre à la vie éternelle.

Après la célébration eucharistique, les hautes autorités de l’Etat qui avaient rehaussé de leur présence ces cérémonies ont procédé au dépôt de gerbes de fleurs aux tombes du Président Ntaryamira et les ministres Ciza Bernard et Simbizi Cyriaque au palais du 1er Novembre.

Ce fut le représentant du gouvernement qui déposa en premier le gerbe de fleurs, suivi par le représentant du corps diplomatique, puis la famille et enfin les partis politiques.

Quant aux partis politiques, seuls le FRODEBU, le CNDD et KAZE-FDD ont déposé leurs fleurs.

Ici alors on se pose des questions. Pourquoi le CNDD-FDD n’a pas daigné déposer de gerbe alors que son patron Jérémie Ngendakumana était présent sur les lieux ? Est –ce que pour le CNDD-FDD, le Président Ntaryamira n’était pas le Président de la République et de tous les burundais ? Ou alors, ce parti manque cruellement de moyens pour pouvoir acheter une gerbe de fleurs !

Après le dépôt des gerbes l’assistance a écouté un discours prononcé de son vivant par le Président Ntaryamira. Ce discours était centré sur la discipline dans tous les secteurs de la vie du pays.

Rappelons que toutes ces cérémonies étaient rehaussées par le Premier vice-président de la République le Dr Yves SAHINGUVU. Etaient également présents, le 2e vice président de la république ainsi que le Président de l’Assemblée nationale.

Le Parti Sahwanya-FRODEBU a ensuite convié tous ses membres et sympathisants à un verre en mémoire du Président Ntaryamira qu’il a offert à la permanence nationale du Parti.

Dans le mot de circonstance, le Président du FRODEBU, l’Honorable Léonce Ngendakumana, a rappelé aux invités que le chemin de la démocratie tracé par les fondateurs du Frodebu dont le Président NTARYAMIRA sera poursuivi par les INZIRAGUHEMUKA jusqu’à ce que la discipline qui en est la base, le respect mutuel, respect des lois et des droits de l’homme et le développement durable soit rétablis dans le pays. Le chemin semble encore trop long !

JB Niyongabo

Ngendakumana c/ Nkurunziza

06-04-2008

Jérémie NGENDAKUMANA FACE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE : HISTORIQUE D’UNE RELATION TUMULTUEUSE ET TENDUE

Depuis que les instituions de la république sont bloquées, un silence assourdissant du Chef de l’Etat est devenu plus qu’inquiétant. En revanche, le Président du CNDD-FDD, l’honorable Jérémie NGENDAKUMANA multiplie des sorties médiatiques ; en si peu de temps il risque de battre le record des sorties médiatiques dans l’histoire de la Direction du CNDD-FDD. Cependant le contenu de ces messages intempestifs loin de rassurer le peuple burundais, il sème le trouble et désoriente l’opinion et dévoile la face cachée de l’Ambassadeur Jérémie NGENDAKUMANA, celle d’un homme qui veut supplanter toutes les institutions républicaines. En effet, l’analyse de l’usage du « je » par le numéro un du CNDD-FDD prouve que Jérémie NGENDAKUMANA veut se substituer au chef de l’Etat et au Président de l’Assemblée nationale.
« Je n’accepterai…..»
« Je ne ferais aucune concession….. »
« Je ne donnerai….. »

Logiquement et en toute honnête, à la place du « je » il devrait mettre « le CNDD-FDD » ou « le Pouvoir du CNDD-FDD ». Au demeurant, l’honorable Ambassadeur ne cache pas l’ambition d’être le centre de toutes les décisions du pays, ou le réceptacle de toutes les doléances de la République.

Peut-on donc conclure que c’est cette ambition qui a altéré les relations entre lui et le commandant Suprême ? D’une source très proche des grands décideurs du système qui nous gouverne les relations entre les deux hommes ne sont pas au bon fixe. Tout remonte au lendemain de la tenue du congrès du 7 février 2007. En effet, dans le montage qui avait été fait dans la préparation du remplacement d’Hussein RADJABU à la tête du Parti, on avait glissé un verrou dans les textes, une restriction qui interdit à tout membre du directoire du CNDD-FDD de jumeler ces attributions avec un autre mandat public. C’est ainsi que quand l’actuel patron du CNDD-FDD a été élu à ce poste, le Chef de l’Etat lui a demandé de ne pas siéger à l’Assemblée Nationale conformément au prescrit des textes régissant le parti. Mais Jérémie NGENDAKUMANA a refusé d’observer cette disposition et de se soumettre à cette injonction du numéro un burundais qui est aussi le Président du Conseil des sages du CNDD-FDD, un organe qui est au dessus de Jérémie NGENDAKUMANA. Ce refus fut le premier désaccord entre les deux élus du CNDD-FDD.

Le deuxième désaccord est né autour du remplacement de l’honorable Onésime NDUWIMANA au poste de premier Vice-président de l’Assemblée Nationale. Et c’est autour de cet événement que le noyau dit de Gitega a sorti ses griffes. A ce titre le Président du Sénat, l’honorable Gervais RUFYIKIRI aurait recommandé à Onésime NDUWIMANA d’exiger en contrepartie d’être nommé ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération internationale. Une exigence que le formateur du gouvernement a rejeté. Rappelons que ce jour du marchandage le numéro un du Sénat aurait passé beaucoup de temps au téléphone, en communication avec l’honorable NDUWIMANA à tel enseigne que son programme a accusé une heure de retard. Cette négociation était capitale pour l’axe dit de Gitega. C’est ainsi qu’après que les différentes tentatives de rentrer au Gouvernement aient été échouées, Onésime NDUWIMANA a été placé à la tête de la SOCABU. Le moment était donc venu de procéder au choix du successeur d’Onésime NDUWIMANA au bureau de l’Assemblée Nationale. Jérémie NGENDAKUMANA qui était en mission à KAMPALA a contacté le Chef de l’Etat et lui suggérait avec insistance que la député Denise SINDOKOTSE soit placée à ce poste vacant. Le Chef de l’Etat a refusé cette proposition. Hors de lui, l’honorable Ambassadeur Jérémie NGENDAKUMANA a manqué d’égards envers le commandant Suprême en lui parlant d’un ton menaçant (yaramukankamiye). Le Chef de l’Etat a dû mettre fin à la conversation téléphonique.
Des décideurs du système, irrités par cet affront de Jérémie NGENDAKUMANA lui ont coupé la bourse. C’est ainsi que quand il s’est présenté à la réception de l’hôtel à KAMPALA pour rentrer, les services de l’hôtel ont exigé qu’il paie ses factures. Mais initialement il était pris en charge. Il a dû retourner dans sa chambre et a appelé des amis à Bujumbura pour lui venir au secours. Il a donc été obligé d’y passer une nuit supplémentaire. Par la suite des hommes épris du respect de l’autorité lui ont rappelé qu’il y a des façons de s’adresser au Chef de l’Etat.

Ce deuxième incident consommé, les relations seraient devenues froides. C’est ainsi que les subsides que le Président du Conseil des sages donnait habituellement au parti ont été coupés. Dès lors une gestion d’austérité s’est installé au CNDD-FDD : seuls quelques privilégiés bénéficieraient du quota habituel du carburant ; le journal INTUMWA serait lui aussi tombé sous le coup de cette austérité. Pour combler ce déficit la Direction du CNDD-FDD aurait réuni des opérateurs économiques pour un appel de fonds ; les fonctionnaires ont été eux aussi obligés de verser la dîme. De ce côté il y a une grogne, les intéressés se plaignent que ces cotisations les saignent à blanc.

A côté de ce robinet qui a été fermé, le Président du CNDD-FDD, qui avait presque paralysé les pourparlers entre le FRODEBU et le pouvoir a été mis à l’écart. C’est ainsi que la Direction du FRODEBU a rencontré à plusieurs reprises le Président de la République en compagnie de son porte parole. La consigne était claire : « pas un mot à Jérémie NGENDAKUMANA ! ». Ce dernier a au coeur des discussions tentés à plusieurs reprises de sonder son collègue du FRODEBU pour savoir les termes du compromis mais sans succès. C’est ainsi que profitant d’une réunion organisée par WOLPE à GITEGA, le président du CNDD-FDD a déclaré aux délégués du FRODEBU que les résultats des discussions avec le Chef de l’Etat sans le Président du CNDD-FDD seront voués à l’échec.

Dans son argumentation, il confiait qu’il attendait les deux parties à l’étape de la mise en application des accords conclus. Autant dire qu’il promettait de torpiller la mise en application effective de ce compromis.

Manifestement, il a gagné cette partie. En effet à la veille de la mise en place du Gouvernement le 13 Novembre 2007, le formateur du Gouvernement a informé le Président du FRODEBU que la structure du Gouvernement initialement convenu venait de changer subitement. Il venait d’intégrer la donne de « Vice-ministre ». D’une source proche du CNDD-FDD, cette idée a été initiée pour mettre en difficulté les délégués du FRODEBU au Gouvernement. La réalité est là : le Gouvernement du 14 novembre a deux têtes. En substance au delà de ce bicéphalisme, l’esprit et la lettre des accords conclus avec le chef de l’Etat ont été jeté dans une poubelle. A ce titre les vieux démons d’interdire les réunions du FRODEBU resurgissent avec acuité. Au demeurant la menace de l’honorable Jérémie NGENDAKUMANA de Gitega a été exécutée.

Mais d’où tire-t-il cette force ? Au CNDD-FDD on te dira que la circonscription du chef du CNDD-FDD, MURAMVYA, ne regorge pas de dinosaures au pouvoir. Dès lors Jérémie NGENDAKUMANA a choisi de s’allier avec l’axe dit de Gitega. Et dans cette circonscription il y a une étoile montante qui préside le Sénat, le Sénateur Gervais RUFYIKIRI. Celui-ci, de l’avis des analystes qui étaient présents à Kigobe lors de la présentation des vœux au Chef de l’Etat par les corps constitués, cette année il a dans son discours démontré que c’était un grand homme d’Etat. Quelques mois au paravent il a initié un programme de faire le tour de tout le pays auprès des élus locaux. Ces descentes qui étaient presque une copie collée de celles du Chef de l’Etat n’auraient pas été appréciées de la même façon au sein du Parti vainqueur des élections de 2005. Et quand l’imprésible Sénateur RUGIRA Jean Marie était à deux doigts de destituer le Président du Sénat, certains cercles du pouvoir encourageait presque ce Sénateur de Bubanza à aller de l’avant, c’était une aubaine de se débarrasser de cette figure. Aux côtés de Gervais RUFYIKIRI dans l’axe de Gitega, il faut noter la présence ou le retour en force d’Onésime NDUWIMANA devenu porte parole du CNDD-FDD, une position qui devrait logiquement être incompatible avec les fonctions de Directeur Général d’une maison d’assurance comme la SOCABU.

C’est d’ailleurs Onésime NDUWIMANA qui au cours des conférences de presse donne lecture du mot liminaire, prélude aux élucubrations pamphlétaires de Jérémie NGENDAKUMANA. Rappelons que depuis le départ d’Onésime NDUWIMANA du bureau de l’Assemblée Nationale au forceps, les relations avec le Président de la République ne sont pas très bonnes. Autant dire que l’ossature de cet axe de Gitega qui n’est probablement pas en ordre de Sainteté avec le Président de la république peut nous réserver des surprises surtout qu’à ce niveau on n’a pas cité tous les éléments constitutifs de cette ossature. Au CNDD-FDD on soupçonne déjà que le candidat de Jérémie NGENDAKUJMANA en 2010 ne serait pas celui de 2005 !

Plus grave encore, le numéro un du CNDD-FDD a dans ses sorties médiatiques de la semaine sainte évoqué un bruit de bottes qui viendrait mettre fin à la crise institutionnelle à l’Assemblée Nationale. Il a en effet déclaré que sous d’autres cieux des officiers généraux prennent leur responsabilité et mettent fin à ce genre de récréation. Mais l’intervention de l’armée pour soit disant mettre fin au pourrissement de la situation actuelle serait une aventure très dangereuse. Cela compromettrait ou annulerait purement et simplement la légalité du CNDD-FDD acquise en 2005. Mais si l’homme fort du CNDD-FDD reste sur sa lancée d’éprouver les institutions républicaines il peut s’embarquer dans cette aventure à ses risques et périls. Mais ce jour-là, le président de la République sortira de sa réserve et tapera sur la table.

Tout compte fait, un Président d’un Parti politique au pouvoir doit comprendre qu’il n’est pas le Président de la République Bis. Dans un pays il n’y a qu’un seul Chef d’Etat. Celui-ci s’appelle le père de la Nation, de toutes les parties politiques, de toutes les confessions religieuses, de toutes les ethnies, … En somme Jérémie NDENGAKUMANA doit cesser d’interférer dans les prérogatives du Chef de l’Etat, garant du bon fonctionnement des institutions ; s’obstiner à réduire le Chef de l’Etat au Président du CNDD-FDD ou penser que le Chef de l’Etat est un sous ordre du Parti vainqueur des élections équivaut à saper son action. Et au bout du rouleau tout Chef d’Etat fini par se lasser de ses agissements et prend en conséquence ses responsabilités. Et l’expérience a montré que le Président du parti sort de ce combat perdant. Jérémie NGENDAKUMANA devrait requérir l’expertise du Dr Jean MINANI. Au moins de ce côté il va lui servir de quelque chose !


NDEKATUBANE

Source Aube de la Démocratie n° 112

La Rédaction

C 'est dans l'Aube de la Démocratie

05-04-2008

EDITORIAL

LE CHEMIN DE LA CROIX DU PEUPLE BURUNDAIS

Si le chanteur Ivoirien qui a chanté le morceau de son pays qui allait mal pouvait visiter le Burundi, il ne manquerait pas de s’étonner en réalisant que le Burundi va aussi mal. Très mal ! » Au regard du désespoir qui ne cesse de s’accroître nous avons l’impression que le diable a jeté un mauvais sort sur la nation entière.

Ils avaient raison de pleurer ces fidèles chrétiens qui, le vendredi Saint de la semaine sainte, assistant au chemin de la croix de Jésus Christ ont réalisé que le peuple burundais vivait presque la même souffrance que le fils de Dieu. D’aucun ont été surpris par ces sanglots. Eh oui a chacun son chemin de la croix ! le chemin de la croix du peuple burundais, c’est ce panier de la ménagère qui coûte les yeux de la tête aujourd’hui. Et qui va être encore plus cher avec la nouvelle structure du carburant en vue. La rareté de ce produit sur le marché au cour de cette semaine du 24 au 31 mars 2008 a déjà causé des ravages dans les ménages et cette fois-ci la flambée des prix des produits de première nécessité a commencé par les centres urbains de l’intérieur du pays. Dans ces centrées le prix du carburant est passé du simple au double au marché noir. Précisons qu’à Bujumbura le stock stratégique du carburant donné à certains pétrolier n’aura été qu’un écran de fumée qui n’a résolu aucun problème de la pénurie.

Le chemin de la croix du peuple burundais c’est aussi cette fièvre qui monte à l’armée, provoquée par une mauvaise gestion de la question de démobilisation. Et le bicéphalisme qui entoure sa gestion est porteur de tous les dangers. Et pourtant l’intégration des mouvements politiques armés dans les corps de Défense et se Sécurité s’était opérée sans heurte à la grande surprise du monde entier qui nous observait. A ce titre il faut souligner et saluer le travail qui a été réalisé par l’ancien Président Domitien NDAYIZEYE qui était un envoyé du Parti Sahwanya-FRODEBU ; un coup de chapeau aussi à l’endroit du Ministre de la défense Nationale de l’époque le Lieutenant Général Vincent NIYUNGEKO. Ces deux personnalités n’avaient pas de baquette magique ! Ils avaient un seul et le même credo : « la consultation et la concertation permanentes pour une intégration réussie des ex-rebels à l’armée et à la police. » au regard de la cacophonie qui en a perçu autour de l’opération de démobilisation surtout ce 31 mars au terrain de football du camp Muha, il est pénible de constater que la cohésion est absent entre les principaux acteurs –décideurs du dossier.

Or un mauvais climat au sein des forces de Défense et de sécurité peut déboucher sur une catastrophe qui mettrait à l’eau tous les efforts consentis par les burundais et la communauté internationale jusqu’aujourd’hui.

L’un des corollaires de cette cacophonie peut être ce troisième chemin de la croix du peuple burundais qu’est ce processus avec le PALIPEHUTU-FNL qui est en dents de scie et qui tarde à être conclu. Effectivement, ce 31 mars, le porte parole du Parti pour la Libération du Peuple Hutu –Forces Nationales de Libération, Monsieur Pasteur HABIMANA exige comme préalable au retour de leur délégués au MCVS, la loi portant immunité des membres de ce parti ; une loi qui doit passer par le tamis de l’Assemblée Nationale et du Sénat.

Or les deux institutions en général et l’Assemblée Nationale en particulier sont bloquées. Autant dire que le Parti pour la Libération du Peuple Hutu –Forces Nationales de Libération, exige le déblocage du parlement comme préalable à la suite de processus de cessez-le-feu. Ce n’est partout la perspective de lâcher dans la nature 3387 démobilisés et qui sont en grande majorité mécontents peut tenter ce parti de RWASA à renforcer le front de libération. Nantis de plus ou moins 6 bataillons supplémentaires, le chef rebel de Kiremba (Ngozi) peut mettre en difficulté le Gouvernement. Nous devons donc à tout prix éviter tout ce perspective de reprise des hostilités et à ce titre la Banque Mondiale doit faire la part des choses et déroger à certains règles. Au cas contraire le pays risque de sombrer.

Le dernier chemin de la croix de mon peuple qui est la source de tout ce calvaire susmentionné c’est le blocage des institutions. En effet, le Gouvernement et le parlement sont bloqués. A ce sujet en date du 18 février 2008, 7 vice-ministres ont écrit une lettre au Chef de l’Etat, un message que les inquiétudes de ces membres du Gouvernement relatives à l’exécution de leur mission. En résumé ils soulevaient le conflit de compétence qui gangrène l’action gouvernementale. A l’Assemblée Nationale depuis le deuxième congrès fatale de Muyinga du 26 janvier 2008, qui exclue la député Alice NZOMUKUNDA, l’institution de Pie NTAVYOHANYUMA est paralysée. Au bureau de l’Assemblée Nationale, il ne reste que la seule personne du Président du Bureau. Les députés INANKUYO et KIGANAHE ne siégent au bureau que par la force du canon et non de la loi. Dès lors le bureau devient irrégulier. Et Pie NTAVYOHANYUMA qui doit avoir compris l’étendue de cette irrégularité refuse ou à peur de programmer une séance plénière. Préoccupé par la mauvaise note qu’il a auprès de l’Union Internationale, il vient d’invoquer le député Didace KIGANAHE à Genève auprès de cette institution pour expliquer les raisons des imperfections de notre Assemblée Nationale. Signalons à toutes fins utiles qu’un membre de cette délégation de KIGANAHE le député de Giheta (Gitega), Norbert NDIHOKUBWAYO est allé dans la prison centrale de Mpimba pour convaincre l’ancien Président du CNDD-FDD, le député El Hadj Hussein RADJABU de déclarer que ces conditions de détention sont excellentes ; bien entendu Hussein RADJABU a renvoyé promener cet émissaire de NTAVYOHANYUMA. Ce dernier est à l’étroit et l’étau se resserre autour de lui. Dans ces conditions le Sénat qui doit analyser entre autres des textes qui viennent de la chambre basse devient lui aussi bloqué.

Avec une telle santé de nos illustres institutions, comment voulez-vous que les partenaires traditionnels du Burundi puissent nous venir en aide ? comment voulez-vous qu’ils nous prennent au sérieux ? le dernier signal en date de cette perte confiance a été ce fait que des émissaires des institutions de Bretton Woods, pour un programme de quatre prochaines années, ils ont été obligées de consulter notamment les ancien Chef d’Etat qui ont dirigé le pays, les directions de certains partis politiques comme le FRODEBU.

L’image de nos institutions jette un grand discrédit sur le pays. Dans pareil cas, peuple burundais qui connaît une extrême pauvreté, n’aura personne à son chevet. De même face à notre incapacité de ramener la paix, personne ne pourra nous pleurer. Et les burundais n’auront qu’à endurer ce chemin de la croix stoïquement. Franchement Mon Pays va mal, Seigneur, venez-nous sauvez !


Pancrace CIMPAYE

NDLR: Lire l'intégralité du journal dans notre rubrique "Lu pour vous"

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Ntaryamira: souvenons-nous

03-04-2008

Avril est un mois cauchemar dans la mémoire collective de burundais.... et de rwandais.

En effet, c'est au mois d'avril 1972 que des milliers de hutu furent massacrés dans une indifférence totale. Le génocide "selectif" de hutu était consommé.
C'est aussi au mois d'avril 1994 que l'innommable fut commis au Rwanda voisin où des milliers de rwandais furent victimes de génocide à leur tour, conséquemment à l'attentat contre l'avion du Président Habyarima et Ntaryamira du Burundi.

Nous ne voulons pas revenir sur cette sombre épisode de l'histoire des pays des grands lacs. Nous voulons tout simplement nous souvenir. Nous souvenir du président Ntaryamira, mais aussi de toutes les victimes de cette folie humaine meurtrière.

Au Burundi, la journée du 06 avril est célébrée au plus haut sommet de l'Etat. Ailleurs dans le monde, certaines ambassades du Burundi ont prévu de célébrer aussi cette journée. A Bruxelles, il y'aurait eu "oubli".

Nous sommes d'avis que l'organisation d'un tel événement ne peut plus être du ressort d'un parti politique, fut-il le FRODEBU dont était issu le Président Ntaryamira. Nous nous sommes battus pour l'élever au rang de héros national, comme le Président Ndadaye. Et le Président de la République doit être au dessus des partis politiques.

Nous reproduisons ici un communiqué que la section FRODEBU de Belgique avait rendu public à la même période de l'année passée. Il est plus que d'actualité.

Lisez:

COMMUNIQUE A LA MEMOIRE DE FEU S.E. Cyprien NTARYAMIRA
_____________________________
Le 6 avril 1994 est une date qui reste gravée désormais dans la mémoire collective des pays des Grands Lacs comme dans la communauté internationale : c’est la date à laquelle deux missiles furent tirés sur le Falcon 50 du Président rwandais Juvénal Habyarimana, déclenchant ainsi le génocide rwandais. C’est aussi dans cet attentat que succombèrent le jeune Président de la République du Burundi, Cyprien NTARYAMIRA, avec les ministres Bernard CIZA et Cyriaque SIMBIZI. Le Président Cyprien NTARYAMIRA venait d’accéder à la Magistrature suprême depuis tout juste deux mois (du 5 février au 6 avril 1994), et était le second Président burundais assassiné en l’espace de cinq mois, après le Président NDADAYE Melchior, premier Président de la République du Burundi démocratiquement élu.
Les différents gouvernements burundais qui se sont succédés jusqu’à aujourd’hui n’ont jamais initié aucune démarche en direction du Rwanda aux fins d’obtenir une enquête judiciaire nationale rwandaise, conjointe burundo-rwandaise ou internationale. Les autorités rwandaises n’ont ordonné aucune enquête sérieuse pour déterminer la cause de cette mort et informer le peuple burundais sur les circonstances exactes de l’attentat contre les illustres personnalités burundaises. Aucune mesure d’indemnisation des familles des disparus n’a à ce jour été prise, à notre connaissance[1]. Certains se demandent si ce long silence des plus hautes autorités du Burundi n’est pas le signe d’une volonté d’oubli, voire de dissimulation[2].
La Section Belgique du Parti Sahwanya-FRODEBU a toujours voulu honorer la mémoire du Président Cyprien NTARYAMIRA et des ministres Bernard CIZA et Cyriaque SIMBIZI tous les 6 avril de chaque année, afin que personne n’oublie que les assassinats des Présidents NDADAYE Melchior et NTARYAMIRA Cyprien s’inscrivent dans la logique de renversement du courant démocratique que les deux présidents incarnaient.
La vie du Président Cyprien NTARYAMIRA fut un modèle de loyauté, de fidélité et de fermeté dans sa lutte pour la démocratie. Né le 6 mars 1955 sur la colline Gitwe, dans la zone Mageyo, commune de Mubimbi, province de Bujumbura Rural, les assassins l’ont enlevé à l’affection de sa femme Sylvana et ses trois enfants le 06 avril 1994. En 1972, il avait dû fuir l’épuration ethnique contre les Hutus du Burundi au Rwanda, où il termina ses études secondaires et universitaires. Il sortit de l’Université Nationale du Rwanda avec le diplôme de Bachelier ès Sciences et celui d’Ingénieur Agronome respectivement en 1979 et 1982. Il participa à la formation de divers mouvements démocratiques, dont le parti UBU, Parti des Travailleurs du Burundi, pour lequel il sera emprisonné à MPIMBA en 1985. A sa sortie de prison, il rejoignit le groupe des « douze » qui créa en clandestinité le parti Sahwanya-FRODEBU en 1986. Avec la création du Front pour la Démocratie au Burundi, c’est l’option de la voie pacifique, légale et électoraliste pour la transition démocratique qui l’emporte au détriment de la voie révolutionnaire originelle[3]. Le FRODEBU sera reconnu officiellement en juillet 1992, et remportera les élections de 1993. Mais après le putsch contre les institutions le 21 octobre 1993, un vide de pouvoir a été créé délibérément par les putschistes, et c’est après plusieurs tractations avec les partis de l’opposition et dans un climat de terreur ponctué par des opérations dites ville morte, que M. Cyprien NTARYRAMIRA accède à la magistrature suprême le 5 février 1994. La suite on la connaît. La ligne de force de sa politique sera surtout celle de vouloir ramener la paix et la sécurité dans le pays.
Nous attendons du gouvernement actuel, dont la légitimité a été confirmée par les élections de 2005, qu’il mette tout en œuvre pour élucider les circonstances de l’attentat, entamer la poursuite jusqu’au châtiment des assassins du Président NTARYAMIRA et des ministres Bernard CIZA et Cyriaque SIMBIZI. Nous attendons du gouvernement qu’il veille à la réhabilitation de leur mémoire et proclame la journée du 06 avril comme jour chômé de commémoration. Nous demandons que les droits des familles, des veuves et orphelins soient rétablis et que justice soit faite.
Enfin, nous recommandons à la jeunesse et à la diaspora burundaises de ne pas oublier, et de témoigner afin que la démocratie et le respect des droits fondamentaux de la personne humaine restent la préoccupation quotidienne de tout burundais et de toute personne épris de paix.

Fait à Bruxelles, ce 06 avril 2007.

Pour la Section Belgique,

Gaspard MUSAVYARABONA, secrétaire exécutif
________________________________________
[1] NYANGOMA Léonard, député, Questions orales aux ministres de la JGS et des RECI, Bujumbura, 10/04/2006 cité par le site Burundi Bwacu, vendredi 6 avril 2007
[2] WAEGENAERE Xavier, A la mémoire de Feu S.E. Cyprien NTARYRAMIRA, in IJAMBO, les Quatre Vérités, n°14, avril 1996
[3] WAEGENAERE Xavier, op.cit.


La Rédaction

Communiqué de presse de la CJD

03-04-2008

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA CENTRALE DES JEUNES DEMOCRATES

La CJD, Centrale des Jeunes Démocrates, rassemblés au sein du parti Sahwanya- FRODEBU, s’indigne et dénonce pour la nième fois les persécutions que subissent continuellement ses membres à travers tout le territoire national. Ces persécutions sont principalement l’œuvre des administratifs au niveau provincial et communal, ainsi que des responsables de la documentation nationale à l’intérieur du pays.

L’un des cas illustratifs est celui de Parfait NKURUNZIZA, Responsable de la CJD dans la province de Bururi, qui est actuellement persécuté par les représentants de la documentation nationale, ainsi que ses supérieurs hiérarchique au niveau des services de la Douane de Rumonge. Monsieur Parfait NKURUNZIZA fait face à des fausses allégations formulées par des ennemis de la démocratie, en tête desquels l’Honorable Jean Marie NDUWABIKE, allégations selon lesquelles Parfait NKURUNZIZA, aurait financé l’élection du nouvel administrateur communal de cette commune ; élection signalons-le, que l’honorable NDUWABIKE lui-même, a à maintes fois, tenté de saboter, en corrompant notamment certains élus du conseil communal de cette localité. Comme si cela ne suffisait pas, Parfait NKURUNZIZA subit continuellement des pressions de ses supérieurs, qui le menacent de le renvoyer de son poste au port de Rumonge.

L’autre cas est celui d’Emmanuel MISAGO, originaire de la Commune Muhanga, en Province Kayanza, et responsable de la Centrale des Jeunes Démocrates au sein de l’Université de Ngozi. Ce dernier est injustement emprisonné, pour avoir tout simplement lancé des appels et communiqués invitant les membre et sympathisant du parti Sahwanya Frodebu à participer à une réunion qui devait être tenue à leur intention par le Président du Parti au niveau national, le dimanche 30 mars 2008, au chef lieu de la commune Muhanga. Emmanuel MISAGO a été arrêté le jeudi 27 mars, avant d’être transféré à Kayanza ; ses détracteurs l’accusent injustement d’avoir insulté le Président de la République lors d’une discussion dans un bistrot de sa commune, alors qu’on sait que le Président de la République lui-même, à formellement interdit les arrestations sur des allégations, si vraie soient elles, formulées dans les bars et bistrots.

La CJD s’insurge encore une fois contre ces pratiques d’un autre âge, qui visent essentiellement à museler de manière stupide et révolue, les vues et opinions politiques des citoyens d’un pays qui se dit démocratique. Ces pratiques injustes ne contribuent qu’à faire reculer le pays, et envenimer les rapports existants entre les citoyens burundais en général, et les jeunes en particulier.

Garante d’un futur reluisant et prometteur pour une nation meurtrie par des années des guerres et des dictatures militaro policières, la Centrale des Jeunes Démocrates condamne et dénonce publiquement et fermement ces actes, qui à long terme, serviront à abrutir une jeunesse burundaise en quête d’un pays véritablement équitable, et respectueux des droits constitutionnels de ses citoyens.

La Centrale des Jeunes Démocrates en appelle aux autorités supérieurs et autres responsables du pays, à prendre des mesures visant réellement à protéger les citoyens et les jeunes quels qu’ils soient, notamment dans leurs droits à l’opinion politique de leur choix. Quels que soient les embûches et contraintes, seules la vérité et la démocratie vaincront.

Fait à Bujumbura, le 02 avril 2008

NKURUNZIZA Patrick,

Président.
Visa du Parti Sahwanya-FRODEBU

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Anicet Niyonkuru se fait connaître

01-04-2008

“ Les blocages institutionnels auxquels nous assistons ne sont imputables qu’au CNDD-FDD. C’est un faux fuyant que de vouloir se dérober de sa responsabilité et charger les autres partis dont le FRODEBU”

Comme annoncé dans notre livraison du 31 mars 2008, nous vous livrons en intégralité et en exclusivité, l’interview que Anicet Niyonkuru, le Président du Parti CDP fraîchement crée nous a livrée, en marge du lancement officiel de ce dernier. C’était samedi 29 mars 2008 Lisez:

Frodebu.be: Monsieur le Président bonjour

Anicet Niyonkuru: Bonjour

Frodebu.be: Merci de réserver votre sortie médiatique à notre site internet.
Pourquoi avoir créer un Parti?

AN: Tout d’abord pour participer au débat politique au Burundi. Nul n’en a l’exclusivité. Et plus fondamentalement, notre Parti veut lutter contre la médiocrité et l’anarchie qui caractérisent le pouvoir en place, mais aussi continuer la marche révolutionnaire du peuple burundais. Nous voulons aussi un développement du pays pour le peuple et non à côté du peuple. Bref, le voulons renationaliser le Burundi qui a longtemps été privatisé

Frodebu.be: Quel bilan faites vous de la gestion du pays par le Parti CNDD-FDD?

AN: Le bilan du CNDD-FDD est largement négatif à tous points de vue.

Au niveau politique tout d’abord, depuis sa victoire aux élections de 2005, il s’est plus préoccupé de régler ses problèmes internes, avant de régler les problèmes des burundais. Tenez, le cas de BASABOSE, RADJABU, NAHAYO Immaculé, NZOMUKUNDA Alice et bien d’autres. Ce qui a résulté en une implosion du parti. Le parti a ainsi perdu la majorité parlementaire et est obligé aujourd’hui de marchander les voix des parlementaires de l’opposition qui les vendent aux enchères.

Au niveau économique, ce n’est pas mieux. Le CNDD-FDD s’est illustré dans la mauvaise gestion et la corruption, le vol et la dilapidation des biens de l’Etat. Je ne reviendrai pas sur tous les cas qui ont fait la chronique de tous les médias et qui ne sont toujours pas résolus à l’heure où je vous parle.

La conséquence logique est la méfiance des bailleurs de fonds et les partenaires du Burundi. Et les aides promises au Burundi n’ont jamais été débloquées au grand dam de la population. Et les projets de développement sont remis à plus tard!

Frodebu.be: Quelle lecture faites-vous de la crise actuelle à l’Assemblée Nationale?

AN: Il s’agit d’une conséquence logique de l’implosion du parti CNDD-FDD. Le blocage à l’Assemblée Nationale, de même que les autres crises institutionnelles que le Burundi a traversées ne peuvent être imputables au FRODEBU. C’est un faux fuyant. Il faut que le CNDD-FDD assume ses responsabilités et arrête de trouver des boucs émissaires pour se dédouaner de ses errances.

Cela étant, tous les parlementaires doivent mettre en avant l’intérêt du peuple, manifester leur patriotisme et dépasser les querelles internes. Les lois qui soulagent le peuple doivent être votées. C’est notamment la loi accordant l’amnistie des responsables du Palipehutu-FNL. Refuser de voter cette loi s’apparente à la trahison, car le peuple vit en cauchemars…

Frodebu.be: Oui justement parlons des négociations de paix avec le FNL…

AN: Le gouvernement actuel a une grande part de responsabilité dans le blocage des négociations avec le Palipehutu FNL. Parce qu’il pose les conditions de participation aux institutions élues. La loi est faite par les hommes et ils peuvent toujours faire exception au nom de la paix. Et le CNDD-FDD ne devrait pas l’oublier pour avoir bénéficié des mêmes facilités au sortir du maquis. Vous savez, la paix n’a pas de prix et il faut pouvoir remettre en question des lois qui ne sont pas justes.

Frodebu.be: Votre Parti va –il- participer aux élections de 2010?

AN: Pour 2010, nous ne nous prononçons pas encore. Nous sommes dans une phase de mobilisation, et nous ne sommes pas encore agrée comme Parti. Reposez nous cette question après notre agrément.

Frodebu.be: Merci Monsieur le Président.

AN: C’est moi qui vous remercie de cet entretien que vous m’avez accordé.


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L'heure est à l'Université!

31-03-2008

Ce dimanche 30 mars 2008, la section Université du Parti Sahwanya- FRODEBU s’est réunie à la permanence nationale du parti pour échanger sur la vie politique du pays en général et du parti en particulier.

C’est le délégué du comité exécutif national du Parti, l’honorable BARUMUNUNGU Séverin qui présidait cette réunion.

Il a d’abord rappelé à ces jeunes que l’objectif 1er du fondateur du parti était d’instaurer au Burundi un Etat démocratique respectant la loi, les droits de l’homme et la liberté d’expression, véritable fondement d’un développement économique, ciment d’une vraie justice sociale

Mais depuis l’avènement au pouvoir du CNDD-FDD cette vision du fondateur du FRODEBU a été foulée aux pieds alors qu’il avait lui même accédé au pouvoir grâce aux efforts du FRODEBU qui n’a jamais cessé de défendre la démocratie malgré les périodes dures qu’il a connu depuis l’assassinat du Président NDADAYE.

Il a rappelé que le CNDD-FDD depuis son accès au pouvoir se caractérise par sa volonté permanente d’intimidation de l’opposition, de la presse et de toute la société civile. Il caresse l’idée de les faire disparaître de la scène politique burundaise afin que 2010 arrive sans qu’il y ait quelconque concurrence. Bienvenue le retour au monopartisme et à la dictature !

Ces actes se sont fait remarquer lors du 1er gouvernement CNDD-FDD qui dès sa création était inconstitutionnel.

C’est cette même violation de la loi et le manque de dialogue et de coopération du parti au pouvoir avec les autres partis politiques qui bloquent aujourd’hui les travaux à l’Assemblée Nationale, aux détriments des intérêts de la population dans tout son ensemble

Face au blocage des institutions, les jeunes universitaires du FRODEBU soutiennent la voie démocratique empruntée par le fondateur du parti Sahwanya- FRODEBU et poursuivie par ses successeurs à la direction du parti.

Ils ont réaffirmé leur engagement dans ce combat pour la démocratie. Ils ont par la même occasion émis leur souhait que le FRODEBU surmonte ses crises internes pour enfin sortir le pays de ce système dictatorial réinstallé par le CNDD-FDD.

Cette confiance dans le parti Sahwanya- FRODEBU se fait remarquée par les demandes incessantes d’adhésion au parti par des étudiants quittant les autres partis, malgré les soubresauts que vient de traverser le Parti, après l’exclusion de certains de ses membres de ses rangs.

L’université c’est le grenier des futurs dirigeants du pays.

JB Niyongabo

Le CDP arrive!

31-03-2008

Le CDP arrive

Le Conseil des Patriotes NSERUKARUKAMVYE, CDP en sigle, est le nouveau Parti de Anicet Niyonkuru. Il a fait sa sortie médiatique ce samedi 29 mars à Bruxelles

C’est dans la salle Paul Delvaux, de l’Auberge de jeunesse “Jacques Brel”, devant une assistance de +/- 30 personnes que le Président du nouveau parti, dans son costume bleu taillée sur mesure a procédé au lancement officiel des activités de son parti. Tout semblait soigneusement préparé, mais la première fausse note est venue de la défaillance de son matériel informatique destiné à faciliter la présentation de son exposé. Résultat: 1h30 de retard sur le programme prévu.

Thème du jour: “Le Burundi a été privatisé, nous devons le re-nationaliser”

D’emblée, il s’inscrit en totale et farouche opposition avec le pouvoir CNDD-FDD caractérisé principalement par sa médiocrité et une anarchie qu’il a instituée en mode de gouvernement. Selon lui, les trois grands péchés du pouvoir actuel se résument dans la réhabilitation des criminels de 1972, la déclaration de la guerre contre le FNL et la mauvaise gestion du patrimoine national par une mauvaise allocation des compétences humaines et la corruption .

Il a longuement axé ses propos sur base d’une “courbe de la dynamique révolutionnaire populaire” entamée depuis l’indépendance du Burundi, avec le Prince Louis Rwagasore, mais qui à son assassinat, est retombée au niveau proche de zéro, l’expérience se répétant avec la naissance du Palipehutu dans les années 80, mais qui, à l’arrivée du FRODEBU, voit encore cette tendance révolutionnaire continuer à croître, mais va retomber aussi avec l’assassinat de NDADAYE. Va encore renaître avec la naissance des “peuples “combattants, mais, avec toutes les divisions intervenues au sein du CNDD, cette flamme révolutionnaire connaîtra aussi une chute vertigineuse. Aujourd’hui, la descente aux enfers du CNDD-FDD est presque sûre.

Et c’est donc tout logiquement que le CDP vient prendre la relève : « le CDP vient soutenir cet élan populaire car l’heure de la politique politicienne n’a pas encore sonné. La politique révolutionnaire continuera jusqu’à la stabilisation morale communautaire », comprendra qui pourra !

A suivi une longue exposition de son programme politique et socio-économique

Au niveau politique, le CDP combattra et résoudra toutes formes de génocide et d’exclusion. Il se dit très opposé aux quotas inscrits dans la constitution burundaise. Il est pour une justice juste, car “ toutes les lois ne sont pas justes” martèlera-t-il très souvent. Il a pour mission de développer le pays avec le peuple et non à côté du peuple

Sa vision économique s’appuiera principalement sur l’agri-élevage avec un accent particulier sur la “villagisation” des campagnes (ibigwati), l’enseignement de qualité, l’énergie et le développement des voies de communication. Et une place de choix sera réservé à la culture, notamment la réinstauration de la fête d’Umuganuro pour dit-il, développer le tourisme.
Enfin, avec un humour non dénué de sens, il résume sa pensée en ceci: « V-I Buja », terme qui doit se comprendre en deux acceptions: quitter la ville de Bujumbura pour se rapprocher de la population, mais aussi, s’affranchir de la domination d’autrui…..tout un programme !

Il a indiqué à l’assistance que son programme détaillé sortira bientôt dans un ouvrage en préparation

Il a conclu en disant que la CDP est là et qu’il faut dorénavant compter sur lui pour se remettre en ordre de marche. “Kumurongo”, tel semble par ailleurs être la devise du nouveau Parti.

Après le long exposé de ce qu’est le CDP et ce qui compte faire pour asseoir la démocratie, beaucoup de questions brûlaient les lèvres de participants:

Respectez et reconnaissez-vous la Constitution du Burundi, les accords d’Arusha?

Oui, dans sa grande globalité, mais il y a des dispositions constitutionnelles n’est pas avantageux pour le peuple burundais : nous allons proposer son amendement car, tout ce qui est légal n’est pas juste.

Allez-vous participer aux élections de 2010? Bien sur, notre objectif est la prise du pouvoir, mais tout dépendra de notre agrément comme parti politique. Si le peuple nous fait confiance, nous prendrons nos responsabilités.

Quel est votre poids actuellement? Nous avons déjà des structures dans toutes les provinces du pays.

Quelles sont vos sources de financement? Ni akabuye (c’est un secret!), ironise t’il avant d’ajouter que les financements viendront des cotisations des membres.

Vos relations avec le Parti MSD? Dans un rire hilare, il déclara qu’il ne connaît pas ce parti…

Quid de ceux qui vous prennent pour un nouveau génocidaire: Je ne réponds pas à ce genre de provocation et d’âneries. Je vous signalerai tout simplement que notre parti est opposé à la peine de mort.

Quel est votre parcours politique ? Ce n’est pas le plus important. Et si j’étais inspiré…. sans doute par référence au Président Nkurunziza qui croit toujours qu’il a été élu par dieu.

Les participants sont restés quand même sur leur soif, car, non seulement le Président du CDP n’a pas répondu à toutes les questions faute de temps, mais souvent les réponses étaient laconiques et maniait aussi à merveille la langue de bois. Mais, n’est- il pas politicien?

La séance s’est poursuivie autour d’un verre qu’il a gracieusement offert.

L’aventure ne fait que commencer et souhaitons bon vent à ce jeune parti.


Ndlr : Notre rédaction a voulu en savoir plus et s’est entretenue avec Anicet Niyonkuru. Nous vous livrons très prochainement le contenu de l’interview qu’il nous a accordée.

La Rédaction

Minani et Kiganahe exclus du FRODEBU

27-03-2008

DECISION N° 001 / CND/ 2008 DU CONSEIL NATIONAL DE DISCIPLINE PORTANT EXCLUSION DE L’HONORABLE JEAN MINANI DU PARTI SAHWANYA- FRODEBU.


Le Conseil National de Discipline,

- Vu la Constitution de la République du Burundi ;
- Vu la Loi portant organisation et fonctionnement des Partis politiques ;
- Vu les Statuts du Parti Sahwanya –FRODEBU spécialement en ses articles 31 et 36 ;
- Vu le Règlement intérieur du Parti Sahwanya –FRODEBU spécialement en ses articles 13, 17, 20, 183, 184, 214, 215, 231, 235, 236, 240 241, 242, 243, et 244 ;
- Vu le Règlement interne du Conseil National de Discipline en son article 13 ;
- Vu la décision du Comité Exécutif National n° 01/PSF/2008 du 05 mars 2008 portant suspension de l’Honorable Jean MINANI du Parti Sahwanya-FRODEBU.
- Après avoir analysé les accusations formulées contre Honorable Jean MINANI,
- Délibérant en sa séance du 24 mars 2008 :

DECIDE
Article 1
Honorable Jean MINANI est exclu du Parti Sahwanya-FRODEBU.

Article 2
Le Comité Exécutif National est chargé de lui transmettre cette décision conformément à l’article 220 du Règlement Intérieur.

Article 3
La présente décision entre en vigueur le jour de sa signature.




Ainsi fait à Bujumbura, le 24 mars 2008.


- Honorable Gaspard Sindayigaya, Président

- Madame Rosette Nzirubusa, Vice-présidente

- Monsieur Firmato Nahayo, membre

- Maître Fabien Segatwa, membre

- Monsieur Eliphaz Ndayirata, membre




DECISION N° 002 / CND/ 2008 DU CONSEIL NATIONAL DE DISCIPLINE PORTANT EXCLUSION DE L’HONORABLE DIDACE KIGANAHE DU PARTI SAHWANYA- FRODEBU.

Le Conseil National de Discipline,

- Vu la Constitution de la République du Burundi ;
- Vu la loi portant organisation et fonctionnement des Partis politiques ;
- Vu les statuts du Parti Sahwanya –FRODEBU spécialement en ses articles 31 et 36 ;
- Vu le Règlement intérieur du Parti Sahwanya –FRODEBU spécialement en ses articles 13, 17, 20, 183, 184, 214, 215, 231, 235, 236, 240 241, 242, 243, et 244 ;
- Vu le Règlement interne du Conseil National de Discipline en son article 13 ;
- Vu la décision du Comité Exécutif National n° 02/PSF/2008 du 05 mars 2008 portant suspension de l’Honorable KIGANAHE Didace du Parti Sahwanya-FRODEBU.
- Après avoir analysé les accusations formulées contre Honorable Didace KIGANAHE,
- Délibérant en sa séance du 24 mars 2008.

DECIDE
Article 1
Honorable Didace KIGANAHE est exclu du Parti Sahwanya-FRODEBU.

Article 2
Le Comité Exécutif National est chargé de lui transmettre cette décision conformément à l’article 220 du Règlement Intérieur.

Article 3
La présente décision entre en vigueur le jour de sa signature.

Ainsi fait à Bujumbura, le 24 mars 2008.

- Honorable Gaspard Sindayigaya, Président

- Madame Rosette Nzirubusa, Vice-présidente

- Monsieur Firmato Nahayo, membre

- Maître Fabien Segatwa, membre

- Monsieur Eliphaz Ndayirata, membre





La Rédaction

Discours du Prince Louis Rwagasore

26-03-2008

Reproduction intégrale du discours prononcé par le prince Louis RWAGASORE, le 19 septembre 1961,
au lendemain de la victoire de son parti, l’UPRONA, aux élections législatives du 18 septembre 1961
Mes chers compatriotes,
J’ai l’honneur et le plaisir de m’adresser à vous en ce moment décisif. Le peuple murundi vient de choisir ses dirigeants nationaux et de se prononcer sur son avenir dans un climat de calme et de paix qui l’honorent.
Dans toute compétition, fut-elle politique, il y a un gagnant et un perdant, et l’UPRONA, de par votre libre volonté est sorti vainqueur des élections législatives et formera demain le premier Gouvernement du Burundi autonome.
Mais le vainqueur et le perdant sont tous des Barundi, membres de la même famille nationale, enfants d’un même Mwami. Le Burundi a besoin de tous, à quelques partis politiques qu’ils appartiennent. C’est pourquoi, mes chers compatriotes, la victoire électorale d’aujourd’hui n’est pas celle d’un parti mais le triomphe de l’ordre, de la discipline, de la paix, de la tranquillité publique.
Car sans autorité forte, aucun pays ne connaît l’ordre, la paix, la tranquillité. Sans autorité forte, point de progrès. C’est aussi le triomphe de la démocratie telle que le peuple murundi la comprend et la veut, c’est-à-dire la véritable justice sociale plutôt que des formes extérieures d’une démocratie de surface. L’heure est arrivée de se pencher sur les véritables problèmes de la nation : problèmes économiques surtout, problèmes de la terre et de l’émancipation sociale du petit peuple, problèmes de l’enseignement et tant d’autres, auxquels nous cherchons et trouverons des solutions qui nous sont propres.
Il faut surtout que les habitants du Burundi se sentent en paix et en sécurité, que personne ne se croit menacé et que chacun ait confiance dans la protection du Gouvernement. C’est pourquoi ce Gouvernement qui sera formé bientôt aura comme premier devoir de sévir sévèrement contre tout fauteur des troubles, les irresponsables quels qu’ils soient. J’exhorte surtout plus spécialement les partisans et amis de l’UPRONA à se montrer dignes de la victoire du Parti. Les militants actifs doivent agrandir le cercle de nos amis, tendre loyalement et cordialement la main aux adversaires d’hier et non étaler de l’orgueil ou de l’insolence.
Le Comité National de l’UPRONA sera sans pitié pour ceux de ses partisans qui ne respectent pas ce mot d’ordre impératif de courtoisie, de tolérance et de respect d’autrui, car le Parti ne tolérera pas que le prestige, l’honneur et l’avenir de la Patrie soient compromis par des paroles ou des gestes irréfléchis de quelques exaltés.
La campagne électorale est terminée, le passé doit être oublié et il ne faut plus penser qu’à l’avenir qui est prometteur si nous voulons et si nous agissons en conséquence.
Par conséquent, les hommes qui permettront de décourager ou importuner les étrangers ou les adversaires politiques, sous prétexte de la victoire du Parti Nationaliste seront considérés comme des ennemis de la Patrie et seront punis de manière exemplaire.
Aux voleurs, agresseurs et bandits de toute espèce, nous annonçons une répression énergique et impitoyable, un châtiment dont ils se souviendront.
Le peuple murundi vient de faire son choix et nous n’avons pas le droit de le décevoir en exerçant le pouvoir qu’il nous a délégué pour assouvir nos rancoeurs ou notre orgueil. Nous lui devons au contraire, de nous servir de ce pouvoir pour rassurer tous les hommes, augmenter le nombre de nos amis et apaiser les querelles entre Barundi.
Il appartient aux partisans de l’UPRONA, les plus importants davantage encore que les plus humbles, de donner l’exemple de cette volonté de concorde, de patience et de tolérance.
Nous avons fait notre politique en acceptant toutes les conséquences qui en découlent, mais c’est pour servir le pays et le peuple ; le Parti ne permettra pas que personne fasse dévier notre idéal et notre but.
A cette heure de la victoire du Parti, fût-il le mien, je ne suis pas grisé par le succès, car pour moi et mes amis, la véritable victoire ne sera atteinte qu’après l’accomplissement d’une tâche difficile mais exaltante ; un Burundi paisible, heureux et prospère.
Nous ouvrons nos bras à tous ceux qui veulent collaborer avec franchise et bonne foi. Nous sommes des hommes d’honneur, des hommes réfléchis et calmes et nous voulons donner au peuple ce qu’il lui a été promis.
Au peuple belge, j’ai l’honneur d’adresser un message de gratitude, la responsabilité que, vous belges, vous portiez, vous allez bientôt la transférer sur nos épaules et nous sommes conscients de nos devoirs.
Nous vous demandons de nous aider à entreprendre l’avenir avec confiance, de continuer à nous aider avec générosité, à nous guider dans le respect de notre dignité, de nos intérêts et de notre propre conception de l’intérêt national.
Nous sommes devenus des enfants libres et adultes mais nous suivrons la tradition de notre peuple qui veut que les enfants restent respectueux et témoignent leur affection.
Vous nous jugerez à nos actes et votre satisfaction sera notre fierté.
Que Dieu nous aide et nous éclaire et que notre Mwami bien aimé en reste longtemps encore le sage garant, le père de la Nation.
Vive le Burundi.

Desire Katibwa

La crise perdure à l'AN du Burundi

24-03-2008

Crise à l’Assemblée Nationale Burundaise : A qui la faute?

La paralysie qui s’est installée l’Assemblée Nationale fait honte. Il suffit pour cela d’entendre les réactions de la population dans toute son ensemble, la société civile, la presse ainsi que la classe politique burundaise et la communauté internationale. Indignation, préoccupation, tels sont les mots qui se lisent sur toutes les lèvres.

Les hautes autorités du pays ont préféré, à dessein, joué la politique du pourrissement. Jusque quand ? C’est inacceptable ! C’est leur responsabilité qui est engagée.

Dans cette livraison, nous vous donnons l’occasion de juger vous-mêmes de la gravité de la situation, à travers diverses correspondances que nous avons reçues des parlementaires eux même.

1. La première lettre datée du 12 mars 2008 par laquelle les parlementaires mettent le Président de l’Assemblée Nationale devant ses responsabilités face à la violation grave du Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale dont il est en train de se rendre coupable, pour lui renouveler une fois de plus leurs protestations.

2. A la même date, une autre lettre de Contestation des candidats députés à l’Assemblée Législative de la Communauté Est Africaine envoyés par le Burundi est envoyée à l’Honorable Abdirahin Haither Abdi, Président de l’Assemblée Législative de la Communauté Est Africaine à Arusha

3. Le 17 mars, une autre correspondance fut envoyée au Président de l’Assemblée Nationale pour dénoncer l’illégalité des Commissions permanentes mises en place par ce dernier pour la session de février 2008

4. Enfin, une Requête devant la Cour Constitutionnelle, en violation de l’article 175 de la Constitution de la République du Burundi et du Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale en ses articles 24 et 46 alinéa 4 a été déposée le 12 mars. Il s’agit notamment d’une contestation contre l’élection de l’Honorable Irène INANKUYO au poste de Premier Vice Président de l’Assemblée Nationale.

On le voit bien que le Parlement burundais est dans la tourmente. Si le parlement de l’East African Community a déjà réagit favorablement en rejetant les candidatures burundaises, il sera intéressant de suivre l’arrêt de la Cour Constitutionnelle.

Ce qui est sûr, c’est que l’honorabilité et la réputation de notre Assemblée Nationale sont profondément entamées. Le Burundi a besoin des institutions effectives et fonctionnelles pour surmonter autant de défis socio-économico-politiques qui le guettent.


Pour lire l’intégralité des documents, cliquer sur le lien suivant.







Document annexe : 1206359681_Crise AN docs..doc

La Rédaction

La crise perdure à l'Assemblée Nati

24-03-2008

Crise à l’Assemblée Nationale Burundaise : A qui la faute?

La paralysie qui s’est installée l’Assemblée Nationale fait honte. Il suffit pour cela d’entendre les réactions de la population dans toute son ensemble, la société civile, la presse ainsi que la classe politique burundaise et la communauté internationale. Indignation, préoccupation, tels sont les mots qui se lisent sur toutes les lèvres.

Les hautes autorités du pays ont préféré, à dessein, joué la politique du pourrissement. Jusque quand ? C’est inacceptable ! C’est leur responsabilité qui est engagée.

Dans cette livraison, nous vous donnons l’occasion de juger vous-mêmes de la gravité de la situation, à travers diverses correspondances que nous avons reçues des parlementaires eux même.

1. La première lettre datée du 12 mars 2008 par laquelle les parlementaires mettent le Président de l’Assemblée Nationale devant ses responsabilités face à la violation grave du Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale dont il est en train de se rendre coupable, pour lui renouveler une fois de plus leurs protestations.

2. A la même date, une autre lettre de Contestation des candidats députés à l’Assemblée Législative de la Communauté Est Africaine envoyés par le Burundi est envoyée à l’Honorable Abdirahin Haither Abdi, Président de l’Assemblée Législative de la Communauté Est Africaine à Arusha

3. Le 17 mars, une autre correspondance fut envoyée au Président de l’Assemblée Nationale pour dénoncer l’illégalité des Commissions permanentes mises en place par ce dernier pour la session de février 2008

4. Enfin, une Requête devant la Cour Constitutionnelle, en violation de l’article 175 de la Constitution de la République du Burundi et du Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale en ses articles 24 et 46 alinéa 4 a été déposée le 12 mars. Il s’agit notamment d’une contestation contre l’élection de l’Honorable Irène INANKUYO au poste de Premier Vice Président de l’Assemblée Nationale.

On le voit bien que le Parlement burundais est dans la tourmente. Si le parlement de l’East African Community a déjà réagit favorablement en rejetant les candidatures burundaises, il sera intéressant de suivre l’arrêt de la Cour Constitutionnelle.

Ce qui est sûr, c’est que l’honorabilité et la réputation de notre Assemblée Nationale sont profondément entamées. Le Burundi a besoin des institutions effectives et fonctionnelles pour surmonter autant de défis socio-économico-politiques qui le guettent.

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Document annexe : 1206357980_Crise a l'AN docs..doc

La Rédaction

PASIKA NZIZA

23-03-2008

Nos chers lecteurs,

La rédaction de votre site se joint aux milliers de chrétiens à travers le monde entier qui célèbrent la résurection pascale pour souhaiter à tous ses lecteurs et Nziraguhemuka,une joyeuse fête de Pâques.

Merci aussi pour votre fidélité.

La Rédaction

L'hémoragie continue au CNDD-FDD

22-03-2008


Démission de Monsieur Jean BIGIRIMANA du parti CNDD-FDD
Le 22 mars 08


Chers BAGUMYABANGA,

Après plus de 10 ans de guerre civile, le processus de sortie de crise par une série d’élections communale, législative, présidentielle et collinaire avait suscité un sentiment d’espoir chez le peuple burundais. Malheureusement, celui-ci vit aujourd’hui une situation politique, sociale et économique désastreuse lui imposée injustement et délibérément par la nouvelle politique du parti CNDD-FDD, vainqueur des élections de 2005. Le bilan tragique du parti au pouvoir trouve incontestablement sa genèse dans le congrès illégal et irrégulier de NGOZI contre lequel des millions de BAGUMYABANGA en général, ceux de la Mairie de BUJUMBURA en particulier se sont inscrits en faux.

Chers BAGUMYABANGA,

Ce n’est un secret pour personne, depuis le 7 février 2007 le parti CNDD-FDD a opté pour une nouvelle orientation politique fondée sur le non respect des principes démocratiques, la violation flagrante des lois et règlements, le non respect des droits de l’homme, la gestion calamiteuse de la chose publique et le rejet catégorique des pratiques de bonne gouvernance.

Chers BAGUMYABANGA,

De ce qui précède, j’ai jugé bon de quitter définitivement et officiellement le parti CNDD-FDD étant donné qu’il n’est pas en mesure de conduire le pays sur la voie favorable :

• A l’instauration de l’Etat de Droit ;
• A la culture des valeurs démocratiques ;
• Aux progrès socio-économiques ;
• A la sauvegarde des pratiques de bonne gouvernance ;
• Au respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales, etc…..

En tant qu’ancien Président du parti CNDD-FDD en Mairie de BUJUMBURA, je demande à mes anciens collaborateurs et amis politiques d’interpréter ma démission comme une marche de l’espoir.

Fait à BUJUMBURA, le 20 Mars 2008

Jean BIGIRIMANA

La Rédaction

Le FRODEBU réhabilite NTIBANTUNGANYA

21-03-2008

DECISION N°12/CP/PSF/2008 PORTANT LEVEE DE MESURES CONSERVATOIRES A L’ENDROIT DE L’HONORABLE NTIBANTUNGANYA SYLVESTRE

- Vu la Constitution de la République du Burundi ;

- Vu la Loi n°1/006 du 26 juin 2003 portant Organisation et Fonctionnement des Partis Politiques ;

- Vu les Statuts du Parti Sahwanya-FRODEBU tels qu’amendés par le 4ème Congrès National Ordinaire tenu à Bujumbura les 28-29 Octobre 2006 spécialement en leurs articles 26, 30, 31, 105, 126 à 129, 130, 133 et 140 ;

- Vu le Règlement d’Ordre Intérieur du Parti Sahwanya-FRODEBU, spécialement en ses articles 218, 219, 220, 241, 227 à 231 ;

- Vu la décision n°02/CP/PSF/2007 portant suspension d’un membre du Parti dans les organes du Parti Sahwanya-FRODEBU ;

- Considérant la lettre du 18 juillet 2007 à travers laquelle un « dossier disciplinaire » de l’Honorable NTIBANTUNGANYA Sylvestre a été transmis au Conseil National de Discipline « pour instruction et analyse » ;

- Considérant la note « Actions disciplinaire contre l’Honorable NTIBANTUNGANYA Sylvestre » du 23 août 2007 dans laquelle le Conseil National de Discipline considère qu’il ne peut instruire le dossier disciplinaire de l’Honorable NTIBANTUNGANYA Sylvestre pendant que la Cour Suprême est saisie ;

- Considérant la lettre n°16/CP/PSF/2007 du 04/12/2007 adressée par le Président du Parti au Conseil Nationale de Discipline pour lui demander de reprendre l’instruction du dossier disciplinaire de l’Honorable NTIBANTUNGANYA Sylvestre « pour qu’il soit clôturé dans les meilleurs délais ».

- Considérant la lettre du 18 décembre 2007 à travers laquelle l’Honorable NTIBANTUNGANYA Sylvestre fait constater ce qu’il considère comme des vices de procédure qui, en amont comme en aval, ont manqué le processus de prise et de gestion de la décision portant sa suspension des organes du Parti et qu’en conséquence, pour lui, le non traitement, par le Conseil National de Discipline du dossier à sa charge dans les délais prévus par les Statuts et le Règlement d’Ordre Intérieur du Parti constitue en lui-même un non-lieu et annule automatiquement la décision n°02/CP/PSF/2007 ;
-
Après avoir écouté les avis et considérations du Comité Exécutif National, du Conseil National de Régulation, du Conseil National de Discipline, de la Centrale des Jeunes Démocrates, de l’Organisation des Femmes Social- Démocrates, du Groupe Parlementaires FRODEBU et des Sénateurs insistant tous sur la nécessité de clôturer le dossier disciplinaire de l’Honorable NTIBANTUNGANYA Sylvestre dans le strict respect des dispositions pertinentes des Statuts et du Règlement d’Ordre Intérieur en rapport avec la procédure disciplinaire et des intérêts vitaux du Parti ;

- Considérant les conclusions du Conseil National de Discipline en ses séances du mois d’Août et celles des 11 et 12 janvier 2008 en rapport avec l’incompétence du Conseil et son souhait de voir le dossier trouver une issue politique ;

- Attendu que la réunion de consultation des organes de Fédération de Gitega tenue les 16 et 17 février 2008 a conclu sur la nécessité de voir se clôturer le Dossier disciplinaire de l’Honorable Sylvestre NTIBANTUNGANYA ;

- Vu que les délais prévus par le Règlement d’Ordre Intérieur du Parti en rapport avec l’instruction et le traitement de tout dossier disciplinaire ont été dépassés ;

- Conscient de la mission de garantir la marche générale du Parti et le bon fonctionnement de ses organes en vertu de l’article 105 des Statuts ;

- Soucieux de l’impératif de renforcement du Parti « pour la consolidation de la démocratie et la promotion de l’auto développement » tel que recommandé par le 4ème Congrès National Ordinaire du Parti ;

DECIDE
Article 1

Les mesures conservatoires prises à l’endroit de l’ Honorable Sylvestre NTIBANTUNGANYA à travers la décision n°2/CP/PSF/2007 du 14 juin 2007 portant suspension d’un membre du Parti dans les organes du Parti Sahwanya-FRODEBU sont levées.

Article 2

Toutes décisions antérieures contraires à la présente sont annulées.

Article 3

La présente décision entre en vigueur le jour de sa signature.


Fait à Bujumbura, le 14 Mars 2007,

Le Président du Parti Sahwanya-FRODEBU,

Honorable Léonce NGENDAKUMANA.

La Rédaction

Du rififi à l'East African Community

19-03-2008

Nous venons d'apprendre de source bien informée à Bujumbura que les candidatures des parlemntaires burundais qui avaient été proposés pour siéger au Parlement de la Communauté est africaine(East African Community)auraient été rejettées!

Pour rappel leur nomination avait été largement contestée par tous les partis politiques et même la société civile. Ils reprochaient au bureau du Parlement burundais d'avoir violé la Loi lors de leur nomination.

Ce camouflet constistue un coup dur pour le parlement burundais, qui connait une paralysie totale depuis le mois de février.

Le Président de l'Assemblée Nationale va t-il enfin se ressaisir et redorer le blason terni de l'institution qu'il préside?

C'est tout le mal qu'on lui souhaite.


La Rédaction

Qui peut sauver le Parlement burundais?

18-03-2008

Le Parlement burundais traverse une crise j’allais dire sans précédent ! Ce serait oublier toutes les crises qui ont déjà miné son fonctionnement par le passé, notamment l’éviction aussi spectaculaire que maladroit du perchoir de Madame Immaculée Nahayo, l’année passée. Ce n’est donc qu’une récidive.

Sans pour autant s’appesantir sur les raisons de cette crise profonde actuelle, qui par ailleurs ont fait couler beaucoup d’encre et de salive, une constante se dégage : le retour à l’usage de la force pour le règlement de différents politiques, ce qui risque de plonger le pays dans les réflexes « putchisants » que nous croyions, à tort, bannis à jamais.

Ce qui est nouveau, aujourd’hui, la Loi est violée par ceux-là même qui étaient sensés la voter et la protéger. Et cette violation n’est plus seulement l’œuvre du seul CNDD-FDD.

Ce qui est nouveau aussi c’est cette tâche d’huile de dissidence qui a contaminé tous les partis politiques sur fonds de corruptions et autres menaces tant verbales que physiques.

Oser lancer des grenades sur les habitations des parlementaires pour les contraindre au silence, dans un pays se disant « démocratique » est un acte de lâches ! Nous condamnons bien évidemment l’emploi de la force dans toutes ses formes.

L’argument de la force cache mal le manque de force de l’argument !

Si le mandat de parlementaire est immuable pendant toute la durée de la législature, nul ne peut se prévaloir d’un quelconque droit de rester membre du bureau. Ce n’est qu’une question de négociation politique. Que celui qui aurait été élu pour être membre du bureau de l’Assemblée Nationale puisse témoigner, et surtout qu’il se représente encore devant ses électeurs avec cet objectif en 2010…..Et on ne doit pas être éminent juriste pour comprendre cela.

Est-ce du président actuel de l’Assemblée Nationale que les mauvaises langues appèlent déjà « pion » en référence à Pie Ntavyohanyuma que viendra le salut ? Il est permis d’en douter, tellement sa personnalité et sa capacité à dépasser le diktat de son parti et se hisser à la hauteur de ses fonctions sont vachement entamées.

Tout le bureau, par ailleurs illégal, devrait logiquement rendre son tablier pour essayer de ramener la sérénité qui semble fuir tous les parlementaires. Dans d’autres pays, les élections anticipées s’imposaient.

Aujourd’hui, le Parlement est profondément divisé. Il ne peut plus remplir sa mission avec objectivité. Et la population est « dégoûtée », avec raison, du comportement irresponsable de nos élus.

Qu’ils aillent plus loin et prennent leurs responsabilités : j’aurais espéré que la récente sortie lors de la conférence de presse des parlementaires d’« opposition » s’inscrive dans cette logique.

Et pendant ce temps, celui qui est investi des droits constitutionnels de faire respecter et fonctionner les institutions de la République joue aux abonnés absents. Jusque quand ?


GN

Démocratie, quand tu nous tient!

16-03-2008

Chers lecteurs,

Les différentes crises institutionnelles qui sécouent le Burundi lui seraient-elles spécifiques ou sont elles malheureusement partagées par la plupart des pays africains?

Votre site vous propose un article paru dans l'édition n° 07 du 02/2008 du journal Le Nouvel Afrique.
Edifiant.


Chronique

Par Alexandre KORBEOGO

Démocratie en Afrique : Ange ou démon?

L’Afrique et la démocratie semblent s’entremêlé dans un imbroglio qui jette ses tentacules sur l’évolution socio-politico-économique du continent. Que ce soit au Nord comme au Sud, il est reconnu que l démocratie est un mode de gouvernement où le peuple exerce la souveraineté. Pour Abraham Lincoln, la démocratie est « le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple » Prise dans ce sens, elle s’oppose à tout pouvoir qui n’est pas l’émanation du peuple. D’où une réalité qui transcende le despotisme et s’inscrit dans la volonté du peuple pour la réalisation de ses aspirations par ce dernier.
Un penseur affirmait que chaque peuple a les dirigeants qu’il mérite. Sans être d’avis avec cette idée, il est indéniable stricto sensu que la vraie démocratie répond indéniablement aux aspirations des nations, des peuples. Pris dans l’engrenage des soubresauts politiques des décomptes des voix remis en cause, que ce soit dans les « grandes » démocraties comme dans les « petites », l’on a l’impression que les humains se font prendre le pied dans ce système politique dont la maîtrise semble être un casse-tête chinois.
Aux Etats-Unis, lors de l’élection présidentielle de 2000 qui mettait aux prises Georges W. Bush et Al Gore, des turpitudes électorales sur fond de voix truquées en Floride ont failli voler en éclats une démocratie vieille de plusieurs décennies. « Les Yankees » ont vite fait de redresser la barre en donnant au fils du père les rênes de la White House.

Et le Kenya mit le feu aux poudres

Tout près de nous, à quelques palettes de milliers de kilomètres, il a fallu qu’un décompte électoral soit décrié, qu’un président confondant vitesse et précipitation en matière de prestation de serment, pour mettre le pays à feu et à sang. Cet eldorado qui rivalisait avec les grattes ciel de Jo’bourgh en Afrique du Sud et qui récoltait annuellement des millions de dollars grâce à son industrie touristique, s’est aujourd’hui transformé en un « no man’s land » par la faute de ses fils. L’Afrique ne mérite pas ce sort qui jette l’opprobre à la démocratie.
Aujourd’hui, les élections sont organisées à coût de milliards. D’accord. Mais si au finish ces milliards doivent partir en fumée, l’on a l’impression d’avoir jeté le bébé avec l’eau du bain. En Afrique, la démocratie existe. Il n’y a qu’à se rappeler certains grands hommes du continent qui, dans le passé, ont accepté de quitter les palais douillets pour faire place à l’alternance. Pêle-mêle, on citera Julius Nyerere, Nelson Mandela, Joachim Chissano, Alpha Omar Konaré ou Daniel Arap Moi. Mais à côté de ces grands hommes d’Etat, il faut aussi avoir le courage de fustiger l’attitude de ceux qui s’éternisent au pouvoir.
La démocratie en Afrique en des aspects prend la figure d’un ange qui permet aux populations de s’épanouir à la veille des élections quand il n’y a pas d’accrocs. En revanche, le réveil devient douloureux pour les populations lorsqu’elle prend le visage du démon, tuant et consumant tout sur son passage. Dans le cas d’espèce, n’est-il pas mieux que chaque peuple, chaque nation décident de concert avec ses fils de sa forme propre de démocratie ?

Et pourtant

Dans un monde globalisé, chaque nation, chaque peuple dans un tout et dans la diversité doit éprouver les réalités du chemin qui conduit à son épanouissement. La démocratie en Afrique n’est pas une démocratie de façade. Elle a été piégée par des brebis galeuses qui en pourrissent l’atmosphère. C’est dommage. Toutefois, la nouvelle génération d’hommes politiques qui fait bouger les choses a du poumon à revendre. Car, en toute démocratie, la force de l’argument doit primer sur l’argument de la force.


La Rédaction

LE PRIX DE LA PAIX

12-03-2008

REGLEMENT DE LA QUESTION DU PALIPEHUTU-FNL :
QUE RECLAMAIT LE CNDD-FDD

Aube de la Démocratie n°111

Depuis le 14 novembre 2007, date de la mise en place de la nouvelle équipe gouvernementale, des nuages planent sur la véritable action du Gouvernement. En effet, depuis lors, cette équipe ne s’est réuni que très rarement. Et dans différents cabinets des ministres c’est l’éternel guéguerre des compétences qui rafle la mise et paralyse le fonctionnement de l’institution.

Dans ces conditions, il est aisé de comprendre le récent cri d’alarme du porte parole du, Monsieur Pasteur HABIMANA qui réclamait à cor et à cri la présence de la partie gouvernementale pour vider les questions qui bloquent. Pour le porte parole de ce mouvement, RWASA Agathon vient de passer un mois à Dar-Es-Salaam, la main tendue au Gouvernement, sans réaction aucune de celui-ci. A côté de cette main tendue du leader du PALIPEHUTU-FNL, il est important de noter que ce mouvement a abandonné le préalable de changer le médiateur. Il est aujourd’hui en ordre de sainteté avec Charles QUANKULA. Ce dernier a annoncé au chef de l’Etat que les délégués du PALIPEHUTU-FNL sont prêts à rentrer à Bujumbura au début du mois d’Avril. Quant à RWASA Agathon, il rentrerait avec le mois de mai 2008.

C’est dire que l’état d’esprit du PALIPEHUTU-FNL n’a jamais été aussi propice pour la conclusion définitive du conflit qui l’oppose au Gouvernement. Malheureusement ce dernier ne mesure pas à sa juste valeur cette opportunité,
il donne plutôt l’impression d’hésiter, de tergiverser comme si la question de la paix et de la sécurité n’est pas sa priorité. Effectivement jusqu’aujourd’hui aucun Conseil des ministres ne s’est penché sur cette épineuse question. Ce manque de volonté de vider cette problématique dictée par la peur de perdre les élections de 2010 risque de compromettre l’issue heureuse de cette guerre fratricide.

En effet, le parti au pouvoir qui perd de plus en plus sa crédibilité, son assise, redoute l’arrivée du PALIPEHUTU-FNL ; c’est cette raison qui a poussé à l’époque le Groupe Parlementaire CNDD-FDD à combattre bec et ongles la mise en place de la commission parlementaire devant se pencher sur la question du PALIPEHUTU-FNL, une commission qui reste bloquée par les décideurs de Kigobe.

Et pourtant, au stade actuel du processus, le CNDD-FDD, un ancien mouvement rebelle, qui n’a pas encore oublié la voie qui l’a conduit à Bujumbura devrait être à l’aise pour passer ce cap avec le mouvement de RWASA Agathon. Au stade actuel il est important de suggérer au pouvoir du CNDD-FDD de relire la déclaration qu’il a rendu publique lui-même en date du 02/03/2003 ; la lecture de cette communication va sans nul doute rafraîchir la mémoire du CNDD-FDD et sera une muse qui doit lui inspirer la séquence des événements à venir car quand on lit en filigrane la récente déclaration de HABIMANA Pasteur, bien des problèmes subsistent :



« POINT DE VUE DU CNDD-FDD SUR L’APPLICATION DE L’ACCORD DE CESSEZ-LE –FEU SIGNE A ARUSHA DANS LA NUIT DU 02 AU 03 DECEMBRE 2002 ET LA DECLARATION CONJOINTE SIGNE LE 27 JANVIER 2003 A PRETORIA ENTRE LE GOUVERNEMENT DE TRANSITION DU BURUNDI ET LE MOUVEMENT CNDD-FDD

Depuis la signature de l’Accord de cessez-le-feu entre le Mouvement CNDD-FDD et le Gouvernement de Transition en date du 27 janvier 2003, le Mouvement CNDD-FDD s’est résolument engagé dans l’application et le respect des accords auxquels il s’est engagé mais que le Gouvernement de Transition du Burundi a maintes fois violés.

Au lieu de respecter ses engagements, le Major Buyoya, Président du Gouvernement de Transition, n’a cessé de mobiliser l’opinion tant nationale qu’internationale pour qu’elle appuie ses manœuvres dilatoires visant à entretenir les hostilités sur terrain. Fidèle à ses engagements, le Mouvement CNDD-FDD voudrait présenter son point de vue sur le processus en cours et soumettre des propositions qu’il juge utiles pour l’aboutissement de ce dernier.

DE L’ACCORD DE CESSEZ-LE-FEU RENFORCE PAR LA DECLARATION CONJOINTE DU 27/01/2003

Le Mouvement CNDD-FDD constate avec regret qu’il n’y a pas eu arrêt de hostilités par manque de modalités d’application étant donnés que :

- Les négociations sur l’ATF ne sont pas encore conclues ;
- La CMC n’est pas encore mise sur pied ;
- Les équipes de liaisons ne sont pas encore là car Buyoya ayant refusé de donner les noms des personnes qui devront en faire partie ;
- Le déploiement des observateurs et de la Mission Africaine reste encore ambigu quant à leur taille, leur mandat, les termes de collaboration avec le CNDD-FDD, les lieux de leur déploiement,
le manuel d’engagement, les termes de référence, …

Ces observations prouvent qu’il y a encore des zones d’ombre dans la mise en application de l’Accord de cessez-le-feu ; ce qui pousse le CNDD-FDD à se poser des questions sur les observateurs qui sont déjà sur place et qui ont été déployés sans que les questions liées à leur présence soient résolues. Dans quel cadre agissent-ils ? A qui donnent-ils rapport ? Qui en assure le suivi ? Et bien d’autres ?

La déclaration conjointe du 27/01/2003 formulait en termes précis le réengagement des deux parties à la cessation permanente des hostilités ainsi que les lieux d’approvisionnement des vivres (Bubanza et Ruyigi) aux combattants du Mouvement CNDD-FDD. La mise en œuvre de ces modalités auraient permis d’éviter le problèmes actuels.



En fin stratège, l’armée de Gouvernement de Transition a voulu tout simplement profiter du programme d’approvisionnement de combattants du Mouvement CNDD-FDD pour identifier et localiser leurs positions afin de pouvoir les attaquer et les détruire quitte à remettre en cas cause l’accord de cessez-le-feu.

DU DEROUREMENT DES NEGOCIATIONS

Le Mouvement CNDD-FDD tient à rappeler qu’il a participé très activement et de façon très constructive aux négociation pour le Cessez-le-feu. La Facilitation en est le témoin privilégié car chaque fois que la partie gouvernementale déclarait ne pas avoir de mandat pour ainsi bloquer ou faire traîner les négociations le Mouvement CNDD-FDD n’a cessé de lui opposer des propositions concrètes et pratiques, propositions rejetées par la partie adverse sans toutefois donner d’autres alternatives.

DE LA MISE EN APPLICATION DE L’ACCORD DE CESSEZ-LE-FEU

Le Mouvement CNDD-FDD constate que l’Accord du 22/12/2002 est utilisé par le Gouvernement de Transition et ses alliés pour la promotion de leurs intérêts auprès de la communauté Internationale tandis que à l’intérieur du Burundi il met en œuvre un autre accord qui lui fait la part belle mais dans lesquels le Mouvement CNDD-FDD n’est pas partie prenante. Cela perturbe aussi bien le Mouvement CNDD-FDD que les observateurs avisés et fausse tout le processus de cessez-le-feu prévu dans l’Accord du 2/12/2002.

PROPOSITION DU MOUVEMENT CNDD-FDD

En vue de marquer sa bonne foi habituelle, et sa bonne volonté d’aboutir à des conclusions rapides et définitives.
Le CNDD-FDD propose que :

1. L’initiative Régionale de Paix pour le Burundi exige que l’Accord de Cessez-le-feu du 02/12/2002 signé entre le Gouvernement de Transition et le CNDD-FDD soit mis en application sans faux fuyant ;

2. Les deux belligérants à savoir le CNDD-FDD et le Gouvernement de Transition du Burundi respectent les termes de l’Accord de Cessez-le-feu qu’ils ont signé le 02/12/2002, particulièrement en ces articles 3,4,5,7,ainsi que les annexes I et II ;

3. Les deux belligérants mettent en application les termes de la déclaration conjointe du 27/01/03 signé à Pretoria, particulièrement ce qui concerne la cessation permanente des hostilités ainsi que l’approvisionnement en vivres et en médicaments. Ce dernier devrait être sous la supervision d’un organisme neutre et indépendant ;


4. La composition, le mandat, le manuel d’engagement, les termes de références et le déploiement des observateurs et de la Mission Africaine soient clairement définis et soumis à l’approbation du CNDD-FDD et du Gouvernement de Transition ;

5. Un délais de deux semaines soit accordé au Mouvement CNDD-FDD et au Gouvernement de Transition pour conclure les négociations sur toutes les questions politiques et de défense et de sécurité ;

6. Tout soit mis en œuvre par l’initiative Régionale pour que la Mission de Maintien de la paix au Burundi soit opérationnelle à la date du 31/03/2003 selon les modalités qui auront été convenues par les parties prenantes à l’Accord de cessez-le-feu signé le 02/12/2002 ;

7. L’initiative Régionale qui participe dans la prise des décisions joue un rôle actif dans le suivi de la mise en application de celles-ci par le biais de son Représentant dûment mandaté.


Fait à Dar es Salaam, le 02/03/2003,

(Sé) RADJABU Hussein, Secrétaire Général ».


Le contenu de ce point de vue du CNDD-FDD s’il est pris à cœur par ce mouvement devenu parti politique au pouvoir aujourd’hui, la paix au Burundi serait une réalité dans quelques jours. Dans cet exercice, le flash-back sur les droits que réclamait le CNDD-FDD en 2003 prouve qu’il n’y a pas mille façons de régler la question du cessez-le-feu. Le schéma est presque classique, donc identique. Dès lors, il faut rappeler au CNDD-FDD, un parti qui croit beaucoup en Dieu, le prescrit des écritures saintes qui recommandent qu’il ne faut pas faire à autrui ce que vous n’aimeriez pas qu’on fasse pour vous. Au demeurant le CNDD-FDD doit traiter le PALIPEHUTU-FNL comme il a été traité en 2003.

NDEKATUBANE

La Rédaction

Déclaration de la Section FRODEBU de Suisse

11-03-2008

Déclaration de la section Sahwanya-FRODEBU de Suisse

Ce samedi 8 mars 2008, les militants de la section Sahwanya-FRODEBU de Suisse ont tenu une assemblée générale à laquelle participait M. Gilbert NIBIGIRWE, représentant légal du parti en Europe et président de la section de Belgique.

Au cours de cette assemblée, les participants ont exprimé leur vive préoccupation au vu du forcing intervenu récemment pour remanier le bureau de l’Assemblée Nationale et de la situation de crise qui en a résulté au sein du parti Sahwanya-FRODEBU.

Les participants sont d’avis que, si un remaniement du bureau doit intervenir, cette procédure doit se dérouler conformément à la loi et sans aucune manœuvre d’intimidation des parlementaires.

Ces pratiques de type putschisant, peu respectueuses de la loi et de la démocratie, n’honorent pas cette prestigieuse institution et contribuent à déstabiliser le pays. Elles sont donc à bannir.

S’agissant de la crise qui secoue actuellement le parti Sahwanya-FRODEBU, les inziraguhemuka ont constaté que, même si cette crise est une conséquence directe du coup de force déjà évoqué, en réalité son origine ne date pas d’hier.

Par voie de conséquence, ils tiennent à rappeler que personne ne peut s’approprier le parti Sahwanya-FRODEBU. Le parti appartient à l’ensemble de tous les inziraguhemuka - et ils sont nombreux.

Les personnalités issues du parti Sahwanya-FRODEBU, de stature nationale ou internationale, l’ont été grâce au parti qui les a propulsées sur le devant de la scène. Le minimum que l’ensemble des inziraguhemuka attendent d’elles est qu’elles aient de la reconnaissance et de l’égard envers le parti et ses membres.Ils devraient éviter tout comportement préjudiciable aux intérêts de ces derniers.

Les participants réaffirment le respect de la loi et de la discipline. Cependant ils demandent à chacun de faire preuve de sagesse et de bon sens, et faire amende honorable afin de sauvegarder l’unité du parti.

Ils demandent au conseil de discipline du parti Sahwanya-FRODEBU de se réunir le plus rapidement possible pour analyser le cas des parlementaires suspendus du parti ainsi que d’autres dossiers antérieurs.

A tous les élus du peuples, de quelque parti qu’ils soient, les participants recommandent de placer l’intérêt général avant les intérêts particuliers, d’être sensibles aux innombrables préoccupations du peuple au lieu d’avoir comme principale (voire même unique) préoccupation leurs quelques avantages matériels de l’immédiat.


Genève le 10 mars 2008

Gélase MBONIMPA
Président de la section

La Rédaction

C 'est dans l'Aube de la Démocratie

10-03-2008

EDITORIAL

PIE NTAVYOHANYUMA PIEGE PAR LES SIENS !

« UWUTEMA URWIWE UMUTIZA UMUHORO » (il faut renforcer celui qui détruit son propre foyer). Voilà ce que le Dr Jean MINANI et certains élus de l’UPRONA ont très bien compris, tel est l’adage de nos ancêtres que le CNDD-FDD n’a malheureusement pas eu la chance d’assimiler ! En effet, si cette organisation de Léonard NYANGOMA, de Jean Bosco NDAYIKENGURUKIYE, d’Hussein RADJABU, de Pierre NKURUNZIZA, aujourd’hui de Jérémie NGENDAKUMANA possédait dans leur lexique la signification exacte de cet adage rundi, le CNDD-FDD aurait compris que ceux qu’il considère comme alliés, véritables amis,
ne sont que des forces qui sont venus non pas pour renforcer le CNDD-FDD mais pour l’enfoncer.

A ce titre, un observateur naïf croirait que le concours des ces élus, qui ne sont pas des enfants de cœur, est une œuvre de charité ou un altruisme qui n’a d’autres visées que de mettre le CNDD-FDD sur un piédestal.
Erreur ! Le député MINANI Jean et ces élus de l’UPRONA, rompus aux méandres et aux vicissitudes de la politique burundaise ne font rien au hasard encore moins gratuitement.

Le Président de l’Assemblée Nationale qui accueille à bras ouverts cette aide apprendra à ses dépens qu’il a reçu un cadeau empoisonné. En effet, l’honorable Pie NTAVYOHANYUMA croyant qu’il a un soutien indéfectible de ces députés, il vient de procéder au remplacement au forceps de l’honorable Alice NZOMUKUNDA et à la mise en place des députés de la communauté de l’Afrique de l’Est en violation de la loi en la matière.

Cet acte qui constitue une violation arrogante de la loi risque de coûter cher à son auteur et à l’organisation qu’il représente. En effet, la conséquence directe de cette situation est le blocage complet de l’institution car l’Assemblée Nationale n’a plus de bureau. Mercredi le 05/03/2008 dans l’avant midi, avec la dissolution du Groupe Parlementaire FRODEBU Pie NTAVYOHANYUMA restait le seul membre du Bureau. Mais en voulant ressuscité KIGANAHE Didace et en imposant illégalement INANKUYO, Pie NTAVYOHANYUMA s’est mis la corde au cou et s’est disqualifié. Depuis ce jeudi 6/03/2008 il a été obligé d’annuler la séance plénière car les députés qui militent pour le respect de la loi avaient répondu présents.
Ce vendredi 7 mars 2008, une fois de plus il a annulé les assises de la plénière avec pour motif que des députés sont allés avec le chef de l’Etat à Karuzi pour le lancement des travaux de la Route GITEGA-KARUZI. C’est dire que le blocage est déjà là ! Un blocage consécutif au non respect de la loi, à l’usage de la force à Kigobe !

Mais comment a-t-il violé la loi ? Dans la séance plénière de ce mercredi 5 mars 2008, l’honorable Pie NTAVYOHANYUMA a osé entamer la procédure de vote pour INANKUYO sans le quorum requis pour cette délibération.


En effet, il n’avait que 76 députés alors que l’article 175 de la constitution exige la présence de 79 députés. Voici le libellé de cette disposition pertinente : « l’Assemblée Nationale ne peut délibérer valablement que si les deux tiers des députés sont présents. » or les députés de l’Assemblée Nationale sont à 118, donc le quorum requis est de 118 x 2/3 = 78,6 ce qui équivaut à 78 députés plus un député.

Quant au vote des députés de la communauté de l’Afrique de l’Est, deux irrégularités ont été relevées : la première qui frise l’escroquerie politique est que les candidats qui ont été présentés au nom du FRODEBU et de l’UPRONA émane d’une direction fantoche, inconnue au FRODEBU et à l’UPRONA. C’est pour cette raison que l’un des candidats présentés au nom du FRODEBU, l’Ambassadeur Hassan RUKARA a vite protesté en écrivant au président de l’Assemblée Nationale. Voici les termes de la lettre :

REPUBLIQUE DU BURUNDI Bujumbura, le 05 mars 2008
Honorable Ambassadeur Hassan RUKARA


A l’Honorable Président de l’Assemblée Nationale
à
Bujumbura
Honorable Président,

Je viens d’apprendre par voie des ondes que j’aurais été élu membre du Parlement de la Communauté Est Africaine.

Par la présente, je voudrais vous informer que le parti Sahwanya-FRODEBU n’a jamais proposé ma candidature à ce poste et que moi non plus je n’ai pas posé de candidature à ce poste. En conséquence, je ne fais pas partie du Parlement de la Communauté Est Africaine.

Vous en souhaitant bonne réception, je vous prie d’agréer, Honorable Président, l’expression de ma considération très distinguée.

Hon. Ambassadeur Hassan RUKARA

CPI A :

• Madame la Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale ;
• Monsieur le Ministre de l’Intégration Régionale et des Affaires de la Communauté Est Africaine ;
• Monsieur le Vice-Ministre chargé des Affaires de la Communauté Est Africaine ;
• Monsieur le Secrétaire Général de l’EAC ;
• Hon. Président du Parti Sahwanya-FRODEBU.


Au delà de cette escroquerie, le nombre de députés présents à cette séance était de 71 seulement.

Ce n’est pas tout. Dans le registre des impairs, il faut noter la présence d’un député KIGANAHE Didace au Bureau, alors que depuis la matinée de ce mercredi 5mars 2008, cet élu de la province de Bujumbura ne peut plus prétendre occuper le poste d’un représentant du Groupe Parlementaire FRODEBU qui n’existe plus. Il est ici amusant de rappeler l’animosité avec laquelle la chaise d’Alice NZOMUKUNDA a été jetée dehors pour prouver qu’elle n’avait plus sa place au Bureau.

Tout compte fait cette séance du 5 mars 2008, à l’Assemblée Nationale n’aura été que du cinéma. Une fiction qui va compromettre sérieusement le personnage Pie NTAVYOHANYUMA, toute sa crédibilité a été très sérieusement entamée. Et dans cette déchéance il a été piégé par les siens qui ne manquent pas d’ambition, par le Dr Jean MINANI et les quelques élus de l’UPRONA. Quant au reste des élus épris du respect de la loi, ils entendent saisir les juridictions et instances habilitées ; l’objectif étant celui d’attaquer et de rendre caduques les décisions qui ont été prises au cours de cette plénière mémorable. Mémorable ou inoubliable, cette plénière du 5 mars 2008 aura mis à nulles limites du laboratoire du CNDD-FDD. Un laboratoire qui vient de ligoter pie NTAVYOHANYUMA. Aujourd’hui le successeur d’Immaculée NAHAYO a les pieds et poings liés ! Cet ami de la famille de feu Simon NYANDWI doit regretter d’avoir bousculer la veuve Immaculée NAHAYO en la faisant sortir du Bureau par la petite porte !


Pancrace CIMPAYE.
























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La lutte continue

09-03-2008

L’Assemblée nationale a connu un blocage, pendant plus de deux semaines, suite à la volonté du parti CNDD-FDD d’imposer, par la force et donc sans débat démocratique, le remplacement de la première vice-présidente de la chambre basse. La situation semble se débloquer mais pour combien de temps ?

A première vue, le principal enseignement de cette semaine est qu’il n’y a plus de groupe parlementaire majoritaire, au sein de l’hémicycle de Kigobe. Pour faire passer les projets de loi, deux choix sont possibles, un débat démocratique (comme semble l’appliquer le Sénat burundais) ou la dictature mêler à la corruption.

Monsieur Pie Ntavyohanyuma peut respirer

Le parti présidentiel semble sortir vainqueur de cet épisode, avec 30 députés au départ les voilà devenus 79 députés à l’arrivée. Mais à quel prix ? Ngenzebuhoro Fréderic, qui va siéger au parlement Est Africain, semble être la contrepartie pour les upronistes . Et les autres, combien de millions dépensés juste pour placer une personne, au curriculum vitae bien léger, au bureau de l’Assemblée ? La corruption des députés serait-elle devenue une réalité, pendant que le peuple souffre et manque de tout ?

Si c’est le cas, l’Olumcom, qui a raison de crier quand l’Assemblée nationale ne travaille pas, devrait enquêter sur cette magouille politique, car j’imagine qu’un député, qui gagne 1.000.000 fbu , ne se contente pas de cacahouètes.

Et le Frodebu dans tout cela ?

Le partie de Melchior Ndadaye, qui semble tanguer, n’a ni à avoir peur ni à reculer face à ce qui se passe aujourd’hui. Certes sa tactique semble à revoir, mais son idéologie et sa lutte pour un état de droit est toujours d’actualité, face aux méthodes de ces gens venus du maquis, qui sont allergiques au débat démocratique, qui n’ont aucune vision pour notre chère patrie et qui continueront à utiliser les armes pour se faire entendre.

Le risque d’un retour en arrière pour le Burundi est grand. Et comme le dit un de nos leaders poitiques « la ditacture hutu ne diffère en rien de la ditacture militaire tutsi ». Donc la lutte non armée pour un Burundi nouveau continue, dommage que tout le monde ne l’ait pas compris.




V. Nshimirimana

Nettoyage au FRODEBU

06-03-2008


Ruzagiriza Gérard, Baradandikanya Gloriose, Ntwayumuranga Cécile, Ntiharirizwa Norbert, Ngendabanka Ferdinand, Ngendanzi Arcade, Ndihokubwayo Norbert et Gahimbare Jean Baptise sont suspendus du FRODEBU.

BR Staff

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Bujumbura, 2008-03-06 (Burundi Réalités Agence Presse) - L’initiative du CNDD-FDD de destituer Alice Nzomukunda aura eu l’effet inattendu de permettre au président du FRODEBU, Léonce Ngendakumana, de renforcer son contrôle du parti. En effet depuis qu’il avait chassé sans ménagement Docteur Minani Jean de la présidence du FRODEBU, ce dernier n’a jamais raté une occasion, dans les coulisses, de rendre la vie difficile à son successeur, une tache facilitée par le CNDD-FDD dans sa stratégie, efficace autant au sein de l’Uprona que du FRODEBU, il faut le dire, de diviser pour régner. Avec le soutien du comité directeur du FRODEBU, Léonce Ngendakumana vient de suspendre huit autres députés du Frodebu. Il s'agit des députés Ruzagiriza Gérard, Baradandikanya Gloriose ; Ntwayumuranga Cécile ; Ntiharirizwa Norbert ; Ngendabanka Ferdinand ; Ngendanzi Arcade ; Ndihokubwayo Norbert et Gahimbare Jean Baptise.

La décision de suspendre les huit parlementaires est tombée ce jeudi le 6 mars 2008. La suspension de ces huits parlementaires suit celle des députés Minani Jean, Kiganahe Didace, et Gahungu Juvénal opérée mercredi le 5 mars 2008 par le comité directeur du Parti SAHWANYA-FRODEBU. Au sein du FRODEBU, les parlementaires Pro-Minani sont considérés comme des affairistes qui ne sont pas prêts à antagoniser le pouvoir Nkurunziza. La suspension marque le début d’une lutte prolongée pour le contrôle du FRODEBU entre le camp Minani et le camp Ndayizeye-Ngendakumana. Même si Léonce Ngendakumana parvenait à neutraliser le camp Minani, il aura à garder l’œil sur l’ancien président Domitien Ndayizeye qui se voit plus présidentiable que le président actuel du FRODEBU.

Pour rappel la suspension de tous ces parlementaires du FRODEBU intervient le lendemain du limogeage de la 1ère Vice-présidente de l'Assemblée Nationale qui a été facilité par les mêmes députés.

Le Parti SAHWANYA-FRODEBU accuse ces derniers d'avoir refusé sciemment d'exécuter les décisions et mots d'ordre démocratiquement arrêtés par le Comité Exécutif en dates des 15, 22 et 29 février 2008, mettant ainsi en danger les intérêts du Parti.

Précisons que les dossiers de tous ces députés suspendus ont été transférés au Conseil National de Discipline et cette mesure reste d'application jusqu'à la décision définitive de ce dernier.



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Minani and co suspendus du FRODEBU

05-03-2008

DECISION N°01/PSF/ 2008 PORTANT SUSPENSION D’UN MEMBRE DU PARTI SAHWANYA-FRODEBU.

LE PRESIDENT DU PARTI :

- Vu la Constitution de la République du Burundi ;
- Vu la loi portant Organisation et Fonctionnement des Partis Politiques ;
- Vu le Projet de Société du Parti SAHWANYA-FRODEBU ;
- Vu les Statuts du Parti Sahwanya-FRODEBU et spécialement en ses articles 31 alinéas 3, 4, 9 et 130 alinéa 3 ;
- Vu le Règlement d’Ordre Intérieur du Parti SAHWANYA-FRODEBU spécialement en ses articles 183,184, 240, 241, 242, 243, 244 ;
- Vu la Déclaration Générale du IVème Congrès National Ordinaire tenu en dates des 28 et 29 octobre 2006 ;
- Vu l’Orientation du Comité Exécutif National donnée le 29 février 2008, après consultation des Députés issus du Parti Sahwanya-FRODEBU, sur le comportement à tenir lors des séances plénières en cours à l’Assemblée Nationale ;
- Considérant que l’Honorable MINANI JEAN a refusé sciemment d’exécuter les décisions et mots d’ordre démocratiquement arrêtés par le Comité Exécutif en dates des 15, 22 et 29/02/2008, mettant ainsi en danger les intérêts du Parti;
- Après délibération du Comité Exécutif National dans sa réunion du 05 mars 2008 ;

DECIDE :
Article 1 :
L’Honorable MINANI JEAN est suspendu du Parti Sahwanya-FRODEBU.

Article 2 :
La mesure reste d’application jusqu’à la décision définitive du Conseil National de Discipline.

Article 4 :
Toutes décisions antérieures contraires à la présente sont annulées.

Article 5 :
La présente décision entre en vigueur le jour de sa signature.


Fait à Bujumbura, le 05/03/2008,

Le Président du Parti Sahwanya-FRODEBU,

Honorable Léonce NGENDAKUMANA

NDLR Cette mesure frappe aussi les députés KIGANAHE DIDACE, actuel 2ème Vice président de l'Assemblée Natinale et GAHUNGU JUVENAL

Pour rappel,Minani Jean fut président du Parti Sahwanya-FRODEBU pendant une longue période.

La Rédaction

Ce que je crois

04-03-2008

Ce que je crois !*

La paralysie actuelle du parlement, une de trop, à laquelle nous assistons n’augure rien de bon dans un climat sécuritaire aussi explosif. Elle risque de déboucher sur une nième crise institutionnelle.

Loin d’être un accident de parcours, il s’agit plutôt des divergences fondamentales de vision et de conception de la politique qui s’affrontent.

Le CNDD-FDD a gagné les élections de 2005 et la population avait poussé un ouf de soulagement dans la mesure où, elle pensait légitimement que ses souffrances de la guerre allaient s’atténuer.

Aujourd’hui malheureusement, cette même population a vite déchanté car, ce Parti garde en même temps, dans sa manière de gérer les affaires de l’Etat, ses réflexes de maquis. A ce titre, sa transformation d’un groupe « rebelle » en un Parti politique n’est pas encore achevée, ou mieux encore a échoué !

Cela étant, bon gré, malgré, le Burundi suit son processus démocratique certes difficilement mais irrévocablement.

Celui-ci prend ses racines dans les 'Accords de Paix d'Arusha signés en août 2000

Pour rappel, ces accords reposent sur les principes fondateurs que tout Gouvernement devrait respecter, entre autre éviter à tout prix les causes du conflit Burundais notamment l'exclusion et le génocide, défendre et renforcer la démocratie et la bonne gouvernance, garantir la paix et la sécurité pour tous et enfin, reconstruire le Burundi après tant d'années de guerre.

Or le malaise vient du fait que le Gouvernement issu des élections de 2005, a foulé aux pieds ces principes et veut imposer ses points de vue dont il n'a pas les capacités politiques et intellectuelles de les traduire en œuvres. Comme conséquences, il se perd et s'engage dans des fuites au lieu de s'asseoir pour négocier avec les partenaires et dégager des solutions convenables et durables.

A sa décharge, certains chuchotent, bien sûr sans convaincre, que le CNDD-FDD n’a pas signé les Accords d’Arusha.

C’est un argument trop court et dangereux en même temps dans la mesure où la Constitution burundaise fait explicitement référence dans son préambule, aux accords d’Arusha.

Pendant ce temps les autres partis politiques ne brillent pas non plus par la clarté de leurs prises de positions :

L’UPRONA est prêt à vendre son âme au plus offrant ! Et il l’a déjà démontré à plusieurs reprises.

Au FRODEBU, certains veulent profiter de la faiblesse du pouvoir actuel et jouent aux calculs égoïstes et autres équilibrismes dangereux ! Le Parti est accusé par certains, à tord ou à raison de vouloir jouer le pourrissement à dessein !

Le PALIPEHUTU- FNL pense qu’il y a là un « bon coup » à jouer et ne semble pas être pressé à conclure un accord politique devant aboutir à la fin de la guerre définitive. Ce mouvement a sûrement en tête les conditions dans lesquelles la victoire du CNDD-FDD s’est dessinée et caresse sans doute l’espoir que le vent pourrait tourner à son avantage.

Le CNDD-Nyangoma est accusé de régionaliste et de Tshisekedi burundais, l’opposant éternel.

Le CNDD-FDD quant à lui joue le va-t-en guerre et le « jusqu’auboutisme » et est prêt à sacrifier tous les acquis démocratiques jusqu’ici chèrement payé de leur vie notre Héros NDADAYE et les milliers de gens morts sur le champ de bataille.

« Tubibure twese », « homba homboka » ou encore « après moi le déluge »!

Voilà le nouveau slogan inacceptable et irresponsable que les nouveaux maîtres du Parti CNDD-FDD scandent à ceux qui veulent bien l’entendre.

A ce rythme, le Burundi court droit dans un mur. « Nous étions au bord du gouffre et nous allons faire un bon bond en avant » Bonjour les dégâts !

Je crois que le moment est venu pour toutes les forces réellement démocratiques, s’il y en a encore, de penser à un vaste rassemblement autour des grands projets de développement et un avenir du Burundi à long terme. Il ne s’agit pas d’une simple coalition purement stratégique comme on en observe à la veille de toute élection, et qui se défait aussitôt les élections terminées.

S’il est vrai aujourd’hui que le changement s’impose en 2010, je crois que le peuple burundais ne donnera plus un chèque en blanc à tous ceux qui se présenteront en campagne devant lui?

Je crois qu’un vrai « Plan Marchal » est une nécessité pour le Burundi, s’il ne veut pas se laisser sur le carreau par ses pays voisins. Et ce plan nécessitera les ressources et les forces de tout le monde, au-delà des partis politiques.

Je crois enfin, que les bras de fer et les bombages de torses ne servent pas à grand-chose si ce n’est que radicaliser les positions et se ridiculiser en fin de compte. Tout le monde y perd.

Cela dit, l’on ne donne que ce que l’on a. Le président de la République ne peut se soustraire de ses responsabilités. Il est le garant de la bonne marche des institutions.

Cependant, son silence dans les moments aussi cruciaux inquiète plus d’un. Et l’on ne voit clairement à qui profite le crime. Par contre, l’on connaît les vraies victimes : la population dans sa grande majorité qui attend désespérément les retombées de la démocratie.

Une fois ça passe, deux fois ça casse et maintenant, ça suffit !

* BBY de Jeune Afrique







Gilbert Nibigirwe

La Conférence de presse du FRODEBU

03-03-2008

MOT LIMINAIRE D’UNE CONFERENCE DE PRESSE ORGANISEE PAR LE PARTI SAHWANYA-FRODEBU SUR LE NOUVEAU BLOCAGE DES INSTITUTIONS DE LA REPUBLIQUE DU BURUNDI

Bujumbura 03 mars 2008

Mesdames ;
Messieurs les journalistes ;
Distinguées invités ;

Par la présente conférence de presse, le Parti Sahwanya-FRODEBU voudrait éclairer et tranquilliser l’opinion publique sur l’éventuelle crise au sein de l’Assemblée Nationale. Les compromis sont en voie d’être trouvés. C’est un exercice auquel les burundais sont habitués.

D’aucuns, y compris les médias, s’interroge sur le « nouveau blocage des institutions de la République du Burundi » en particulier le blocage des activités de l’Assemblée Nationale.
Quoi de plus normal quand on sait que dès la mise en place du Parlement et du Gouvernement juste après les élections de Juin-Août 2005, aucune des deux institutions n’a fonctionné conformément à la constitution de la République du Burundi et à la loi !

Vous vous souviendrez qu’un gouvernement conforme à la constitution a été mis en place le 28/11/2007 à la suite de nombreuses pressions de la population burundaise dans toutes ses composantes et à celle de la communauté internationale.
Quant au Bureau de l’Assemblée Nationale, elle a toujours fait recours à l’usage de la force pour faire voter certains projets de loi et pour certaines nominations en témoignent les nombreuses saisines de la Cour Constitutionnelle par des députés qui étaient opposés à l’usage de la force et à la violation de la Constitution par le Bureau de l’Assemblée nationale.

En toute logique, ce qui se passe à l’Assemblée Nationale ne devrait surprendre personne. Cela s’inscrit dans le prolongement des crises institutionnelles provoquées par le Parti CNDD-FDD dans son expérimentation dans la gestion des affaires de l’Etat ; dans la confusion entretenue des rôles entre les Pouvoirs du Parti et les Pouvoirs d’Etat ; dans la confusion entre la Constitution du pays et les statuts du Parti CNDD-FDD.

Vous vous souviendrez également qu’à moins de 2 ans seulement, entre la gestion d’un maquis et la gestion d’un Etat moderne, le Gouvernement a subi plusieurs remaniements dont deux Premier-vices et trois deuxième Vice-présidents de la République, 3 Ministres des Finances, 4 Ministres du commerce et de l’Industrie, 4 Ministres de la planification et 4 Gouverneurs de la Banque de la République du Burundi. Ajouter à cela deux Présidents de l’Assemblée Nationale et deux Premier Vice Présidents de la même Institution. Ne perdez pas de vue que l’Assemblée Nationale a passé presque toute l’année 2007 dans un état de paralysie totale et les nombreuses déstabilisations des Administrateurs Communaux et les blocages des Conseils Communaux.

Nos échanges vont porter sur la nature et les mobiles de cette crise sur son évolution les entraves ainsi que les alternatives de solutions.

Quelle est, maintenant la nature de la crise au sein de l’Assemblée Nationale ?
Un Bureau de l’Assemblée Nationale déstabilisé irrégulièrement par le CNDD-FDD, et incapable de tenir une séance plénière régulière.

Quels en sont les mobiles ? Tout ce passe exactement comme si le Parti CNDD-FDD veut créer et entretenir le chaos et l’anarchie dans le pays de peur de perdre les élections de 2010.

Quelle est l’évolution de cette crise ? Vers la fin du mois de janvier 2008, le CNDD-FDD exclu de ses rangs l’Honorable Alice NZOMUKUNDA et voudrait que cette décision soit exécutoire à l’Assemblée Nationale sans aucun débat, ce qui est paradoxal. Une décision d’un Parti Politique, soit-il le CNDD-FDD ne peut pas être imposé à l’Assemblée Nationale sans débat. Depuis le 4 février 2008, le Président de l’Assemblée Nationale, au lieu de chercher des compromis politiques pour mettre un terme à cette soi-disant crise, il se perd dans l’organisation des séances plénières irrégulières en violation du Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale qui stipule, en son article 19, que : « le bureau de l’Assemblée Nationale est composé d’un Président et autant des Vice-présidents qu’il y a des groupes parlementaires, en respectant les équilibres ethniques et de genre.»

Quelles sont les entraves à la résolution de cette crise ? Le manque de consensus sur l’ordre du jour de la première séance plénière et la qualité du Bureau de l’Assemblée Nationale face aux défis en perspectives.

La confusion et entretenue entre les Ministres et les Vice-ministres par manque de texte réglementaire sur le fonctionnement du Gouvernement. Le Bureau de l’Assemblée Nationale élargi aux présidents des Commissions, seul organe habilité à proposer un ordre du jour à la séance plénière n’est pas encore mis sur pieds, faute d’un Bureau régulier.

En effet, les Députés ne se sont pas fait encore inscrire dans les Commissions Permanentes pour élire de nouveaux Présidents et Bureaux des Commissions Permanentes alors que c’est le 1ère activité que doit réaliser l’Assemblée Nationale au début de la session du mois de Février. Le problème réside dans le refus du Président de l’Assemblée Nationale à se conformer à la Constitution et au Règlement Intérieur en matière de procédure législative.

Face à cette situation d’impasse, le parti Sahwanya-FRODEBU, comme il l’a toujours fait, va s’investir pour que des compromis acceptables soient trouvés rapidement à ces entraves.

Le Parti Sahwanya-FRODEBU va s’investir parce que :

1. La pseudo crise devient quand même de plus en plus profonde et inquiétante ;
2. Le système institutionnel burundais est bloqué ;
3. La persistance de cette crise peut conduire à des décisions qui compliqueraient davantage la résolution du conflit de celle-ci.

En effet, si la crise s’aggravait :

• L’assemblée Nationale peut être divisée jusqu’à l’arrêt total de ses activités entraînant par là l’arrêt des activités du Sénat et celles du gouvernement déjà en difficulté de fonctionnement ;
• Le Président de la République peut être tenté de faire recours à l’article 115 de la constitution avec toutes conséquences qui peuvent s’en suivre ;
• Dans un pays ou le réflexe militaire reste encore prépondérant, la tentative d’un putsch militaire ne serait pas à exclure ;
• Dans un pays ou le réflexe de la dictature est encore d’usage, des répressions aveugles y compris des assassinats des leaders politiques, sociaux et moraux opposés à cette dictature n’est pas à écarter.

Dans chacun de ces cas, la principale victime est le Peuple burundais car les fonds promis au Burundi ne seront pas décaissés, aucun des programmes sociaux et économiques annoncés ne sera pas réalisé. Les projets et les propositions de lois ne seront pas votés.

Face à une telle situation, de nième blocage institutionnel, comment peut on expliquer l’inaction ou le silence du Président de la République garant du bon fonctionnement des institutions du pays ?
Il est donc du devoir du Parti Sahwanya-FRODEBU, de tout citoyen honnête et même de la Communauté Internationale de dénoncer et décourager ces manœuvres politiciennes du Parti au Pouvoir qui ne peuvent mener que dans la paralysie totale du pays et dans l’abîme.

Le Parti Sahwanya-FRODEBU propose le schéma ci-après afin de résoudre cette crise dans le calme et la sérénité :

• L’arrêt de la tenue des séances plénières forcées et irrégulières qui risquent de conduire à des solutions irréfléchies ;

• La reprise des consultations entre le Président de l’Assemblée Nationale et les Honorables Députés sur la régularisation du Bureau élargi de l’Assemblée Nationale, sur la mise en place de la Commission Spéciale de l’Assemblée nationale chargée d’assurer le suivi du processus de paix entre le Gouvernement du Burundi et le Mouvement PALIPEHUTU-FNL d’Agathon RWASA, et sur l’élection des Députés de l’Assemblée Législative de la Communauté de l’Afrique de l’Est.

Le Parti Sahwanya-FRODEBU réaffirme son engagement fermer à œuvrer pour que des compromis acceptables soient trouver afin de mettre un terme à cette crise politico-institutionnelle et ainsi donner plus de chance à la conclusion d’un accord applicable entre le Gouvernement et le PALIPEHUTU-FNL d’Agathon RWASA, à la préparation et à l’organisation des élections de 2010 ainsi qu’à la relance de l’économie nationale et à la réconciliation nationale.

Le parti Sahwanya-FRODEBU demande à toute personne physique ou morale, à la communauté internationale de tout mettre en œuvre pour que le Burundi ne sombre pas dans une catastrophe humanitaire.

Je vous remercie.

La Rédaction

Le budget du Burudi , qui comblera le trou?

01-03-2008


L’analyse du budget 2008 montre une extrême faiblesse de l’Economie Burundaise et sa trop grande dépendance de l’Etranger.

Deux paramètres suffisent pour s’en convaincre : le solde courant hors dons et le financement des investissements.

1. Le solde courant hors dons.

En lisant l’article 3 de la loi des finances qui concerne l’équilibre de la loi des Finances consolidées on voit au point IV que le solde courant hors dons est négatif : - 64,2 milliards de FBU.

Le solde courant est la différence entre les recettes courantes (236,0 milliards de FBU) et les dépenses courantes (300, 2 milliards de FBU). Ce solde est négatif, il s’agit donc d’un déficit.

Cela veut dire que les moyens propres de l’Etat ne lui permettent pas de couvrir ses dépenses courantes qui sont : les salaires (132 milliards de FBU), les achats de biens et services (71,7 milliards de FBU), les transferts aux ménages (21,1 milliards de FBU), les subsides et subventions (35,7 milliards de FBU), les contributions aux organismes internationaux, le paiement de ses arriérés sur le secteur public et privé et le paiement des intérêts sur la dette extérieure (11,7 milliards de FBU) et les intérêts sur la dette intérieure (17,7 milliards de FBU ) qui , soit dit en passant, dépassent les intérêts sur la dette extérieure.

En principe le solde courant doit être positif pour permettre à l’Etat de dégager des fonds pour faire des investissements et payer le principal de sa dette intérieure et extérieure.

Alors comment procèdera l’Etat en 2008, pour faire toutes ses dépenses alors qu’il n’en a pas les moyens ?

Il sollicitera l’Etranger qui lui a promis des dons : des dons courant (94, milliards de FBU) et des dons en capital (154 milliards de FBU) et puis il s’endettera à l’extérieur et à l’intérieur essentiellement à la Banque Centrale.

2. Les investissements.

En ce qui concerne les investissements, ou les dépenses en capital, en 2008, il est prévu qu’ils s’élèveront à 222,2 milliards de FBU dont seulement 37,9 milliards de FBU soit 17% proviendront des ressources nationales .

Les financements externes s’élèveront à 30,3 milliards de FBU d’emprunts et de 154 milliards de FBU de dons.

En 2008, les investissements du Burundi seront financés pour 83% par l’Etranger.

Cette situation est structurelle, et on ne peut espérer mieux des finances publiques du Burundi alors que le PIB par habitant n’est que, en 2006, de 100 $US par an selon le World Development Indicators database, d’Avril 2007.

En 1987, le PIB par habitant était de 256,6 $ selon l’ISTEEBU.

Notre voisin du Nord, le Rwanda, avait en 2006, un PIB de 250$ par habitant selon la Banque Mondiale.

L’on comprend donc pourquoi le Burundi plonge et touche le fond lorsque, pour une raison ou une autre, la Communauté Internationale gèle son aide.

Ces chiffres montrent aussi les objectifs et les priorités qui devraient préoccuper ceux qui gouvernent et gouverneront le Burundi dans les années à venir.

Le défi est cependant de taille pour un pays classé parmi les 5 pays les plus faibles du monde par deux instituts de recherche américains : La Brookings Institution et le Center for Global Development.

Ces défis exigent des gestionaires responsables, visionnaires et capables. Les burundais les cherchent encore...

Un pays faible est défini par ces institutions comme « un Etat qui n’a pas la capacité de mettre en place et de maintenir les institutions politiques, de protéger sa population contre les conflits violents, de contrôler son territoire ou de répondre aux besoins fondamentaux de sa population. »

Nous ne sommes pas encore sortis de l’auberge!


Chiffres tirés de la Loi N°1/21 du 30 décembre 2007 portant fixation du Budget Général de la République du Burundi pour l'exercice 2008

L'intégralité de la Loi vous sera livrée dans notre livraison ultérieure

La Rédaction

Déclaration des jeunes FRODEBU

01-03-2008

DECLARATION DE LA CENTRALE DES JEUNES DEMOCRATES SUR LES PERSECUTIONS QU’ELLE SUBIT DE LA PART DE L’APPAREIL SECURITAIRE ET ADMINISTRATIF
______________________________________________________

La Centrale des Jeunes Démocrates constate depuis quelques temps qu’une campagne de terrorisme s’organise contre elle,
et contre ses membres, ce à travers tout le territoire national.
De nombreux cas de sévices, d’intimidations, et même de meurtres sont perpétrés contre les membres de la Centrale des Jeunes Démocrates (CJD). Ici nous pensons notamment :

• Aux élèves persécutés dans plusieurs établissements scolaires par les autorités de ces établissements pour le simple fait qu’ils sont dirigeants ou membres de la Centrale des Jeunes Démocrates. C’est des responsables de la CJD dans la commune de Nyabikere, en province Karuzi,
à Kayanza, Gitega, etc. ;

• Aux intimidations contre divers membres de la CJD, y compris contre son représentant au niveau National ;

• A l’assassinat du représentant de la CJD dans la commune Ndava, Province MWARO ;

• Aux interdictions de tenir des réunions politiques, convoqués conformément aux prescrits de la loi ;

• Aux divers arrestations arbitraires et tortures enregistrées à KAYANZA, CANKUZO, KIRUNDO, NGOZI, etc.

La Centrale des Jeunes Démocrates est d’autant plus inquiète que ces croisades sont dirigées par des très hautes autorités dans la hiérarchie de la Police, alors que ce sont ceux-là même qui devaient protéger la population sans distinction d’appartenance politique, ethnique, religieuse ou autre.

Le cas le plus récent est celui de l’arrestation du Vice-président de la CJD au niveau de la Mairie et en même temps Président de la CJD dans la commune de BUYENZI en date du 26/02/2008.


Celui-ci a été arrêté, sans mandat alors qu’il se promenait à la Gare du Nord, avant d’être conduit au groupement d’intervention de Buyenzi où il a été battu pendant près de 4H00.
Le seul fait qui lui était reproché, est celui de militer pour le parti Sahwanya-FRODEBU, au détriment du parti CNDD FDD.
Cette arrestation, fait suite aux déclarations d’un haut responsable du parti au pouvoir, qui a déclaré que face aux fréquentes interventions de la Centrale des Jeunes Démocrates sur les médias, cette dernière sera désormais considérée comme une milice de parti Sahwanya-FRODEBU.

Face à cette situation tendant à créer une amalgame dont les conséquence ne serviront qu’à replonger notre pays dans le cycle des violences aveugles et interminables, la Centrale des Jeunes Démocrates déclare ce qui suit :

1. La Centrale des Jeunes Démocrates condamne avec toute son énergie ces violences et persécutions à l’encontre de ses membres, mais aussi à l’encontre de la population paisible, qui vit aujourd’hui dans la crainte d’être appréhendée ou assassinée, pour un quelconque prétexte.

2. La Centrale des Jeunes Démocrates interpelle les autorités Gouvernementales et celles du parti au pouvoir sur cette situation qui est de nature à replonger notre pays dans un cycle de violence généralisé et de vengeances. Elle leur demande de faire cesser toutes violences et injustices, surtout contre les partis de l’opposition et la société civile. La Centrale des Jeunes Démocrates, en tant qu’école de la Démocratie, leur fait un clin d'œil en leur rappelant que la violence ne peut, en aucun cas constituer une solution aux problèmes posés, surtout quand ces problèmes sont d’ordre politique et de bonne gouvernance.

3. La Centrale des Jeunes Démocrates demande à ses membres, ainsi qu’à tous les Inziraguhemuka de ne pas céder à la panique mais de résister aux forces antidémocratiques avec la plus grande détermination.
La Centrale des Jeunes Démocrates demande aux burundais démocrates et épris de paix des dénoncer toute action de violence ou d’intimidation, quelque soit la victime.

La Centrale des Jeunes Démocratique réaffirme sa détermination inébranlable de lutter par des voies pacifiques pour l’instauration d’un Etat de Droits véritable, respectueux des lois de la République, des Droits de la Personne Humaine, et de la Bonne Gouvernance.


Fait à Bujumbura, 29/02/2008,


Pour la Centrale des Jeunes Démocrates,

Patrick NKURUNZIZA,


Secrétaire National.




Visas du Parti Sahwanya-FRODEBU

La Rédaction

Le FRODEBU à Muramvya et Kayanza

28-02-2008

C'est désormais une habitude.

Tous les week - ends, le Parti Sahwanya-FRODEBU va à la rencontre de la population en cette période d'insécurité généralisée et de pauvreté extrême.

Objectif: se mettre à l'écoute et soutenir cette population longtemps meurtrie.

Ce week - end, le Président du Parti,l'Honorable Léonce NGENDAKUMANA conduisait une délégation du Comité Exécutif du Parti à Bukeye, en province Muramya.

Les Inziraguhemuka de Bukeye ont par exemple révélé que les aides leur destinées ne leur parviennent pas et sont détournées du simple fait qu’ils ne sont pas membres du parti au pouvoir.

Par ailleurs, ils ont pointé du doigt l’administration locale qui leur empêche de participer aux activités du Parti et les menace que quiconque y participera sera entrain de se faire inscrire candidat à la mort.

A toutes ces difficultés que connaissent les Inziraguhemuka de Bukeye et tous les Burundais en général, le Président du Parti leur a affirmé que le Parti Sahwanya-FRODEBU dénoncera toujours ces agissements et fera tout pour faire cesser les souffrances quotidiennes qu'endure la population.

Il leur a demandé de rester calmes et vigilants et ne pas céder à la provocation.

Il leur a promis que le Parti FRODEBU ne les abandonnera jamais et les exhorte aussi à défendre la démocratie pacifiquement.

Au même moment, la Centrale des Jeunes Démocrates du FRODEBU (la CJD) avait choisi la Province de Kayanza.

Les intervenants ont rappelé aux jeunes de Kayanza que la sauvegarde de la sécurité est un devoir de tout citoyen burundais et que les actes d’intimidation seront vaincus par le courage et la volonté de faire vaincre l’idéologie non pas le recours aux armes et à la criminalité. La violence est un argument de faibles et de lâches

A toutes ces rencontres, une constante se dégage: la masse de burundais qui viennent à ces rencontres, comme pour afficher ouvertement leur préférence politique.

Vu les nombreuses nouvelles demandes d'affiliation au Parti Sahwanya-FRODEBU, il est à parier qu'en 2010, il faudra compter aussi sur le Parti de Ndadaye.

JB Niyongabo

L'Europe rend sa copie sur le Burundi

27-02-2008

Bruxelles 26 février 2008

Une délégation de la Commission Développement du Parlement Européen a présenté, dans les enceintes bruxellois du Parlement Européen son rapport de mission effectuée au Burundi du 22 au 27 novembre 2007, soit quelques jours après la formation du 6ème gouvernement Nkurunziza.

Outre les constats alarmants, comme on pouvait s’y attendre, sur la situation socio-politique du moment, la délégation émet des recommandations fort utiles.

Parmi ces constats, la délégation note que rien n'a évolué au Burundi depuis les élections de 2005, qu'elle avait supervisées. Ces élections devaient mettre un terme à une période noire et d'instabilité d'un pays parmi les plus pauvres du monde.

Six gouvernements en deux ans assortis de difficultés à mettre en place une administration publique capable ne fut-ce que gérer le quotidien des Barundais, l'instabilité politique, des cas de malversations rapportés, l'insécurité généralisée, un parlement fonctionnant dans des conditions précaires quand il n'est pas paralysé, comme c’est le cas aujourd’hui, la misère et la pauvreté d'une population majoritairement analphabète, etc.., ont fait du Burundi un pays particulièrement fragilisé où tout est possible.

Or le Burundi, poursuit le rapport, de part sa situation géographique stratégique, une fois stabilisé, pourrait être le moteur stabilisateur des pays des Grands Lacs.

Le nouveau gouvernement était porteur d'espoir car les partis représentés au Parlement y sont représentés.

La délégation plaide donc pour une mobilisation pour aider ce pays abandonné.

Au niveau des recommandations, la délégation estime qu'il faudrait d'abord consolider la paix en apportant des solutions au conflit et guerre avec le PALIPEHUTU- FNL en l'intégrant notamment au gouvernement et comme observateur au Parlement, assurer la sécurité car les forces de sécurités sont elles-mêmes incontrôlées; garantir une vraie coopération parlementaire et assurer des contacts avec les autorités locales, aider et soutenir les organismes humanitaires qui commençaient à se retirer.

La Commission du développement a enfin plaidé auprès de la Commission Européenne pour une aide massive pour Burundi, un soutien franc aux projets au 10ème FED axés prioritairement sur l'éducation, les soins de santé et de la réinstallation des réfugiés et des déplacés.

Espérons que ces bons conseils seront entendus, pour le bien de la population, tant meurtrie.


Kayogera Joseph

L'aube de la Démocratie est arrivée

24-02-2008

L'Aube de la Démocratie est le journal officiel du Parti Sahwanya-FRODEBU.

La qualité de ses analyses et le contenu de ses articles le placent parmi les journaux les plus lus au Burundi.

Vous avez toujours voulu le lire sans y parvenir parce que ses exemplaires se vendent comme de petits pains?

Votre site a décidé de le mettre en ligne régulièrement.

Ainsi dans ce numéro,vous retrouverez notamment l'éditorial de Cimpaye Pancrace qui s'intérroge:

"POURQUOI LE CNDD-FDD AVAIT-IL PRIS LES ARMES ?"

Un autre titre attirera l'attention du lecteur: "UN SCANDALE A LA DOUANE BURUNDAISE : 360 000 000 FBU DETOURNES"

Et, dans une longue interview réalisée par la RPA que le journal reprend, le Colonel Bangirinama arrose à son tour:"MASSACRES DE MUYINGA : LE COLONEL VITAL BANGIRINAMA ACCUSE"

Enfin " CRISE A L’ASSEMBLEE NATIONALE : UN ETAT D’EXCEPTION EN PERSPECTIVE"

Et bien d'autres titres

Pour lire le journal en son integralité et en version imprimable cliquez sur le lien suivant

Document annexe : 1203868044_aube.doc

La Rédaction

Le FRODEBU suspend sa participation au parlement

22-02-2008

Bujumbura, Burundi (PANA) - Le principal parti de l'opposition
burundaise, le Front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU) a décidé
jeudi de suspendre «sine die» sa participation à l'Assemblée nationale
Parlement pour protester contre l' «usage de la force» pour tenter de
destituer la première vice- présidente de l'institution, Mme Alice
Nzomukunda,

Le FRODEBU n'a pas apprécie le déploiement des forces de l'ordre à
l'Assemblée nationale pour chasser de son poste Mme Nzoumukunda, et de
lui retirer ses voitures de fonction.

Les déboires politiques de Mme Nzomukunda ont commencé le mois dernier
avec la tenue d'un congrès extraordinaire du parti au pouvoir, le
Conseil national pour la défense de la démocratie/Forces de défense de
la démocratie (CNDD/FDD), qui a décidé de l'exclure de ses rangs et de
la destituer du bureau de l'Assemblée nationale «pour des raisons
internes d'ordre disciplinaire».

Le CNDD/FDD, qui ne dispose pas de majorité à l'Assemblée nationale,
devait compter sur les autres groupes parlementaires pour obtenir la
destitution de Mme Nzomukunda.

Le président du groupe parlementaire du FRODEBU, Pierre Claver
Nahimana, a affirmé jeudi que tout limogeage d'un membre du bureau de
l'Assemblée nationale devait être précédé d'un débat de fond sur les
raisons qui justifient valablement une telle décision.

«Le parti a sa manière de s'organiser et les difficultés internes ne
doivent pas affecter le fonctionnement normal de l'Assemblée
nationale», a déclaré le président du groupe parlementaire CNDD-FDD,
Evariste Ndayishimiye, estimant que l'opposition a des motifs inavoués
en défendant Mme Nzomukunda.

Bujumbura - 21/02/2008

Source: PANA

Le Frodebu fait escale à Gitega

21-02-2008

Descente du Comité Exécutif du Parti Sahwanya FRODEBU dans la Fédération de Gitega les 16 et 17 février 2008.

C’est le Président du Parti lui-même l’Honorable Léonce NGENDAKUMANA qui conduisait une forte délégation des membres du Comité Exécutif du Parti Sahwanya-FRODEBU parmi lesquels on pouvait remarquer la présence des anciens Présidents NTIBANTUNGANYA Sylvestre, Domitien NDAYIZEYE, la veuve du Président NDADAYE, Madame Laurence NDADAYE NININAHAZWE ainsi que tous les parlementaires et sénateurs de Gitega issu du Parti.

Pour rappel, la province de Gitega est la plus peuplée de toutes les provinces du pays et elle compte à elle seule 11 députés. Située au centre du pays, elle est frontalière de 8 autres provinces (Ngozi, Kayanza, Muramvya, Mwaro, Bururi, Rutana, Ruyigi et Karusi). Cette position rend cette province très stratégique à plus d’un titre.

L’objet de cette descente était d’abord une occasion pour le Parti FRODEBU d’aller soutenir la population de cette province en cette période où la situation sécuritaire se dégrade du jour au jour, avec les lots quotidiens de pleurs et de souffrances, et dans une pauvreté de la population sans précédent

Par ailleurs, c’était aussi une occasion pour les autorités du Parti Sahwanya-FRODEBU de se rendre compte de la situation et implantation du Parti dans cette Province

Après les discours de bienvenu de la Présidente de la Fédération de Gitega, le Président du Parti a pris la parole et a remercié les nombreux Inziraguhemuka qui avaient répondu présent à l’invitation et les a exhorté a ne pas céder à la provocation en cette période assez trouble dans tous le pays. Le Parti FRODEBU est au mieux de sa forme aujourd’hui, a-t-il dit et se prépare pour les élections de 2010. Il y a des raisons d’être optimiste, a-t-il poursuivi, en témoigne entre autres les nombreux burundais qui quittent certains partis pour rejoindre le FRODEBU.

Les débats ont continué autour des points suivants:
- l’évaluation de l’expansion du parti dans la fédération de Gitega afin de renforcer la création des comités au niveau des collines En effet, le mot d’ordre du Parti pendant l’exercice 2008 est « le parti à la colline ».
- la réunion élargie du comité exécutif fédéral
- discussion sur le calendrier des descentes sur tout l’exercice 2008
- divers dont la situation sécuritaire, la collaboration du parti Sahwanya FRODEBU avec les autre partis, l’administration et les forces de l’ordre.


Le lendemain, toute la délégation s’est rendue en Commune Makebuko de la même province pour rencontrer les militants chez eux et ce dans une liesse qui rappelle les campagnes de Melchior NDADAYE de 1993

Et si l’histoire se répétait en 2010 ?

Ce n’est pas impossible, mais, il y a encore du chemin à faire et c’est le rôle et la responsabilité de tout Inziraguhemuka. A bon entendeur, salut !

JB Niyongabo

Alice Nzomukunda: l'étau se resserre

19-02-2008

Partira, partira pas?

Telle est la question qui se lit sur toutes les lèvres à Bujumbura.

Il se dit que le CNDD-FDD aurait passé à la vitesse supérieure, bon gré, malgré pour se débarrasser de cette dame, ô combien encombrante à ses yeux.

Certaines sources indiquent qu'on lui aurait déjà retiré ses voitures de fonction, manu militari. Et tôt dans la journée de mardi, une nème tentative de rassembler les parlementaires afin de voter la destitution de l'Honorable Nzomukunda de la première Vice-présidence de l'Assemblée Nationale a encore une fois avorté.Seuls 62 parlementaires sur les 118 que compte le Parlement sont entrés dans l'Hémicycle.

Pour rappel, le vote de sa destitution exigerait au moins 78 voix pour. Nous sommes loin du compte.

Cela étant, l'union sacrée qui s'était créée autour de la personne d'Alice Nzomukunda commence à céder sous la pression du CNDD-FDD qui n'a pas hésité à dépêcher des policiers en masse dans les enceintes même du Parlement.

Intimidation quand tu nous tient!

Conséquence immédiate de cette démonstration de force(et sans doute de quelques dessous de tables),certains parlementaires de l"opposition" ont quand même accepté de regagner l'hémicycle.

La journée de mercredi s'annonce déjà décisive. En effet,une nouvelle séance est prévue à cet effet.

Cepedant,une autre question restera de trouver son remplaçant. Et ce ne sera pas de tout repos.

Un jeu de chaise musicale risque de s'opérer au Bureau de l'Assemblée Nationale et les "dégats collatéraux" ne sont pas à écarter.

Le CNDD-FDD devrait apprendre de ses erreurs et trouver les solutions des problèmes qu'il se cause lui même. Va t-il encore faire appel au FRODEBU pour le sortir de ce bourbier? A quelles conditions? Wait and see.

Pendant ce temps, Nzomukunda continue à clamer haut et fort que justice soit faite.

Aurait-elle déjà oublié qu'elle fait de la politique?





La Rédaction

Au Burundi, le palu tue plus que le Sida

18-02-2008

Plus de 2 millions de personnes affectées par le paludisme au Burundi

Le paludisme affecte entre 2 millions et 2,5 millions de personnes par an et constitue, de ce fait, la première cause de mortalité au Burundi, a déclaré, dimanche, le ministre burundais de la Santé publique, Dr Emmanuel Gikoro.

La déclaration du Dr Emmanuel Gikoro intervenait à la veille de la célébration d'une journée nationale de lutte contre le paludisme qui a été instituée dans le pays depuis 1997.
Le ministre a encore fait savoir que plus de 50 pour cent des motifs de consultation dans les structures sanitaires du pays ont un rapport direct avec la maladie qui a quitté les basses terres, généralement chaudes et où elle était endémique, pour se propager aux régions montagneuses habituellement froides et où les populations n'avaient pas l'habitude de souffrir de la malaria. Les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes sont les plus vulnérables au paludisme.

Le gouvernement burundais se donne un délai de cinq ans pour maîtriser et inverser la tendance du paludisme, a encore fait savoir le ministre. Le travail a déjà commencé avec la récente introduction de médicaments de la nouvelle génération à base de la molécule d'artesunate et d'amodiaquine généralement efficace dans 95 pour cent des cas traités à temps, selon la même source gouvernementale.

La quinine n'est plus prescrite qu'en seconde intention, tandis que le fansidar et la chloroquine ont été retirés du marché local des médicaments anti-paludéens pour leur inefficacité avérée.

Le contrôle de la maladie suppose également une politique énergique de prévention, notamment par la vulgarisation et l'usage généralisé de moustiquaires traitées à l'insecticide, a-t-il conclu.

Source: http://www.afrik.com/article13641.html

La Rédaction

Alerte du Groupe Parlementaire FRODEBU

14-02-2008

République du Burundi
Assemblée Nationale
Groupe Parlementaire FRODEBU



Déclaration du Groupe Parlementaire FRODEBU

Concerne : La situation d’insécurité grandissante qui persiste au Burundi


a) Le Groupe Parlementaire FRODEBU, à l’instar d’autres citoyens et habitants du Burundi, constate depuis quelques mois, une aggravation de la situation sécuritaire qui était déjà précaire dans plusieurs coins du pays.

b) En effet, malgré les déclarations publiques de certaines autorités administratives, judiciaires et policières, de la base jusqu’au sommet, comme quoi la situation sécuritaire est très bonne dans le pays, de nombreux habitants de notre chère patrie, citoyens et étrangers, continuent à être assassinés, violés et pillés en masse, par des criminels de toute sorte, qui rivalisent dans leurs actes barbares, sans qu’il y’ait le moindre espoir à l’horizon qui pourrait indiquer la fin de cette tragédie.

c) Dans de nombreux cas, ces tueries se sont transformées en véritables éliminations ciblées de groupes de personnes politiques par des organisations criminelles qui semblent encore défier l’autorité de l’Etat.

C’est ainsi que les attentats ciblés contre des personnalités , des dirigeants et membres des organisations politiques et civiles agréées, plus particulièrement ceux du Parti Sahwanya-FRODEBU , par des milices se réclamant du parti au pouvoir, le CNDD-FDD, ressemblent fort à l’exécution d’un plan macabre arrêté d’avance pour éliminer les adversaires politiques.

d) Que ce soit dans les villes et centres urbains, que ce soit dans la campagne, les populations commencent à sentir cette situation comme un état de terreur extrême insoutenable, qui peut déboucher sur des cycles de violences généralisées de vengeance populaire.

e) Le Groupe Parlementaire FRODEBU est d’autant plus embarrassé que bien d’informations persistantes suggèrent que certains éléments des forces de sécurité burundaises, hauts responsables ou agents simples, sont souvent impliqués de très près dans ces actes ignobles.

f) A cet effet, le manque évident de secours par les autorités administratives, judiciaires et policières, dans plusieurs cas concernant ces crimes, ainsi que la négligence manifeste des ces mêmes autorités pour protéger les populations ou réprimer les crimes, poussent l’opinion populaire à conclure à une certaine complicité criminelle ou à une incompétence dangereuse et mortelle de la part du Gouvernement et de l’administration de la base jusqu’au sommet.

g) Par ailleurs, le Groupe Parlementaire FRODEBU constate avec amertume que les Nations Unies viennent de classer tout le Burundi en phase 3 sur le plan sécuritaire, qui indique que la Communauté Internationale perd de plus en plus confiance dans le pays, avec des conséquences très graves sur l’appui à la relance des activités de développement que l’on attendait de la part de Communauté Internationale.

Face à cette dangereuse situation pouvant faire imploser le pays, le Groupe parlementaire FRODEBU déclare ce qui suit :

1. Le Groupe parlementaire FRODEBU condamne avec toute son énergie ces crimes ainsi que tous leurs auteurs.

2. Le Groupe Parlementaire FRODEBU transmet ses condoléances les plus attristées à tous les citoyens et les étrangers qui ont perdu les leurs au cours de ces derniers mois suite à ces attaques criminelles.

3. Le Groupe Parlementaire FRODEBU exprime sa grande déception face aux déclarations très dangereuses de la part de certaines autorités administratives, judiciaires et policières, de la base jusqu’au sommet, affirmant que la sécurité est totale dans le pays, au moment où de nombreuses familles sont en deuil suite aux nombreux assassinats qui continuent à être perpétrés ces derniers jours.

4. Le Groupe Parlementaire FRODEBU demande au Gouvernement d’écouter la voix du peuple qui est entrain de souffrir atrocement, et de prendre toutes les mesures qui s’imposent afin de mettre fin à ces crimes avant qu’il ne soit trop tard pour le pays.

5. En particulier, le Groupe Parlementaire FRODEBU demande au Gouvernement à la tête duquel le Chef de l’Etat, de mettre à contribution toutes les forces sécuritaires et judiciaires à sa disposition pour traquer tous ces criminels, les punir de façon exemplaire, tout en extirpant des forces de sécurité tous les hauts responsables qui manifestement ne sont pas à la hauteur des attentes du peuple ou sont complices, et les remplacer par des officiers compétents et intègres.

6. Le Groupe Parlementaire FRODEBU demande au Chef de l’Etat et son Gouvernement, d’initier et de mettre en exécution, et ce en urgence, un plan stratégique de lutte et d’éradication de cette criminalité galopante, afin de mettre rapidement fin à la destruction progressive de la Nation.

7. Le Groupe Parlementaire FRODEBU demande au peuple burundais de ne pas céder à la panique et à la colère généralisées, malgré la situation de terreur qui le frappe. Il lui demande de rester serein, doubler de vigilance, et se mobiliser pour apporter un appui aux services judiciaires et policiers pour traquer et débusquer les coupables. Il lui demande en outre de porter secours rapidement dans la mesure de ses possibilités, en cas d’attaque de ces criminels chez les voisins.

8. Le Groupe Parlementaire FRODEBU demande à la Communauté Internationale, en particulier, l’ONU, l’UA et la Sous-région, de suivre avec une attention particulière ce qui se passe au Burundi. Il lui demande en outre de s’impliquer davantage au Burundi, en apportant un appui conséquent au Gouvernement afin de mettre fin à ces crimes qui pourraient anéantir tous les efforts qui ont déjà été consentis en vue du retour de la Paix et du Développement au Burundi.

9. Enfin, le Groupe Parlementaire FRODEBU promet qu’il se joindra à toute action parlementaire et soutiendra toute initiative tendant à arrêter des mesures légales pouvant aider à mettre rapidement fin à ces crimes et punir de façon exemplaire leurs auteurs.


Fait à Bujumbura le 14 février 2008


Pour le Groupe Parlementaire FRODEBU



Honorable Nahimana Pierre Claver, Président du Groupe

Honorable Nibogora Agnès Secrétaire du Groupe

La Rédaction

L'indignation des jeunes Frodebu

14-02-2008

COMMUNIQUE DE PRESSE


La Centrale des Jeunes Démocrates, la CJD en sigle, organisation des jeunes rassemblés au sein du Parti Sahwanya FRODEBU, s’indigne de la situation sécuritaire catastrophique qui prévaut actuellement dans tout le pays, et qui chaque jour emporte des vies innocentes des pauvres et paisibles citoyens burundais. En effet, il ne s’écoule pas de jour, sans que des escadrons de la mort dûment et sciemment organisé par des extrémistes nostalgiques des époques révolues de terreur fasciste, n’emportent des vies burundaise, dans une situation dont certain qualifient de paix.

La Centrale des Jeunes Démocrates s’indigne spécialement des cas d’assassinat ciblés, dont les principales victimes sont la plupart des fois des membres du parti Sahwanya Frodebu, tels que dans les communes urbaines de Kanyosha, Kamenge et Kinama, sans oublier les provinces de l’intérieur du pays tel qu’à Kirundo, Bujumbura rural, Mwaro et Bubanza, où des pauvres citoyens sont assassinés pour leurs convictions politiques.

La Centrale des Jeunes Démocrates s’indigne encore une fois de la situation d’inertie de la part des responsables de la sécurité en général, une inertie qui, comme précisé lors des communiqués précédents, transforme les rues du Burundi en des rues bagdadiennes, avec son cortège de morts au quotidien. Elle est surtout offusquées et choquée par les situations d’impunité flagrante et révoltante dont bénéficient les initiateurs et les exécutants de ces atrocités.

La Centrale des Jeunes Démocrates dénonce avec vigueur les irresponsables qui tiennent des réunions visant notamment à organiser une milice dont le but principal est l’élimination physique des membres de l’opposition, quels qu’ils soient, ainsi que l’établissement des listes des victimes à abattre. Les agissements de tels individus nous conduisent tout droit vers l’hécatombe et la désolation.

De plus, la Centrale des Jeunes Démocrates s’offusque du fait que les noms des différents responsables de cette boucherie sont connus et quotidiennement dévoilés, sans qu’aucune action ne soit menée pour les appréhender et les mettre hors d’état de nuire.
La Centrale des Jeunes Démocrates voudrait encore une fois par la présente, présenter ses vives condoléances aux familles jusqu’à aujourd’hui affectées par cette situation tragique. Elle réitère son appel aux responsables de la nation, afin qu’ils mettent fin à cette situation, avant que la population ne soit amené à tirer ses propres conclusion, et à trouver ses propres solutions. La Centrale des Jeunes Démocrates tire par ici la sonnette d’alarme, face à une situation qui chaque jour donne l’impression d’avoir complètement échappé aux autorités du pays, et risque de promouvoir la justice de la rue.

La Centrale des Jeunes Démocrates lance encore une fois un appel vibrant à tous les jeunes Inziraguhemuka, ainsi qu’à tous les jeunes burundais, sans distinction aucune, de ne pas baisser les bras face à tous les auteurs de ces crimes ignobles, qui ne tendent à long terme qu’à obscurcir l’avenir d’une nation que nous voulons tous brillant, à assombrir l’avenir de chaque jeune Burundais.

Fait à Bujumbura, le 11/02/2008,


Patrick NKURUNZIZA

Secrétaire National de la Centrale des Jeunes Démocrates,




VISAS DU PARTI SAHWANYA FRODEBU

La Rédaction

ILS ONT DIT

12-02-2008

Perdre les Députés ,c'est ambêtant, perdre les idées qui vous ont fait élire c'est mortel"(Malraux)

Quelle est la différence entre un politicien et un homme d'Etat? Un politicien pense aux prochaines élections, un homme d'Etat pense aux futures générations.

Un adage dit: L'ami de ton ami est ton ami, l'ami de ton ennemi est ton ennemi, l'ennemi de ton ennemi est ton ami. Ca peut aider à comprendre certaines alliances que d'aucuns disent qu'elles sont contre nature, même si en politique on ne devrait pas parler d'ennemis mais d'adversaires.

A méditer.....

.

ASSEZ!

11-02-2008

La tentative d’assassinat de Pascal Manisha, représentant du Parti SAHWANYA-FRODEBU en commune de Busoni de la province de Kirundo dans la nuit de ce 08 février 2008 vient allonger la liste des victimes innocentes de la recrudenscence de la violence et de l'insécurité au Burundi.

Nous voudrions tout d'abord présenter toutes nos sympathies et condoléances à toutes les familles des victimes.

Mais au delà de cela, une constante se dégage: le peuple burundais en a ras- le- bol.

Faudra-t-il combien de victimes pour que les responsables soient traduits devant la justice?

Faudra-il-il combien de veuves/veufs ou d'orhelins pour que les autorités puissent se bouger!

Aujourd'hui,c'est les membres du FRODEBU qui sont visés. Demain, ces assassins retournerons les armes contre leur mandants. Et c'est tout le pays qui risque de s'embraser. Pourquoi?

Oui, nous entendons en longueur de journées, de la bouche des autorités burundaises, que les enquêtes sont en cours pour établir la vérité, etc etc.

Mais,que peut-on encore attendre de telles enquêtes qui, de toutes les façons au Burundi,n'aboutissent jamais! Ce qu'il faut c'est une réelle volonté politique, volonté qui semble fuir les responsables politico-sécuritaires du pays.

Tout se passe comme si,une certaine main invisible tirait profit d'un tel climat de terreur.

Les seules perspectives de 2010 ne peuvent expliquer cet état de fait: il faudrait aussi chercher les mobiles ailleurs. Car, nous sommes profondément persuadés que vouloir tuer à tout prix est contre productif. Cela dénote d'une certaine barbarie qui a assez duré au Burundi.

Et cela ne date pas seulement des tueries de Kinama ou Muyinga. Il y a tellement des assassinats de burundais et d'étrangers d'ailleurs qui sont restés impunis au Burundi.

Rwagasore,Ngendandumwe,Ndadaye,Ntaryamira,Mgr Ruhuna,et beaucoup d'autres innocents ont été tués, sans qu'un vrai procès puisse avoir lieu contre leurs bourreaux. Un fâcheux précédent!

Les auteurs des récents tueries se sentent munis d'un "droit de tuer",en toute liberté.

Jusque quand?

Et si tous les burundais, se levaient comme un seul homme et criaient leur dégoût: Assez.

C'est notre souhait







La Rédaction

Du rififi au CNDD-FDD

07-02-2008

Alice Nzomukunda, une épine aux pieds du CNDD-FDD

Elle a été exclue du Parti CNDD-FDD lors du congrès de ce dernier tenu à Muyinga le 26 janvier dernier. Comme l’on s’y attendait, Alice Nzomukunda devrait sauter de son piédestal de 1er vice-président du bureau de l’Assemblée Nationale parce que n’étant plus membre du Cndd – Fdd.

Conséquence logique, si logique il y a encore au sein du CNDD-FDD.

Seulement voilà, les tombeurs de Nzomukunda ne sont plus “majoritaires” au Parlement!

La décision de la renvoyer de la vice-Présidence de l’Assemblée Nationale n’est plus de leur seul et propre ressort. Ils sont obligés de demander d’improbables soutiens des autres Partis présents à l’Assemblée Nationale et au besoin marchander. Mais, l’on ne se bouscule pas au portillon.

Certains partis, comme le FRODEBU ont déjà annoncé la couleur. Le Parti de NDADAYE ne devrait pas prêter mains fortes à cette entreprise dont il n’est nullement à l’origine et qui n’apporte par ailleurs aucune valeur ajoutée à l’Assemblée Nationale. Bien au contraire!
Normal donc que ce soit le Président du Parti l’Honorable Léonce NGENDAKUMANA qui donne le ton. C’était lors d’une conférence de presse qu’il a animée le 04 février 2008 à la Permanence de ce Parti. Il a bien précisé que“le FRODEBU n'a pas encore été approché et n'a aucun avantage à tirer de ces destitutions auxquelles nous sommes déjà habitués » !

Et c’est autour du chef du groupe parlementaire FRODEBU à l’assemblée, Pierre Claver NAHIMANA d’enfoncer encore plus le clou. Il dit, avec raison d’ailleurs que « le remplacement d’Alice Nzomukunda sera source de plusieurs problèmes parce qu’aucun marchandage ne sera acceptable. De même aucune tractation ne sera possible. Par ailleurs, quand bien même des consultations devraient y avoir cela devrait grignoter sur la session de février dont l’agenda est déjà chargé »

Et que pourrait demander l’UPRONA, lui qui sait et a toujours su monnayer ses services? Un groupe parlementaire que l’on lui a toujours refusé? Probablement. Et c’est une mission, à en croire certains membres de ce parti, possible.

Encore une fois, le Parlement risque une autre paralysie, une de trop, à cause de la maladresse du parti CNDD-FDD qui pose des actes sans en mesurer les conséquences.

On se rappellera du chaos qu’avait occasionné le limogeage de Madame Immaculé Nahayo à la tête de l’Assemblée Nationale.

Cette fois ci, c’est la présidence du Parlement qui risque de basculer vers l’ « opposition » ! Elle en a les moyens.

Pendant ce temps, Madame Nzomukunda avoue qu’elle ne se laissera pas faire. Elle se bat comme une diablesse. Elle vient d'ailleurs de saisir la cour administrative pour protester contre sa radiation du Parti qu’elle estime irrégulière et illégale et promet apparemment une résistance à outrance contre ses tombeurs.

Nous sommes assez curieux de voir l’issue d’une telle action.
Ce qui est sûr, Alice Nzomukunda constitue une épine aux pieds du CNDD-FDD, qui, même si le Parti parvenait à s’en défaire, en gardera des plaies et séquelles béantes.





GN

Le FRODEBU s'explique

04-02-2008

Coup de gueule du Frodebu : la situation d’insécurité et d’instabilité politique est alarmante.

Bujumbura, le 4 février 2008 (Net Press). Partie prenante au gouvernement depuis plus de trois mois, le Frodebu indique qu’il est impossible de cautionner dans un silence complice la
perturbation d’insécurité qui prévaut au Burundi. Dans une conférence de presse animée ce matin à la permanence de ce parti qui continue de se réclamer de l’opposition, Léonce Ngendakumana, son président, n’a pas ménagé le parti présidentiel comptable de tout ce qui ne marche pas. La question de l’insécurité galopante a été, selon lui, renseignée aux ministres de l’intérieur et de la sécurité publique qui n’ont jusqu’à ce jour montré leur capacité de juguler les cas de mobilisation des ex-combattants signalés sur chaque colline de recensement. « Ils ont à tout moment promis aux députés qui dénonçaient cet état de fait de faire leurs propres enquêtes sans jamais initier des actions concrètes contre ceux-là qui sont tentés de recréer une nouvelle rébellion », a dit Léonce Ngendakumana.

De ce climat d’insécurité généralisé, le Frodebu déplore que la chasse à l’homme refait surface. Les militants de l’opposition font l’objet de menaces, si l’on en croit le président du Frodebu qui, du coup, a fait savoir qu’un conseiller communal du Frodebu à Kanyosha venait de tomber sous les balles des forces occultes. Pour Ngendakumana, ce regain de violence trouve ses racines dans le refus de désarmement des populations civiles et des forces rebelles qui font usage abusif d’armes à feu dans l’impunité la plus totale. Il trouve aussi sa racine dans l’échec de la démobilisation et la réintégration des ex-combattants récupérables par quiconque. D’après Ngendakumana, le manque de vision politique ajoutée à la navigation à vue caractérisant le pouvoir en place est aussi responsable de l’insécurité qui s’observe. Il a
par ailleurs fait remarquer que l’entretien de ce climat d’insécurité et le non-respect des
engagements pris avec les partenaires politiques comme le Palipehutu-Fnl et les autres partis de l’opposition est fait sciemment par le pouvoir à des fins électoralistes de 2010.

Le Frodebu trouve par ailleurs que l’accord avec le mouvement d’Agathon Rwasa est incomplet pour être appliqué en bonne et due forme. « Il doit être complété au risque d’être inutile car, tel qu’il est, il n’apportera jamais la paix et la sécurité dans le pays », a martelé le président du Frodebu. Que l’assemblée nationale tienne toujours sur la mise en place d’une commission parlementaire pour identifier où se situe le blocage des pourparlers avec le Palipehutu-Fnl, Léonce Ngendakumana nourrit toujours son ambition de mettre à jour cette commission. « C’est un droit parlementaire plutôt qu’une usurpation des prérogatives du gouvernement », a fait savoir Ngendakumana. Il estime par ailleurs que les Burundais devraient apprendre à voler de leurs propres ailes pour sortir la tête haute de leurs problèmes. « Plus de 27 sommets ont été tenus pour les problèmes burundo-burundais, ce n’est pas le Kenya ni l’Ouganda qui peinent à sortir de leurs problèmes qui viendront forcer le Palipehutu-Fnl à arrêter la guerre », a dit Ngndakumana.

Il a du coup rejeté que des tractations seraient en train d’être menées pour un éventuel soutien au Cndd-Fdd avide de destituer Alice Nzomukunda de son poste de 1ère vice-présidente de l’assemblée nationale. « Le Frodebu n’a pas encore été approché et n’a aucun avantage à tirer de ces destitutions auxquelles nous sommes déjà habitués », a – t- il dit, en réponse aux allégations faisant état des appels au téléphone par son homologue du Cndd-Fdd aujourd’hui en mal de partenaires pour se défaire d’Alice Nzomukunda.

Celle-ci vient d’ailleurs de saisir la cour administrative poursa radiation
irrégulière et illégale du parti présidentiel et promet apparemment une résistance à outrance
contre ses tombeurs de Muyinga, le 26 janvier 2008.

Ce coup de gueule du Frodebu qui ne cesse de clamer son appartenance à l’opposition ferait
croire à son éventuel départ du gouvernement. Mais, son président tranquillise et indique qu’il
n’est pas encore temps de remettre le tablier. Il refuse du coup de partager le bilan du
gouvernement avec le Cndd-Fdd qui, si l’on en croit le Frodebu, a refusé d’établir ensemble
avec ce parti un programme annuel avant le vote de la loi budgétaire. Et de conclure que le
Frodebu est entré au gouvernement pour jouer les figurants et accepté d’être dicté par le parti au pouvoir et se taire une fois pour toute. « Le fait d’avoir un ou deux ministres au gouvernement ne signifie pas être au gouvernement sans qu’un programme soit discuté de commun accord », a dit le député Ngendakumana

La Rédaction

A quand le réveil de Nkurunziza?

31-01-2008

Aujourd’hui au Burundi, on ne peut plus écouter le journal de la RPA ou d’Isanganiro, les témoignages des rescapés, sans entendre qu’il y a eu des morts, encore et toujours des morts par arme à feu.

Tenez en une semaine un couple assassiné à Kinama, un homme de 35 ans dans la commune et province Ngozi, un chef de zone dans la commune de Gihanga, province Bubanza, deux personnes assassinées et une autre blessée en commune urbaine de Kamenge etc…

Et quand ce ne sont pas des meurtres ou viols, ce sont des pillages à mains armées qui sont commis quotidiennement, comme à Ruyigi ou Rutana.

Tout doucement le Burundi devient une poudrière, le système Nkurunziza est mis en cause.

Pourquoi cette insécurité grandissante? Mais surtout que fait le pouvoir CNDD-FDD face à cette problématique ?

Flash-back

En 2005, peu de temps avant les élections, le président Ndayizeye a lancé une campagne pour désarmer la population mais il du faire face à l’opposition du parti CNDD-FDD, sans doute que les dirigeants de ce parti comptaient sur ces armes pour terroriser la population durant les différents scrutins électoraux de 2005. Après les élections, on se souviendra l’énergie avec laquelle les maîtres d’alors de Bujumbura se sont battus pour faire partir la mission des Nations Unies au Burundi (ONUB). Pure hasard ou volonté délibérée de commettre l’irréparable en absence tout témoin gênant !

Aujourd’hui, on apprend que des généraux (anciens du CNDD-FDD) entretiennent des milices qui pillent et tuent à travers tout le pays, et que des agents de la documentation, le jour, jouent les tueurs à gages, la nuit. Les Burundais sont entrain de mourir, le Burundi est entrain de reculer sans que cela puisse les émouvoir.

Nkurunziza premier responsable

Notre cher président de la république qui aime jouer à cache-cache, hier derrière Radjabu, aujourd’hui derrière les généraux, pour fuir ses responsabilités, doit réagir.

C’est pour cela que les partis politiques, qui se soucient encore du peuple, la société civile, les medias et toutes les autres forces vives doivent se mobiliser pour que le thème de l’insécurité soit constamment à leur agenda quotidien.

Les Burundais doivent interpeller le président Nkurunziza, à chaque étape de sa campagne permanente, car c’est lui le premier responsable. Il a des comptes rendre au peuple qui l’a élu. Et s’il ne fait rien les Burundais sauront s’en souvenir. 2010 n’est pas loin.


V. Nshimirimana

Le coup de gueule du FRODEBU

29-01-2008




DECLARATION DU PARTI SAHWANYA-FRODEBU SUR LA SITUATION SECURITAIRE QUI PREVAUT ACTUELLEMENT DANS LE PAYS

Le Parti Sahwanya-FRODEBU assiste ces derniers temps, à la recrudescence de la violence, de l’insécurité qui sèment la désolation à travers presque tout le pays et spécialement dans les quartiers du Nord de la Capitale Bujumbura. Face à cette situation très alarmante, le Parti Sahwanya-FRODEBU décide de rendre publique la Déclaration suivante :

1. Le Parti Sahwanya-FRODEBU note avec indignation un mouvement de criminalité ainsi que des massacres des administratifs et des citoyens innocents devenus monnaie courante notamment à Bubanza, à Ruyigi, sur les axes routiers, à Kinama et à Kamenge.

2. Le Parti Sahwanya-FRODEBU apprend avec surprise que les éléments de ses escadrons de la mort appartiennent à certains services de sécurité de l’Etat ;

3. Dans ce registre le Parti Sahwanya-FRODEBU apprend avec inquiétude que des dissidents du PALIPEHUTU-FNL de Randa en province de Bubanza envisageraient des massacres des élus députés et de certains leaders politiques ;

4. Le Parti Sahwanya-FRODEBU regrette que le Groupe Parlementaire du CNDD-FDD est farouchement opposé à toute perspective de mise en place d’une Commission Spéciale Parlementaire devant mettre un coup de projecteur sur cette épineuse question du cessez-le-feu avec le PALIPEHUTU-FNL devenue un prétexte aux différents fauteurs de guerre ;


5. Dans les préoccupations sécuritaires qui hantent le peuple burundais, le Parti Sahwanya-FRODEBU vient de prendre connaissance d’un Mémorandum sur le Dossier dit « Muyinga » rédigé par l’ancien commandant de la 4ème région militaire,
le colonel Vital BANGIRINAMA. Le contenu de ce document risque de compromettre l’harmonie et la cohésion indispensables aux corps de Défense et de Sécurité.

6. Le Parti Sahwanya-FRODEBU est inquiété par le regain de la tension qui entoure la gestion de l’assassinat de Mademoiselle Agnès BURY dans la province de RUYIGI. Les vieux démons de la corde sensible ethnique visiblement entretenus par les différents acteurs risquent d’embraser cette contrée.

Face à ce tableau sombre de la sécurité, le Parti Sahwanya-FRODEBU demande :

1) Au Chef de l’Etat :

- d’instruire les corps de police d’arrêter toutes ces équipes d’escadrons de la mort et d’identifier les véritables commanditaires afin qu’ils soient traduits en justice ;

- de vider définitivement avec RWASA Agathon la question du cessez-le-feu ;

- de veiller jalousement à l’harmonie au sein des Forces de Défense et de Sécurité.

2) Au Parti CNDD-FDD :

- de cesser de bloquer la mise en place de la Commission Spéciale Parlementaire sur le PALIPEHUTU-FNL qui venait de répondre à la requête du Chef de l’Etat dans son message de fin d’année ;

3) A la justice :

- d’établir la Vérité dans les meilleurs délais autour de l’assassinat de Mademoiselle Agnès BURY, des massacres de Muyinga et ceux des autres citoyens en cours.
Si la voie judiciaire locale n’aboutit pas, le Parti Sahwanya- FRODEBU va en appeler à la Cour Internationale ;

4) Au peuple burundais :

- de garder la sérénité en ces moments de dures épreuves.
Le Parti Sahwanya-FRODEBU profite de cette occasion pour présenter les condoléances les plus attristées aux victimes de cette escalade de la violence ;

5) A la Communauté Internationale :

- de suivre de près cette situation préoccupante afin de prévenir le pire.






Fait à Bujumbura, le 24/01/2008,

Pour le Parti Sahwanya-FRODEBU,

Frédéric BAMVUGINYUMVIRA,


Vice-Président.

.

Le coup de gueule du FRODEBU

29-01-2008


DECLARATION DU PARTI SAHWANYA-FRODEBU SUR LA SITUATION SECURITAIRE QUI PREVAUT ACTUELLEMENT DANS LE PAYS

Le Parti Sahwanya-FRODEBU assiste ces derniers temps, à la recrudescence de la violence, de l’insécurité qui sèment la désolation à travers presque tout le pays et spécialement dans les quartiers du Nord de la Capitale Bujumbura. Face à cette situation très alarmante, le Parti Sahwanya-FRODEBU décide de rendre publique la Déclaration suivante :

1. Le Parti Sahwanya-FRODEBU note avec indignation un mouvement de criminalité ainsi que des massacres des administratifs et des citoyens innocents devenus monnaie courante notamment à Bubanza, à Ruyigi, sur les axes routiers, à Kinama et à Kamenge.

2. Le Parti Sahwanya-FRODEBU apprend avec surprise que les éléments de ses escadrons de la mort appartiennent à certains services de sécurité de l’Etat ;

3. Dans ce registre le Parti Sahwanya-FRODEBU apprend avec inquiétude que des dissidents du PALIPEHUTU-FNL de Randa en province de Bubanza envisageraient des massacres des élus députés et de certains leaders politiques ;

4. Le Parti Sahwanya-FRODEBU regrette que le Groupe Parlementaire du CNDD-FDD est farouchement opposé à toute perspective de mise en place d’une Commission Spéciale Parlementaire devant mettre un coup de projecteur sur cette épineuse question du cessez-le-feu avec le PALIPEHUTU-FNL devenue un prétexte aux différents fauteurs de guerre ;


5. Dans les préoccupations sécuritaires qui hantent le peuple burundais, le Parti Sahwanya-FRODEBU vient de prendre connaissance d’un Mémorandum sur le Dossier dit « Muyinga » rédigé par l’ancien commandant de la 4ème région militaire,
le colonel Vital BANGIRINAMA. Le contenu de ce document risque de compromettre l’harmonie et la cohésion indispensables aux corps de Défense et de Sécurité.

6. Le Parti Sahwanya-FRODEBU est inquiété par le regain de la tension qui entoure la gestion de l’assassinat de Mademoiselle Agnès BURY dans la province de RUYIGI. Les vieux démons de la corde sensible ethnique visiblement entretenus par les différents acteurs risquent d’embraser cette contrée.

Face à ce tableau sombre de la sécurité, le Parti Sahwanya-FRODEBU demande :

1) Au Chef de l’Etat :

- d’instruire les corps de police d’arrêter toutes ces équipes d’escadrons de la mort et d’identifier les véritables commanditaires afin qu’ils soient traduits en justice ;

- de vider définitivement avec RWASA Agathon la question du cessez-le-feu ;

- de veiller jalousement à l’harmonie au sein des Forces de Défense et de Sécurité.

2) Au Parti CNDD-FDD :

- de cesser de bloquer la mise en place de la Commission Spéciale Parlementaire sur le PALIPEHUTU-FNL qui venait de répondre à la requête du Chef de l’Etat dans son message de fin d’année ;

3) A la justice :

- d’établir la Vérité dans les meilleurs délais autour de l’assassinat de Mademoiselle Agnès BURY, des massacres de Muyinga et ceux des autres citoyens en cours.
Si la voie judiciaire locale n’aboutit pas, le Parti Sahwanya- FRODEBU va en appeler à la Cour Internationale ;

4) Au peuple burundais :

- de garder la sérénité en ces moments de dures épreuves.
Le Parti Sahwanya-FRODEBU profite de cette occasion pour présenter les condoléances les plus attristées aux victimes de cette escalade de la violence ;

5) A la Communauté Internationale :

- de suivre de près cette situation préoccupante afin de prévenir le pire.






Fait à Bujumbura, le 24/01/2008,

Pour le Parti Sahwanya-FRODEBU,

Frédéric BAMVUGINYUMVIRA,


Vice-Président.

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Paris "avoue sa faute" à Kigali

28-01-2008

Le Ministre francais des affaires étrangères Bernard Kouchner a reconnu à Kigali que la France a commis une "erreur politique",lors du génocide de 1994,mais nie toute implication ou responsabilité de son pays!

C'est ce qui ressort d'un article de notre confrère de la Libre Belgique que nous vous tranférons en toute intégralité.

Comme on pouvait s'y attendre,cette prise de position n'est pas restée sans réaction:

D'abord,celle de celui qui était Ministre des Affaires Etrangères de l'époque, Alain Juppé.

Ensuite, celle du professeur Filip Reinjtens.

Tous les deux regrettent cette prise de position qui ne serait dictée que par la "realpolitik".

Lisez:

Premiers jalons d'une réconciliation
Gérald Papy

Mis en ligne le 28/01/2008 LA LIBRE BELGIQUE

En visite à Kigali, Bernard Kouchner reconnaît une "faute politique" de la France en 1994, lors du génocide. Mais il réfute toute responsabilité militaire.
A la faveur d'une visite de quatre heures samedi à Kigali, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a posé les jalons d'une réconciliation entre la France et le Rwanda. Des relations ébranlées depuis le génocide de 1994 qui fit un million de morts dans la minorité tutsie et parmi les opposants hutus au régime du Président Juvénal Habyarimana, dont les "héritiers" furent soutenus par Paris après l'assassinat du chef de l'Etat jusqu'à leur fuite du pays.

"Nous allons mettre en place les mécanismes pour se débarrasser des obstacles fondés sur le passé", a commenté, au terme d'une heure d'entretien, Paul Kagame, l'actuel Président rwandais et chef de la rébellion du Front patriotique rwandais en 1994. "C'est un chemin assez long", a précisé Bernard Kouchner.

Le chef de la diplomatie a en tout cas, pour la première fois dans le chef d'un dirigeant politique français en exercice, reconnu que la France avait commis "une faute politique" en 1994. "C'était une erreur de ne pas comprendre ce qui se passait. Mais les soldats français n'ont pas participé au génocide", a déclaré celui qui, en 1994, avait rencontré par deux fois Paul Kagame, comme émissaire de l'Onu puis comme envoyé spécial du Président François Mitterrand.

En disculpant l'armée, le ministre français des Affaires étrangères a tenté de réfuter les accusations les plus graves qui pèsent sur le rôle de la France au Rwanda : la collusion directe avec le pouvoir génocidaire, avant le génocide à l'aune des accusations sur la formation par des militaires français des futurs tueurs; pendant le génocide en regard de l'"Opération Turquoise", qui, sciemment ou non, permit aux responsables du gouvernement intérimaire de fuir au Congo devant l'avancée des rebelles à dominante tutsie.

Le Rwanda a rompu ses relations diplomatiques avec la France en 2006 lorsque le juge d'instruction Jean-Louis Bruguière a accusé le FPR de Paul Kagame d'avoir perpétré l'attentat contre le Président Habyrimana, le 6 avril 1994, et a lancé neuf mandats d'arrêt contre des proches de l'actuel chef de l'Etat rwandais.

A Kigali, Bernard Kouchner a appelé à "séparer les problèmes légaux et les problèmes politiques, les problèmes historiques et les problèmes politiques". A la mi-septembre 2007, une délégation française de hauts fonctionnaires s'était rendue à Kigali pour évoquer ce dossier.

Le quotidien "Le Monde" avait évoqué à l'époque une procédure qui autoriserait le parquet à présenter de nouvelles réquisitions, incluant l'audition des "suspects".

Samedi, M. Kouchner a indiqué qu'une mission rwandaise serait bientôt accueillie en France, sans doute pour poursuivre les discussions à ce sujet.

Le réchauffement entre Paris et Kigali est observé depuis l'avènement à la présidence de Nicolas Sarkozy. Pour un chef de l'Etat qui a affiché son rejet de toute repentance, la volonté de renouer avec un Etat mis au ban, y compris semble-t-il en reconnaissant les erreurs de ses prédécesseurs, est un fait notable et inédit.

LES LIMITES DE LA REALPOLITIK

Je comprends bien que la France veuille se réconcilier avec le Rwanda. Le réalisme politique le commande. C'est l'intérêt de notre pays.
Mais de là à tomber dans les amalgames de la repentance ou les compromissions de la "realpolitik", il y a un fossé.

On nous dit qu'au Rwanda, la France aurait commis une "faute politique".
C'est trop ou trop peu. De quelle faute s'agit-il? Il faut l'expliquer!

Aurions-nous, par exemple, pris systématiquement le parti d'un camp contre l'autre, des Hutus contre les Tutsis?
C'est une contre-vérité.
Pendant la période où j'ai conduit la diplomatie française (d'avril 1993 à mai 1995), nous avons fait tous les efforts possibles pour aider à la réconciliation des Rwandais. Ces efforts ont abouti aux accords d'Arusha II signés le 4 août 1993, qui ont enclenché un processus de transition vers l'union de toutes les parties (hélas! avorté après l'assassinat des Présidents rwandais et burundais en avril 1994).
En son temps, le Président du FPR (Front Patriotique Rwandais), M. Kagamé, avait officiellment adressé ses remerciements à la France pour la contribution qu'elle avait apportée à la conclusion de ces accords.

Aurions-nous "omis" de dénoncer le génocide dont les extrémistes Hutus se sont rendus coupables à partir d'avril 1994?
C'est une contre-vérité.
J'ai moi-même prononcé le mot de génocide le 15 mai 1994 au Conseil des Ministres de l'Union Européenne, et le 18 mai à la tribune de l'Assemblée Nationale française. Mes déclarations sont publiques.

Aurions-nous fait preuve de passivité alors que la communauté internationale aurait agi?
C'est une contre-vérité.

C'est même exactement l'inverse qui s'est passé: face à l'incapacité du Conseil de Sécurité des Nations Unies à déployer sur le terrain la force internationale que son secrétaire général, M. Boutros-Ghali, appelait des ses voeux, mais que bloquaient plusieurs grandes puissances, la France a pris l'initiative. Le chef du gouvernement français, M.Balladur, que j'accompagnais, s'est rendu personnellement à New-York pour obtenir mandat du Conseil de mettre sur pied une opération humanitaire internationale sous commandement français.

Ce fut l'opération Turquoise qui a parfaitement accompli la mission qui lui avait été assignée, dans les conditions de temps et de lieu prévues. La présence de l'armée française a permis de sauver des dizaines de milliers de vie et d'arrêter le flux de plusieurs millions de personnes qui fuyaient vers le Zaïre voisin (devenu République Démocratique du Congo).

Son intervention est à l'honneur de la France.

Dès lors, de quelle faute nous parle-t-on?

Nous assistons depuis plusieurs années à une tentative insidieuse de réécriture de l'histoire. Elle vise à transformer la France d'acteur engagé en complice du génocide. C'est une falsification inacceptable.

La diplomatie française ne devrait pas s'écarter de la voie de la vérité et de la dignité.


Alain Juppé

Et Filip Reintjens d'ajouter:

Etonnante opinion que celle publiée sur l’avenir des relations franco-rwandaises par Bernard Kouchner dans Le Figaro du 26 janvier. Puisqu’il veut « respecter la vérité », essayons de la découvrir. Même si Kouchner dit ne pas savoir qui a commandité l’attentat contre l’avion du président Habyarimana, il ne croit pas que Kagame « ait sciemment décidé d’allumer l’étincelle qui embraserait son pays ». On ne sait pas sur quoi cette croyance est basée, et dès lors quelle vérité est respectée.

Kouchner ne peut pas « cautionner cette vision simpliste et infamante qui fait des Tutsis les responsables de leur propre malheur ». Il tombe ici dans le vieux piège qui veut que FPR = Tutsi. Or, ce n’est pas Kagame ni le FPR qui ont été victime du génocide, mais les Tutsi de l’intérieur. Si donc le FPR a commis l’attentat, sachant quelles en seraient les conséquences, ce ne sont pas les Tutsi qui ont été responsables de leur malheur, mais bien le FPR.

Bernard Kouchner avance ensuite un argument d’autorité qu’il a déjà utilisé par le passé : « il y était », et donc il sait. Que sait-il ? Qu’a-t-il vu pendant les quarante-huit heures passées à Kigali à la mi-mai 1994 ? Se rendait-il compte que pendant son séjour, au moment où il était « témoin » du génocide, le FPR commettait des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité à une échelle inouïe ?

Toujours dans le respect pour la vérité, Kouchner reconnaît que la France a commis des erreurs politiques, mais il affirme qu’il ne transigera pas sur la complicité de crimes et sur l’honneur de l’armée française. Or, une commission rwandaise « chargée d’enquêter sur le rôle de la France dans le génocide », dite « commission Mucyo », a déposé son rapport chez Kagame il y a plusieurs mois. D’après son président, la commission disposerait « des preuves permettant de déférer de hauts responsables français devant la justice internationale ». Sans croire un instant dans l’honnêteté de la démarche rwandaise, il est permis de se poser la question de savoir ce qui arrivera, lorsque la vérité rwandaise s’avère être différente de celle de Kouchner.

Bernard Kouchner affirme enfin que la normalisation des relations avec le Rwanda est une nécessité, et qu’elle est même conforme au droit international. Il est vrai que l’absence de relations diplomatiques doit être une exception, mais Kouchner semble oublier que c’est le Rwanda qui les a rompues, après qu’un juge d’instruction français ait simplement fait son devoir.

Plutôt que par le respect de la vérité, Bernard Kouchner semble être inspiré par la « Realpolitik », et notamment –il le dit lui-même- le rôle « incontournable » du Rwanda en République démocratique du Congo, pays qu’il a occupé et pillé et où cinq millions de personnes ont péri à cause des guerres imposées par des voisins. Le régime de Kigali a l’habitude de raisonner en termes de puissance et de faiblesse. Il considérera la démarche de Bernard Kouchner comme un signe de faiblesse qu’il exploitera dès que l’occasion se présente. Lorsque ce moment viendra, il sera très difficile d’entretenir des relations normales telles que le chef de la diplomatie française se les imagine.


Filip Reyntjens

Professeur à l’Université d’Anvers


La Rédaction

Alice NZOMUKUNDA exclue du CNDD-FDD

26-01-2008

Le Congrès du Parti CNDD-FDD organisé ce week end n'aura pas réussi à arrêter l'hémoragie qui ronge ce parti. Bien au contraire!

En effet,il vient de décider d'exclure du Parti Madame Alice NZOMUKUNDA, actuelle Vice-Présidente de l'Assemblée Nationale et Madame Denise SINANKWA, ancien ministre des finances du Burundi.

Quant à l'ancien patron de ce Parti Hussein RADJABU, en prison,il ne siègera plus au sein du Conseil des Sages de ce Parti, mais reste membre du Parti. Quel paradoxe!

Nous avons contacté l'Honorable NZOMUKUNDA à Bruxelles où elle est en mission pour qu'elle puisse réagir à cette décision qu'elle qualifie d'emblée d'illégale et injuste.

"Cela ne m'étonne pas et je m'y attendais" nous confie-t-elle dans une sérenité dont elle a seule le secret."Cette décision cache mal le mal grandissant au sein de ce Parti et traduit encore une fois la violation des lois et règlement d'ordre intérieur dont s'est toujours rendu coupable le CNDD-FDD et ses dirigeants".

"Si un Parti qui se dit au pouvoir,poursuit-elle, se permet une telle injustice et une telle aberration à l'égard d'une personnalité de mon rang, qu'en est il des simples citoyens". Elle précise aussi qu'elle portera plainte contre cette décision irrégulière.

N'abariyo baragowe! conclut-elle( ceux qui restent fidèles à ce parti sont malheureux)

La question qui reste en suspens est de savoir si,oui ou non elle gardera sa place de Vice-Présidente à l'Assemblée Nationale. On peut en douter!

A la question de savoir dans quelle autre formation politique elle va militer désormais, elle a sa petite idée mais rassure qu'elle ne rejoindra aucun autre Parti existant.

Va t'elle en créer un autre? Ce n'est pas impossible!

Le paysage politique burundais n'a pas fini de nous étonner.

La Rédaction

NKURUNZIZA A WASHINGTON

25-01-2008

EMBASSY OF THE REPUBLIC OF BURUNDI

INVITATION A LA COMMUNAUTE BURUNDAISE

L'Ambassadeur de la République du Burundi à Washington,D .C.informe la Communauté Burundaise des Etats-Unis d 'Amérique du Mexique et du Brésil que S.E.Mr. Pierre NKURUNZIZA Pierre Présidendt de la République du Burundi visitera les Etats Unis d'Amérique( Washington D, .C. et Californie)du 5 au 12 f6vrier 2008.

Lors de son séjour à Washington, D.C., le Président NKURUNZIZA rencontrera la Communauté burundaise.

Cette rencontre aura lieu vendredi 8 février 2OO8 de 17h30 à 2Oh3O à l'Hotel Hilton, 1919 Connecticut
Avenue, NV., Washington, D.C., 2OOO9.

La présence et la ponctualité sont vivement souhaitées.

Célestin NIYONGABO
Ambassadeur

2233 Visconsin avenue,NW suite 212,Washington D,C, 20007-Tel.(202)342-2574,fax:(202)342-2578,
e-mail: burundiembassy@prols.com, website: www.burundiembassv-usa.org

La Rédaction

L'UPRONA plus que jamais divisé

21-01-2008

Les Upronistes de Bururi se lèvent comme un seul homme pour défendre un des leurs*

Bujumbura, le 18 janvier 2008 (Net Press). Ceux qui croyaient que l'unification du parti de l'indépendance, l'Uprona, miné de tous les côtés par des chicanes internes multiformes, était une
question de jours, n'ont qu'à déchanter. En effet, les séquelles laissées par la guéguerre observée au sein du parti de Rwagasore lors de la chasse du Dr Martin Nduwimana, de la chaise 1ère
vice-présidentielle, loin de s'effacer, se ravivent.

C'est du moins le constat de quiconque a lu la correspondance signée par des membres du comité
et cellules d'appui de la province de Bururi (Cap) et adressée au président de l'Uprona
gouvernemental, Aloys Rubuka. Dans cette lettre signée par 23 membres, tous de Bururi et qui ne
sont pas des inconnus dans la mairie de Bujumbura - il s'agit des vieux loups dans la politique et
dans l'armée dont l'ancien 1er ministre Antoine Nduwayo et l'ancien chef d'Etat major le colonel
Jean- Bikomagu et d'autres hommes forts sous tous les régimes de Buyoya -, les signataires
indiquent s'inscrire en faux contre les initiatives singulières prises par M. Aloys Rubuka à l'encontre de leur représentant au bureau exécutif, en la personne d'Anicet Niyongabo.

En effet, soulignent les signataires, en date du 19 décembre 2007, une réunion du bureau exécutif
a été tenue, mais le président Rubuka a pris soin de refuser la participation au député Niyongabo.
Ils ajoutent en outre avoir appris de sources sûres que le président du parti envisage demander
au bureau exécutif d'infliger des sanctions de suspension de tous les organes du parti au même
député Niyongabo parce qu'accusé d'avoir une responsabilité dans la crise qui vient de secouer l'Uprona.

Les signataires de cette lettre estiment plutôt qu'après les nombreuses crises que l'Uprona a connues depuis les élections de 2005, l'heure est aujourd'hui de rassembler tous les Upronistes autour des idéaux du prince Louis Rwagasore, afin de préparer avec espoir et confiance les prochaines chéances politiques. Aussi, soulignent-ils, la réunification du parti étant à l'ordre du jour, il est franchement regrettable de penser à écarter leur représentant parce que ce serait une initiative porteuse de divisions certaines.

Parlant de la crise qui vient de secouer le parti Uprona, les signataires de la lettre restent convaincus et l'ont fait savoir à Aloys Rubuka, que la sanction infligée au Dr Martin Nduwimana concernant sa suspension du parti au mois de juillet dernier n'avait pas respecté les statuts, surtout en ce qui concerne le droit de la défense et l'autorité habilitée à sanctionner. C'est pourquoi ils invitent Aloys Rubuka à ne pas rééditer la même procédure.Bien plus, soulignent les mêmes signataires, la situation qui prévaut au sein du parti de l'indépendance depuis juillet 2007 résulte d'une crise ultidimensionnelle et profonde dont les responsabilités incombent à plusieurs personnes. Endosser donc la responsabilité au député Anicet Niyongabo, n'est ni juste, ni avantageux en quoi que ce soit pour le parti Uprona. En effet, poursuivent-ils, la Cap et le comité provincial de Bururi tenaient régulièrement des réunions pour évaluer l'évolution de la situation et toutes les expressions formulées par le député
Anicet Niyongabo étaient conformes à leurs recommandations. C'est pourquoi ils en déduisent
que le sanctionner équivaudrait à freiner l'élan de la redynamisation du parti en province de Bururi et donc à sanctionner la Cap et le comité provincial, ce qui est inacceptable, à leurs yeux.

Pour toutes ces raisons, les signataires de la correspondance demandent au président Rubuka de
surseoir à ces sanctions à l'encontre du député Anicet Niyongabo dans les organes du parti et
réitèrent leur pleine disposition à *uvrer pour le rassemblement de tous les Upronistes et même
pour la recherche d'autres adhésions afin que l'Uprona puisse aller toujours de l'avant.

A l'analyse de la lettre adressée au président du parti Uprona, un observateur avisé aura constaté
que le cas d'Anicet Niyongabo est un alibi dont se sont servis les anciens dignitaires politiques
et militaires du régime Buyoya pour manifester leur mécontentement, face à la composition
politique actuelle. On ne se lassera jamais de le répéter, le gouvernement burundais actuel est le
premier dans l'histoire du Burundi où les ressortissants de Bururi ont été copieusement écartés, du moins en ce qui concerne les grands postes de responsabilité. Sinon, comment peut-on comprendre les signataires affirmer que les déclarations tonitruantes du député Anicet Niyongabo ont été faites sur mandat des représentants de l'Uprona ressortissants de Bururi, quand on sait que certains parmi les
signataires se sont impliqués pour que le Dr Martin Nduwimana quitte le pouvoir. Il s'agit d'un calcul politique sans plus dénué de toute idéologie de ceux qui espéraient mais en vain que Martin Nduwimana sera succédé par un des leurs.
Pendant qu'une brouille s'observe à l'Uprona gouvernemental, une autre aile, celle de Charles
Mukasi, représentée par Me Sinarinzi, appelle à la résistance. Dans une déclaration titrée : «
Face à la trahison, à la honte et au déshonneur, le parti Uprona appelle le peuple burundais à la
résistance dans la non-violence mais avec fermeté ». Le parti de Charles Mukasi invite les
Burundais dans ces termes : « Restons sur le terrain politique et d'avenir, le projet est là, les hommes aussi, nous n'avons à subir aucune pression de qui que ce soit, nous incarnons déjà la résistance. Nous devons nous présenter comme uniques représentants du peuple au milieu de cet enfer. Nous avons une idéologie, il faut la défendre, nous avons un peuple, il faut le défendre aussi, les deux ont besoin de nous à leurs côtés et non dans les intrigues qui sont au service de l'absence de l'Etat de droit ».

Ce parti conclut sa déclaration en soulignant que « La paix n'est donc pas perdue, le pays n'est
pas mort, l'espoir n'est pas éteint ». (Voir l'intégralité de la déclaration sur le site://www.netpress.bi, rubrique « Tribune ».

La Rédaction

REMA ouvre ses portes ce mardi

20-01-2008

INAUGURATION DE L’HOPITAL REMA À RUYIGI : Hôpital dédié à la mère et à l’enfant.

C’est ce mardi 22 janvier que sera inauguré le tout flambant neuf hôpital REMA par les plus hautes autorités de l’Etat, apprend-on des sources proches de l’ONG Maison Shalom à Ruyigi.

Erigé sur la colline de Nyamutobo dans la propriété privée de la famille de Marguerite BARANKITSE (connue sous le nom de Maggy), l’hôpital REMA est un projet de la maison Shalom, conçu comme l’aime le dire la patronne de la « Maison Shalom » pour ne plus réparer les « pots cassés ».

En effet, depuis le 24 octobre 1993, Maggy Barankitse s’est occupée de plus de 10 mille enfants vulnérables, qui sont les orphelins de guerre, les enfants abandonnés, les enfants porteurs du VIH Sida, les enfants soldats sans oublier la réinsertion socioprofessionnelle des anciens combattants et anciennes combattantes.

Construit dans des matériaux modernes et équipés des appareils de pointe, cet hôpital sera bénéfique pour la population locale et surtout pour les mamans enceintes qui seront prises en charge dans une maternité moderne.

Cet hôpital fait suite aussi à la construction du CENTRE MERE-ENFANT fonctionnel depuis l’été 2007. Il est prévu également la construction d’une école paramédicale au cours de cette année 2008, ainsi que des constructions des homes pour le personnel soignant.

Nous ne pouvons que souhaiter une bonne fête à tout le personnel de la Maison Shalom et félicitons Maggy pour son œuvre combien grandiose qui ne cesse de porter des fruits. Qu’elle aille de l’avant.

Jean Berchmans NDAHABONIMANA

La Rédaction

Elections à hauts risques de 2010 !

19-01-2008

NDLR: Suite à notre article "Au Burundi,2010 sera chaud",nous avons reçu un cemmentaire d'un internaute de Paris que nous vous livrons dans son intégralité.C'est cela aussi le débat contradictoire. Nous tenons cependant à présiser que l'article n'engage que son auteur et ne reflète en aucun cas la vision du Parti.
Lisez

Elections à hauts risques de 2010 !

Je suis de nature optimiste, mais le cas du Burundi est tellement désespérant que j’ai beaucoup d’appréhensions pour cette année-là. Pourquoi ?

1. La tendance au « j’y suis, j’y reste »

Sans remonter à l’origine du Burundi, souvenons-nous des deux derniers responsables de la Transition, à savoir Pierre Buyoya et Domitien Ndayizeye. A la fin de leur mandature, chacun a essayé avec plus ou moins de succès à s’éterniser sur le fauteuil présidentiel. Je vous fais économie des manœuvres dilatoires de l’un et l’autre pour faire prolonger leur bail à la Présidence de la République.

Que peut-on attendre de M. Nkurunziza, l’actuel homme fort de Bujumbura ? Je parie qu’en 2010 il subira lui aussi à la tentation de ses directs prédécesseurs : becs et ongles, il va s’accrocher au pouvoir.

Ainsi donc, la question de la tenue ou non des élections de 2010 doit être prise au sérieux. Pourquoi le CNDD favoriserait-il la tenue d’élections dont il n’est certain de gagner ? Dans l’histoire du Burundi et de la sous région (Kenya, Ouganda, RDC, etc.), seul M. Buyoya a essuyé cet échec en 1993.

2. L’échec du désarment des combattants et la libre circulation des armes.

La détention des armes par les anciens belligérants et par quelques truands constitue une menace grave à la culture démocratique. Pour le citoyen, entre le langage des hommes armés et celui des leaders non-violents, le choix ne souffre d’aucune ambiguïté. Lors de la dernière campagne électorale, la plupart des électeurs ont eu droit à une visite d’intimidation par les militants du CNDD. Et si les Burundais ont remis les rennes du pouvoir sur un plateau à M. Nkurunziza et sa formation, c’était plus par peur de représailles que par adhésion à ses projets pour la Nation.

Dans la situation actuelle, qu’est-ce qui empêcherait le même scénario de se reproduire ?

3. L’essoufflement du FRODEBU

Après le renversement des institutions démocratiques de 1993, la résistance au retour forcé de l’armée s’est organisée autour du parti Frodebu. Aujourd’hui, qu’on se le dise, après une quinzaine d’années de lutte sur le terrain politique et démocratique, le parti montre des signes d’essoufflement depuis un certain temps : défections de nombreux militants de premier rang au profit de la formation au pouvoir, usure psychologique et politique de certains responsables, dissensions internes, etc.

A l’heure actuel, peut-on penser que le FRODEBU dispose encore de ressources nécessaires pour garder sa place de leader sur l’échiquier politique national? Comment s’organise-t-il aujourd’hui dans la perspective des élections de 2010 ?

Pour résumé ma pensée, j’appréhende beaucoup les élections de 2010 . D’une part, il n’est pas certain qu’elles auront bien lieu car les responsables actuels envoient des signaux inquiétants quand ils ferment les yeux à la détention et à l’utilisation illégales des armes à feu. Je n’ose pas m’imaginer combien de crimes l’on comptera en cette période là.

La stratégie de M. Nkurunziza sera simple. Soit, il fera monter l’insécurité d’un cran de façon que l’organisation des élections s’avère impossible : en attendant le retour de la paix, il restera au pouvoir, heureux d’avoir un nouveau bail si court soit-il. Soit, à la veille des élections, il calmera un peu la situation et, par conséquent, il demandera le suffrage du peuple afin de parachever son œuvre.

La question est : en cas d’insécurité grandissante, que prévoit le Frodebu pour mettre ses hommes et femmes à l’abri des exactions ? Sans militants, il n’ira pas bien loin. En cas de précaire accalmie, quelle sera sa stratégie de campagne (stratégie de communication)?

D’autre part, notre rempart traditionnel, le Frodebu, montre des signes de faiblesse. La question est : que faire pour que le climat d’insécurité encouragé par le pouvoir actuel ne profite pas une fois de plus au CNDD?

Les élections se gagnent dans l’anticipation et non dans la précipitation.

A. BIGIRIMANA
Paris, FRANCE




La Rédaction

Le pardon du Président Ndayizeye

17-01-2008


L’ancien président Ndayizeye réapparaît médiatiquement une année après sa sortie de prison.

Bujumbura, le 16 janvier 2008 (Net Press).
Une année jour pour jour après que l’ancien président, Domitien Ndayizeye, fut libéré de la prison de Mpimba, il s’est réveillé très tôt le matin pour aller remercier le Tout Puissant en mémoire de cette date inoubliable pour le Ndayizeye. Le 15 janvier 2007, Domitien Ndayizeye et ses compagnons de bagne sortaient de la prison de Mpimba où ils venaient de passer 6 mois à payer un montage de putsch orchestré par le pouvoir du Cndd-Fdd. Dans une conférence de presse qu’il a animée à son domicile, Domitien Ndayizeye a déclaré qu’il a pardonné individuellement les auteurs des maux qu’il a eu à endurer pendant les six mois de privation de liberté. Il s’en est pris cependant très vigoureusement au pouvoir qui a orchestré ce putsch et fait torturer des gens tant physiquement que moralement sans que ce dernier
puisse penser à arrêter les tortionnaires pour leur extorsion d’aveux d’un coup d’Etat qu’il avait monté de toutes pièces.

« Un pouvoir, quel qu’il soit, qui s’engage sur la voie de la violation des droits de l’homme se
décrédibilise et prépare sa propre disparition »,a dit Domitien Ndayizeye. Prenant l’exemple de l’ancien président libérien Charles Taylor, Ndayizeye trouve que tout chef d’Etat qui détient le pouvoir ne peut pas tout se permettre, croyant qu’il a le droit de vie et de mort sur ses sujets. « Il peut se retrouver demain ou après demain déchu de ses pouvoirs et se retrouver à la barre, tant la communauté internationale est devenue peu tolérante vis-à-vis de ces actes
ignominieux perpétrés contre des citoyens innocents », a martelé Domitien Ndayizeye.

En beau père de la Nation, Domitien Ndayizeye a implicitement fait un clin d’œil aux chefs
d’Etat qui méprisent le peuple électeur dans la mesure où actuellement l’on ne peut pas échapper à la justice internationale en cas de violations graves du droit à la vie des citoyens. « L’on ne peut pas en même temps prôner la bonne foi en tenant d’une main la bible pour ses prières et d’une autre, l’épée contre son peuple, ce serait défier le Tout-Puissant », a ajouté Domitien Ndayizeye.

Ayant porté plainte contre le gouvernement pour fausses accusations et emprisonnement arbitraire sans toutefois que ce procès soit fixé pour une date proche, M. Ndayizeye réfute tout marché conclu avec le pouvoir pour cesser de le charger en justice. « Il serait impossible de conclure un marché avec un pouvoir dont la tête est mal définie », a déploré l’ancien président qui promet de rouvrir le dossier à tout moment, lorsque ses préoccupations tant officielles
qu’individuelles le lui permettront. S’il ne l’a pas encore fait, M. Ndayizeye trouve qu’il est satisfait de ses convictions personnelles car à sa sortie de prison, plusieurs défis s’agglutinaient dans sa tête. Il estime que la bonne marche du pays dans son ensemble, constitue son défi le plus important. « Rouvrir ce dossier suivi de près par mes avocats, ce n’est qu’une question d’opportunité pour aujourd’hui ».

Bien plus, l’ancien président affirme néanmoins qu’il ne garde rancune contre personne. Il croit qu’aucun individu dans ce cas d’espèce ne peut être taxé de lui avoir fait embastiller à Mpimba, fût-il Hussein Radjabu très pointé du doigt du temps de son arrestation. « Dans ce système où tout est fait en groupe, je pense que c’est le système (comme l’appellent ses adeptes) qu’il faut corriger », a dit M. Ndayizeye. Passant en long et en large tous les secteurs de la vie nationale, l’ancien locataire de Mpimba a déploré que la situation politique et socio-économique est allée s’empirant depuis 2005, année où il a passé le témoin à Pierre Nkurunziza.

Rappelons que M. Domitien Ndayizeye était le dernier à être arrêté dans l’affaire « putsch »
dont les premiers appréhendés, la plupart des Tutsi, furent torturés presqu’à mort dans les
bureaux du service national des renseignements. Que l’ancien président ait organisé la conférence de presse en solo en dépit de la solidarité qui l’a caractérisé lui et ses compagnons de bagne, il estime que tout le monde n’a pas la même sensibilité politique que lui sur ce dossier.

Il a nié par contre que ce n’est pas pour porter loin la voix de son parti le Frodebu qu’il a
organisé cette sortie médiatique. « Le parti a ses organes habiletés à faire cette tâche et elle
est bien accomplie jusqu’à présent », a conclu l’ancien président.



La Rédaction

Le CDN se réunit

13-01-2008

REUNION DU CONSEIL DES DELEGUES NATIONAUX DU PARTI SAHWANYA-FRODEBU TENUE A BUJUMBURA, LES 12-13 janvier 2008.


Ils étaient plus de 400 délégués nationaux représentant les Inziraguhemuka à tous les échelons du Parti Sahwanya-FRODEBU qui avaient répondu présents à cette réunion.

Le Parti avait mis les petits plats dans les grands pour pouvoir accueillir tout le monde, tous de vert et blanc vêtus et dans une ambiance qui rappelle les jours de gloire du Parti de NDADAYE des années 1993.

Cette importante réunion intervient à peu près deux mois après l’entrée, plutôt le retour du Parti Sahwanya-FRODEBU au gouvernement Nkurunziza

Un seul point était à l’ordre du jour à savoir, le « Rapport - Bilan des activités du Parti à tous les échelons et programme et projets pour 2008 »

La réunion était présidée par le Président du Parti l’honorable Léonce NGENDAKUMANA entouré par le Vice-président Monsieur Frédéric BAMVUGINYUMVIRA et la Secrétaire
Générale du Parti et actuelle Ministre du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme, Madame Euphrasie BIGIRIMANA.

Dans son mot d’ouverture, le président du Parti, après avoir présenté le programme des deux jours, a poursuivi par la présentation de la situation générale du Parti en affirmant que les adhérents augmentent davantage. Il a souligné aussi que la question concernant les candidats aux élections de 2010 ne ferait pas objet de discussion maintenant, car les instances habilitées du Parti sont entrain de l’analyser.
Par ailleurs, il a souligné aussi les difficultés auxquelles le Parti est souvent confronté, à savoir les actes d’intimidation menés envers les membres du parti, l’insécurité grandissante à travers tout le pays, la pauvreté assez généralisée etc…

Ce fut le tour du représentant des élus du FRODEBU à esquisser leur situation actuelle : sur les 30 députés issus du Parti après les élections de 2005, 26 sont toujours fidèles au Parti et sur les 7 sénateurs FRODEBU, 6 sont toujours fidèles au Parti. Les autres n’ont pas résisté à l’appel « du ventre » et rejoindre le CNDD-FDD, pourtant en déliquescence.

Il a aussi souligné les difficultés que les élus rencontrent dans l’exercice de leur fonction notamment les actes d’intimidation menés par les autorités CNDD-FDD, les tentatives de corruptions etc…

Il a promis de renforcer le Parti pour les échéances électorales à venir et va mettre tout en œuvre pour représenter valablement le peuple qui les a élus.

Quant au Président de la Centrale des Jeunes Démocrates du FRODEBU (CJD), il a précisé que cette organisation a déjà installé ses comités dans 112 communes (sections) sur les 129 communes du pays. Il a en outre indiqué que la CJD a organisé plusieurs matchs pour regrouper les jeunes et en attirer d'autres. Enfin, la CJD a organisé des activités d’ordre commercial pour se procurer des moyens financiers (les serveurs, les cameramen, …)
Les principaux projets de la CJD sont principalement l’installation des comités dans toutes les communes du pays, l’établissement d’un programme annuel, le renforcement du Parti par une formation idéologique ainsi qu’un soutien de taille pendant les campagnes à venir.

Il n’a pas oublié de remercier certaines sections FRODEBU de l’étranger qui la soutiennent financièrement dans sa mission.

Enfin, la présidente de l’OFESODE (Organisation des Femmes Sociales Démocrates affiliée au Parti Sahwanya-FRODEBU) la sénatrice Adélaïde NDAYISHIMIYE a passé en revue ses réalisations durant l’année écoulée et se réjouit d’un bilan positif après seulement quelques mois de fonctionnement. L’OFESODE a déjà installé ses comités dans 29 communes et compte poursuivre le mouvement durant 2008. Elle fait cependant face aux mêmes problèmes que tous les Inziraguhemuka, à savoir l’intimidation de certaines autorités locales.

Les débats et discussions générales devaient continuer ce dimanche 13 janvier.

Nous vous transmettrons les conclusions générales de la réunion dans nos éditions ultérieures.

Document annexe : 1200262109_photo cdn.doc

Niyongabo J-B

Les jeunes burundais et la politique

12-01-2008


A la veille de la Réunion du Conseil des Délégués Nationaux (CDN)du Parti Sahwanya-FRODEBU de ces 12-13 janvier 2007 (nous y reviendrons dans notre prochaine livraison),la rédaction de www.frodebu.be a rencontré Monsieur Patrick Nkurunziza, Président de la Centrale des Jeunes Démocrates FRODEBU.

Monsieur Nkurunziza est parmi ces "jeunes" burundais qui a compris que l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt et que les droits ne s'acquierent pas mais s'arrachent!

Après nous avoir présenté la CJD, et ses objectifs, il nous livre ici son combat pour la démocratie mené depuis plus de dix ans, ses déceptions mais aussi ses espoirs pour l'avenir.

" Les jeunes sont résolument engagés pour tout mettre en œuvre afin d’apporter leur contribution par une capitalisation de leurs efforts pour bâtir le Burundi Nouveau dont rêvait S.E. Melchior NDADAYE" dit'il et d'ajouter que "les jeunes, conscients du danger qui les guette, ont décidé de briser l’attentisme et la passivité pour marcher vers une citoyenneté active et responsable"

Quant à l’avenir du pays poursuit-il "y a une lueur d’espoir à partir du moment où le FRODEBU a décidé de se mettre au chevet du pouvoir en place pour essayer de sauver ce qui peut encore l’être".

Regrette-t-il seulement,que " nous avons là un malade récalcitrant qui n’accepte pas souvent les conseils de son médecin. Quoi qu’il en soit, nous n’en avons plus pour longtemps à souffrir de ce régime car 2010 arrive à grand pas! Et la population est déjà assez mûre pour pouvoir séparer le sorgho et l'ivraie"

Lire l'integralité de l'entretien en cliquant sur le lien suivant:


Document annexe : 1200163698_Interview Patrick Nkurunziza.doc

La Rédaction

Au Burundi, 2010 sera chaud!

06-01-2008

Non, ce n’est pas de la météo dont je parle. C’est de la fièvre électorale qui gagne déjà certains partis politiques burundais, tellement le besoin d’une alternative aux maîtres actuels de Bujumbura est grand. Et tout le monde y va de son petit commentaire.

Est-ce que ces élections auront lieu ?

Sans pour autant verser dans l’optimisme exagéré, je pense que oui, pour la simple et bonne raison que ce n’est pas le Burundi qui les finance ! Eût-été le cas, j’aurais été plus nuancé.

Elles seront cependant difficiles. Et pour preuve.

La population burundaise est fortement armée ce qui constitue un réel danger pour organiser des élections libres et transparentes. Comme en 2005, le débat sécuritaire risque de reléguer au second plan les véritables questions socio-économiques.

Le CNDD-FDD n’a pas pu désarmer tous ses anciens combattants démobilisés. De même des armes sont détenues par les anciens «gardiens de la Paix» du régime Buyoya.

Volonté délibérée ! Ce n’est pas impossible.

Toujours est-il qu’une telle situation sera préjudiciable aux Partis classiques comme le FRODEBU sans aucunes base arrière armée.

En 2010, l’élection du Président de la République sera directe. Il est à parier qu’aucun candidat ne sera élu au premier tour. Et il sera intéressant de voir les alliances et autres stratégies que les différents états-majors des partis politiques vont adopter.

D’ores et déjà, certains commencent à bomber leur torse et s’accusant mutuellement de « chasser » les militants sur « leur terrain ».

La dernière joute en date entre le PALIPEHUTU-FNL et le « pas encore » parti MSD s’inscrit dans cette logique.

Je suis d’avis que chaque Parti a sa place sur l’échiquier politique burundais. L’essentiel est de jouer franc jeu.

L’autre élément, et non des moindres c’est la persistance de la guerre.

Le parti CNDD-FDD, miné par des divisions internes et irréversibles depuis l’éviction de son ancien Président Radjabu, aujourd’hui en prison, traîne les pieds. Il n’est pas enthousiaste à l’idée d’appliquer les accords conclus avec son frère ennemi et ancien compagnon de lutte qui d’après lui, lui volerait la vedette.

De l’autre côté, le PALIPEHUTU-FNL a toujours en mémoire l’attitude du CNDD-FDD encore au maquis. Pour lui, il serait trop tôt d’entrer dans les institutions républicaines aujourd’hui de peur de devoir partager le bilan de la gestion catastrophique du pays par le CNDD-FDD. Cependant, il caresse au même moment l’idée de joindre les institutions suffisamment de temps avant les élections de 2010, pour pouvoir s’organiser en parti politique et se familiariser avec la réalité politique burundaise, tout en glanant ici et là quelques avantages financiers pour ses responsables.

J’ai peur que nous n’ayons pas de Paix au Burundi en 2008. Et je serais heureux si les événements pouvaient me donner tort.

Comme toujours, c’est la population qui va trinquer. Ne méritait-elle pas mieux que ces calculs et autres marchandages politiques ? Heureusement qu’elle n’est pas dupe !

Pendant ce temps, les autres principaux partis, le FRODEBU en tête, l’UPRONA, le CNDD ou le MRC sont attentistes. Ils ne rateront aucune occasion pour renforcer leur position.

Ce qui est certain, l’électeur aura un embarras de choix ! Est-ce cela le progrès ? Je n’ai pas la prétention de répondre à cette question.

La démocratie est un exercice difficile. Cela dit le Burundi ne peut plus reculer et en faire économie. Et c’est le rôle de tout un chacun, les partis politiques, la presse et la « société civile » de sauvegarder cet acquis, chèrement payé par le fondateur du Parti Sahwanya-FRODEBU, le Président Melchior NDADAYE.

A suivre….

G Nibigirwe

Le PALIPEHUTU-FNL flingue le MSD

04-01-2008


SECRETARIAT GENERAL DU PALIPEHUTU-FNL

COMMUNIQUE DE PRESSE N°003/08.

MSD:Une autre prostitution politicienne.

En mi-décembre 2007, le Burundi a assisté au lancement d’une autre association politique dénommée Mouvement pour la Sécurité et la Démocratie dont le porte flambeau est M. Alexis Sinduhije, ancien patron et fondateur de la Radio Publique Africaine (RPA).

Pour certains, qui sans doute ignorent l’autre face de Sinduhije, le lancement du MSD est apparu comme salvatrice dans un univers politique burundais plutôt trouble. Mais la réalité est que le MSD vient comme un autre ingrédient dans l’imbroglio qui règne dans le pays, et c’est une manœuvre de plus des manipulateurs externes pour endormir ceux qui désirent un véritable changement du décor politique, social et économique du Burundi.

Le patron du MSD est un personnage étrange, double et hypocrite malgré ses déclarations comme quoi il œuvre pour le triomphe de la vérité ! On se souviendra pour peu que l’on peu de ce journaliste de la RTNB qui quitta les micros des studios de Kabondo pour animer le journal La Semaine en 1993, lequel était acquis à la cause des putschistes qui égorgèrent le président Ndadaye. Mais vu la résistance populaire, ce journal perdit finalement du terrain et Sinduhije s’en ira continuer ses services au profit de ses maîtres de toujours cette fois-là au Studio Ijambo agissant sous l’ombre des Américains.

En 2000, grâce au financement des Hollandais agissant en intermédiaires pour les Américains, Sinduhije fonde la RPA dont la mission était de vulgariser la paix made in Arusha. Désormais il entre en contact avec d’anciens membres du PALIPEHUTU-FNL et recrute des informateurs parmi les militants du Parti en les dupant comme quoi il épouse leur cause et désire les aider à relever leur niveau socio-économique. En même temps il pactise avec la clique Mugabarabona-Ntawuhiganayo dans la conspiration contre le président du PALIPEHUTU-FNL. C’est ainsi qu’en avril 2002, Sinduhije et sa Radio s’employèrent à la manipulation de l’opinion en annonçant avec certitude l’assassinat de Rwasa Agathon. Cette manipulation était destinée à préparer le public au dénouement de leur complot à quelques heures seulement de l’exécution de leur plan macabre qui fut déjoué de justesse.

Et que ne furent ses propos malveillants à l’égard du Parti depuis toujours ainsi que des éditoriaux incendiaires à notre encontre et en faveur des génocidaires du Cndd-fdd à la solde de l’Afrique du Sud, elle-même exécutant la volonté américaine!

Pauvres MSD et ton patron ! Pourquoi prétendez-vous vulgariser l’idéologie du PALIPEHUTU-FNL quand ce dernier ne vous a nullement mandatés ? En sage je vous conseillerai de tourner le dos à ces étrangers qui vous manipulent et devenir humbles. Dans l’entourage de Sinduhije, on trouve des déçus du Cndd-fdd comme Mathias Basabose et Alice Nzomukunda et Déo Hakizimana prétendu comme ancien membre du PALIPEHUTU-FNL et bien d’autres qui, au lieu de lutter pour leur dignité ont préféré lécher la botte de tout oligarque et l’aider à pérenniser le statu quo.

Ainsi donc, le MSD est mal parti et ne peut que se fourvoyer et perdre quiconque se laisse tromper par lui. Je voudrais donc attirer l’attention de tout un chacun que le PALIPEHUTU-FNL n’a aucune alliance avec cette nouvelle création politicienne qu’est le MSD. De même, le PALIPEHUTU-FNL n’a aucune alliance avec une quelconque formation politique burundaise ou étrangère.

Aussi voudrait-on interpeller tout Burundais à être vigilant et analyser lucidement et objectivement le climat politique burundais afin de faire un choix judicieux quant à l’idéologie à laquelle il veut adhérer. A quoi a servi jusqu’aujourd’hui une multitude de partis politiques et leurs dénominations alléchantes ?

Au MSD nous disons, cessez illico votre tricherie et n’évoquer plus le Parti et son idéologie car le PALIPEHUTU-FNL n’est pas prêt à se prostituer politiquement comme vous autres. Autant vous vous êtes trouvés une dénomination, autant il vous faut vous inventer votre idéologie et surseoir à votre manipulation.

Nous saisissons aussi cette opportunité pour porter à la connaissance de l’opinion et surtout tous les membres et sympathisants du PALIPEHUTU-FNL de rester très vigilant afin de faire face aux rumeurs qui sont entrain d’être concoctées par Alexis Sinduhije et sa clique afin de les duper, comme quoi son mouvement est soutenu par de hautes personnalités du PALIPEHUTU-FNL. De plus il cherche à bouleverser leurs esprits en arguant que Rwasa Agathon, Pasteur Habimana, Ibrahim Ntakirutimana, Jonas Nshimirimana et tous les autres membres très influents du parti se sont construit de belles villa à l’étranger et possèdent plusieurs camions remorques et d’autres voitures de luxe. Ainsi, il pense qu’à la tombée de cette nouvelle, la défection du PALIPEHUTU-FNL et des Forces Nationales de Libération sera immédiate pour ensuite se ranger derrière lui. Mon œil !

Nous demandons enfin à tous les mobilisateurs politiques, tous les dirigeants du parti de la base au sommet et tous les militaires FNL d’animer des réunions de désintoxication afin de barrer le chemin à tous ceux qui cherchent ou chercheront la déstabilisation du PALIPEHUTU-FNL.

Fait à Bujumbura, le 03 janv.-08.

Nshimirimana Jonas,

Secrétaire Général.

La Rédaction

La Tanzanie au chevet du Kenya

02-01-2008

DAR ES-SALAAM, 2 janvier (Xinhua) -- Le président tanzanien Jakaya Kikwete a appelé les dirigeants politiques kenyans à rétablir l'ordre et la sécurité au Kenya, alors que des ressortissants tanzaniens ont commencé à fuir les violences post- électorales qui ont déjà fait au moins 160 morts.
"Il est impératif que tous les responsables politiques kenyans se rencontrent et discutent de la meilleure façon pouvant mettre fin aux émeutes actuelles, afin d'éviter le pire dans le pays", a souligné M. Kikwete sur les ondes de la radio publique (Tanzania Broadcasting Corporationa).

La Tanzanie ne pourrait pas rester ses bras croisés face à la situation kenyane qui se détériore de manière alarmante, a indiqué M. Kikwete, révélant mercredi qu'il était en contact personnel avec les responsables politiques kenyans et ougandais, ce qui pourra aider à terminer les émeutes en cours.

Le Kenya, la Tanzanie et l'Ouganda sont les trois fondateurs de la Communauté de l'Afrique de l'Est, qui regroupe également le Burundi et le Rwanda.

Les émeutes ont commencé à se déclarer au Kenya peu de temps après que Mwai Kibaki eut été réélu à la présidence du pays pour un second mandat, à l'issue d'une victoire de jutesse lors de la présidentielle de jeudi dernier.

Le président Kikwete a appelé ses compatriotes vivant au Kenya à prendre toutes les précautions nécessaires, après que les statistiques officiels kenyannes eurent fait état de 160 morts dans les violences crossantes.

Selon le gouvernement de l'archipel tanzanien de Zanzibar, des Tananiens d'origine des îles de Pemba et de Zanzibar sont rentrés par bateau pour fuir les émeutes kenyanes.

Le commissaire régional de Pemba du Nord, Faki Dadi Faki, a fait savoir que des familles entières figuraient parmi les Tanzaniens qui ont commencé à quitter le Kenya à partir de samedi dernier. La plupart d'entre eux ont vécu à Mombasa et à Kisumu du Kenya.

"Nous suivons de près cet afflux de Tanzaniens depuis le Kenya pour constater si le nombre de personnes continue à augmenter", a dit le commissaire, ajoutant que le gouvernement local construira des camps similaires à ceux de réfugiés pour ceux qui sont accueillis actuellement par leurs parents.

Le gouvernement tanzanien prévoit des projets de rétablissements, si le nombre de déplacés ne cessent de croître.


La Rédaction

Ca s'active dans la diplomatie burundaise

26-12-2007

Nous venons d'apprendre, de sources dignes de foi, les nominations suivantes dans les ambassades burundaises suivantes:

- Madame Pascasie MINANI, épouse du Président NTIBANTUNGANYA, Premier Conseiller d'Ambassade à Bruxelles et Monsieur Thomas BARANKITSE,attaché juridique en remplacement de Madame Elysa NKERABIRORI

- Monsieur Alain NYAMITWE (ancien animateur du site internet umuco et Actuel Directeur de Cabinet du Ministre des Affaires étrangères: Premier Conseiller d'Ambassade en Suisse

- Monsieur Rénovat NDAYISENGA, Premier Conseiller d'Ambassade à Abuja, Deuxième Conseiller: Monsieur Pasteur BARARUNYERETSE

- Monsieur Zephirin MANIRATUNGA, ancien chef de protocole adjoint du Président Ndayizeye actuel Secrétaire d'Ambassade en Afrique du Sud est promu Premier Conseiller à Ottawa, Madame Justine SEMONDE, Deuxième Conseiller

- Monsieur Médard NTINDEKURA, Deuxième Conseiller d'Ambassade à Berlin

- Monsieur Jean BAPFUKWOBIRI, Premier Conseiller d'Ambassade à Kigali, Monsieur Tharcisse HAKIZIMANA, Deuxième Conseiller

- Monsieur Felix NDAYISENGA, Premier Cosneiller d'Ambassade à Pékin, Deuxième Conseiller: Monsieur Charles RWANGA

- Monsieur Jean Bosco NGENDANGANYA, Premier Secrétaire d'Ambassade à Prétoria

La Rédaction

Meilleurs Voeux à tous

26-12-2007

Chers Nziraguhemuka,membres du Parti SAHWANYA-FRODEBU
Chers lecteurs,

Au nom de la Section Belgique du Parti Sahwanya FRODEBU,et au nom de la Rédaction de www.frodebu.be ainsi qu'à mon nom propre, je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année.

Une pensée particulière ira à nos compatriotes qui sont dans la précarité et dans le besoin, comme ces habitants de Gatumba qui ont vu leurs maisons emportées par des pluies diluviennes de ce 24 décembre.

Nous pensons aussi à toutes les victimes de la violence au Burundi et dans le monde.

Que la joie qui nous anime tous pendant cette période puisse être un levin d'espoir pour un futur meilleur

Notre cher voeu est que puisse éclore au Burundi un véritable Etat de droit résolument démocratique.

Utopie? Peut être, vu la situation politico sociale qui prévaut aujourd'hui au Burundi malgré les espoirs qu'avaient suscité les vainqueurs des élections de 2005. La déception est totale.Une alternative s'impose

Les burundais auront encore rendez-vous avec l'Histoire,leur histoire en 2010

L'avenir de notre pays, une affaire de nous tous

Bonne fêtes!

Nibigirwe Gilbert

QUE 2008 SOIT MEILLEURE

18-12-2007

Objet : AFRIQUE: Les principaux conflits en Afrique

AFRIQUE: Les principaux conflits en Afrique
Paris, 17/12 - Voici les principaux conflits en Afrique, retrospective année:

SOUDAN
Le Darfour (ouest), où les violences ont persisté en 2007, est en proie à une guerre civile opposant forces gouvernementales appuyées par des milices arabes à des mouvements rebelles. Le conflit a fait 200.000 morts et 2 millions de réfugiés depuis 2003, selon les organisations internationales.

L`Union africaine a envoyé 7.000 hommes, mal équipés et sous-financés. Le déploiement d`une force hybride ONU-UA (26.000 hommes) se heurte à de nombreux obstacles.

CENTRAFRIQUE et TCHAD

Le nord de la Centrafrique est en proie depuis fin 2005 à l`insécurité, provoquée par des bandits armés, des groupes rebelles et les exactions des militaires. Dans l`est du Tchad, l`armée fait face à différents mouvements rebelles hostiles au régime du président Idriss Deby Itno.

L`Union européenne doit déployer prochainement une force (3.500 hommes) dans l`est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique pour sécuriser les camps de réfugiés du Darfour et des camps de déplacés des deux pays.

SOMALIE

La Somalie est déchirée par une guerre civile (plus de 300.000 morts depuis 1991). Mogadiscio est en proie aux violences meurtrières pour les civils depuis la mise en déroute des tribunaux islamiques début 2007 par l`armée éthiopienne, intervenue aux côtés des forces du gouvernement.

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

Le Nord-Kivu (est), frontalier du Rwanda, est le théâtre depuis mi-août d`affrontements notamment entre forces armées et soldats insurgés ralliés au général déchu tutsi Laurent Nkunda. OUGANDA

La guerre civile dans le nord, déclenchée en 1988, a fait plusieurs dizaines de milliers de morts et deux millions de déplacés. Les pourparlers de paix entre Kampala et la rébellion de l`Armée de résistance du Seigneur (LRA), qui ont abouti à un cessez-le-feu en 2006, sont suspendus depuis mai 2007.



BURUNDI
Le Burundi peine à se relever d`une guerre civile entamée en 1993 (300.000 morts). Le gouvernement et les Forces nationales de libération (FNL) - dernière rébellion - ont signé un cessez-le-feu en 2006 dont la mise en application piétine. Le pays traverse une crise politique et institu- tionnelle.

COTE D`IVOIRE

Après près de cinq ans de crise, un processus de paix, encore fragile, a été relancé en mars par la signature d`un accord entre le président Laurent Gbagbo et le chef de la rébellion des Forces nouvelles (FN) Guillaume Soro, nommé Premier ministre. L`accord vise à réunifier le pays coupé en deux depuis

septembre 2002 entre un Nord rebelle et un Sud sous contrôle des forces loyalistes et prévoit des élections début 2008, mais leur organisation a pris du retard.

ALGERIE

Plusieurs attentats suicides ont été revendiqués par la Branche d`al-Qaïda au Maghreb islamique (BAQMI, ex-GSPC), qui s`est aussi manifestée en Tunisie, au Maroc, en Mauritanie et dans les pays du Sahel. Al-Qaïda a annoncé le ralliement du Groupe islamique combattant en Libye (GICL).

NIGERIA

Violences dans le delta du Niger (sud) où les attaques contre les installations pétrolières et les prises d`otages se multiplient.

ERYTHREE/ETHIOPIE

Les deux pays - en guerre de 1998 à 2000 - n`ont pas réussi à se mettre d`accord sur le tracé de leur frontière et multiplient les déclarations belliqueuses.

En Ogaden (sud-est de l`Ethiopie), des séparatistes revendiquent régulièrement des actions armées contre les forces éthiopiennes.
Source: http://www.angolapress-angop.ao/noticia-f.asp

La Rédaction

Nations Unies: conseil de sécurité

04-12-2007

Deuxième rapport du Secrétaire général sur le Bureau intégré des Nations Unies au Burundi " I. Introduction 1. Le présent rapport fait suite à la résolution 1719 (2006) du Conseil de sécurité dans laquelle le Conseil m’a prié de le tenir périodiquement informé des activités du Bureau intégré des Nations Unies au Burundi (BINUB). On y trouvera exposés les principaux événements survenus dans le pays depuis mon rapport précédent (S/2007/287) en date du 17 mai 2007. Le rapport explique aussi les progrès réalisés et les difficultés que soulève encore la consolidation de la paix..."

Document annexe : 1196780260_UN_Burundi.pdf

Komera I.

Archives

Description : Cette rubrique concerne les archives du Frodebu

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